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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 07:44

De nombreuses personnalités du spectacle, du sport et des médias se sont éteintes en 2025.
Cinéma, télévision, musique, littérature, sport... ls nous ont fait rêver sur l’écran géant d’une salle obscure. Leurs chansons font partie de la bande-originale de nos vies. Nous avons vibré devant leurs exploits sportifs. Leurs émissions ont marqué plusieurs générations de téléspectateurs…
Parmi elles ….

C'est en 2025 qu'ils nous ont quittés.
C'est en 2025 qu'ils nous ont quittés.

Catherine Laborde:

 Présentatrice de la météo sur TF1 pendant plus de vingt-huit ans, Catherine Laborde s'est éteinte le 28 janvier à l'âge de 73 ans. Après son dernier bulletin en 2017, elle avait révélé souffrir d'une maladie neurodégénérative, la démence à corps de Lewy.

Bertrand Blier:

Fils de l'acteur Bernard Blier et cinéaste aussi talentueux que controversé, l'auteur de classiques comme Tenue de soirée, Les Valseuses et Trop Belle pour toi s'est éteint le 20 janvier à l'âge de 85 ans. À son palmarès pas moins de cinq César mais aussi l'Oscar du meilleur film étranger en 1976 pour Préparez vos mouchoirs.

Jean-Luc Petitrenaud

C'était une figure bien connue des amateurs de gastronomie. Le journaliste Jean-Luc Petitrenaud, qui avait notamment présenté les émissions télé "Carte postale gourmande" et "Les Escapades de Petitrenaud", est mort le 10 janvier à l'âge de 74 ans

Jean SarrusMembre fondateur des Charlots, le groupe potache et populaire qui a égayé le cinéma comique français des années 1970, le comédien Jean Sarrus s'en est allé le 19 février à l'âge de 79 ans des suites d'une longue maladie. Bassiste renommé et musicien de talent, il avait tourné dans tous leurs films.

Paul-Loup Sulitzer:

L'écrivain à succès businessman français Paul-Loup Sulitzer est décédé le 6 février à l'âge de 78 ans. Pendant les années 1980, cet ancien patron d'une société de porte-clés avait multiplié les best-sellers aux titres explicites comme Money, Cash et Fortune, avant de rencontrer un immense succès public avec Le Régime Sulitzer, sa méthode de perte de poids.

Yves Boisset:

 Réalisateur,de films politiques comme Dupont Lajoie, R.A.S. L'Attentat ou encore Espion, lève-toi, Yves Boisset est décédé le 31 mars à l'âge de 86 ans. Homme engagé, il n'a eu cesse de dénoncer le racisme au cours de sa carrière.

Herbert Léonard ;

Le chanteur Herbert Léonard, qui avait connu un immense succès dans les années 1980 avec des tubes comme "Pour le plaisir" et "Quand tu m'aimes" est décédé le 2 mars dernier à l'âge de 80 ans, après avoir lutté contre un cancer du poumon. L'hommage de son ami Julien Lepers.

Le pape François ;

Le pape François est mort le lundi 21 avril 2025 à l’âge de 88 ans. Le pontife argentin était en convalescence depuis le 23 mars après avoir été hospitalisé pendant 38 jours pour une pneumonie bilatérale, sa quatrième et plus longue hospitalisation depuis le début du pontificat en 2013. L'Américain Robert Francis Prevost lui a succédé le 8 mai, à 69 ans, devenant le premier pape américain.

Daniel Bilalian ;

Ex-présentateur des journaux télévisés d'Antenne 2 puis France 2 et ancien patron du service des sports de France Télévisions, est décédé le 15 mai à l'âge de 78 ans. Figure bien connue des téléspectateurs, il avait pris sa retraite en 2016, à presque 70 ans et plus de 40 ans de télévision.

Bernard Lacombe;

 Ancien joueur et figure du football français des Girondins de Bordeaux  et de l'Olympique lyonnais, Bernard Lacombe est mort le 17 juin à l'âge de 72 ans. Il était le deuxième buteur de l'histoire du Championnat de France avec 255 buts inscrits en 497 matchs, derrière l'Argentin Delio Onnis. En équipe de France, il comptait 38 sélections pour 12 buts et un titre de champion d'Europe en 1984, le premier des Bleus du foot.

Nicole Croisille

Voix de la chanson française dans les années 1970 mais aussi comédienne et danseuse, Nicole Croisille est morte le 4 juin dernier à l'âge de 88 ans, des suites d'une longue maladie. On lui devait des tubes comme "Parlez-moi de lui" (1973), "Une femme avec toi" (1975) ou encore "Téléphone-moi" (1975).

Philippe Labro :

Écrivain, cinéaste et journaliste, Philippe Labro s'est éteint le 4 juin dernier à l'âge de 88 ans, après avoir marqué la vie médiatique et culturelle française pendant six décennies. Parolier pour Johnny Hallyday, il était amoureux comme lui de l'Amérique.

Thierry Ardisson ;

 L'animateur et producteur Thierry Ardisson, star du PAF surnommée "L'homme en noir", est décédé le 14 juillet à l'âge de 76 ans, des suites d'un cancer du foie. Après avoir fait ses armes dans la publicité avec des slogans passés à la postérité, il avait bousculé le paysage cathodique à partir des années 1980, jusqu'à s'imposer comme l'une de ses figures les plus impertinentes, avec ses talk-shows à succès en soirée. 

Claudia Cardinale ;

 L'actrice Claudia Cardinale, qui fut la muse des plus grands réalisateurs et l'incarnation d'une indomptable beauté, est morte le 24 septembre en France à l'âge de 87 ans. Inoubliable dans Le guépard, Il était une fois dans l'ouest ou encore Huit et demi, elle était l'une des actrices les plus emblématiques du cinéma italien avec Gina Lollobrigida et Sophia Loren.

