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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 06:12

Vive l’heure d’été ! Mais la vraie…

Le président de la Commission européenne a déclaré sa volonté de nous octroyer une « heure d’été éternelle », c’est-à-dire d’abolir le changement d’heure annuel. Ces déclarations font suite à un vote du Parlement européen, le 8 février 2018, et aux résultats d’une consultation (qualifiée pompeusement et abusivement de « référendum » par M. Juncker), les deux se prononçant à une forte majorité pour une heure unique toute l’année.

Ceux qui se félicitent de cette volonté d’abolir le changement d’heure ne devraient pas se réjouir trop vite car, si l’on n’y prend garde, les décisions en cours d’élaboration peuvent conduire, pour les Français, à un remède pire que le mal : le maintien de « l’heure d’été » toute l’année !

Les Français ont été très peu nombreux à participer à la consultation. Et pour cause, personne ne les ayant informés de sa tenue ! La France a pourtant, beaucoup plus que les autres pays, intérêt à l’abrogation de « l’heure d’été ». La plupart de nos concitoyens ignorent que nous nous trouvons, à cet égard, dans une situation totalement extravagante : alors que les voisins allemands, britanniques, italiens, etc., vivent en hiver à l’heure réelle de leur méridien et ne connaissent donc, en été, qu’une heure de décalage par rapport à cette heure réelle, les Français, quant à eux, subissent un décalage de deux heures. La place manque, ici, pour éclairer les tenants et aboutissants du changement d’heure depuis son instauration en 1976, que les données concrètes du réquisitoire contre son maintien. On en trouvera un exposé exhaustif dans l’ouvrage de Léonor Gabarain-Echevarria, Au musée des erreurs : l’heure d’été, Édilivre, 2015, ainsi que sur le site de l’association Contre l’heure d’été double. On soulignera seulement que les effets négatifs en sont, de ce fait, beaucoup plus prononcés chez nous que chez les voisins.

Etant donnés le confusionnisme qui règne dans les esprits (notamment médiatiques !) sur ce sujet et le « suivisme » auquel la France nous accoutume depuis des décennies, on peut craindre que se dessine chez nous un courant d’opinion favorable au maintien, toute l’année, de l’heure d’été actuelle (heure réelle + deux heures). Or, cette solution serait dix fois pire que le mal présent. L’avancement de deux heures, déjà néfaste en été, ferait connaître en hiver toute l’étendue de sa malfaisance. Peu de gens sont conscients de ce que notre heure officielle d’été est décalée de deux heures par rapport à la réalité et sont donc en mesure d’en imaginer les effets en hiver. Ils voient seulement que la nuit tomberait une heure plus tard, sans se représenter les conséquences de ce que cette heure leur soit volée le matin : cela signifierait qu’ils se lèveraient (en moyenne) à 5 heures réelles, dans la nuit noire, et que jusqu’à 10 heures du matin (soit 8 heures réelles) au moins, il faudrait affronter l’obscurité et le froid : éclairages allumés, circulation aux phares ; les écoliers entreraient à l’école à 6 h 30 (6 heures, en Bretagne) et passeraient la matinée à y attendre le lever du jour, les travaux d’extérieur seraient quasiment impossibles avant 10 heures, etc. ; et quand ils quitteraient leur travail, il ferait nuit de toute façon… Bonjour les dégâts pour la santé publique et la consommation d’énergie !

L’heure d’été toute l’année, pourquoi pas ? Mais à condition que ce soit la vraie, celle de notre fuseau horaire, c’est-à-dire celle qu’on nomme actuellement « heure d’hiver », qui n’est pas notre vraie heure d’hiver mais celle de l’Europe centrale.

 

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 06:40

"La capacité d’apprentissage des abeilles dépasse tout ce que les chercheurs avaient envisagé"

Nous le savons déjà, les abeilles sont des insectes aux capacités exceptionnelles. Il suffit de voir tout le travail qu’elles sont capables d’accomplir au sein même de leur ruche pour le comprendre. De nombreuses expériences ont été réalisées dans le but de mieux comprendre le comportement des abeilles, mais celle-ci se penche sur leur capacité d’apprentissage.

 

EXPÉRIENCE EN TERRAIN INCONNU

De nombreuses expériences ont déjà été effectuées sur les insectes appartenant à la même famille que les abeilles, comme les bourdons, afin de comprendre leur comportement et ainsi de mieux appréhender leurs besoins afin de les protéger efficacement. Toutefois, ces expériences constituées d’exercices durant lesquels les bourdons devaient tirer des cordes ou pousser des palets ne faisaient que reproduire des comportements qu’ils adoptaient déjà dans leurs tâches quotidiennes.

Les chercheurs de l’Université Queen Mary de Londres ont décidé de pousser ces expériences encore plus loin afin de questionner la capacité d’apprentissage des bourdons et des abeilles en les soumettant à une tâche qu’ils n’avaient encore jamais eu à reproduire. C’est ainsi que nous nous retrouvons avec des bourdons capables de faire du foot, ou du moins de mener une petite balle d’un point A, situé en périphérie d’une plateforme ronde, à un point B situé au centre de cette même plateforme, dans le but d’obtenir une récompense en eau sucrée.

