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Le Blog De Papy-Bougnat

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  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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21 janvier 2021 4 21 /01 /janvier /2021 19:02

Paracétamol, ibuprofène, aspirine :

 

"Une étude met en garde contre les anti-douleurs"

 

La consommation d’antidouleurs a explosé ces dernières années. Pris le plus souvent en automédication, ils ne sont pas sans risque, notamment s’ils sont mélangés à d’autres substances.

Mal de tête, de ventre, gueule de bois, fièvre ou courbatures… tout le monde ou presque a déjà eu le réflexe "Doliprane", "Efferalgan" ou "Nurofen" pour atténuer les douleurs. Disponibles en vente libre, souvent pris en automédication et considérés comme des "incontournables" de l’armoire à pharmacie, ces médicaments ne sont pourtant pas dénués de risques.

Une étude de 60 Millions de consommateurs a analysé une trentaine de marques parmi les plus couramment vendues sans ordonnance, et comparé les trois principales molécules : paracétamol, ibuprofène et aspirine. Résultat : "En automédication, certains antidouleurs ont tout à fait leur place. D’autres doivent être écartés, car ils exposent à des effets indésirables sérieux ou à trop de contre-indications." Le magazine délivre quelques conseils…

Le paracétamol à privilégier

Recommandation principale de l’association de consommateurs : privilégiez le paracétamol. Parmi les trois substances actives, c’est cette molécule qui présenterait le meilleur rapport bénéfice-risque. Commercialisé sous les noms Doliprane, Efferalgan, Dafalgan ou des génériques, le paracétamol a vu sa consommation exploser ces dernières années. 

Attention tout de même, qui dit à privilégier ne dit pas sans danger. "Le paracétamol n’est pas un bonbon, met en garde le Pr François Chast, de l’Académie nationale de pharmacie interrogé par France Info.

"À 3g par jour, il est anodin. À 10g par jour, il devient potentiellement mortel".

Avaler machinalement un comprimé de paracétamol pour survivre un lendemain de soirée est également une fausse bonne idée, car le mélange alcool et médicaments peut s’avérer dangereux.

"Les deux produits sont détoxifiés par les mêmes enzymes hépatiques, les mêmes types de mécanismes cellulaires. Et donc, à un moment, quand on a consommé trop d’alcool, on a épuisé ses chances de détoxification du paracétamol et il devient toxique pour le foie, au point qu’on peut avoir de véritables lyses hépatiques", met en garde François Chast.

Enfin, toutes les marques de paracétamol ne se valent pas. Selon 60 Millions de consommateurs, la marque Dafalgan serait à privilégier, suivie de Doliprane. Outre le principe actif, les comprimés contiennent des additifs (agents de texture, d’enrobage, adjuvants…) tels que du gluten, du sodium (sel), du saccharose ou du sorbitol (sucres) de l’aspartame (édulcorants)… qui peuvent s’avérer toxiques pour certaines personnes. 

L’ibuprofène avec (grande) modération

En deuxième choix, vient l’ibuprofène Selon 60 Millions de consommateurs, son efficacité est couplée à lintérêt de ses composantes anti-inflammatoires, que lon ne retrouve pas dans le paracétamol. 

Mais plusieurs études antérieures ont mis en garde sur les effets secondaires de la molécule, notamment son impact sur la fertilité, mais aussi sur le système cardio-vasculaire.

L’ibuprofène augmente le risque "de problèmes cardio-vasculaires, comme l’infarctus ou l’accident vasculaire cérébral (AVC), chez les patients prenant de fortes doses" indiquait en 2015 une étude de l’Agence européenne du médicament. Une autre analyse publiée en 2011 dans le British Medical Journal, indique même qu’un patient sous ibuprofène aurait 77 % de risques de plus de mourir d’un AVC qu’un patient prenant un placebo. Un chiffre à prendre en compte, notamment pour les femmes qui absorbent de l’ibuprofène en parallèle de la pilule (qui augmente déjà le risque cardio-vasculaire). 

La molécule doit donc être prise avec précaution, en respectant strictement les dosages et sur des périodes courtes, de préférence sur avis médical.

Côté marques, 60 Millions de consommateurs recommande plutôt Antaréne, Advil, Nurofen et Spedifen.

L’aspirine à éviter

60 Millions de consommateurs recommande d’éviter au maximum de recourir à l’aspirine, en raison d’un ratio "bénéfice-risque" défavorable. Longtemps utilisée pour traiter la fièvre ou la douleur, des études successives sur ses effets secondaires l’ont peu à peu effacée au profil d’autres substances moins dangereuses. 

"Aujourd’hui, sa seule indication raisonnable est la prévention de l’agrégation plaquettaire chez les personnes qui ont des troubles cardio-vasculaires et donc c’est le cardiologue qui prescrit l’aspirine." indique François Chast à France Info.

Pour les douleurs bénignes, la toxicité rénale et hépatique de l’aspirine ou les risques de saignements gastro-intestinaux qu’elle fait courir la rendent trop dangereuse pour être utilisée régulièrement, selon 60 Millions de consommateurs. L’association indique que tous les médicaments testés composés d’aspirine sont "à éviter", l’Aspro Caféine serait même "à proscrire".

Nota:L'UFC-Que Choisir a enquêté dans plus de 700 pharmacies et a constaté que les conseils donnés n'étaient pas toujours avisés, voire dangereux.

Source :sud-ouest.fr ( A la unepolitiquesanté)

Les informations de ce billet sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de ce billet, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être L’éditeur de ce billet d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce blog ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie.

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 07:14

Le Covid devient une empidémie 

 90 000 décès d’ici avril, quelle stratégie pour sortir du cauchemar ?

Empidémie, définition : une empidémie désigne une épidémie qui n’a plus la forme d’une vague transitoire mais qui finit par atteindre un plateau en laissant penser que le virus est devenu endémique, autrement dit il ne nous lâche plus et va finir par s’atténuer avec une cinétique estimée par le pifomètre épidémiologique. Le coronavirus accumule les mutations mais ne perd pas en contagiosité. Il mute beaucoup moins que la grippe et du reste, ses codes d’entrée sont strictement conservés, tout comme les codes d’accès vers les ribosomes, certains étant situés sur la protéine N et n’ayant pas changé depuis 2002 sur les sarbecovirus. Toutes les mutations observées sont sans incidence majeure sur le développement de la pandémie ce qui n’exclut pas d’examiner l’énigme de la D614G qui néanmoins d’affecte pas le domaine de liaison et qui est couplée à la P323L affectant la nsp12 (RNA polymérase virale).

