Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite

Traducteur/Translate/übersetzen/Traducir.

Traducteur Google “translate”

 

 

 

 

Il est très ... Exactement

 

 

 

             

 

 

 

 

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...

 

 Passion Palombe

palombe-.08.07.JPG

A chacun sa toile

P7316215

Urgent!

 Cherche Bénévoles

Pour

  Restaurer Cabane ..

P4065929     

 

Attention ! Passion Palombe...

1ier.nov.2010--12-.JPG 

 

 

C'est ici que ça se passe ............

Au mois d'octobre de chaque Année

 

IMGP0227.jpg

Tient ! 

IL y a une Palombière par ici .........?

m.1.pylone.jpg

privilège

​​CONTACT:

 

 

 
 

 .         

27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 17:46

Dans la catégorie " Origine des mots "

Voyons aujourd'hui celui  du " timbre poste " D’après « Le Petit monde », paru en 1920)

L’invention des timbres-poste est relativement récente, puisque datant du XIXe siècle. Avant eux, le port des lettres était calculé suivant la distance à parcourir et c’était le destinataire et non l’envoyeur qui en payait la taxe ! 

 

Au tarif de 1827, il fallait payer 1 fr. 20 pour recevoir une lettre venant de Marseille à Paris. Les inconvénients de ce système sont évidents, et ce sont ces inconvénients mêmes qui ont suscité l’idée des petites vignettes dont nous usons couramment aujourd’hui. Voici ce qu’on raconte à ce propos.

En 1835, un riche anglais nominé sir Rowland Hill voyageait dans le nord de l’Angleterre quand le hasard l’amena à la porte d’une auberge au moment précis où le facteur présentait une lettre à une jeune fille. Celle-ci prit l’enveloppe, l’examina sur toutes les faces et demanda le prix qu’elle avait à payer. La somme montait à un shilling. La jeune fille soupira et rendit la lettre en disant : « Je suis trop pauvre pour donner un tel prix. Reprenez-la quoique cela me navre, car elle vient de mon frère qui habite Londres. »

Le riche anglais fut ému et tendit une pièce au facteur. La jeune fille voulut s’y opposer. Rowland Hill ne céda pas et, le facteur parti, interrogea la destinataire de la lettre qui avoua : « J’ai dit la vérité, nous sommes très pauvres. mais pour pouvoir correspondre avec mon frère sans rien payer, nous avons convenu de certains signes qui, tracés sur l’enveloppe, nous permettent de savoir si nous sommes en bonne santé l’un et l’autre. Quant à la lettre elle-même, ce n’est qu’une feuille de papier blanc. »

Et elle la lui montra. Rowland Hill continua sa route en réfléchissant. Ce qu’il venait de voir lui montrait les grands défauts du système employé, l’exagération des prix et, comme conséquence, la tentation de frauder. Il y chercha un remède et c’est ainsi que, le 13 février 1837, sir Rowland Hill proposa officiellement au gouvernement anglais « d’employer dorénavant un petit carré de papier de grandeur suffisante pour recueillir le sceau postal et enduit sur son autre face d’une colle légère qui permettrait à l’acheteur de le fixer au dos d’une lettre. »

Vous voyez que c’est la définition exacte du timbre tel que nous le connaissons aujourd’hui. Mais la poste anglaise n’appliqua pas de suite cette idée. Elle crut mieux faire en imprimant sur des enveloppes une vignette représentant la Grande-Bretagne assise sur un roc, avec un lion couché à ses pieds et entourée d’attributs divers.

 

Ces enveloppes n’eurent pas de succès. On reconnut alors que Rowland Hill avait raison et l’on fabriqua les timbres ainsi qu’il l’avait indiqué. Le premier qui parut, le 10 janvier 1840, était noir et représentait la reine Victoria, vue de profil. En 1811, il devint rouge. Le prix uniforme pour toute l’Angleterre était d’un penny. En 1854 enfin, on imagina de perforer les quatre côtés des timbres pour permettre de les détacher plus facilement de leurs voisins.

La Suisse ne tarda pas à imiter l’Angleterre. Puis ce furent le Brésil, les Etats-Unis et la Belgique. En France, il fallut la Révolution de 1848 pour qu’on adoptât cette nouvelle mode infiniment pratique et, le 1er janvier 1849, le premier timbre français fut mis en circulation. Il était noir sur fond jaune, représentait une tête de Cérès et valait 20 centimes.

Repost0
27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 16:57

Les gentlemen sont rares, dans le monde débraillé du rock. Indubitablement, Charlie Watts, avec 58 ans passés à jouer des tambours pour les Rolling Stones, en était un. Il vient de nous quitter juste après avoir fêté ses quatre-vingts printemps.

