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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 07:53
La vieillesse.............

À quel âge devient-on vieux ?

 

 

Pour les français la vieillesse arrive à 68,9 ans exactement ! Quand on a 70 ans, on pense selon un sondage que l’on est vieux à 78 ans ! Par contre si vous demandez à une personne de 30 ans, à quel âge on devient vieux, elle vous répondra: 68 ans ! N’oubliez pas ce que disait le peintre Francis Bacon “On peut être vieux à trente ans, et jeune à quatre-vingt“

Mais qu’est-ce que c’est d’être vieux ? Il n’y a pas de critères objectifs, seulement des impressions ou des moments de vie: des cheveux tout blancs, un dentier, des douleurs récurrentes, un déambulateur, des arrières petits-enfants, la fin du remboursement de la maison, et pour certains la sensation que la fin est proche. Remarquez tous ces faits objectifs arrivent bien souvent à 80 voire 90 ans !

Cependant, la vieillesse n’est pas une question de mathématiques. En effet, si on se sent vieux, on se sent de fait malheureux. Et pourtant, 89% des personnes de plus de 70 ans se déclarent heureuses. Et c’est tant mieux ! Être vieux c’est pour les seniors être en mauvaise santé, n’être plus actif ou alors dépendant financièrement et intellectuellement d’un tiers. 

Naturellement, la vieillesse est pour certains un naufrage, mais en aucun cas une simple question de nombre. Regardez Line Renaud, elle a 82 ans et pour les retraités c’est l’emblème du bien vieillir. Pour les hommes, le modèle à suivre, serait Sean Connery. Remarquez des octogénaires comme ces exemples, cela vaut le coup de vieillir un peu.

Enfin tous ces sondages, ces questionnements sont risibles, car ils nient toute singularité des personnes et toute essence spécifique de chacun. En résumé, tous ces sondages et enquêtes nous ennuient profondément !

 

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 07:23
Du côté "Nature".....

Parole d’oiseaux

Les gènes d'oiseaux racontent l'histoire de la parole

Une vaste étude publiée par Science montre que les oiseaux et les humains partagent les mêmes gènes pour s'exprimer.

C'est un bien curieux résultat auquel est arrivée une équipe internationale de chercheurs travaillant sur le chant des oiseaux et la génétique. Des centaines de chercheurs de 20 pays ont séquencé et analysé les génomes des 48 espèces d'oiseaux les plus importantes (résultats publiés dans la revue Science). Et ont pu répondre à plusieurs questions comme pourquoi et comment les oiseaux ont perdu leurs dents. Ou quel était l'ancêtre commun des perroquets, des oiseaux chanteurs, des colibris, des faucons et des aigles. Ils ont aussi démontré que les gènes impliqués dans le chant des oiseaux et la parole humaine sont les mêmes.

Des centaines de chercheurs de 20 pays ont séquencé et analysé les génomes des 48 espèces d'oiseaux les plus importantes (ici un faucon lanier) .

Des centaines de chercheurs de 20 pays ont séquencé et analysé les génomes des 48 espèces d'oiseaux les plus importantes (ici un faucon lanier) .

Il faut dire que l'un des principaux auteurs de ces études en est venu à s'intéresser aux oiseaux car il s'intéressait au cerveau humain et à la parole. «Nous savions depuis des années qu'il y avait des similarités entre le chant des oiseaux et la parole humaine», explique Erich Jarvis, professeur de neurobiologie à l'école de médecine de l'université Duke. «Mais nous ne savions pas pourquoi.» Maintenant, on sait que les oiseaux et les humains partagent les mêmes gènes pour s'exprimer. Les études menées ont permis de montrer qu'un ensemble de 50 gènes semblables est présent chez les oiseaux qui vocalisent et chez les humains, alors qu'on ne le trouve pas chez les oiseaux non chanteurs ou chez les primates non humains qui ne parlent pas.

«La parole est difficile à étudier dans le cerveau humain», estime Erich Jarvis. «Les baleines et les éléphants peuvent apprendre à vocaliser, mais ne sont pas très pratiques à étudier en laboratoire. Grâce aux oiseaux, nous avons maintenant une meilleure compréhension des zones du cerveau impliquées dans la vocalisation aussi bien chez eux que chez l'homme au niveau génétique.» Parmi les oiseaux chanteurs ou parleurs, les perroquets ont une organisation cérébrale très particulière. Leur capacité à imiter la parole humaine semble d'ailleurs liée à leurs facultés cognitives en général et à leur sociabilité. La parole est d'or…

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 07:35

 

A titre d'exempleJPG  APRÈS 3 ANS DE RECHERCHE... !

 

Une avancée spectaculaire...qui va bouleverser le cours de l'humanité !

Me voilà rassuré, il est vrai que ça devenait vraiment urgent et comment a-t-on pu attendre jusque-là !!!

 

Le parlement européen a enfin adopté la norme des toilettes…

 

wc.PNG

  On se demandait à quoi sert la Commission européenne ? 
  Euro surévalué, dégringolade des pays du sud, politiques économiques non-coopératives ......  tout çà ne fait pas perdre le sens des priorités aux Commissaires européens.

  La preuve ?
  Le dernier projet de la Commission : 
  Normaliser la contenance des cuves de WC dans l'Union. 
  Après 3 ans de recherches (on n'invente rien), la Commission a trouvé LA solution, 
  elle vient de l'exposer dans un rapport de 122 pages:
     
  Ce sera 5 litres pour l'évacuation dans les toilettes et 1 litre pour les urinoirs (on pense bien sûr à "la grosse/petite COMMISSION"). 
     
  "122 pages pour ça ?” 
   

    On vous entend crier. On vous rassure, le rapport ménage d'autres scoops, allant jusqu'à compter le nombre de WC et lieux d'aisance par pays de l'Union. 
  On découvre ainsi que les Français sont les Européens qui partagent le plus leurs toilettes (0,65 WC/hab), alors qu'Allemands et Espagnols sont les plus perso à cet égard (0,94 et 1,04). Fascinant. 
  On croit rêver en songeant que des gens payés plus de 16 000 €  par mois (avec notre argent) 
  s'occupent plus de ces problèmes de toilette que du chômage en Europe... 
  Ce sont les mêmes qui se réunissent pour définir le calibre des bananes... 

  il est toujours bon de savoir que nos impôts financent de telles réflexions ! Le chômage, la libre circulation des marchandises et des services, les différences de traitement social, la fiscalité élastique bref tout ce qui a de l'importance est totalement ignoré par ces infatigables travailleurs... 
  Cette commission devrait finir comme toutes les autres : on tire la chasse !

