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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 18:24

Après la journée mondiale de l’orgasme

(21 Décembre cette année)

L’enquête : Les Françaises sont moins épanouies sexuellement que leurs voisines européennes

Les Européennes les plus épanouies sexuellement sont les néerlandaises, selon cette étude...

Les Latins sont-ils meilleurs au lit ? Les chiffres disent le contraire. A l’occasion de la journée mondiale de l’orgasme, ce 21 décembre, le département « Genre, sexualités et santé sexuelle » de l’Ifop a publié une enquête sur la vie sexuelle des Européennes. En queue de classement, les Françaises apparaissent comme les moins épanouies sur le plan sexuel.

Les Françaises ne sont pas les Européennes les plus épanouies au lit. C’est ce que révèle une étude menée sur plus de 6.000 femmes, interrogées dans le cadre d’une étude menée dans six pays européens : Espagne, Italie, France, Allemagne, Pays-Bas et Royaume-Uni. Nos voisines italiennes et espagnoles se disent également moins heureuses dans leur vie sexuelle. Les trois pays méditerranéens en tête de ce classement peu glorieux sont aussi ceux où les femmes ont le plus régulièrement des rapports sans en avoir envie : 24 % des Espagnoles disent être dans ce cas, 20 % des Françaises alors qu’elles sont 18 % en Italie.

Sodomie ou « 69 », des pratiques liées à la culture

En Europe, c’est en Hollande que les femmes affichent le plus haut degré d’épanouissement sexuel avec 38 % des femmes qui se disent « très satisfaites » de leur vie sexuelle actuelle. Un chiffre lié au « libéralisme néerlandais en matière de mœurs », pays où l’éducation sexuelle des enfants est faite plus tôt qu’en France, selon l’étude.

Ces résultats semblent liés à des différences des pratiques sexuelles entre les différents pays. C’est dans les pays où la sexualité orale est le plus développée que les femmes sont le plus satisfaites, explique l’étude. Aux Pays-Bas, les fellations et le « 69 » sont plus répandus. Dans le sud de l’Europe, où les femmes sont moins épanouies, on constate une « faible prévalence des pratiques bucco-génitales » car connotées négativement. C’est aussi en France que se pratique le plus fréquemment la sodomie, une pratique « loin d’être celle qui suscite le plus facilement l’orgasme chez les femmes, cela peut jouer à la baisse dans leur taux de satisfaction sexuelle », suggère le rapport.

La vie sentimentale semble compter comme un critère lié à l’épanouissement sexuel. En effet, les Françaises sont aussi les plus mécontentes de leur vie affective, avec 28 % des personnes interrogées qui s’en disent insatisfaites. Enfin, l’étude montre que les femmes françaises ne manquent pas d’expérience : elles ont 7,5 partenaires au cours de leur vie, plus que les Italiennes (5,8) ou les Espagnoles (6,4).

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 18:23

Saviez-vous que le jour de l’année le plus propice aux crises cardiaques

est le 24 décembre

Une étude de chercheurs suédois révèle que la période de Noël, et essentiellement le 24 décembre, est propice aux crises cardiaques. Un état de fait constaté également par d'autres travaux, réalisés par des cardiologues de Los Angeles en 2004.

Les questions posées:

"Pourquoi cette hausse du nombre de crises cardiaques spécifiquement à Noël ? Quels facteurs entrent en ligne de compte ? Quelles personnes sont les plus concernées ? "

Tout comme l’article suédois en référence du BMJ, la littérature internationale montre de manière récurrente que toutes les périodes de stress collectifs, qu’ils soient positifs ou négatifs, sont génératrices d’une augmentation des accidents cardiaques et cérébraux-vasculaires. Crises politiques, guerres civiles, événements sportifs mais bien sur aussi les liesses populaires et sportives d’autant qu’elles s’associent à une augmentation significative d’activité physique et pour les périodes festives à une surconsommation de substances psycho-actives comme le tabac, l’alcool, le café ou même des drogues plus dures ainsi qu’une sur consommation alimentaire notamment hydro-sodée et très riche en calories.

Très schématiquement tous ces facteurs entrainent une augmentation de la consommation en oxygène du corps (muscles, digestion…) et entrainent une augmentation de la sécrétion de catécholamines  ce qui augmente le travail du cœur et modifie des paramètres biologiques parfois de manière très importante. Deux exemples caricaturaux : risque d’hyperglycémie d’origine alimentaire et au contraire d’hypoglycémie profonde lors d’alcoolémie sévère ou bien surcharge hydro-sodée brutale (fruits de mer, charcuteries, poissons fumés…) favorisant une poussée tensionnelle avec risque d’AVC, d’un infarctus ou une poussée d‘insuffisance cardiaque aigue.

En outre d’autres travaux ont montré que le froid, la pollution et la baisse de la durée d’ensoleillement étaient des situations aggravantes, ce qui est le cas pour Noël au moins dans l’hémisphère nord et plus particulièrement en Suède et dans les pays nordiques.

Bien sur les personnes les plus exposées sont les personnes âgées (plus de 75 ans) et celles atteintes de pathologies chroniques  notamment cérébraux-vasculaires (HTA, Insuffisance coronarienne, Insuffisance cardiaque , atteinte cérébrale vasculaires) mais aussi les personnes à risque : hypertendus, diabétiques, insuffisants rénaux ou respiratoires… ainsi que les personnes ayant des conduites à risque alcoolisme et tabagisme par exemple, sans parler des effets délétères spécifiques à certaines drogues comme la cocaïne.

Quelles autres périodes de l'année sont concernées par ces risques accrus ? Comment les personnes à risque peuvent-elles se prémunir de cette éventualité ?

Toutes les situations de stress collectif sont susceptibles d’augmenter l’incidence de ce type d’accidents. Il faut lutter contre ces risques, d'abord par la transmission d’une bonne information sur les caractéristiques, les risques et les signes de complications de la pathologie ou des facteurs de risque de ces personnes. C‘est ce qu’on appelle la promotion ou l’éducation à la santé pour la population générale et l’éducation thérapeutique pour les personnes atteintes de maladies chroniques ou les personnes à risque.

