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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite

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Il est très ... Exactement

 

 

 

             

 

 

 

 

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...

 

 Passion Palombe

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A chacun sa toile

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Urgent!

 Cherche Bénévoles

Pour

  Restaurer Cabane ..

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Attention ! Passion Palombe...

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C'est ici que ça se passe ............

Au mois d'octobre de chaque Année

 

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Tient ! 

IL y a une Palombière par ici .........?

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privilège

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 .         

11 janvier 2021 1 11 /01 /janvier /2021 07:00

Un mythe du cinéma français 

« Un jour j'ai eu la chance de rencontrer des gens qui étaient dans ce métier de cinéma et qui m'ont présenté à un metteur en scène qui s'appelait Yves Allégret qui cherchait pour un rôle un garçon de 20 ans » et ce garçon, c'est Alain Delon, 

Karl Zéro et Daisy d'Errata passent au crible en 58mn le mythe Delon, cherchant à comprendre pourquoi l'acteur d'exception a choisi, à un tournant de sa carrière, de se cacher derrière son propre rôle. 

Pourquoi Alain Delon, star mondiale hors catégorie, mais d'abord acteur exceptionnel passionnément attaché à son art, a-t-il choisi, il y a près d'un demi-siècle, de se figer dans un rôle, le sien, aussi spectaculaire à la ville qu'oubliable à l'écran ? À cette question frontale, ce nouveau portrait de la collection "L'ombre au tableau" (après Charles Trenet, Yves Montand et Claude François) répond par le mystère, maintes fois évoqué, d'une personnalité à jamais duelle. Si "Delon" est parvenu à incarner, en un temps remarquablement bref, un mythe, c’était aussi pour protéger "Alain", l'enfant terrible et malheureux qu'il n'aurait jamais cessé d'être. Gamin placé, engagé volontaire à 17 ans pour la guerre d'Indochine puis révoqué pour indiscipline, voyou de Marseille devenu gigolo à Paris, il est intronisé acteur par l'intermédiaire de quelques femmes inspirées, avant de voler, très vite et très loin, de ses propres ailes. De Christine (qui lui fait rencontrer Romy Schneider, en 1958) à Mr. Klein (qu'il produit lui-même, en 1976), cette réussite fulgurante, incandescente, sous l'égide notamment de ses trois "pères" de cinéma, René Clément, Luchino Visconti et Jean-Pierre Melville, précède une carrière en dents de scie, durant laquelle "Delon", qui se met lui-même en scène sans craindre de se caricaturer, affiche sa lassitude vis-à-vis de son art et du monde. 
Homme à failles
Karl Zéro et Daisy d’Errata tissent extraits de films, archives en partie inédites et confidences de proches recueillies en noir et blanc, façon studio Harcourt : le cinéaste Patrice Leconte, avec qui il a tourné Une chance sur deux, le philosophe et réalisateur Bernard-Henri Lévy, qui l'a fait jouer (avec Karl Zéro) dans son film Le jour et la nuit, les actrices Nicole Calfan et Véronique Jannot, rencontrées respectivement sur les plateaux de Borsalino et du Toubib, et l’ancien commissaire divisionnaire Charles Pellegrini. Leur portrait affectueux, mais sans complaisance, met ainsi à nu l'homme à failles derrière l'icône.

 

Une Réalisation :de

Karl Zéro Daisy D'Errata

Pays : France      Année :  2019

Pour les passionnés  "visionnez ces 58mn une pure merveille !

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31 décembre 2020 4 31 /12 /décembre /2020 20:08
2020 " la rétro.............

Pas très fâché que cette année de merde se termine, pour plein de raisons nous en avons tous plein les bottes c’est clair ! et en plus la météo est catastrophique Que souhaiter pour 2021, la santé je crois viendra en premier, que notre société tire des enseignements positifs des péripéties sanitaires de 2020 et s’en serve comme élan pour aborder 2021 avec espoir, force et courage pour aborder cette nouvelle année …gardons une pensée pour tous ceux qui nous ont quitté cette année ……..

