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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

10 septembre 2025 3 10 /09 /septembre /2025 07:56

           Affaire " Boulin " Un témoignage de plus !

                                     

Mort de Robert Boulin. Un témoin clé ciblé par des tirs : « On s’approche de la vérité et cela dérange des gens »

                                Robert Boulin

Un homme de 77 ans, dont le témoignage a relancé l’enquête sur la mort de l’ancien ministre, a été visé par des tirs : une enquête est ouverte .

 

L’affaire Robert Boulin n’en est plus à un rebondissement près. Quarante-cinq ans après la mort suspecte de l’ancien ministre et maire de Libourne le 29 octobre 1979, dont la famille est persuadée qu’il s’agit d’un assassinat maquillé en suicide, un témoin clé vient d’être pris pour cible par plusieurs tirs, dans la nuit de vendredi à samedi, en Bretagne, alors qu’il se trouvait à son domicile, dans une petite commune du Morbihan.

Le parquet de Lorient a ouvert une enquête pour « violences avec usage d’une arme » : elle devra déterminer si cette fusillade a un éventuel lien avec l’affaire Boulin. « Je pense qu’on veut maintenant me dissuader de parler à la presse », reste persuadé Élio D., âgé de 77 ans, contacté ce lundi par « Sud Ouest » et dont le témoignage tardif a relancé l’enquête qui s’acheminait vers un non-lieu. Cet ancien « du milieu » avait confié, en 2023 à une juge d’instruction, les noms de deux possibles commanditaires et la plaque d’immatriculation d’un des probables tueurs de Robert Boulin.

Je pense qu’on veut maintenant me dissuader de parler à la presse »

Le septuagénaire s’est fait canarder vers 1 heure du matin. « Mon chien s’est mis à aboyer pendant une demi-heure, raconte la victime. Je suis descendu et suis sorti en pyjama. Mon chien a pris quelqu’un en chasse dans l’obscurité. J’ai regardé partout et alors que je rentrais, un premier coup de feu a retenti dans mon dos. La balle est passée à 50 centimètres et s’est fichée dans le four à vapeur qui a complètement explosé sur la terrasse. Il y a eu un deuxième coup de feu puis un troisième. » Élio D., qui n’a pas été blessé, dit ne pas connaître...

Bref Retour sur la " saga  Boulin "

Le 30 octobre 1979, l’ancien ministre du Travail et député-maire de Libourne était retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet  : chronologie d’un dossier noir du gaullisme et de la Ve République

 

L’affaire Boulin n’a pas livré tous ses secrets. Il y a quelques semaines, « Sud Ouest » révélait le témoignage d’un homme d’affaires qui indiquait avoir remis à la justice l’immatriculation d’une Mercedes appartenant à un homme possiblement impliqué dans la mort du ministre du Travail et député-maire de Libourne, dont le corps a été retrouvé dans l’étang Rompu de la forêt de Rambouillet le 30 octobre 1979.

Cet homme d’affaires, proche du grand banditisme parisien dans les années 1980, avait indiqué à « Sud Ouest » avoir assisté à une conversation dans un club libertin de Ville-d’Avray entre Pierre Debizet, le patron du Sac (le Service d’action civique, le service d’ordre du parti gaulliste), et deux autres hommes. Selon ce témoin, dans cette discussion, Pierre Debizet aurait reproché aux deux autres d’avoir trop secoué le ministre. Les deux hommes, eux, auraient évoqué une crise cardiaque après un tabassage. Toujours selon le témoin, celui qui paraissait être le plus haut placé des truands serait parti dans une Mercedes dont il avait eu le réflexe de noter l’immatriculation. Quarante ans plus tard, malade, au soir de sa vie, l’homme s’était décidé à transmettre ces informations à la justice. Un profil compatible

Selon Mediapart, les gendarmes de la Section de recherche de Versailles ont pu identifier le propriétaire du véhicule par ailleurs reconnu sur « tapissage » par le témoin. Il s’agirait de Henry Geliot, né le 11 novembre 1919 à Paris et mort le 16 décembre 1986. Condamné à de multiples reprises pour vols, violences avec armes à feu, falsification de passeports, l’homme aurait un CV compatible avec le récit du témoin. Selon le journal en ligne, la veuve du truand, toujours vivante, aurait confié après la visite des enquêteurs que son mari lui avait dit après la mort de Robert Boulin que « moins elle en savait et mieux elle se porterait, car si son implication devait être connue, cela pourrait venir d’elle ».

Autant de points qui viennent consolider le récit du témoin. En revanche, les recherches seraient à ce jour vaines concernant un quatrième protagoniste ayant assisté à la conversation et désigné par le témoin comme étant Jean-Pierre Lenoir, un agent du Sdece (l’ancêtre de la DGSE). Selon Mediapart, le ministère des Armées n’aurait pas même été en mesure de confirmer l’appartenance de cet homme (aujourd’hui décédé) aux services secrets. Jean-Pierre Lenoir avait pourtant lui-même écrit deux livres à ce sujet…

1979. Le 30 octobre, à 8 h 40 du matin, le corps de Robert Boulin, ministre du Travail sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing (RPR) et député-maire de Libourne (Gironde) pendant 20 ans, est retrouvé dans l’étang Rompu, près de Rambouillet. Une heure plus tard, on annonce qu’il s’est suicidé en se noyant."