Ensuite par une information générale et une incitation à la modération des conduites comportementales. Cette information peut être apportée par tous les médias transactionnels que ce soit des professions médicales, pharmaceutiques ou des professions paramédicales aussi bien que la presse grand public, écrite ou sur internet.

La diffusion de messages sur les grands médias audio-visuels par les instances représentatives des usagers ou de la puissance publique comme Santé Publique France ou l’Assurance Maladie pourraient tout à fait relayer cette information en évitant les discours moralisateurs inefficaces : ce qui est important c’est de diffuser une information claire, valide et compréhensive.

Mais il est évident que l’acteur essentiel est l’individu lui-même qui doit connaitre et comprendre les risques et adapter son comportement en bonne connaissance de cause. C’est un choix ultime qui repose sur la part irréductible de la personnalité de tout un chacun.

 

Notez : Les informations de ce billet sont transmises & publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de ce billet, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 11:13

Des crédits d'impôts ..........." Les remplacements de fenêtres ne seront finalement pas éligibles"

Selon mes informations, Matignon a refusé de rendre la pose de fenêtre à nouveau éligible au crédit d'impôt transition énergétique."

Patatras ! Alors que des rumeurs avaient laissé entendre ces derniers jours que le gouvernement était prêt à introduire les poses de fenêtres doubles vitrage dans le crédit d’impôt pour la transition énergétique (Cite)… il n’en sera finalement rien. Interrogé par Capital, Philippe Liébus, président de la Capeb, révèle que “Matignon a finalement enterré cette mesure pourtant validée dans un premier temps par le ministre de la Transition écologique.’”

Selon nos informations, le compromis de départ visait à réintroduire un crédit d’impôt à 15% pour les poses de fenêtres double vitrage, en réduisant l’effort fiscal prévu pour l’enlèvement des vieilles chaudières à fioul, une autre mesure qui doit être introduite par voie d’amendement gouvernemental dans le projet de loi de finances. Sauf nouveau rebondissement de dernière minute, le veto de Matignon semble donc définitivement fermer la porte à cette option.

L’amendement visant à étendre le Cite au remplacement des chaudières au fioul devrait toutefois bien être déposé et examiné en fin de semaine à l’Assemblée dans le cadre du projet de loi de finances. Ce, même si les détails exacts de la mesure ne sont pas encore connus.

Contacté par nos soins, le cabinet d’Edouard Philippe n’a pour l’heure pas répondu à nos sollicitations.

Pour rappel, le crédit d’impôt transition énergétique est accordé aux propriétaires réalisant des travaux de rénovation énergétique. Une liste précise de travaux est définie par la loi. Pour 2018, le crédit d’impôt s’élève à 30% des dépenses pour les travaux suivants :

Isolation des murs ;

Isolation des toitures ou terrasses ;

Isolation des parois vitrées ;

Installation d’équipements de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire (ECS) fonctionnant au bois ou autre biomasse ;

Installation équipements de production d’ECS fonctionnant à l’énergie solaire ou avec une pompe à chaleur ;

Installation de chaudières à condensation ou à micro-cogénération, équipements de production d’énergie utilisant une source d’énergie renouvelable (pompe à chaleur) ;

Réalisation d’un diagnostic de performance énergétique (DPE), hors obligation réglementaire ;

Installation d’une borne de recharge de véhicules électrique

>> Lire aussi - Chaudière au fioul : pourrez-vous bénéficier de la nouvelle prime à la conversion ?

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29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 06:36

Gazole :

 "Un racket en bande organisée"

(Voyons exactement les chiffres réels)

 

Les chiffres : en un an (le 25/10), le prix à la pompe du SP95 E5 a augmenté de 19,1 c/l (+14,1%) alors que le Gazole B7 a augmenté de 28,5c/l (+22,8%), voir réf 1, donc un écart de 9,4 c/l, (dont 3,7c/l d’écart de taxe sur les produits pétroliers). Il est parfois question de « double peine », mais en réalité c’est une triple peine, car l’augmentation dépasse la hausse du pétrole et les taxes, il y a un « haro » sur le diésel dont chacun profite pour piquer dans la poche des usagers (voir réf2).

L’état

Après avoir piégé les automobilistes en préconisant le diésel qui consomme et rejette 30 % de moins (bonus-malus du Grenelle de l’environnement en 2007), il y a eu un brusque revirement en 2015, en accusant le diésel de tous les mots, avec notamment le fake des 40 000 morts par an « dus au diésel » alors que c’est une extrapolation de la surmortalité lors de pics de pollution toutes pollutions confondues basée sur des chiffres antérieurs à l’introduction du filtre à particules (voir réf 3). Décision a alors été prise de surtaxer progressivement le gazole et rattraper en 4 ans le prix de l’essence, en augmentant les prélèvements fiscaux de 15 centimes par litres l’essence et de 30 centimes par litres le gazole sur cette période (mais dès la première année le prix gazole a bondi bien au-delà de la surtaxe, pour dépasser parfois celui du E10)

Noter au passage que le gazole (B7) comporte 7 % de diester qui devrait être détaxé (tout comme les 10 % d’agro-éthanol de l’E10)

 Les pays producteurs

Dans la mesure où les pays émergents augmentent drastiquement leur consommation -ce qui était bien évidemment prévisible du fait du rattrapage du parc automobile (1 million de voitures par an en Chine) malgré les objectifs ubuesques de réduction de la COP21-, la tension de la « demande » par rapport à l’ « offre » amène inéluctablement une forte hausse du prix du pétrole par les pays producteurs, et c’est une tendance générale qui ne pourra que s’accentuer -à moins de recourir davantage aux agro carburants- . Ceci entraîne mécaniquement une hausse de la TVA perçue par l’état.