L’UNION FAIT LA FORCE

En premier lieu, des bourdons ont été entraînés à transporter cette balle avec l’aide d’une fausse abeille aimantée et posée au bout d’une tige qui imitait le comportement à adopter. Les bourdons ont été divisés en deux groupes, un qui a suivi cet entraînement et l’autre qui a été mis en situation directement sans démonstration. Aucun des bourdons n’ayant pas suivi l’entraînement a réussi à mettre la balle à l’endroit voulu. Les résultats de cette étude, publiée dans le journal Science, montrent que pour réaliser des tâches complexes, les bourdons ont besoin d’une phase d’apprentissage.

La seconde partie consistait à placer des bourdons non entraînés sous la tutelle, soit d’une autre abeille entraînée, soit d’une abeille fictive, soit de les laisser livrés à eux-mêmes. Les taux de réussite ont été de 99 % chez les premiers, 78 % chez les seconds et 34 % chez les derniers. Lors de l’exercice, les bourdons devaient déplacer une des trois balles mises à disposition dans le cercle central. Les “mentors” déplaçaient généralement la balle la plus éloignée en guise d’exemple mais il a été vu des individus qui ne recopiaient pas seulement la technique de leur mentor mais qu’ils l’amélioraient en choisissant parfois la balle la plus proche du centre pour gagner du temps. “Cela montre que les bourdons ne font pas que copier l’exemple, ils peuvent l’améliorer”, explique Olli Loukola, l’auteur principal de l’étude, “Cela montre une flexibilité cognitive impressionnante.” De plus, les chercheurs ont pu prouver que les bourdons apprenaient mieux et plus vite en observant le comportement de leurs congénères, ce qui démontre un certain apprentissage social chez les bourdons et les abeilles.

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6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 06:49

Le téléphone fixe classique cessera bientôt d’exister

Sur les 20 millions d’utilisateurs du téléphone fixe, 9,4 millions ont encore une ligne sans accès Internet !

L’opérateur historique Orange cessera de vendre des abonnements de téléphonie classique dès le 15 novembre prochain.

Le téléphone fixe, branché sur une prise téléphonique classique? Ce sera bientôt du passé. L’opérateur Orange a annoncé qu’il allait progressivement couper le réseau fixe historique appelé RTC (Réseau téléphonique commuté). Le service de téléphonie doit "évoluer et s’appuyer sur la technologie IP devenue standard mondial", indique Orange sur son site. Plus de prise T, le téléphone passera par une box Internet. 

Orange cessera donc de vendre des abonnements de téléphonie classique dès le 15 novembre prochain, avant d’y mettre fin définitivement, de manière progressive, à partir de 2023, comme l’explique Le Parisien. 

"A partir du 4e trimestre 2018, en métropole, les nouvelles lignes téléphoniques fixes ne seront plus construites sur le Réseau téléphonique commuté mais le seront sur la technologie Voix sur IP. Tous les opérateurs proposeront alors des offres commerciales adaptées", détaille Orange. "Il y aura des équipements simplifiés pour les personnes âgées", rassure Laurent Benatar, directeur du Système d’information chez Orange, cité par Le Parisien.

Mais que les usagers se rassurent, écrit encore le quotidien : le service universel de téléphone fixe ne va pas disparaître. "L’État est le garant de ce service afin que chaque Français ait accès à un service téléphonique de qualité à un prix raisonnable, assure Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie. Néanmoins, rien n’oblige à ce que ce service utilise la technologie RTC, Orange est libre d’utiliser la technologie de son choix."

Les cabines téléphoniques, elles, ont déjà largement entamé leur disparition. 

 

 

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30 août 2018 4 30 /08 /août /2018 07:47

Colonies de vacances :

 

 

Dirigeons nous  vers la fin d'une tradition estivale ?

 

La fréquentation des colonies de vacances est en baisse constante depuis dix ans. Un phénomène qui peut s'expliquer par la crainte des parents Les colonies de vacances n'ont plus la cote ! En 2017, les centres ont attiré 900 000 enfants alors qu'ils en comptaient plus de 1,2 million en 2007. Une baisse importante qui entraîne des fermetures de centres d'accueil,. La plupart sont rachetées pour en faire des hôtels de luxe ou des appartements meublés pour les vacanciers. Pourtant au départ, toutes ces colonies de vacances avaient pour seul but de gommer les inégalités sociales et d'offrir des vacances à tous les enfants. Seulement, avec les années, ce modèle n'attire plus. La cause : l'arrivée des séjours thématiques qui ont éloigné des colonies de vacances leur public historique. Les nouvelles formules « avaient un coût plus important que les précédents pour les familles et, au niveau de la mixité sociale, ce n’était pas vraiment ça »,

Les parents ont peur des colonies de vacances

Le coût des colonies de vacances est donc un facteur de leur fréquentation en baisse, mais il n'est pas le seul. Ces centres feraient peur aux parents. Ils ne supporteraient pas d'être éloignés trop longtemps de leur progéniture. « C'est devenu de plus en plus difficile et souvent inconcevable », assure même Jean Houssaye, professeur des sciences de l'éducation à l'université de Rouen. Pourtant, selon des études d'opinion, ce sont ces mêmes parents qui glorifient les beaux souvenirs de leurs séjours en « colo ».

Ainsi, devant la réticence des parents à envoyer leurs enfants en colonie de vacances, les municipalités privilégient donc la proximité avec les centres de loisirs. Les offres qu'ils proposent sont de plus en plus attractives et les prix davantage accessibles à tous.