Très logiquement, les hommages de ses pairs tombent comme à Gravelotte. Pour Elton John, il s’agissait d’un « homme élégant et d’une brillante compagnie ». En effet, si les accoutrements de ses complices avaient parfois de quoi laisser perplexes, Charlie Watts fut, sa vie durant, toujours tiré à quatre épingles. Il arrivait même à être chic, en costume et tee-shirt, voir même déguisé en hippie ; c’est dire. Grand collectionneur d’armes et d’uniformes, avec une prédilection pour ceux des troupes confédérées, il était esthète. Ce que confirme Keith Richards : « Comment décrire un gars qui achète une Alfa Romeo de 1936, uniquement pour observer le tableau de bord ? Charlie ne sait pas conduire. »

En revanche, il n’était pas manchot devant une batterie réduite à sa plus simple expression : une grosse caisse et une claire, une charleston et deux cymbales. Ça lui suffisait pour faire le job.

Pour la petite histoire, une fois, Charlie Watts s’énerva lorsque Mick Jagger, recevant des journalistes en studio, le présenta de la sorte : « Charlie Watts, c’est mon batteur ! » Et ce dernier de se lever, de coller une sévère droite à son altesse Mick, si sèche qu’elle le laissa sur le carreau, avant de préciser : « Cher Mick, je ne suis pas ton batteur, mais celui des Rolling Stones… » Et il alla ensuite se rasseoir sur son tabouret.

Après, une question demeure : les Rolling Stones poursuivront-ils leur tournée mondiale, interrompue pour cause de pandémie ? Nicolas Ungemuth, toujours : « Pour moi, les Stones sans Bill Wyman et Charlie Watts, c’est comme les Who sans Keith Moon et John Entwistle : une absurdité. »

Voilà qui n’est pas faux. Repose en paix, Charlie et, surtout, merci pour tout !

Repost0
23 août 2021 1 23 /08 /août /2021 07:14

Être fort, c’et rayonner de bonheur quand on est malheureux.

C’est essayer de pardonner à quelqu’un qui ne le mérite pas.

C’est rester calme en plein désespoir.

C’est sourire quand on a envie de pleurer

C’est faire rire quand on a le cœur en morceaux,

Se taire quand l’idéal serait de crier à tous son angoisse.

Être fort, c’est vivre au jour le jour

Et croire toujours en un lendemain meilleur

 

Repost0
9 août 2021 1 09 /08 /août /2021 04:38

Le saviez-vous ? 

Bicyclette (La reine) : ses lointaines
et obscures origines

En 1890, et cependant que la pratique de la bicyclette, véritable invention française, connaît un fulgurant essor, Pierre Giffard, pionnier de la presse sportive qui fondera deux ans plus tard le quotidien Le Vélo, explore avec humour les lointaines origines du vélocipède, exhumant le célérifère et autres draisienne ou grand bi

Si vous avez, comme moi, écrit Pierre Giffard, le caractère franc, l’opinion sincère, l’aveu facile, et je vous souhaite, chers lecteurs, ce trio de dons naturels que je compense malheureusement par un tas de défauts ! vous reconnaîtrez que toutes les fois qu’on innove en ce siècle, en cette fin de siècle abracadabrant où la vapeur, l’électricité, l’air comprimé, et tant d’autres forces latentes sont sorties du creuset humain, Aristote a toujours été dans l’affaire avant l’inventeur.

Avez-vous perfectionné le fil à couper le beurre ? On vous oppose immédiatement un précurseur Aristote. Songez-vous à relier entre elles la Terre et la Lune par un chemin de fer funiculaire et suspendu ? On vous dit : Halte-là ! Vous n’en avez pas l’étrenne ! Aristote a pensé à votre idée dans son traité de la Balistique interplanétaire, page 247. J’ai la preuve que cet homme universel s’occupait du tabac par deux vers bien connus de Thomas Corneille, frère de Pierre (le Grand) : (ci- contre Affiche publicitaire de 1890 pour les cycles Hurtu)

 

Quoi qu’en dise Aristote et sa docte cabale,
Le tabac est divin ; il n’est rien qui l’égale.

Ainsi !... Aristote a-t-il connu la bicyclette ? Voilà la première question qui s’est posée à mon esprit lorsque Le Figaro nous a demandé, au délicieux Mars et à votre serviteur, de chanter les hauts faits de la Reine Bicyclette, déesse auréolée des avenues et des boulevards, comme elle l’est de toutes nos routes départementales et forestières, chemins de grande communication et vicinaux.

Aristote a-t-il connu la bicyclette ? En parle-t-il quelque part ? Nous montre-t-il dans quelque traité les jolies Grecques de son temps chevauchant en cothurnes et en robes provocantes sur la bête à deux roues ? Ne dit-il pas que les Sages de son siècle, barbus et chenus, allaient donner leurs consultations en tricycle de bois sur les routes ensoleillées de l’Attique ?