C'est pourtant vrai.......voir le lien ci-dessous pour confirmation.

Source :

 

http://www.euractiv.fr/developpement-durable/la-commission-va-se-pencher-sur-news-531405

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 07:47

 

nature noël

 

Audit dit de "sécurité"

 

 

arbres.01.png

 

Nos Arbres encore classés en partie pour responsable des  victimes des accidents de la route.

 Parmi les 26 nouvelles mesures (audit de sécurité) du pack de sécurité routière par le ministère de l’intérieur du 26 janvier 2015, qui semble vouloir condamner les arbres de bord de route, notre patrimoine culturel, naturel, paysager de notre tourisme à la Française ! Un désastre de plus en perspective ! Nos routes départementales, nationales vont se trouver complétement dénudées de tout ce charme culturel  qui en faisait notre fierté auprès des touristes étranger ainsi qu’à nous même lors de nos balades du Dimanche, ou sur la célèbre nationale 7 qui descend vers le sud la voie des vacances  pour ceux du "Nord qui n'ont pas la chance de vivre une grande partie de l'année avec le soleil ,  la mer, ou la Montagne signe essentiel de ressource et bien être ....

D'ailleurs d’après la convention européenne du paysage  et selon sa 5ième conférence  du 30 et 31 mars 2009 il faisait état selon le rapport de son étude  Chantal Pradines(ingénieur Centrale Paris ) désigne s’attacher à nos paysages familiers, qui fait encore la renommée  de certaines régions d’Europe, en identifiant  les alignements des arbres le long des routes comme un élément du paysage et un bien culturel digne d’être préservé.

Une colonne vertébrale pour la biodiversité

En ville, où le minéral l'emporte généralement sur le végétal, il va de soi que les alignements d'arbres constituent un élément important pour la faune et la flore. Mais hors de la ville aussi, leur rôle est irremplaçable. Les conditions d'éclairement, subtil mélange d'ombre et de clarté, différentes de celles d'une forêt, en font des espaces de vie privilégiés, y compris dans les régions boisées.

 

Restant au bord des routes au-delà de leur maturité forestière pour pouvoir jouer pleinement leur rôle paysager, ces arbres atteignent des âges qui les rendent irremplaçables. Ils abritent ainsi de nombreux insectes et constituent des terrains de chasse privilégiés pour les chauves-souris et les oiseaux et des corridors écologiques indispensables dans les paysages ouverts. Comparés aux haies qui bordent les routes, ils présentent par ailleurs l'avantage d'inciter oiseaux et chauves-souris à s'élever lorsque leur trajectoire croise la route, ce qui évite les collisions avec les véhicules.

Face aux accidents se terminant par un choc violent contre un arbre, les pouvoirs publics auront toutefois une réponse simpliste : abattre les arbres.

Une architecture du paysage dans le paysage

Les alignements d'arbres sont des éléments marquants du paysage. Contrairement aux approches modernes qui visent à fondre les infrastructures dans celui-ci, les alignements d'arbres les affirment avec élégance. Ils leur donnent, à l'intérieur comme à l'extérieur, une dimension supplémentaire, ce volume qui manque au ruban qui serpente. Les alignements d'arbres structurent ainsi l'espace. C'est vrai dans la campagne, mais c'est particulièrement perceptible en ville, où les volumes créés seront différents selon la forme des arbres retenus mais aussi, par exemple, selon leur disposition, au milieu de la voie ou sur les côtés.

Un paysage culturel

A la grande histoire commune des alignements d'arbres s'ajoute la "petite" histoire : pour chacun d'eux, une histoire propre, une mémoire, encore enrichie par les nombreux mythes attachés aux arbres, quels qu'ils soient.

Les atouts positifs

Sans oublier qu’Avec les changements climatiques et la raréfaction des énergies fossiles, leurs rôles de brise-vent et de brise-soleil ne peuvent que susciter un intérêt accru. L'évapotranspiration les transforme en véritables climatiseurs, limitant les températures extrêmes, tandis que, par un effet Venturi entre la couronne et le sol, ils évitent la formation de congères en hiver. Les plantations routières contribuent par ailleurs à la diminution des pics de ruissellement, un enjeu important, qui peut aussi se traduire par une limitation des phénomènes d'érosion et des risques de glissements de terrain.

Nés de l'art des peintres - avec la perspective -, œuvre de l'art des grands jardiniers et des grands ingénieurs des siècles passés, accompagnant celui des grands architectes, les alignements d'arbres sont héritiers d'une culture aux multiples facettes. Peut-on imaginer laisser disparaître tant ces arbres que le génie qui préside à leur alignement ?

Il est vrai que Les accidents de la route suscitent à juste titre douleur et révolte. A l'épreuve du deuil, chacun apporte une réponse personnelle, et celle-ci mérite respect. Certaines familles et certains proches demanderont l'abattage des arbres après un accident, d'autres, conscients que l'arbre n'est pas en cause, n'en feront rien.

En conclusion :

Nest –il pas préférable au lieu de programmer la simplicité par l’abattage de repenser la sécurité routière dans son ensemble

 

La préférence donnée par l'opinion publique au patrimoine des arbres n'exonère pas d'assortir toute politique d'alignements d'actions pour la sécurité routière. A condition de ne pas se tromper de cible. Il n'est pas superflu, en effet, de répéter, comme le rappelait la Secrétaire d'État parlementaire allemande en charge de l'environnement, Gila Altmann, dans un discours en 2002, que "les arbres ne sont pas la cause des accidents de la route. Les arbres sont prévisibles, ils restent en place ; les voitures peuvent les éviter, à condition que la conduite soit adaptée" (ALTMANN, 2002). Quel que soit le pays, le code de la route stipule d'ailleurs que le conducteur doit maîtriser son véhicule et adapter sa conduite aux circonstances. Cet impératif de maîtrise du véhicule est d'autant plus évident qu'une politique de la "route qui pardonne" oublie que l'erreur au volant peut se solder par la mort d'autres usagers de la route.

arbres.02.png

Pour  leur défense....    www.arbresetroutes.org/contact/petition

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 07:31

Allo! Allo ! tout va très bien

 

 

Délinquance : le nombre d'agressions et d'escroqueries n'a jamais été aussi élevé

 

police.JPG

 

Le ministère de l'Intérieur à beau mettre en avant de meilleurs résultats dans la lutte contre les cambriolages de résidences principales, le bilan 2014 des crimes et délits publié par l'ONDRP est plus que mitiger.