Mort de Robert Boulin : quarante-cinq ans de mystères en huit dates clés

En savoir plus .01

La veille de sa mort, Robert Boulin aurait fait parvenir des lettres à plusieurs médias, dont « Sud Ouest », et à des personnalités politiques, dont le maire de Bordeaux, Jacques Chaban-Delmas, dans lesquelles il évoque son déshonneur, après sa mise en cause dans l’affaire d’escroquerie liée à l’achat d’un terrain en 1974 à Ramatuelle. La première autopsie, bâclée, n’examine pas le crâne de la victime. Un mois plus tard, la police conclut officiellement à un suicide par noyade après absorption de Valium.

 

1983. Le 7 juin, la veuve et les enfants de Robert Boulin déposent plainte contre X pour homicide volontaire. Ils sont convaincus, eux, que l’ancien ministre a été assassiné. Une deuxième autopsie est alors réalisée. Elle met en évidence plusieurs fractures au visage et montre que le corps a été déplacé.

1991. Le 20 septembre, la juge d’instruction Laurence Vichnievsky ordonne un non-lieu dans l’instruction pour meurtre.

2010. Mais la famille de Robert Boulin, et notamment sa fille, Fabienne, ne baisse pas les bras. Neuf ans plus tard, en mars 2010, elle demande à nouveau une réouverture d’une enquête, en expliquant que des tests ADN doivent être pratiqués sur les courriers envoyés par Robert Boulin avant sa mort. Le 9 juin, des scellés disparaissent, puis le 10 juin, le procureur général de Paris rejette la demande de Fabienne Boulin

En savoir plus .02

2015. Le 18 mai, Fabienne Boulin-Burgeat dépose une nouvelle plainte contre X à Versailles, pour « enlèvement et séquestration présumée ». Le 11 septembre 2015, coup de tonnerre : le parquet de Versailles annonce l’ouverture d’une information judiciaire pour arrestation, enlèvement et séquestration suivis de mort ou assassinat. Malgré cela, l’enquête piétine.

EN savoir plus .03

 

2019. Le 18 septembre, la justice ordonne une expertise pour connaître « les causes de la mort » de Robert Boulin. Le 28 octobre, sa fille, convaincue que son père a été assassiné, organise elle-même une reconstitution, à l’étang Rompu, pour tenter d’accélérer les choses.

2020. Le 8 novembre, un nouveau rapport d’expertise médico-légale dont les conclusions sont dévoilées par Fabienne Boulin-Burgeat, réfute pour la première fois la thèse du suicide par noyade. En parallèle, Mme Boulin-Burgeat assigne en juin 2021 l’État pour « faute lourde », estimant que la justice avait failli dans cette affaire.

2024. Le 30 août, on apprend qu’un nouveau témoin a relancé en juin 2023 l’enquête en cours depuis 2015 pour éclaircir les causes du décès de Robert Boulin, alors qu’elle s’acheminait vers un non-lieu. Son récit conduit au SAC, le Service d’Action Civique, le service d’ordre du parti gaulliste. Plusieurs de ses hommes l’auraient violenté pour le détourner de ses ambitions politiques supposées et l’opération aurait mal tourné.

Affaire à suivre...............

Sources :

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8 août 2025 5 08 /08 /août /2025 15:04
C'est "le " ou " les " Pieds

Marcher pieds nus, bonne ou mauvaise idée ? :

" En voici les bienfaits santé "

(et les précautions à prendre)

 

Et si on enlevait nos chaussures pour se sentir mieux ?

 7.200 terminaisons nerveuses se cachent sous chaque pied. Autant de zones réflexes prêtes à stimuler notre bien-être. Problème, les chaussures conçues pour nous protéger, nous coupent de ce lien privilégié avec la Terre et peuvent engendrer certains maux (altération des capacités motrices, perte d'ancrage, d’équilibre, hallux valgus, durillons...). Et si on profitait de la saison estivale pour laisser nos pieds respirer ?

Avec ses 26 os, 17 articulations majeures, plus de 100 ligaments, une vingtaine de muscles et 7.200 terminaisons nerveuses reliées au cerveau, le pied est une zone extraordinairement complexe. Si le port des chaussures n’est pas optionnel dans nos régions au quotidien, certaines activités pratiquées pieds nus réveillent des perceptions et des capacités insoupçonnées. De quoi gagner en puissance, en stabilité, en confiance dans nos points d’appui, et en détente.

En médecine traditionnelle chinoise, les pieds sont l'une des clés pour être en bonne santé. La réflexologie plantaire appuie sur certaines zones réflexes pour calmer les douleurs, apaiser les tensions, améliorer la qualité du sommeil... En marchant sans chaussures, surtout sur sol accidenté, on stimule l'ensemble de ces points de réflexologie. "On relance la circulation sanguine et lymphatique, améliore le retour veineux et les sensations de jambes lourdes" indique les , réflexologues .