 Les compagnies pétrolières, raffineurs et distributeurs

Alors que l’écart sur les taxes est de 3,7 c/l et que le prix du pétrole a augmenté autant pour les deux carburants, la différence de hausse hors taxes en un an (5,7c/l) est empochée par les compagnies pétrolières (voir réf 4). Or ceci est constaté toutes marques confondues, il y a donc entrave à la concurrence. Certes il a pu y avoir un coût pour améliorer la qualité du produit (taux de soufre) mais pas à cette hauteur, il y a certainement une entente implicite voire des consignes pour « brimer » le gazole à titre dissuasif (en rognant peut-être les marges sur le SP95 qui a augmenté moins que le SP98 et même l’E10)

 Les complices

"Constructeurs automobiles"

Après avoir vendu des véhicules diésel plus coûteux que des véhicules essence en profitant de la vogue provoquée par le bonus écologique (cela avait même commencé avant), les constructeurs poussent désormais au remplacement de ceux-ci par des hybrides-essence ou des voitures électriques favorisés par les diverses primes et subventions publiques, en poussant à « mettre à la casse » des véhicule encore en parfait état de marche : gaspillage « écologiquement correct » !! Noter au passage que ces hybrides-essence « vertueux » consomment quand même en usage réel davantage que des petits diésels.

L’approche raisonnable aurait été de favoriser la vente les véhicules moins polluants grâce à des critères adéquats de bonus-malus (curieusement inchangés pour l’instant) et primes à la reprise (sans besoin de surprimes pharaoniques), de sorte que le renouvellement progressif naturel du parc aurait conduit en une quinzaine d’année au même résultat, ceci sans gaspillage éhonté. De toutes façons la France ne représente que 1 % de la pollution atmosphérique mondiale, notre empreinte est négligeable pour le climat par rapport au total.

 Média suivistes

Les média ont consciencieusement relayé les campagnes anti-diésel (en propageant notamment le fake des 40 000 victimes), et même la presse automobile qui ne tarissait pas d’éloges sur les moteurs turbo diésel à injection directe et filtres à particules a subitement viré de bord pour suivre le vent dominant et ne jure qu’électrique (voire essence, qui désormais reprend les technos d’injection directe et turbo ...et rejette autant de particules fines).

 CONCLUSION

La hausse cumulée du prix du pétrole (donc tva), de la taxe sur les produits pétroliers, et de la marge des distributeurs conduit à une inflation insensée du gazole (et du fuel domestique), qui brime les usagers et brime l’économie nationale

Il faut donc -comme l’opposition comme la presse commencent à évoquer-, un moratoire sur la taxation des carburants pour ne pas pénaliser davantage le pays. Le gouvernement refuse jusqu’ici, car l’ « écologie punitive » est une manne pour les caisses de l’état, avec le cynisme de prétendre le faire pour la bonne cause. Les affirmations de baisse de la fiscalité et de hausse de pouvoir d’achat sont des mensonges éhontés, et le chômage est reparti en hausse du fait de la baisse de consommation.

Par contre, conformément à une récente recommandation de l’ONU, il faut réduire le gaspillage lié aux transports intercontinentaux -non taxés et utilisant un carburant contenant 1000 fois plus de soufre !- et inciter à produire et consommer local. Or une énergie plus chère en local pousse aux délocalisations, donc il faut mettre enfin en place (unilatéralement si l’UE ne suit pas), une taxe carbone aux frontières

 ref 1 : https://carbu.com/france/index.php/prixmoyens


ref2 : http://www.europe1.fr/societe/hausse-des-prix-du-carburant-cest-du-racket-3786488

réf 3 :  https://alerte-environnement.fr/2013/03/04/le-diesel-fait-il-vraiment-40-000-morts-par-an/

ref 4 : https://www.capital.fr/economie-politique/prix-carburant-2018-hausse-essence-gazole-diesel-distributeur-distributeurs-marges-marge-etat-1287112

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22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 07:55

Saviez-vous que se coucher en

chaussettes permettrait

de mieux dormir

Couvrir ses pieds, c'est les garder au chaud, mais, ça serait aussi l'occasion de passer de meilleures nuits. Une étude étonnante venue de Corée.

Vous avez pris l’habitude de vous endormir avec des chaussettes ? Eh bien vous avez semble-t-il mille fois raison ! En Corée du sud, des scientifiques ont mené une étude sur le sujet et leurs conclusions sont formelles : cette habitude permettrait de tomber plus vite dans un sommeil de meilleure qualité… et plus long ! Explications.

Répondant aux noms de Yelin Lo et Joo-Young, ces chercheurs coréens ont cherché à savoir si l’on pouvait établir un lien entre le port des chaussettes et la qualité du sommeil. Ils ont donc choisi six jeunes hommes ne présentant aucun trouble du sommeil et ont comparé l’état de leurs nuits avec et sans chaussettes (dans une salle à température constante).

Leurs conclusions ont été relayées par LCI. Les voici : dormir avec des chaussettes fait monter la température des pieds d’1,5° mais, surtout, permettrait de s’endormir 7,5 minutes plus tôt, de se réveiller sept fois moins souvent la nuit et, au total, de dormir 32 minutes de plus !

Si vous avez un peu de mal à trouver le sommeil ou si vous trouvez que vos nuits sont un poil trop agitées, vous savez désormais ce qui vous reste à faire.

Bonne nuit !

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1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 06:37

A propos de la 5G…………….

L'enquête de la semaine................

L’Arcep lance une nouvelle consultation publique

Promesse d'un Internet ultra-rapide, la 5G va démultiplier les débits sur les réseaux et connecter un nombre quasi illimité d'objets

Les opérateurs, équipementiers et industriels ont jusqu'au 19 décembre pour faire part de leurs besoins au régulateur des télécoms. Une première étape avant l'attribution des fréquences mi-2019.