 

 

 

 

 

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 05:31

Santé :

" Un neurologue appelle à limiter les têtes au football "

La coupe du Monde de football s'est achevée : elle a passionné les foules, mobilisé des supporteurs en délire... et pourtant le football est un sport à risques. C'est un neurologue qui le dit... il faut interdire les têtes pour les joueurs de foot de moins de 18 ans, en raison de leur dangerosité pour le cerveau. "La collision entre le ballon arrivant à pleine vitesse et le crâne du joueur provoquerait des sous-commotions cérébrales. Un phénomène dangereux s'il est répété et qui est à proscrire pour des cerveaux en pleine croissance. "Plusieurs joueurs de football ont présenté de lourdes séquelles neurologiques des années après l'arrêt de leur carrière. C'est indéniable : le sport de haut niveau comporte des dangers pour la santé.

Bon, on savait que le football pouvait être néfaste pour les esprits échauffés de supporteurs hystériques et fanatisés...Mais on ignorait ce risque très grave qui menace les joueurs : ce sport n'est pourtant pas considéré comme un sport à risques...Perte de mémoire, lésion du cerveau, démence, dégénérescence des cellules cérébrales, ce sont là des troubles très lourds qui pourraient être provoqués par le choc du ballon sur une tête. Et il est certain que les jeux de tête sont nombreux dans ce sport, où il est interdit de toucher le ballon avec les mains. Un autre sport de ballon est encore plus dangereux...Un jeune joueur de rugby d'Aurillac est mort, il y a quelques jours, à la suite d'un choc subi lors d'un match. Louis Fajfrowski, 21 ans, est décédé le 10 août après un malaise, dans les vestiaires. Il était sorti du terrain, après avoir été l’objet d’un plaquage. Le rugby devient de plus en plus violent dans les placages, les affrontements, il s'apparente à un sport de combat et les accidents graves se multiplient. Un sport qui met en danger la vie des joueurs, c'est inquiétant. Que deviennent alors les valeurs du sport ? Il faut, sans doute, en changer les règles, interdire certains placages, certains gestes violents. Quant au foot, il sera difficile de limiter les jeux de tête, il convient néanmoins de protéger les jeunes et de les mettre en garde.

Dans tous les cas, le sport de compétition conduit à des excès de toutes sortes : la performance à tout prix peut gravement abîmer les corps.

Et si le football était un sport plus dangereux qu'il n'y paraît ? C'est ce que soutient un célèbre neurologue, Bennet Omalu, dans un entretien livré à la BBC et repéré par Europe 1. Un geste en particulier l'alarme : la tête. La collision entre le ballon arrivant à pleine vitesse et le crâne du joueur provoquerait des «  sous-commotions cérébrales ». Un phénomène dangereux s'il est répété et qui est à proscrire pour des cerveaux en pleine croissance. « Aucun enfant en dessous de 18 ans ne devrait frapper le ballon de la tête », alerte le neurologue nigérian.

Séquelles neurologiques

Ce médecin est particulièrement reconnu sur ce sujet. Il est à l'origine de la découverte de l'encéphalopathie traumatique chronique. Cette maladie neurodégénérative touche les sportifs victimes de nombreux chocs et collisions. Plusieurs joueurs de football ont présenté de lourdes séquelles neurologiques des années après l'arrêt de leur carrière. Comme le précise la radio, des études ont été menées après le décès de l'ancien joueur international anglais Jeff Astle. Célèbre pour son jeu de tête, cet ancien attaquant est décédé en 2002 après avoir contracté la maladie d'Alzheimer. Son cas, célèbre, avait choqué outre-Manche, puisque cette légende de West Bromwich Albion ne se souvenait pas d'avoir été footballeur.

La mémoire, justement, avait été au centre d'une enquête alarmante réalisée en octobre 2016. Les chercheurs écossais de l'université de Stirling avaient prouvé que les capacités de la mémoire étaient affectées à hauteur de 41 à 67 % dans les vingt-quatre heures qui suivent l'impact.

Source Le Point.fr

 

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16 août 2018 4 16 /08 /août /2018 07:07

 

La buvette, bistrot secret des députés

 

Prix doux, serveurs aux petits soins, les parlementaires sont accro à leur buvette. Pour boire des coups, ou en donner.

Un euro l'expresso, à déguster en terrasse ou dans un magnifique décor Art nouveau. Pas de doute, le meilleur plan du VIIe arrondissement de Paris se situe au 126, rue de l'Université, au coeur du Palais-Bourbon. Les prix sont démocratiques. L'accès l'est moins. Seuls les 577 députés ont l'assurance d'entrer à la buvette. Les jours de faible affluence, leurs assistants tentent leur chance, au risque de se faire éconduire par les serveurs. A l'Assemblée nationale, chacun doit rester dans sa caste. 

La buvette fait partie du folklore local, à mi-chemin du lieu de pouvoir et du self d'entreprise. Indiquée par une jolie horloge en bois sculpté, l'heure du coup de feu est immuable. Tous les mardis et mercredis, en marge des questions au gouvernement, à 15 heures, les députés se pressent contre le bar recouvert de marbre vert. Les plus habiles attrapent un ministre par la manche pour lui glisser quelques mots à l'oreille. Tous ne parviendront pas à se faire servir leur petit noir avant de retourner dans l'Hémicycle. L'affluence décroît jusqu'à l'heure du dîner. Les élus mobilisés par la séance de 21h30 viennent alors s'installer sur les chaises cannées au dossier arrondi,

éparpillées autour de petites tables en marbre assorties au bar.  

