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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 15:09

L’ère des touche-à-tout

Sommes-nous en train de basculer de l'ère du « core business » à celle des « toutologues » ? D'un monde dans lequel la stratégie gagnante consistait à se concentrer sur son cœur de métier à un autre, dans lequel l'avenir appartiendra à des groupes tentaculaires offrant de plus en plus de services ? Amazon en est persuadé. Le cyberlibraire, devenu le plus grand centre commercial de la planète, pousse ainsi sans cesse plus loin sa diversification. Livraison dans l'heure de courses alimentaires, service musical ou vidéo, appareils électroniques... La liste des concurrents d'Amazon s'élargit. Après la Fnac, ce sont maintenant Carrefour, Deezer, Canal, La Poste, Sony et bien d'autres qui tremblent face à l'appétit du géant de Seattle. Inspirés par Amazon, d'autres basculent dans la mode du « touche-à-tout ». Certes, cela fait des années que les banques vendent des services d'assurance ou que les constructeurs automobiles proposent des crédits. Mais la révolution technologique qui rebat les cartes dans bien des industries en abaissant les barrières à l'entrée et, en offrant l'occasion d'un nouveau départ, pousse les entreprises à accélérer leur diversification. Dans les télécoms et l'audiovisuel, la tentation est désormais de faire le métier de l'autre. SFR veut concurrencer Canal en se lançant dans la production de contenus et l'achat de droits. Et Vivendi cherche à monter en puissance aussi bien dans la télévision, avec Canal et Mediaset, que dans les télécoms avec Telecom Italia aujourd'hui et peut-être Orange demain. Quant à Orange, l'entreprise dirigée par Stéphane Richard n'exclut pas de racheter Canal et se donne les moyens, avec Orange Bank, de s'affirmer comme un acteur de poids dans la banque. Cette boulimie peut se comprendre. Lorsque, sur des marchés matures, il devient difficile de grossir de façon rentable dans son activité de base, la tentation est grande de chercher à maximiser ses revenus en vendant un service de plus à un client déjà conquis. Cette stratégie pourrait cependant s'avérer doublement risquée. En se diversifiant à outrance, une entreprise court d'abord le risque d'être moins performante sur son métier historique. Ensuite, pour s'imposer sur l'activité d'autres acteurs, les nouveaux venus commencent souvent par casser les prix sur un créneau relativement marginal pour eux. Si chacun marche sur les plates-bandes de l'autre en acceptant d'être peu rentable, l'histoire risque de se terminer par une terrible guerre des prix destructrice pour tous les acteurs. Mais peut-être pas pour le consommateur.

Par .....@DavidBarroux

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 07:27

Grâce à cette appli gratuite, vous n’aurez plus besoin de scanner pour numériser vos photos papier

Pour mettre des photos imprimées sur votre ordinateur ou votre smartphone, il fallait auparavant passer par la case scanner. Cependant, le rendu n’était pas toujours aussi beau que la photo d’origine. Google a décidé de régler ce problème en créant Photoscan, une nouvelle application qui, comme son nom l’indique, permet de numériser des photos et ce avec précision.

Dans nos tiroirs ou dans des albums photos s’accumulent encore des centaines de clichés argentiques. Malgré l’avènement du numérique et d’Instagram, ces petits bouts de papier imprimés sont autant de souvenirs que l’on souhaite conserver, que ce soit de manière physique ou numérique. Toutefois, pour les numériser, il faut avoir le matériel adéquat et pas mal de temps. Pour répondre à ce désir de partage mais aussi de conservation au format numérique, Google a mis au point Photoscan, une application gratuite qui fait office de scanner sur smartphone.

 

Directement intégré à son application Google Photos, Photoscan permet de numériser en quelques secondes des photos imprimées et de les importer sur un smartphone. Si d’autres applications similaires permettent déjà de numériser des photos sur un smartphone, Photoscan a la particularité de gérer les reflets du papier. Quand vous souhaitez numériser une photo, l’application vous demande une photo du cliché sous plusieurs points de vue différents. Celle-ci va ensuite toutes les fusionner pour afficher une image de très bonne qualité.

Photoscan ne se contente pas de numériser les images en gérant les reflets : il s’occupe également de la détection des bords, de la correction de la perspective et si besoin d’effectuer des rotations pour que vous puissiez voir la photo numérisée directement dans le bon sens. Une fois numérisée, la photo en question peut être sauvegardée Google Images et modifiée en y appliquant des filtres ou en modifiant la luminosité. Disponible sur iOS et Android, Photoscan est l’occasion pour certains de garder auprès de soi ces clichés papiers et pour d’autres de ressortir les photos dossiers du placard pour les partager.

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 07:04

Voiture de police brûlée

       EXCLUSIF.

Le 18 mai 2016,

quai de Valmy à Paris, deux policiers ont été violemment agressés. Plusieurs suspects sont depuis passés aux aveux.