Très perplexe, ennuyé à l’idée que ce diable d’Aristote aurait pu nous faire la pige encore une fois et nous chiper notre conception fin de siècle du vélocipède, j’ai passé de longues nuits à compulser les ouvrages de cet éminent philosophe, qui a tout connu. J’ai pâli sur ses livres, traduits par les commentateurs les plus selected, et je peux dire avec un juste orgueil, maintenant que je suis sûr de mon fait :

Eh bien, non, Aristote n’a pas connu le vélocipède ! Il ne souffle mot de la bicyclette, et c’est ce qui m’encourage à attaquer de front ce sujet merveilleux. On ne me jettera pas Aristote dans les jambes, ce qui pour un vélocipédiste aurait plus d’inconvénients que pour n’importe qui. En avant !

Vous me direz que je remonte dans la nuit des temps. Certes, mais c’est pour être plus sûr de ne rien omettre. Et puis une étude est une étude. Si on ne la fouille pas, autant ne pas s’en mêler. Je vous dirai donc que la bicyclette reste encore un mythe ignoré pendant que se déroulent les événements obscurs, bien qu’ils soient historiques, que nous groupons sous le vocable étrange d’événements moyenâgeux. Ni Godefroy de Bouillon, ni Roger Bacon, qui a pourtant inventé la poudre (après Aristote bien entendu) n’ont entendu parler du vélocipède.

Et pourtant quelle ressource c’eût été au point de vue militaire, pour les croisades ! Imagine-t-on la tête des Sarrasins lorsque du haut des murs de Jérusalem ils auraient aperçu un escadron de croisés tricyclistes s’avançant à toute vitesse sous une pluie de flèches, le heaume en tête, la lance au poing ? Il est vrai que les routes de cette époque étaient si mauvaises qu’il ne faut rien regretter du passé. Le présent nous console de son indifférence.

Caricature de 1818 : draisienne remplaçant les chevaux
pour le service d’acheminement du courrier

C’est à la Grande Révolution de 1789 qu’il faut arriver, en cela comme en tant d’autres choses, pour voir le vélocipède entrer dans l’Histoire, où sa place est marquée entre le cheval et le dromadaire. Un beau jour (est-ce avant, est-ce après le cheval mécanique ou à moulin, que tous les Français âgés de moins de cent ans ont connu ?), un beau jour on vit apparaître dans Paris une sorte de machine à deux roues, sur laquelle les muscadins s’amusaient à s’élancer quand ils lui avaient donné une forte poussée.

 

C’était le célérifère, père, grand-père de la bicyclette d’aujourd’hui. On poussait devant soi, les deux roues de bois roulaient en raison de l’impulsion communiquée. On sautait alors sur la selle, et jusqu’à extinction de la force acquise, on se laissait porter. Le célérifère fut un des plaisirs favoris des petits messieurs de l’époque, qui l’appelaient évidemment le céléïfé, pour rester à la mode. L’un de ces instruments primitifs laissé par Niépce de Saint-Victor — mort en 1833 —, l’inventeur de la photographie, put faire croire il y a quelques années, que Niépce de Saint-Victor avait aussi inventé le vélocipède. Il n’en était rien. L’instrument que possédait Niépce était le joujou de son enfance et les célérifères étaient très nombreux à Paris à la fin du siècle dernier. Qui en eut le premier l’idée, par exemple ? Mystère qui ne sera jamais éclairci.

Les célérifères se sont appelés aussi draisiennes, du nom de Drais von Sauerbronn, un baron authentique qui en était l’inventeur. C’est en examinant une draisienne qu’on lui avait donnée à réparer qu’un serrurier parisien, Michaux, imagina cinquante ans plus tard d’appliquer deux pédales coudées au vieil instrument des muscadins, et créa ainsi le vrai vélocipède.

Il faut arriver aux dernières années de l’Empire pour assister au développement d’une machine à deux roues qui vraiment avait quelque analogie avec la bicyclette d’aujourd’hui. En 1869, sur l’asphalte qui couvrait un carrefour assez vaste, entre le jardin du Luxembourg et l’ancienne Pépinière, on vit arriver par douzaines, comme aujourd’hui au Pré-Catelan, des grands bicycles assez bien bâtis sur lesquels les jeunes Parisiens s’essayaient timidement.