Les pieds sont dotés de capteurs sensoriels inhibés par les chaussures. On les réveille en circulant pieds nus sur le carrelage, le plancher, l’herbe... À faire en conscience, comme une petite marche méditative, à l’écoute des sensations. Cela permet aussi d’apprivoiser ces sensations et de se sentir progressivement moins agressé par le froid ou les irrégularités.

"Pieds nus, on se charge de l'énergie vitale de la Terre. On gère mieux les émotions comme l'angoisse ou l'anxiété. Cette pratique est très apaisante, ressourçante, elle apporte une détente totale", poursuit-il.

Se délester de ses chaussures offre aussi plus d'un bénéfice d'un point de vue anatomique : "Cela tonifie l'ensemble des muscles du pied, de la jambe, du genou, de la hanche, améliore la proprioception, l'équilibre, renforce la peau du pied et le capiton plantaire (cette petite couche de cellules graisseuses située sous le pied qui s'affine avec l'âge), rééduque les orteils à leur rôle d'ancrage" ajoute Romain Vayer, pédicure-podologue Membre de l'Union Française pour la Santé du Pied.

En pratique : les premières fois peuvent être inconfortables. On commence de façon progressive pour habituer les pieds et rendre la voûte plantaire plus résistante.

Marcher sur différents types de sol active la perception plantaire et force les muscles, tendons, articulations et ligaments à s'adapter aux contraintes du terrain. À la clé, des pieds plus réceptifs, plus toniques et plus alertes, un corps plus fort. "Marcher pieds nus sur de la terre, sur un sol dur dans son jardin ou un parc, apporte de la mobilité au pied et améliore l'équilibre, ce qui est très important en vieillissant. À la campagne, marcher de bon matin sur une terre humide est hyper agréable !" s'enthousiasme le réflexologue.

Au bon conseil: 

Prenez soins de vos pieds ! par un bon bain relaxant :

" Dans une bassine, mélangez de l'eau, une poignée de gros sel, 1 cuil. à soupe de bicarbonate de soude, 1 cuil. à soupe de vinaigre blanc, des feuilles de laurier (apaise et adoucit). Barbotez pendant 20 min."

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2 août 2025 6 02 /08 /août /2025 17:51
L'enquête ( santé )

Marcher en extérieur améliore la santé mentale

" Si lors d’une journée, vous éprouvez le besoin de baisser le niveau de stress, des chercheurs se sont penchés sur les bienfaits de la marche à pied. Voici donc la durée idéale et le type d’environnement, pour qu’une promenade soit efficace. "

 

 

Ces dernières années, la santé mentale des Français a été mise à mal. Selon un baromètre de Santé Publique France publié début 2024, les pensées suicidaires ont été multipliées par “plus de deux” depuis 2014 chez les 18-24 ans. Parmi les troubles de la santé mentale, on retrouve la dépression ou encore les troubles anxieux. Mettre en place des activités favorisant une bonne santé mentale est donc une question de santé publique.

C’est dans ce sens que des chercheurs de l’Institut Max Planck pour le développement humain, à Berlin en Allemagne, se sont penchés sur les bienfaits de la marche à pied en extérieur. Dans leurs travaux, publiés dans la revue Molecular Psychiatry, ils ont estimé le temps moyen, et le contexte, pour que cette activité présente des bienfaits.

Promenade en forêt ou en ville : quelle différence pour réduire le stress ?

Pour en arriver à ces résultats, les chercheurs se sont basés sur les données de 63 personnes inscrites dans la base de données Castellum de l'Institut Max Planck. Cette étude visait initialement à mesurer la qualité de vie des personnes vivant à Berlin en Allemagne. Environ la moitié des participants (31) devait se promener pendant une heure en ville tandis que l’autre moitié (32) devait faire une balade en forêt.

Durant la promenade, les volontaires ne devaient pas consulter leur téléphone ni s’arrêter pour entrer dans des magasins. Ils ont reçu un panier repas ainsi qu’un chronomètre afin de savoir à quel moment ils devaient faire demi-tour pour revenir au point de départ.

Avant et après la marche, les participants ont rempli un questionnaire et ont subi deux tests qui ont permis de mesurer le niveau de stress et d’anxiété. Le premier test permettait de mesurer l'activité cérébrale en étant exposé à 30 visages (15 féminins et 15 masculins) affichant une expression neutre ou effrayée. Puis, les participants devaient résoudre des problèmes arithmétiques complexes en un temps imparti, dans le but de provoquer du stress.

Voici la durée idéale pour qu’une promenade en extérieur soit efficace

Les chercheurs ont constaté que les personnes qui avaient fait une heure de promenade dans la nature ressentaient un niveau de stress moindre après leur passage à l’extérieur. Les chercheurs précisent que ce n’était pas le cas pour les personnes ayant fait une promenade en ville.

Alors, comment l’expliquer ? Selon les auteurs, “l'activation de l'amygdale (responsable du stress et de la peur NDLR) diminue après une promenade en nature, tandis qu'elle reste stable après une promenade en milieu urbain”. Au contraire, l'environnement urbain peut avoir un impact négatif sur la santé mentale, entraînant une augmentation des taux d'anxiété, de dépression et de troubles de l'humeur.

