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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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Il est très ... Exactement

 

 

 

             

 

 

 

 

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

[André Malraux]

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Actu du jour...

 

 Passion Palombe

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A chacun sa toile

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Urgent!

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Pour

  Restaurer Cabane ..

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Attention ! Passion Palombe...

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C'est ici que ça se passe ............

Au mois d'octobre de chaque Année

 

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Tient ! 

IL y a une Palombière par ici .........?

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privilège

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 .         

30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 06:50

Là ou il n'y a pas de gêne il n'y a pas de plaisir!

On appelle çà " un commerce parallèle "

Mieux que çà….

La bêtise humaine n’a pas de limite

Dernière soirée festive dans les rues de Bordeaux avant le re confinement place camille jullian © Crédit photo : Claude Petit

Il parait que le port du masque est conseillé ! que le rassemblement autorisé est de 6 personnes en famille ! je ne parle pas des distances  sociales, Ha oui j'avais oublié , il est vrai qu'ils sont en plein air ? 

Et pendant ce temps  toi tu n’as plus droit à circuler de plus de 1 km autour de ton domicile, ni de passer de bons moments dans ta nature pour assouvir ta passion Automnale ! nous vivons vraiment dans un pays bizarre …… ( pensez-vous que ces gens-là sont conscients de ce qui se passe dans notre pays ? pensez-vous que pour la plupart d'entre eux qui vont aller chez leurs parents se confiner dans un  espace plus confortable  (souvent rural) pour cette durée de 4 semaines minimum   ne risque pas de contaminer leur parents , grands-parents , frères , sœurs etc. ?, et c'est ces gens là qui ont soutenus  nos soignants à leurs fenêtres en tapants sur des casseroles il y a peut de temps ! pour moi tout cela n’est pas raisonnable ….pas de doute sur la propagation de ce virus ! à cette allure nous ne sommes pas prêts d’en sortir ! ! ! pauvre France !

Il est vrai que “Tout français désire bénéficier d’un ou plusieurs privilèges. C’est sa façon d’affirmer sa passion pour l’égalité.” ( Général De Gaulle)

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 14:29

Chacun pour soi  ! 

On a donné à la radio un chiffre tellement ahurissant que je n’ose le reproduire ici. À savoir que la prise de somnifères et anxiolytiques a littéralement explosé dans notre pays déjà champion du monde en la matière (on nous annonçait plus de 60 % d’utilisateurs !).

Savamment entretenue autour du Covid-19, la psychose fait rage et terrasse nos concitoyens plus sûrement que le virus. Mais est-ce bien la seule cause ? Qu’est-ce qui nous rend tous si nerveux, si anxieux, si irritables, si instables ? La peur de la maladie, certes, mais plus encore l’oppression du quotidien, l’ambiance générale faite de tous ces maux que sont « le sentiment d’insécurité », comme disent les politiques, l’agressivité et surtout, surtout, l’incivilité poussée désormais à son paroxysme – je parle, ici, de l’absence totale du plus élémentaire savoir-vivre chez beaucoup de nos contemporains.

lefigaro.fr s’est penché sur le sujet et publie, ce vendredi 2 octobre, une enquête sous le titre « À l’hôtel, dans le train, en avion… Les voyageurs ont-ils oublié les bonnes manières ? » « Le savoir-vivre se perd. Au point que l’on se demande s’il existe encore des règles de politesse qui agrémentent les voyages », nous dit-on.

Le Figaro s’adresse à son public de CSP+, nous parle business class ; on découvre, ce faisant, que « les grandes compagnies ferroviaires internationales, de peur de perdre une clientèle “affaires” en concurrence avec l’avion, ont préféré donner naissance à des classes supérieures, baptisées Business Premier » où l’on paie son billet jusqu’à sept fois le prix de la classe standard et où, hélas, le coût n’offre nullement la garantie d’être tranquille. Idem dans les restaurants où la mode est à la fausse convivialité et le repas gâché par « l’omniprésence du personnel [qui] défie les règles élémentaires de la politesse. Le garçon se plante devant vous, coupe la conversation pour décrire un plat » …

Reste que, pour la plupart d’entre nous, qui ne voyageons pas en business class et délaissons les tables étoilées pour le bouchon du coin, c’est pire encore car force est de constater qu’une proportion croissante de nos concitoyens vit dans l’ignorance absolue du monde qui les entoure. C’est partout le règne du « chacun pour soi et tout pour ma gueule ».