Opérateurs télécoms, équipementiers, collectivités territoriales, industries « verticales », comme l'automobile ou la santé : jusqu'au 19 décembre, tout ce petit monde va être bien occupé. L'Arcep vient en effet de lancer, ce vendredi, une nouvelle consultation publique pour déterminer les conditions d'attribution des fréquences 5G, au coeur de la bataille pour le prochain standard de téléphonie mobile, promesse d'un Internet ultra-rapide. Les acteurs du marché ont sept semaines pour faire remonter leurs besoins au gendarme des télécoms. « L'idée, c'est de sonner le tocsin, pour forcer la réflexion » dit-on à l'Arcep.

Cette autorité administrative indépendante (AAI) créée en 1997 a pourtant déjà mené trois consultations à ce sujet, dont une dernière lancée en juillet. Mais jusqu'à présent, elles étaient toutes plutôt techniques. L'objectif cette fois est de mieux comprendre les besoins du marché, en vue d'une attribution mi-2019, selon la feuille de route  annoncée en juillet par le gouvernement.  L'objectif final étant de pouvoir lancer commercialement la 5G en 2020.

Trois bandes de fréquences sont concernées : les 1,4 gigahertz (GHz), 3,4-3,8 GHz et les bandes dites « millimétriques » supérieures à 24 GHz. Gérées par une agence dédiée, l'ANFR, ces ressources rares et stratégiques sont la propriété de l'Etat français qui les alloue à différentes entités (ministères, chaînes de télévision dont celles de la TNT, opérateurs télécoms...) pour une durée limitée.

Une procédure longue et compliquée

Si l'Arcep a décidé de multiplier les consultations, au risque de mettre la France en retard dans la course à la 5G, c'est que l'attribution des fréquences va être cette fois bien plus compliquée que lors de la 4G. Par rapport au standard actuel, la 5G va permettre de connecter un nombre quasi illimité d'objets, allant des smartphones aux robots dans les usines, en passant par les grandes infrastructures : ports, aéroports, réseaux de gaz ou d'électricité... Pour la première fois dans l'histoire de la téléphonie mobile, des réseaux télécoms vont donc être construits en priorité pour les industriels, expliquent les experts du sujet.

La multiplication du nombre d'acteurs change donc la donne en matière d'attribution des fréquences : qui doit les obtenir en priorité, et à quel prix ? « Les industriels n'ont jamais exploité des réseaux de bout en bout, ce n'est pas leur métier » juge un opérateur télécoms, qui prévient : « il faut que nous récupérions des bandes larges, à forte capacité, et éviter au maximum la dispersion, l'attribution des fréquences par petits lots ».

Autre obstacle : les bandes nécessaires à la 5G (sauf celle des 700 MHz ,vendue par blocs en 2015) sont aujourd'hui partiellement occupées. Avant de pouvoir les attribuer aux opérateurs ou aux industriels, il faut donc les « libérer ». Par exemple, les fréquences de la bande 25,5 - 27 GHz sont utilisées par le ministère des Armées, le Centre national d'études spatiales et l'administration chargée de la météo, rappelle l'Arcep.

« C'est un processus complexe. Quand on entend dire que les militaires devraient libérer leur bande de fréquences, on parle d'entités publiques qui ont investi des centaines de millions d'euros sur des décennies et qui vont devoir changer leurs infrastructures. Cela prend du temps » expliquait cet été Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat en charge du Numérique, dans une interview aux « Echos ».

Enchères de tous les records en Italie

La consultation publique doit aussi permettre de trancher les modalités d'attribution, enchères ou autres. Plusieurs pays européens, comme l'Allemagne et l'Espagne, ont alloué les fréquences 5G via des enchères. En Italie, la procédure, organisée pendant deux semaines, a même battu tous les records : les opérateurs locaux (TIM, Vodafone, Iliad et Wind Tre) ont dépensé collectivement 6,5 milliards d'euros. Un montant inédit qui ira directement dans les caisses de l'Etat italien, mais qui va devoir être amorti par les opérateurs transalpins, déjà fragilisés par une « guerre des prix » qui réduit les marges.

En France, le mode d'attribution n'a pas encore été décidé. « Par le passé, le critère financier a pu avoir beaucoup d'importance, mais maintenant les esprits ont changé. Il y a un espace pour être inventif » estime Sébastien Soriano, le président de l'Arcep, dans une interview à l'agence Reuters.  En janvier, le gouvernement avait réalloué les fréquences 4G gratuitement aux opérateurs, qui en échange s'étaient engagés à mieux couvrir le territoire, dans le cadre du « New Deal » mobile. Mais selon l'Arcep, répliquer cet échange de bons procédés est plus difficile avec la 5G.

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 06:17

Tout savoir sur le gouda, la meule d'or des Hollandais

Dans les années 1980, une campagne publicitaire vantait les délices de «l’autre pays du fromage ». Un slogan devenu populaire chez les Français… sans être très efficace : face à nos odorantes pâtes dures et molles, les meules hollandaises, continuent de faire pâle figure.

Mais c’est mal connaître la fromagerie batave. Notamment son fleuron, le gouda (prononcer «rrraouda»), qui représente 60 % de la production nationale. Ce fromage au lait de vache, l’un des plus consommés au monde, cache bien son jeu. Il offre une étonnante variété d’affinages et de saveurs, avec, selon l’âge, une texture tendre relevée de notes de noisette ou des arômes plus piquants soulignés par une consistance ferme.

