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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 06:44

 

  L'enquete de la semaine. sf.   Retraite :

 

# le mauvais exemple de l’État #

 

Alors que toutes les réformes du régime des retraites insistent sur la nécessité d’accroitre le temps de travail, l’État, lui, continue sa politique de préretraites plus que confortables pour uniquement ses hauts fonctionnaires. Un scandale pour tous ceux qui subissent « l’effort » qu’on leur demande de consentir.

 

republique.jpgDominique de Villepin a été récemment sous les feux de l’actualité pour la prime de 77 000 euros qu’il a obtenue dans ce cadre. Il n’est pas le seul, tant s’en faut.

C’est le Ministère des Affaires étrangères, qui en 2007 et en 2011, a mis au point un dispositif, réservé à ses seuls hauts fonctionnaires, de retraites anticipées pour ceux d’entre eux, âgés de 58 à 62 ans. Ce sont, pas moins de 37 personnes, qui ont demandé à en bénéficier. La contrepartie ? Entre 26 000 et 105 000 euros… Au total cette politique a coûté 1,83 million d’euros au Ministère des Affaires étrangères. Une belle occasion manquée de faire des économies.

On apprend que ces « privilégiés » peuvent, de surcroît, continuer à percevoir une partie de leur traitement plafonné à 5 000 euros par mois pendant trois années encore.

Bien que le Ministère avance ses raisons à cette surprenante politique, on ne peut qu’être choqué. L’objectif : rajeunir et féminiser les emplois au Quai d’Orsay ! Quelle blague…

Mais d’autres administrations pratiquent la même politique.

La fonction politique hospitalière offre aux directeurs d’hôpitaux un avantage du même tonneau depuis 1986 : la possibilité de percevoir son salaire sans aucune affectation, sous réserve d’avoir au moins 28 années de service et plus de 60 ans. Cela le temps d’attendre tranquillement sa retraite. Le dispositif est limité à une période de cinq années et plafonné à 5 000 euros par mois. Payés à ne rien faire, l’État a semble-t-il les moyens.

Mais l’ingéniosité de la haute fonction publique est sans limites, semble-t-il, puisque depuis 2008 un nouveau dispositif, « la recherche d’affectation », amplifie cette situation. Il concerne les directeurs d’hôpitaux et les praticiens. Ceux-ci peuvent demander à en bénéficier pendant deux ans et leur permettent de garder une partie de leurs primes. Ces hauts fonctionnaires peuvent se voir proposer des postes, avec la possibilité d’en refuser trois.

Beaucoup l’utilisent comme moyen d’obtenir une préretraite.

À la fin de 2012, ils étaient 73 dans cette situation pour un coût de 9 millions d’euros, encore plus fort que les Affaires étrangères. La rémunération moyenne annuelle brute de ces personnes est de plus de 110 000 euros… à ne rien faire. Mais il y a une suite, sans avoir retrouvé de poste à l’issue de leur recherche, ils peuvent encore être placés en disponibilité d’office, rémunérés … En 2012, ils sont 19 directeurs et praticiens à en bénéficier, pour un coût de plus d’un million d’euros..

Il existe aussi des cas dans la fonction publique territoriale où de hauts fonctionnaires faisant face à un changement de majorité politique peuvent continuer à être payés sans affectation, cela s’appelle le « congé spécial ».

 

Les dirigeants de Pôle emploi, un comble, bénéficient eux aussi d’une généreuse retraite chapeau. C’est un accord en vigueur depuis la 1er mars qui leur ouvre cette possibilité. À savoir une retraite supplémentaire pour les 136 cadres dirigeants du Pôle emploi. C’est en échange d’une sur-cotisation de 4,5% du salaire, payé moitié par le dirigeant, moitié par l’organisme qu’ils peuvent bénéficier d’une sur-pension. À cette heure il est impossible de connaître les montants de cet avantage abusif.

Bref l’État sait se montrer généreux, mais pas pour tout le monde. Demandez leur avis aux millions de fonctionnaires, dont on a gelé les rémunérations depuis plusieurs années ce qu’ils en pensent. Pendant ce temps-là, leurs patrons sont soignés aux petits oignons.

À quand plus de transparence et à quand plus de justice ?

 

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 05:12

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.  Les Municipales ! Çà c’est fait ….

 

 

Alors maintenant reparlons chômage ou en sommes-nous ?

 <<<9 millions de chômeurs en France, et maintenant ?<<< 

 

bandeau-chomage.jpg

Le chômage en France atteint aujourd’hui un niveau inégalé. Mais la classe politique se focalise sur la courbe du chômage de la catégorie A de Pôle Emploi qui pourtant, selon plusieurs études, ne représenterait que le tiers du nombre réel de demandeurs d’emploi. Il nous faut aujourd’hui affronter la réalité des chiffres pour enfin penser des solutions à la mesure de ce fléau.

Le nombre de chômeurs pourrait, au rythme ininterrompu des fermetures d’usines, encore augmenter et à terme, compromettre, faute de cotisants, jusqu'à l’existence même de notre protection sociale. Peut-être s’avère-t-il maintenant indispensable, après quatre décennies de politique économique néolibérale mondialiste de libre échange prônant la délocalisation, de relancer l’industrie manufacturière des biens de consommation. 