Au premier rang des coupables, Le Figaro pointe l’invasion des smartphones : « Entre 2011 et 2018, la part des Français à en posséder un est passée de 17 % à 75 %. » Chacun est dans son monde, raconte sa vie à haute voix sans pudeur, ne lève pas les yeux de l’écran et s’emmure dans ses écouteurs qui, souvent, régalent aussi le voisinage. Deux récents trajets en train m’ont offert pour voisins une jeune fille puis un jeune homme qui, l’un comme l’autre, se levant pour aller aux toilettes, n’ont pas jugé utile de demander le passage, encore moins de s’en excuser comme on devrait le faire par réflexe. Ils se sont contentés de me donner un coup dans le genou, et comme à la seconde fois j’ai feint de ne pas comprendre, la demoiselle a marmonné : « Passer ! »

Voilà donc où nous en sommes des « bonnes mœurs », c’est-à-dire sans plus de mœurs du tout pour huiler les rapports sociaux. L’égoïsme, l’égocentrisme « parce que je le vaux bien » et « parce que je le veux » explosent.

Dans un monde où l’éducation est ravalée au rang de brimade, la discipline qualifiée d’oppression, le savoir et l’effort discrédités, il est à craindre que tout cela ne fasse qu’empirer.

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 08:39

Une "Evasion héroïque............."

Cela s’est passé à côté de chez moi, la semaine dernière. Une vieille dame de 85 ans, pensionnaire à la maison de retraite a tranquillement quitté son Ehpad en indiquant qu’elle allait chez le dentiste. Mais elle a en fait pris un taxi pour se rendre… chez elle, dans sa maison, dans son village, à 20 kilomètres de là. Le directeur  de l’établissement a donné l’alerte le soir après avoir cherché sa pensionnaire au cas où elle aurait préféré la chambre d’un voisin à la sienne. Les recherches n’ont pas permis de retrouver l’octogénaire mais ont quand même fourni un précieux indice aux gendarmes : une lettre. Une lettre dans laquelle la vieille dame exprime son désir de finir sa vie chez elle, dans sa maison.

Et qu’ont découvert les gendarmes en arrivant au domicile de la vieille dame, La vieille dame dormant paisiblement dans son lit. 

Eh oui car la vieille dame dans « son » lit, dans « sa » maison, c’est comme l’oiseau dans son nid, le bébé dans son berceau, l’enfant Jésus dans sa crèche. Et je ne plaisante pas car je crois que nous sommes à une époque tellement étrange qu’il faut convoquer l’autorité des petits oiseaux, des nains des contes et de la théologie la plus basique pour redécouvrir des vérités humaines fondamentales. Comme celle qu’a écrite cette vieille dame. Je veux finir ma vie dans ma maison.

Alors peut-être qu’une autre aurait pu ajouter : avec « les miens ». Et l’on sait que si l’on se retrouve en maison de retraite c’est que, justement, « les miens » ne sont plus là, ou plus disponibles. D’ailleurs, quand son fils a voulu la reconduire dans « sa » maison de retraite, la vieille dame a protesté, refusé – preuve que ce n’était pas un moment d’égarement, cette évasion vers la liberté et le « chez moi » – et il a donc été obligé de l’emmener « chez lui ». Cela m’a fait repenser à la phrase du président Macron face à Bourdin sur la dépendance : «  On rentre en moyenne à 87 ans dans les Ehpad, on y reste deux ans pendant lesquels parfois la seule famille c’est les personnels soignants. » Et puis j’ai relu Gabrielle Cluzel : « Personnes âgées en danger : et si on investissait dans les familles ? » Loin de moi l’idée de donner des leçons. Je suis bien plus égoïste que la moyenne. Et pour avoir vécu cela avec ma propre mère (car nous sommes 3 enfants d’où la difficulté de pouvoir choisir la forme de son placement …... Mais là j’avoue avoir éprouvé une vive sympathie pour cette évasion héroïque d’un Ehpad et cette lettre. Cela en dit tellement long sur les sentiments légitimes de nos anciens........