Les pieds actionnaient directement la roue de devant qui était immense et l’équilibre était difficile à conquérir. À vrai dire le grand bicycle d’aujourd’hui, qu’on appelle dans la partie le grand bi tout court, n’est pas autre chose que le vélocipède à peu près complet de 1869, que nous regardions, nous autres badauds jeunes ou vieux, comme un instrument incommode, dangereux et surtout disgracieux. Mais c’était la mode et on se demande ce qui serait advenu du vélocipède si l’industrie parisienne, qui « était dessus » l’avait alors perfectionné. Malheureusement la guerre de 1870 arriva et arrêta net l’essor du vélocipède, comme elle arrêta toutes choses. Ci-contre: 

Grand bi. Chromolithographie de la fin du XIXe siècle

 

 

Pendant que nous luttions contre les Allemands, les Anglais, calmes dans leur île, se saisissaient du vélocipède parisien et le perfectionnaient avec le soin jaloux qui les caractérise. Ils en faisaient un instrument presque artistique, si bien qu’en 1872, quand nous pûmes enfin respirer, on vit revenir de Londres l’instrument né en France, avec des modifications peu importantes toutefois, mais très utiles. L’emploi des aciers surtout était plus sévère. C’était toujours le grand bi, mais il n’était plus le vélocipède, il était le bicycle, prononcez baïcècle, et dame, tout ce qui vient ou revient d’Angleterre a droit, chez nous, aux plus grands égards. Une ville anglaise entre toutes se lança dans la fabrication du bicycle : ce fut Coventry. Les industriels de Coventry faisaient des rubans. Tout d’un coup ils lâchèrent la rubanerie pour approprier leurs outillages au baïcècle.

Michaux avait trouvé l’application directe des pédales. Qui a trouvé l’idée d’ajouter à ce moteur la chaîne de Vaucanson qui multiplie l’effort des pieds, et constitue la bicyclette ? Autre mystère. Cette trouvaille lançait la vélocipédie dans l’ordre des choses pratiques ! Tout le monde ne pouvait pas grimper sur les grands bicycles. La bicyclette devenait la monture accessible à tous.

C’est alors que les Anglais, prêts pour la lutte, avec un outillage formidable que les fabricants parisiens viennent à peine de créer, en 1890 — et je parle de 1876 —, purent jeter sur les marchés du monde entier les milliers de cycles, bi et tri qui laissèrent croire que l’Anglais était le père du vélocipède, alors que cet instrument devenu divin après les dernières transformations qu il a subies depuis plusieurs années, est d’invention française. C’est donc à Michaux que les amateurs de bicyclette doivent être reconnaissants, lorsqu’ils s’écrient en traversant les plaines : « Quel admirable instrument ! »

Lorsque les Parisiens virent apparaître les premiers tricycles, ils s en amusèrent fort. Il faut dire que les premiers tricyclistes prêtaient bien aussi le flanc à la gouaillerie parisienne. Copiant servilement les Anglais que rien n’arrête, ils montaient leurs instruments en redingote ou en jaquette, avec un tuyau de poêle sur la tête, alors que tout était à remplacer dans ce costume de clergyman. Peu à peu on vit les choses se régulariser, les bas et les culottes courtes apparaître, puis le veston, le maillot de tricot, la casquette ou la toque, enfin l’habillement compatible avec un sport qui vaut tous les autres à lui seul.

 

Un vélocipède de 1868. Gravure (colorisée) du temps

Mais ce qu’ils furent malmenés dans leurs familles, les premiers tricyclistes ! En eurent-ils à subir des avanies, pour se promener dans un pareil style en plein bois de Boulogne, sur des instruments ridicules... et patati et patata ! Honneur ! Honneur à ces premiers pionniers du tricycle, qui péniblement frayèrent la route par où passèrent ensuite des milliers de bicyclistes !

Car lorsque la bicyclette apparut, tout armée pour la course, à côté du bicycle, son succès fut foudroyant. Elle était plus élégante, plus légère, plus plaisante que son aîné : elle ramenait les jeunes gens au bicycle sans avoir les inconvénients du grand bi. Elle exigeait deux ou trois leçons agrémentées de chutes et d’appréhensions méritoires ; elle séduisit son monde comme un cheval qui piaffe séduit le cavalier. Le tricycle était trop facile. La bicyclette demandait un certain effort.

Dire qu’elle enfonça le tricycle dès 1880, époque où on la voit commencer à rouler sur les routes, ce serait exagérer mais bien vite elle le laissa loin derrière elle. Aujourd’hui, elle circule dans les proportions de 80 %. Les 20 % qui restent se décomposent en 15 % de tricycles et 5 % de grands bicycles. C’est l’abandon presque complet du grand bi.

Les difficultés, plus apparentes que réelles, qu’il faut surmonter pour se tenir en bicyclette éloignent encore les timides. Mais tout le monde y viendra et la Reine Bicyclette sera bientôt maîtresse incontestée des routes qui sillonnent les continents.

Repost0
27 juillet 2021 2 27 /07 /juillet /2021 06:35

L'accessoire disparu
des tableaux de bord modernes

 

Il fut un temps où la décontraction au volant s’agrémentait d’une cigarette tenue négligemment, coude à la portière. Une époque où régnait un tandem obligatoire dans une voiture : l’allume-cigare et le cendrier.