Pôle Emploi, recensait en janvier 2014, toutes catégories et territoires confondus, 5 972 000 inscrits, auxquels il faut ajouter les chômeurs invisibles dont une part importante des 2.2 millions d’allocataires du RSA, les non-inscrits découragés et les temps partiels subis.

Selon une enquête récente de l’émission Envoyé Spécial sur « les chiffres de Pôle Emploi », 7.5 millions de femmes et hommes rechercheraient un travail mais ne seraient pas toujours inscrits. Des associations de chômeurs, syndicats ou formations politiques contestent également les chiffres officiels. Certains avancent un chiffre officieux de 8 millions quand d’autres affirment que notre pays compterait plus de 9 millions de demandeurs d’emploi.

Une enquête du Parisien/Aujourd’hui, « Le chiffre noir des chômeurs invisibles », semble donner raison à ces derniers : Celle-ci s’appuyait sur les données de l’INSEE et de la DARES et dévoilait déjà en décembre 2012 un chiffre de 9 211 800 personnes touchées par le chômage. La chaine publique France 3 corroborait un chiffre de 9 millions dans son dossier « Les vrais chiffres du chômage »  au cours de son journal télévisé du 27/12/2012.

Depuis la révélation de ces chiffres, 63 000 entreprises ont fermé leurs portes et selon la DARES (direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques), la hausse du chômage sur un an s’élève à 5.7 %.

Il me semble qu’une relance de l’industrie manufacturière, même si celle-ci s’avérait longue et difficile, démontrerait une volonté nouvelle du gouvernement, indiquerait une remise en question du dogme et enverrait un signal fort et positif aux français qui, en majorité, s’inquiètent de la délocalisation de l’emploi. Elle rassurerait et insufflerait une dynamique pouvant s’étendre à l’ensemble de l’économie française.

Apparemment Malgré le changement promis et l’inversion de la courbe tant attendu d’élection en élection rien ne bouge ?

 

 

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 06:06

 

  L'enquete de la semaine. sf.  Comment la Technologie altère le fonctionnement de notre cerveau ?

 

 

La technologie qui vous entoure modifie la façon dont votre cerveau fonctionne. Cela a ses inconvénients mais rassurez-vous, vous en tirez également de nombreux avantages. Voici une liste de 8 facettes de votre intellect qui ont évolué en même temps que la télévision et internet.

 

cerveau.thecnologie.pngLe phénomène scientifique nommé plasticité neuronale explique comment le cerveau modifie sa manière d’agir et de réagir en fonction de ses apprentissages. C’est ce processus que des experts en cognition ont utilisé pour leurs études et pour aboutir à ce constat en 8 étapes :

1.Nous rêvons en couleur

Une étude menée en 2008 par l’université de Dundee, secondée par l’Association américaine de psychologie a prouvé que la télévision a influencé notre palette de couleurs lorsque l’on rêvait. Les personnes âgées de plus de 55 ans ayant grandi dans un foyer muni d’un écran noir et blanc faisaient plus souvent des rêves sans couleur que les individus plus jeunes. La tendance s’est maintenant inversée avec l’arrivée des écrans couleur.

2. Nous avons peur d’avoir raté quelque chose

Avant l’arrivée des réseaux sociaux, il était possible de passer un week-end en toute tranquillité, en restant chez soi. Vous pouviez peut-être ressentir le vague manque d’activité et de contact social, mais ce n’était rien comparé à aujourd’hui. Avec l’arrivée de Facebook et d’Instagram, vous avez accès aux nombreuses photos de vos amis : leurs copieux repas dans de luxueux restaurants, leurs soirées géniales, leurs séjours au soleil. Inévitablement, une partie de vous-même se dit : « n’ai-je pas raté quelque chose ? » et un sentiment de malaise peut s’installer. Une étude de laBrigham Young University a même prouvé que voir les clichés des appétissants menus engloutis par vos amis sur Instagram ou Pinterest vous donnait l’impression que votre propre nourriture était plus fade.

3. Nous ressentons des vibrations fantômes

Une étude de 2012 publiée dans le journal Computers and Human Behavior a montré que 89 % des 290 étudiants participants ont eu l’impression que leur téléphone portable vibrait alors que ce n’était pas le cas ; un phénomène appelé « vibrations fantômes », qui se produit environ une fois toutes les deux semaines. Un chercheur en psychologie a déclaré qu’une sensation physique, comme une démangeaison, pouvait aujourd’hui être interprétée comme un portable qui vibre. Un son qui se rapproche de celui que fait un portable en vibrant pourrait aussi déclencher la même réaction.

4. Nous avons du mal à dormir

Beaucoup d’entre nous s’endorment après avoir pris leur téléphone ou leur ordinateur portable avec eux dans le lit pour faire un dernier tour sur internet ou jouer une dernière partie avant de se coucher. D’autres s’endorment carrément devant leur télévision allumée. Des neurologues pensent que la luminosité produite par tous ces écrans dérange l’ordre établi de notre corps et perturbe le fonctionnement des hormones qui amènent le sommeil. Ces lumières pourraient notamment faire croire au cerveau qu’il fait encore jour et ainsi affecter notre horloge interne. Les conséquences se traduisent souvent par des difficultés à s’endormir voire même des insomnies complètes.