Aux Pays-Bas, l’engouement pour cette pâte couleur d’or est tel qu’on la fabrique sur tout le territoire. Mais, comme son nom l’indique, c’est la ville de Gouda, située à une soixante de kilomètres au sud d’Amsterdam, qui reste son fief. Depuis le Moyen Age, cette charmante cité perpétue un drôle de rituel : tous les jeudis matins, de début avril à fin août, les fermiers des alentours, dont les vaches paissent dans les prés des polders, ces terres gagnées sur la mer, se rassemblent au marché pour offrir un spectacle pittoresque. Leurs charrettes (eh oui !) croulent sous le lourd fromage (jusqu’à quatre-vingts kilos), qu’ils écoulent en négociant bruyamment. Une fois un terrain d’entente trouvé, vendeurs et acheteurs concluent leur affaire par de sonores hand-jeklap (tapes dans les mains), en déclamant le prix à haute voix. Puis les meules sont pesées dans le Waag (littéralement, «la balance »), un bâtiment où, naguère, les marchandises destinées à être exportées dans l’immense empire néerlandais étaient taxées selon leur poids. Aujourd’hui, la plupart des goudas sont produits de manière industrielle – les (mauvaises) imitations prolifèrent à l’étranger, aux Etats-Unis par exemple. Mais il existe en Hollande 300 fermiers qui concoctent, à partir de lait cru entier, un fromage artisanal bénéficiant d’une IGP (indication géographique protégée). Eux reproduisent les méthodes et les gestes ancestraux, qui rappellent le tableau de Vermeer, La Laitière. Un portrait peint en 1658, et dont l’artiste ne se doutait guère qu’il deviendrait, des siècles plus tard, l’icône de l’industrie laitière et fromagère.

Oubliez les goudas sous vide du supermarché

Pour explorer toute la palette de textures et de parfums, courez chez votre fromager.

Choisir 
La teinte de la paraffine, qui protège la pâte des moisissures, dépend de l’affinage : la cire jaune ou rouge recouvre les fromages jeunes (à partir de deux mois), caractérisés par leur doux goût de crème, tandis que la noire enrobe les meules de vieux (jusqu’à cinq ans d’âge), constellés de cristaux et à la saveur prononcée de caramel au beurre salé. On trouve aussi nombre de déclinaisons aromatisées au cumin, aux graines de moutarde, aux orties, au pesto, aux tomates séchées, au paprika…

Préparer 
Certains Hollandais le déguste en cubes. Mais rien ne vaut une tranchette à fromage (sorte de rasoir) pour couper des lamelles à l’épaisseur idéale.

 

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 07:06

La folle histoire de la statue de la Liberté

La statue de la Liberté est le fruit d’un étonnant pari politique, technologique et commercial. De sa naissance en Moselle, en 1865, à son inauguration à New York, en 1886, retour sur cette folle aventure franco-américaine.© Library of Congress

Le soir du 21 avril 1865, l’heure est à la fête chez Edouard de Laboulaye. Dans sa demeure provinciale de Gatigny, commune de la Lorraine située à 12 kilomètres de Metz, ce professeur de droit au Collège de France et ardent promoteur du système politique américain a convié ses amis libéraux à célébrer la victoire de l’Union sur les sécessionnistes du sud des Etats-Unis. Toutefois, un malaise gâche l’ambiance. Napoléon III a pris le parti des sudistes afin de conforter sa position au Mexique qui fait l’objet d’une intervention française depuis 1862. Comment dire aux unionistes que les Français partagent malgré tous leurs valeurs ? Edouard de Laboulaye a une idée : ériger, aux Etats-Unis, un monument avec « un travail commun de nos deux nations ». Parmi les convives, un certain Frédéric Auguste Bartholdi, 31 ans, écoute les paroles du professeur. Ce sculpteur prometteur, issu d’une famille alsacienne aisée, est séduit par un tel projet. Reste à savoir comment mettre en place une telle opération et à quoi pourrait bien ressembler ce monument singulier. Il faudra attendre une dizaine d’années avant que l’idée ne prenne réellement forme. Les relations entre la France et les Etats-Unis deviennent tendues lorsque, en juillet 1870, l’Amérique choisit de soutenir la Prusse dans le conflit déclenché par Napoléon III. Pour autant, Bartholdi ne renonce pas à son dessein. Fasciné par les colosses antiques, comme celui de Rhodes – gigantesque effigie du dieu grec Elios qui servait de porte d’entrée de l’île –, le sculpteur avait proposé à Ismaïl Pacha (1830-1895), souverain d’Egypte, d’édifier une statue à la gloire de son pays pour ouvrir l’entrée du canal de Suez. Une déesse romaine, Libertas, sous les traits d’une paysanne égyptienne. Nom de l’œuvre : L’Egypte apportant la lumière à l’Asie. Et si le projet n’a pas abouti, l’Alsacien souhaite alors utiliser ses croquis pour concevoir un équivalent new-yorkais. En 1871, il s’exile aux Etats-Unis, fuyant Colmar, sa ville natale occupée par les armées prussiennes de Bismarck, et la Commune, dont il réprouve la violence. Dans ses bagages, il emporte deux modèles de statues et des lettres d’introduction d’Edouard de Laboulaye.

A Washington, Bartholdi se heurte à l’indifférence du président Ulysses S. Grant

 

Outre-Atlantique, Frédéric Auguste Bartholdi s’efforce de rallier les Américains à sa cause. Pour lui, ce symbole offert par la France à l’Amérique doit être élevé à Bedloe’s Island, îlot à l’embouchure du chenal menant au port de New York. Donc visible de tous les navires arrivant du Vieux Monde… Mais l’accueil est mitigé. Si à Philadelphie, l’Union League Club, un réseau de libéraux fortunés, s’enthousiasme et promet une importante aide financière, à Washington, le sculpteur se heurte à l’indifférence du président Ulysses S. Grant. Quant aux conservateurs, qui assimilent la liberté française au radicalisme de la Commune, ils se méfient de cette statue venue de l’Hexagone. En outre, le climat politique de la France, que Bartholdi regagne à l’hiver 1871, n’est pas non plus propice aux idéaux de liberté. Le gouvernement Thiers doit faire face à une vague royaliste demandant la restauration d’une monarchie.

 

Le financement, côté français, va durer… cinq ans !