Charly Oleg ;

 Le pianiste et chef d'orchestre Charly Oleg est décédé le 9 septembre à l'âge de 94 ans. De 1985 à 1993, il avait fait le bonheur des téléspectateurs de "Tournez Manège" sur TF1. Premier prix du Conservatoire des années plus tôt, il avait accompagné Charles Aznavour à ses débuts.

Giorgio Armani ;

 L'emblématique styliste italien Giorgio Armani est décédé le 4 septembre à l'âge de 91 ans. Icône de la mode et bâtisseur d'un empire dans l'industrie du luxe, il s'était distingué dans la haute-couture, le prêt-à-porter, les accessoires, les parfums, les bijoux, mais aussi l'architecture d'intérieur et l'hôtellerie de luxe dans les plus grandes villes du monde.

Jacques Charrier

L'acteur Jacques Charrier, sous les projecteurs lors de sa brève union avec Brigitte Bardot avec qui il a eu un fils en 1960, est mort le 3 septembre à l'âge de 88 ans. On l'avait vu à l'écran dans "La Belle Américaine", "Les Sept péchés capitaux", "La Vie conjugale" ou encore "Le Plus vieux métier du monde".

Jean-René Godart;

Le journaliste sportif Jean-René Godart, qui a longtemps couvert le cyclisme et notamment le Tour de France juché sur une moto pour France Télévisions, est mort le 15 octobre à l'âge de 74 ans.​​​​​​​

Albert Kassabi;

Le chanteur Albert Kassabi, dit "Bébert", leader du groupe de rock Les Forbans qui a connu la gloire dans les années 1980, est décédé le 25 novembre à l'âge de 63 ans. 

 

 

Jimmy Cliff ;

 Charisme naturel, sourire lumineux et voix douce, le chanteur jamaïcain Jimmy Cliff, légende du reggae né James Chambers, est décédé le 24 novembre dernier d'une pneumonie à l'âge de 81 ans. Il avait signé les tubes planétaires "Many Rivers to Cross", "The Harder They Come", ou encore "Reggae Night".

 

Brigitte Bardot;

 Star planétaire, icône féminine du cinéma puis pasionaria de la cause animale coutumière des sorties polémiques, Brigitte Bardot s'est éteinte le 28 décembre à l'âge de 91 ans, longtemps après avoir tiré un trait sur la célébrité et le monde du 7e art. L'actrice de "Et Dieu... créa la femme" et du "Mépris" est décédée dans sa célèbre résidence de La Madrague à Saint-Tropez. Ses obsèques se dérouleront mercredi 7 janvier dans la ville dont elle est devenue un des emblèmes. La cérémonie religieuse sera retransmise sur grands écrans avant une inhumation de la star "privée et confidentielle". 

Évelyne Leclercq ; 

Ancienne animatrice de l'émission "Tournez manège!", jeu matrimonial emblématique des années 1980-1990 sur TF1, Évelyne Leclercq est décédée le 30 décembre, à 74 ans. Elle est morte à Grasse (Alpes-Maritimes), "entourée de sa famille, des suites d'une très longue maladie" et avait "affronté l'épreuve avec un courage hors du commun portée jusqu'au bout par l'amour des siens", a indiqué Céline Olive dans un communiqué.

 

Jean Louis Gasset; 

L’ancien joueur et entraîneur de Montpellier décédé vendredi 26 décembre à l’âge de 72 ans, Acteur marquant du football français, il a notamment été l’adjoint de Laurent Blanc pendant près de dix ans, à Bordeaux, au PSG et en équipe de France.  Personnage très marquant du ballon rond, apprécié pour ses compétences, sa gouaille, son expérience et sa gentillesse, 

Et bien d’autres encore ………..

Source

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1 novembre 2025 6 01 /11 /novembre /2025 11:59
Celui qui manque de quelque chose dans le passé en aura manqué toute sa vie ……

Celui qui manque de quelque chose dans le passé en aura manqué toute sa vie ……

À chacun sa philosophie.

Je me souviens quand ma mère avait pratiquement coupé tout lien avec la famille au cours de ces dernières années d'existence. Elle ne fêtait plus les fêtes et n’enregistrait même plus les numéros de téléphone de son entourage dans son téléphone. Je pensais qu'il y avait un conflit sous-jacent. Mais lorsque ma mère m'a raconté la vérité, je réalise aujourd’hui qu'elle avait complètement raison. Elle suivait déjà cette philosophie et conseillait à tout le monde de ne pas entretenir de relations trop proches avec leurs membres de famille. Cela était lié aux changements associés à l'âge, je me rends compte à mon tour que les gens changent au fur et à mesure qu'ils vieillissent. Le maximalisme jeune disparaît, laissant place à une compréhension sage des événements. Les personnes âgées aspirent de plus en plus à la tranquillité et à la paix. Elles commencent à comprendre qu'il leur reste peu de temps, c'est pourquoi elles apprécient chaque minute de leur vie. Pour les personnes âgées, la communication prend un sens différent. Elles ne veulent pas écouter des leçons, mais il est important de partager leurs expériences et leur sagesse. Maintenir des liens avec leurs proches peut être une source de bonheur, mais les différences générationnelles entraînent souvent des malentendus. Les personnes âgées et les jeunes ont parfois du mal à se comprendre et à faire des compromis. Tient ! (Compromis un mot très à la mode actuellement …)