L'émotion qui entoure les attentats de début janvier n'exonère pas l'Intérieur de plus amples explications sur son bilan pour l'année 2014. Lors de sa cérémonie des vœux à la presse, le 27 janvier, Bernard Cazeneuve a expliqué en substance que le traditionnel bulletin mensuel de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) serait la seule communication officielle sur le sujet. Tout en glissant habilement que la statistique prouve que la situation s'améliore, notamment sur le front des cambriolages, mais qu'il ne saurait en parler davantage, puisque la police serait en train de changer sa manière de compter…

Voici l’infographie décortiquée des chiffres de l'ONDRP  Ils tempèrent cet optimisme. «Il ne faut pas surexploiter le contexte», prévient Éric Ciotti, le député UMP des Alpes-Maritimes. À l'entendre: «Le gouvernement a lancé une opération d'enfumage à grande échelle. Il a cassé le thermomètre de la délinquance, en voulant empêcher toute comparaison avec le passé. Alors que l'on voit très bien que la fièvre monte!»

Une chose est sûre: en dehors des atteintes aux biens en zone police, qui diminuent légèrement (-1 %), tous les grands agrégats de l'«état 4001», cette sorte de bible statistique des crimes et délits, clignotent en rouge: les atteintes volontaires à l'intégrité physique ont cru de + 0,5 % à + 9 %, pour dépasser le demi-million d'agressions par an ; et les escroqueries économiques et financières de + 4,4 % à + 7,9 %, selon les zones rurales de la gendarmerie ou urbaines de la police. Cette dernière augmentation est d'ailleurs sous-estimée, puisque les escroqueries à la carte bancaire sur Internet, de plus en plus répandues, ne sont même plus enregistrées en plaintes.

 

infographie.jpg

Pour analyser ces résultats, il faut bien saisir que, concernant la gendarmerie, tous les chiffres sont fiables, puisque la maréchaussée a réformé ses outils statistiques dès 2012 et que l'on compare bien des années comparables. Quant à la police, elle se dote effectivement d'un nouveau logiciel de saisie des faits (LRPPN). Une montée en puissance prévue jusqu'en 2016. Mais c'est pour dépeindre une situation plus fidèle à la réalité. «Les hausses constatées devraient donc être pleinement assumées. Ce qui ne semble pas être le cas, Beauvau préférant butiner les chiffres pour mettre en avant ceux qui l'arrangent», s'amuse un criminologue.

Éric Ciotti, lui, ne rit pas. «La gauche, dit-il, cherche à esquiver, car elle sait très bien que les couacs du bilan 2014 ne peuvent plus être mis sur le dos de leurs prédécesseurs. En 2013, les socialistes étaient déjà aux affaires…»

Il n'en reste pas moins vrai que les cambriolages ont diminué, l'an dernier, de 4 à 8 % entre les villes et la campagne, s'agissant des résidences principales. Ce qui représente presque 15.000 faits de moins sur un total de 125.000 infractions déclarées. Or les Français sont très sensibles à ce type de délits, souvent vécus comme un traumatisme. Les fric-frac dans les résidences secondaires, en revanche, ont bondi, dans le même temps, en zone police, de plus de 41 %, soit plus de 1 200 faits supplémentaires en un an.

Au chapitre des bonnes nouvelles, il faut souligner la baisse des destructions et dégradations en zone police (-13,6 %), même si celles-ci ont grimpé en zone gendarmerie (+7 %). Et puis la diminution des vols à main armée, avec 551 braquages de moins en 2014. Autre bon point: la baisse des vols d'automobiles (de -1,8 à -4,4 %), même si l'on peut se demander si celle-ci n'est pas davantage due à l'essor des coupe-circuits de série sur les véhicules et, plus généralement, à la baisse des ventes de voitures neuves d'année en année, qu'à l'action résolue des forces de l'ordre.

Pour le reste, le tableau demeure bien noir. Excepté la baisse des vols avec violence en zone police (-9,4 %), tous les types de violences augmentent dans les tableaux statistiques des deux forces de sécurité, notamment les violences non crapuleuses (hors vols), c'est-à-dire celles du cadre intrafamilial ou des agressions gratuites dans la rue ou à l'école (de + 4,5 à + 8,6 %).

Les menaces et chantages ne cessent également de progresser (de + 4,3 à + 12,3 %). Pire encore, les violences sexuelles explosent (de + 11,2 % à + 11,6 %). Des évolutions dont Bernard Cazeneuve a évidemment conscience. Tout comme il ne saurait ignorer que Paris, qui inscrivait autrefois la statistique dans le cercle vertueux, la tire aujourd'hui vers le bas, avec, par exemple, des augmentations des atteintes aux biens de + 10 à + 12 % par an aujourd'hui.

La doctrine pénale de Christiane Taubira, qui fait de la prison l'exception, va-t-elle améliorer la situation ou la dégrader? Pour le criminologue Alain Bauer, le hiatus entre politique sécuritaire et politique pénale demeure le problème majeur en France. Et pourrait ruiner tous les efforts de Beauvau pour reconquérir le terrain.

