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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite

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Il est très ... Exactement

 

 

 

             

 

 

 

 

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

[André Malraux]

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Actu du jour...

 

 Passion Palombe

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A chacun sa toile

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Urgent!

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Pour

  Restaurer Cabane ..

P4065929     

 

Attention ! Passion Palombe...

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C'est ici que ça se passe ............

Au mois d'octobre de chaque Année

 

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Tient ! 

IL y a une Palombière par ici .........?

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privilège

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 .         

11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 09:59

L’armistice de 1918, signé le 11 novembre 1918 à 5 h 15, met provisoirement fin aux combats de la Première Guerre mondiale (1914-1918) (de arma, arme et statio, état d’immobilité), reconnaissant de facto la victoire des Alliés et la défaite de l'Allemagne, mais il ne s'agit pas d'une capitulation au sens propre, cet armistice étant prévu pour durer 33 jours, puis il a ensuite été renouvelé.
Le cessez-le-feu est effectif à 11 heures, entraînant dans l'ensemble de la France des volées de cloches et des sonneries de clairons, et annonçant la fin d'une guerre qui a fait pour l'ensemble des belligérants plus de 18,6 millions de morts, d'invalides et de mutilés, dont 8 millions de civils.

(suite) Les représentants allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé provenant du train d'état-major du maréchal Foch, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.
La guerre est terminée officiellement le 28 juin 1919 avec le traité de Versailles.

Merci..& respect............

LA LETTRE D’UN POILU À SA FEMME, QUI VA ÊTRE FUSILLÉ LE 30 MAI 1917

" LA SENTENCE EST TOMBÉE : JE VAIS ÊTRE FUSILLÉ POUR L'EXEMPLE, DEMAIN, AVEC SIX DE MES CAMARADES, POUR REFUS D'OBTEMPÉRER. "

 

Le 30 mai 1917

Léonie chérie,

J'ai confié cette dernière lettre à des mains amies en espérant qu'elle t'arrive un jour afin que tu saches la vérité et parce que je veux aujourd'hui témoigner de l'horreur de cette guerre.

Quand nous sommes arrivés ici, la plaine était magnifique. Aujourd'hui, les rives de l'Aisne ressemblent au pays de la mort. La terre est bouleversée, brûlée. Le paysage n'est plus que champ de ruines. Nous sommes dans les tranchées de première ligne. En plus des balles, des bombes, des barbelés, c'est la guerre des mines avec la perspective de sauter à tout moment. Nous sommes sales, nos frusques sont en lambeaux. Nous pataugeons dans la boue, une boue de glaise, épaisse, collante dont il est impossible de se débarrasser. Les tranchées s'écroulent sous les obus et mettent à jour des corps, des ossements et des crânes, l'odeur est pestilentielle.

Tout manque : l'eau, les latrines, la soupe. Nous sommes mal ravitaillés, la galetouse est bien vide ! Un seul repas de nuit et qui arrive froid à cause de la longueur des boyaux à parcourir. Nous n'avons même plus de sèches pour nous réconforter parfois encore un peu de jus et une rasade de casse-pattes pour nous réchauffer.

Nous partons au combat l'épingle à chapeau au fusil. Il est difficile de se mouvoir, coiffés d'un casque en tôle d'acier lourd et incommode mais qui protège des ricochets et encombrés de tout l'attirail contre les gaz asphyxiants. Nous avons participé à des offensives à outrance qui ont toutes échoué sur des montagnes de cadavres. Ces incessants combats nous ont laissé exténués et désespérés. Les malheureux estropiés que le monde va regarder d'un air dédaigneux à leur retour, auront-ils seulement droit à la petite croix de guerre pour les dédommager d'un bras, d'une jambe en moins ? Cette guerre nous apparaît à tous comme une infâme et inutile boucherie.

Le 16 avril, le général Nivelle a lancé une nouvelle attaque au Chemin des Dames. Ce fut un échec, un désastre ! Partout des morts ! Lorsque j'avançais les sentiments n'existaient plus, la peur, l'amour, plus rien n'avait de sens. Il importait juste d'aller de l'avant, de courir, de tirer et partout les soldats tombaient en hurlant de douleur. Les pentes d'accès boisées, étaient rudes .Perdu dans le brouillard, le fusil à l'épaule j'errais, la sueur dégoulinant dans mon dos. Le champ de bataille me donnait la nausée. Un vrai charnier s'étendait à mes pieds. J'ai descendu la butte en enjambant les corps désarticulés, une haine terrible s'emparant de moi.