Dans leurs conclusions, les chercheurs notent qu’une promenade en forêt peut “constituer une mesure préventive contre la tension mentale et potentiellement la maladie”. Aussi, les chercheurs appellent à “créer des espaces verts plus accessibles et adapter les environnements urbains d’une manière qui sera bénéfique pour la santé mentale des citoyens”.

Source

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27 mars 2025 4 27 /03 /mars /2025 17:46
L'enquête de la semaine

J’ai lu cette semaine

" La dissuasion par les chiffres "

 

" Une compagnie d'assurance belge établit le coût d'un enfant. De sa naissance jusqu'à ses 25 ans, les parents auront déboursé une petite fortune."

 

« Si j'avais su ce que coûtait un enfant ! » Après avoir pris connaissance du bilan comptable de la compagnie d'assurance belge "AG", des parents se mordent les doigts. A la lecture du prévisionnel, de jeunes couples renoncent. La somme est astronomique. 264.000 euros ! Voilà ce que leur progéniture aura coûté au terme de 25 années passées à l'entourer de paille et de plumes. Celle qui se voyait maman poule veillant sur sa descendance lorgne désormais sur son plan épargne. Elle lui prodiguera tous les soins dus à un nouveau-né. La nouvelle maman se berce de rêves de maison qu'elle pourra s'offrir à la place d'un encombrant rejeton. Petit placement deviendra grand.

La compagnie belge a calculé le montant des mensualités : « En moyenne, un premier enfant coûte au moins 807,43 euros par mois » De quoi regretter le temps béni où l'enfant partait travailler à la mine dès huit ans. Un salaire à ces âges vous allège les charges de fonctionnement de la famille. Dans quelle usine faire travailler bébé ? Toutes les réponses sont à trouver auprès du planning familial.

Les parents qui ne souhaitent pas en arriver à de pareilles extrémités veilleront à pratiquer « une bonne planification financière ». De sinistre mémoire, cette approche nous rappelle Xavier Dupond de Ligonnès tenant un relevé très précis des dépenses occasionnées par ses quatre enfants. Nul n'étant tenu de s'en inspirer, le couple est néanmoins invité à gérer ses enfants telle une entreprise. A la naissance, l'entretien d'embauche avec le papa est de rigueur. Neuf mois d'expérience, bon C.V. Le petit être signe un CDD de 18 ans. Le bonheur de la parentalité fera l'objet de colonnes, un tableau Excel en guise de mobile au-dessus du berceau. La chambrette se fait open space. Biberons sur rendez-vous.

A la menace climatique vient s'ajouter le verdict de la calculette. Une seconde raison de s'abstenir d'une descendance vient conforter l'écolo dans sa posture. La compagnie d'assurance, que nous ne soupçonnerons pas de pratiquer une propagande anti-natalité, brandit néanmoins un chiffre en mesure d'épouvanter les plus enclins à pouponner. Un réchauffement des couches, des inondations catastrophiques... Manquerait plus que Sandrine Rousseau dénonce les intempéries.

La question que je me pose

Cette compagnie belge composée d’hommes et de femmes se posent-ils la question : combien ont-ils coûté à leurs propres parents !

Ma réflexion «  Perso « 

Je ne pense pas que les gens calculent le coût d’un enfant lorsqu’ils choisissent de fonder une famille, Je pense qu’aujourd’hui les personnes en âge d’enfanter réfléchissent plutôt au devenir de l’enfant dans ce monde incertain, dans ce pays (la France) où tout se dégrade, ou l’éducation nationale ne crée plus que des ignares, des fainéants, où la censure est partout, où l’insécurité galopante fait peur. Où sortir dans un parc ou dans la rue en pleine journée peut vous faire violer, tuer, où un regard peut faire de vous une cible, où les métiers disparaissent, où la population de remplacement ne rend pas optimiste.

 

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13 mars 2025 4 13 /03 /mars /2025 11:36

Voici l’âge à partir duquel notre cerveau commencerait réellement à vieillir

" On a longtemps cru que notre cerveau déclinait progressivement une fois la vingtaine passée, mais deux études scientifiques récentes viennent balayer cette idée reçue et ouvrent de nouveaux horizons à la sphère médicale."

Plus on vieillit, plus notre cerveau décline… Du moins, c’est ce que l’on a longtemps cru. Mais des études récentes envoient valser cette idée reçue. La première a été menée par des chercheurs de l’université de Heidelberg, en Allemagne, auprès de 1 185 882 volontaires, âgés de 10 à 80 ans. Les résultats, publiés dans la revue Nature Human Behaviour, ont pointé que notre capacité à réfléchir plus ou moins vite ne diminuerait en réalité pas avant l’âge de… 60 ans, et non à partir de 20 ans comme de nombreuses études l’ont avancé précédemment.

 

Les scientifiques allemands ont établi sur base des réponses obtenues, que le ralentissement du cerveau observé après l’âge de 20 ans serait en réalité davantage lié à une plus grande prudence dans les prises de décision et à des processus non décisionnels plus lents, plutôt qu’à une diminution des capacités cognitives. Toujours selon cette étude, on observerait une réelle détérioration cognitive, marquée par un déclin à la fois des réflexes et des performances mentales, seulement après 60 ans donc.