 

 

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 07:46

67021-12-portrait-henri.jpg  il y a 8 ans le 22 janvier 2007

 

 L'abbé Pierre, de son vrai nom Henri Grouès, disparaît à l'âge de 94 ans. Ancien résistant, ancien député et infatigable insurgé au service des plus pauvres et des mal-logés, il a passé sa vie d'adulte à prendre la défense des plus faibles.
À la fin de la guerre, alors que la France est parsemée de taudis, il consacre ses indemnités parlementaires à loger des sans-abris qui lui demandent son aide. Le mouvement prend de l'ampleur et trouve une source de revenus dans la récupération des caves et des greniers : c'est la naissance d'Emmaüs en 1949.
Lors de l'hiver 1954, il lance son appel à "l'insurrection de la bonté" le 1er février, sur les ondes de Radio Luxembourg, déclenchant un vaste mouvement de solidarité.

abbe-pierre.02.jpg

 

 

C’est dans ce petit village d’Esteville, 510 habitants tout en haut de la Normandie, dans l’angle mort des grandes routes. Un grand de ce monde y repose. Henri Gouës, dit l’abbé Pierre, y a été enterré, en bonne compagnie, au milieu de ses compagnons. Les gens, beaucoup de gens, passent...

 

 

 

Nécrologie ;

 De Michel Castaing,(Le Monde) rédacteur initial de cette nécrologie, lui même décédé  en 2005 ce texte en a  été revu et complété par Bertrand Bissuel (23 janvier 2007)

Il est mort au moment même où les pouvoirs publics veulent rendre effectif un principe pour lequel il s'est battu toute sa vie : le droit au logement. Jusqu'au crépuscule de son existence, il a défendu les sans-abri et les mal-logés. Même diminué, il avait tenu, en janvier 2006, à se rendre à l'Assemblée nationale pour s'opposer aux députés qui voulaient vider de sa substance la loi obligeant plusieurs centaines de communes à construire des logements sociaux sur leur territoire. L'abbé Pierre est mort, lundi 22 janvier, à 5 h 25 à l'hôpital du Val-de-Grâce, à Paris, où il avait été admis huit jours plus tôt. Il avait 94 ans.

La mort, Henri Grouès - il choisira le pseudonyme d'abbé Pierre dans la clandestinité - l'appelait depuis son enfance. " Dès l'âge de 8 ans [lors du décès de son grand-père] , j'ai vécu dans l'impatience de la mort ", confiait-il, se préparant avec ferveur à une proche " rencontre avec l'Amour absolu. " " Notre soeur la mort ", comme il la désignait, l'abbé Pierre l'a souvent côtoyée.

Par accident : quand il " dévisse " dans un glacier alpestre pendant la guerre ou lorsqu'en juillet 1963 il réchappe de justesse du naufrage d'un bateau argentin dans le rio de la Plata. A cause de la maladie surtout : jamais, peut-être, valétudinaire n'a réussi à puiser au tréfonds de lui-même autant de ressources physiques et mentales pour venir, des décennies durant, au secours de son prochain.

Pulmonaire, il doit fréquemment interrompre ses études, au collège des jésuites de Lyon, à la faculté de théologie de la même ville - où il était né, le 5 août 1912, dans une nombreuse (huit enfants), riche et pieuse famille de soyeux -, puis pendant son noviciat à Saint-Etienne et son scolasticat à Crest (Drôme). Après qu'il eut opté, à 19 ans, pour l'ordre des capucins - distribuant sa part d'héritage aux nécessiteux de Lyon -, il faut toute la persuasion de son directeur pour qu'au bout de sept ans Henri Grouès se résigne à quitter la vie monastique, sous peine d'y laisser sa santé. Mais, répétera-t-il, " si je n'avais pas eu ce désert de vie, de renoncement permanent dans l'Amour, dans la perception de l'Adorable, je n'aurais pas pu traverser ma vie ultérieure sans être brisé ".

" MISSIONNAIRE, MARIN OU BRIGAND "

La maladie s'acharne : vingt-deux mois d'hôpital, six opérations, entre 1954 et 1958, lorsqu'il s'écroule d'épuisement physique et psychique, après cette folle période qui a vu, selon son expression, " l'insurrection de la bonté " en faveur des sans-logis. Beaucoup plus tard, l'abbé Pierre souffrira de la maladie de Parkinson, dont les médecins stopperont l'évolution. En 1991, il sera la victime d'un accident cardiaque.

Ironie du sort, une diphtérie le sauve, durant l'été 1943, quand il est transporté en clinique, peu avant que la Gestapo ne fasse irruption dans son presbytère, à Grenoble, où il a été nommé vicaire, après avoir été ordonné prêtre en août 1938. Grenoble est la plaque tournante de son activisme de l'ombre : il participe à des coups de main, crée le premier refuge pour réfractaires au STO, fonde un journal clandestin, L'Union patriotique indépendante. Arrêté et évadé deux fois, il rencontre le général de Gaulle à Alger le 17 juin 1944.

Le gouvernement provisoire le nomme aumônier général de la marine. Des tâches d'information l'amènent à parcourir, en 1945, l'Afrique francophone. Sa prédiction s'est réalisée : gamin, il avait claironné qu'il serait " missionnaire, marin ou brigand ". " Brigand ", il se réjouissait de l'avoir été aux yeux de la Gestapo et de la police de Vichy.

Parce qu'il a, pratiquement jusqu'au bout, déployé une énergie étonnante, et parce qu'il a traversé le XXe siècle, la précarité de sa santé était méconnue de l'opinion. Car cette fragilité n'a presque jamais empêché l'abbé Pierre de monter en première ligne pour appuyer une cause et même d'observer encore, à 70 ans passés, des grèves de la faim pour dénoncer une injustice. Les repos forcés ne pouvaient pas, chez lui, être oisifs. Témoin, la révélation de sa vie : à Pâques 1927, de retour d'un pèlerinage à Rome, il éprouve, en priant à Assise, une exaltation " indescriptible ", qu'il ne s'explique pas. L'illumination naît peu après, au cours d'une convalescence, à la lecture d'un gros ouvrage sur saint François d'Assise. Henri Grouès a à peine 15 ans. Son chemin spirituel est tracé. Bâtir, encore et toujours, devient l'altruiste obsession de l'abbé Pierre. Poussé par ses amis résistants, il est élu, à la Libération, député indépendant de Meurthe-et-Moselle (il rejoint le MRP en 1946, puis la Gauche indépendante socialiste en 1950 avant d'être battu en 1951). Pour être proche du Palais-Bourbon, il retape, à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis), un pavillon délabré, qui devient un lieu de réunion pour des équipes ouvrières et une auberge de jeunesse.