1) Ne vous affolez pas, les 90 000 décès plausibles, sans être absolument certains, incluent les 60 000 déjà passés l’autre côté. Aucun mort n’est revenu, la dernière fois qu’un cas s’est produit, c’était il y a 2000 ans. On ne sait rien de l’évolution naturelle de cette épidémie et l’on ne peut que recenser les données cliniques. La science ne connaît que les faits. Elle peut anticiper mais rien prédire (sauf en mécanique rationnelle). Tout au plus, peut-on anticiper un plateau durable, autrement dit le scénario d’une marée haute. Avec une longue et lente décrue. Autrement dit, 300 décès par jour en moyenne. Faites le décompte sur 100 à 120 jours d’ici Pâques. Il est impossible d’envisager un confinement strict de trois mois. Le pays ne tiendra pas. Nous sommes coincés et il va falloir faire preuve d’intelligence et de courage. L’intelligence pour trouver la stratégie la moins mauvaise et le courage pour affronter la peur et les morts.

 Que sait-on actuellement ? Eh bien que le scénario optimiste ne se soit pas produit. Le Covid n’est pas comme une grippe qui s’en va au bout de trois mois comme elle est arrivée. Sans doute parce que le virus grippal saisonnier prend sa part de marché, assez modeste, puis une fois qu’il a infecté les patients, nous quitte pour un nouveau rendez-vous l’hiver suivant. En revanche, le coronavirus ne semble pas vouloir nous lâcher. La part de marché est assez élevée, quelque 30 millions de Français au moins. Il en faudrait quelque 20 M pour avoir une immunité massive permettant de voir le bout du tunnel. Tout en prenant en considération les zones rurales dans lesquelles le virus circule moins. Le principe du virus étant de contaminer les gens avec une vitesse qui augmente en fonction du nombre de contacts rapprochés.

  2) Nous ignorons quelle est la létalité exacte. En gros, 2 millions de cas détectés par PCR font 24 000 décès, ce qui fait une létalité de 1.2 %. Mais épidémiologistes ont calculé que la moitié des contaminés échappe aux tests. C’est pour cette raison que la létalité a été estimée à 0.6 %. Si le virus prend sa part de marché, les 200 000 décès sont en vue. En fait, nous ne savons pas quelle est la proportion d’asymptomatiques. Si le chiffre tourne autour de 80%, alors le nombre estimé de contaminés pourrait passer du simple au double, ce qui donnerait une létalité de 0.3 % et au final, quelque 100 000 décès avec une immunité de masse. Cette éventualité de sortie du tunnel avec des vies humaines perdues doit aussi inclure une crainte devenue massive face à une pathologie qui, lorsqu’elle n’est pas fatale, produit chez quelque 5 % des patients des symptômes durables, comme si ce virus agissait à la manière de l’herpès, voire de la varicelle dans la forme zona. On sait par ailleurs que le zona aggravé augmente avec l’âge. Les plus de 60 ans sont quatre fois plus touchés, ce qui rappelle vaguement les effets du Covid. Les explications de la forme longue de Covid ne sont pas encore documentées ; elles n’ont pas été évoquées dans la presse et pour cause, les chercheurs n’ont pas trop enquêté sur le concept d’infection virale, se contentant de l’explication conventionnelle ; le coronavirus est une méchante bête qui infecte les cellules, se reproduit à vitesse V, déclenche une réaction inflammatoire violente chez certains et chez d’autres disparaît grâce à des défenses immunitaires robustes. En réalité, c’est un peu plus compliqué.

 3) Les Français sont dans le flou. La tactique du conseil scientifique vise à lâcher un peu de lest, laisser espérer, tout en donnant les signaux pessimistes. On ouvre le 7 mais peut-être pas, tout dépend des conditions. Allez, le 20 open bar, quoique, la situation sanitaire… Ce jeu devient pénible et a le don d’agacer un Jean-Pierre Foucault que l’on connaît pour son caractère placide en temps normal. Et pas plus tard que cette semaine, Delfraissy annonça un retour à la normale prévu, sous réserve d’une vaccination, vers l’été ; et Fontanet d’ajouter, on sera au bout du tunnel fin 2021. Si mon cerveau est encore en état de fonctionner, fin 2021 ça peut vouloir dire octobre ou même décembre. Mon cerveau pense aussi que si rien ne se précise en termes de décroissance épidémique, le couvre-feu risque de durer trois à quatre mois et tous les lieux actuellement fermés le resteront, y compris les salles de sport. Mais n’oublions pas un détail, pour continuer cette procédure, le gouvernement devra en passer par le parlement à la mi-février, date de péremption pour l’état d’exception en vigueur.

  4) Face à ce cauchemar que ne veulent pas annoncer les autorités, il faudrait régir et proposer une alternative intelligente. La stratégie de l’immunisation naturelle des tranches non âgées est plausible, surtout si l’on prend en compte le nombre exact d’asymptomatiques et de réfractaires. Cette stratégie vise à laisser circuler le virus pendant trois mois, en contenant non pas les contaminations mais en serrant de près les malades. Et ce, en jouant sur l’autodiscipline et non plus le gendarme sanitaire. Il est apparu qu’un symptomatique sur deux ne s’est pas isolé or c’est en étant symptomatique que l’on est le plus contagieux. Il y a du progrès à faire. Ensuite, il faut accompagner cette stratégie par une autodiscipline stricte appliquée par les personnes à risque. Et c’est jouable, sous réserve que la communication des autorités cesse de jouer sur l’infantilisation et fasse appel à la responsabilisation.

 Il faut regarder les choses en face. Sauf en cas de confinement strict pendant quatre mois, nous sommes lancés sur une cinétique de 300 décès par mois avec 2500 à 3000 réanimations. La stratégie visant à appliquer l’autodiscipline des seniors permettrait au virus de circuler dans des populations robustes ce qui diminuerait l’engorgement. Les plus de 70 ans représentent pas moins des trois quart des hospitalisations et la moitié des réanimations. A noter les 60-70 comptant pour 14 % dans les hospitalisations et 32 % dans les réanimations. Les moins de 50 ans représentent 5% des hospitalisations et 8% des réanimations. Ce qui est vraiment bas, comparé aux hospitalisations consécutives aux accidents de la route, du travail, domestiques, sportifs. Alors, va-t-on déconseiller aux gens de monter sur un escabeau pour changer une ampoule. Surtout pour s’occuper du conseil scientifique car il se dit qu’il n’y a pas la lumière à tous les étages !