 

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 08:36

 

A quoi servent les arbres plantés le long des routes ?

 

Avez-vous pu observer qu’en empruntant certaines routes nationales ou départementales en traversant notre pays au cours de vos déplacements estival celles –ci étaient souvent bordées d’arbres parfois plus que centenaires, mais vous vous-êtes-vous posé la question à quoi servent-ils ?

A l’origine, c’est une décision d’Henri II qui, en 1552, ordonna de faire planter des ormes tout le long des voies du royaume, afin de fournir du bois de haute qualité pour les affûts de canons et la construction de bateaux. Au XVIIe siècle, Sully, ministre d’Henri IV, encouragea aussi ces plantations.

Un approvisionnement en bois à moindre coût

Pour les gouvernements successifs, cela permettait de disposer d’un approvisionnement en bois à moindre coût, car la bordure de terrain faisant partie de la route appartenait à l’Etat. Ils délimitaient espace privé et espace public et stabilisaient la chaussée. En 1895, les 35 000 km de routes nationales françaises comptaient ainsi près de 3 millions d’arbres. Au XXe siècle, les platanes à usage décoratif ont peu à peu remplacé les ormes.

Aujourd’hui devenus majestueux, les arbres installés le long des routes constituent des éléments structurants du paysage de l’Hexagone. Malheureusement, dans le sud de la France et la région Centre, notamment le Loiret, les conseils généraux sont en pointe dans la lutte contre les arbres. Ils détruisent sans vergogne les paysages et un patrimoine vivant d’une grande richesse. Et pourtant… Diverses études ont mis en évidence l’effet positif des arbres pour la sécurité routière. Il est lié notamment à leur capacité à signaler efficacement les virages, les carrefours, les entrées d’agglomération et à rendre la vitesse perceptible par le défilement des troncs. L’aspect esthétique des arbres d’alignement contribue également à un abaissement significatif de la vitesse, le regard étant sensible à leur présence ce qui incite à ralentir pour mieux en profiter.

Par ailleurs, il est tout à fait possible de protéger les automobilistes imprudents en posant des rails de sécurité devant les alignements, sans avoir à les éliminer (il faut toutefois que les arbres soient plantés au minimum à 4 m du bord de la route). Il faut également signaler que divers pays : Allemagne, Grande-Bretagne, Luxembourg, République tchèque et Suède entre autres, ont placé les arbres d’alignement sous la protection de la loi pour leur rôle écologique, paysager et culturel. Sous le couvert d’un discours sécuritaire, il semble que les politiques soient surtout enclins à éliminer les arbres pour libérer de l’espace destiné à enfouir des réseaux de fibres optiques le long des routes, sans empiéter sur les terres agricoles. Il est vrai que cela coûterait des sommes astronomiques aux opérateurs car ce travail est impossible à réaliser à proximité des arbres, vu l’importance de leur système racinaire.

En raison des milliers de kilomètres qui restent encore bordés d’arbres sur notre territoire, on peut craindre à terme une « déforestation massive ». C’est la preuve que les problèmes environnementaux et les fameuses « menaces sur la planète » pèsent peu devant les enjeux technologiques, économiques et politiques.

 

 

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 15:58
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17 juillet 2018 2 17 /07 /juillet /2018 10:59

Au lendemain du sacre des Bleus, des images mal attribuées de violences urbaines circulent sur les réseaux sociaux.

La finale de la Coupe du monde de football aura été l’occasion de voir apparaître de nombreuses rumeurs et photos manipulées qui, de fils Twitter en pages Facebook, ont été abondamment relayées. Tour d’horizon des intox ayant vu le jour sur les réseaux sociaux au lendemain de la victoire de la France.