Bonne soirée de clôture et vive 2021….

Rappelez-vous : ils nous ont quittés en cette année 2020

En janvier ; 31 janvier Mary Higgins Clarck, écrivaine lle 26 janvier Kobe Bryant, basketteur, Michou, directeur de cabaret

25 janvier Robbie Rensenbrink, footballeur

21 janvier Terry Jones, comédien (Monty Python) Sébastien Demorand, critique gastronomique

10 janvier Marc Morgan, chanteur

7 janvier Jacques Dessange, coiffeur

1er janvier David Stern, ancien patron de la NBA

En Février : 25 Nicolas Roy, candidat de Koh-Lanta

Hosni Moubarak, ancien président égyptien

19 février Jean Daniel, fondateur du Nouvel Observateur

14février Éric Laforge, animateur radio

11 février Jean-Pierre Gallet, ancien présentateur du JT

10 février Claire Bretécher, dessinatrice

9 février Robert Conrad, acteur

7 février Raphael Coleman, acteur

5 février Kirk Douglas, acteur

En Mars ; 30 Bill Withers, chanteur du tube "Ain't no sunshine"

31 mars Pape Diouf, ancien président de l'OM

Miche Brel, épouse de Jacques Brel ,Pierre Benichou, journaliste

29 mars Alan Merril, chanteur,Patrick Devedjian, politicien français

27 mars Mark Blum, acteur

26 mars Michel Hidalgo, entraîneur de foot

24 mars Bill Rieflin, musicien de King Crimson et R.E.M.,Albert Uderzo, dessinateur,Manu Dibango, saxophoniste

21 mars Lorenzo Sanz, ancien président du Real Madrid

14 mars René Follet, dessinateur

11 mars Didier Bezace, acteur

9 mars Max Von Sydow, acteur

2 mars James Lipton, présentateur de l’émission «L’Actors Studio»

En Avril ; 25 Henri Kichka, survivant belge de la Shoah

22 avril Shirley Knight, actrice américaine

19 avril Ronan O'Rahilly, fondateur de la radio pirate Radio Caroline,Peter Beard, photographe américain,Monique Villemin, grand-mère du petit Grégory,Delphine Serina, actrice française,Philippe Nahon, acteur français

16 avril Christophe, chanteur français,Brian Dennehy, acteur américain

12 avril Stirling Moss, légende du sport automobile anglais

9 avril Marc Engels, ingénieur du son belge césarisé

8 avril Georges Trussart, cofondateur d'Ecolo

7 avril John Prine, chanteur folk américain

6 avril Radomir Antic, ex-entraîneur de l'Atlético, du Real et du Barça,Honor Blackman, actrice, ex-James Bond Girl

5avril Shirley Douglas, actrice canadienne,Marcel Moreau, écrivain belge

4 avril Patrick Francfort, batteur des Gibson Brothers,Philippe Bodson, ex-président de la FEB

3 avril Juan Gimenez, dessinateur

1er avril Ellis Marsalis Jr. , pianiste de jazz américain

En Mai : 31 Christo, Artiste plasticien

28 mai Guy Bedos, humoriste français

24 mai Jean-Loup Dabadie, académicien français

12 mai Michel Piccoli, acteur français

11 mai Jerry Stiller, acteur américain

10 mai Bettie Wright, chanteuse soul

9 mai Little Richard, pionnier américain du rock

4 mai Sylvie Duquenoy, journaliste de la RTBF

3 mai Dave Greenfield, claviériste de The Stranglers

En juin : 22 Joel Schumacher, réalisateur, notamment de "Batman"

19 juin Ian Holm, acteur (Bilbon Sacquet dans «Le Seigneur des anneaux»)