L'homme n'a pas vocation à rester muselé, enfermé, distancié, il a besoin de liberté et de grands espaces

 

 

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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 08:31

Le Docteur Patrick Barriot fait le point sur l’évolution de la pandémie en France et sur ses conséquences économiques et sociales

 

Des voix commencent à s’élever pour mettre en doute la virulence de la seconde vague. Que peut-on en penser ?

Ces voix ne font que dire la réalité. Les prévisions alarmistes faites pour justifier des mesures coercitives étaient excessives. Le taux de létalité réel de ce virus, rapport entre le nombre de morts et le nombre estimé de personnes infectées (et non pas le nombre de cas confirmés), demeure dans le monde de l’ordre de 0,5 % avec de fortes variations selon les tranches d’âge. Ce n’est pas la variole ni la fièvre Ebola. Nous vivons certes une crise sanitaire (liée notamment à un manque de lits de réanimation) mais pas une catastrophe sanitaire.

D’autres encore pointent la santé mentale des Français qui se dégraderait de façon alarmante. Effet du confinement ? De l’angoisse ? De la perte de liberté ?

L’impact de la pandémie sur la santé mentale de nos concitoyens est inquiétant. Il a probablement été sous-estimé jusqu’à cet automne. Depuis le début de l’année, les anesthésistes-réanimateurs ont occupé les plateaux de télévision. Les formes les plus graves et pourtant les plus rares de la maladie ont été surexposées, de façon anxiogène et stressante, dans leurs moindres détails physiques et physiologiques. Bien peu nombreux sont les psychiatres, les psychologues ou les psychothérapeutes qui sont venus nous parler de notre santé mentale et de la façon de la préserver

 

Le virus SARS-CoV-2, compte tenu de son tropisme neurologique, peut être responsable d’atteintes directes du système nerveux central et de troubles des fonctions supérieures (troubles cognitifs, troubles mnésiques, troubles de l’attention…). Mais de façon indirecte, ce sont les mesures sanitaires et notamment le confinement qui semblent responsables de la dégradation de la santé mentale. Le rapport bénéfice/risque de toute stratégie doit être évalué avant toute mise en œuvre. Un certain bénéfice du confinement (réduction temporaire de la circulation du virus) peut être attendu mais il doit être mis en rapport avec un risque socio-économique disproportionné.

La réduction imposée des contacts physiques et des liens sociaux, familiaux et amicaux, a entraîné chez beaucoup un sentiment de solitude et d’isolement. Le confinement a également provoqué une rupture dans le suivi médical de nombreux patients et des difficultés d’accès aux soins. Les patients les plus vulnérables et les plus pauvres sont évidemment les plus durement touchés. On note une augmentation importante des états anxiodépressifs, leur prévalence pouvant atteindre 30 % dans certaines régions. Mais la dégradation de la santé mentale prend bien d’autres formes : comportements suicidaires, comportements agressifs et antisociaux, violences conjugales et familiales, apparition d’addictions ou aggravation d’addictions préexistantes, deuils pathologiques…

La souffrance psychologique ne se traite pas par des « applis » ni par des « téléconsultations » mais par le contact physique et le lien social. Les rapports humains sont essentiels à notre santé mentale.

 

Autres conséquences : les faillites que cela provoquerait et le marasme économique à venir… Est-ce que, avec du recul, le remède à l’épidémie ne serait pas encore plus létal que la maladie ?

Nous l’avons signalé, il existe un lien direct entre les difficultés financières provoquées par le confinement et la dégradation de la santé mentale, la précarité conduisant souvent à l’anxiété et à la dépression. La perte d’un emploi, la ruine d’une entreprise peuvent conduire au suicide. Ce ne sont pas les gens âgés polypathologiques qui vont payer le plus lourd tribut à cette pandémie et à la façon dont elle est gérée mais les générations plus jeunes et les citoyens actifs qui auraient bien aimé le demeurer.

 

Comment envisager l’avenir ? Peut-on compter sur un vaccin ? Faut-il le rendre obligatoire ?

Depuis le début de cette pandémie les médias nous ont régulièrement annoncé des « résultats encourageants » pour tel ou tel médicament efficace contre le SARS-CoV-2. Force est de constater qu’aucune de ces annonces n’a été confirmée par la suite et n’a débouché sur un traitement validé. Un vaccin est un médicament. Les « résultats encourageants » au terme d’essais cliniques limités, menés par un laboratoire avant la mise sur le marché (AMM), demandent à être confirmés dans la vraie vie avec évaluation à grande échelle du rapport bénéfice/risque du vaccin. Il me semble qu’il y a une grande précipitation dans la préparation de ces vaccins et que les enjeux financiers éclipsent les enjeux sanitaires. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les Français sont en Europe les plus réticents et les plus critiques vis-à-vis de la vaccination. Je doute qu’ils acceptent une nouvelle mesure de tyrannie sanitaire telle qu’une vaccination obligatoire.

 

Dr Patrick Barriot 

https://www.pourlascience.fr/auteur/patrick-barriot

Directeur médical de l’Institut européen de formation en santé (IEFS), directeur des opérations médicales du consortium international RAPID chargé d’assurer la sécurité médicale des diplomates européens en poste à Mogadiscio (Somalie), chargé d’enseignement à la faculté de médecine de Montpellier (département de médecine légale / enseignement de toxicologie d’urgence)

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 08:39

Système immunitaire : comment renforcer son système "anti-covid" ?

Depuis plusieurs mois, les chercheurs tentent de comprendre le SARS-CoV-2. Une nouvelle étude semble confirmer un lien entre une carence en vitamine D et les formes graves de la COVID-19. D’autres nutriments peuvent aider à booster le système immunitaire. Où trouver ces vitamines et minéraux ?

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’hôpital universitaire Marqués de Valdecilla à Santander (Espagne) confirme un lien entre les carences en vitamine D et la gravité du COVID-19, 

Coronavirus : 80% des patients atteints ont une carence en vitamine D

 

Pour vérifier que la vitamine D aidait à lutter contre la COVID-19, les scientifiques espagnols ont analysé les niveaux de vitamine D de 216 patients atteints par le nouveau coronavirus entre le 10 et 31 mars 2020. Ils ont comparé les résultats avec un groupe test composé de 197 personnes en bonne santé.

Ils ont alors découvert que 82% des malades hospitalisés pour la COVID-19 souffraient également d’une carence en vitamine D, alors que le taux n’était que de 47% parmi les personnes n’ayant pas été infectées par le SARS-CoV-2. Le niveau de vitamine D était par ailleurs plus bas chez les hommes que les femmes.