A l'été 1949, c'est la rencontre, dans le voisinage, avec un ex-bagnard qui a tenté de se suicider. " Moi, je n'ai rien à te donner, lui dit l'abbé Pierre. Toi, tu n'as rien à perdre puisque tu veux mourir. Alors, donne-moi ton aide pour aider les autres. " Georges sera le premier compagnon
d'un havre qu'à Pâques 1950 l'abbé Pierre baptise " Emmaüs ", en référence à l'Evangile (Luc, 24). Georges se souviendra : " Ce qui me manquait, ce n'était pas seulement de quoi vivre, c'était aussi des raisons de vivre. "
Une petite communauté se forme, née du hasard et de la nécessité, sans que l'abbé Pierre l'ait conçue comme un projet, encore moins comme une oeuvre de charité. Les débuts sont aventureux : repris de justice, alcooliques, miséreux ; promiscuité, bagarres, dénuement. Les pionniers d'Emmaüs n'étaient pas des enfants de choeur ; ils se sont révélés hommes de coeur. N'était admis que celui qui acceptait de travailler plus que pour sa seule subsistance. L'abbé Pierre avait une devise, " Hommes debout ", et une maxime : " La lutte pour mon pain, ce peut être du matérialisme ; la lutte pour le pain des autres, c'est déjà du spiritualisme. "
Une famille, expulsée en plein hiver est recueillie en 1951. Les compagnons lui érigent un abri. Leur vocation de bâtisseurs est née. Elle ne s'exerce pas toujours dans les règles de l'art et de la législation, mais les autorités ferment les yeux, déchargées à bon compte d'un milieu que l'on ne nomme pas encore le quart-monde, mais qui y ressemble comme deux fleurs de misère. Le bouche-à-oreille et... les services sociaux dirigent des sans-logis vers Emmaüs. Baraquements en bois ou en tôle, puis petites maisons en dur s'élèvent à Neuilly-Plaisance, à Pontault-Combault, au Plessis-Trévise. Mais la trésorerie de la communauté est souvent à sec et l'abbé Pierre mendie sur les Grands Boulevards à Paris. Cela donne l'idée à deux de ses compagnons d'enseigner autour d'eux leur savoir-faire : les chiffonniers d'Emmaüs prennent ainsi place aux côtés des bâtisseurs ; quelque 150 familles sont tant bien que mal relogées. Par la puissance de sa colère et de son message, l'abbé va provoquer un raz-de-marée de générosité en France durant l'hiver 1954.

L'abbé Pierre le ressassera : sans l'obscur labeur accompli depuis 1949, sans la solidité des liens tissés au quotidien, " rien ne se serait produit cinq ans plus tard ". Emmaüs ne serait pas passé, selon sa formule, " des catacombes à la vaticanisation ", essaimant dans le monde entier pour compter aujourd'hui 350 communautés, dont 110 en France.

IL EXHORTE LA JEUNESSE À SE MOBILISER " POUR L'AMOUR "

abbe-pierre.03.jpgL'abbé Pierre n'avait pas conservé, de la bienfaitrice déferlante de 1954, que des images heureuses. Plus encore que les graves ennuis de santé qui en étaient résultés, il déplorait alors sa " tumultueuse célébrité " et décidait de s'éclipser du champ médiatique français. Pendant trois longues décennies, on ne le reverra que très épisodiquement sous le feu des projecteurs, pour s'indigner de " la détresse du peuple bengali " (1971) ou de la " tragédie des boat people " (1979). Il visite, en y travaillant souvent de ses mains, les communautés Emmaüs dans 35 pays, donne de multiples conférences, se rend aux Etats-Unis et au Canada, où, devant des parterres médusés, il fustige les nantis et exhorte la jeunesse à se mobiliser " non pour l'argent, mais pour l'Amour ". Il élabore un " manifeste universel ", adopté en 1969 à Berne par la première assemblée mondiale d'Emmaüs. Cette profession de foi prescrit, dans son article premier, que soient " servis premiers les plus souffrants ". En la rédigeant, l'abbé Pierre s'est souvenu de son père qui, le dimanche matin, allait laver et raser les indigents.

Phénomène rarissime : lorsqu'il revient, en 1984, à l'âge de 72 ans, sur le devant de la scène publique, la mémoire collective se rappelle d'emblée ce visage diaphane aux joues mangées d'une barbe qui a blanchi, ce regard bleu en constante alerte et interrogation, cette frêle silhouette coiffée d'un éternel béret, revêtue d'une soutane dont l'abbé Pierre n'a jamais, par commodité, abandonné le port, cette pèlerine jetée en coup de vent sur les épaules, ces gros souliers autrefois maculés de la boue des bidonvilles et cette voix de tribun qui contraste tant avec ce profil transparent. Tout se passe comme si, au fil du temps, les générations s'étaient inconsciemment transmises le message du 1er février 1954. Trente ans après, le fondateur d'Emmaüs retrouvait immédiatement l'oreille de la jeunesse française.

Une sombre histoire, en 1984, le décida, malgré lui, à un médiatique retour en force. L'école parisienne Hypérion était fortement soupçonnée par les autorités italiennes d'être une base des (anciennes) Brigades rouges. L'un de ses enseignants, Vanni Mulinaris, en voyage à Udine (Frioul), est arrêté et incarcéré sous l'accusation de terrorisme. L'abbé Pierre connaît personnellement ce professeur ; pour lui, il s'agit d'une " violation des droits de l'homme ". Il harcèle les pouvoirs publics des deux côtés des Alpes. Vanni Mulinaris est libéré, après trois ans de prison, sans jugement.

La même année, au Palais des congrès à Paris, devant 3 000 personnes muettes d'attention, l'abbé Pierre s'insurge cette fois contre " le scandale de la destruction des surplus agricoles " et il annonce l'instauration de la première banque alimentaire française. Coluche s'en inspira dès 1985 pour créer les Restaurants du coeur. Imperméable à l'humour du fantaisiste, mais sensible à sa mordante lucidité, l'abbé Pierre soutint son initiative. En mars 1986 Michel Colucci frappa à sa porte pour lui remettre un chèque de 1,5 million de francs. Trois mois plus tard, Coluche se tuait à moto. L'abbé Pierre a célébré la messe des funérailles.