5. Notre mémoire et notre capacité de concentration ont diminué

Par le passé, l’apprentissage par coeur était vivement encouragé à l’école et cela faisait la fierté de certains élèves. Aujourd’hui, nous avons l’intégralité des informations dont nous avons besoin à portée de clic et ils suffit de se rendre sur internet pour avoir la réponse à notre question. Il n’est plus nécessaire de savoir quelle est la capitale de tel ou tel pays puisque qu’il suffira de poser la question à Siriou de taper la recherche sur Google. De même, une étude de 2007 a montré qu’il était plus difficile aux jeunes enfants de mémoriser la date d’anniversaire de membres de leur famille ou de connaître les règles basiques de mathématiques (la faute à la calculatrice). Certaines personnes ne savent plus se repérer sans utiliser un GPS, même dans leur propre ville. La concentration en pâtit aussi et il a été prouvé que les individus immergés dans la culture de l’Internet avaient plus de mal à lire des livres pendant une longue période.

6. Notre vue s’est améliorée

Une étude parue en 2013 à prouvé que jouer à des jeux vidéo tels que Halo ou Call of Duty amélioraient la capacité de décision et les performances visuelles. Ces univers très immersifs, à l’action intense et parfois violente demandent aux joueurs de réagir rapidement en se basant sur des informations visuelles parfois difficiles à discerner. Des jeux plus complexes comme Starcraft peuvent améliorer la « flexibilité cognitive ». Autrement dit, la capacité à passer d’une tâche à l’autre sans perte de productivité.

7. Nous sommes plus impulsifs

La même étude a par ailleurs prouvé que les mêmes jeux d’action (Halo ou Call of Duty), de par leur demande en réactions rapides et précises, ont tendance à inhiber le « contrôle proactif », chargé d’empêcher les comportements agressifs et impétueux. Lorsque le joueur ressent une frustration dans son univers virtuel, il devient plus impulsif dans le monde réel. Cela est d’ailleurs valable pour toute autre forme de média violent.

8. Nous sommes plus créatifs

La technologie nous aide à utiliser des médias créatifs, que l’on soit artiste ou non. L’auteur Clay Shirkey déclare qu’internet améliore le « surplus cognitif » : le temps et l’énergie cérébrale que l’on consacre à nos activités favorites et aux buts que l’on se fixe. Les réseaux sociaux encouragent à partager des images, du texte et des vidéos et les utilisateurs sont plus enclins à proposer des choses qu’ils ont fait eux-mêmes (par exemple une critique de film ou un album Flickr). « Dès que nous pensons à tout ce temps perdu et que nous imaginons qu’il puisse être utilisé pour créer quelque chose, notre vision change complètement », nous explique Clay. « Nous pouvons estimer l’accumulation de temps libre des personnes éduquées dans le monde à 1000 milliards d’heures par an. Une nouvelle ressource inestimable. »

 

Conclusions ; Cette étude est très intéressante et nous avons effectivement trouvé ces 8 points très pertinents de par nos expériences personnelles. En effet, nous éprouvons souvent des difficultés à nous endormir mais aujourd’hui, nous ne nous imaginerions pas rêver en noir et blanc :

 

 Avez-vous l’impression que la technologie a changé votre façon d’appréhender votre environnement ?

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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 06:43

 

L'enquete de la semaine. sf.

 

C’était prévu, maintenant c’est appliqué…

Les retraites complémentaires seront bien gelées en 2014

retraites.jpg

Pour la seconde année consécutive, il n'y aura pas de revalorisation des pensions au 1er avril.

Les pensions de retraites complémentaires des salariés et des cadres devraient être gelées en 2014. Les conseils d'administration de l'Arrco (salariés et cadres) et de l'Agirc (cadres) devraient décider, mardi et jeudi, de ne pas augmenter cette année les pensions au 1er avril, suivant l'inflation, comme c'était la règle depuis plus de vingt ans. Il s'agit en fait, pour les partenaires sociaux qui gèrent les régimes complémentaires, d'appliquer l'accord de mars 2013 signé par le patronat, la CFDT, la CFTC et FO pour redresser les finances des régimes. «Ce n'est pas une mesure facile à prendre, mais nous assumons nos responsabilités pour pérenniser les régimes», affirme Philippe Pihet, «M. Retraites» de FO et président de l'Arrco. La mesure devrait permettre d'économiser environ 550 millions cette année.

Baisse des pensions

Dans le détail, l'accord prévoit, aux côtés d'une hausse des cotisations employeurs et salariés sur deux ans, de faire progresser les pensions d'un point de moins que la hausse des prix, en 2014 et 2015. L'inflation observée l'année dernière et celle estimée pour 2014 étant plus faibles que prévu, les pensions auraient même dû baisser cette année. Mais l'accord interdit tout recul et fixe la progression minimale à… zéro. «L'inflation très faible empêche toute revalorisation mais protège aussi les salariés concernés d'une trop grande perte de revenu», fait valoir Patrick Poizat, de la CFTC.

 Reste que, pour la CGT, «la première conséquence de ce gel des pensions sera une nouvelle dégradation des conditions de vie de millions de retraités». En effet, cette décision signifie une perte sèche de pouvoir d'achat pour près de 15 millions de retraités. Et ce pour la deuxième année consécutive. En 2013 déjà, les pensions avaient progressé moins vite que les prix. Surtout, le gel s'ajoute au report de six mois de la revalorisation des pensions du régime général (hors minimum vieillesse), qui ne seront revalorisées qu'au 1er octobre et non pas au 1er avril de chaque année. Malgré tout, les mesures de redressement prévues dans l'accord de mars 2013 ne suffiront pas à colmater les finances de l'Agirc et de l'Arrco, estiment les gestionnaires des régimes complémentaires.   