Les « 89 morts » et les photos de Nordpresse

Le site parodique Nordpresse – équivalent belge du Gorafi français – n’a pas perdu de temps. Dès le lendemain de la victoire de la France contre la Croatie, l’article est partagé près de 15 000 fois sur les réseaux sociaux : « Bilan meurtrier à Paris : 89 morts, 13 000 voitures brûlées, 123 tués légers »,annonce le titre, accompagné d’une image d’incendie en milieu urbain. Si de nombreux utilisateurs prennent cette publication au second degré, une partie prend « l’information » au sérieux.

POURQUOI C’EST FAUX

Dans ses mentions légales, le site Nordpresse prévient que « certaines informations présentes sur ce site sont satiriques et/ou parodiques ». En l’occurrence, aucun mort n’a été à déplorer dans la capitale – et le chiffre des 13 000 voitures brûlées est totalement inventé.

Au-delà des faits mensongers présentés dans le titre, l’article est composé d’une série d’images censées illustrer les débordements consécutifs à la finale. Mais la plupart d’entre elles ont été sorties de leur contexte.

Ainsi, la première de ces trois photographies illustre des émeutes dans la capitale indonésienne, Jakarta, en 1998. La deuxième, représentant une voiture brûlée, a été prise lors des émeutes de Vancouver (Canada), en 2011. La troisième provient, quant à elle, de Grèce, et a été prise à l’occasion des émeutes de décembre 2008.

Les deux photos suivantes ont également été sorties de leur contexte. La première, représentant des CRS en tenue antiémeute, a été prise à Paris le 19 septembre 2013. La seconde est plus ancienne encore, puisqu’elle illustre les événements du 5 octobre 1988 en Algérie.

Cela n’a pas empêché des milliers d’internautes de partager l’article, tout en vitupérant pêle-mêle contre le football ou le gouvernement. « 89 morts sur Paris, ça devait être un jour magique et à cause de certains il y aura des familles en deuil toute leur vie », peut-on lire, par exemple, sur Twitter.

 

Cela étant, la nuit de dimanche 15 juillet a bel et bien été le théâtre de quelques incidents et dégradations à Paris. Trois gendarmes et un policier ont été très légèrement blessés dans la fan-zone, quelques magasins du secteur des Champs-Elysées ont été l’objet de dégradations, et un blessé grave a été à déplorer au cours d’une rixe.

Le site Nordpresse a déjà tenté de piéger des journalistes du Parisien. Plusieurs de ses articles ont par ailleurs été massivement repris au premier degré, notamment au cours de la campagne présidentielle.

Source ; https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 08:35

Bientôt votre "chien ou votre chat" admis dans votre lieu de travail ?

Venir travailler avec son animal de compagnie, les "millenials" en raffolent. De plus en plus d'entreprises l'autorisent.

Ambiance art déco, apéros fréquents, cours de yoga et vue sur le Sacré-Coeur... Pour son premier job, Apolline, 27 ans, a de la chance. Elle travaille dans l'agence de relations médias Supr-Agency, installée dans l'élégant espace de coworking We Work, au coeur de Paris. Difficile de trouver plus branché. Pourtant, ce n'est pas le glamour de l'endroit qui séduit le plus la jeune diplômée. Non, ce qui lui plaît par-dessus tout, c'est de "pouvoir emmener Oscar au travail", confie la jeune femme. A l'énoncé de son nom, l'intéressé se tortille dans ses bras, manquant de lui faire lâcher ses deux iPhones et son carnet de notes. "Ici, Oscar, c'est la star !", rigole-t-elle en le couvant des yeux telle une mère et sa progéniture. Sauf qu'Oscar est un chien, un spitz d’âgé de 3 mois... 

La souriante Apolline Natier de la Marnierre fait partie des millenials (18-35 ans) qui sont aujourd'hui les ambassadeurs du concept anglo-saxon de Pets at work (Paw). Cette nouvelle tendance à emmener son animal de compagnie au travail émerge en France. Aux Etats Unis, certaines entreprises sont si en pointe sur la question qu'elles accordent des jours de congés en cas d'adoption ou de décès de Médor ou de Minet. 