Quatre ans plus tard, l’heure de la phase de construction du monument semble pourtant arrivée. Certes, Edouard de Laboulaye sait qu’il ne doit attendre aucun soutien du nouveau président de la République Mac Mahon, ancien Versaillais pendant la Commune. Mais le regain de popularité des républicains se fait sentir jusque dans le Parlement. C’est donc dans cette atmosphère politiquement favorable que le professeur décide de donner, en 1875, le feu vert à une statue de Bartholdi dont le nom exact sera La Liberté éclairant le monde. Edouard de Laboulaye, qui rêve d’une inauguration en 1876, pour le centenaire de l’indépendance américaine, est pourtant loin d’imaginer que le financement, côté français, va durer… cinq ans ! Pour collecter les 400 000 francs de l’époque (2 millions de dollars actuels, soit 1,6 million d’euros) jugés nécessaires pour débuter le chantier, un comité, « l’union franco-américaine », est mis sur pied, composé de modérés et de personnalités républicaines comme Hippolyte de Tocqueville, frère d’Alexis, l’auteur de De la démocratie en Amérique (1835 et 1840).

Au mois de novembre, un somptueux gala est organisé dans la grande galerie du Louvre. Bilan : 40 000 francs collectés. Et l’adhésion d’Elihu Washburne, ambassadeur américain en France, qui parvient à convaincre le Congrès de faire de Bedloe’s Island la terre d’accueil de la statue. Le comité mise sur un soutien populaire grâce aux échos de la presse. De fait, la plupart des journaux modérés relayent la campagne de souscription, à l’image du quotidien Le Petit Journal qui incite ses 350 000 lecteurs à la générosité.

La torche qu’elle brandit est conçue par le célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc

La statue s’installe petit à petit dans l’imaginaire collectif : des revues comme L’Illustration multiplient les publications de dessins de ce monument néoclassique d’une hauteur prévue de 45 mètres. La torche qu’elle brandit, conçue par le célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc, et sa couronne de rayons font beaucoup parler d’elles dans les rues de Paris. En guise de préambule de ce travail titanesque, une statue d’argile d’une hauteur de 2,11 mètres sert de maquette dans les ateliers de « plomberie et cuivrerie d’art » Monduit, Gaget, Gauthier et Cie, lesquels ont gagné l’appel d’offres pour les travaux de confection et d’érection de cette « statue de la Liberté ».

Lors de l’Exposition universelle en 1878, les visiteurs payent pour se hisser sur la tête de la statue

Dans leurs ateliers du nord-ouest de Paris, les artisans commencent par fabriquer la main et la torche. Las, l’année suivante, les travaux sont interrompus. La cause ? Frédéric Auguste Bartholdi a sous-estimé les montants nécessaires. Meilleur communicant que comptable, le sculpteur profite alors de l’invitation de l’Union League Club pour exposer la main et le flambeau à Philadelphie pour la célébration du centenaire de l’indépendance américaine. Aux visiteurs qui s’enthousiasment, il entreprend de vendre photographies, lithographies, statuettes et même des fragments de métal extraits de la statue. Le succès est tel que le sculpteur recommence cette opération commerciale en France. En 1878, lors de l’Exposition universelle de Paris, sur le Champ-de-Mars, les visiteurs payent pour se hisser sur la tête de la statue, réalisée entre-temps grâce aux fonds recueillis aux Etats-Unis. Et c’est ainsi qu’en 1880, la somme pour terminer le monument est réunie. L’aventure technologique peut donc commencer avec la fabrication de la pièce essentielle : le corps de la statue.

Très vite, les ingénieurs soulèvent une problématique : comment Lady Liberté pourra-t-elle tenir face aux vents parfois très violents qui balaient la rade de New York ? Gustave Eiffel, grand industriel nommé ingénieur principal du projet, après la mort de Viollet-le-Duc en 1879, apporte la solution en transposant la technologie révolutionnaire qu’il applique dans le monde entier à ses ponts ferroviaires. La statue devient une sorte de tour Eiffel moderne revêtue d’une toge antique. Plus techniquement, sous son drapé composé de centaines de minces plaques de cuivre, elle dissimule un squelette souple constitué d’un pilier central soutenu par de fines poutrelles qui offrent une résistance au vent.

En 1882, au terme de sept ans de travail acharné, les centaines de pièces entrent en phase d’assemblage

Chez Monduit, Gaget, Gauthier et Cie, quelque 600 plâtriers, ferronniers et ingénieurs œuvrent jour et nuit à ce gigantesque chantier. Il s’agit, dans un premier temps, d’agrandir à l’identique le modèle d’origine, ce qui demande de minutieux calculs. Rien ne doit être laissé au hasard. L’eau de mer, par exemple, susceptible d’asperger la statue durant les jours de tempête, menace de provoquer des décharges électriques aux endroits où le fer entre en contact avec le cuivre. Pour pallier ce problème, les ouvriers glissent des tissus recouverts d’amiante en guise d’isolant, une technique utilisée pour les navires. Enfin, en 1882, au terme de sept ans de travail acharné, les centaines de pièces entrent en phase d’assemblage. Progressivement, la silhouette de la statue surgit au-dessus des toits des immeubles haussmanniens. Deux ans durant, elle devient une présence familière et aimée, louée par la presse. Du président de la République, Jules Grévy, à Victor Hugo, qui la qualifie de « gage de paix permanent », les personnalités défilent pour voir la statue avant qu’elle ne soit officiellement présentée à l’ambassadeur américain Levi Morton, le 4 juillet 1884, pour ensuite être démontée. Toutes les pièces sont alors rangées et numérotées dans 212 caisses. Direction la baie de New York.

​​​​​​​De Paris à Rouen, la statue déboulonnée est transportée par chemin de fer. Elle entreprend ensuite la traversée de l’Atlantique à bord de la frégate Isère où embarquent la famille Bartholdi, les époux Gaget et une équipe de douze ouvriers affectée au démontage et à la reconstruction du colosse. Après avoir affronté plusieurs tempêtes en plein océan, le bateau est accueilli en fanfare dans le port de New York le 17 juin 1885. Mais les caisses resteront scellées sur le sol américain pendant un an ! Sur Bedloe’s Island, les fondations et le piédestal ne sont hélas pas achevés lors de l’arrivée de la statue démontée. Depuis 1877, les soutiens américains – avec l’Union League Club – s’efforcent tant bien que mal de réunir de quoi financer le socle, mais il reste bien difficile de convaincre les élites d’ouvrir leurs portefeuilles pour ce sculpteur français, Bartholdi, trop peu connu aux Etats-Unis.