La scène, ultra-violente, a été diffusée dans tous les journaux télévisés et vue des milliers de fois sur YouTube. Le débordement a lieu le 18 mai 2016, quai de Valmy à Paris, à environ un kilomètre de la place de la République, où des dizaines de policiers sont rassemblés pour dénoncer la « haine anti-flics ». Le conducteur Kevin Philippy, adjoint de sécurité, et sa collègue, Allison, gardienne de la paix, rentrent tranquillement du centre de tir lorsque des contre-manifestants refoulés de la place de la République attaquent leur véhicule. Les projectiles et les insultes pleuvent, les vitres sont cassées à coups de pied et de poing et la lunette arrière est transpercée avec une borne anti-stationnement.

Les deux policiers sont frappés par les casseurs et obligés de prendre la fuite : la voiture s'embrase à cause d'un fumigène jeté dans l'habitacle. Tandis que Kevin sort son arme, se ravise et pare les coups avec son avant-bras, un homme intervient, retient le casseur et empêche les choses de dégénérer encore davantage. Devant la carcasse encore fumante de la voiture de police, une pancarte est jetée au sol : « Poulets rôtis. Prix libre ». Dans son audition que Le Point.fr s'est procurée, Allison, la gardienne de la paix, raconte : « J'ai vu une bouteille remplie de liquide avec un fumigène accroché. Pour moi, c'était un cocktail Molotov. J'étais paniquée. Un individu m'a aidée à sortir. Il a tenté de s'interposer et leur disait d'arrêter. J'ai eu la peur de ma vie. J'ai cru que j'allais mourir. »

« Ce que j'ai fait est honteux »

Aussitôt accompagné à l'hôpital pour un examen médical, Kevin Philippy, un solide gaillard, se plaindra de douleurs au visage et aux cervicales. Le 18 mai 2016, dans la foulée de l'agression, une enquête pour tentative d'homicide volontaire sera immédiatement ouverte par le parquet de Paris. L'enquête a depuis beaucoup avancé. Selon nos informations, plusieurs suspects sont passés aux aveux et ont été mis en examen. Nicolas F. a ainsi reconnu devant la juge Berthezene, le 20 juillet dernier, avoir frappé l'adjoint de sécurité avec une « tige en aluminium » trouvée par terre. L'homme raconte avoir « pété les plombs » : « Je n'ai pas visé la tête, mais le torse. Ce que j'ai fait est honteux. Je souhaite m'excuser auprès du policier », a-t-il dit, ajoutant avoir asséné des coups pour qu'« il tourne les talons ». « Je n'ai jamais voulu la mort de quiconque de toute ma vie », a poursuivi Nicolas F, fils et petit-fils de m0ilitaire, assurant n'avoir « aucun problème avec l'uniforme ».

Selon les investigations en cours, la fameuse « tige en aluminium » que l'on voit s'abattre sur le policier pourrait n'être en réalité qu'une tringle à rideaux en inox. Un autre homme, David B., interpellé peu de temps après l'agression, a, quant à lui, reconnu devant les enquêteurs être celui que l'on voit sur la vidéo jeter un plot métallique sur le pare-brise de la voiture. « J'ai suivi le mouvement sans réfléchir », a-t-il expliqué au juge.

Les frères Bernanos, cerveaux de l'attaque ?

Le profil des autres mis en examen paraît plus sérieux. Brian M., 21 ans, et Leandro L., 32 ans, interpellés sur la foi des services de renseignements, sont des militants bien connus d'ultragauche. Ils ont été aperçus plusieurs fois sur des foyers de contestation. Mais c'est surtout les frères Bernanos, Angel et Antonin, qui retiennent particulièrement l'attention des policiers. Descendants de Georges Bernanos, l'écrivain catholique antifranquiste qui a notamment écrit Sous le soleil de Satan et Journal d'un curé de campagne, il semblerait que les deux étudiants soient nettement plus radicaux que leur illustre ancêtre.

Étudiant en première année de géographie à Tolbiac, Angel Bernanos, 19 ans, est déjà bien connu des services spécialisés, qui l'ont fiché S pour son appartenance à « la mouvance contestataire antifasciste susceptible de se livrer à des violences ». Si le rôle d'Angel dans l'agression des policiers est encore extrêmement flou, sa présence sur les lieux ne fait aucun doute, assure une source proche du dossier. Treize casques de moto ont été trouvés dans sa chambre lors des perquisitions. « Une espèce de collection », s'est-il justifié, sans plus de précisions.

« Je ne me sens en aucune façon coupable »

Antonin, le grand frère âgé de 22 ans, brillant étudiant en licence de sociologie à Nanterre, engagé politiquement depuis ses 15 ans, a lui aussi juré ne pas être impliqué : « Je ne me sens en aucune façon coupable ou responsable de quoi que ce soit. (…) Je n'ai à aucun moment participé à des violences ou à une manifestation armée avec le visage dissimulé », a-t-il lancé à la juge.