(Source : Le Dauphiné)

Pour des raisons liées à la santé, les constructeurs ont d’abord supprimé le cendrier, pensant dégoûter le conducteur de son péché goudronneux. Le mégot allumé à l’allume-cigare termine maintenant sur le pavé, jeté sans pudeur par la vitre ouverte. L’allume-cigare est maintenant remplacé (depuis 2006) par un simple cache en plastique qui recouvre une prise 12 volts de forme circulaire.

C’était comment, avant ?
À l’origine, un allume-cigare est un accessoire utilisant l’électricité générée par le véhicule pour permettre d’allumer des cigares et des cigarettes. Tel qu’on a pu le connaître encore récemment (amovible, automatique et sans fil), il a été breveté en 1960.

Il est composé d’une partie fixe analogue à une prise de courant et d’une partie mobile qui contient une résistance qui chauffe dès qu’on l’enfonce dans la partie fixe. Lorsque la température est atteinte, la partie mobile peut être retirée pour approcher la résistance incandescente de la cigarette.

Encart publicitaire inséré dans L’Express du 3 mars 1969 pour la marque
de voitures Simca : Sunbeam Sceptre, la voiture aux 2 allume-cigare

Déjà au XIXe siècle, l’allume-cigare prenait la voiture
Le premier allume-cigare électrique a été breveté par l’inventeur allemand Friedrich Wilhelm Schindler au début des années 1880. Il se trouvait au bout d’un fil électrique branché au tableau de bord.

Mais l’allume-cigare a débuté sa carrière sans électricité. En 1855, un certain d’Argy, mécanicien aux Batignoles (près de Paris), propose le brevet d’une pièce ronde d’amadou traversée d’une tige en bois phosphoré à son bout. Son nom ? L’allume-cigare.

Une prise qui sert à tout
Dans les années 50, aux États-Unis, les inventeurs se creusent la cervelle pour proposer des gadgets indispensables pour faciliter la vie en voiture. Voici quelques annonces que l’on pouvait trouver dans les magazines.

Rêvez un peu... Le chauffe-biberon ; « c’est le week-end, vous profitez d’une balade en famille. Mais tout d’un coup, bébé se réveille en pleurant. Il a faim. Heureusement, Hankscraft a la solution : un chauffe-biberon à brancher sur l’allume-cigare. »

Le rasoir de voiture : « Envie de gagner cinq minutes de sommeil avant de partir au travail ? Rasez-vous dans votre voiture ! Un bon moyen de patienter dans les bouchons. Par contre pour le nettoyage vous aurez peut-être besoin d’un aspirateur de voiture. »

Les usages ont changé
Tout était possible... Sèche-cheveux de voiture, machine à café ou encore téléphone pouvaient trouver place dans le vide-poche de la voiture des Américains. Aujourd’hui, vous pouvez brancher des chargeurs pour téléphone, appareils photos, GPS amovibles, un équipement audio comme un transmetteur FM, un kit mains-libres, un transformateur 220V, un compresseur d’air ou encore des multiprises avec sorties USB ou adaptées aux accessoires comme... un allume-cigare.

 

 

 

Repost0
19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 11:25
La rétro du lundi.

Dans la catégorie:

" Expressions & Proverbes d'autrefois " Mais toujours d'actualité "

A beau mentir qui vient de loin

( L’occasion de mentir est favorable à ceux qui arrivent de loin)

Ainsi que l’a dit un ancien : Omne ignotum pro magnifico, qui veut dire : On se fait une haute idée de ce qu’on ne connaît pas. Effectivement, l’espèce humaine, ayant un penchant à se figurer plus belles et plus grandes les choses qui se trouvent dans les pays éloignés, il arrive que les récits exagérés n’inspirent aucune défiance aux esprits ainsi disposés. Aussi les voyageurs peuvent-ils mêler des fictions, des contes même incroyables, à leurs récits, devant des auditeurs qui ne sauraient aller en vérifier l’exactitude dans les contrées lointaines que les narrateurs prétendent avoir parcourues.

Voici quelques vers d’un conte fait à l’adresse de ceux qui cherchent toujours à exagérer les faits :

Une dispute advint (arriva) entre deux voyageurs.
L’un d’eux était de ces conteurs
Qui n’ont jamais rien vu qu’avec un microscope ;
Tout est géant chez eux. Ecoutez-les : l’Europe,
Comme l’Afrique, aurait des monstres à foison.

Celui-ci se croyait l’hyperbole permise.
« J’ai vu, dit-il, un chou plus grand qu’une maison. »
– « Et moi, dit l’autre, un pot aussi grand qu’une église. »
Le premier, se moquant, l’autre reprit : « Tout doux,
« On le fit pour cuire vos choux. »

Moralité
Quand l’absurde est sans borne, on lui fait trop d’honneur
De vouloir par raison combattre son erreur.