18 juin Vera Lynn, chanteuse britannique légendaire de la Seconde guerre

12 juin Jean-Claude Maréchal, créateur de la chaîne locale Télé MB

8juin Pierre Nkurunziza, Président burundais,Marion Hänsel, Productrice et réalisatrice belge

En juillet : 31 Alan Parker, réalisateur de «Midnight Express»

28 juillet Gisèle Halimi, avocate, combattante pour la cause des femmes et le droit à l’avortement

26 juillet Olivia de Havilland, actrice oscarisée pour son rôle dans «Autant en emporte le vent,Guy Lutgen, ancien ministre wallon et bourgmestre de Bastogne

25 juillet Peter Green, cofondateur de Fleetwood Mac

23 juillet Maryse Mayaudon, présente dans le Jardin extraordinaire entre 1965 et 1978,Jean Brankart, ex-cycliste belge, 2e du Tour de France 1955

17 juillet Zizi Jeanmaire, ballerine et chanteuse de music-hall

14 juillet J.J. Lionel, chanteur de la "Danse des canards",Naya Rivera, actrice de la série "Glee"

12 juillet Kelly Preston, actrice américaine, épouse de John Travolta

11 juillet Jack Charlton, footballeur anglais, champion du monde en 1966

6 juillet Ennio Morricone, compositeur italien

5 juillet Nick Cordero, acteur américain

En août ; 28 août Antoinette Spaak, femme politique

Chadwick Boseman, acteur principal du film de super-héros «Black Panther»

Claude De Bruyn, lieutenant-colonel auteur du manuel Feu Vert

26 août André-Paul Duchâteau, scénariste de Ric Hochet

22 août Xavier Sturbois, ancien vice-président du COIB

19 août François van Hoobrouck, ancien bourgmestre de Wezembeek-Oppem

18 août Hal Singer, saxophoniste franco-américain,Ben Cross, acteur qui avait le rôle principal dans Les Chariots de feu

9 août Rachid Belhout, ancien joueur et entraîneur de Virton

En septembre ; 26 Jacky Beurlet, footballeur, 4 fois champion avec le Standard

23 septembre Juliette Gréco, chanteuse

21 septembre Michael Lonsdale, acteur français

19 septembre Michel Firket, homme politique liégeois

18 septembre Ruth Bader Ginsburg, doyenne de la Cour suprême américaine,Roger Carel, star du doublage français

13 septembre Bernard Debré, ancien ministre français

10 septembre Diana Rigg, star de «Chapeau melon et bottes de cuir» et «Game of Thrones»

9 septembre Ronald Bell, cofondateur de Kool and the Gang,Bertrand-Kamal, candidat de Koh-Lanta

7 septembre Alfred Riedl, footballeur autrichien, double meilleur buteur du championnat belge

4 septembre Annie Cordy, chanteuse et actrice belge

1er septembre Érick Morillo, DJ, créateur du tube «I Like to Move It»

En octobre ; 31 octobre Sean Connery, acteur

28 octobre Alain Rey, célèbre linguiste français

25 octobre Lee Kun-hee , président de Samsung

20 octobre Bruno Martini, ancien gardien de l'équipe de France de football

18 octobre Gérard Sulon, ancien Daible rouge

16 octobre Charles Chapelle, médecin du sport

15 octobre Rania, star des réseaux sociaux

13 octobre Henri Golan, chanteur carolo

11 octobre Margaret Nolan, actrice connue pour son rôle dans le James Bond Goldfinger

6 octobre Eddie Van Halen, fondateur du groupe de hard rock du même nom

4 octobre Kenzo Takada, styliste japonais

En novembre : 30 Anne Sylvestre, chanteuse féministe et pour enfants

29 novembre Papa Bouba Diop, footballeur sénégalais, buteur contre la France au Mondial 2002, David Prowse, acteur britannique qui a incarné Dark Vador

25 novembre Jacques Secrétin, ancien champion du monde de tennis de table,Diego Maradona, légende du football