Les policiers ont cependant remarqué des similitudes entre les photos d'Antonin Bernanos prises juste avant l'attaque de la voiture et les images d'un des agresseurs de Kevin Philippy. Les deux hommes portent une bague, ont des chaussures noires avec des languettes blanches et ont de gros cernes sous les yeux. Mais la plus grosse ressemblance semble être la couleur de leurs caleçons. Un fonctionnaire de police, entendu comme témoin, assure ainsi avoir reconnu le « caleçon rose » d'Antonin. « Mon caleçon n'est pas rose, mais prune », a aussitôt rétorqué l'intéressé. Un détail qui pourrait faire basculer l'affaire. Me Thierry Lévy, l'avocat des frères Bernanos, s'est engouffré dans la brèche : « (Le caleçon) n'a pas été placé sous scellés, alors qu'il devait l'être, a-t-il lancé à la juge d'instruction. Aujourd'hui, il n'a plus aucune valeur de preuve. »

Pour rappel, sept personnes ont été mises en examen dans cette affaire. Trois d'entre elles sont en détention provisoire

Source ;Le Point.fr

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 07:12
L'insolite du jour; "Pour la France, j'y vais quand même"

Papier glacé, compte Twitter et hashtag #ToutpourlaFrance, l'affiche est quasi parfaite, mais elle est fausse, assure l'entourage de Nicolas Sarkozy.

L'insolite du jour; "Pour la France, j'y vais quand même"

"Pour la France, j'y vais quand même. » À en croire ce tract, Nicolas Sarkozy se lancerait donc dans la course à la présidentielle pour 2017. Tant pis pour la primaire de la droite et du centre ? Qu'importe la victoire de François Fillon et le soutien apporté ? Ces questions ont dû trotter dans la tête de nombreux Parisiens hier matin en découvrant ces affiches dans leur boîte aux lettres ou sur le pare-brise de leur voiture...

Photographie, papier glacé, compte Twitter, hashtag #ToutpourlaFrance... L'affiche est quasi parfaite, mais elle est fausse. « C'est n'importe quoi. Ce tract est un fake », assure l'entourage de l'ancien chef d'État au Point.fr. Reste à savoir qui est à l'origine du tract ? Difficile de savoir puisque ni agence de communication ni auteur ne sont mentionnés. Seul un petit texte écrit en blanc « ne pas jeter » rend l'affichette, apparemment distribuée dans la nuit, plus vraie que nature. Celle que le Point.fr s'est procurée a été trouvée ce matin dans une rue où a vécu Nathalie Kosciusko-Morizet. Coïncidence ? Probablement !

Source;

https://twitter.com/PaulLarrouturou/status/803504020715438080/photo/1

https://twitter.com/PaulLarrouturou

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 09:38
Cadeaux de noël............

Immigrants : le cadeau de Noël du gouvernement à 2.500 euros

Une prime exceptionnelle de 2 500 euros pour inciter les migrants au retour dans leur pays, et jusqu’à 10.000 euros à l’arrivée

Les migrants qui acceptent de rentrer dans leur pays peuvent jusqu’à la fin de l’année, toucher une prime exceptionnelle de 2 500 euros. Les autorités souhaitent accélérer le départ des migrants après le démantèlement de la «Jungle» de Calais.

Le directeur général de l’Office français d’immigration et d’intégration (Ofii), Didier Leschi, a indiqué que le gouvernement français a temporairement décidé «de porter à 2 500 euros le montant maximum d’aide au retour» pour les étrangers (hors Union européenne ou pays dispensé de visas) acceptant de rentrer volontairement dans leur pays.

Il s’agit d’une augmentation conséquente du dispositif d’aide au retour, puisque l’allocation de base de 650 euros, qui avait déjà été augmentée une première fois de 350 euros en octobre, est désormais majorée de 1 850 euros.

Dans le sillage du démantèlement du bidonville calaisien, l’idée est d’«augmenter significativement le nombre de départs volontaires aidés», a précisé Didier Leschi, notamment pour les quelque 7 000 migrants évacués de la «Jungle» et logés en Centres d’accueil et d’orientation (CAO).

Les candidats au retour pourront en outre, selon les pays, bénéficier d’une aide de l’Ofii à leur arrivée et ce «jusqu’à un montant de 10 000 euros». Ce pécule ne doit pas servir à financer le billet d’avion, puisque l’aide au retour prévoit aussi une aide à la préparation du voyage ainsi que la prise en charge des frais de transport.

 

Bon à savoir….Au total, l’Ofii a procédé à 3 051 retours depuis le début de l’année et prévoit d’en réaliser autant qu’en 2015, aux alentours de 4 500 retours sur l’année pleine. ! ! Je vous laisse faire vous-même le compte de l’opération

Le démantèlement et la fermeture du camp de Calais devait normalement s’accompagner du transfert des milliers de migrants qui y habitaient vers des centres d’accueil et d’orientation (CAO). De nombreux politiques ont indiqué à cette occasion craindre la multiplication de «mini-jungles» à travers toute la France.