Il est important de souligner que la plupart du temps, le conflit survient lorsque les deux parties se soucient de leurs propres opinions, ce qui entraîne un éloignement supplémentaire de la famille. C'est pourquoi les personnes plus expérimentées évitent les conversations inutiles. Pas parce qu'elles veulent être seules, mais simplement parce qu'elles ont besoin de calme et de tranquillité. Le bruit des disputes incessantes ne fait que voler leur précieux temps, c'est pourquoi il est souvent plus simple de couper les liens avec leurs proches. Ceux qui souhaitent une vieillesse paisible et harmonieuse choisissent de s'éloigner de tout le monde. Les personnes âgées accordent une grande importance à leur espace personnel et ne laissent entrer dans leur vie que ceux qu'elles veulent vraiment. Cela les aide à préserver leur harmonie intérieure, voilà pourquoi très souvent nous ne sommes pas compris au regard de ceux de ceux qui vivent différemment du simple fait de l’écart d’âge, mais qu’ils se rassurent en matière de temps ce n’est pas l’homme qui le fait avancer, mais le temps qui fait avancer l’homme ……

P - B

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11 septembre 2025 4 11 /09 /septembre /2025 18:15

Rappelons-nous ; Il y a 24 ans jour pour jour, le 11 septembre 2001, 2 977 personnes perdaient la vie, dont 343 pompiers et 60 policiers, lors de l’une des plus grandes attaques terroristes de l’histoire des États-Unis Impossible d’oublier. Hommage à toutes celles et ceux qui ont perdu la vie. Qu’ils reposent en paix………….

11 septembre...........
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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 17:53

La Tête de Maure

Vous l’avez peut-être déjà visitée ou souhaitez -vous prochainement y -aller. Alors connaissez-vous l’origine, l’histoire et la symbolique de l’emblème corse……

La Tête de Maure, ou A Testa Mora en langue corse, est bien plus qu’un simple dessin ou un drapeau : elle incarne l’âme même de l’île. Visible sur les édifices officiels, les véhicules administratifs, les documents publics, les monuments, les vêtements et jusqu’aux tatouages, elle est l’un des rares emblèmes régionaux en France à être aussi profondément ancré dans l’identité d’un peuple.

Mais d’où vient cette figure étrange et puissante ?

Pourquoi une tête noire sur fond blanc ?

Et comment ce symbole est-il devenu celui de toute une nation insulaire ?

Une origine médiévale, entre héraldique et conquêtes

Les premières représentations de têtes de Maures dans l’histoire européenne apparaissent dès le XIIIe siècle. Elles figurent notamment dans les armoiries des rois d’Aragon, qui régnaient alors sur de vastes territoires comprenant la Sardaigne et, parfois, la Corse. Sur ces blasons, on trouvait souvent quatre têtes de Maures, parfois bandées les yeux, symbolisant la victoire du christianisme sur les peuples « infidèles » ou musulmans lors de la Reconquista. Ce motif est encore visible aujourd’hui sur le drapeau sarde, avec ses quatre têtes tournées vers la gauche.

En Corse, c’est au cours du XVIe et XVIIe siècle que l’on commence à retrouver la trace d’une seule Tête de Maure, parfois dans des cartes ou illustrations géographiques. Mais ce n’est véritablement qu’au XVIIIe siècle qu’elle devient un symbole politique et identitaire à part entière.

Le rôle décisif de Pasquale Paoli

En 1755, Pasquale Paoli proclame l’indépendance de la Corse vis-à-vis de la République de Gênes. Il fonde un État corse moderne, avec une constitution, une université à Corte, une monnaie et un drapeau. C’est là que la Tête de Maure devient l’emblème officiel de la jeune nation corse. Paoli en modifie un détail fondamental : le bandeau, qui était jusqu’alors noué sur les yeux, est désormais relevé sur le front. Ce geste symbolise l’émancipation du peuple corse. Les yeux ne sont plus bandés : le peuple voit clair, il est éveillé, maître de son destin. Cette simple modification transforme un symbole de soumission ou de victoire coloniale en étendard de liberté.

Ce drapeau flotte sur l’île jusqu’en 1769, date de l’annexion de la Corse par la France. Pendant deux siècles, la Tête de Maure est alors reléguée au rang de symbole culturel, souvent combattue ou ignorée par les autorités françaises.

Une résurgence moderne

Il faut attendre les années 1970-1980, avec le réveil culturel corse et les mouvements autonomistes, pour voir la Tête de Maure revenir sur le devant de la scène. En 1980, elle est officiellement adoptée par l’Assemblée de Corse comme emblème de la collectivité territoriale. Le drapeau blanc frappé d’une tête noire tournée vers la droite, avec bandeau sur le front, redevient un symbole officiel. Aujourd’hui, il flotte sur toutes les mairies, écoles, administrations et lieux publics de Corse. Il est également reconnu par la population comme une représentation commune, au-delà des divisions politiques.

Symbolique et interprétations

L’interprétation la plus couramment admise est celle d’un emblème de victoire sur les Maures ou d'une ancienne figure liée à la Reconquista. Mais de nombreuses hypothèses cohabitent :

Légende populaire : selon un récit souvent raconté, un jeune Corse du nom de Pablo aurait libéré sa bien-aimée Diana, enlevée par des Maures, en tuant leur chef et en ramenant sa tête. Cette tête serait devenue un symbole de résistance.

Hypothèse religieuse : certains historiens avancent que la tête pourrait représenter Saint Maurice, officier noir de l’armée romaine et martyr chrétien. Cela expliquerait la tête noire, tournée vers la droite, bandeau sur le front en signe de foi et de souffrance.

Héritage aragonais : la version la plus historique reste celle d’une importation par le biais de la domination aragonaise, puis d’une appropriation par les Corses lors de leur quête d’indépendance.