24 novembre Christophe Dominici, ancienne star du rugby français

23 novembre Ngcongca Anele, ancien footballeur de Genk

18 novembre Régis Fassier, marionnettiste qui animait Casimir,Michel Robin, acteur français

17 novembre Vince Reffet, homme volant,Paul Sobol, rescapé d'Auschwitz

15 novembre Ray Clemence, gardien de but anglais

4 novembre Joseph Reynaerts, chanteur liégeois, représentant de la Belgique à l'Eurovision 1988

3 novembre Claude Giraud, acteur et doubleur français

 En décembre : 31 décembre Robert Hossein , le géant du théâtre populaire

29 decembre Pierre Cardin couturier Français pionner du prêt à porter

 23 décembre Rika Zaraï, chanteuse

22 décembre Claude Brasseur, acteur français

17 décembre Jeremy Bulloch, acteur qui incarnait Boba Fett dans Star Wars

16 décembre Caroline Cellier, actrice française

14 décembre Gérard Houllier, ancien entraîneur de foot

13 décembre John Le Carré, écrivain

11 décembre Malik, dessinateur, papa de "Cupidon"

9 décembre Paolo Rossi, héros de l'Italie lors du Mondial de foot 1982

5 décembre Robert Castel, comédien et père de l'humour "pied noir"

2 décembre Valéry Giscard d'Estaing, président de la France entre 1974 et 1981

*****

N’oublions pas les pertes militaires françaises au Mali et au Sahel qui sont, au 29 décembre 2020, de 53 militaires, dont 8 officiers, 2 officiers mariniers, 17 sous-officiers et 26 militaires du rang. Dont, 10 pour la seule année 2020.....

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 15:55

 

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7 décembre 2020 1 07 /12 /décembre /2020 11:17
La rétro du lundi.

Aujourd'hui un petit tour du côté des expressions Françaises: ( régionales)

Les expressions corses

La fierté corse est liée au sentiment nationaliste des habitants de l'île de Beauté. De la même manière, ils ont des expressions qui leur sont propres.

"Macagner quelqu'un" c'est lui faire une farce, une blague.

Une "risatta" indique une rigolade.

Stragner renvoie à une personne antipathique ou étrange.

Un Gaulois c'est tout simplement un Français.

Le légendaire "Babin" : s'il est prononcé sous la forme interrogative, cela veut tout simplement dire "ça va ?".

"Monta a sega" est synonyme de prétentieux.

Les expressions lyonnaises

Le parler lyonnais actuel est une variante régionale du français.

A Lyon, pour demander l'heure, vous entendrez sûrement "c'est quelle heure ?".

Attraper un rhume se dit "prendre un rhume".

Une gâche est une place

"Je me suis déchiré" équivaut à "je me suis trompé"

Pour expliquer une panne d'oreiller, il est courant d'utiliser :"tu t'es oublié".

Une gognandise est une bêtise

Frouiller : tricher

Un pélo n'est autre qu'un mec

Une fenotte : une femme

Une bambane : quelqu'un de paresseux

 

A très bientôt pour d'autres aventures régionales

 

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17 novembre 2020 2 17 /11 /novembre /2020 08:51

Au goût du jour…..( clin d'œil)

La vie sous l’Ancien Régime

La représentation pessimiste de cette période de l’Histoire de France relève d’une position héritée des Lumières et de l’idée de progrès, et rejette pêle-mêle la religion, la philosophie, les valeurs et les efforts déployés par nos ancêtres pour faire face à l’adversité et à la précarité de leurs conditions d’existence. Leurs descendants ont souvent trouvé que l’industrialisation et l’exode rural du XIXe siècle avaient rendu les conditions de vie bien plus pénibles, accréditant ainsi le souvenir d’un temps sinon béni, du moins agréable.

 

Sous le règne des Bourbons, l’existence était rude : climat éprouvant, alimentation déficiente, spectacle permanent de la mort et des maladies incurables. À ces conditions s’ajoutait le cadre rigide d’une société figée dans des hiérarchies immuables, révérant un souverain lointain et courbant sous le poids d’une religion traditionnelle.