Cet assaut a semé le trouble chez tous les poilus et forcé notre désillusion. Depuis, on ne supporte plus les sacrifices inutiles, les mensonges de l'état major. Tous les combattants désespèrent de l'existence, beaucoup ont déserté et personne ne veut plus marcher. Des tracts circulent pour nous inciter à déposer les armes. La semaine dernière, le régiment entier n'a pas voulu sortir une nouvelle fois de la tranchée, nous avons refusé de continuer à attaquer mais pas de défendre.

Alors, nos officiers ont été chargés de nous juger. J'ai été condamné à passer en conseil de guerre exceptionnel, sans aucun recours possible. La sentence est tombée : je vais être fusillé pour l'exemple, demain, avec six de mes camarades, pour refus d'obtempérer. En nous exécutant, nos supérieurs ont pour objectif d'aider les combattants à retrouver le goût de l'obéissance, je ne crois pas qu'ils y parviendront.

Comprendras-tu Léonie chérie que je ne suis pas coupable mais victime d'une justice expéditive ? Je vais finir dans la fosse commune des morts honteux, oubliés de l'histoire. Je ne mourrai pas au front mais les yeux bandés, à l'aube, agenouillé devant le peloton d'exécution. Je regrette tant ma Léonie la douleur et la honte que ma triste fin va t'infliger.

C'est si difficile de savoir que je ne te reverrai plus et que ma fille grandira sans moi. Concevoir cette enfant avant mon départ au combat était une si douce et si jolie folie mais aujourd'hui, vous laisser seules toutes les deux me brise le cœur. Je vous demande pardon mes anges de vous abandonner.

Promets-moi mon amour de taire à ma petite Jeanne les circonstances exactes de ma disparition. Dis-lui que son père est tombé en héros sur le champ de bataille, parle-lui de la bravoure et la vaillance des soldats et si un jour, la mémoire des poilus fusillés pour l'exemple est réhabilitée, mais je n'y crois guère, alors seulement, et si tu le juges nécessaire, montre-lui cette lettre.

Ne doutez jamais toutes les deux de mon honneur et de mon courage car la France nous a trahi et la France va nous sacrifier.

Promets-moi aussi ma douce Léonie, lorsque le temps aura lissé ta douleur, de ne pas renoncer à être heureuse, de continuer à sourire à la vie, ma mort sera ainsi moins cruelle. Je vous souhaite à toutes les deux, mes petites femmes, tout le bonheur que vous méritez et que je ne pourrai pas vous donner. Je vous embrasse, le cœur au bord des larmes. Vos merveilleux visages, gravés dans ma mémoire, seront mon dernier réconfort avant la fin.

Eugène, ton mari qui t'aime tant.

 

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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 06:28
La rétro du lundi.............

Du 16 Décembre 2010 à  ce jour vient de s’écouler 9 années de vie commune

En s’inspirant de ces citations :

Dans la vie, il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l'avenir.de (Jean Jaurès)

Le pessimiste dit : « je croirai quand je le verrai. »L’optimiste dit : « Je le verrai quand je le croirai. »Le but de la vie, ce n’est pas l’espoir de devenir parfait, c’est la volonté d’être toujours meilleur, en sachant que la connaissance s'acquiert par l'expérience, tout le reste n'est que de l'information. La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi (d’Albert Einstein).

Je dirai que ma volonté de vouloir persévérer dans cette voie qu’est le blog à souvent était encouragée par ces grands hommes et leurs citations la preuve …3285 jours après toujours présent fort de ces 311430 visites sur les 7273 billets publiés au cours de ces 9 années c’est pas si mal que ça pour un vieux retraité novice de l’informatique qui n’avait jamais touché un clavier avant cette aventure….et habitant au vert dans sa campagne Girondine ………….

Des projets pour 2020 oui bien sûr ! Modifier le thème de mon blog avec une nouvelle présentation , évoluer sur un autre style de rédaction par exemple plus que 2 billets hebdomadaire mais différents de style  , j’ai ma petite idée mais en garde encore le secret pour cette fin d’année ……….

Dans l’attente J’aimerai tout d’abord remercier mes assidus lecteurs  pour leur confiance et votre fidélité sans quoi j’aurai abandonné le clavier il y a longtemps. A ce propos afin de mieux être en osmose  il serait être intéressant de connaitre vos souhaits ou critiques sur le contenu et la version des billets par l’intermédiaire du formulaire de ContactJ'ai un mot à dire par exemple et. Qui peuvent se développer ensuite par la boite Mail en version privée

 

N’hésitez-pas cela restera entre nous ….