Dans tous les cas, la symbolique contemporaine a évolué : la Tête de Maure est aujourd’hui perçue comme une image de fierté, de résistance, d’identité, de dignité, et surtout de liberté.

Un symbole vivant, entre politique et culture

Bien que profondément enracinée dans la culture insulaire, la Tête de Maure n’est pas exempte de polémiques. Elle a parfois été instrumentalisée à des fins politiques, associée à des mouvements radicaux ou séparatistes, ou utilisée comme un symbole de rejet de l’État français. Mais pour la majorité des Corses, elle transcende ces divisions : elle représente l’île dans toute sa diversité, son histoire singulière, sa langue, son maquis, ses montagnes, et ce lien viscéral au territoire.

Elle s’affiche aujourd’hui partout : sur les vêtements, les produits artisanaux, les festivals culturels, les clubs sportifs, les restaurants… Elle est devenue une signature visuelle, un signe de ralliement et un cri silencieux : « Ici, c’est la Corse. »

La Tête de Maure n’est pas un vestige du passé, c’est un emblème vivant. Elle a traversé les siècles, changé de sens, évolué avec son peuple. Elle incarne une mémoire, une lutte, une identité. Dans un monde où tout se dilue, elle rappelle que la Corse, elle, ne se dissout pas : elle se dessine en noir et blanc, fière et indomptable, le front dégagé et les yeux ouverts.

 

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4 août 2025 1 04 /08 /août /2025 14:52
Le saviez-vous ?

Dans la catégorie Expressions & proverbes d'autrefois 

Que signifie " Pour un point Martin perdit son âne "

 ( On s’expose souvent à subir de grandes pertes et à compromettre ses intérêts

en négligeant les petites choses)

 

C’était à une époque où l’on n’attachait pas une grande importance à la ponctuation. Le chanoine Martin s’adressa à un ouvrier qui n’était pas plus savant que lui sur ce sujet et qui, au lieu de placer la virgule après esto, la plaça après le mot nulli, comme il suit : Porta patens esto nulli, claudaris honesto. Ce déplacement de la virgule dénaturait complètement la première signification, car la phrase latine se traduisait alors ainsi : Porte ne reste ouverte pour personne, sois fermée à l’honnête homme.

Quand le pape eut connaissance de la teneur de cette inscription, il retira l’abbaye au chanoine Martin, mécontent de la façon dont celui-ci entendait la charité chrétienne. Le successeur fit corriger la faute et ajouta ce nouveau vers pour exprimer que Martin avait perdu son abbaye pour peu de chose, Uno pro puncto caruit Martinus asello, ce qui signifiait : Martin pour un seul point perdit son abbaye d’Asello.

On voit que cette explication repose sur une virgule et sur un calembour. Elle a l’inconvénient de ne pas se rapporter beaucoup à notre proverbe, dans le sens où nous l’appliquons, mais elle a l’avantage de démontrer à ceux qui méprisent la ponctuation quelle influence peut avoir sur les destinées humaines une virgule mal placée.

 

Il existe aussi plusieurs versions pour l’explication de ce proverbe

La deuxième  : Un nommé Martin avait joué son âne au jeu ; il ne lui fallait plus qu’un point pour gagner. Il ne put le faire, de sorte qu’il perdit sa partie et son âne. De là, le proverbe qui peut très bien s’expliquer de cette façon et qui dans le fait, a une origine latine, puisque telle est la rédaction : Uno pro puncto cecidit Martinus asello, ce qui revient à la première traduction.

Voici une troisième version mise en avant par quelques parémiographes qui prétendent qu’il faut dire : Pour un poil Martin perdit son âne, et ils résument leur opinion de cette façon : « L’âne d’un nommé Martin avait été perdu à la foire. Notre homme, tout en faisant ses recherches, apprit qu’un particulier venait d’en trouver un et, comme il ne doutait pas que ce ne fût le sien, il courut le réclamer ; mais celui qui l’avait trouvé lui demanda : De quelle couleur est le poil de la bête ? – Il est gris, répondit le réclamant. – Non, répliqua l’autre, il est noir. Et c’est ainsi que pour un poil Martin perdit son âne. »

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22 juillet 2025 2 22 /07 /juillet /2025 07:32

Ces métiers disparus : "le marchand de peaux de lapins"

 

Autrefois, le "Marchand de peaux de lapin"🐇ou "Pelharot" collectait dans les villes et les villages, des peaux de lapins, de lièvres ou d'agneaux🐑.De loin on l’entendait, le plus souvent le dimanche matin criant « « Peaux ! Peaux de lapins ! Peaux ! »
De loin on l’entendait, le plus souvent le dimanche matin criant « « Peaux ! Peaux de lapins ! Peaux ! »

Si certains arrivaient à pas feutrés, lui se faisait remarquer : il claironnait sa venue au moyen d’une trompette stridente qui soulignait ses clameurs : « Pels dé lèbrés, pels dé lopins ! »

Tel était l’appel du Pelharòt (lo pelhaire) qui, passant de maisons en maisons, une trompette dans une main, un bâton dans l’autre et un sac sur l’épaule, venait parfois avec sa charrette ou accompagné d’un gros chien Saint-Bernard tirant une carriole. Il apparaissait quelquefois poussant un vieux vélo attelé à une remorque disparaissant presque sous un monceau de peaux.

Mais, il était aussi intéressé par les chiffons, et les débris de cuivre, de plomb et d'étain. Le pelharòt était un colporteur (chiffonnier) qui collectait dans la campagne les chiffons, tissus, peaux de lapins ; la plume, le duvet, les cheveux, etc. les « déchets », le tout premier recycleur. Il s’agissait d’un métier itinérant et difficile.