84 % des propriétaires d'animaux seraient pour

"Chez nous, le Pets at work prend racine depuis deux ou trois ans", glisse Adrien Ducousset, cofondateur de Wamiz, un site dédié aux animaux de compagnie. Le Take your dog to work day (la journée du chien au bureau) s'immisce dans quelques open spaces. Cette fête (lancée aux Etats Unis par l'association Pet sitters international il y a deux décennies) est prévue le 22 juin. Début octobre 2018 se tiendront également, pour leur deuxième édition, les "Trophées Pet Friendly à la française" qui récompensent les établissements accueillants pour les bêtes à poils. De même, l'Alliance européenne du Pets at work a vu le jour à l'initiative de Purina, un poids-lourd de l'alimentation animale. Son objectif : convertir 200 entreprises d'ici 2020. Selon une enquête réalisée par le site Wamiz, 13 % des sondés déclarent passer leur journée en compagnie d'un animal, qu'il s'agisse du leur, de celui d'un collègue et de l'entreprise. Et 84 % des répondants rêvent d'évoluer dans un environnement où les animaux de compagnie seraient les bienvenus.  

Ces chiffres n'ont rien de surprenant. "Après avoir envahi notre vie personnelle, ils prennent d'assaut notre vie professionnelle, c'est une suite logique", analyse Jocelyne Porcher, sociologue à l'Inra (Institut national de la recherche agronomique), qui confie avoir, elle-même, dû batailler avec sa direction pour venir avec son chien au labo de recherche.  

A la pointe ? Les fabricants de nourriture...

En France, où l'on compte 63 millions d'animaux de compagnie (dont 7,3 millions de chiens et 13,5 millions de chats), les pionniers des canidés en open space sont évidemment les fabricants de nourriture animale. Chez Purina, à Noisiel (77), "chaque étage offre un espace ad hoc" explique Magali Gavaret, en charge du programme Pets at work. Gamelle, eau, jeux, coussins, ascenseur dédié... tout est prévu pour que les toutous passent une bonne journée aux côtés de leurs maîtres. A l'espace Cafétéria, un trombinoscope rassemble les photos des 20 chiens régulièrement admis ici, leur nom, leur race, leurs traits de caractère et une petite anecdote. Sur son site de production d'Orléans, l'entreprise Mars Petcare a installé un parcours d'agilité pour les chiens, ainsi qu'une cabane avec tables et chaises pour le confort des accompagnants.  

Mais les artisans, les professions libérales et le petit monde de la communication -dont les structures sont plus souples- ne sont pas en reste. A Boulogne-Billancourt, Maryel Devera, dirigeante de MScreenGroup (production artistique pour les émissions de télévision) vient tous les jours avec Lookie, une jack russel de 4 ans. "Je ne pourrai pas travailler sans elle, c'est mon rayon de soleil, elle m'accompagne même sur les tournages", se réjouit la quadra qui a installé le panier de sa protégée derrière son fauteuil de bureau. 

Les vertus de la "câlinothérapie"

Ces précurseurs auraient-ils perçu des avantages qu'ignore la majorité des sociétés ? "La câlinothérapie a du bon, le chien est un puissant anti-stress", estime Sylvain Bruyère, patron avec son épouse Charline du magasin Cadeau Maestro (17 personnes) à Saint-Etienne. Chaque matin, le couple débarque avec ses deux golden retrievers, Lolits et Lazuli. "Ils m'apaisent c'est incroyable", concède Sylvain. Hier, j'avais tellement la pression à cause du boulot que j'en avais mal au ventre. Je me suis assis au soleil, un chien de chaque côté, ça m'a vite détendu."  

Autre atout, "l'animal de compagnie est un vrai brise-glace, il favorise les relations sociales", constate Arnaud Adler, patron de l'imprimerie Copy News et de l'Espace Aristide (coworking), à Vanves (92). Le maître de Jazz, un labradoodle de 3 ans et demi, en est persuadé : "Mon chien contribue à mettre une bonne ambiance entre les membres du coworking, c'est un peu notre chief happiness officer ! Et il ne me demande pas de salaire... à part les croquettes !" Venir au travail avec son animal influencerait aussi le moral du salarié. Apolline confie : "Comme Oscar passe la journée dans un panier sous mon bureau, je ne m'inquiète pas pour lui, alors que s'il était seul à la maison, je me rongerais les sangs. Du coup, je reste sans problème jusqu'à 21h s'il le faut... sinon, je filerais à 18h". L'air de rien, les animaux doperaient la productivité... 