Pourtant, les hommes étaient heureux. Ils le disent, l’écrivent, le chantent. Leurs témoignages, mémoires, journaux intimes, récits, louent un art de vivre à la française, le goût d’une culture singulière, d’un patrimoine, d’une gastronomie enviée, de codes comportementaux élégants. Dès lors, comment expliquer que la Révolution française ait pu s’élever contre une telle conception de la société et des rapports humains ?

L’historienne Agnès Walch répond à cette question en explorant la vie quotidienne des Français sous l’Ancien Régime. Dans un grand récit nourri aux meilleures sources et écrit d’une plume enlevée, elle donne à voir et à entendre les voix d’un passé oublié qui sut conjuguer la rudesse et la « douceur de vivre », selon la formule de Talleyrand. Professeur des universités, elle est spécialiste de l’Ancien Régime ainsi que de l’histoire du mariage et du couple. Elle a notamment publié Histoire du couple en France et Histoire de l’adultère.

 

Référence pratique :
La vie sous l’Ancien Régime, par Agnès Walch. Éditions Perrin
368 pages. Format : 14,2 x 21,2 cm. 24 euros
ISBN : 978-2-262074340. Paru en février 2020

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 09:59

L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5 h 15, met provisoirement fin aux combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918) (de arma, arme et statio, état d’immobilité), reconnaissant de facto la victoire des Alliés et la défaite de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre, cet armistice étant prévu pour durer 33 jours, puis il a ensuite été renouvelé.
Le cessez-le-feu est effectif à 11 heures, entraînant dans l'ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons, et annonçant la fin d'une guerre qui a fait pour l'ensemble des belligérants plus de 18,6 millions de morts, d'invalides et de mutilés, dont 8 millions de civils.

(suite) Les représentants allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d'état-major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.
La guerre est terminée officiellement le 28 juin 1919 avec le traité de Versailles.

Merci..& respect............

LA LETTRE D’UN POILU À SA FEMME, QUI VA ÊTRE FUSILLÉ LE 30 MAI 1917

" LA SENTENCE EST TOMBÉE : JE VAIS ÊTRE FUSILLÉ POUR L'EXEMPLE, DEMAIN, AVEC SIX DE MES CAMARADES, POUR REFUS D'OBTEMPÉRER. "

 

Le 30 mai 1917

Léonie chérie,

J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd'hui témoigner de l'horreur de cette guerre.

Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd'hui, les rives de l'Aisne ressemblent au pays de la mort. La terre est bouleversée, brûlée. Le paysage n'est plus que champ de ruines. Nous sommes dans les tranchées de première ligne. En plus des balles, des bombes, des barbelés, c'est la guerre des mines avec la perspective de sauter à tout moment. Nous sommes sales, nos frusques sont en lambeaux. Nous pataugeons dans la boue, une boue de glaise, épaisse, collante dont il est impossible de se débarrasser. Les tranchées s'écroulent sous les obus et mettent à jour des corps, des ossements et des crânes, l'odeur est pestilentielle.

Tout manque : l'eau, les latrines, la soupe. Nous sommes mal ravitaillés, la galetouse est bien vide ! Un seul repas de nuit et qui arrive froid à cause de la longueur des boyaux à parcourir. Nous n'avons même plus de sèches pour nous réconforter parfois encore un peu de jus et une rasade de casse-pattes pour nous réchauffer.

Nous partons au combat l'épingle à chapeau au fusil. Il est difficile de se mouvoir, coiffés d'un casque en tôle d'acier lourd et incommode mais qui protège des ricochets et encombrés de tout l'attirail contre les gaz asphyxiants. Nous avons participé à des offensives à outrance qui ont toutes échoué sur des montagnes de cadavres. Ces incessants combats nous ont laissé exténués et désespérés. Les malheureux estropiés que le monde va regarder d'un air dédaigneux à leur retour, auront-ils seulement droit à la petite croix de guerre pour les dédommager d'un bras, d'une jambe en moins ? Cette guerre nous apparaît à tous comme une infâme et inutile boucherie.