Trois vagues de vieillissement

De l’autre côté de la planète, à l’université de Zhengzhou en Chine, une autre étude, parue dans la revue Nature Aging, menée sur 5000 sujets âgés entre 45 et 82 ans, apporte d’autres éléments nouveaux. Les chercheurs ont analysé les concentrations de 3000 protéines plasmatiques et en ont identifié 13 associées au vieillissement du cerveau. Ce faisant, ils ont mis en évidence trois vagues distinctes de changements au niveau de la santé du cerveau : à 57, 70 et 78 ans.

Parmi ces protéines, la Brevican (BCAN) s’est distinguée par son lien étroit avec des maladies graves comme la démence, les accidents vasculaires cérébraux et les troubles moteurs. La protéine GDF15, a, elle, été associée aux pathologies liées à l’âge. Ces découvertes démontrent que ces pics ne sont pas de simples fluctuations, mais bien des périodes charnières susceptibles d’entraîner des changements majeurs dans la santé cérébrale.

Qu’est-ce que cela implique ?

Ces études scientifiques remettent en question nos croyances bien ancrées sur le déclin cognitif. Il en ressort que notre cerveau commencerait donc à décliner non pas de manière continue après 20 ans, mais plutôt par vagues à partir de la fin de la cinquantaine, voire le début de la soixantaine. Des résultats positifs et encourageants, puisqu’ils ouvrent également de nouvelles perspectives pour prévenir et combattre les maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer, la démence et, potentiellement, Parkinson.

Maintenir son cerveau en bonne santé

Ces résultats positifs boostent notre moral, mais ils nous incitent aussi à continuer à maintenir notre cerveau en bonne santé et à le stimuler en veillant, entre autres, à respecter une alimentation saine et équilibrée (en favorisant les éléments riches en antioxydants et oméga 3 notamment), en pratiquant une activité physique régulière, en dormant suffisamment, en évitant le stress, en entretenant nos relations sociales, en l’exerçant de façons multiples (jeux cognitifs, apprentissage de nouvelles compétences, etc.)

 

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27 février 2025 4 27 /02 /février /2025 08:10

A en crever …………..

Toute honte bue, la SACEM taxe désormais les funérailles

Des taxes, des taxes et encore des taxes ! La SACEM, la Fédération nationale du funéraire (FNF), la Fédération française des pompes funèbres (FFPF) et l’Union du pôle funéraire public (UPFP) viennent de trouver un accord pour que la diffusion de musique lors des obsèques soit payante. Officiellement, « grâce à cette collaboration, les familles pourront bénéficier d’une diffusion musicale respectueuse et adaptée à leurs souhaits, contribuant ainsi à la personnalisation et à l’humanisation des cérémonies d’adieu ». Évidemment, ce n’est que pour votre bien !

La SACEM voudrait nous faire croire que dans un moment pareil, il n’y a pas de plus grand réconfort que de se délester de quelques euros supplémentaires. Au cours des dernières années, il y a sans doute eu des plaintes de familles ayant diffusé de la musique gratuitement ne parvenant pas à faire leur deuil.

L'obole de Charon

Pour pallier ce problème, l’organisme et les fédérations des pompes funèbres ont trouvé une solution. Désormais, si un proche, récemment décédé, avait comme dernière volonté de s’en aller sur une chanson de son idole, Patrick Fiori ou n’importe qui d’autre, il vous en coûtera cinq euros. Avouez que vous vous sentez déjà mieux !

La société des pompes funèbres choisie par la famille du défunt se chargera de collecter la somme pour la reverser à la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique. Après en avoir gardé une partie, la SACEM reversera à son tour des droits d’auteur à l’artiste diffusé. Une bonne nouvelle pour l’organisme comme pour les auteurs et compositeurs. Surtout pour certains.

Selon un classement établi par Le Choix funéraire et France Bleu, sans grande surprise, les chansons Les Sardines de Patrick Sébastien ou Happy de Pharell Williams ne sont pas les plus diffusées à l’occasion des enterrements. Céline Dion et Jean-Jacques Goldman sont, en revanche, les deux artistes susceptibles de gagner le plus d’argent grâce à cette nouvelle taxe. Les titres Puisque tu pars et Vole sont des incontournables des funérailles. Viennent, ensuite, Le Paradis blanc de Michel Berger et Mon vieux de Daniel Guichard.

Abus de faiblesse

D’aucuns diront qu’il est normal de payer les artistes. La SACEM use d’ailleurs de cet argument : « Cet accord assure une reconnaissance équitable du travail des auteurs, compositeurs et interprètes en veillant à leur juste rémunération. » Que dire, alors, de l’option à un euro qui pourrait être facturée à toutes les familles, même celles qui ne diffusent pas de musique, également comprise dans l’accord ?

Vol ou abus de faiblesse ? Peut-être les deux. D’une part parce qu’un enterrement n’est pas, à proprement dit, une manifestation publique et, donc, soumis au paiement de droits d’auteur, d’autre part car il y a fort à parier que dans un tel moment, les familles des défunts auront d’autres préoccupations que de se battre pour faire rayer la ligne SACEM de la facture des obsèques. En cet instant de tristesse et par conséquent de faiblesse, tout laisse à penser que beaucoup se laisseront taxer.