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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 07:11

 

L'enquete de la semaine. sf.  Le Web fête ses 25 ans


       Le «World Wide Web» a été formalisé dans un article paru le 12 mars 1989… 

www

Il y a 25 ans, Internet n'était qu'une idée développée par un informaticien inconnu. Elle a pourtant débouché sur un phénomène mondial, qui a changé la vie de milliards de personnes. Le Britannique Tim Berners-Lee travaillait dans un laboratoire du CERN, l'organisation européenne pour la recherche nucléaire, quand il a imaginé une manière d'accéder facilement à des fichiers sur des ordinateurs reliés entre eux.

Il l'a formalisée dans un article le 12 mars 1989, considéré comme l'acte de naissance du «World Wide Web» (le fameux «www»). L'idée était pourtant tellement audacieuse qu'elle a failli ne jamais se concrétiser.

«Complètement ignoré» au départ 

«Il y avait une énorme dose d'orgueil dans le projet au départ», raconte à l'AFP Marc Weber, créateur et conservateur du programme sur l'histoire de l'internet au Musée d'histoire informatique de Mountain View en Californie. «Tim Berners-Lee a sorti de nulle part, sans qu'on lui ait rien demandé, tout ce système de gestion de documents» et au départ ses collègues l'ont «complètement ignoré».

A la base, le web est un logiciel pour naviguer parmi les informations qui sont en ligne. Son aspect distinctif est la possibilité de cliquer sur des liens pour ouvrir des fichiers sur des ordinateurs qui peuvent être localisés n'importe où. Berners-Lee va finalement convaincre le CERN d'adopter le système après avoir démontré son utilité en compilant un annuaire du laboratoire dans un index en ligne.

Les militaires US et l’Arpanet

Mais même alors, le combat n'est pas gagné. Les militaires américains ont commencé à étudier l'idée de connecter des ordinateurs à des réseaux dès les années 1950, et ont lancé en 1969 Arpanet, un précurseur de l'Internet actuel.

 

Au départ, le web a des rivaux comme CompuServe ou le Minitel par exemple. Mais ceux-ci sont payants, quand le système de Berners-Lee permet de publier gratuitement des contenus sur des ordinateurs connectés au réseau, souligne Marc Weber.

Le rôle d’Al Gore

Le vice-président Al Gore joue un rôle important en décidant les ministères à se convertir au web, et le lancement en 1994 du site internet de la Maison blanche apparaît comme un sceau d'approbation.

Par la suite, alors que la quantité d'informations hébergée sur des serveurs explose, des géants comme Google ou Yahoo! se créent sur la base de services aidant les gens à retrouver les pages intéressantes.

«Il n'y avait jamais rien eu comme cela»

«L'ordinateur personnel a changé la manière dont nous travaillons, mais le web a bouleversé et changé un tas de secteurs», relève Michael McGuire, un analyste du cabinet de recherche Gartner. La possibilité d'accéder librement à des fichiers sur Internet a ébranlé les modèles traditionnels d'activité dans la musique, le cinéma ou les médias.

«N'importe qui peut être un auditeur, n'importe qui peut être un éditeur, sur le même réseau. Il n'y avait jamais rien eu comme cela», note Jim Dempsey, vice-président chargé des politiques publiques au Centre pour la démocratie et la technologie.

Un outil menacé

Un principe important d'internet est son caractère égalitaire et ouvert, mais celui-ci est menacé, avertit Jim Dempsey.

«On n'empêchera jamais un adolescent de regarder des photos de chatons», dit-il. «Le problème est qu'on peut limiter la capacité des gens à critiquer le gouvernement, ou créer un Internet à plusieurs vitesses dans lequel il est plus difficile aux innovateurs, aux critiques, ou aux défenseurs des droits de l'Homme d'atteindre un public mondial». Le web a unifié Internet mais rien n'est «gravé dans le marbre» et il pourrait se fragmenter à nouveau, juge aussi Marc Weber.

 «Le web n'est encore qu'à moitié construit»

Aux Etats-Unis, de grands fournisseurs d'accès ont gagné le droit de traiter de manière préférentielle certaines données qui circulent en ligne. Des gouvernements tentent de porter atteinte à la protection des données privées en ligne, d'autres restreignent la liberté du web en en bloquant des portions.

Un autre enjeu est l'accès à la toile de milliards de personnes supplémentaires dans les marchés émergents, notamment à l'aide des smartphones. Car «le web n'est encore qu'à moitié construit. Il n'est pas encore mondial», rappelle Marc Weber.

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 07:01

 

  L'enquete de la semaine. sf.  Combien coûte vraiment un poste de fonctionnaire ?

 

 

En France, on entretient sur ces sujets une opacité de mauvais aloi. Mais on peut essayer..., et le résultat est effrayant...

 

L‘’enquête.....