L'un et l'autre ont été des phénomènes médiatiques. A son corps défendant, estimait le fondateur d'Emmaüs. Au soir de sa vie, il confiait : " Je suis las de tout ce qui m'a mis en spectacle ", et il reniait son propre " mythe ". Il avait sollicité les médias en 1954, ceux-ci ne devaient plus lui laisser de répit, trente ans plus tard, jusqu'à ce qu'il prenne, à partir de 1994, quelque distance avec la télévision. Au cours d'une émission publique, il avait été hué, pour la première fois, par une sotte partie de l'assistance, pour avoir, restant dans son rôle de prêtre, déclaré que " la fidélité " demeurait le meilleur rempart contre les maladies sexuellement transmissibles.

Mais, surtout, pendant cette décennie (1984-1994), il a été la conscience de la société française. Pour lui, c'était " un devoir " de s'enflammer devant stylos, micros et caméras, dès que pointait le spectre d'une injustice. " Voix des hommes sans voix ", comme il aimait se définir, ses colères étaient toujours spontanées. Elles ont fait réfléchir et fléchir plus d'un responsable politique, de gauche comme de droite. Le 14 juillet 1992, promu grand officier de la Légion d'honneur à la veille de son 80e anniversaire, il refusait de porter l'insigne tant que trois cents familles africaines, mises à la rue et campant depuis trois mois sur l'esplanade de Vincennes, ne seraient pas relogées. Dans les 24 heures, le gouvernement socialiste de Pierre Bérégovoy mettait deux immeubles inoccupés à leur disposition. Le 18 décembre 1994, l'abbé Pierre accompagnait des militants de Droit au logement (DAL) qui envahissaient un bâtiment de la rue du Dragon, à Paris (6e). Dans la soirée (un dimanche), il était reçu par le premier ministre, Edouard Balladur, qui garantissait la non-intervention des forces de l'ordre. Le lendemain, Jacques Chirac, alors maire de Paris, renchérissait - en pleine campagne présidentielle, il est vrai -, en accédant à une revendication de DAL : une ordonnance de 1945 sur la réquisition de locaux vacants était remise en vigueur.

L'abbé Pierre était un politique habile. Il savait jouer de son charisme sans céder aux sirènes politiciennes. " On me dit "de gauche", ça me fait sourire. Droite, gauche, je n'en sais rien, a-t-il écrit dans Testament. Mon choix est de montrer la réalité telle qu'elle est et de faire percevoir les priorités. " Son indépendance d'esprit lui a permis, au fil des scrutins, d'interpeller les candidats sur le sort des plus démunis, notamment lors des divers projets de loi contre l'exclusion.

" TROIS CERTITUDES "

Il commit un faux pas lorsque, en avril 1996, il apporta son soutien au philosophe négationniste Roger Garaudy. Cruelle et douloureuse aberration : celui qui, entré dans la Résistance dès juillet 1942, avait sauvé de nombreux juifs en les faisant passer en Suisse et en Espagne ; celui qui avait toujours pourfendu les idées d'extrême droite, comparant publiquement Jean-Marie Le Pen à Mussolini ; celui qui proclamait qu' " être raciste, c'est se tromper de colère " ; celui-là même s'égarait, à l'âge de 83 ans, dans une cause antisémite. Certes, après trois mois d'une pénible polémique, l'abbé Pierre exprimait un total repentir. Mais un trouble profond avait été jeté, pas seulement chez les croyants.

Par la suite, ses interventions publiques se firent de moins en moins fréquentes à mesure que le poids des années s'alourdissait. Mais il trouvait, de temps à autre, suffisamment de forces pour prendre la défense des déboutés du droit au logement. En juin 1999, il attira l'attention du maire de Paris sur le sort d'une quarantaine de familles qui campaient dans le 11e arrondissement de Paris. En novembre 2002, il se rendit à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dans un bidonville occupé par des familles roumaines, afin de dénoncer le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur la sécurité intérieure. il lança, du Trocadéro, en février 2004, un nouvel appel en faveur des plus démunis, fustigeant l'égoïsme de ceux qui empêchent les réquisitions d'habitations vides et la construction de logements sociaux.

Le fondateur d'Emmaüs portait un regard clairvoyant sur la société, sur l'évolution des moeurs et de la sexualité. Reconnaissant sans fausse pudeur que " le plus douloureux à vivre, ce fut vraiment le voeu de chasteté, qui conduit à renoncer à la tendresse d'une femme ", il prenait en compte le vécu humain, qu'il s'agisse de la contraception, de l'avortement ou de l'usage du préservatif pour se protéger du sida : " Risquer de contaminer quelqu'un sciemment, jugeait-il, c'est criminel. "
Ni sa sensibilité aux troubles de la société ni ses franches critiques à l'égard des fastes de l'Eglise catholique ne lui ont jamais fermé les portes du Vatican. Il a été fraternellement reçu par tous les papes de l'après-guerre. " Vous êtes mon charbon ardent ", lui avait dit Mgr Roncalli, alors nonce à Paris, futur pape Jean XXIII. L'abbé Pierre a aussi dialogué avec la plupart des grands de ce monde, prêchant pour un gouvernement fédéral à l'échelle planétaire, " respectueux des diversités humaines, mais capable d'imposer une loi commune minimum ".

L'abbé Pierre a été l'un des tout premiers à comprendre que la pauvreté nécessitait une approche fondamentalement différente d'un assistanat paternaliste, voire humiliant. Le fondateur d'Emmaüs ne parlait pas souvent de Dieu avec ses compagnons, mais il leur avait révélé ses " trois certitudes ". " Malgré toutes les atrocités, malgré la souffrance de tant d'hommes et de femmes (...), oui, je crois que l'Eternel est Amour quand même, que nous sommes aimés quand même et que nous sommes libres quand même. ".

 

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Portrait de l'abbé Pierre sur un mur, à Paris, en octobre 2007. | AFP/JOEL SAGET

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 07:45

 

 

nature noël

 

 

Marée du siècle 

 

Faut-il avoir peur de la « marée du siècle » ?

