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Affaire " Boulin " Un témoignage de plus !
Mort de Robert Boulin. Un témoin clé ciblé par des tirs : « On s’approche de la vérité et cela dérange des gens »
Un homme de 77 ans, dont le témoignage a relancé l’enquête sur la mort de l’ancien ministre, a été visé par des tirs : une enquête est ouverte .
L’affaire Robert Boulin n’en est plus à un rebondissement près. Quarante-cinq ans après la mort suspecte de l’ancien ministre et maire de Libourne le 29 octobre 1979, dont la famille est persuadée qu’il s’agit d’un assassinat maquillé en suicide, un témoin clé vient d’être pris pour cible par plusieurs tirs, dans la nuit de vendredi à samedi, en Bretagne, alors qu’il se trouvait à son domicile, dans une petite commune du Morbihan.
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Le parquet de Lorient a ouvert une enquête pour « violences avec usage d’une arme » : elle devra déterminer si cette fusillade a un éventuel lien avec l’affaire Boulin. « Je pense qu’on veut maintenant me dissuader de parler à la presse », reste persuadé Élio D., âgé de 77 ans, contacté ce lundi par « Sud Ouest » et dont le témoignage tardif a relancé l’enquête qui s’acheminait vers un non-lieu. Cet ancien « du milieu » avait confié, en 2023 à une juge d’instruction, les noms de deux possibles commanditaires et la plaque d’immatriculation d’un des probables tueurs de Robert Boulin.
Je pense qu’on veut maintenant me dissuader de parler à la presse »
Le septuagénaire s’est fait canarder vers 1 heure du matin. « Mon chien s’est mis à aboyer pendant une demi-heure, raconte la victime. Je suis descendu et suis sorti en pyjama. Mon chien a pris quelqu’un en chasse dans l’obscurité. J’ai regardé partout et alors que je rentrais, un premier coup de feu a retenti dans mon dos. La balle est passée à 50 centimètres et s’est fichée dans le four à vapeur qui a complètement explosé sur la terrasse. Il y a eu un deuxième coup de feu puis un troisième. » Élio D., qui n’a pas été blessé, dit ne pas connaître...
Bref Retour sur la " saga Boulin "
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Le 30 octobre 1979, l’ancien ministre du Travail et député-maire de Libourne était retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet : chronologie d’un dossier noir du gaullisme et de la Ve République
L’affaire Boulin n’a pas livré tous ses secrets. Il y a quelques semaines, « Sud Ouest » révélait le témoignage d’un homme d’affaires qui indiquait avoir remis à la justice l’immatriculation d’une Mercedes appartenant à un homme possiblement impliqué dans la mort du ministre du Travail et député-maire de Libourne, dont le corps a été retrouvé dans l’étang Rompu de la forêt de Rambouillet le 30 octobre 1979.
Cet homme d’affaires, proche du grand banditisme parisien dans les années 1980, avait indiqué à « Sud Ouest » avoir assisté à une conversation dans un club libertin de Ville-d’Avray entre Pierre Debizet, le patron du Sac (le Service d’action civique, le service d’ordre du parti gaulliste), et deux autres hommes. Selon ce témoin, dans cette discussion, Pierre Debizet aurait reproché aux deux autres d’avoir trop secoué le ministre. Les deux hommes, eux, auraient évoqué une crise cardiaque après un tabassage. Toujours selon le témoin, celui qui paraissait être le plus haut placé des truands serait parti dans une Mercedes dont il avait eu le réflexe de noter l’immatriculation. Quarante ans plus tard, malade, au soir de sa vie, l’homme s’était décidé à transmettre ces informations à la justice. Un profil compatible
Selon Mediapart, les gendarmes de la Section de recherche de Versailles ont pu identifier le propriétaire du véhicule par ailleurs reconnu sur « tapissage » par le témoin. Il s’agirait de Henry Geliot, né le 11 novembre 1919 à Paris et mort le 16 décembre 1986. Condamné à de multiples reprises pour vols, violences avec armes à feu, falsification de passeports, l’homme aurait un CV compatible avec le récit du témoin. Selon le journal en ligne, la veuve du truand, toujours vivante, aurait confié après la visite des enquêteurs que son mari lui avait dit après la mort de Robert Boulin que « moins elle en savait et mieux elle se porterait, car si son implication devait être connue, cela pourrait venir d’elle ».