Dans l’article paru dans la revue scientifique Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, Dr Jose Hernandez, co-auteur de l’étude et docteur en neurophysiologie à l’université de Cantabrie et à l’hôpital universitaire Marqués de Valdecilla explique : "beaucoup de facteurs peuvent expliquer pourquoi les hommes atteints de la Covid-19 ont des taux de vitamines D plus faibles que ceux des femmes. Cela peut se jouer notamment dans les habitudes de vie, le régime alimentaire ou d’autres comorbidités". Pour lui, "un traitement à base de vitamine D devrait être recommandé lorsque le patient présente des carences. Cette approche peut avoir des effets bénéfiques à la fois sur l’ensemble musculosquelettique, mais aussi sur le système immunitaire".

Vitamine C, Zinc : les autres nutriments qui évitent les formes graves de COVID ?

La vitamine D n’est pas le seul nutriment dont une carence semble liée à la sévérité de la maladie. Une étude menée à l'hôpital del Mar (Espagne) pointe du doigt le zinc. Après avoir suivi 249 patients, les chercheurs ont indiqué qu’il y avait une corrélation entre la gravité de la COVID-19 et les niveaux de zinc sérique. Les malades dont le taux était inférieur à 50 mcg / dl, avaient des symptômes plus importants et un taux de mortalité plus élevé.

Le médecin sino-américain Richard Cheng avait de son côté assuré que la vitamine C renforçait les défenses face au SARS-CoV-2. Toutefois si ce nutriment joue un rôle important pour le fonctionnement du système immunitaire en aidant à  renouveler des globules blancs, aucune étude a pu confirmer les dires du Dr Richard Cheng jusqu'à maintenant.

Comme le rappelle l’OMS : "les micronutriments sont essentiels au bon fonctionnement du système immunitaire et jouent un rôle fondamental dans le domaine de la santé et du bien-être nutritionnel". Néanmoins, aucun d’entre eux ou aucun aliment "n’empêche de contracter la COVID-19".

Ainsi si les aliments riches en vitamines et nutriments sont importants pour le bon fonctionnement du système immunitaire, ils ne se supplémentent pas au respect des gestes barrières et à la vigilance !

Notez : Les informations de ce billet sont transmises & publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de ce billet, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.

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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 16:54

Comment les changements environnementaux font émerger de nouvelles maladies

Selon: Rodolphe GozlanInstitut de recherche pour le développement (IRD) et Soushieta JagadeshInstitut de recherche pour le développement (IRD)

© Jean-Jacques Lemasson / IRD, Author provided

L’épidémie de coronavirus Covid-19 en cours, qui a débuté à Wuhan à la fin de l’année dernière, illustre bien la menace que représentent les maladies infectieuses émergentes, non seulement pour la santé humaine et animale, mais aussi pour la stabilité sociale, le commerce et l’économie mondiale.

Or de nombreux indices portent à croire que la fréquence des émergences de nouveaux agents infectieux pourrait augmenter dans les décennies à venir, faisant craindre une crise épidémiologique mondiale imminente. En effet, les activités humaines entraînent de profondes modifications de l’utilisation des terres ainsi que d’importants bouleversements de la biodiversité, en de nombreux endroits de la planète.

Ces perturbations se produisent dans un contexte de connectivité internationale accrue par les déplacements humains et les échanges commerciaux, le tout sur fond de changement climatique.

Il s’agit là des conditions optimales pour favoriser le passage à l’être humain de micro-organismes pathogènes provenant des animaux. Or, selon l’OMS, les maladies qui résultent de telles transmissions comptent parmi les plus dangereuses qui soient.

Identifier les nouvelles menaces

Fièvre hémorragique de Crimée-Congo, virus Ebola et maladie du virus de Marburg, fièvre de Lassa, coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) et syndrome respiratoire aiguë sévère (SRAS), Nipah et maladies hénipavirales, fièvre de la vallée du Rift, Zika…

Toutes ces maladies ont en commun de figurer sur la liste « Blueprint des maladie prioritaires », établie par l’OMS en 2018.

Les maladies listées ici sont considérées comme des urgences sur lesquelles doivent se concentrer les recherches. Elles présentent en effet un risque de santé publique à grande échelle, en raison de leur potentiel épidémique et de l’absence ou du nombre limité de mesures de traitement et de contrôle actuellement disponibles.

Cette liste comporte également une « maladie X » : ce terme énigmatique désigne la maladie qui sera responsable d’une épidémie internationale d’ampleur, causée par un pathogène actuellement inconnu. L’OMS ne doute pas qu’elle puisse survenir, et demande donc à la communauté internationale de se préparer en prévision d’un tel scénario catastrophe.

Actuellement, la réponse des autorités de santé publique face à ces maladies infectieuses émergentes consiste à « prendre de l’avance sur la courbe », c’est-à-dire à identifier les facteurs environnementaux susceptibles de déclencher l’émergence. Malheureusement, notre compréhension de la façon dont font surface les nouvelles menaces infectieuses demeure encore limitée.

Mais une chose est sûre, les animaux seront très probablement impliqués dans les prochaines épidémies. Car c’est un autre point commun des maladies de cette liste dressée par l’OMS : toutes peuvent être classées comme des infections virales zoonotique.

Les animaux largement impliqués dans les nouvelles épidémies

Au cours des quatre dernières décennies, plus de 70 % des infections émergentes se sont avérées être des zoonoses, autrement dit des maladies infectieuses animales transmissibles à l’être humain.

Au plus simple, ces maladies incluent un seul hôte et un seul agent infectieux. Cependant, souvent plusieurs espèces sont impliquées, ce qui signifie que les changements de biodiversité ont le potentiel de modifier les risques d’exposition à ces maladies infectieuses liées aux animaux et aux plantes.

On pourrait à ce titre penser que la biodiversité représente une menace : puisqu’elle recèle de nombreux pathogènes potentiels, elle accroît le risque d’apparition de nouvelles maladies.

Pourtant, curieusement, la biodiversité joue également un rôle protecteur vis-à-vis de l’émergence des agents infectieux. En effet, l’existence d’une grande diversité d’espèces hôtes peut limiter leur transmission, par un effet de dilution ou par effet tampon.

La perte de biodiversité augmente la transmission des agents pathogènes

Si toutes les espèces avaient le même effet sur la transmission des agents infectieux, on pourrait s’attendre à ce qu’une baisse de la biodiversité entraîne de façon similaire une baisse de la transmission des agents pathogènes. Or il n’en est rien : ces dernières années, les études montrent de façon concordante que les pertes de biodiversité ont tendance à augmenter la transmission des agents pathogènes, et la fréquence des maladies associées.