 

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 08:44
Migration de la "Palombe" :  l'enquête par "télémétrie satellitaire"

D'où viennent les palombes, où migrent-elles et où nichent-elles ? Dans la région, une scientifique, (Valérie Cohou), suit les déplacements du pigeon ramier depuis l'espace

Chaque année, dès la mi-octobre, le grand Sud-Ouest, atteint de"fièvre bleue "   scrute le ciel et guette la migration des palombes qui déferlent du Nord-Est. Traditionnellement, pour les chasser. Lorsqu'il pointe en automne le bout de son bec et survole en nombre les plaines de la région et les cols basques des Pyrénées, pour gagner des contrées plus chaudes de la péninsule ibérique ou prendre ses quartiers d'hiver en France, le mythique oiseau bleu constitue dans la région un gibier particulièrement prisé des "paloumayres". Mais aussi, pour le simple plaisir de les savoir de retour dans nos contrées.

En effet, ce n'est plus un secret pour personne, la biodiversité, sur Terre, n'est pas au mieux de sa forme. Pollution, réchauffement climatique, activités humaines..., autant de facteurs qui influent de façon dramatique sur la faune. En quatre décennies à peine, la biodiversité de notre planète a chuté de plus de moitié, selon le rapport Planète Vivante, publié en 2014 par le WWF. La Liste rouge nationale des oiseaux nicheurs, actualisée en septembre 2016, vient de révéler qu'un tiers des oiseaux nicheurs est aujourd'hui menacé en France, contre un quart en 2008.

Le système satellitaire Argos

Pour mieux protéger ce patrimoine naturel, en complément des outils d'observation et de comptage classiques (baguages, radars..), les biologistes français utilisent le système franco-américain Argos de localisation et de collecte de données environnementales par satellite, grâce auquel ils ont pu suivre depuis l'espace, ces 30 dernières années, plus de 100 000 animaux : les manchots royaux dans les territoires australes, les éléphants de mers sur les banquises antarctiques, les rennes en Sibérie, les tortues marines à La Réunion, en Guyane... Et, plus près de chez nous, les pigeons ramiers européens, les fameuses palombes.

La palombe (Columba palumbus), dont le nom vient du latin via le gascon, compte parmi les oiseaux les plus répandus et abondants en Europe. L'effectif total est estimé entre 5 à 10 millions d'hivernants en France dont 3 à 6 millions de nicheurs étrangers. Les dortoirs du Sud-Ouest en abritent un bon million, et l'hivernage ibérique représente entre 2 et 3 millions  d'oiseaux. Si leur population se porte à merveille, ces oiseaux mythiques font partie de ces espèces emblématiques que les scientifiques observent à la loupe, afin de mieux les connaître, pour mieux les protéger.

Les palombes passent encore... Oui, mais où ?

Au début des années 1990, on craignait que les "belles bleues" ne cessent de franchir les Pyrénées, dans leur migration post-nuptiale, pour se rendre sur leurs sites d'hivernage en péninsule ibérique.

Le flux bleu est stable

Réelle, l'inquiétude provenait des comptages réalisés par l'association naturaliste Organbidexkacol libre (OCL) et la Fédération départementale de chasse des Pyrénées Atlantiques (FDC 64),qui avaient observé un déclin constant du passage automnal des pigeons ramiers sur les cols pyrénéens basques d'Organbidexka et d'Iraty, depuis les années 1980. Pour expliquer le phénomène, on évoquait notamment la responsabilité du réchauffement climatique. 

Aujourd'hui, à la faveur de données récoltées au sein de divers réseaux d'observation, il apparaît qu'il n'en est rien. Le poste de comptage d'Iraty a été supprimé et quatre postes ont été installés à Urrugne, Sare, Banca et Arnéguy sur lesquels on n'a pas enregistré d'écarts significatifs. Si le réchauffement climatique est une réalité dont il faut étudier l'éventuelle incidence sur l'espèce, le flux bleu est stable… En revanche, les détails des parcours de la migration des palombes ne sont toujours pas encore bien cernés.

La sentinelle de l'oiseau bleu

En quels points de la chaîne pyrénéenne le pigeon ramier migre-t-il aujourd'hui vers la péninsule ibérique ? Un contingent toujours plus important passerait-il aujourd'hui l'hiver dans le Sud-Ouest ou ailleurs en France ? Quelles sont ses haltes migratoires et ses zones d'hivernage, avec leurs habitats associés ? Pour tenter de lever cesmystères immémoriaux, le Groupe d'investigation de la faune sauvage France (GIFS)- association qui regroupe les treize Fédérations des Chasseurs d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées  a missionné une scientifique, titulaire d'un master Environnement, Valérie Cohou.

Née à Arcachon, la jeune jeune femme, âgée de 40 ans, experte en dynamique des populations animales, piste les battements d'ailes des palombes depuis l'espace, sans bouger de Pau, où elle a son bureau au siège de la FDC 64. 