Enchérir est plus court, sans s’échauffer la bile.

Ce proverbe pourrait servir d’épigraphe aux relations des voyageurs du XVIIIe siècle, lesquels avaient la manie d’y mettre tant de merveilleux qu’on n’y attachait plus aucune croyance.

Repost0
7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 18:18
La rétro du lundi.

Maisons construites en une nuit
et singulier droit de propriété

(D’après « Revue de folklore français », paru en 1939)

 

Héritée du droit romain, une coutume particulièrement connue en Bresse, mais également en Cornouailles, voulait que tout individu construisant en une seule nuit sa maison sur un terrain communal devenait de fait propriétaire du terrain, le feu devant être allumé avant le jour et la fumée devant sortir par la mitre de la cheminée au-dessus du toit lorsque le soleil se levait, et cependant que l’heureux bénéficiaire se voyait simplement contraint de s’acquitter d’un cens auprès de la commune, redevance emphytéotique perpétuelle

Dans le tome IV du Mâconnais traditionaliste et populaire, G. Jeanton, écrivait en 1923 : « Dans la Bresse mâconnaise, notamment du côté de Romenay, on voit encore dans les clairières ou sur les teppes communales, de petites maisons en forme de huttes, souvent recouvertes de chaume ; ce sont, dit-on dans le pays, des maisons construites en une nuit. Il est de croyance générale en Bresse louhannaise que tout individu a le droit de s’approprier une portion d’un communal, en y construisant une maison entre le coucher et le lever du soleil ; si le faîtage est terminé avant l’aube le constructeur est reconnu par la coutume locale, pour en être le légitime propriétaire et les communes ne semblent pas avoir jusqu’à présent contesté ce droit.

 

« Il y a peu d’années les cadets des familles pauvres préparaient, quelquefois pendant tout un hiver, avec leurs parents et amis, la charpente de leur maison, puis un beau soir, quand tout était prêt, la famille se mobilisait avec une incroyable agilité, sur une friche communale et élevait en quelques heures une maison rustique sans doute mais complète, depuis le seuil de bois jusqu’au toit de chaume ; quand le soleil se levait il dorait de ses rayons le bouquet que ces architectes paysans avaient placé au sommet du toit. »

Reprenant la question dans Habitation paysanne en Bresse, le même auteur écrivait en 1935 : « Une vieille coutume voulait qu’en Bresse quiconque bâtissait une maison sur une lande communale devenait propriétaire de la maison et du terrain d’alentour, à la condition toutefois qu’elle fût achevée en une nuit.

« Un camp volant voulait-il se fixer, un enfant pauvre et malheureux voulait-il quitter la communauté familiale, il avait cette suprême ressource de devenir propriétaire. J’ai encore connu de vieux bressans de la région de Montpont et de Varennes-Saint-Sauveur qui avaient vu construire, dans les communaux, des maisons en une nuit et qui avaient même participé à cette construction. A l’aide d’amis, le candidat propriétaire préparait à la veillée et par les jours de chômage forcé de l’hiver, les éléments de la charpente de la future maison. Tout était prêt, les chevrons, les tirants et les sablières ; les chevilles de bois étaient sous la main ; on profitait d’une longue nuit d’hiver où il y avait de la lune, et quand le coq chantait, un bouquet de gui ou des premières fleurs champêtres, lorsqu’on était en février ou en mars, ornait le faîtage en chaume du nouvel hutau.

« On voit encore de ces maisons, avec leur mince jardinet clos de piquets et de brondes, sur certaines teppes bressanes notamment sur les clairières des bois de la Genête et de la Chapelle Thècle. Il s’en trouve quelquefois trois ou quatre à côté les unes des autres, au bout d’un communal et à proximité d’une charrière... »

La même coutume était mentionnée à Viriat, près de Bourg, où Prosper Convert la signalait, avant sa mort, à M. Duraffour, professeur à l’Université de Grenoble, mais elle y paraissait si lointaine, si archaïque qu’on la jugeait quelque peu légendaire. Dans un article publié en 1939 au sein de la Revue du folklore français, Jeanton toujours, ancien président de l’Académie de Mâcon, rapporte avoir eu la bonne fortune de trouver un document d’archives confirmant la tradition orale, telle qu’elle lui fut rapportée par son vieux métayer Ferdinand Danjean, de Varennes-Saint-Sauveur, qui avait participé à une de ces constructions dans sa jeunesse.