Pour conclure mon petit discours annuel il me reste à vous souhaiter de passer de très bonnes fêtes de fin d’année en famille ou entre amis (ies) attention restez raisonnable dans les surdosages festifs en pensant qu’il y a toujours un lendemain et que la vie continue jouez plutôt la prudence 

Bien Blogeusement votre

 

 

 

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 06:44

Le Feux de la Saint-Jean :

Un rituel chargé de croyances et de symboles

(D’après « Collection des meilleurs dissertations, notices et traités
particuliers relatifs à l’Histoire de France » (Tome 8), paru en 1826)

Si le feu de la Saint-Jean était au Moyen Age l’occasion de ramasser des os d’animaux afin de les brûler en imaginant se préserver ainsi des dangers de la peste, il semble avoir auparavant existé comme une façon de célébrer le soleil, et notamment le solstice d’été, période généreuse où la terre présente partout des richesses ou des espérances flatteuses

Dans son Rational des offices divins, Durand, évêque de Mende, ne fixe pas la tradition des feux de joie précisément à la veille de la fête de saint Jean, mais environ ce temps-là. De fait, en certain pays comme Rouen, c’est à la fête de saint Pierre, cinq jours après, que l’on fait le feu en question.

Durand vivait à la fin du XIIIe siècle ; mais il n’est pas le premier qui ait parlé de cette matière ; il a pris presque tout ce qu’il en a dit dans un écrivain plus ancien d’un siècle, ou environ : c’est le docteur Jean Beleth. Ce dernier, qui vivait au XIIe siècle, nous dit, dans son Explication des offices divins, chapitre 137, que vers la fête de Saint-Jean on avait coutume de ramasser tous les os des animaux, et de les brûler, pour que la fumée de ce feu pût éloigner les animaux qui auraient pu, dans ces temps de chaleur, infecter par leur sperme, les puits et les autres eaux qui servent à boire, d’où il s’en serait suivi une année de mortalité.

Durand, qui s’étend un peu plus, dit que ce furent les philosophes, qui, pour prévenir les dangers de la peste, et éloigner ces dragons qui couraient dans l’air, ordonnèrent que l’on fît souvent de ces feux d’ossements d’animaux près des puits et des fontaines ; mais il ajoute qu’il n’y avait de son temps que quelques personnes qui observaient cette pratique, qui venait, dit-on, de la gentilité.

 

Ces deux auteurs ajoutent que la coutume était aussi de porter à la Saint-Jean des flambeaux allumés ; ils parlent aussi de l’usage où l’on était de tourner une roue à la même fête de Saint-Jean.

Lorsque l’usage de la poudre fut devenu fort commun, le feu de la Saint-Jean fut changé en feu d’artifice. Ainsi, à Paris, on faisait jadis tous les ans à pareil jour un feu de bois dans la place de Grève, que les magistrats de la ville allumaient en cérémonie, avant de tirer le feu d’artifice. On s’avisa aussi, par la suite, d’y donner un divertissement assez bizarre ; outre le bruit des pièces d’artillerie, boîtes et arquebuses à croc, que l’on déchargeait à la Grève, la coutume s’introduisit d’y brûler des chats tout vivants, dont les cris formaient une musique singulière.

Voici un passage de l’ouvrage de Sauval sur les antiquités de Paris, mentionnant cette singularité : « A Lucas Pommereux, l’un des commissaires des quais de la ville, cent sols parisis, pour avoir fourni durant trois années finies à la Saint-Jean 1573, tous les chats qu’il fallait audit feu, comme de coutume, même pour avoir fourni, il y a un an, où le roi y assista, un renard, pour donner plaisir à Sa Majesté, et pour avoir fourni un grand sac de toile où étaient lesdits chats ». On voit par-là que les personnes de Paris qui chérissaient leurs chats, devaient, aux approches de la Saint-Jean, redoubler leur attention à les tenir bien renfermés, pour empêcher qu’ils n’allassent, malgré elles, chanter leur partie au funèbre concert du feu de la Grève.

Dans le premier volume de son Histoire du ciel, où l’on recherche l’origine de l’idolâtrie et les méprises de la philosophie sur la formation et sur les influences des corps célestes(1739), l’abbé Noël-Antoine Pluche explique que l’astronomie a joui de tout temps, et chez presque tous les peuples, de la prérogative honorable de régler, par l’observation des différents déplacements du soleil dans sa révolution annuelle, la police des travaux de la campagne, des affaires civiles de la société, et les assemblées où l’on rendait en commun un culte public à la Divinité. Les travaux des cultivateurs ne purent se fixer effectivement que par la connaissance du cours de l’astre qui préside aux saisons.