63 balises Argos

Son secret ? Pour suivre l'oiseau bleu dans sa migration et ses haltes, sur ses lieux d'hivernage comme sur ses lieux de nidification, et comprendre ce qui le guide sur les routes migratoires, de l'Espagne au nord de l'Europe, la chercheuse utilise la télémétrie satellitaire. Valérie Cohou a fait déposer 63 balises Argos, semblables à de petites barrettes munies d'un émetteur, sur des oiseaux capturés pour la plupart dans le grand Sud-Ouest de la France, de 2001 à 2015.

Grace à l’énergie solaire

Un premier programme financé par le GIFS a ainsi équipé onze palombes, de 2001 à 2003, de balises de 20 grammes, d'une durée d'émission limitée à un an, dont huit sur le site de Bourdalat, dans les Landes. Depuis 2009, 52 autres oiseaux - dont dix palombes capturées en février 2011, sur leur aire d'hivernage, au Portugal et dans les Landes, à Créon-d'Armagnac et Banos - ont été équipés de nouvelles balises à énergie solaire. D'un poids de 12 à 18 grammes, ces dernières ont l'avantage de pouvoir fonctionner plusieurs années.

Alors, quoi de neuf sur la palombe ?

Fidèles à leurs lieux de nidification et de reproduction, les oiseaux ne le sont pas à leurs quartiers d'hiver.

La deuxième étude s'est achevée en 2015. Ses premiers résultats, présentés le 5 octobre 2016 par Valérie Cohou au siège du CLS (Collecte Localisation Satellites), à Toulouse, lors d'un séminaire Argos, suggèrent que les pigeons ramiers utilisent desroutes bien définies pour effectuer leurs migrations, stationnant pendant plusieurs jours en différents points. S'ils sont fidèles à leurs lieux de nidification et de reproduction, les oiseaux ne le sont toutefois pas à leurs lieux d'hivernage. Certains s'abstiennent même de migrer à la saison froide, et restent dans le Sud-Ouest.

"Ces études ont remis en cause des théories plus anciennes", explique la scientifique. Grâce aux balises Argos, on sait désormais que ces grandes voyageuses, qui parcourent à tire d'aile des milliers de kilomètres, n'ont pas de comportement systématique en migration, mais qu'elles partent plus tard. "Nous avons pu observer que le départ en migration prénuptiale s'étalait de fin février à fin mars, précise Valérie Cohou, avec un pic lors de la deuxième décade de mars."

Trois axes de migration principaux

"Nous avons également identifié trois axes de migration principaux, un couloir nordique, un couloir méditerranéen, et un couloir central, avec une prédilection pour ce dernier, clairement orienté sud-ouest/nord-est", poursuit la scientifique. Sur cinq oiseaux équipés entre 2001 et 2003, quatre avaient emprunté un axe sud-ouest/nord-estlors de leur migration prénuptiale, achevant leur périple en Allemagne, République tchèque, Pologne et Finlande. Le cinquième s'était arrêté en Haute-Garonne, près de Toulouse.

Fidélité aux lieux de nidification

Les pigeons ramiers, munis de balises Argos à énergie solaire, ont ensuite donné d'autres informations sur la durée des périples et des haltes migratoires, très variables, qui peuvent aller d'une journée à trois semaines. Enfin, les palombes semblent très fidèles à leurs sites de reproduction, ce qui confirme les résultats d'une première publication de Valérie Cohou qui, en 2011, avait décrypté le suivi du comportement de deux d'entre elles, Aniza et Grosso, équipées de balises solaires au Portugal, le 11 février 2009.

Grosso, la Polonaise

Grosso, a débuté sa migration prénuptiale le 20 mars 2009 au Portugal pour s'installer en Pologne pour nidifier, le 22 juin suivant, à Kozy, avant de repartir le 27 octobre 2009 pour s'installer en Dordogne, du 10 novembre 2009 au 27 mars 2010. Elle a ensuite entrepris une nouvelle migration prénuptiale vers le sud de la Pologne, atteint le 24 avril 2010, avant de revenir à l'automne suivant vers le Sud-Ouest via l'Allemagne, pour gagner son lieu d'hivernage le 29 octobre 2010, entre Houeillès et Durance, dans le Lot-et-Garonne. Le 5 mars 2001, elle était toujours au coeur de la forêt des Landes de Gascogne. En 2011, sa nouvelle migration prénuptiale l'a ramenée  par un autre chemin, via le sud de l'Allemagne, puis le nord de l'Autriche, avant de gagner une fois de plus le sud de la Pologne, à 200 km de Kozy.

Aniza, la Suissesse

Aniza, elle, a débuté sa migration prénuptiale depuis le Portugal,  le 13 mars 2009, pour s'installer en Suisse, à Uesslinen-Buch, en mai 2009, où elle a séjourné un an et demi. Repartie le 4 octobre 2010 pour sa migration automnale, via le Doubs et la Saône-et-Loire, elle s'est finalement installée pour hiverner à Gibret,  en Chalosse, dans les Landes. Elle y est restée du  29 octobre 2010 au 19 mars 2011, date à laquelle elle est entrée en migration prénuptiale. Le 26 mars suivant, elle se trouvait à nouveau sur la commune suisse de Uesslingen-Buch pour nidifier, après avoir fait halte dans le Lot-et-Garonne, à Montcrabeau, puis  en Saône-et-Loire.