C’est un procès jugé en l’An VI par le Tribunal départemental de Chalon-sur-Saône, procès entre Arsène Godefroy, bourgeois de Louhans, et un pauvre vieillard de Savigny-sur-Seille, Joseph Moine, au sujet d’une maison ou cabane habitée par ce dernier et qu’il avait édifiée vers 1775 sur une friche qu’il croyait communale de la paroisse de Savigny-sur-Seille. Arsène Godefroy, qui eut gain de cause devant le Tribunal de Chalon, prouva que la friche n’était pas communale car elle lui appartenait en vertu d’un titre de 1623, mais la commune était intervenue au profit du sieur Moine qui, d’après elle, avait construit un bâtiment et défriché un journal de terrain communal autour de sa maison « de l’assentiment des autres habitants », autrement dit suivant l’usage (jugement du 22 floréal, an VI).

Jeanton confie n’avoir pas vu mentionner ailleurs pareille coutume lorsque Duraffour, déjà cité, recueillit, au cours d’une villégiature en Cornouailles, un document d’une analogie frappante avec notre usage bressan ; il a été extrait d’une Histoire de Cornouailles par A.-K. Hamilton Jenkin, auteur de divers travaux sur la Cornouailles, notamment Le mineur de la Cornouailles, Navigateurs cornouaillais, La Cornouailles et les Cornouaillais, Maisons et coutumes de Cornouailles.

« Type de cottage de Cornouailles au commencement du XIXe siècle.

« A cette époque, spécialement dans les districts miniers, la plupart des cottages étaient bâtis par les gens eux-mêmes. Les murs étaient généralement faits de bauche (cob), c’est-à-dire d’un mélange d’argile et de paille hachée fortement battue ; les toits d’autre part étaient en paille. Il va de soi qu’on employait partout de la pierre, mais seulement quand on pouvait l’avoir sans frais. Dans la Cornouailles du Nord, les toits étaient généralement en ardoise qu’on tirait de Delabole ou d’autres carrières locales. Ces cottages étaient installés partout où de n’importe quelle manière on pouvait obtenir un morceau de terrain. II en subsiste quelques-uns.

« On dit que, dans certains cas, des cottages de cette espèce ont été effectivement construits en une nuit. Ceci avait pour but d’acquérir l’avantage d’un vieux droit coutumier qui, à ce ce qu’on suppose donnait qualité aux propriétaires de ces constructions de réclamer la libre tenure (freehold) du fonds sur lequel ils étaient établis désormais pour toujours. Voici de quelle façon la chose se pratiquait.

« Après avoir fait choix d’un morceau de terrain les bâtisseurs rassemblaient tous les matériaux nécessaires, l’argile pour faire les murs de bauche, les pieux et le chaume pour le toit, et une porte et une fenêtre toutes prêtes. Ces matériaux étaient soigneusement cachés à proximité de l’endroit. Ensuite dans la nuit désignée l’homme réunissait tous ses amis. Debout les quatre murs en presque quatre heures, et en route pour y installer le toit. On laisse provisoirement près du fond, un trou pour servir de cheminée, mais plus tard on en fera une fenêtre. Une fois qu’il était établi dans sa bicoque, le propriétaire pouvait faire toutes les améliorations que le temps et que sa fortune lui permettaient. Il y ajoutait naturellement un foyer ouvert pour la cuisine et le chauffage et quelques objets de mobilier pour rendre la pièce habitable. »

L’appropriation par le premier venu des terres vagues était contraire à la Coutume de Bourgogne. Mais notons ici que nous ne sommes pas sous le régime de ladite coutume, étant en Pays de Droit Ecrit, la Bresse où nous avons constaté le singulier usage plus haut rapporté étant entièrement dans le domaine du Droit Romain, privilège qui avait été reconnu formellement à ce pays par le duc Philippe le Bon dans des lettres patentes fameuses, expédiées à Bruxelles, le 26 août 1459, lors de la rédaction de la Coutume de Bourgogne.

 

Et à ce propos il est bon de noter que cette appropriation des terres communes puise sa justification dans le Droit Romain, si on s’en rapporte au Commentaire donné dans son édition de la Coutume publiée à Dijon, en 1788, par le savant président Bouhier.

« Ces dernières (terres vagues) dit-il, qui en quelques coutumes sont appelées terres hermes ou brehaines ou charmes ou gallois appartiennent sans difficultés au seigneur haut justicier à moins que la coutume des lieux n’y soit contraire. L’article 331 de la Coutume du Bourbonnais y est exprès et c’est notre usage
en cette province (de Bourgogne) quoique celui des Romains fut de les donner au premier qui voudrait se les approprier pour les mettre en culture. »

L’usage consolidant l’appropriation des terres vagues par la construction d’un bâtiment peut donc invoquer un principe du Droit Romain, et le pays où nous l’avons trouvé est bien dans le domaine de ce droit, mais le formalisme de l’édification en une nuit est une intéressante particularité de folklore remontant sans doute à un vieux fonds indo-européen, ce qui explique d’autre part l’existence de cette même coutume en Cornouailles anglaise où le Droit Romain ne saurait être mis en cause.