Cette tendance a été mise en évidence dans un grand nombre de systèmes écologiques, avec des types hôtes-agents et des modes de transmission très différents. Comment s’explique cette situation ? La perte de biodiversité peut modifier la transmission des maladies de plusieurs façons :

1) En changeant l’abondance de l’hôte ou du vecteur. Dans certains cas, une plus grande diversité d’hôtes peut augmenter la transmission des agents, en augmentant l’abondance des vecteurs ;

2) En modifiant le comportement de l’hôte, vecteur ou parasite. En principe, une plus grande diversité peut influencer le comportement des hôtes, ce qui peut avoir différentes conséquences, qu’il s’agisse d’une augmentation de la transmission ou de l’altération de l’évolution des dynamiques de virulence ou des voies de transmission. Par exemple, dans une communauté plus diverse, le ver parasitaire qui est responsable de la bilharziose (maladie qui affecte plus de 200 millions de personnes dans le monde) a plus de chance de se retrouver dans un hôte intermédiaire inadéquat. Ceci peut réduire la probabilité de transmission future à l’humain de 25 à 99 %;

3) En modifiant la condition de l’hôte ou du vecteur. Dans certains cas, dans des hôtes à fortes diversités génétiques, les infections peuvent être réduites, voire induire des résistances, ce qui limite de fait la transmission. Si la diversité génétique se réduit parce que les populations diminuent, la probabilité qu’apparaissent des résistances diminue également.

Dans ce contexte, la perte de biodiversité en cours est d’autant plus inquiétante. Les estimations actuelles suggèrent par exemple qu’au moins 10 000 à 20 000 espèces d’eaux douces ont disparu ou sont à risque de disparaître. Les taux de déclins observés actuellement rivalisent avec ceux des grandes crises du passé, telles que celle qui a marqué la transition entre Pléistocène et Holocène, voici 12 000 ans, et qui s’est accompagné de la disparition de la mégafaune, dont le mammouth laineux était un des représentants emblématiques.

Mais la perte de biodiversité n’est pas le seul facteur influant sur l’émergence de nouvelles maladies.

Le changement climatique et les activités humaines

C’est le déplacement de l’empreinte géographique des pathogènes et/ou de l’hôte qu’ils infectent qui conduit à l’émergence de nouvelles maladies infectieuses. À ce titre, l’imprévisibilité croissante du climat mondial et les interactions locales homme-animal-écosystème, de plus en plus étroites dans certains endroits de la planète, jouent un rôle majeur dans l’émergence de nouvelles infections au sein des populations humaines.

Ainsi, l’augmentation des températures moyennes aurait eu un effet significatif sur l’incidence de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, causée par un virus transmis par les tiques, ainsi que sur la durabilité du virus Zika, transmis par les moustiques dans les régions subtropicales et tempérées.

La consommation de viande de brousse et le commerce d’animaux, résultant de la demande croissante en protéines animales, provoquent aussi des changements importants dans les contacts entre les êtres humains et les animaux. Des études ont démontré que les flambées de SRAS et d’Ebola étaient directement liées à la consommation de viande de brousse infectée. En outre, la fièvre de Lassa et les maladies dues aux virus Marburg et Ebola prospèrent en Afrique de l’Ouest et du Centre, où la consommation de viande de brousse est quatre fois supérieure à celle de l’Amazonie, pourtant plus riche en biodiversité.

Autre risque : l’expansion de l’agriculture et de l’élevage. Afin de répondre à la demande toujours croissante des populations humaines, de nouveaux espaces doivent être conquis, en déforestant et en défrichant. Or on sait que cette réaffectation des terres peut déclencher l’émergence des maladies infectieuses, en favorisant les contacts avec des organismes jusqu’ici rarement rencontrés. Ainsi, dans les îles de Sumatra, la migration des chauves-souris fruitières causée par la déforestation dû aux incendies de forêt a conduit à l’émergence de la maladie de Nipah chez les éleveurs et les personnels des abattoirs en Malaisie.

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 07:27

A propos ; " Des yaourts au dessert ? "

Quels sont ceux qui font le plus grossir

Les yaourts font partie des desserts préférés des Français. Difficile de terminer un repas sans en déguster. Pourtant, certains sont à consommer avec modération. Derrière leur réputation d’encas diététiques se cachent parfois de véritables bombes caloriques. On vous aide à les identifier, avec Raphaël Gruman, nutritionniste et auteur.

Chaque Français consomme environ plus de 21 kilos de yaourts et laits fermentés par an. Et pour cause ce dessert s’inscrit parfaitement dans le cadre d’une alimentation équilibré, s’il est bien choisi.

En plus de leur texture onctueuse et agréable en bouche, les yaourts sont aussi dotés de bienfaits pour la santé. "Les yaourts sont source de vitamine D et de calcium. Le lait qu’ils contiennent apporte des protéines complètes composées de tous les acides aminés essentiels, nous expliquait Alexandra Retion, diététicienne nutritionniste (auteure de SOS Nutrition, éd. First) au cours d’une précédente interview. Pour cette raison, le yaourt est idéal après une séance de sport : il permet une bonne récupération musculaire".

En revanche, il convient de faire attention aux faux amis ! Tous les yaourts ne se valent pas. Si vous pensez miser sur un dessert "light" en consommant un yaourt, il faut avant tout savoir le choisir. Certains sont réellement plus caloriques que d’autres. On fait le point dans cette enquête avec les conseils de Raphaël Gruman, nutritionniste et auteur de Mes recettes minceur du déconfinement, éd. Leduc.s (livret de recettes minceur téléchargeable gratuitement sur le site des Éditions Leduc).

Pour garder la ligne, misez sur le yaourt nature

Il est préconisé de consommer les yaourts natures, pauvres en lipides et en calories (60-80 calories au maximum). Pourvus de calcium, ils interviennent dans la contraction musculaire, la coagulation sanguine ainsi que dans l’entretien du tissu osseux.

Une étude publiée en 2015 par des chercheurs américains avait identifié les bénéfices minceur des yaourts : leurs protéines favorisent la sensation de satiété plus facilement et incitent à moins grignoter. En outre, les protéines étant plus longues à digérer, le corps brûle plus d’énergie que pour d’autres aliments.

Les bactéries lactiques présentes dans les yaourts seraient aussi bénéfiques pour les intestins car favorisent la digestion du lactose. Un yaourt nature en fin de repas peut ainsi faciliter la digestion.