Un poisson, une viande, tarte salée ou option végétarienne. L'ardoise offre peu de choix mais a le mérite de changer tous les jours. Payée en liquide ou en scannant le code-barre inscrit sur le badge de chaque député - elle sera prélevée quelques jours plus tard sur leurs indemnités -, l'addition tourne autour d'une dizaine d'euros par repas.  

On mange, on boit, on bave. Les vieux briscards ont une ruse : invoquer la buvette dans l'Hémicycle pour décrédibiliser l'adversaire. "Je ne citerai pas le nom de tous ceux parmi vous qui, à la buvette, nous disent que nous avons raison !" lance le socialiste Luc Carvounas à ses collègues macronistes le 20 juillet, en pleine affaire Benalla. Cachée à l'abri des regards, dans le périmètre sacré où la presse est interdite d'accès, la buvette symbolise à elle seule l'ambivalence de la politique. Comme si la parole corsetée dans l'Hémicycle dissimulait forcément des confidences plus sincères autour du zinc. "Un LR m'a dit à la buvette qu'ils se servaient de l'affaire pour bloquer la révision constitutionnelle", "Un REM m'assure que la réforme est enterrée"... Pendant le psychodrame Benalla, les élus susurrent aux journalistes les confidences qu'ils auraient glanées auprès de l'ennemi en sirotant un rafraîchissement. Sans jamais citer une source précise. Encore un tour de vieux renard.  

Petites habitudes surprenantes

"Ce qui pourrait troubler un oeil extérieur, tout comme les nouveaux députés arrivés l'an dernier, c'est que tout le monde se mélange", observe Florian Bachelier, premier questeur de l'Assemblée. L'élu rennais dialogue avec des parlementaires de tout bord et connaît leurs petites habitudes. Comme cette députée de la France insoumise qu'il n'a jamais vue boire que du champagne. Le lieu est propice à la fraternisation. Au début de l'année 2018, en pleine saison des Saint-Jacques, le communiste Sébastien Jumel revient de sa ville de Dieppe avec cinq kilos de coquilles. Il en offre deux aux personnels de la buvette et, en échange, leur demande de cuisiner les trois autres. Bon prince, il propose une assiette à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Ce qui ne l'empêchera pas de la combattre avec pugnacité quelques minutes plus tard dans l'Hémicycle. Le 3 février 2013, en pleine guerre du mariage pour tous, les parlementaires de gauche et de droite font une pause devant un match du Tournoi des six nations opposant la France à l'Italie. "Nettement plus d'unité nationale chez les députés du coup", s'amuse sur Twitter un jeune député-maire UMP alors inconnu du grand public, Edouard Philippe.  

Le mariage pour tous écrit une nouvelle page de la légende. Épuisés de siéger jour et nuit, les élus se prennent de passion pour des remontants à base de rhum, Cointreau et jus de citron. Des "Zizi Coin Coin", comme les surnomme l'écologiste Véronique Massonneau, originaire de Belgique.  

A force d'enchaîner nuits et week-ends de débats pendant deux semaines, les réserves du tripot parlementaire subissent une attaque de sauterelles. Le 4 février 2013, le socialiste Jérôme Guedj ne trouve plus que des galettes de riz à se mettre sous la dent à trois heures du matin. 

Labelisé et locavore

L'approvisionnement de la buvette est une affaire plus politique qu'elle n'y paraît. En tant que premier questeur, Florian Bachelier siège en compagnie d'une poignée d'élus au conseil d'administration de l'Agran, l'association de gestion des restaurants de l'Assemblée nationale. C'est la structure chargée de nourrir toute la faune du Palais-Bourbon, depuis les self-services des collaborateurs et fonctionnaires jusqu'au restaurant gastronomique des députés.  

Boeuf de Normandie, volaille de la Marne, produits labellisés, on ne mégote pas sur la qualité. Priorité aux achats locavores pour les légumes, oeufs et laitages. L'addition acquittée par les élus ne couvre pas l'ensemble des coûts de fonctionnement de la buvette. Les personnels sont en majorité des fonctionnaires parlementaires mis à disposition de l'Agran, dont le confortable salaire est financé directement par l'Assemblée.  

Parfois, les parlementaires réclament un changement dans la carte pour placer un produit de leur circonscription. Daniel Fasquelle s'émeut en 2009 que la buvette serve du miel importé de l'étranger. Quelques semaines plus tard, le fruit du travail des abeilles de Bouin-Plumoison, dans son département du Pas-de-Calais, s'invite à la table des députés. Succès garanti dans la presse locale. 

Coca Zéro, alcool et "boum" à la buvette

Le "nouveau monde" a aussi ses desiderata. En juillet 2017, le Coca zero et les sodas frôlent la rupture de stock. La consommation de vin s'écroule. Les macronistes se taillent au passage une réputation de sobriété. "Ce n'est pas vrai, ils boivent autant que les autres !" rigole, avec un an de recul, le patron du groupe LR, Christian Jacob. Quelques jeunes élus REM sont fêtards.  

A l'automne 2017, François de Rugy reçoit sur son smartphone une vidéo tournée en secret le soir du 27 octobre par un député LR. Il y découvre une poignée d'élus macronistes en train d'esquisser quelques pas de danse après une séance de nuit, au son d'une enceinte portative. Alors que la buvette est censée fermer une demi-heure au plus tard après la fin des débats. Marianne titrera quelques jours plus tard sur la "boum" de la buvette. Le président de l'Assemblée rappelle ses ouailles à l'ordre. Il leur explique que les horaires des fonctionnaires de la buvette, mobilisables sept jour sur sept en cas de besoin, ne doivent pas être étendus "au-delà du raisonnable". Pas de "surboum" à déplorer depuis. 