Une aubaine pour la SACEM qui prévoit ainsi de récolter entre 700.000 et 800.000 euros par an sur le dos des familles endeuillées. Pour ponctionner les Français, toutes les occasions sont bonnes, même la mort. La grande classe !

 

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29 janvier 2025 3 29 /01 /janvier /2025 07:44

Est-ce vrai que les rhumatismes sont plus douloureux par temps humide ?

Nos aînés jouent parfois le rôle de station météo ! Grâce à leurs douleurs articulaires, ils peuvent prédire le temps qu’il fera dans la journée. Mais qu’en est-il vraiment ?

Les rhumatismes regroupent environ 200 maladies qui touchent les composantes des articulations, soit l’os et le cartilage articulaire. Ils affectent aussi leurs parties molles, comme les ligaments sur les os ou les tendons reliant les muscles aux os. Ils sont classés selon leur origine, en rhumatismes non inflammatoires et inflammatoires. Les premiers comprennent l’arthrose et l’ostéoporose, concernant surtout les personnes âgées, les troubles musculosquelettiques ou la fibromyalgie. Les rhumatismes inflammatoires englobent notamment les formes d’arthrite, telles que la spondylarthrite ankylosante et la polyarthrite rhumatoïde, deux maladies auto-immunes. Aujourd’hui, plus de 16 millions de Français souffrent de rhumatismes.

Pluie ou humidité ?

En 2019, une équipe de l’Université de Manchester a étudié les symptômes de plus de 2500 malades pendant 15 mois. Plusieurs pathologies étaient représentées, comme l’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde et la fibromyalgie. Les symptômes ont été recueillis via une application sur smartphone, avec des informations incluant météo, humeur ou activité physique. C’est l’une des premières expériences de science participative à utiliser une application.

Les auteurs suggèrent que ce type de dispositif peut être proposé aux patients pour prévoir leurs douleurs. Ils ont trouvé que ce sont l’humidité relative, c’est-à-dire la saturation de l’air en vapeur d’eau, et la pression atmosphérique, qui corrèlent le plus avec les douleurs articulaires.

Cette corrélation, bien que significative, reste modeste. Par exemple, la modification simultanée des deux variables météorologiques n’entraîne qu’une faible augmentation de la douleur. Trois ans après, une équipe de la même université a décidé de réanalyser les mêmes données. Ils ont déterminé qu’il y a bel et bien un lien entre climat et douleur articulaire, mais qu’il concerne environ 4 % des volontaires. Ces chercheurs expliquent que la douleur est subjective et codée par le cerveau. La réaction varie donc selon les malades, et dépend des différences interindividuelles de l’activation nerveuse.

L’articulation est un baromètre

le lien entre douleurs articulaire et météo fait l’objet de débats houleux entre scientifiques ! En 2017, une collaboration internationale, menée par le Dr Jena, permit l’analyse des symptômes d’environ 1,5 million d’Américains de plus de 65 ans. Leur conclusion est qu’il n’y a aucune corrélation entre douleurs articulaires et jours de pluie. Quatre jours après, la réponse à cet article scientifique ne s’est pas fait attendre ! Voici comment le Dr Bamji, rhumatologue retraité, débute sa réponse : « La raison pour laquelle le Dr Jena et ses collègues n’ont pas réussi à trouver un lien entre les douleurs articulaires et la pluie est simple. Ils se sont trompés de variable – et à ma connaissance, personne n’a pris en compte la bonne. »

Comment la pluie ou l’humidité relative pourrait influer la douleur des patients… Alors que notre organisme n’a aucun moyen de détecter les fluctuations du taux d’humidité ? Le Dr Bamji précise que l’articulation est une structure permettant la proprioception ou sensibilité profonde. Il s’agit de la capacité, consciente ou inconsciente, à percevoir la position des parties du corps sans utiliser la vision. Dans les tendons sont logés des « propriocepteurs », des récepteurs sensibles à la pression induite par la contraction musculaire. Les propriocepteurs sont également sensibles aux changements de pression atmosphérique.

La pression atmosphérique suit en fait les variations de l’humidité relative. Quant aux propriocepteurs, ils transmettent leurs signaux à des nerfs sensitifs qui transitent vers le cerveau.

Les douleurs articulaires sont liées directement à la pression atmosphérique, et indirectement à l’humidité relative. Chaque patient a un ressenti dépendant de son propre système nerveux central. Le plus important est d’écouter sa douleur, par exemple en tenant un journal quotidien des symptômes !

 

Notez : Les informations de ce billet sont transmises & publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de ce billet, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.

L'enquête santé de la semaine
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22 janvier 2025 3 22 /01 /janvier /2025 08:34

Le sujet qui fâche ...........