"L'ensemble de ces résultats, conclut Valérie Cohou, une fois étoffé par d'autres données, aura des implications importantes dans une optique de gestion conservatoire de cette espèce emblématique."

L'INFO EN PLUS

Comment fonctionne le système Argos ?

Les balises Argos sont les premières composantes du système satellitaireopérationnel depuis 1978,  qui comprend : la constellation de 6 satellites, le réseau terrestre de 80 antennes de réception et les centres de traitement de données.

La balise, qu'elle équipe un oiseau, un animal marin ou un bateau, envoie des données à intervalles réguliers aux instruments Argos embarqués dans des satellites qui les renvoient vers une station terrestre de réception avant de les rediriger vers la station de traitement située à Toulouse. Après avoir été saisies, les données concernant les palombes sont ensuite communiquées au GIFS France.

Cette nouvelle technologie est complémentaire du baguage des oiseaux, avec lequel un réseau d'observateurs agréé par le Muséum d'histoire naturelle, a marqué quelque 20 000 palombes depuis 1988. A des fins scientifiques, les balises Argos suivent la migration d'autres oiseaux que les palombes, comme celle des bécasses.

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 07:56

Alimentée par le soleil,

cette piste cyclable s’allume à la nuit  

tombée !

Une invention géniale.

Depuis le début du mois, les cyclistes Polonais de Lidzbark Warminski sont des pionniers : ils roulent sur une piste cyclable 100% autonome en énergie, exclusivement éclairée grâce au soleil

Cette piste cyclable unique au monde a été mise au point par les ingénieurs de l’Institut de recherche technologique. Son secret ? Elle est revêtue de luminophores, des particules luminescentes qui absorbent l’énergie du soleil pour la restituer le soir sous forme de lumière ! Igor Ruttmar a travaillé sur cette invention. Il s’est confié au site Nextnature :

« Le matériau que nous avons utilisé pour la piste diffuse de la lumière pendant plus de dix heures. Ce qui signifie que la route peut être éclairée toute la nuit, et emmagasiner de nouveau de la lumière le jour d’après. »

En somme, le système (inspiré d’une expérience en Hollande) fonctionne et se régénère en permanence sans que l’homme n’ait plus jamais à intervenir et sans qu’aucune source d’énergie autre que le soleil ne soit mise à contribution. Génial, non ?

Seul bémol : les ingénieurs n’ont encore qu’une idée très floue de la résistance d’une telle surface. Autrement dit, ils ne savent pas combien de temps le matériau sera capable d’emmagasiner et de restituer l’énergie solaire.

Pour eux, cette première piste cyclable est donc un test. S’il est concluant, alors il sera peut-être étendu aux restes de la Pologne et qui sait, du monde…

Bien joué les Polonais !

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 07:56
C’est dans les vieux pots …

La bonne soupe

S’il est un plat qui symbolise le terroir tout en divisant les familles, c’est sans aucun doute la soupe. Pour les uns, à la grimace, pour les autres, le plat incontournable, la soupe trône en majesté ou bien disparaît à jamais des tables familiales. Les enfants, depuis belle lurette, n’avalent plus l’immonde sornette qui prétendait jadis que ce mets faisait grandir. Ils boudent ostensiblement ce qui pourtant avait remplacé le biberon dans les premiers mois de leur existence.La soupe bénéficie désormais de toutes les promesses de la technologie et du commerce. Des robots surpuissants et chauffants promettent veloutés ou bouillons le temps d’un éclair et de quelques pressions opportunes. C’est le miracle du modernisme, ne manque plus que l’épluchage même si on parvient désormais à trouver des emballages pour suppléer les défaillances domestiques.La soupe sans éplucher ses légumes, c’est l’amour sans préliminaire. Il y a quelque chose de bâclé, de méprisé dans la chose. Le rituel d’une bonne soupe c’est d’abord le choix des légumes, des produits frais venus du jardin ou, à défaut, du marché. L’assemblage se fait savant, le dosage minutieux, les ajouts parcimonieux. Il y a une alchimie qui ne tolère pas l’approximation. Il faut tout autant envisager la densité désirée ; il y a les tenants de la soupe claire qui s’opposent dans un combat fratricide aux adorateurs de l’épaisse.Les légumes, certes, mais pas seulement. Il y a toujours moyen d’ajouter un peu de viande quand on veut améliorer l’ordinaire ou donner un goût différent au plat. Les pattes de poulet ont depuis longtemps battu en retraite. Le bout de lard a mauvaise presse, le talon de jambon de pays est très régional, le plat-de- côte ou la joue de bœuf font concurrence au petit salé. Chacun trouve son bonheur comme il peut ! Je vous laisse à vos éplucheurs et vos fourneaux mais n’oubliez jamais que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Prenez le temps d’une cuisson lente, préférez la fonte aux matériaux modernes, laissez mijoter tranquillement, touillez de temps à autre, goûtez si vous voulez vous mettre en appétit. La soupe est un bonheur sans pareil

 Pour conclure disons que la soupe est aujourd’hui portée par un discours diététique ultra favorable à la consommation de végétaux et de fibres. Parallèlement, son retour en force se place dans un discours identitaire. Par l’alimentation, on essaie de montrer ses racines. La mode actuelle des soupes s’inscrit totalement dans une crise que traverse l’Occident : psychoses alimentaires, construction européenne qui annonce la fin de l’Etat-Nation, mondialisation, prétendue américanisation de nos habitudes alimentaires.