Si le vin a moins de succès, la bière, elle, coule à flots. Le député de la France insoumise Ugo Bernalicis n'y est pas étranger. Quelques mois après son élection, il s'ouvre à Florian Bachelier d'un grave problème. La 1664 servie à la pression n'est pas artisanale, et la Duvel, en bouteille, est belge. Pourquoi ne pas opter pour des productions artisanales françaises ?  

Bière bretonne et bière du Nord

Quelques semaines plus tard, les deux compères se retrouvent un soir dans l'appartement de fonction de Florian Bachelier, à la questure. Sur la table, quatre bières du Nord et quatre de Bretagne. Ils se livrent à une séance de dégustation et tombent d'accord pour servir une bretonne, la Sant Erwann, et une nordiste, la Moulins d'Ascq. "On a fait du en-même-temps, mais avec de la bière !" s'amuse le questeur breton. La Moulins d'Ascq est servie pour la première fois pendant l'examen de la loi Asile et immigration, en avril. Le succès est immédiat. "Un fût de 20 litres partait chaque jour", note avec fierté Ugo Bernalicis. L'élu du Nord a parfois le droit de passer derrière le comptoir pour se servir sa pression. Les députés soignent leurs relations avec les serveurs de la buvette, qui, souvent, le leur rendent bien.  

Au printemps 2018, l'Assemblée siège pendant plusieurs semaines sans pause, week-ends compris. Un soir d'examen de la loi Elan, sur le logement, les jeunes macronistes Pierre Person et Sacha Houlié refont le monde avec les serveurs bien au-delà de l'heure de fermeture. Ils sirotent des spritz, avec ce délicieux sentiment de privilège que l'on ressent lorsqu'un patron de bar vous invite à rester après avoir baissé le rideau.  

Ce qui se passe à la buvette reste à la buvette. Enfin presque. Les règles de civilité se perdent peu à peu. L'insoumis François Ruffin retranscrit les conversations qu'il entend, en bon journaliste infiltré à l'Assemblée. Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, brise une règle tacite le 22 avril dernier.  

 

Il publie sur Twitter une photo de la majorité en train de fêter le vote de la controversée loi Asile et Immigration. Alors que le pot de fin d'examen d'un texte de loi, offert par le ministre à l'opposition comme à la majorité, est une tradition du Palais-Bourbon. "L'article de Ruffin et la photo de Faure m'ont énervé. C'était médiocre, s'irrite Sacha Houlié. Il ne faut pas rompre cette confiance réciproque que l'on se fait." A boire, ou pas, tous les coups sont permis.  

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2 août 2018 4 02 /08 /août /2018 16:01

Tout doucement, la catastrophe arrive et le consommateur qui ne voit et ne comprend jamais rien (puisqu’il ne sert qu’à consommer les merdes produites par la globalisation) en subit les conséquences! 40 ans (sans compter le reste) d’empoisonnement par l’air, la bouffe, les médias, les idéologies (féminisme, jeunisme, laïcisme, sionisme etc…), 40 ans de démocratie et de conformisme sur tous les plans et voilà le beau résultat…………………….

En 40 ans, la concentration de spermatozoïdes chez les hommes des pays occidentaux aurait diminué de près de 52,4%, Selon une nouvelle étude, le nombre de spermatozoïdes chez l’homme aurait considérablement diminué, de plus de la moitié, au cours des quarante dernières années dans les pays occidentaux. Une diminution dont l’origine reste floue.

L'enquête:

La qualité du sperme masculin connait une baisse préoccupante. C’est la conclusion que révèle une récente étude publiée dans la revue Human Reproduction Update par une équipe internationale de chercheurs. Plus précisément, ces travaux font état d’une baisse considérable du taux de spermatozoïdes chez l’homme dans les pays occidentaux.

Pour en arriver à ce constat, les auteurs du rapport se sont intéressés aux données de 185 études différentes conduites à ce propos entre 1973 et 2011. Au total, quelque 43 000 hommes vivant notamment en Amérique du Nord, en Nouvelle-Zélande, en Australie et en Europe ont ainsi pu être étudiés et triés en fonction de divers critères dont leur pays d’origine et leur âge.

 Une baisse de 52,4%

Résultat : en près de 40 ans, la concentration de spermatozoïdes chez les hommes des pays occidentaux aurait diminué de 1,4% chaque année, soit près de 52,4% au total. Ainsi entre 1973 et 2011, elle serait passée d’environ 99 millions de spermatozoïdes par millilitre de sperme à 47,1 millions chez les sujets ignorant leur fertilité.

Un déclin similaire, bien que moins net, a également été observé depuis les années 1970 chez les hommes occidentaux répertorié comme ayant déjà conçu avec une partenaire. Le plus préoccupant est que l’étude indique que le rythme de déclin parmi les hommes occidentaux ne semble pas diminuer.

D’après les résultats, la courbe de baisse est apparue continue et significative même lorsque les analyses ont été limitées à des collections d’échantillon datant d’entre 1996 et 2011. « Les résultats sont assez choquants. », a commenté Hagai Levine, épidémiologiste à l’Université hébraïque de Jérusalem et principal auteur de l’étude.

 

Dans la moyenne de l’OMS

Ce déclin n’est apparu significatif que dans les pays occidentaux. Aucune tendance similaire n’a été identifiée pour les sujets venus d’Amérique du Sud, d’Asie ou encore d’Afrique. Cependant, les chercheurs ont souligné que beaucoup moins de recherches et d’études ont été effectués sur ces populations.