 

Partons déjà d'une information méconnue fournie par Xavier Bertrand, qui fut pendant de nombreuses années ministre du Travail et des Affaires sociales dans les gouvernements Villepin et Fillon. Il connaissait parfaitement le problème quand il développait récemment l'idée qu'il faudrait cesser d'embaucher des fonctionnaires d'État pour des fonctions non régaliennes et quand il déclarait : "Un fonctionnaire, c'est 42 ans de carrière, 21 ans de retraite et 10 ans de réversion." (Source : Challenges du 19/12/2013.)

Un fonctionnaire moyen émarge donc au budget de l'État, directement ou indirectement, pendant 73 ans, ce qui est énorme, dont 31 ans de non-activité. On sait que les fonctionnaires, par rapport au privé, travaillent moins et moins longtemps, sont mieux payés, bénéficient de nombreux privilèges particuliers pendant leur carrière et partent à la retraite plus tôt. Ce que l'on sait moins, c'est que, contrairement au privé, leurs pensions de retraite sont indexées sur les augmentations de salaire des actifs et au minimum sur l'inflation ; et que, pour eux, la réversion au conjoint survivant est automatique, alors que, dans le privé, elle est soumise aux conditions de ressources du survivant.

Chaque embauche coûte 3,5 millions d'euros !

Ce fonctionnaire moyen, au final, combien va-t-il donc coûter au budget de l'État, en argent d'aujourd'hui ? Dans le privé, un employé qui gagne 2 000 euros net par mois sur 12 mois, soit 24 000 euros par an, coûte près du double à son employeur, 45 000 euros, sans compter la mutuelle et la prévoyance supplémentaire. Si l'on applique ce système à la fonction publique, sachant que le salaire moyen pour un employé ou un cadre intermédiaire y est de 2 160 euros net par mois en 2011 (source : Les Échos du 06/02/2012), on arrive à une charge totale de près de 49 000 euros par an. Si l'on tient compte des cotisations chômage que les fonctionnaires n'ont pas à payer, ce qui va baisser l'addition, et des cadres à responsabilité dont le salaire moyen est plus élevé (3 180 euros), ce qui va relever l'addition, on peut arrondir le coût annuel net moyen pour l'État patron, sans trop se tromper, à 48 000 euros par tête.

Multiplions par les fameuses 73 années : nous obtenons 3,5 millions d'euros, ce qui est précisément le chiffre d'Agnès Verdier-Molinié dans son livre Les Fonctionnaires contre l'État (Albin Michel, 2011). Celle qui dirige l'institut de recherche iFRAP et qui est sans doute la meilleure observatrice de la fonction publique française y écrit en effet : "Là où un grand nombre de nos voisins en Europe réduisent leurs effectifs, suppriment leurs statuts à vie ou les réservent aux agents ayant réellement des missions régaliennes, la France continue à embaucher à... 3,5 millions d'euros le poste de fonctionnaire pour une vie !"

Des milliards d'euros dépensés

Lorsque Vincent Peillon recrute 60 000 agents dans le mammouth de l'Éducation nationale, il engage l'État sur la somme colossale de 210 milliards d'euros (60 000 multiplié par 3,5 millions) et il augmente d'autant la dette de la France sur le long terme. Un formidable exploit ! Lorsque le maire de Paris, Bertrand Delanoë, recrute 10 000 fonctionnaires, il engage son électeur, le contribuable parisien, sur 35 milliards d'euros (pour "situer" ce chiffre, il faut avoir en tête que le budget annuel de la ville de Paris est de 8 milliards d'euros). Une exceptionnelle manoeuvre dépensière ! Lorsqu'un conseil général lambda recrute 800 fonctionnaires de plus, alors qu'il en a déjà trop, l'addition finale sera de 2,8 milliards d'euros. Enfin, quand le maire "normal" de votre ville "moyenne" de 40 000 habitants a recruté encore 300 fonctionnaires pendant son dernier mandat, il vous en coûtera finalement à vous, citoyen de cette ville, à vos héritiers et aux enfants de vos héritiers la modique somme de 1,4 milliard d'euros étalée sur 73 ans ! Une vertigineuse addition, dont l'État central prendra évidemment une quote-part, mais tout de même, c'est complètement fou !

En langage "normal", comment appelle-t-on cela ? De l'inconscience ? De la mégalomanie ? De l'irresponsabilité ? De l'incompétence ? Quand on sait qu'au cours des 30 dernières années, le nombre de fonctionnaires est passé de 3,86 à 5,3 millions (chiffre au 31 décembre 2007), ne serait-ce pas plutôt un hold-up contre la France, un vol à main armée contre les Français, un véritable crime contre l'économie ? Combien de temps va-t-on laisser encore impunis ces crimes contre l'économie ? 

 

Source ; Le Point .fr.

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 07:18

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.  Ondes électromagnétiques, faut-il s'en méfier ?

 

 

L’Assemblée nationale vient d’adopter un texte visant à mieux encadrer l'exposition aux ondes électromagnétiques. À l'heure de la 4G et du wifi partout, que sait-on des risques pour la santé ?

L'impact des ondes électromagnétiques revient dans l'actualité avec le vote d'une loi visant à encadrer l'exposition à ces ondes

Les ondes électromagnétiques sont partout. Vous avez forcément du mal à les éviter au quotidien tant leur utilisation s'est généralisée. Si l'exposition la plus ciblée est celle des téléphones portables, notamment avec le déploiement récents de débits (4G) comparables à ceux des réseaux domestiques, les ondes sont aussi présentes dans des objets de tous les jours.