Ses différents aspects offraient des annonces sensibles qui avaient une liaison trop marquée avec le cercle régulier des opérations de la campagne, pour n’être pas consultés comme une règle fixe, comme un calendrier vivant, agissant et très lumineux : ce sont ces raisons qui ont engagé ces laboureurs astronomes à donner des dénominations significatives aux constellations par lesquelles l’astre passait successivement, et qui leur servaient de points de comparaison pour en évaluer les changements ; aussi donnèrent-ils, selon Macrobe, le nom d’écrevisse, animal qui marche à reculons, à la constellation où le soleil parvient au solstice d’été, parce que cet astre, pour lors, imite la marche du cancer, en rétrogradant. Cette dénomination prouve que la plus grande ascension du soleil a toujours été remarquable pour les zones tempérées, qui ont été les premières peuplées, et par conséquent peuplées de laboureurs.

Le cours du soleil réglant celui de l’année par sa révolution, servait aussi à annoncer les fêtes, les jeux et les assemblées publiques, rapporte encore l’abbé Pluche. Cet astre, par sa chaleur bienfaisante, a toujours eu tant de part aux productions de la nature, qui étaient le sujet des communes actions de grâces, qu’il était naturel de consulter sa marche pour en régler les temps et en fixer la célébration ; et quel temps plus favorable que celui du solstice d’été, où la terre présente partout des richesses ou des espérances flatteuses ?

Ajoutez que ce point de la course du soleil est facile à saisir, et ne demande pas des observations délicates. On s’assemblait donc en commun, vers ce temps, pour concerter des arrangements définitifs sur les opérations de la campagne. Pour attirer à ces assemblées civiles une foule de spectateurs, on piquait les peuples par l’attrait des fêtes et des réjouissances. Or, pour distinguer le temps et la circonstance de ces jeux au solstice d’été, on faisait des feux pour représenter les chaleurs brûlantes de cet astre.

C’était, selon Noël-Antoine Pluche, dans la Perse surtout que l’on était attentif à consulter le soleil, pour régler les témoignages publics d’adoration et de reconnaissance que l’on rendait à Dieu ; mais dans la suite Dieu disparut, et le soleil, qui n’était que le symbole de la Divinité, resta pour objet du culte. Quel temps plus propre pour célébrer sa fête, que lorsqu’il paraît avec le plus d’éclat et le plus de majesté ? Et quel moyen plus naturel de célébrer ces fêtes, qu’en faisant des feux, qui sont l’image la plus vive que les hommes aient à leur disposition pour figurer cet astre ?

L’abbé Pluche, en parlant des différentes fêtes qui se célébraient en Égypte, fait mention d’une fête qui avait lieu au solstice d’été, et qui était annoncée au peuple par une Isis, sur la tête de laquelle on voyait une écrevisse ou un cancre marin. Ce symbole indiquait la constellation où le soleil entrait pour lors. Cependant le solstice d’été n’était pas un temps aussi remarquable pour les Égyptiens que pour les peuples des zones tempérées, mais ils avaient emprunté cette coutume et cet usage des peuples de l’Asie, dont ils étaient une colonie. Ces traditions ont passé, comme tant d’autres, d’Asie en Europe, et se sont transmises d’âge en âge.

 

Le changement de religion dans les Gaules, par l’établissement du christianisme, n’a point fait disparaître toutes ces cérémonies, que le paganisme avait défigurées en voulant les embellir. On a conservé à l’exercice des pratiques de la religion chrétienne, ce que les cérémonies païennes avaient de compatible avec la sainteté et la pureté du culte que l’on y rend au vrai Dieu, explique encore l’abbé Pluche. On peut même dire que la religion chrétienne a ennobli et rectifié toutes ces pratiques, dont le paganisme avait altéré et corrompu la première origine, ou plutôt dont le paganisme n’était que la corruption.

Voilà donc l’origine la plus naturelle que l’on puisse assigner à l’usage constant des feux de la Saint-Jean et de la Saint-Pierre. Comme les fêtes de ces grands saints se trouvent au solstice d’été, on transporta à leur honneur, suivant les différents endroits, les feux que le paganisme avait consacrés à ses divinités profanes. Après cela, les cérémonies et les pratiques ont pu varier selon les différents génies des peuples.

Signalons une particularité assez remarquable du feu de la Saint-Jean, et des feux de joie en général : l’usage où l’on était de sauter par-dessus le foyer ardent, lorsque la flamme amortie permettait de le franchir sans danger. Nous ajouterons ici quelques observations sur l’origine de cet usage, dont la racine se découvre dans les pratiques les plus anciennes.