Le 16 avril, le général Nivelle a lancé une nouvelle attaque au Chemin des Dames. Ce fut un échec, un désastre ! Partout des morts ! Lorsque j'avançais les sentiments n'existaient plus, la peur, l'amour, plus rien n'avait de sens. Il importait juste d'aller de l'avant, de courir, de tirer et partout les soldats tombaient en hurlant de douleur. Les pentes d'accès boisées, étaient rudes .Perdu dans le brouillard, le fusil à l'épaule j'errais, la sueur dégoulinant dans mon dos. Le champ de bataille me donnait la nausée. Un vrai charnier s'étendait à mes pieds. J'ai descendu la butte en enjambant les corps désarticulés, une haine terrible s'emparant de moi.

Cet assaut a semé le trouble chez tous les poilus et forcé notre désillusion. Depuis, on ne supporte plus les sacrifices inutiles, les mensonges de l'état major. Tous les combattants désespèrent de l'existence, beaucoup ont déserté et personne ne veut plus marcher. Des tracts circulent pour nous inciter à déposer les armes. La semaine dernière, le régiment entier n'a pas voulu sortir une nouvelle fois de la tranchée, nous avons refusé de continuer à attaquer mais pas de défendre.

Alors, nos officiers ont été chargés de nous juger. J'ai été condamné à passer en conseil de guerre exceptionnel, sans aucun recours possible. La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer. En nous exécutant, nos supérieurs ont pour objectif d'aider les combattants à retrouver le goût de l'obéissance, je ne crois pas qu'ils y parviendront.

Comprendras-tu Léonie chérie que je ne suis pas coupable mais victime d'une justice expéditive ? Je vais finir dans la fosse commune des morts honteux, oubliés de l'histoire. Je ne mourrai pas au front mais les yeux bandés, à l'aube, agenouillé devant le peloton d'exécution. Je regrette tant ma Léonie la douleur et la honte que ma triste fin va t'infliger.

C'est si difficile de savoir que je ne te reverrai plus et que ma fille grandira sans moi. Concevoir cette enfant avant mon départ au combat était une si douce et si jolie folie mais aujourd'hui, vous laisser seules toutes les deux me brise le cœur. Je vous demande pardon mes anges de vous abandonner.

Promets-moi mon amour de taire à ma petite Jeanne les circonstances exactes de ma disparition. Dis-lui que son père est tombé en héros sur le champ de bataille, parle-lui de la bravoure et la vaillance des soldats et si un jour, la mémoire des poilus fusillés pour l'exemple est réhabilitée, mais je n'y crois guère, alors seulement, et si tu le juges nécessaire, montre-lui cette lettre.

Ne doutez jamais toutes les deux de mon honneur et de mon courage car la France nous a trahi et la France va nous sacrifier.

Promets-moi aussi ma douce Léonie, lorsque le temps aura lissé ta douleur, de ne pas renoncer à être heureuse, de continuer à sourire à la vie, ma mort sera ainsi moins cruelle. Je vous souhaite à toutes les deux, mes petites femmes, tout le bonheur que vous méritez et que je ne pourrai pas vous donner. Je vous embrasse, le cœur au bord des larmes. Vos merveilleux visages, gravés dans ma mémoire, seront mon dernier réconfort avant la fin.

Eugène, ton mari qui t'aime tant.

 

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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 09:52

 

Il y a 50 ans

 

Ce lundi 9 novembre 1970 est une journée ordinaire à La Boisserie, la propriété que le couple de Gaulle a achetée en 1934 à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne). 

Il pleut, c’est l’automne. Charles de Gaulle travaille à ses « Mémoires d’espoir », déjeune avec sa femme Yvonne, se promène, entre deux averses, dans le jardin, écrit à quelques « Compagnons » et à son fils Philippe.