21 Mars 2015; coef/119/120

 

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Les souvenirs de Xynthia et des tempêtes de l’hiver 2013-2014 sont encore vifs. Le Service hydrographique et océanographique de la Marine annonce une « marée du siècle » pour le 21 mars 2015. Le phénomène est mal nommé, car il se produit en réalité… plus de cinq fois par siècle ! Explications.

C’est quoi, une « marée du siècle » ?

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Marée haute, fin décembre, le long de la plage du Sillon, à Saint-Malo. (Photo : Philippe Renault/Ouest-France)

C’est une marée qui atteint un coefficient maximum, de 119 à 120. Cette situation se répète « tous les 18 ans environ », rappelle le Service hydrographique et océanographique de la Marine (Shom), en fonction de « l’horlogerie céleste ». La dernière a eu lieu le 10 mars 1997. Les prochaines sont prévues pour le 21 mars 2015, le 3 mars 2033 et le 14 mars 2051. L’expression « marée du siècle » est donc abusive, puisque le phénomène survient plus de cinq fois par siècle. Mais cette formule frappe les esprits et incite ainsi à la prudence.

À quoi s’attendre le 21 mars 2015 ?

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Le Mont Saint-Michel redevient une île aux grandes marées, comme ici, le 14 juillet 2014, avec un coefficient de 106. (Photo : Thomas Brégardis/Ouest-France)

Les coefficients mesurent en centièmes l’ampleur de la marée par rapport à sa valeur moyenne. Ils vont de 20 à 120 et nous donnent ainsi une indication sur ce qu’on appelle le marnage : plus le coefficient est élevé, plus la mer monte haut et descend bas ! Le 21 mars 2015, pour la « marée du siècle » de coefficient 119, il y aura ainsi en baie du Mont Saint-Michel (Manche), une différence de 14,15 m de hauteur d’eau entre la pleine mer et la basse mer, prévoit le Shom : « Soit plus qu’un immeuble de quatre étages ! »L’événement est attendu par les pêcheurs à pied. À Brest (Finistère), le marnage sera de 7,50 m environ. À titre de comparaison, une grande marée moyenne au Mont Saint-Michel correspond à un coefficient de 95 pour un marnage de 10,50 m.

Comment ça marche ?

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Quand la Terre, la Lune et le Soleil sont alignés, c’est une marée de vive-eau. (Infographie : Ouest-France)

Les marées sont le résultat des forces de gravitation dues à la Lune, au Soleil et à la rotation de la Terre. Pour engendrer une « marée du siècle », il faut que plusieurs influences célestes s’exercent simultanément et conjuguent leurs forces : la première, c’est l’alignement de la Lune, du Soleil et de la Terre (en conjonction ou en opposition), dont la conséquence est une marée de vive-eau. Cette situation astronomique, appelée « syzygie », correspond à la pleine et à la nouvelle Lune. Deuxième facteur : l’équinoxe, c’est-à-dire quand le Soleil passe dans le plan de l’équateur terrestre. Troisième et quatrième facteurs d’influence : quand la distance de la Terre à la Lune et la distance de la Terre au Soleil sont courtes. On parle alors de « périgée » solaire ou lunaire.

Quand la météo s’en mêle

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Vue aérienne des inondations à La Faute-sur-Mer et à L’Aiguillon, en Vendée, début mars 2010, après le passage de la tempête Xynthia. (Photo : Philippe Chérel/Ouest-France)

Lors de la tempête Xynthia en 2010, le coefficient de marée était de 102. Si la tempête était arrivée au moment de la basse mer, les conséquences n’auraient pas été aussi désastreuses… La prudence et l’anticipation des risques sont donc de mise pour n’importe quelle grande marée de coefficient important, quand elle se conjugue à des événements météorologiques. À noter qu’en 2015, d’autres forts coefficients sont prévus, notamment le 20 février, avec une valeur de 118 : quasiment une autre « marée du siècle »… la même année !

 

Source : Ouest-France

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 07:08

nature noël 

 

"Comment les oiseaux pressentent l'arrivée des tornades"

 

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Capture d’écran (Géo) Des oiseaux pressentent l’arrivée de tornades grâce aux infrasons | © Getty Images

 

Les oiseaux n’ont pas leur pareille pour pressentir que le vent va tourner. Cette semaine, dans notre revue de presse dédiée à l’actualité environnementale, cap sur les Etats-Unis où des chercheurs ont analysé le comportement d’un groupe de parulines ayant déserté leur nid un jour avant l’arrivée d’une tornade dévastatrice.

Des oiseaux pressentent l’arrivée de tornades grâce aux infrasons

Dans une étude publiée jeudi dans la revue Current Biology, une équipe d’ornithologues américains affirment que certains oiseaux seraient capables de percevoir les infrasons provenant d’une tornade à l’approche. Un sixième sens qui leur permettrait d’esquiver les catastrophes naturelles. Ces recherches se basent sur l’analyse du comportement adopté par cinq parulines à ailes dorées au printemps 2014. 

Les 26 et 27 avril dernier, ces petits passereaux avaient en effet brusquement quitté leur nid estival établi dans les Appalaches, au Tennessee, pour se réfugier près du golfe du Mexique, à 700 km au sud. Dès le lendemain, une série de 84 tornades commençait à s’abattre sur le sud et le centre des Etats-Unis, notamment sur l’Etat du Tennessee. Une coïncidence ? Pas selon les scientifiques qui, par chance, avaient équipé ces parulines de géolocalisateurs un an plus tôt afin d’étudier leurs itinéraires de migration. Les passereaux venaient tout juste de revenir au Tennessee après avoir passé l’hiver en Colombie. Un voyage de 5 000 km qu’ils n’avaient aucune raison de prolonger jusqu’en Floride, sauf pour éviter une tornade imminente. Les cinq parulines ont par ailleurs rejoint leur nid dans les Appalaches une fois la tempête passée. 