En général, sachez que les yaourts natures sont nettement moins sucrés que les yaourts aux fruits ou les yaourts aromatisés (au chocolat ou à la vanille).

 

Yaourt nature : attention si vous ajoutez du sucre vous-même

Si vous aimez terminer votre repas sur une note sucrée, vous pouvez tout à fait opter pour un yaourt nature, agrémenté d’un fruit, ou d’une cuillère à café de sucre que vous ajouterez vous-même, à condition de bien mesurer la dose.

Le yaourt nature devient votre ennemi si vous y ajoutez trop de sucre. Certaines personnes ont la main lourde : elles en mettent encore plus que les industriels dans les yaourts aromatisés ou fruités. Le yaourt, qui était nature et bon à la base, perd alors toutes ses vertus.

Yaourt : quelle est la bonne dose ?

"Chez l’adulte, manger un à deux yaourts par jour, c’est bon et c’est utile, estime le Dr Laurence Plumey, médecin et nutritionniste dans Le Grand Livre de l’Alimentation (éd. Eyrolles). Il faut miser sur les yaourts et fromages blancs, sachant que les yaourts ont un avantage sur les fromages blancs : leur richesse en ferment".

La personne âgée ne devrait pas non plus faire l’impasse sur le yaourt. "Il apporte à la personne âgée des protéines dont elle a particulièrement besoin pour lutter contre la perte musculaire, des ferments qui l’aideront à combattre la constipation et également des vitamines", poursuit le Dr Plumey. C’est un excellent moyen de lutter contre la dénutrition et l’ostéoporose. Donc un, deux, voir trois yaourts par jour, c’est recommandé à condition de choisir les bons produits.

On passe en revue dans notre diaporama les yaourts les plus caloriques !

Les yaourts au lait entier, bourrés de crème

 

1) Le yaourt nature présente des atouts nutritionnels indéniables. Or, certains peuvent réellement vous causer du tort. Certains peuvent même être néfastes pour patients qui présentent du cholestérol.

Il vaut mieux éviter les yaourts à base de lait entier, car ils contiennent trop de crème. "Je pense notamment aux Perle de Lait de Yoplait, des yaourts très gras", nous mettait en garde Alexandra Retion.

De son côté, le nutritionniste Raphaël Gruman conseille à ses patients de privilégier les yaourts au lait entier. "D’une part parce qu’ils ont un meilleur goût mais aussi parce qu’ils sont plus satiétogènes".

Les yaourts à la grecque : jusqu’à 10% de lipides

 

2) Attention également aux yaourts à la grecque, si populaires. Ces produits sont souvent plus gras qu’un yaourt classique, à moins qu’ils ne soient fabriqués avec du lait écrémé. Ainsi, le yaourt à la grecque peut contenir jusqu’à 10 % de lipides ou acide gras saturés (1,1 % env. pour un yaourt classique). Il ne vaut mieux pas en consommer tous les jours et si vous souhaitez un déguster un, faites-le après un repas léger et pas tous les jours. Préférez ceux sans sucres ajoutés, soit des versions contenant de 2 à 6 g de glucides pour 100 g.

En outre, le yaourt à la grecque au lait de vache est moins calorique que celui à base de lait de brebis.

Les yaourts aromatisés, trop riches en sucre

 

3) Les marques de yaourts ont innové et proposent de multiples saveurs, toutes plus gourmandes les unes que les autres. On retrouve les yaourts au chocolat, à la vanille, au caramel ou encore à la noix de coco. Évidemment, cette liste n’est pas exhaustive.

Ils sont à éviter si vous voulez perdre du poids. Qui dit arômes, dit surtout additifs et sucre. Mamie Nova, Danone, Yoplait…On trouve l’équivalent d’une cuillère à soupe de sucre dans les yaourts aromatisés, précisait la diététicienne. 

Mention spéciale pour les yaourts aromatisés, destinés aux enfants. Ce n’est pas parce qu’ils sont proposés aux touts petits, qu’ils sont bénéfiques pour les grands ! "Ils contiennent l’équivalent de 2 cuillères à soupe de sucre pour 100 grammes de yaourt et du lait entier, ce qui implique beaucoup de lipides. Certains yaourts, comme les Nesquik (Nestlé) et les Petits Suisses, contiennent encore plus de crème pour un meilleur goût".

En outre, si vous avez des problèmes de digestion, les yaourts aromatisés sont à éviter : les additifs auront tendance à affecter le système digestif.

Yaourts aux fruits : de la crème et encore du sucre !

 

4) Les yaourts aux fruits bénéficient à tort d'une image "plus saine" par rapport aux autres. Or quand on regarde sur l'étiquette "il n'y a que 7g de fruit pour tout le pot. Sachez donc que manger un yaourt fruité n’équivaut pas à manger un yaourt nature accompagné d’un fruit ! Si la recette inclue bien quelques morceaux de fruits, elle est compensée par…du sucre.

Elle comporte plus d’une cuillère à soupe de sucre, sans parler des sucres déjà présents dans les morceaux de fruits, ajoutait Alexandra Retion. Et certains produits comme les Paniers de Yoplait ou les Taillefine aux fruits de Danone incluent encore de la crème en plus.

"Les yaourts allégés nécessitent des épaississants pour les tenir et éviter qu’ils soient trop liquides, partage le nutritionniste Raphaël Gruman. Il vaut mieux un yaourt entier nature qu’un yaourt à 0% aux fruits. Les yaourts 0% sont souvent aromatisés pour masquer le goût. Donc concrètement, je dis oui aux Yaourts à la Grecque et non aux Paniers de Yoplait 0%…".

Yaourts allégés : ne tombez pas dans le piège

 

5) Les yaourts allégés sont également à proscrire. Ne tombez pas dans le piège. Lorsque vous lisez 0 %, cela implique 0 % de gras. Le sucre sera toujours présent. C’est le gras du lait qui est supprimé. Vous perdez alors 3 grammes de gras pour 100 grammes de yaourt au maximum, si c’est un produit au lait entier. C’est minime.

En outre, choisir 0 % de matière grasse c'est faire l'impasse sur les bienfaits de la vitamine D. En effet, l’intérêt d’un yaourt, c’est le calcium qu’il comporte grâce à la vitamine D.

Yaourt à boire : ils favorisent la rétention d’eau

 

6) Inutile de rappeler la richesse en sucres des yaourts à boire. Ce qui est en revanche plus surprenant, c’est la teneur en sel de certains. Cela peut entraîner une augmentation de la pression artérielle et de rétention d'eau. Vous êtes nombreux à consommer trop de sel, sans vous en apercevoir. Les yaourts à boire en sont bien la preuve.