 

On lit dans l’Écriture que le fils d’Achaz — Achaz fut un roi de Juda, au VIIIe siècle avant J.-C. — fut consacré en passant par le feu. Consecravit transiens per ignem. Cette action ne doit pas s’entendre d’un sacrifice proprement dit, mais d’un effet naturel de l’opinion où étaient les gentils, qu’ils purifiaient et sanctifiaient leurs enfants en les faisant passer au milieu des flammes.

C’est à cette opinion que se rapportent les vers d’Ovide :

Moxque per ardentes stipulae crepitantis acervos,
Trajicias celeri strenua membra pede

Les feux dont il s’agit ici étaient appelés palilia chez les Latins. C’était, selon Varron, dans les campagnes que se faisaient les palilia publics ou particuliers. Le bûcher était composé de chaume et de foin ; et les paysans, après y avoir mis le feu, sautaient par dessus, croyant par-là se purger de leurs fautes. Cet usage est rappelé, avec les mêmes circonstances et le même esprit, dans L’Arcadie du poète italien Jacques Sannazar (1502) : « Après avoir allumé de grands feux, nous nous mîmes en devoir de sauter tous légèrement, et l’un après l’autre, par-dessus, pour expier nos péchés . »

L’érudit italien Octavio Ferrari (1607-1682) en fait aussi mention dans ses Traités. On voit encore, par un passage du théologien et historiographe Théodoret de Cyr (393-457), que cette superstition régnait dans toute sa force au milieu du Ve siècle. Alors les hommes et les enfants prenaient également part à ce dévot divertissement, et les mères chargées de leurs nourrissons, qui ne pouvaient ni sauter ni marcher, faisaient le tour du feu, persuadées qu’elles expiaient les fautes passées, et détournaient en même temps les malheurs futurs. On remarque enfin, parmi les usages que le moine Cyrus, futur patriarche de Constantinople (705-712), signala comme superstitieux, au concile in Trullo (691-692), celui de sauter par-dessus les feux allumés au mois de juin, la veille de la Saint-Jean-Baptiste.

Les palilia subsistèrent long-temps en Italie sous le nom de falo avec cette différence, qu’ils n’avaient plus pour objet qu’un simple divertissement. Les enfants sautaient par-dessus le feu, mais sans attribuer à cette action la vertu qu’on y supposait chez les anciens, et bien moins pour se purifier que pour s’amuser et manifester leur joie. C’est ainsi que le même usage s’observait en France dans plusieurs provinces. Les jeunes gens, qui ne pensaient alors qu’à se réjouir, étaient loin de s’imaginer, sans doute, que ce genre de divertissement pouvait remonter, par une longue chaîne de traditions analogues, jusqu’au règne du vieux Saturne ; et en effet, un des plus anciens oracles rendus au nom de cette divinité, ordonnait de faire passer les enfants par le feu.

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 10:02

Allô ! "quelle heure est-il ?" ;

14 février 1933 : " premier service d’horloge parlante par téléphone"

(D'Après « Le Petit Parisien » du 15 février 1933)

 

« Homme du jour » ou « homme de l’heure » ?... s’interroge Léon Groc dans le numéro du 15 février 1933 du Petit Parisien, au lendemain de l’inauguration à Paris du premier service d’horloge parlante accessible par téléphone, inventée par Ernest Esclangon, astronome et mathématicien

Cliché ci-contre; (Ernest Esclangon et son horloge parlante de l’Observatoire de Paris) En savoir plus

L’un et l’autre, peut-on dire, en songeant que, depuis hier, grâce au professeur Esclangon, une horloge parlante nous annonce l’heure par téléphone, poursuit Léon Groc... Cette merveilleuse machine, explique-t-il, qui est placée dans la « salle des pendules » de l’Observatoire de Paris, nous associe en quelque sorte, nous, profanes, à la vie supérieure et aux travaux mystérieux des astronomes. Elle est ainsi, en même temps qu’un précieux instrument, le symbole de cette fraternité intellectuelle, qui est l’honneur de notre temps.

Nul, sans doute, ne se représente plus les astronomes sous l’apparence de mages à la longue barbe annelée et à haut bonnet pointu. Mais leur science est demeure si purement ésotérique, si peu accessible, qu’on se les imagine volontiers indifférents et dédaigneux, tenant pour négligeable, du haut de leurs coupes élevées, l’humanité rampante, et ses désirs, et ses besoins, et ses misères.