Dans ce contexte, la soupe a beaucoup d’atouts pour répondre à toutes ces questions car elle est traditionnelle. Mais en même temps, la soupe que nous consommons n’a rien à voir avec la soupe du XIVème au XXVIIIème siècle. On va nous parler de soupe paysanne, mais cette soupe n’est paysanne que pour les publicitaires. Elle est dans un imaginaire idéalisé. La soupe est donc une réponse identitaire mais complètement revisitée. 

Dis-moi quelle soupe tu manges et je te dirai qui tu es ? C’est étonnant tout ce qu’on peut voir dans une assiette ou dans un bol … Le chantage qu’on a connu enfant (« Mange ta soupe, si tu veux grandir ! », « Mange ta soupe, si tu veux aller jouer ! ») n’est plus qu’un mauvais souvenir.
Désormais, les potages sont synonymes de plaisir et d’invention.
On en reprend une louche ?

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 06:31

 

Pas de budget pour les commissariats mais tout pour les migrants !

 

"Quand l’État félicite ses policiers, c’est bien. S’il leur accordait des conditions de travail dignes et sûres, ce serait mieux."

 

Portes d’accès hors d’usage, utilisation de balais pour remplacer des serrures qui ne fonctionnent plus, portails fermés avec de simples chaînes de vélo, bâtiments infestés de rats ou de cafards, dans au moins six commissariats de l’Essonne, « on est à la limite de l’insalubrité », dénonce un policier.

Voilà toute la considération de l’État envers ses forces de l’ordre. Des demandes de réparation transmises depuis des mois sans jamais aboutir. En cause, selon un commissaire de l’Essonne, la région, gérant désormais à la place du département, totalement dépassée par l’ampleur des demandes « des polices dans tous les départements d’Île-de-France ».

Le résultat ? En période de menace terroriste maximale, alors que les policiers savent en être, eux aussi, les cibles, leurs locaux de travail s’avèrent ouverts aux quatre vents. Avec le sentiment, pour leurs occupants, d’être totalement méprisés par la hiérarchie.

Policiers également dévolus à faire les plantons devant les chambres des prisonniers hospitalisés… Ces exemples vous choquent ? Au ministère, pas du tout : ces tâches font partie « de la mission de la police ». Quelle haute estime de la fonction…

Ce n’est pas tout. On apprend l’assignation de deux policiers à la protection de… l’ex-femme de Manuel Valls ! Et 24 h sur 24, s’il vous plaît. Elle a dû faire, comme les autres ci-après, « l’objet d’une menace potentielle ».

Quelle superbe application du principe de précaution…

Mais aussi trois policiers pour le rabbin Michel Serfaty et deux pour le recteur de Courcouronnes, Khalil Merroun.

Des « tâches indues », selon le syndicat Alliance au Parisien. On ne le lui fait pas dire ! Comment appelle-t-on, déjà, l’utilisation de l’argent public pour des services privés ?

L’État n’a donc pas de quoi réparer une serrure, mais il paye, chaque nuit, rien qu’à Paris, l’hôtel à 30.000 clandestins.

L’État n’a pas les fonds pour remplacer une barrière mais, en 2013, il dépensait 2 milliards d’euros pour l’accueil et l’hébergement de 66.000 clandestins demandeurs d’asile. Montant — un comble ! — à peu près équivalent en faveur des déboutés, selon la Cour des comptes, en 2015. Dont 96 % ne repartiront jamais, estime-t-elle la même année…

L’État ne dépense pas un centime pour remettre en état des canalisations de commissariats datant de Mathusalem, mais trouve à mettre sur la table « quelques millions d’euros » pour entretenir les 24.000 prochains clandestins. Un geste à la hauteur de la « générosité nécessaire », disait, grand seigneur, Michel Sapin, en septembre 2016. Mais pas nécessaire quand il s’agit des policiers.

L’État n’a pas les finances nécessaires pour ses fonctionnaires qui risquent chaque jour leur vie, mais emprunte dans une liste sans fin pour des immigrés clandestins, les uns logés dans des locaux remis à neuf, les autres dans des châteaux !

Bref, d’un côté, c’est l’urgence « d’accueillir dignement » les migrants, de l’autre, en sus des conditions déplorables précitées, les policiers qui réclament des gilets pare-balles non dépassés et d’autres armes en remplacement de celles datant des années 70… peuvent toujours courir. Comme c’est rassurant !