Un outil pour recruter et fidéliser

Ils se révèlent aussi et surtout de puissants aimants à business. Audrey Barbier-Litvak, directrice générale de We Work France n'en fait pas mystère : "Ils nous font une excellente publicité. Récemment, un nouveau membre a signé chez nous plutôt que chez le concurrent, car on était pet-friendly." Même constat chez Cadeau Maestro : "Dès que l'on met le chien en avant sur notre site, cela dope l'audience", raconte Sylvain Bruyère qui a réalisé une vidéo dans laquelle son animal livre des cadeaux, sac sur le dos. Autoriser nos amies les bêtes à venir au bureau favoriserait aussi le recrutement et la fidélisation des jeunes diplômés. Les employeurs leur vendent le pets at work comme la salle de sport dans les années 80. Entrée chez Purina en alternance, Maryline Van Mackelbergh, chef de marque Junior pour Proplan, diplômée de Grenoble Ecole de management, l'admet sans détour : "Le jour de mon entretien d'embauche, on m'a dit que je pourrais venir travailler avec mes trois chiens... J'ai signé sans hésiter !", raconte la maîtresse de Flash, Noxe et Gipsy.  

Si la législation interdit les animaux de compagnie dans les hôpitaux, l'administration et la restauration, elle laisse entière liberté aux entreprises du privé d'ouvrir leur porte ou non à nos amies les bêtes. Pour autant, afin d'éviter l'anarchie, il faut mettre en place certaines règles de base. Purina a carrément formalisé une démarche qu'elle tient à disposition des sociétés intéressées. Parmi les devoirs du dirigeant, il convient de consulter toutes les parties prenantes avant de se lancer : les salariés (notamment pour déceler les allergiques et les phobiques), les instances représentatives (CHSCT, comité d'entreprise, médecin du travail), le propriétaire des locaux si l'on est locataire et l'inspection du travail. Purina accepte tous les chiens, sauf ceux de catégorie 1 et 2 (rottweiler, pitbull...), les malades, ceux en chaleur, ou qui ont l'aboiement facile. Autre étape indispensable, passer une visite avec un vétérinaire et vérifier tous les vaccins. Finalement, "nous mettons en oeuvre une véritable politique d'accueil pour les chiens, qui s'inspire de notre politique RH pour nos collaborateurs", relève Donatienne du Vignau, de Mars Petcare qui a ouvert ses portes aux animaux de compagnie depuis plus de trente ans. 

Le risque de la "gadgétisation"

Alors qu'aux USA, quelques grands groupes comme Google ou Amazon sont "Pets At Work", quid de son avenir en France ? Cette tendance va-t-elle se développer dans les grandes entreprises, soumises à de fortes contraintes réglementaires et législatives ? Les pionniers vont continuer à essaimer, à n'en pas douter. Pour autant, les entraves à l'extension du mouvement risquent de se révéler lourdes. "En France, le travail est vu comme une contrainte dénuée de plaisir, or, un chien c'est de la joie ! L'emmener au bureau, c'est faire un pas vers une vision plus épanouissante du labeur, ce n'est pas gagné !" analyse Jocelyne Porcher. Le spécialiste des risques psycho-sociaux, Jean-Claude Delgenes (cabinet Technologia) va même plus loin : "La France a une conception du travail fonctionnaliste, stakhanoviste, contrôlée et hiérarchisée. Cette exigence de l'autorité, héritage de l'Etat centralisateur, entraîne des tensions dans les relations... Autant de freins au déploiement des animaux au bureau." Le "Paw", un nouveau gadget dans la panoplie des politiques de bien-être au travail ? Sans doute. À condition de ne pas oublier qu'ils exigent davantage de sens des responsabilités qu'un simple baby-foot... 

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