Le geste du professeur Esclangon, directeur de l’Observatoire de Paris, ruine définitivement cette légende, écrit Léon Groc. Et pourtant, nul astronome n’est plus intégralement astronome que celui-là. Lorsqu’il sortit de Normale, en 1898, ce fut pour entrer immédiatement comme « aide astronome » à l’observatoire de Bordeaux. Il y devint bientôt astronome titulaire et professeur à la Faculté. Il avait assurément la vocation. Elle était assez rare déjà. Elle l’est plus encore aujourd’hui. Connaît-on beaucoup de jeunes de vingt-deux ans, en notre ère d’utilitarisme, qui, sollicités de choisir une carrière, choisiraient celle-là et diraient : « Je veux être astronome » ?...

Sans doute, le jeune Esclangon, passionné de mathématique, enviait-il la gloire de Le Verrier, qui découvrit Neptune « par le calcul », comme d’autres voudraient s’identifier à un grand navigateur, à un général illustre, à un orateur acclamé, à un immortel écrivain, à un puissant impérator.

L’austère poésie de la mécanique céleste le possédait. Il était en proie à cette ardeur secrète et brûlante qui inspire les disciples d’Uranie. Il était le descendant spirituel de ces pâtres de Chaldée, patients observateurs des astres, et de ces savants chinois qui, deux mille ans avant l’ère chrétienne, calculaient déjà la date des éclipses. Mails il fut mieux armé que ces ancêtres. Les progrès de l’optique, la photographie, le cinéma vinrent étayer ses travaux, tandis qu’il se livrait aux ivresses du calcul intégral. il publia ainsi ses ouvrages sur les comètes, les éclipses, les longitudes, les lueurs crépusculaires, les altérations de la lumière réfléchie, les anomalies de la pesanteur...

La guerre, cependant, avait interrompu son labeur. Le professeur Esclangon abandonna pour un temps coupoles et télescopes, et il mit sa science au service du pays. Il fut l’homme du « repérage par le son » Il fut le maître en l’art de déterminer rigoureusement, en étudiant le trajet des ondes sonores, les tracés des deux arcs d’hyperboles, à l’intersection desquels se trouve exactement tel canon invisible et meurtrier. Combien de vies françaises ne sauva-t-il pas ?...

La paix revenue le voit à Strasbourg, où il consacre dix années de sa vie à faire de l’Observatoire un établissement modèle. Et puis c’est à Paris, dont il dirige l’Observatoire depuis juillet 1929, en même temps qu’il fait ses cours en Sorbonne et qu’il assiste, avec une irréprochable assiduité, aux séances de l’Académie des sciences, qui l’a élu le 27 novembre 1929, et qu’il consacre une part de sa féconde activité au bureau des longitudes, au bureau international de l’heure, à tout ce qui touche aux études astronomiques.

Et c’est au milieu de cette existence laborieuse, parmi ces travaux si absorbant et parfois si ardus, que le professeur Esclangon, qui voisine avec Jupiter et Saturne, flirte avec la Grande Ourse, converse avec Sirius, a trouvé encore de le temps de penser aux simples hommes de la Terre et de leur dire, à chaque seconde « quelle heure il est »...

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 09:29

Voyez-vous l’idée de vouloir transporter le public en commun dans les grandes villes n’est pas une nouveauté ! ! ! «  La maire de Paris n’a rien inventé …..

Cela date du 7 février 1662 :qu’une  ordonnance royale à établi les carrosses publics

(D’après « Paris : ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle » (Tome 1), paru en 1869)

 

 

L’idée de mettre à la disposition du public des voitures qui, faisant le transport en commun et suivant des itinéraires déterminés, pouvaient offrir le double avantage de la rapidité et du bon marché, n’est pas nouvelle, et fut appliquée à Paris dans la seconde moitié du dix-septième siècle. Le célèbre Blaise Pascal, l’auteur des Provinciales, inventa les carrosses à cinq sols qui furent solennellement inaugurés le 18 mars 1662.

L’établissement des carrosses,
Tirés par des chevaux non rosses,
(Mais qui pourront à l’avenir
Par le travail le devenir)
A commencé d’aujourd’hui même.
...
Le dix-huit de mars notre veine
D’écrire ceci prit la peine.

C’est Loret qui le dit dans sa Muse historique, et on peut le croire. La Bibliothèque de l’Arsenal possède une lettre de Gilberte Pascal avec post-scriptum de son frère, qui relate le même fait. Les routes furent fixées de par le roy ; les cochers étaient vêtus aux couleurs de la ville de Paris, et les voitures étaient distinguées par un plus ou moins grand nombre de fleurs de lis, comme plus tard elles furent distinguées par des numéros.