Le montage de la statue dura deux ans et huit mois. Les Parisiens qui habitaient à proximité ont pu observer les différentes étapes de la construction, de la mise en place des échafaudages à la pause du dernier rivet à plus de 46 mètres de hauteur. -Gaget fait fabriquer des petites répliques qu’il offre aux passants… qui serait à l’origine du mot « gadget »Comme en France, c’est grâce au soutien populaire que la dame de fer est sauvée. En mars 1885, Joseph Pulitzer, grand patron de presse, en appelle à la générosité des 153 000 lecteurs de son quotidien, le New York World. Cinq mois plus tard, 121 000 New-Yorkais ont donné les 100 000 dollars manquants. Dès la fin de l’année, la construction du piédestal est enfin sur le point de s’achever. Sur Bedloe’s Island, les ouvriers s’attellent à l’assemblage de la statue, se suspendant à sa carcasse tels des alpinistes, le vent interdisant la mise en place d’un échafaudage.

L’architecte américain Morris Hunt dessina les plans du socle de la statue, qui s’inspire du phare d’Alexandrie. La construction débuta en octobre 1883, et la dernière pierre fut posée le 22 avril 1886.

Plus de vingt ans après, le rêve fou du sculpteur est devenu réalité de l’autre côté de l’Atlantique…

Le 28 octobre 1886, Frédéric Auguste Bartholdi assiste, ému, à l’inauguration de la statue, entouré d’un million d’Américains en liesse. Gaget, lui, a eu l’idée de fabriquer des petites répliques qu’il offre aux passants. Un immense succès… qui serait à l’origine du mot « gadget ». Pompiers, enfants et soldats défilent dans les rues pavées où des milliers de drapeaux français et américains sont agités avant que le président des Etats-Unis, Grever Cleveland – qui s’était un temps opposé au financement du projet – ne prononce un discours solennel. En ce jour décrété férié, un vent de liberté souffle au-dessus de New York et de la tête de Bartholdi qui a une pensée pour Edouard de Laboulaye, décédé trois ans trop tôt. Plus de vingt ans après le dîner de Glatigny, son rêve fou est devenu réalité de l’autre côté de l’Atlantique…

La torche est la première pièce achevée par les ouvriers, en 1876, dix ans avant l'inauguration de la Statue de la Liberté.

 

Lady Liberté en chiffres

 225 TONNES. Le poids total de l'édifice se compose de 125 tonnes d'acier et 30 tonnes de cuivre. Le socle, constitué de béton et de pierres granitiques, pèse à lui seul 70 tonnes. 
 7,19 MÈTRES. C’est la longueur exacte de la tablette placée dans la main gauche de la statue. Ce livret porte l’inscription « July IV MDCCLXXVI » (4 juillet 1776), date de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique.
 18 300 MARTEAUX ont été utilisés par les ouvriers des ateliers Monduit, Gaget, Gauthier et Cie pour travailler les feuilles de cuivre de la structure métallique. 
 500 000 DOLLARS DE L’ÉPOQUE ont été dépensés pour construire la statue et son socle, ce qui représente 10 millions de dollars actuels, soit 8 millions d’euros. 
 39 KILOMÈTRES. C’était la portée du phare qui, de 1886 à 1902, était en lieu et place de la torche de Bartholdi. 

 7 RAYONS, représentant les continents, ornent la couronne dressée sur la tête de la statue de Bartholdi.

Le Bonus.............

Qui a inspiré le visage de la statue de la Liberté ?

Avec ses traits austères et son regard décidé, le visage de la statue de la Liberté a suscité de nombreuses hypothèses concernant l’identité de son modèle.

Bartholdi a toujours laissé planer le mystère. Pour beaucoup d’historiens, le modèle serait la mère du sculpteur, Charlotte, connue pour ses traits austères. D’autres évoquent la femme de l’artiste, Jeanne-Emilie. Dans son livre Lady Liberty, I Love You(éd. De Rameau, 2013), Nathalie Salmon raconte, elle, l’histoire d’une dénommée Sarah, jeune New-Yorkaise qui épousa, en secondes noces, un ami intime de Bartholdi. Lorsque ce dernier la rencontra, il aurait « vu sa statue ». Enfin, Elizabeth Mitchell, auteure américaine de Liberty’s Torch : The Great Adventure To Build the Statue of Liberty (éd. Atlantic Monthly Press, 2014) est persuadée que la muse du sculpteur n’était autre… que son frère aîné, Jean-Charles.

Source: Géo/Library of Congress

Images:Wikimedia Commons

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4 octobre 2018 4 04 /10 /octobre /2018 06:35

Les carburants vont changer de nom le 12 octobre :

Adieu "sans plomb" et "diesel"

Décryptage pour s’y retrouver dans le nouvel affichage à la pompe en vigueur à partir du 12 octobre prochain.

Rond, carré et losange. Une combinaison sur console de jeux ? Pas seulement. Ces figures géométriques sont les nouveaux sigles qui vont remplacer les appellations « sans plomb 95 » », « sans plomb 98 » ou « diesel » dans les stations-service à partir du 12 octobre prochain. Cette signalétique unique sera mise en place dans toute l’Union européenne et dans des pays voisins comme la Norvège, l’Islande et la Turquie, après la mise en place d’une directive européenne de 2014.

Chaque type de carburant sera désormais représenté par une figure géométrique et des chiffres : un rond pour l’essence, un carré pour le gazole (diesel) et un losange pour les carburants gazeux.

Pour l’essence, la nouvelle dénomination harmonisée sera identifiable facilement avec un cercle entourant un E, associé à un chiffre reflétant la teneur en Ethanol, un biocarburant : 5 % pour l’E5 (actuel sans-plomb 98), 10 % pour l’E10 (sans-plomb 95 - E10) et 85 % pour l’E85.