Interphones pour bébé, tablettes, téléphones sans fil à la maison, technologies wifi et bluetooth, four à micro-ondes, plaques à induction, lampes fluorescentes, le risque d'exposition est presque inéluctable, sans compter celui des antennes-relais.

Invisibles, les ondes électromagnétiques ont-elles des effets sur notre corps ? Des mesures sont-elles prises pour limiter les effets de ces ondes sur la santé ? Sont-elles suffisantes ? Peut-on vivre sans ondes électromagnétiques ? Tour d'horizon de ce que l'on sait 

Le débat politique : vers une loi pour encadrer les ondes

Ce jeudi 23 janvier, l'Assemblée nationale a adopté un texte proposé par la députée d'Europe Ecologie-Les Verts Laurence Abeille et visant à encadrer l'exposition aux ondes électromagnétiques.

 

Ce texte prévoit notamment une concertation à plusieurs niveaux lors de l'installation d'équipements radioélectriques, une meilleure information sur les sources d'émission, il interdit la publicité pour les téléphones portables et autres terminaux pour les moins de 14 ans, et demande au gouvernement un rapport sur l'électro-hypersensibilité. 


 

wifi.02.jpg

Ce que propose la loi sur l'encadrement de l'exposition aux ondes

 © PHOTO INFOGRAPHIE IDÉ

 

Il y a un an, le renvoi en commission du texte initial à l'initiative des députés socialistes avait déclenché l'ire des écologistes, qui avaient reproché au gouvernement d'avoir cédé aux "lobbies". Pour la rapporteure écologiste Laurence Abeille, "nous avons désormais toutes les cartes en main" pour légiférer, notant aussi que "de nombreux pays européens appliquent des seuils plus restrictifs".  

Si le texte de Laurence Abeille a finalement été adopté, la proposition d'interdire l'installation du wifi dans les crèches et écoles maternelles a, elle, été écartée. Car une telle interdiction "serait un réel frein au développement du numérique dans les écoles primaires à un moment où celui-ci est une priorité du président de la République". 

Quels risques pour la santé ? Que sait-on ? 

La prise en main politique du dossier a pris son temps. En 2012, le gouvernement demandait à l'Anses (l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), de mettre à jour une étude de 2009 (la première date de 2003) sur le sujet. Ce fut fait à l'automne 2013.(L'intégralité du rapport scientifique ici) 

Si les conclusions de l'évaluation des risques ne mettent pas en évidence d'effets avérés sur la santé, l'Anses assure que certaines publications évoquent une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones portables.

L'Anses pointe ainsi des effets biologiques (modifications de l'organisme) décelés avec un niveau de preuve limité, sans qu'un lien avec une pathologie n'ait été établi. 

 

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 07:18

L'enquete de la semaine. sf.  High-Tech….

La fin de Windows XP

 

Cette bombe à retardement qui va exploser le 8 avril

 

 

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- Avec la fin du support de Microsoft dans moins de deux mois, son OS, qui équipe encore un PC sur trois et de nombreux distributeurs de billets, va devenir un vrai problème de sécurité...

Tic tac, tic tac. L'heure tourne. Le 8 avril, dans 48 jours exactement, Microsoft arrête tout support pour Windows XP. L'assistance technique, les updates, les patchs de sécurité, terminé. Après presque 13 ans de bons et loyaux services, XP sera officiellement mis à la retraite, à la merci des hackers et des cybercriminels. Inquiétant, alors que le système équipe encore près d'un PC connecté au Net sur trois, notamment en entreprise. A l'approche de la date butoir, Microsoft et les experts jouent les Cassandre. Mais contrairement au «bug de l'an 2000», le danger est cette fois «bien réel», estime Rik Ferguson, vice-président en charge de la recherche en sécurité chez Trend Micro.

Le 8 avril, il se passe quoi?

Microsoft tourne la page Windows XP. «L'assistance technique ne sera plus disponible, y compris les mises à jour automatiques permettant de protéger votre PC», précise l'entreprise. Cela concerne les «grosses updates» que Microsoft publiait tous les deux ans environ, mais aussi les failles, bouchées par des rustines à mesure qu'elles étaient découvertes.

Tout s'arrête vraiment?

 

Presque. La base de données de l'antivirus Microsoft Security Essentials (MSE) sera finalement mise à jour jusqu'en juillet 2015. «Une maigre consolation», selon Ferguson. Car MSE, que Microsoft a abandonné dans Windows 8, n'est «plus vraiment efficace» depuis 2012. L'organisme indépendant AV-TEST lui a même retiré sa certification d'antivirus, lui attribuant la note de 0/6 l'an dernier.

 

Des failles, il en reste beaucoup à découvrir après 13 ans d'existence?

Oui. Plus un programme informatique est long, plus il y a de trous. Et avec environ 50 millions de lignes de code qui datent de 2001, XP est un peu une passoire. «Windows XP a été un vrai succès pour Microsoft, mais l'architecture est ancienne», note Ferguson. Il rappelle qu'XP a un taux d'infection deux fois supérieur à celui de Windows 7 et cinq fois supérieur à celui de Windows 8. Selon lui, cela va «empirer après le 8 avril». Le problème, c'est que les versions plus récentes de Windows partagent du code avec XP. En corrigeant de futures failles sur Windows Vista, 7 et 8, Microsoft va donc indirectement exposer celles de son ancien OS aux hackers.