Oui, les femmes ronflent

autant et aussi fort que les hommes "

Non seulement les femmes ronflaient autant que les hommes, mais aussi fort : environ 50 décibels, soit le bruit d’un lave-linge ! Mais les femmes sous-estiment leurs ronflements, en fréquence comme en volume. 28 % se sont en effet déclarées comme « ne ronflant pas », contre seulement 6,9 % des hommes. Sur ces 28 %, plus d’une sur trois manifestait un ronflement sévère, voire très sévère (les autres ne ronflant que plus légèrement). Or ignorer ou refuser d’accepter que l’on ronfle peut avoir des conséquences néfastes, comme passer à côté d’un syndrome d’apnée du sommeil. Pour les auteurs de l’étude, le tabou du ronflement féminin pourrait expliquer pourquoi les femmes sont sous-représentées pour cette pathologie et pour les troubles du sommeil en général.

En vérité soyons honnetes ?

" Les hommes ronflent-ils plus que les femmes ? "

 

On estime le nombre de ronfleurs en France à environ 10 millions. Si les femmes sont accusées d’avoir les pieds froids, dans le lit, les hommes, eux, sont perçus comme les plus gros ronfleurs. Une réputation fondée ?

Le phénomène du ronflement – ou ronchopathie chronique – s’explique par la vibration de certains tissus mous situés au fond de la gorge. Concrètement, ils (palais, langue, luette) obstruent le passage de l’air, qui, en “forçant” pour passer fait vibrer ces tissus mous. D’où le bruit d’avion au décollage, généralement à l’inspiration.

Interviewé par l’Internaute, le docteur Bernard Fleury explique plus en détails : “les muscles qui contrôlent la langue et le palais se relâchent. Au passage de l’air, à l’inspiration, ces muscles devenus flasques et mobiles se mettent à vibrer et donc à faire du bruit”.

 Des facteurs aggravants … surtout chez les hommes

Evidemment, les plus gros ronfleurs sont ceux qui ont les voies respiratoires les plus encombrées. Outre le rhume et autres maladies touchant le système respiratoire ou encore les problèmes d’amygdales, d’autres facteurs aggravants renforcent le risque de bruits nocturnes. Le premier étant la position : en dormant sur le dos, l’espace disponible pour l’air dans la gorge est limité. Mieux vaut préférer le ventre ou se tourner sur le côté.

Un surpoids peut lui aussi gêner la respiration en réduisant aussi l’espace dans le pharynx et entraîner les ronflements. Seuls 30% des ronfleurs ont un poids situé dans la moyenne. Et les femmes enceintes ne sont pas épargnées, notamment en fin de grossesse, là encore, en raison de la prise de poids.

Enfin, consommation d’alcool, de somnifères ou de cigarettes participent aussi aux facteurs aggravants en détendant davantage les tissus et les muscles situés dans la gorge. Tout comme l’âge qui lui aussi accroît le risque de ronfler.

Mais les médecins ont également noté qu’un homme sur cinq ronflait. Soit 64% environ des ronfleurs, selon une enquête. Ce n’est pas du sexisme : hommes et femmes ne sont pas égaux face aux ronflements.

Notamment car ces messieurs ont une pomme d’Adam mais aussi semble-t-il un pharynx plus étroit. Cette différence anatomique réduit donc l’espace disponible pour le passage de l’air et augmente le risque de ronfler – surtout si d’autres facteurs s’ajoutent.

 Après la ménopause, les compteurs sont remis à zéro

Sans compter que les femmes produisent des hormones, comme la progestérone, qui protègent les tissus – ils ont plus de tonus – et limitent les risques de ronflements.

Sauf que… après 60 ans, la donne change. Avec la ménopause, les femmes produisent moins de progestérone et ne disposent plus de ce protecteur pour leurs tissus. A partir de cet âge, les hommes prennent donc leur revanche, ou du moins, rétablissent un équilibre et une harmonie dans les ronflements.

 

Notez : Les informations de ce billet sont transmises & publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de ce billet, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.

L'enquête santé : " A propos de ronflement "
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2 janvier 2025 4 02 /01 /janvier /2025 09:38
L'enquête santé : " Marcher ou courir ? "

Marcher ou courir :

 Pour une même distance, qu’est-ce qui consomme le plus d'énergie.

C’est lundi matin, le réveil sonne et il est déjà 7h30, vous avez 30 minutes de retard. Normalement il vous faut 45 minutes de marche pour parcourir les 3 kilomètres vous séparant de votre lieu de travail, mais ce matin ce sera 20 minutes en courant. Oui, mais voilà, à la pause de midi vous vous sentez plus fatigué et vous avez l’impression d’avoir dépensé plus d’énergie que d’habitude sur le trajet. Pourtant vous avez parcouru la même distance que les autres jours, comment cela est-il possible ?

La dépense calorique associée à une activité est appelée « coût métabolique », et correspond à l’énergie consommée par nos organes pour parcourir une distance donnée. Il est possible de déterminer ce coût métabolique en analysant les échanges gazeux. En fonction de l’oxygène consommé et du dioxyde de carbone produit, on estime la quantité d’énergie dépensée par notre organisme, et ainsi le coût métabolique. C’est grâce à cette méthode que, dès les années 70, les chercheurs avaient déjà répondu à notre question.Ainsi, et ça ne vous surprendra peut-être pas tant que ça, la course consomme plus d’énergie que la marche pour une même distance parcourue. Comment l’expliquer ?