Si les résultats sont jugés « choquants », certains ne les qualifient pas d’alarmants. Ces chiffres restent en effet pour le moins « normaux » si l’on se réfère aux normes fixées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui préconise un taux de spermatozoïdes compris entre 15 et 200 millions par millilitre. Pourtant, ce n’est pas la première fois que le problème est mis en lumière.

De précédentes études ont déjà été menées mais elles avaient fait l’objet de critiques en raison des critères de sélection des sujets. C’est pourquoi l’équipe du Dr Levine a pris soin d’évincer les études dont les volontaires avaient été choisis en fonction de leurs problèmes de fertilité. En outre, seules les études utilisant la technique de l’hémocytomètre, une méthode de comptage cellulaire plus précise, ont été retenues.

Des causes à déterminer

« La baisse du taux de spermatozoïdes est un sujet de grande inquiétude depuis qu’elle a été mise en évidence pour la première fois il y a 25 ans. », a expliqué dans un communiqué, le Dr. Shanna H Swan professeur de la Icahn School of Medicine at Mount Sinai, New York et co-auteur des recherches. « Cette étude définitive montre, pour la première fois, que le déclin est fort et continu ».

Pour l’heure, les causes précises de ce déclin n’ont pas été déterminées. Mais le tabac, le stress, le surpoids, ou encore l’exposition à divers produits chimiques comme des pesticides pourraient constituer des éléments perturbateurs. « Le fait que le déclin est observé dans les pays occidentaux suggère fortement que les substances chimiques jouent un rôle important dans cette tendance. », a estimé le Dr Swan.

« Au vu de l’importance du taux de spermatozoïdes pour la fertilité masculine et la santé humaine, cette étude est une piqûre de rappel urgente pour inciter les chercheurs et les autorités sanitaires à travers le monde à enquêter sur les causes de cette forte baisse […] dans un objectif de prévention. », a conclu le Dr Hagai Levine.

5 facteurs pointés du doigt dans la baisse de spermatozoïdes :

  1. Les perturbateurs endocriniens.
  2. Certaines sources de chaleur, comme les ordinateurs posés sur les genoux.
  3. L’exposition aux pesticides.
  4. La sédentarité.
  5. Le tabagisme pendant la grossesse.

Sources:

https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-qualite-sperme-baisse-pollution-air-cause-43215/

https://francais.rt.com/international/41383-chute-dramatique-nombre-spermatozoides-chez-occidentaux-etude

https://www.science-et-vie.com/le-magazine/fertilite-masculine-elle-a-baisse-jusqu-a-un-seuil-critique-10038

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/grossesse/declin-rapide-et-continu-des-spermatozoides-chez-hommes-occidentaux_115084

 

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26 juillet 2018 4 26 /07 /juillet /2018 06:22

seraient le plus satisfait sous la couette............

 

Chaque année, Match, une entreprise américaine spécialisée dans la rencontre amoureuse interroge les célibataires du pays pour en savoir plus sur leur sexualité. Cette année les résultats révèlent que les plus satisfaits sous la couette sont les femmes 66 ans et les hommes de 64 ans.

La vie sexuelle ne s'arrête pas après 60 ans, au contraire ! Un sondage, mené chaque année auprès des célibataires américains révèle cette année, que les personnes ayant le plus de satisfaction sexuelle sont les femmes célibataires de 66 ans et les hommes seuls de 64 ans. Pour en arriver à cette conclusion, Match, une entreprise spécialisée dans la rencontre amoureuse a interrogé plus de 5000 volontaires célibataires aux Etats-Unis.

Le manque de passion et parler trop souvent de soi les signes rédhibitoires

"Les standards de la rencontre amoureuses ont complètement été réinventés ces dernières années, explique le Dr Helen Fisher, anthropologiste et chef scientifiques chez Match. Certains se voient pendant quelques mois sans même s'embrasser, d'autres ont des relations sexuelles dès le premiers rendez-vous." Il est donc normal que l'âge de satisfaction sexuelle soit lui aussi chamboulé. Dans ce sondage, on apprend également que pour augmenter le niveau de satisfaction sexuelle de son partenaire il faut être enthousiaste et attentionné pour 83% des personnes célibataires interrogées. En revanche les deux erreurs les plus citées : le manque de passion (74%) et parler trop souvent de soi-même (82%).

La vie sexuelle continue après 60, 70 et même 80 ans

Beaucoup préfèrent se dire qu'arrivé un certain âge, leurs parents et grands-parents n'ont plus de rapports sexuels. Erreur ! Selon une étude britannique publiée dans le très sérieux New England Journal of Medicine , un quart des 75-85 ans ont eu des rapports sexuels dans l'année, trois quart des 57-64 ans et la moitié des 64-75 ans. Les plus actifs comptaient deux à trois rapports par mois. Autre résultat étonnant : un tiers des 75-85 ans ont donné ou reçu des baisers intimes. Si l'intérêt pour la sexualité baisse surtout à partir de 70 ans, il ne disparaît donc pas totalement. Ou quand c'est le cas, c'est à cause de la maladie ou de l'absence du partenaire.

Source : Singles in AmericaMatch

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19 juillet 2018 4 19 /07 /juillet /2018 07:25
Le fair-play de la présidente.............
Le fair-play de la présidente.............
Le fair-play de la présidente.............