Dans les maisons, on n’avait pas attendu son passage, pour rassembler tout ce qui pouvait l’intéresser ; Peaux de lapins plus nombreuses que celles de lièvres, peaux d’agneaux tendues sur des arceaux d’osier, peaux plus importantes de brebis sacrifiées au cours de la moisson et du battage. A ce lot s’ajoutaient les débris de cuivre, de plomb et d’étain, la ferraille, les chiffons, les plumes et duvets, la cire des abeilles, les soies du cochon…Tout devenait brocante

 

C’était l’époque où, à la campagne, dans les fermes comme dans les maisons du bourg, chaque famille élevait quelques lapins dans des clapiers, nourris sans frais avec les épluchures ou l’herbe ramassée le long des routes. Des lapins que la femme de la maison tuait elle-même selon une technique immuable qui avait fait ses preuves. C’était le plat favori du dimanche !

Lorsqu’elle avait décidé de préparer un civet, elle saisissait dans le clapier le plus gros mâle. Après l’avoir assommé par un violent coup de trique derrière les oreilles, elle lui arrachait un œil avec son couteau puis récupérait le sang dans un récipient contenant un peu de vinaigre pour éviter qu’il ne se coagule. Toute l’opération se déroulait sous le regard indifférent des enfants, habitués depuis toujours à ce curieux spectacle.

Quant à la peau, objet de tous les soins, elle était retirée avec dextérité, un savant déshabillage qui laissait la malheureuse bête à nu, tous muscles à l’air. Retournée, enfilée sur une baguette d’osier, cette peau était ensuite mise à sécher sous le hangar.
Le dimanche, au bruit de la voix et au son de la trompette, signal si redoutable pour les enfants qui prenaient peur à la vue du Pelharòt, et qui partaient se cacher, la ménagère, elle, sortait avec les dépouilles qu’elle avait mise de côté en attendant son passage. Le marchand de peaux de lapins retirait la baguette d’osier, examinait les peaux, les empoignait, les tâtait, les soupesait faisait la moue puis une discussion s’engagea où, sous par sous, l’un marchandait pendant que l’autre essayait d’en tirer le meilleur prix. Le pelharòt annonçait un prix ridiculement bas, la femme protestait, levait les bras au ciel, et après une longue discussion sur la qualité, finissait par récupérer une petite pièce de monnaie. On appelait ça saoudéjar, faire des petits sous.

« C’était entr’elle et le « Pelharòt » un affrontement des plus pittoresques. La première vendait la qualité de sa marchandise pour en obtenir le plus haut prix ; le second cherchait à la déprécier pour l’avoir au rabais, y trouvait toujours quelques défauts : mites dans le poil, vermine dans la peau, impuretés dans la cire, brindilles dans les soies… En même temps, il la jaugeait « à l’estime » et de peur d’être dupé, sortait la « romaine » accrochée à sa ceinture. Avant de peser et tout en s’excusant, il tâtait les chiffons, les plumes et les duvets…après ce préalable, il proposait un prix que la ménagère n’acceptait pas, alors il reculait de quelques pas, faisait semblant de s’éloigner, puis avançait d’autant pour marchander encore, lorsque la ménagère imperturbable le menaçait de faire appel à un concurrent plus généreux. Après tout, lui disait-elle : « Vous n’êtes pas le seul dans la contrée à savoir chanter « Pelharot » ! Après cette mise en scène un peu burlesque, les deux parties se mettaient d’accord en partageant la poire en deux et le marché se concluait le plus souvent autour d’un doigt de vin cuit ou de goutte maison » (Figure du passé, Journal de Millau, 3 mars 1978)

Si la plupart du temps, le dimanche à Millau, c’était la course des enfants pour aller chercher des peaux de lapin et les vendre au Père Carrié qui passait dans les rues, dans les campagnes c’était tout autre chose, les enfants tremblaient à la vue de cette corporation de chiffonniers.

D’où venait cette peur qu’avaient les enfants à la vue du Pelharòt ? Une dame âgée a raconté cette anecdote :

« On nous disait qu’il achetait les peaux de lapins mais qu’aussi, à l’occasion, il prenait les enfants qui n’étaient pas sages. Alors pensez ! Une fois le marché conclu, mon aïeule comptant et recomptant les sous dans la main, le petit homme enfermait les peaux de lapin dans son sac et disait brusquement :
– Vous n’auriez pas une petite fille à me donner par hasard ?
Moment horrible pour moi qui ne perdait pas un mot de la conversation. Je tremblais de la tête aux pieds…enfin j’entendais la voix de ma grand-mère lui répondre :
– Ça va ! Ça va pour cette fois ! Mais il faudra qu’elle devienne plus sage, sinon la prochaine fois je vous la donnerai avec plaisir.
Aussi, le petit homme était à l’origine d’un bien meilleur comportement des enfants après son passage dans le village. »

Les affaires conclues, le marchand chargeait ses nouveaux achats sur son dos avec un art d’équilibriste : les peaux malodorantes formant bannières au bout d’une perche, le reste dans des couffins ou des besaces et s’en retournait, silhouette informe et alourdie vers d’autres butins, imperturbable, il continuait sa tournée !
C’était un métier où l’on s’égarait parfois, surtout quand on passait en ville, à Millau, comme nous le rappelle cet avis paru dans la presse d’autrefois :

Le sieur André Mazet, fils, marchand de peaux de lapin, de vieux chiffons et d’almanachs est un bon garçon qui donne cependant beaucoup de soucis à sa pauvre mère. Son grand défaut est de visiter trop souvent les cafés et les cabarets, où il finit par laisser ses épargnes et quelquefois celles de sa vieille mère. Il prie instamment les limonadiers et cabaretiers de lui refuser toute espèce de jeu, leur déclarant qu’il ne leur paiera pas les consommations qu’il pourrait y perdre. (Echo de la Dourbie, 10 janvier 1857)

Au début du XXe siècle ; la France occupe la première place en matière d’artisanat autour de la peau de lapin. L’industrie du chapeau de feutre était en plein essor et 80 millions de peaux étaient ramassées à cette époque.