De l’énergie perdue en courant

Imaginez que vous êtes en train de regarder quelqu’un courir. Maintenant, regardez attentivement le déplacement vertical (de haut en bas) de son bassin et de sa tête. Comme on peut le voir sur la figure, lors de la course, notre corps oscille davantage verticalement que lorsque l’on marche. Cela implique que les muscles des membres inférieurs doivent générer plus de force pour produire ce déplacement vertical, ce qui consomme plus d’énergie sans nous rapprocher de notre destination. Ainsi, lors de la course, une partie de l’énergie dépensée sert à se déplacer vers le haut plutôt que vers l’avant. L’énergie nécessaire pour parcourir ces 3 km est donc plus élevée pour la course à pied que pour la marche.

La course à pied implique une oscillation verticale du centre de masse beaucoup plus importante que celle de la marche. C’est la raison principale qui explique que la course à pied est plus énergivore que la marche pour une même distance parcourue. François Dernoncourt, Fourni par l'auteur

Cette différence entre marche et course ne se cantonne pas à ce qu’il se passe pendant la réalisation de l’activité elle-même. En effet, chaque exercice physique provoque une dépense énergétique différée dans le temps, qui s’ajoute à la dépense au cours de l’activité.

En prenant en compte ce paramètre, c’est encore une fois la course qui est plus énergivore que la marche. Juste après avoir couru vos 3 km, la consommation énergétique accrue (par rapport au repos) perdure pendant plusieurs minutes en raison notamment de l’élévation de la température corporelle et de la reconstitution des réserves d’énergie. Cette dépense supplémentaire après la course serait plus de deux fois supérieure à celle observée après la marche, en raison de la différence d’intensité entre les deux exercices.

Tout dépend de la vitesse

La course implique donc une dépense calorique supérieure à celle de la marche pour une même distance parcourue. Mais c’est à condition que la vitesse de marche considérée soit « normale », c’est-à-dire environ 5 km/h. Ainsi, si l’on marche très lentement, nous allons mettre tellement de temps à parcourir ces 3 km que la dépense calorique sera plus importante au final. Cela s’explique par le fait que le corps dépense de toute façon une certaine quantité d’énergie par unité de temps, indépendamment de l’activité réalisée (c’est ce qu’on appelle le « métabolisme de base »).

Même constat si la vitesse de marche est très rapide (plus de 8 km/h) : courir est plus efficace énergétiquement. Dans ce cas de figure, la coordination requise pour marcher à une telle vitesse implique une activation accrue de nos muscles sans pour autant pouvoir profiter de l’élasticité de nos tendons comme c’est le cas en course à pied.

D’ailleurs, nous avons une perception intuitive très précise de l’efficacité énergétique d’un style de locomotion en particulier. Si l’on se déplace sur un tapis roulant dont la vitesse augmente graduellement, la vitesse du tapis à laquelle on passe spontanément de la marche à la course coïncide avec la vitesse à partir de laquelle il devient plus énergivore de marcher que de courir !

Modélisation du coût métabolique (kilocalories dépensées par kilogramme par kilomètre parcouru) en fonction de la vitesse (kilomètres par heure) pour la marche et pour la course à pied. Les courbes se croisent à une certaine vitesse (ligne violette ; aux alentours de 8 km/h) : cela signifie qu’au-delà de cette vitesse, marcher devient plus énergivore que courir. C’est à peu près à cette vitesse seuil que les individus passent spontanément de la marche à la course. François Dernoncourt, Adapté de Summerside et al, Fourni par l'auteur

En conclusion;

 En raison d’une plus grande oscillation du centre de masse ainsi que d’une dépense énergétique accrue après l’exercice, se rendre au travail en courant est plus coûteux sur le plan énergétique que de parcourir la même distance en marchant. Mais n’oubliez pas, que vous choisissiez d’aller au travail en marchant ou courant, le plus important c’est que vous faites déjà des économies d’énergie !

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17 novembre 2024 7 17 /11 /novembre /2024 07:25
Quoi de neuf dans ce monde de brutes

Tiens une bonne nouvelle (ne nous en privons pas !)

Selon une étude du ministère de la Santé (Drees) parue aujourd’hui, le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie recule en France. Par rapport à 2015, la part des seniors (> 60 ans) vivant à leur domicile avec une perte d’autonomie a diminué de 2 points (8% aujourd’hui vs 10 en 2015), chez les personnes âgées de 75 ans et plus on passe de 20 à 15%. Nice non ?

Les raisons évoquées par la Drees : "la génération qui arrive à 75-80 ans a connu des conditions de vie meilleures que la génération qui a précédé (…). Les pensions sont meilleures ainsi que le niveau de vie (et) la santé des seniors a été mieux prise en charge en particulier leurs maladies chroniques, les affections de longue durée".

Ajoutons à cela que -- selon l’étude de l’Inserm sur la sexualité des Français -- 57% des femmes et 74% des hommes sont sexuellement actifs entre 50 et 89 ans, une tendance en progression constante… et, à tous égards, un motif de satisfaction. Ne nous en privons pas (bis) !

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