Autant de points qui viennent consolider le récit du témoin. En revanche, les recherches seraient à ce jour vaines concernant un quatrième protagoniste ayant assisté à la conversation et désigné par le témoin comme étant Jean-Pierre Lenoir, un agent du Sdece (l’ancêtre de la DGSE). Selon Mediapart, le ministère des Armées n’aurait pas même été en mesure de confirmer l’appartenance de cet homme (aujourd’hui décédé) aux services secrets. Jean-Pierre Lenoir avait pourtant lui-même écrit deux livres à ce sujet…
" 1979. Le 30 octobre, à 8 h 40 du matin, le corps de Robert Boulin, ministre du Travail sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing (RPR) et député-maire de Libourne (Gironde) pendant 20 ans, est retrouvé dans l’étang Rompu, près de Rambouillet. Une heure plus tard, on annonce qu’il s’est suicidé en se noyant."
Mort de Robert Boulin : quarante-cinq ans de mystères en huit dates clés
La veille de sa mort, Robert Boulin aurait fait parvenir des lettres à plusieurs médias, dont « Sud Ouest », et à des personnalités politiques, dont le maire de Bordeaux, Jacques Chaban-Delmas, dans lesquelles il évoque son déshonneur, après sa mise en cause dans l’affaire d’escroquerie liée à l’achat d’un terrain en 1974 à Ramatuelle. La première autopsie, bâclée, n’examine pas le crâne de la victime. Un mois plus tard, la police conclut officiellement à un suicide par noyade après absorption de Valium.
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1983. Le 7 juin, la veuve et les enfants de Robert Boulin déposent plainte contre X pour homicide volontaire. Ils sont convaincus, eux, que l’ancien ministre a été assassiné. Une deuxième autopsie est alors réalisée. Elle met en évidence plusieurs fractures au visage et montre que le corps a été déplacé.
1991. Le 20 septembre, la juge d’instruction Laurence Vichnievsky ordonne un non-lieu dans l’instruction pour meurtre.
2010. Mais la famille de Robert Boulin, et notamment sa fille, Fabienne, ne baisse pas les bras. Neuf ans plus tard, en mars 2010, elle demande à nouveau une réouverture d’une enquête, en expliquant que des tests ADN doivent être pratiqués sur les courriers envoyés par Robert Boulin avant sa mort. Le 9 juin, des scellés disparaissent, puis le 10 juin, le procureur général de Paris rejette la demande de Fabienne Boulin
2015. Le 18 mai, Fabienne Boulin-Burgeat dépose une nouvelle plainte contre X à Versailles, pour « enlèvement et séquestration présumée ». Le 11 septembre 2015, coup de tonnerre : le parquet de Versailles annonce l’ouverture d’une information judiciaire pour arrestation, enlèvement et séquestration suivis de mort ou assassinat. Malgré cela, l’enquête piétine.
2019. Le 18 septembre, la justice ordonne une expertise pour connaître « les causes de la mort » de Robert Boulin. Le 28 octobre, sa fille, convaincue que son père a été assassiné, organise elle-même une reconstitution, à l’étang Rompu, pour tenter d’accélérer les choses.
2020. Le 8 novembre, un nouveau rapport d’expertise médico-légale dont les conclusions sont dévoilées par Fabienne Boulin-Burgeat, réfute pour la première fois la thèse du suicide par noyade. En parallèle, Mme Boulin-Burgeat assigne en juin 2021 l’État pour « faute lourde », estimant que la justice avait failli dans cette affaire.
2024. Le 30 août, on apprend qu’un nouveau témoin a relancé en juin 2023 l’enquête en cours depuis 2015 pour éclaircir les causes du décès de Robert Boulin, alors qu’elle s’acheminait vers un non-lieu. Son récit conduit au SAC, le Service d’Action Civique, le service d’ordre du parti gaulliste. Plusieurs de ses hommes l’auraient violenté pour le détourner de ses ambitions politiques supposées et l’opération aurait mal tourné.
Affaire à suivre...............

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