Lo pelharòt passait à Millau pour vendre ses marchandises. Edouard Mouly nous le rappelle : « Parmi les hommes, un grand, gros, portant suspendue à son cou, par un lacet de cuir, une petite flûte de Pan, dont il jouait, ma foi, fort bien, envoyait après son air de flûte une longue tirade : « Pelharot ! Pelharot ! et dé pelho dé touto quolitat, cal n’o, cal né balho mai ? Pel de lèbre, pel de lopin » (Alades, 1948)

La peau de lapin était principalement revendue aux chapeliers pour la confection de chapeaux de feutre.

Les poils servaient à faire du feutre et la peau à faire de la colle, produit bien connu des artistes peintres.

Tout ce temps-là est révolu, le Pelharòt a disparu. On ne le reverra plus jamais avec son bâton, sa trompette et son petit sac crier « Pel dé lèbré, pel dé lapiiiinnnn ! ».

 

 

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18 juin 2025 3 18 /06 /juin /2025 10:57
L'appel du Général............

Souvenons-nous 

Londres, 18 juin 1940. Sur les ondes de la BBC, le général de Gaulle exhorte les Français à refuser l’armistice et à poursuivre la lutte contre l’occupant nazi. Bien que peu entendu le jour même, l’Appel du 18 juin marque le point de départ symbolique et politique de la France Libre.

Document majeur de l’histoire de France, le manuscrit de l’Appel du 18 juin, jusqu’alors conservé en mains privées, vient d’entrer aux Archives nationales. Soucieuses de permettre au public de s’approprier ce témoignage exceptionnel, les Archives nationales ont souhaité le présenter immédiatement, offrant ainsi à chacun une rencontre directe et sensible avec un moment clé de notre histoire récente.

L’Appel
Après huit mois de « drôle de guerre », malgré quelques victoires françaises, l’invasion allemande ne peut être stoppée : le 14 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Paris tandis que le gouvernement se replie à Bordeaux. Le 17 juin, la demande d’armistice du maréchal Pétain est diffusée à la radio française. Le même jour, Charles de Gaulle sollicite la possibilité de s’exprimer à la BBC. Nommé sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre le 5 juin, il a participé aux discussions diplomatiques menées avec l’Angleterre pour maintenir la France dans le conflit. Déjà familier des cercles gouvernementaux britanniques, ce n’est donc pas un inconnu pour Churchill, ce qui facilite sa prise de parole à la radio anglaise.
L’Appel, dont l’enregistrement n’a pas été conservé, est diffusé le soir du 18 juin 1940. Charles de Gaulle, analysant la situation militaire française à long terme et dans la perspective d'une guerre mondiale, expose les raisons d'espérer la victoire finale envers et contre tout. Il invite les militaires français, ainsi que les ingénieurs et ouvriers des industries d'armement qui se trouveraient en Grande-Bretagne, à se mettre en rapport avec lui afin de continuer le combat aux côtés des alliés britanniques.


L’engagement
L’allocution radiophonique du 18 juin est relativement peu entendue et n’est que peu relayée par la presse française. Dès le 22 juin, le général de Gaulle reprend la parole à la BBC, appelant de nouveau les Français à refuser l’armistice et à le rejoindre. Les premiers engagés rallient la France Libre par des moyens de fortune, notamment par la mer ou par les airs.
Début du mois d'août 1940, une proclamation du général de Gaulle est placardée sur les murs de Londres. Face au gouvernement du maréchal Pétain qui a entériné la défaite de la France en signant l'armistice, puis remplacé la IIIe République par un « État français » bientôt engagé dans la collaboration avec l'occupant, de Gaulle entend rallier tous ceux qui refusent la défaite et veulent résister aux Allemands. Ce nouvel appel, prenant la forme d’une affiche de mobilisation générale, s’appuie sur les mêmes arguments stratégiques que le précédent. Il se distingue par une formule devenue emblématique : « La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! ».


Un idéal
Tout au long de la guerre, les commémorations du 18 juin rappellent le refus de la défaite, rendent hommage aux morts et saluent le courage des résistants qui risquent leur vie pour la liberté.
Après la guerre, le 18 juin demeure une date hautement symbolique, même si le général de Gaulle se refuse à être « l’homme d’une seule date ». Vingt ans après 1940, c’est ce jour qui est choisi pour l’inauguration du Mémorial de la France combattante, édifié au mont Valérien. Enfin, par un décret de 2006, le 18 juin devient « journée nationale commémorative », signe que la portée de « l’appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi » reste profondément significative pour notre société.

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6 juin 2025 5 06 /06 /juin /2025 17:51
6 juin " souvenons-nous "

L'événement du 6 juin 1944, le "D Day", représente l'une des phases clés de la Seconde Guerre mondiale.

 

Décidé lors des rencontres de Casablanca (janvier 1943) et de Québec (août 1943), sa mise au point a demandé une longue concertation entre les puissances alliées dont les visées stratégiques n'étaient pas les mêmes et des préparatifs techniques méticuleux.

Les réserves ont porté non sur la nécessité même d'un débarquement mais sur sa localisation (Méditerranée ou façade atlantique de la France ...), sur la date (1943 ou 1944...) et sur les modalités de l'attaque (tout le monde a présent à l'esprit le lourd échec de l'opération Jubilee du 19 août 1942).