Une journée ordinaire comme le premier président de la Ve République, bientôt 80 ans, en connaît depuis qu’il a démissionné, dix-huit mois plus tôt, au lendemain de l’échec du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat, après onze années passées à l’Élysée.

Le récit de ces derniers instants

 

18 h 5O. Le général sort de son bureau et pénètre dans la bibliothèque. A cemoment-là, Francis Maroux, le chauffeur, rentre dans les communs, dans la salle à manger du personnel. Petite pièce qui s'adosse aux cuisines. Il pend sa gabardine bleue au portemanteau de bois. Il attend les ordres.
18 h 55. Le général, assis, aligne les cartes retournées sur la feutrine verte qui recouvre la table de jeu. En face de lui, assez loin, de l'autre côté de la pièce, le poste TV est allumé, le son coupé, muet. A sa gauche, Mme de Gaulle tricote. Des petits carrés de laine multicolore qu'ensuite elle assemblera pour confectionner un petit dessus de lit : un patchwork. Le silence pèse. Seule la pendulette Directoire qui se trouve derrière le général égrène faiblement ses sept coups.
19 h 2. Le général se dresse de son fauteuil. Sa bouche s'ouvre comme s'il avait des difficultés pour respirer :
— J'ai mal... J'ai mal... J'ai terriblement mal.
Mme de Gaulle laisse son ouvrage et se précipite vers son époux. Elle n'aura pas le temps d'arriver jusqu'à lui. Le général s'affaisse sur le fauteuil, un genou à terre, le bras gauche étendu sur l'accoudoir. Ses lunettes gisent sur le tapis.
Mme de Gaulle appelle à l'aide. Francis Maroux, Honorine et Charlotte arrivent en courant. Le chauffeur prend son maître dans ses bras et l'allonge. Charlotte repousse la table de jeu ; quelques cartes tombent.
19 h 5. « Appelez vite un médecin », dit Mme de Gaulle dans un souffle. Charlotte se précipite et demande le 323 à Bar-sur-Aube, le docteur Lacheny.
- Venez vite, c'est grave, c'est pour le général.
19 h 8.Il faut le mettre sur un matelas. dit Mme de Gaulle.
Charlotte va en prendre un au premier étage. Un petit matelas d'une personne prélevé sur le lit d'un petit-fils. Pendant ce temps-là, Maroux dégrafe le col, la cravate du général. Difficilement on installe le général sur le matelas.

 

A Bar-sur-Aube, le médecin prend à peine le temps de s'excuser auprès des trois clientes qui restent plantées dans la salle d'attente de son cabinet. Il bondit dans sa 304, sa serviette de secours d'urgence auprès de lui. Il a dix-huit kilomètres à parcourir avant d'arriver à La Boisserie. La route est mauvaise et, ce soir, il pleuvotte.
19 h 15. Mme de Gaulle réclame le curé. Maroux saute dans sa voiture et va chez le curé. Il fait déjà très nuit. Il sonne deux coups à la porte de la cure. Dix secondes après une maigre ampoule électrique s'éclaire dans la cuisine. Traversant son jardinet, un petit curé frileux, l'abbé Claude Jaugey, cinquante ans, découvre dans le noir le chauffeur essoufflé.
Le général de Gaulle a un malaise ; on vous appelle à La Boisserie.
Le prêtre sent que c'est grave. Muni de sa trousse, il file, à côté du chauffeur, vers La Boisserie.
19 h 23. A trois minutes près, le médecin et le prêtre, convergeant de directions différentes, arrivent à La Boisserie.
Le médecin pénètre dans la bibliothèque. Le général ne râle plus, déjà il est mort. Le curé, qui saisit toute l'importance historique des minutes qu'il s'apprête à vivre, est resté près de la porte de communication dans le premier salon. Déjà il a enfilé son étole violette. Il prie.
Charlotte ouvre la porte de la bibliothèque. Le curé entre.
A genoux près du général, le médecin, son stéthoscope qui pend de son cou, palpe le ventre du corps. Un ventre dur. Gestes, actes désespérés et dérisoires. De l'autre côté du matelas le prêtre s'agenouille lentement. De sa trousse à tirette Eclair, il sort son manuel de Rituel et débouche son petit flacon d'huile.
Il y a urgence. Le curé utilise la formule courte des derniers sacrements.
Mon fils Charles, par cette onction sainte, que le Seigneur vous pardonne tous les péchés que vous avez commis. Amen.
Il appuie son pouce droit sur le front du mort.