Portrait D’une présidente très fair-play

« celle de la Croatie »

Elle a été fortement remarquée dimanche pour son attitude plus que fair-play à l'égard des Bleus.

Elle a accompagné son équipe jusqu’à la finale, elle a incarné la supportrice sincère et enflammée, elle a accepté mieux que bien la défaite des Croates à la finale. Qui est Kolinda Grabar-Kitarovic, présidente de la Croatie, petit pays aux 4,4 millions d’habitants ?

Origine ; Une  Fille de boucher

Kolinda Grabar-Kitarovic est née à Rijeka, dans l'ex-Yougoslavie socialiste en 1968. Fille de boucher, elle grandit à la campagne puis va au lycée aux Etats-Unis, dans la ville de Los Alamos (Nouveau-Mexique), avant de revenir faire ses études à l’université de Zagreb. 

La Première présidente de son pays

Kolinda Grabar-Kitarovic est élue présidente de la Croatie en février 2015. C’est la première femme présidente de son pays. Elle est affiliée au parti de l’Union démocratie croate, située au centre droit de l’échiquier politique. Elle commence la politique à 24 ans, en intégrant le ministère croate des Sciences et Technologies, puis devient députée en 2003.

Elle a été ministre des Affaires étrangères, où elle a notamment travaillé sur l’intégration de son pays à l’Union européenne. Elle a ensuite été nommée ambassadrice de la Croatie aux Etats-Unis, puis secrétaire générale adjointe pour la diplomatique publique de l’Otan. A la présidentielle de 2015, Kolinda Grabar-Kitarovic l'emporte de justesse (50,4%) sur le président sortant, Ivo Josipovic. 

Surnom: «Barbie"

Dotée d’un physique avantageux, elle a été surnommée "Barbie" par ses opposants durant la campagne. Ces derniers lui reprochent de ne pas avoir de fond. D'après eux, avec elle, il y aurait l’image, mais sans le son.

Une Quadrilingue !

La présidente croate parle croate, anglais, espagnol et portugais couramment. Elle a également des bases en allemand, français et italien. Kolinda Grabar-Kitarovic possède en effet une licence d’anglais et d’espagnol de l’université de Zagreb. Elle a ensuite obtenu un master de relations internationales.

Une Femme très puissante

En novembre 2017, le site de "Forbes" positionne la présidente croate à la 39e place de son classement des femmes les plus puissantes du monde. Elle est également 14e dans la liste des 22 femmes les plus puissantes en politique. 

Une Femme Socialement ouverte

Kolinda Grabar-Kitarovic se revendique du parti de centre droit HDZ, parti connu pour ses positions conservatrices et affirme également être une catholique pratiquante. Mais elle a la réputation d'être socialement ouverte. La présidente croate a ainsi défendu l’avortement et se bat pour la légalisation du cannabis à usage thérapeutique. Elle lutte également ouvertement pour le droit des homosexuels.

Confondue avec le mannequin Coco Austin

En janvier 2016, près d’un an après l’élection présidentielle, des journaux diffusent des photos d’une femme en bikini, affirmant que cette dernière n’est autre que Kolinda Grabar-Kitarovic. Or, après quelques recherches, il s’avère que les journalistes se trompent. Ce n’est pas la présidente croate… mais la mannequin et danseuse Coco Austin.

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12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 15:35

Foot & «  comité VAR »

De quoi l’arbitrage vidéo est‑il le nom ?

 

 

       Une promesse scientifique

 

Juste après sa grande sœur la GLT (la « goal line technology », censée repérer automatiquement si le ballon a bien franchi la ligne de but, présente dès la coupe du monde 2014), l’arbitrage vidéo a fait son apparition cette saison dans plusieurs championnats européens. L’acronyme VAR signifie que la vidéo est un « assistant referee », comme le sont les juges de touche (dont le nom officiel est de fait « arbitre assistant ») dans le traditionnel trio arbitral : la définition de leur rôle est censée être stricte (intervention uniquement dans certains cas bien définis et communication possible (par oreillette plutôt que par agitation du drapeau) de faits qui auraient pu échapper à l’arbitre central.

L’arbitrage vidéo procède de la même logique de « régime de promesse scientifique » que la GLT, ou que la « data ». Il est présenté comme inévitable par ses promoteurs, puisqu’il représente « le progrès » : la sempiternelle narration de la technologie dont on est certain qu’elle résoudra tous les problèmes. La prophétie DOIT se réaliser. Alors même que sa mise en œuvre soulève de nombreux problèmes techniques et procéduraux, il est adopté dans de nombreuses compétitions officielles. L’ International Board, institution suprême garante des lois du jeu, l’inclut même dans les règles avant même que les phases de test ne soient terminées, et la coupe du monde en Russie est la première où le grand public le découvre.

Promesses et problèmes

Le régime de promesse scientifique s’accompagne, pour réaliser sa prophétie, de son storytelling : l’erreur d’arbitrage est insupportable en football, parce qu’elle condamne injustement une équipe méritante (et le football est un sport où effectivement la rareté du but rend sa validité primordiale). Accessoirement, l’erreur d’arbitrage coûte parfois très cher, non seulement émotionnellement, mais aussi financièrement si elle se révèle décisive.