Seuls les Etats-Unis disposent du potentiel industriel susceptible de préparer et d'alimenter une telle opération. Il en découle une suprématie dans l'organisation militaire proprement dite. Le général Eisenhower qui a réussi en novembre 1942 l'opération Torch (débarquement des troupes alliées en Afrique du Nord française) est nommé chef de l'opération Overlord (décembre 1943).

Le site finalement retenu est la baie de Seine : ces plages sont moins fortifiées que le reste de la côte et sont facilement isolables si les ponts sur la Seine et la Loire sont détruits par les moyens aériens.

Bombardements navals sur les plages du débarquement ; Source : Gouvernement du Royaume Uni, libre de droit.

L'entraînement des troupes est intense, les moyens mobilisés considérables, la préparation de l'opération également. Le sud de l'Angleterre devient un gigantesque camp militaire où les matériels sont entreposés par dizaine de milliers d'exemplaires (chars, canons, véhicules : l'exemple le plus emblématique étant la jeep Willys, produite à plus de 600 000 exemplaires, utilisée à toutes fins en raison de sa robustesse, sa maniabilité et sa rapidité . 17 millions de jerricans permirent l'acheminement du carburant). Pendant les 6 semaines qui précèdent le débarquement, l'aviation alliée bombarde systématiquement le quart nord-ouest de la France pour détourner l'attention ennemie (opération Fortitude). L'ingéniosité technique des Alliés est édifiante : deux ports artificiels sont construits afin de faciliter le transfert des approvisionnements (ils seront installés à Omaha Beach, devant Saint-Laurent-sur-mer et à Gold Beach devant Arromanches).

De leur côté les Allemands activent la construction du Mur de l'Atlantique, ligne de fortifications gigantesque destinée à résister à des assauts de vive force.

Pendant 2 ans de travaux intenses menés par l'Organisation Todt (entreprises réquisitionnées et utilisation de prisonniers) près de 15 000 ouvrages fortifiés sont construits et se répartissent sur les côtes ouest de l'Europe. Le dispositif est complété par le système de défense imaginé par le maréchal Rommel et installé à partir de novembre 1943 : il s'agit d'obstacles de toute nature (pieux, rails, troncs d'arbres, pièces en acier et en béton, hérissons ) généralement munis de charges explosives. Dans les dunes, des réseaux de barbelés et de mines sont placés ainsi que les "asperges de Rommel", pieux de 2 à 3 mètres de haut, entourés de mines et d'explosifs et reliés entre eux par des fils qui actionnent les charges dès que l'un d'entre eux est percuté.

Les opérations

Quoi qu'il en soit, des 2 côtés des belligérants, l'idée prévaut que la bataille des plages sera décisive. Les conditions météorologiques défavorables obligent à différer de 24 heures l'opération initialement prévue de 5 juin.

Dans la nuit du 5 au 6 juin, des unités parachutistes sont larguées derrière les lignes de défense allemandes pour neutraliser certains points névralgiques, baliser des zones particulières et bloquer l'arrivée de renforts allemands vers les plages du débarquement.

Le 6 juin 1944, 5 divisions convoyées dans près de 4 300 péniches et protégées par près de 500 bâtiments de guerre débarquent au lever du jour sur les 5 plages appelées Utah, Omaha, Gold, Juno et Sword. Malgré l'effet de surprise et la puissance de feu mise en oeuvre la détermination de la riposte allemande inflige de lourdes pertes aux Alliés durant les premières heures de la matinée . en particulier la conquête de la plage d'Omaha est très difficile.

Omaha Beach, après-midi du 6 juin. Débarquement des troupes alliées sur la plage. Source : SHD

La France est représentée dans cette opération terrestre par le légendaire 1er bataillon de fusiliers marins (1er BFM) du lieutenant de vaisseau Kieffer (plus connu sous le nom de "commando Kieffer") débarqué à Sword avec les Britanniques. Composé d'une majorité de Bretons et de Normands qui avaient rejoint le général de Gaulle dès 1940, le 1er BFM s'illustre par un fait d'armes héroïque en s'emparant du casino de Ouistreham farouchement défendu par les Allemands.

Durant toute la journée du 6 juin, les Alliés vont établir des têtes de pont pour faire arriver continuellement des renforts et du matériel. Les Allemands, dubitatifs au début de l'offensive, prennent tardivement conscience de son importance mais réagissent avec pugnacité une fois retrouvés leurs esprits. Les combats terrestres sont dès lors acharnés tandis que les villes sont les cibles systématiques des bombardements de l'aviation alliée (en particulier Saint-Lo, Falaise et Caen).

 

À la nuit tombée la situation est stabilisée mais incertaine. Tandis que des renforts allemands convergent de partout vers les lieux des combats, les Alliés, profitant de l'inexistence de riposte navale et aérienne allemande, sont parvenus à débarquer 156 000 hommes et près de 20 000 véhicules de tous types. Les pertes humaines alliées s'élèvent à près de 10 500 hommes dont un tiers tués en combattant. Globalement le débarquement est réussi (les défenses côtières allemandes ont été détruites et à aucun endroit les assaillants n'ont été rejetés à la mer) mais le bilan est mitigé car tous les objectifs n'ont pas été atteints et la position reste très indécise à Omaha Beach. Ce succès du " jour le plus long " commence en réalité la bataille de Normandie, second palier de la libération de la France.

Ce texte est inspiré pour l'essentiel de l'ouvrage de Jean-Bernard Moreau, le débarquement et la bataille de Normandie, le Mémorial de Caen, 2002.