Les ventes de PC diminuent, Microsoft ne cherche-t-il juste pas à les relancer?

L'accusation est légitime mais «injuste», selon Ferguson. La règle en matière de logiciel est de proposer un support pour la génération actuelle et la précédente. Pour Microsoft, XP est la 4e génération, après Windows 8, 7 et Vista. «Personne ne pensait qu'il durerait aussi longtemps», poursuit l'expert. La date butoir n'est pas une surprise: elle était connue depuis des années.

Que faut-il faire si on est encore sous XP?

Selon Microsoft, les deux seules solutions sont de «mettre à jour votre PC actuel» ou «d'acheter un nouveau PC». Sous Windows, évidemment. Dans la pratique, passer de XP à Windows 8.1 est au mieux pénible, au pire impossible.L'assistant de mise à niveau permet de déterminer si sa machine est assez puissante. Sauf qu'il n'existe pas de procédure permettant de migrer en un clic. Il faut tout sauvegarder lors d'une étape intermédiaire, puis installer le nouveau Windows et réinstaller ses programmes... qui ne seront sans doute plus compatibles.

Mes vieux programmes ne fonctionneront pas sous Windows 8?

Vous pouvez dire adieu à votre encyclopédie Encarta 1999. Il est, certes, possible d'acheter un PC avec la «vieille» version de Windows 7 ou 8 (32 bits), un peu plus compatible avec les anciens logiciels. Mais quitte à changer de PC pour la première fois en 10 ans, autant choisir une machine tournée vers l'avenir avec la version 64 bits de Windows. Certains vieux programmes peuvent s'installer et s'exécuter via un «mode de compatibilité», d'autres, pas.

Puis-je me tourner vers Windows 7? Vers des alternatives?

On trouve encore quelques PC, notamment chez HP, livrés avec Windows 7. Dans la pratique, ce n'est toutefois pas Windows 8 que certains utilisateurs détestent mais son interface moderne «Metro». Et en cinq minutes, il est possible de le configurer pour la cacher à tout jamais. On a alors un OS similaire au 7, mais mieux optimisé et davantage sécurisé. Il existe de nombreuses alternatives: Mac, Linux, Chrome OS, tablettes sous iOS ou Android etc. Quelle que soit la migration, sauvegarder tous ses fichiers sur un disque dur externe est un premier pas indispensable.

Et si ma mère de 65 ans refuse d'abandonner Windows XP?

«Ce n'est pas pour être alarmiste, mais je ne peux pas recommander de conserver XP», tranche Ferguson. Sans protection, le vol d'informations sensibles et la pollution par des malwares risquent d'augmenter. Ceux qui aiment vivre dangereusement doivent s'assurer que tous leurs logiciels sont à jour: antivirus, navigateur Internet, Acrobat Reader, Flash etc. Pour le navigateur, direction la corbeille pour Internet Explorer 6, 7 et 8. Les dernières versions de Chrome et Firefox supportent toujours XP. Google a annoncé que ce serait le cas jusqu'en avril 2015. Un plugin permet même d'émuler Internet Explorer en cas de besoin pour certains anciennes applis Web.

Et pour les entreprises? Et les distributeurs automatiques de billets?

C'est de ce côté que la situation sera la plus critique. A l'heure où des hackers sont capables de dérober 100 millions de cartes bancaires à un géant comme Target, un autre chiffre fait froid dans le dos: l'administration britannique de la santé compte 1 million de PC sous Windows XP. Selon The Register, elle négocie avec Microsoft pour obtenir une extension du support pour un an, moyennant finance. Les banques en auront peut-être également besoin, alors que Windows XP et ses variantes équipent encore une immense majorité des distributeurs de billets. «Si ce n'est pas déjà fait, les entreprises doivent constituer une cellule de migration d'urgence», conseille Rik Ferguson. Pour les problèmes de compatibilité d'anciens programmes, la virtualisation peut aider. Google a d'ailleurs annoncé un partenariat avec VMWare pour offrir un accès à Windows via Chrome OS.  Une solution serveur + cloud + tablettes peut également être plus adaptée pour certaines entreprises que de rempiler avec des PC pour dix ans. Dans tous les cas, selon Rik Ferguson, «l'heure de dire adieu à Windows XP a sonné.» Pour Vista, la fin sera le 11 avril 2017. Tic, tac.

Source;Philippe Berry 20minutes.fr

 

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 07:11

 

 

L'enquete de la semaine. sf.    Les chiffres pharaoniques des jeux olympiques....

 

 

 

Sotchi en chiffres 

 


Le complexe olympique est constitué de onze sites répartis sur deux ensembles : le premier situé au bord de la mer Noire et le second en montagne. Toutes les installations sportives, le réseau de transports (dont un aéroport rénové) et l'hébergement pour plus de 100 000 visiteurs sont sortis de terre en quelques années. L'impact sur l'environnement est fortement critiqué par les ONG internationales et locales, qui parlent de la compétition olympique la plus polluante de l'histoire et déplorent des dégâts parfois irréversibles pour l'écosystème local.