L’arbitrage vidéo est censé annihiler les erreurs « humaines » de l’arbitre. Le déterminisme technologique est ainsi naïvement adopté avant même la preuve de son efficacité. Or, l’arbitrage vidéo pose de nombreux problèmes, listés dans le manifeste des Cahiers du football. La promesse scientifique invisibilise deux aspects cruciaux de l’arbitrage vidéo : tout d’abord, elle néglige le fait que l’arbitrage en football est profondément humain puisque de nombreuses situations prévues par les règles impliquent un travail d’interprétation de la part de l’arbitre (la question de l’intentionnalité d’une main dans la surface de réparation, ou du fait de tirer avantage d’une position de hors-jeu, par exemple, sont complexes).

Un arbitre assisté par la vidéo représente en réalité trois ou quatre humains, certains dans un bureau, un autre sur le terrain, qui doivent décider ensemble le plus vite possible de cette interprétation, et avec des éléments différents pour juger. Des décisions sont à prendre en interprétant des situations qui sont confuses à l’œil nu et en direct, et qui restent confuses au ralenti et sous plusieurs angles.

L’arbitre central est censé être le seul juge, mais sa capacité d’action est sérieusement entamée quand on lui souffle dans l’oreillette qu’on a des images choc à lui faire voir, et que son écran sur le bord de la touche lui montrera une sélection d’images à laquelle il n’a pas participé.

Ce que le déterminisme technologique gomme, c’est aussi le processus technique : Malgré les détails de l’explication par la FIFA de la mise en place de l’arbitrage vidéo, le choix des passages à montrer à l’arbitre, des angles sous lesquels visionner la scène restent à la discrétion du bureau accueillant les arbitres et monteurs vidéos en régie (et mis en scène comme une « control room » de film de guerre). En Bundesliga, cette saison, le responsable national de l’arbitrage vidéo nouvellement installé a été contraint à la démission à cause entre autres de soupçons de favoritisme envers Schalke 04, son club préféré. L’arbitre qui a finalement sifflé penalty pour Griezmann, comme celui de Colombie-Sénégal et tant d’autres, s’est dédit sur la foi d’une compilation d’images qu’on a bien voulu lui montrer : il a perdu de facto son autorité.

La télévision prend le contrôle

Une retransmission télévisée d’un match de football (la seule chose que la grande majorité des gens connaît du foot) n’a qu’un lointain rapport avec ce qu’est un match. Les tribunes et leurs messages sont invisibilisées, le déroulement du jeu lui même et ses aspects tactiques sont tronqués. Surtout, une retransmission est une narration, avec ses gros plans choisis pour construire cette dernière (particulièrement les matches d’une équipe nationale par la chaîne de télé de la nation concernée).

La critique des défauts de l’arbitrage est souvent beaucoup plus polémiste que constructive puisque fondée sur les avis tranchés d’experts benoîtement incompétents). Ils participent à cette narration, dans une sorte de « roman national » à l’échelle de la retransmission télévisée d’un match de foot. Les ralentis d’actions litigieuses de l’équipe adverse seront exploités, ceux de l’équipe soutenue minimisés, et l’indignation entretenue. A cette fin, le storytelling des émissions de télévision consacrées au football est de plus en plus obsédé par l’arbitrage, transformant du même coup le personnage de l’arbitre en bouc émissaire.

C’est que les enjeux financiers sont tels que le foot appartient à la télévision : les droits d’exclusivité payés des milliards sont pour les clubs le nerf de la guerre (au point de rendre marginales les recettes de billetterie : le spectateur ne pèse plus rien par rapport au téléspectateur) et la télévision en veut pour son argent. Dès la coupe du monde 1986, certains matches se sont joués à midi, obligeant joueurs (et spectateurs) à s’épuiser en altitude sous la canicule, pour que les télévisions européennes programment le match en direct en prime time. Plus généralement, les décisions de ne pas reporter un match malgré des conditions climatiques extrêmes sont de facto prises par la télévision quand le match est l’affiche du week-end. Depuis cette saison, la Ligue oblige même en France les clubs à déplacer les spectateurs dans les tribunes face caméra pour rendre les stades apparemment moins vides, donc plus télégéniques.

La télévision impose l’arbitrage vidéo

L’arbitrage vidéo, ce n’est finalement plus du football, c’est de la télévision. S’il risque d’appauvrir le football, il va enrichir le spectacle télévisuel. Et la narration de la critique de l’arbitrage, loin de « disparaître » et de s’effacer au profit du jeu, comme le prophétisent les promoteurs technophiles, va au contraire prendre une place de plus en plus démesurée.

Car l’arbitrage vidéo n’est pas seulement la transformation du match de football en spectacle télévisuel et la prise de pouvoir de la télé dans le déroulement et l’administration du match. C’est, pour la télévision, un moyen de rentabiliser ses énormes investissements. Le football est en effet un sport qui pose un gros problème de rentabilité : 45 minutes sans aucune coupure publicitaire, c’est unique dans le sport, et c’est beaucoup trop long. Au vu des efforts financiers énormes consentis par les chaînes de télévision pour acquérir des droits d’exclusivité d’un côté, et étant donné le prix d’une seconde de publicité télévisuelle de l’autre, trouver des moyens d’optimiser le temps de publicité lors d’une retransmission est vital.

Jusqu’ici, l’inventivité des publicitaires s’était limitée à de maigres incrustations, des annonces commerciales et autres quizs ânonnés par les présentateurs des matches, voire de rares coupures pendant le déroulement du jeu dans certains pays. Les temps morts potentiellement générés par l’arbitrage vidéo représentent une mine d’or de ce point de vue.

L’arbitrage vidéo sera, car il est vital pour la rentabilité des chaînes de télévision. Et le football appartient désormais à la télévision.

source:https://theconversation.com

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