Notre ancien président de l’Académie de Mâcon explique avoir voulu contrôler les dires de son indicateur Ferdinand Danjean, décédé présentement, et s’être rendu à Varennes-Saint-Sauveur et plus spécialement au hameau de Tageat d’où il tirait son origine. « Or, j’y ai appris ceci, confie-t-il : la dernière maison construite en une nuit l’a été vers 1370, dans le communal de Tageat ! Mon indicateur avait alors plus de 4 ans et moins de 10 ans, il a donc parfaitement pu retenir toutes les particularités de l’événement qui marquait tout de même dans l’histoire d’un hameau.

« Cette maison qui existe encore fut construite en une nuit par un nommé Genetet. Elle a payé un cens ou redevance à la commune jusqu’à il y a trois ou quatre ans, époque où elle a été vendue à un tiers. A ce propos l’usage était ainsi fixé : Le constructeur devenait propriétaire de la maison ainsi que d’un assez mince pour prix ou enclos autour et cela au préjudice de la lande (teppe) communale. En revanche il devait un cens, redevance emphytéotique perpétuelle à la Commune. Celle-ci n’avait aucun droit de reprise vis à vis du constructeur, de sa famille vivant avec lui ou de ses descendants. Mais si la maison construite en une nuit était vendue, la commune devait être dédommagée de la valeur du sol, c’est ce qui s’est produit il y a trois ou quatre ans pour la maison Genetet, construite sur le communal de Tageat vers 1870.

« La maison construite en une nuit ne faisait acquérir la propriété que si le constructeur n’était pas propriétaire d’une autre maison. J’ai glané à cette occasion quelques détails pittoresques. Le feu devait être allumé avant le jour et la fumée devait sortir par la mitre de la cheminée au-dessus du toit lorsque le soleil se levait. D’autre part, depuis la communication que j’ai faite à la Société de Folklore, à l’Ecole du Louvre à Paris en janvier 1938, j’ai entrepris une enquête personnelle en Bresse avec M. Violet. J’y ai été grandement aidé par M. Sagnes, instituteur à Montpont. La coutume était universellement admise, jusque vers 1880, à Varennes-Saint-Sauveur, Montpont, la Chapelle-Naude, Sornay, la Chapelle-Thècle, la Genête, etc.

« A Montpont, lorsque vers 1870-1880 on rectifia le chemin de Cuisery à Montpont, de nombreux délaissés furent utilisés pour la construction de maisons construites en une nuit. Toutes ont été détruites ou reconstruites un peu plus amplement, ce qui fait que nous n’avons pas pu en photographier une dans son état primitif. L’augmentation de la population et son paupérisme avaient très fortement favorisé, à cette époque, la construction de maisons construites en une nuit. Un nommé Guyon, dit Méline, était devenu une sorte de spécialiste pour fournir aux aspirants propriétaires les éléments complets d’une maison à construire en une nuit. Il les fabriquait ; les plus petites valaient 15 francs, clef en main ; les plus grandes 30 francs. Les matériaux étaient pris gratuitement dans la forêt.

« Du reste, vers cette époque, dans cette région Montpont-la Genête, la coutume se transforma et prit l’aspect suivant. Particuliers, communes, notaires et géomètres ruraux étaient dans l’incertitude après près de cent ans de Code Civil de la valeur légale de la coutume et on aboutit dans certaines communes comme la Genête au modus vivendi suivant. Les communes décidèrent d’accorder gratuitement l’emplacement au constructeur moyennant un léger canon. Le constructeur devenait libre de construire sans se presser, à condition de demander l’autorisation préalable. Dans certains cas, on vit même des communes faire construire des maisons de ce genre pour des veuves expulsées de leur ferme par des propriétaires après la mort de leur mari. La coutume s’humanisait mais perdait de son pittoresque et de sa verve.

« On nous a rapporté la légende concernant la construction du pont du Collège de l’Arc à Dôle, qui est dans une région voisine de la Bresse. Les Pères Jésuites au XVIIe ou XVIIIe siècle voulurent réunir les deux immeubles composant leur collège et que séparait une rue. Ils demandèrent à la ville de Dôle, l’autorisation de réunir les deux parties de leur collège par une arche chevauchant la rue. La tradition veut que le conseil de ville ait refusé l’autorisation estimant ne pas pouvoir amoindrir le patrimoine communal, mais il aurait ajouté que les Pères Jésuites avaient toujours le droit s’ils le pouvaient de construire leur « arche en une nuit », ce qui fut fait. Cette légende qui avait été considérée jusqu’à présent comme une tradition humoristique prend une singulière vraisemblance légale à la lumière de la coutume bressane. »

Repost0