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19 mai 2025 1 19 /05 /mai /2025 05:21

Nous le savons, la langue française est en perpétuelle mutation. Entre le français du Moyen Âge et le français du XXIe siècle, que de chemin parcouru ! Tant de mots sont restés au bord de la route, remplacés par d’autres. Mais quelle joie de les ressusciter afin de mieux en saisir l’origine et le sens ! Et pourquoi ne pas les employer de nouveau, juste pour le plaisir ? Aujourd’hui place aux anciens noms de métiers !

Aujourd'hui  " le DINANDIER "

Aujourd'hui " le DINANDIER "

A la découverte D’un métier très ancien, toujours existant de nos jours, mais très peu connu, ou plutôt ignoré ! a part par les collectionneurs.

Le métier de dinandier oscille aujourd'hui entre la chaudronnerie traditionnelle, le travail du métal et la sculpture. Le dinandier est un acteur incontournable de la restauration de sculptures en feuille de métal. Il allie techniques traditionnelles et procédés modernes pour rendre aux œuvres leur aspect d'origine. Dans un atelier paisible du Tarn, entre Toulouse et Albi, Wilfrid façonne le métal comme d'autres modèlent l'argile. À 44 ans, il est l'un des derniers gardiens d'un savoir-faire ancestral qui, selon l'Institut pour les Savoir-faire Français, ne compte plus qu'une cinquantaine de représentants en France. "J'ai un parcours en arts appliqués", explique ce natif de la région bordelaise, passé par l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art (ENSAAMA) à Paris. Paradoxalement, ses études l'éloignent de ce qu'il cherche : "J'avais le sentiment de me détacher de plus en plus de la matière pour aller vers le concept. Je suis rentré chez mes parents en me disant : 'Je veux travailler avec mes mains'", se souvient-il.

Le hasard le met alors sur la route du maître d'art Roland Daraspe, un orfèvre aux pratiques proches de la dinanderie, qui le prend comme élève en 2003. "Je suis parti avec un bagage surtout théorique et un peu de pratique. J'étais bricoleur, mais je n'imaginais pas tout ce qu'on pouvait faire avec une simple feuille de métal", raconte Wilfrid. Après trois ans d'apprentissage, il ouvre son propre atelier. "Il m'a fallu au moins cinq ou six ans, voire plus, pour vraiment commencer à en vivre", reconnaît-il.

Mais que fait exactement un dinandier ? Le terme, issu de Dinant – ville belge jadis célèbre pour ses mines de cuivre – désigne les artisans qui travaillent des feuilles de métaux non ferreux, principalement le cuivre et ses alliages, par déformation, au marteau. "On part d'une feuille de métal, pas très épaisse, entre 0,5 et 2 millimètres. On la découpe, puis on commence à la déformer au marteau, selon différentes techniques de martelage", explique-t-il.

Aujourd'hui, Wilfrid conçoit des pièces très variées, allant du luminaire à l'art de la table, en passant par l'art liturgique. Il répond aussi à des demandes plus singulières, comme des pièces réalisées pour des artistes contemporains ou, plus récemment, un compas pour bateau. "Je travaille souvent sur des objets haut de gamme car ce sont des créations très longues à réaliser", souligne-t-il. Le temps consacré à chaque objet dépend de sa complexité : "Pour une vasque de type évier, que j'ai l'habitude de faire, il me faut environ deux jours. Mais cela varie selon la forme et le format", détaille-t-il.

Financièrement, vivre uniquement de la dinanderie est compliqué pour Wilfrid, qui est à son compte depuis l'ouverture de son atelier en 2006. "Mon revenu moyen se situe entre 1 500 et 1 800 euros par mois – parfois plus, rarement moins", confie-t-il. Cette activité représente environ un tiers de son chiffre d'affaires, soit 500 à 600 euros par mois. "La dinanderie seule ne me suffirait pas pour vivre. Je fais aussi du mobilier, un peu de restauration d'objets anciens", précise-t-il.

Sa clientèle est majoritairement composée de retraités. "Ce sont souvent des collectionneurs qui connaissent encore le métier et le respectent." Pourtant, l'artisan en est convaincu, la dinanderie est présente partout autour de nous : "Beaucoup de gens possèdent des objets issus de la dinanderie sans même le savoir. Quand je leur dis, ils sont surpris. Ils ne savent même pas que ça porte ce nom".

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12 mai 2025 1 12 /05 /mai /2025 09:13

Nous le savons, la langue française est en perpétuelle mutation. Entre le français du Moyen Âge et le français du XXIe siècle, que de chemin parcouru ! Tant de mots sont restés au bord de la route, remplacés par d’autres. Mais quelle joie de les ressusciter afin de mieux en saisir l’origine et le sens ! Et pourquoi ne pas les employer de nouveau, juste pour le plaisir ? Aujourd’hui place aux anciens noms de métiers !

Aujourd'hui ..." le maceclier ? "

Aujourd'hui ..." le maceclier ? "

Au Moyen Âge, le boucher se nommait maceclier ou macecrier. Le nom est formé sur macecle (ou macecre) qui désignait la boucherie.

Variantes : macellier, mazelier et maiselier, plus faciles à prononcer, mais aussi maisel, maisiel, macel.

Mais d’où viennent ces mots dont la forme n’évoque en rien la viande ? Il faut remonter au latin macellarius (« boucher »), à macellum (« marché aux viandes », « abattoir »), et enfin au verbe macello, macellare (« abattre un animal »).

Macecre a également donné le nom « massacre ». Rien d’étonnant : déjà, à cette époque, le nom maisel et ses variantes désignaient la boucherie au sens figuré de « carnage ». Et le boucher, rappelons-le, était nommé macecrier, autrement dit  massacrier !

Une  boucherie d'aujourd'hui..

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