La rétention d'eau se manifeste via deux symptômes fréquents : une prise de poids inexpliquée pouvant aller jusqu'à + 2 kilos et un gonflement au niveau des pieds, des mollets et/ou des chevilles.

Desserts lactés : on triple les calories

 

7) En haut du panier ? Les célèbres Danette qui régalent toutes les générations. "Si mes patients les considèrent comme des yaourts, les crèmes de dessert n’en font pourtant pas partie. Il s’agit d’un dessert sucré", tient à préciser Alexandra Retion.

Les desserts lactés (crèmes de dessert et flans) contiennent peu de lait, donc peu de calcium. Ils sont bourrés de sucre. Le Programme National de Nutrition Santé ne les inclut donc pas dans les produits laitiers. En termes de calories, on peut tripler par rapport aux yaourts natures.

Yaourt : des souches bactériennes utilisées par les industriels feraient grossir

 

8) Dans une parution scientifique datée du 6 novembre 2012 (Current Infectious Disease Reports), le professeur Didier Raoult (infectiologue et professeur de microbiologie français) mettait en garde contre les conséquences de la consommation effrénée de certaines bactéries lactiques des yaourts et laits fermentés sur le risque d’obésité.

En effet, les bactéries ajoutées aux yaourts sont naturellement présentes dans notre organisme. Appelées "probiotiques", elles aident notamment à renforcer les défenses immunitaires de l'organisme et facilitent la digestion. La présence de ces bactéries vivantes garantit un apport en probiotiques. 

Les industriels vantent les bénéfices de ces bactéries (lactobacilles et bifidobactéries) sur le transit ou l’immunité. Or, ces probiotiques feraient grossir lorsqu'ils sont utilisés en trop grande quantité. Le Pr Raoult indique qu’elles sont utilisées depuis des décennies pour faire grossir les animaux. Il a conduit plusieurs expériences montrant que certaines souches bactériennes de la famille des lactobacilles ou des bifidobactéries favorisent la prise de poids.

 

Source(s):

Merci à Alexandra Retion, diététicienne nutritionniste, auteure de SOS Nutrition, éd. First

Merci à Raphaël Gruman, nutritionniste et auteur de Mes recettes minceur du déconfinement, éd. Leduc.s (livret de recettes minceur téléchargeable gratuitement sur le site des Éditions Leduc).

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 06:09

Avec nos amis les microbes

Au moment où le coronavirus s’est invité cruellement dans nos vies, c’est peut-être le moment de s’interroger sur les précautions, parfois exagérées, dont nous nous entourons, à coup de gel hydro alcoolique et de masques, dont l’efficacité est mise en doute par de nombreux scientifiques.

Il y a des années, j’avais rencontré un drôle de marginal, artiste révolté, qui vivait chichement dans une sorte d’abris de toiles, de tôles et de carton, et qui m'avait invité avec quelques amis à « boire un dernier verre », dans sa « maison d’infortune »...

Il faisait la cuisine sur un bruleur à alcool, et n’hésitait pas à réchauffer le contenu d’une boite de conserve, peu ragoutant, il faut l’avouer, dans cette boite rouillée.

On l’a compris, l’hygiène n’était pas sa préoccupation première...et il était pourtant en très bonne santé...

Suite à une blessure, il dut faire un séjour à l’hôpital et tomba malade de la nourriture trop aseptisée qu’on lui avait proposée.

Inutile de dire qu’il quitta l’hôpital au plus vite.

Cette petite anecdote pour vous présenter un homme aussi original, qui parcourt le monde pour y proposer des conférences sur le danger qu’il y aurait à se protéger de toutes les bactéries lesquelles seraient un danger pour nos vies.

Il s’appelle George Carlin, et devant un auditoire surpris, il assène en quelques minutes des évidences.

Extrait de l’une de ses conférences : « nous avons aujourd’hui une population complètement névrosée, obsédée par la sécurité, (...) la propreté, l’hygiène et les microbes (...) d’où vient cette peur des microbes ? (...) alors tout le monde s’affole, on astique, on vaporise, on surcuit la bouffe, on se lave constamment les mains pour tenter d’éviter les microbes. C’est ridicule et ça devient stupide.

En prison, avant de vous faire l’injection mortelle, ils vous nettoient le bras avec de l’alcool ! Ils veulent pas que vous tombiez malade ! On peut les comprendre, ils voudraient pas qu’un type aille en enfer tout en étant malade (...).

Ils cuisinent tout à mort parce que les gens ont peur de l’empoisonnement. (...) Vous savez combien de gens meurent d’empoisonnement chaque année ? 9000... c’est tout ! C’est un risque mineur (...) pourquoi croyez-vous que vous avez un système immunitaire ? C’est pour tuer les microbes, mais il faut s’entrainer. Il faut des microbes pour s’entrainer.

Si vous tuez tous les microbes autour de vous, alors quand des microbes arriveront, vous ne serez pas prêts.

Que ferez-vous quand un super virus transformera vos organes en merde liquide ?

Vous allez tomber malade, et vous allez mourir, parce que vous et votre système immunitaire est faible !

Je vais vous raconter une histoire vraie sur l’immunisation :

Quand j’étais gosse, dans les années 40, on nageait dans l’Hudson, rivière qui était remplie de merde, on nageait dans la merde des égouts...pour se détendre !

En ces temps-là, on craignait la polio... des milliers d’enfants en mouraient chaque année (...) dans mon quartier, personne n’a jamais eu la polio, personne, jamais. Pourquoi ? Parce qu’on nageait dans la merde !

Ça a endurci nos systèmes immunitaires. La polio n’avait aucune chance, on était blindé de merde !

Donc personnellement, je ne prends aucune précaution.

Je ne m’éloigne pas des gens qui toussent, je n’essuie pas le téléphone. Et quand de la bouffe tombe par terre, je ramasse et je mange !  et vous savez, malgré ce soi-disant dangereux comportement, je tombe jamais malade. J’attrape pas le rhume, j’ai pas de migraines, j’ai pas de maux de ventre, parce que j’ai un bon système immunitaire bien fort, et ça demande de la pratique. (...) je ne lave pas mes mains chaque fois que je vais aux toilettes, ok ? Vous n’avez pas besoin d’une douche par jour...c’est exagéré, à moins que vous suiez comme un porc, ou à moins que vous entriez en contact avec des saletés chaque jour... ». 