Attribués en 2007 à la ville russe de Sotchi, coincée entre la mer Noire et les montagnes du Caucase, les JO d’hiver de 2014, qui se déroulent jusqu'au 23 février, sont les plus chers de l’histoire de l’olympisme: ils coûteront 40 milliards deuros, quatre fois le budget initial, soit l'équivalent du PIB de la Tunisie. Voici les projets les plus délirants, mais aussi les plus coûteux

Voies d’accès : 130 millions d’euros le kilomètre

sot.01.pngPour relier l’aéroport de Sotchi à la station Alpika Service, une double voie route-rail a été construite pour 6 milliards d’euros. Un record.

 

12.000euros le mètre carré à la station Rosa Khutor

sot.02.pngC'est le prix des appartements de luxe dans cette station flambant neuve, où se dérouleront les épreuves de descente, de slalom et de snowboard.

 

450.000 mètres cubes de stocks de neige

sot.03.pngPour pallier une éventuelle pénurie, des montagnes de neige ont été stockées sous des couvertures isothermes sur une surface 
de 160.000
m2. Du jamais-vu.

 

Un tremplin de saut à skis 7 fois plus cher que prévu

sot.04.pngCe surcoût démentiel, qui s’expliquerait par des raisons géologiques, a englouti 170millions deuros. Et mis Poutine dans une colère noire.

 

Hébergement : 24 hôtels inachevés

sot.05.pngPlus de la moitié des 46 nouveaux établissements prévus ne seront pas finis à temps. Des bateaux de croisière amarrés devant la ville les remplaceront.

 

Stade Olympique Fisht : 300 millions d'euros détournés

sot.06Selon l’opposant Boris Nemtsov, la moitié du prix de cette arène (600millions deuros) na servi qu’àpayer des pots-de-vin.

Sports de glace : 5 patinoires côte à côte

sot.07.pngHockey sur glace, curling, patinage artistique… Chaque discipline aura sa propre enceinte. Mais à quoi serviront-elles après les Jeux?

La flamme olympique envoyée à 370 kilomètres d’altitude

sot.08.pngSur ordre de Poutine, la torche olympique rejoindra la Station spatiale internationale et deux cosmonautes lui feront faire un tour dans l’espace.

 

 

37 milliards d'euros de dépenses. Soit le PIB de la Tunisie! Dont 4,7 milliards pour l'organisation proprement dite des Jeux olympiques de Sotchi. Ces JO 2014 sont les plus chers de l'histoire (26 milliards pour Pékin 2008). Leur facture initiale était fixé à 14 milliards. Mais la volonté russe de tout raser et construite, en plus de chantiers dont le coût a été gonflé par la corruption, a considérablement salé l'addition.! ! !

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 07:24

 

 

L'enquete de la semaine. sf.  «Madame pipi» face à la concurrence

 

 

Les «préposées aux toilettes» font face à une concurrence qui progresse: les systèmes de paiement automatique. Tourniquets et autres portes coulissantes aux toilettes ont la cote…

On les appelle «préposée aux toilettes», «déléguée à l’entretien des sanitaires» ou encore «technicienne spécialisée.» Mais pour le grand public, ce sera le plus pittoresque «madame pipi», bien que l’on trouve quelques hommes dans le métier. Un surnom sans doute un peu péjoratif, que les intéressé(e)s détestent d’ailleurs…

Mais qu’importe. Des préposées aux toilettes, on en trouve encore et toujours. Dans des stations-service, des centres commerciaux, dans certaines gares, etc. Mais aujourd’hui, ces préposées et leur petite assiette en porcelaine doivent faire face à une concurrence de taille: les toilettes munies de systèmes payants automatiques, lesquelles commencent à fleurir un peu partout.

De quoi parle-t-on? De ces tourniquets, tripodes, portes coulissantes et autres serrures automatiques, soit tout appareil qui ne laisse franchir l’usager que moyennant une pièce de monnaie, et qui remplace progressivement les préposées aux accès des toilettes…

Ça se vend de plus en plus

Chez Kaba Belgium, spécialisée, entre autres, dans la commercialisation de systèmes payants pour les toilettes, on confirme la tendance. « C’est un fait, nous en vendons de plus en plus, explique Egon Willems, de la filiale belge de Kaba. Principalement dans les stations-service, restoroutes, restaurants et autres encore…» L’objectif: outre, selon Kaba, une gestion plus pratique de la fréquentation des toilettes, l’idée est de rentabiliser un service qui, par nature, ne rapporte rien.

«Un autobus avec 50 personnes qui s’arrête 5 minutes pour un «arrêt pipi» ne rapporte rien au gérant de la station-service ou du restoroute. Le système de paiement automatique permet, lorsque l’usager a payé son accès aux toilettes, de lui rendre un ticket proposant une ristourne sur un produit, un café au restoroute, par exemple. Le return est très bon. Et je peux vous garantir: ça marche très bien!» Quant à l’entretien des toilettes, il peut alors être assuré par un membre du personnel ou pris en charge par un prestataire indépendant, alors financé par les rentrées à la machine.

On notera toutefois que si les systèmes automatiques ont le vent en poupe, certaines enseignes laissent l’accès gratuit aux toilettes, tandis que d’autres préfèrent passer par une préposée «classique», jugée plus «conviviale» et «humaine», comme l’explique cette enseigne de restauration qui n’a toutefois pas souhaité voir son nom associé aux préposées aux toilettes.

 

 

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