Il y eut trois lignes parcourues chacune par sept carrosses. La première, commençant à la porte Saint-Antoine, aboutissait au Luxembourg ; la seconde partait de la place Royale et s’arrêtait rue Saint-Honoré, auprès de Saint-Roch ; la troisième allait du Luxembourg à la pointe Saint-Eustache.

Le privilège de ces voitures avait été accordé par Louis XIV aux marquis de Sourches et de Crénan et au duc de Roannes qui, par alliance, tenait à la maison de Lorraine ; il est dit dans l’ordonnance, qui porte la date du 7 février 1662, qu’il leur est donné « faculté et permission d’établir en nos dites ville et faubourgs de Paris, et autres de notre obéissance, tel nombre de carrosses qu’il jugeront à propos, et aux lieux qu’il trouveront le plus commode, qui partiront à heures réglées pour aller continuellement d’un quartier à un autre, où chacun de ceux qui se trouveront aux dites heures ne payera que sa place, par un prix modique, comme il est dit ci-dessus. »

Les premiers carrosses ne pouvaient contenir que six personnes ; c’était trop peu ; on ne tarda pas à s’en apercevoir, et l’on y ajouta deux places de plus. L’usage de ces voitures était presque exclusivement réservé à la bourgeoisie ; quelques gens de noblesse s’y montrèrent parfois, mais le cas parut assez rare pour que les gazettes du temps crussent ne pas devoir le passer sous silence ; quant au peuple, ainsi que l’on disait alors, il en était sévèrement exclu. Ces carrosses durèrent une quinzaine d’années et disparurent sans laisser de trace.

Il fallut attendre bien des années avant de les retrouver, et ce n’est pas à Paris qu’ils se montrent, c’est à Nantes, en 1826. Ils y obtinrent un succès qui engagea l’entrepreneur, Baudry, à demander de les établir à Paris. Mais il fut éconduit par Delavau, alors préfet de police, qui vit peut-être un danger politique dans la circulation de voitures destinées à toutes les classes de la société. Baudry s’en fut à Bordeaux installer un service inauguré le 25 octobre 1827. Sur ces entrefaites, Debelleyme, qui avait remplacé Delavau, autorisa le 30 janvier 1828 Baudry, Boitard et Saint-Céran, à mettre enfin leur projet à exécution. L’entreprise générale des omnibus fut fondée.

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 10:53

Non Pas tout à fait ..

En théorie c'est la journée pour les vieux ,

Alors j'ai bossé  ! 

C'est un couple de paysans qui débarquent à Paris pour le salon de l'agriculture. La femme veut en profiter pour faire ses emplettes chez Tati. 
Là, elle essaye un très joli short comme on n'en trouve pas ailleurs, mais hélas impossible de rentrer dedans. Elle essaie un chouette bermuda élastique, mais malgré tous ses efforts... ce n'est pas sa taille.
Le mari, qui a toujours un mot gentil pour sa pépète :
- Tu trouveras rien... t'as le cul large comme une batteuse !
Après une journée bien remplie, ils se retrouvent à l'hôtel. Comme il a une petite envie le bonhomme commence à tripoter sa germaine, qui se retourne en disant:
- Tu ne penses pas que j'vais mettre la batteuse en route pour un si petit épi ?

Voici quelques-uns des membres de l’Assemblée nationale du Sénat ou du gouvernement français de la précédente législature............

-M.HOLLANDE
-M.LEGROS
-M.BRANLAY
-M.CAREL
-Mme TAUBIRA
-M.SAUTER
-M.PAPU
-M.GENET
-Mme MADY
-M.AYRAULT

 

Il faut maintenant lire 

cette liste de bas en haut 

 

 

Bonne journée....

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 09:21

Un des événements du 1ier avril 1921 ayant marqué l’histoire.

 Âgée de 24 ans Adrienne Bolland est la première aviatrice à survoler
la Cordillère des Andes

(Extrait des « Annales politiques et littéraires », paru en 1921)

Adrienne Bolland. Timbre émis le 24 octobre 2005 dans la série Poste aérienne. Dessin de Christophe Drochon

Quelques semaines après l’exploit d’Adrienne Bolland, première aviatrice à traverser la Cordillère des Andes en avion — un Caudron G-3 construit en bois et toile —, l’héroïne de l’air fait l’objet d’un élogieux article rédigé par Louise Faure-Favier — auteur de nombreux articles de presse, de feuilletons et de romans — et publié au sein des Annales politiques et littéraires. 