Quand l’État félicite ses policiers, c’est bien. S’il leur accordait des conditions de travail dignes et sûres, ce serait mieux.

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 06:37

Absentéisme, temps de travail, effectifs : les fonctionnaires rappelés à l’ordre

 

"Absentéisme, temps de travail insuffisant, explosion des effectifs… Dans son rapport annuel sur les finances publiques locales, la Cour des comptes s'en prend à la gestion coûteuse des fonctionnaires par les collectivités."

Comme à son habitude, la Cour des comptes a publié mardi son bilan annuel des finances publiques locales. Contre toute attente, "globalement, la situation financière des collectivités s'est améliorée" en 2015, s'y félicitent les sages de la rue Cambon. Mais cette embellie pourrait être de courte durée, au regard notamment de la poursuite de la baisse des transferts financiers de l'Etat.

Et la Cour des comptes de tacler les collectivités sur la gestion de leur personnel. Evolution des effectifs "pas assez maîtrisée", temps de travail "rarement conforme à la durée réglementaire", "absentéismeimportant" ou encore politiques d'avancement à l'"impact budgétaire rarement anticipé"... Selon les résultats publiés mardi, malgré la baisse des dotations de l'Etat, les collectivités locales ont des marges de manoeuvre en matière budgétaire. A condition de s'attaquer à la question des dépenses de personnel dans les administrations.  

Entre 2008 et 2015, elles sont en effet "passées de 64,3 à 79,4 milliards d'euros, soit une progression de 23%" assène la Cour des comptes. Un chiffre qui "explique plus de la moitié de l'évolution de leurs dépenses totales au cours de cette période" écrit l'institution. 

Des hausses d'effectifs problématiques

Entre 2002 et 2013, les effectifs de la fonction publique territoriale ont bondi de 27,5%, soit 405 000 agents supplémentaires. Dans les communes et les établissements intercommunaux, cette augmentation a atteint 20%, soit 243 000 fonctionnaires et la moitié du total. Et ce, "alors que ces entités n'ont pas fait l'objet de nouveaux transferts de compétences de la part de l'État à la différence des départements et des régions", pointe la Cour des comptes. 

"Cette période est derrière nous, minimise-t-on à L'Express du côté de l'Assemblée des communautés de France (AdCF). Ces chiffres sont en réalité inscrits pour partie dans un contexte de croissance. Sans compter qu'il a fallu prendre les décisions à l'échelle nationale et intégrer les exigences de l'Etat en matière d'emplois jeunes ou d'avenir, par exemple". 

Pour autant, la Cour des comptes appelle à mieux maîtriser la croissance des effectifs, en évitant notamment de remplacer systématiquement les agents partis à la retraite. D'après l'institution, la mesure permettrait de réduire la masse salariale des "collectivités territoriales et de leurs groupements d'environ 350 millions d'euros par an".

Un temps de travail trop faible

Mais le coeur des critiques porte sur le temps de travail. Sur les 103 collectivités étudiées, la durée théorique de travail est de 1562 heures par an... moins que la durée réglementaire de 1607 heures. Seulement 20% des communes étudiées respectent ce cadre. La faute en particulier à des "congés octroyés de manière discrétionnaire par le président de l'exécutif local, en sus de la réglementation, à l'occasion de ponts ou de fêtes locales" assène la Cour des comptes.  

Dans les communes de Vannes ou d'Alès, les agents bénéficient ainsi respectivement de 33 et 32 jours de congés, met en avant le rapport annuel. Dans le département des Deux-Sèvres, les agents ont bénéficié jusqu'en mai 2016 à une "semaine du président". Des minorations du temps de travail qui "renchérissent le coût unitaire de l'heure ou du jour travaillé" déplore la Cour des comptes, qui voit dans le réajustement du temps de travail un bénéfice de l'ordre 1,2 milliards d'euros. 

Des problèmes locaux mais des choix nationaux?

"Ces pratiques sont héritées de méthodes de gestion d'une autre époque", tente-t-on de rassurer à l'AdCF. Dans la communauté d'agglomération Est-Ensemble (Seine-Saint-Denis), les 1607 heures sont ainsi respectées, tout en prenant en compte la pénibilité de certains postes via des octrois de RTT. Une façon de faire diminuer aussi l'absentéisme, qui s'illustre là encore par son ampleur. La Cour l'estime globalement entre 10 % et 13 %, pour un coût de 1961 euros par agent en 2014. A titre de comparaison, il était de 4,59% dans le privé en 2015 selon une étude d'Alma Consulting. 

Du côté des collectivités, on prend acte des conclusions de la Cour des comptes... sans plaider coupable. "Toutes ces problématiques sont bien connues. Nous partageons les conclusions de la Cour des comptes", explique-t-on à l'AdCF. "Pour autant, la masse salariale est en partie indépendante des choix locaux. En dégelant le point d'indice des fonctionnaires, l'Etat impacte par exemple la masse salariale des collectivités. Il y a donc une coresponsabilité". 

 

 

 

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