Le diesel aura lui pour sigle un carré. A l’intérieur, un B associé au chiffre affichant là aussi la teneur en biocarburant. Le sigle XTL désignera de son côté le diesel synthétique, non-dérivé du pétrole brut.

Les carburants sous forme de gaz seront désignés par un diamant, avec un « H2 » pour l’hydrogène, CNG pour le gaz naturel comprimé, LPG pour le gaz de pétrole liquéfié et LNG pour le gaz naturel liquéfié.

Ces nouveaux sigles seront indiqués sur chacune des pompes à carburant ainsi que sur les pistolets. Pour éviter les confusions par les consommateurs, ils seront également sur les clapets des véhicules neufs mis en vente à partir de cette date.

Les distributeurs préviennent que l’affichage ne sera pas forcément modifié dès le 12 octobre. La période de transition pourrait donc se poursuivre après cette date.

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 06:52

Paracétamol, ibuprofène, aspirine : une étude met en garde contre les anti-douleurs

"La consommation d’antidouleurs a explosé ces dernières années. Pris le plus souvent en automédication, ils ne sont pas sans risque, notamment s’ils sont mélangés à d’autres substances."

Mal de tête, de ventre, gueule de bois, fièvre ou courbatures… tout le monde ou presque a déjà eu le réflexe "Doliprane", "Efferalgan" ou "Nurofen" pour atténuer les douleurs. Disponibles en vente libre, souvent pris en automédication et considérés comme des "incontournables" de l’armoire à pharmacie, ces médicaments ne sont pourtant pas dénués de risques.

Une étude de 60 Millions de consommateurs a analysé une trentaine de marques parmi les plus couramment vendues sans ordonnance, et comparé les trois principales molécules : paracétamol, ibuprofène et aspirine. Résultat : "En automédication, certains antidouleurs ont tout à fait leur place. D’autres doivent être écartés, car ils exposent à des effets indésirables sérieux ou à trop de contre-indications." Le magazine délivre quelques conseils…

Le paracétamol à privilégier

 

Recommandation principale de l’association de consommateurs : privilégiez le paracétamol. Parmi les trois substances actives, c’est cette molécule qui présenterait le meilleur rapport bénéfice-risque. Commercialisé sous les noms Doliprane, Efferalgan, Dafalgan ou des génériques, le paracétamol a vu sa consommation exploser ces dernières années. 

Attention tout de même, qui dit à privilégier ne dit pas sans danger. "Le paracétamol n’est pas un bonbon, met en garde le Pr François Chast, de l’Académie nationale de pharmacie interrogé par France Info.

"À 3g par jour, il est anodin. À 10g par jour, il devient potentiellement mortel".

Avaler machinalement un comprimé de paracétamol pour survivre un lendemain de soirée est également une fausse bonne idée, car le mélange alcool et médicaments peut s’avérer dangereux.

"Les deux produits sont détoxifiés par les mêmes enzymes hépatiques, les mêmes types de mécanismes cellulaires. Et donc, à un moment, quand on a consommé trop d’alcool, on a épuisé ses chances de détoxification du paracétamol et il devient toxique pour le foie, au point qu’on peut avoir de véritables lyses hépatiques", met en garde François Chast.

Enfin, toutes les marques de paracétamol ne se valent pas. Selon 60 Millions de consommateurs, la marque Dafalgan serait à privilégier, suivie de Doliprane. Outre le principe actif, les comprimés contiennent des additifs (agents de texture, d’enrobage, adjuvants…) tels que du gluten, du sodium (sel), du saccharose ou du sorbitol (sucres) de l’aspartame (édulcorants)… qui peuvent s’avérer toxiques pour certaines personnes. 

L’ibuprofène avec (grande) modération

En deuxième choix, vient l’ibuprofène Selon 60 Millions de consommateurs, son efficacité est couplée à lintérêt de ses composantes anti-inflammatoires, que lon ne retrouve pas dans le paracétamol. 

Mais plusieurs études antérieures ont mis en garde sur les effets secondaires de la molécule, notamment son impact sur la fertilité, mais aussi sur le système cardio-vasculaire.

L’ibuprofène augmente le risque "de problèmes cardio-vasculaires, comme l’infarctus ou l’accident vasculaire cérébral (AVC), chez les patients prenant de fortes doses" indiquait en 2015 une étude de l’Agence européenne du médicament. Une autre analyse publiée en 2011 dans le British Medical Journal, indique même qu’un patient sous ibuprofène aurait 77 % de risques de plus de mourir d’un AVC qu’un patient prenant un placebo. Un chiffre à prendre en compte, notamment pour les femmes qui absorbent de l’ibuprofène en parallèle de la pilule (qui augmente déjà le risque cardio-vasculaire). 

La molécule doit donc être prise avec précaution, en respectant strictement les dosages et sur des périodes courtes, de préférence sur avis médical.

Côté marques, 60 Millions de consommateurs recommande plutôt Antaréne, Advil, Nurofen et Spedifen.

L’aspirine à éviter

60 Millions de consommateurs recommande d’éviter au maximum de recourir à l’aspirine, en raison d’un ratio "bénéfice-risque" défavorable. Longtemps utilisée pour traiter la fièvre ou la douleur, des études successives sur ses effets secondaires l’ont peu à peu effacée au profil d’autres substances moins dangereuses. 

"Aujourd’hui, sa seule indication raisonnable est la prévention de l’agrégation plaquettaire chez les personnes qui ont des troubles cardio-vasculaires et donc c’est le cardiologue qui prescrit l’aspirine." indique François Chast à France Info.

Pour les douleurs bénignes, la toxicité rénale et hépatique de l’aspirine ou les risques de saignements gastro-intestinaux qu’elle fait courir la rendent trop dangereuse pour être utilisée régulièrement, selon 60 Millions de consommateurs. L’association indique que tous les médicaments testés composés d’aspirine sont "à éviter", l’Aspro Caféine serait même "à proscrire".


Notez : Les informations de ce billet sont transmises & publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de ce billet, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.

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