 

Elle a votre âge, mesdemoiselles, écrit Louise Faure-Favier ; c’est une jeune fille comme vous, une Parisienne élégante et toute menue, qui vient de franchir ce grand mur de montagnes qui s’appelle la Cordillère des Andes, où tant d’aviateurs ont déjà trouvé la mort. De la République Argentine agricole et pastorale au Chili industriel, elle a survolé les hauts sommets, et partie de Mandoza, elle est venue se poser « comme une fleur » — c’est l’expression des aviateurs pour qualifier les bons atterrissages — sur l’aérodrome militaire de Santiago. Tel est l’exploit de cette petite Française de vingt-quatre ans.

N’est-ce pas que vous avez envie, maintenant, de la mieux connaître ? poursuit la journaliste. J’ai moi-même fait la connaissance d’Adrienne Bolland, l’automne dernier, au meeting de Buc. Elle m’emmena dans les airs sur son G-3. J’étais sa première passagère, et nous reçûmes les félicitations du ministre. Mlle Bolland les méritait, car elle est un excellent pilote, un véritable acrobate de l’air. Tandis que nous nous promenions par-dessus Versailles et la vallée de Chevreuse, elle riait, lâchait les commandes, me proposait loopings et glissades ; mais, lorsque vint l’instant de l’atterrissage, elle parut soudain sérieuse, le regard durci et toute sa volonté tendue. Je compris alors que ma pilote était un bon pilote.

Ce jour-là, Mlle Bolland, dans sa combinaison, ressemblait à un petit mécano imberbe. Seuls, ses pieds et ses mains menus révélaient la femme. Je la revis le surlendemain. Elle portait une jolie cape de Parisienne et un chapeau de dentelles. Je ne la reconnus pas.

Le ministre lui-même, qui était alors M. Flandin, éprouva la même méprise lorsqu’elle l’alla voir, quelque temps après, pour lui demander de l’accréditer officiellement auprès de la République Argentine. Car Mlle Bolland. avant que d’accomplir son raid, est allée représenter l’aviation française en Amérique du Sud. Depuis le 15 décembre, elle fait à Buenos-Aires des exhibitions d’appareils français, organise des meetings, emmène des passagers. Elle a même emmené une passagère, la belle Mlle Mercédès de Narvaja, qu’elle a promenée sur la vallée du Tigre.

Excellente représentante ! Mlle Bolland a pris à cœur sa mission patriotique. Elle m’écrivait, le moi dernier : « Chaque fois que je m’élève pour une exhibition, je tremble un peu, car il y a là non seulement de bons Argentins pour me regarder voler, mais il y a encore des Anglais, des Espagnols, des gens de tous les pays du monde. Et il y a aussi des Boches, des Boches qui me font beaucoup de politesses, mais qui, je le sens bien, sont jaloux de mon succès et guettent un instant de faiblesse, une erreur, une faute. Alors, vous comprenez !... »

Adrienne Bolland a tout de suite, en effet, retrouvé auprès des Argentins son succès parisien. Son talent de pilote a été apprécié dès le premier jour, tandis que sa grâce de femme lui attirait déjà toutes les sympathies.

A tant de mérites, Adrienne Bolland joint une parfaite éducation. Elle est la fille de l’écrivain sportif Henri Bolland. A vingt ans, cette jeune fille, qui est bien de son époque, à la fois pratique et aventureuse, dut songer au moyen de gagner sa vie. Quel métier choisir, où il n’y eût pas déjà de l’encombrement ? Pilote d’avion ? Pourquoi pas ? Là, du moins, elle ne rencontrerait pas de rivalités féminines ! Elle se présenta donc à la maison Caudron, avec ce mélange d’audace et de timidité qui la caractérise ; six mois après, elle obtenait son brevet de pilote et, en février de l’an dernier, elle traversait la Manche toute seule, sur son G-3, par un vilain temps de brume. Elle montra, comme pour son raid argentin, une ténacité extraordinaire.

Dès qu’il s’agit d’aviation, Adrienne Bolland témoigne d’une volonté d’acier, et ses nerfs sont forts aussi comme ceux d’un homme. Pour le reste, elle est très femme, très douce, coquette, sentimentale et semble un petit être très faible. Un mot la dépeint tout entière sous son double aspect. Le Chili, me disait-elle, est un pays où il y a peu de terrains d’atterrissage, mais, au contraire, beaucoup de grands champs broussailleux pleins de serpents. Or cela m’est égal de me « bigorner » et de mourir ; mais je ne voudrais pas être piquée par les serpents. J’ai tellement peur des serpents !

 

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