 

Face à lui, le docteur, impuissant, relève la tête. Son regard croise celui de Mme de Gaulle qui s'est adossée au montant de la grande cheminée. La femme est digne. Charlotte ramasse les lunettes et les pose directement sur le petit meuble à cigares. Honorine serre son mouchoir contre sa poitrine. Elle écrase de courts et silencieux sanglots.
Le jeune médecin s'approchera de l'épouse du général de Gaulle. Sa voix couvre celle du prêtre qui psalmodie à genoux.
Madame, tout est fini...
Le regard de Mme de Gaulle est ailleurs, ses lèvres murmurent une prière.
Elle sait depuis quelques instants que l'irrémédiable est arrivé. Maroux pousse vers elle un siège. Elle le refuse, elle veut rester droite.

 

Toute la famille se regroupe auprès du corps du patriarche. Dans l'échoppe du menuisier Merger, deux cercueils se confectionnent dans la journée : celui de Plique et celui du général. Tous les deux identiques et aussi simples. Le montant de la facture s'élèvera à 445 F.
20 h. La bière est finie. Du chêne, quatre poignées simples et, sur le cou­vercle, un crucifix en aluminium poli... C'est tout.
20 h 30. Le fils Merger se rend à La Boisserie. Le cercueil est placé dans leur vieille camionnette. La mise en bière durera une demi-heure.
Dans le salon, autour de la famille réunie, le cercueil sera mis par terre. Un à un, défileront devant le corps, le général de Boissieu, les deux plus grands petits-enfants, Elisabeth de Boissieu, Philippe de Gaulle, sa femme et Mme de Gaulle. Chacun, l'un après l'autre, dans cet ordre, baisera le front froid de l'homme allongé. Sur ce front luit encore la trace de l'huile sainte.
La famille ensuite se replace à la tête du corps. Les deux ouvriers, aidés des deux chauffeurs (Paul Fontenil est rentré dans la journée de Paris) placeront le corps dans la bière. Mme de Gaulle refuse le capitonnage que Merger se propose de mettre. C'est à peine si l'on accepte d'étendre un papier blanc sur le fond de la caisse pour masquer les copeaux de bois. Un petit oreiller blanc est posé sous la tête du général.

 

« Ni président ni ministres, aucun discours »
Mais les dernières volontés du général de Gaulle, rédigées dès janvier 1952, sont très claires : ses funérailles auront lieu à Colombey, au cours d’une cérémonie « extrêmement simple ». Et surtout, « je ne veux pas d’obsèques nationales… Ni président ni ministres. Aucun discours », a-t-il exigé.
Contraste entre Paris et Colombey. Le jeudi 12, le monde entier est réuni sous les voûtes de Notre-Dame en l’absence – fait unique de l’histoire – de la dépouille du défunt : quatre-vingt-six nations représentées, trente-trois souverains et chefs d’État, dont le président américain Richard Nixon, et 6 000 fidèles.
À 250 km de là, à Colombey, il y a aussi la foule mais c’est la sobriété qui domine. La seule participation officielle est celle de l’armée.

Le cercueil en chêne recouvert d’un simple drap tricolore frangé d’or rejoint le cimetière sur un engin blindé de reconnaissance.

Merci Mon Général 

La rétro du lundi.
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