Pour apporter de l’eau à son moulin, il faut ajouter que des scientifiques américains soignent maintenant ceux dont la flore intestinale a été abimée, (suite souvent à l’abus d’antibiotiques), ceci grâce à des excréments humains, après leur avoir fait subir un traitement, afin qu’ils puissent être ingérés par le patient sous forme de gélules.

Ces gélules régénèrent la flore intestinale, et guérissent le patient dans 90% des cas, ainsi que je l’avais publié dans un article ancien.

En effet, on ne dira jamais assez le danger que peuvent représenter les antibiotiques, lorsqu’on n’en abuse, ce qui avait donné naissance au slogan : « les antibiotiques, c’est pas automatique ». lien

Cette petite anecdote pour vous présenter un homme aussi original, qui parcourt le monde pour y proposer des conférences sur le danger qu’il y aurait à se protéger de toutes les bactéries lesquelles seraient un danger pour nos vies.

Il s’appelle George Carlin, et devant un auditoire surpris, il assène en quelques minutes des évidences.

Extrait de l’une de ses conférences : « nous avons aujourd’hui une population complètement névrosée, obsédée par la sécurité, (...) la propreté, l’hygiène et les microbes (...) d’où vient cette peur des microbes ? (...) alors tout le monde s’affole, on astique, on vaporise, on surcuit la bouffe, on se lave constamment les mains pour tenter d’éviter les microbes. C’est ridicule et ça devient stupide.

En prison, avant de vous faire l’injection mortelle, ils vous nettoient le bras avec de l’alcool ! Ils veulent pas que vous tombiez malade ! On peut les comprendre, ils voudraient pas qu’un type aille en enfer tout en étant malade (...).

Ils cuisinent tout à mort parce que les gens ont peur de l’empoisonnement. (...) Vous savez combien de gens meurent d’empoisonnement chaque année ? 9000... c’est tout ! C’est un risque mineur (...) pourquoi croyez-vous que vous avez un système immunitaire ? C’est pour tuer les microbes, mais il faut s’entrainer. Il faut des microbes pour s’entrainer.

Si vous tuez tous les microbes autour de vous, alors quand des microbes arriveront, vous ne serez pas prêts.

Que ferez-vous quand un super virus transformera vos organes en merde liquide ?

Vous allez tomber malade, et vous allez mourir, parce que vous et votre système immunitaire est faible !

Je vais vous raconter une histoire vraie sur l’immunisation :

Quand j’étais gosse, dans les années 40, on nageait dans l’Hudson, rivière qui était remplie de merde, on nageait dans la merde des égouts...pour se détendre !

En ces temps-là, on craignait la polio... des milliers d’enfants en mouraient chaque année (...) dans mon quartier, personne n’a jamais eu la polio, personne, jamais. Pourquoi ? Parce qu’on nageait dans la merde !

Ça a endurci nos systèmes immunitaires. La polio n’avait aucune chance, on était blindé de merde !

Donc personnellement, je ne prends aucune précaution.

Je ne m’éloigne pas des gens qui toussent, je n’essuie pas le téléphone. Et quand de la bouffe tombe par terre, je ramasse et je mange ! (...) et vous savez, malgré ce soi-disant dangereux comportement, je tombe jamais malade. J’attrape pas le rhume, j’ai pas de migraines, j’ai pas de maux de ventre, parce que j’ai un bon système immunitaire bien fort, et ça demande de la pratique. (...) je ne lave pas mes mains chaque fois que je vais aux toilettes, ok ? Vous n’avez pas besoin d’une douche par jour...c’est exagéré, à moins que vous suiez comme un porc, ou à moins que vous entriez en contact avec des saletés chaque jour... ».  

Pour apporter de l’eau à son moulin, il faut ajouter que des scientifiques américains soignent maintenant ceux dont la flore intestinale a été abimée, (suite souvent à l’abus d’antibiotiques), ceci grâce à des excréments humains, après leur avoir fait subir un traitement, afin qu’ils puissent être ingérés par le patient sous forme de gélules.

Ces gélules régénèrent la flore intestinale, et guérissent le patient dans 90% des cas, ainsi que je l’avais publié dans un article ancien.

En effet, on ne dira jamais assez le danger que peuvent représenter les antibiotiques, lorsqu’on n’en abuse, ce qui avait donné naissance au slogan : « les antibiotiques, c’est pas automatique ». 

Quant à la récente décision de ce gouvernement d’imposer le masque à tout le monde, dans « le monde clos », elle interroge pas mal de monde, d’autant que l’efficacité des dits masques reste à prouver, et qu’ils peuvent à l’occasion représenter un danger potentiel, puisque celui qui en porte, respire le gaz carbonique qu’il tente de rejeter, ainsi que l’affirme le Dr Russel Blaylock, évoquant « le danger mortel des masques ». lien

C’est aussi ce qu’écrivent Frédéric Gouaillard, et Aurélie Sipos, s’exprimant dans les colonnes du « Parisien », signalant des étourdissements, des vertiges, provoqués par le port du masque.

Un guichetier de la Poste, du 13ème arrondissement de Paris, témoigne : « c’est insupportable. On a chaud, on a du mal à respirer, et parfois mal à la tête. Tout ça pendant 7h45 d’affilée  ».

Ainsi on a appris que 2 adolescents chinois de 14 ans étaient morts en cours de sport parce qu’ils portaient un masque, le CO2 accumulé dans leurs poumons avait déclenché un malaise, qui finalement avait provoqué leur mort.

C’est aussi l’occasion de se pencher sur la pensée du philosophe Raphaël Enthoven.

S’il ne croit pas à la possibilité en France du retour d’un tyran, il pense que les libertés que nous défendons jalousement sont « rongées de l’intérieur, soit par la désertion de l’espace public, soit pas l’érection du convenable en norme implicite, soit par tous les artifices incitatifs dont l’omniprésence repose sur la découverte que l’homme démocratique veut bien obéir...à condition de ne pas recevoir d’ordre, et qui transforment les individus en moutons qui s’ignorent  ».

Il évoque ainsi cette « liberté menacée par une loi qui fait la morale »... et s’il accepte l’idée d’interdire la consommation de cigarettes dans une salle close, laquelle est une mesure de santé publique, il affirme qu’interdire de fumer dans un espace ouvert est « un déni de liberté, et ce au nom du bien  ».

Et pour revenir au thème de l’article, il insiste sur le fait que « rien n’est plus dangereux que l’hygiénisme sécuritaire ».

Comme dit mon vieil ami africain : « petit à petit, le coton devient pagne ».

Le dessin illustrant l’article vient de clap santé

 

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