 

D’après les chercheurs, lorsque les oiseaux ont quitté le Tennessee, la tornade la plus proche se situait encore à des centaines de kilomètres de leur lieu de nidification et les conditions météorologiques n’avaient pas encore changé. Ce seraient donc les ondes acoustiques à fréquence très basse du grondement de la tempête qui auraient alerté les passereaux à l’ouïe extrêmement fine.
Source :BBC/News

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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 08:45

 

Allo! Allo ! tout va très bien Enfin ! Une bonne nouvelle ………………

 

Sitôt le réveillon passé, pas le temps de digérer nous apprenons que dans sa cascade habituelle le 1 er janvier entraîne un certain nombre de hausses de tarifs « timbres, essence, transport, Gaz, Électricité, assurances, Presse quotidienne  sans oublier la redevance audiovisuelle …... je ne vais pas ici vous en faire le détail toute la presse et les médias s’en sont déjà emparé  mais parmi ces mesures j’en ai relevé une qui a attiré mon attention !

La bonne nouvelle (car il en fallait une dans cette bataille médiatique de grande com. !), Notre gouvernement nous annonce en contrepartie la Fin de l’écotaxe, et nous dit qu’il paiera 839 millions d’indemnités ! (Source ; L’OBS) Pour rupture de contrat avec la société Ecomouv’ (580 millions avant fin février puis 30 millions d’euros par an étalé sur 10 ans ! ! !  Question qui paiera ?comment ! Avec quel argent ? Facile ….déjà prévu  …… 2 ct sur le gas-oil ! !(ce qui d’après mes calcul sur la base connue 2011 va rapporter ; (46 milliards de litres annuel tous véhicules diesel confondus x 2ct = 92 milliards de ct  soit 184 millions d’euros  je vous rappelle qu’il s’agit simplement de l’augmentation de la taxe actuelle (TICPE), ce qui veut dire que toute augmentation importante du cours du baril entre temps peut entrainer par voie de conséquence mathématique une hausse du relèvement de cette même taxe  1 ou 2 centimes par exemple ce qui ne dérangerait pas du tout notre gouvernement …………. Malin nos énarques …ils savent compter surtout avec l’argent des contribuables  voyons mini 184 millions d’euros  par an  « étalement du remboursement sur 10 ans (prévu) = 1 .milliard 840 millions  voilà le calcul de nos comptables du trésor Public ce qui dégage un bénéfice au plus bas par an de : 1 milliard 840 millions – 839 millions de remboursement = 1001/10= 100 millions d’euros par an   hé oui ! Voilà comment on peut distribuer gratuitement aux yeux du gaulois moyen l’argent prélevé sur ce même gaulois à qui on a prélevé modestement et pour la bonne cause 2 centimes ……..A méditer

….Nota : Attention la hausse réelle du Gas -oil est de 4,4 Centimes et non pas 2 ct (2ct pour écotaxes poids-lourds + 2.4 ct pour contribution-énergie) soit sur la base du prix moyen du Gas-oil à la pompe aujourd’hui de 1.07 e le litre soit  une hausse de 24.3 %..........

 

À part çà tout va très bien Madame la Marquise………….

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 07:10

 

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Terminons cette année 2014 par une très bonne nouvelle, je vais vous faire une confidence, au travers de mes lectures sur le net en quête d’info pour rédiger mes billets je viens de découvrir celle-ci 

 

 L’hôpital qui soigne… au whisky !

Depuis septembre 2014, le CHU (centre hospitalier universitaire, autrement dit l'énorme hôpital) de Clermont-Ferrand, a décidé d'autoriser ses patients en fin de vie à boire du whisky   


Et non seulement ça, mais l'hôpital a décidé de créer un bar à vin, dans lequel pourraient bientôt être servis des grands crus, c'est-à-dire des vins issus d'une vigne reconnue pour son exceptionnelle qualité, dans une atmosphère conviviale.

Moins bien traité qu'un condamné à mort

 

Il est vrai que la situation actuelle était grotesque : sous prétexte qu'on était à l'hôpital, les « patients » en soins palliatifs (fin de vie) étaient privés de la plupart des petits plaisirs de l’existence.

Mais à quoi bon, je vous le demande, priver une personne dont le décès à court terme est médicalement certain, de boire un verre du whisky si ça lui fait plaisir ?

Au nom de quoi vouloir empêcher un patient en fin de vie de manger ce qu'il aime, même si c'est « mauvais pour la santé », voire – vous allez voir que j'ose tout :) – manger du poulet rôti avec la peau grillée, avec des frites et de la mayonnaise (avec les doigts), du steak saignant au barbecue avec plein de béarnaise, se bourrer de « banana split » (avec double crème chantilly) fumer une cigarette, ou même… des cigarettes, si le patient aime ça, et s’il le peut bien sûr ? Et voir des films drôles !

Et j'irais encore plus loin : il faut le faire – si on en a la force. Car lorsqu'un patient est « condamné » par la médecine, il y a toujours un espoir de guérison. Mais encore faut-il que le patient ait en lui les forces spirituelles de vouloir guérir.

Le corps étant à bout, ce sont les forces de l'esprit qui pourront faire la différence. Les guérisons « miraculeuses » ont souvent lieu dans un contexte de reprise d'espoir, de redécouverte du sens de la vie, chez le patient qui trouve une excellente raison de guérir… et guérit. Il est donc capital de tout miser sur le moral du patient. Son environnement, son entourage humain sont alors déterminants, et je prétends que si l'on créait dans tous les centres de soins palliatifs des endroits où l’on prend du bon temps, on assisterait plus souvent à des miracles.

Beaucoup y travaillent activement, comme le Centre Jeanne Garnier à Paris, et c'est tout à leur honneur.

Certains s'offusqueront du coût, mais un séjour en soins palliatifs coûte en moyenne 6529 euros   Un verre de whisky coûte 3 euros. Un verre tiré d'une très bonne bouteille coûte 5 euros. Un paquet de cigarettes coûte 4 euros.

Et nous parlons de personnes qui, généralement, n'en ont plus que pour 2 semaines à vivre ! À quoi bon prétendre leur faire la morale ? Leur imposer des privations jusqu'au dernier moment ? Autrefois, le condamné à mort lui-même, quel que soit son crime, avait droit à une dernière cigarette. Aujourd'hui, des innocents sont condamnés à mourir intubés de partout, mais n'auraient pas le droit de boire un dernier verre, ni de fumer une dernière cigarette, parce que le règlement de l'hôpital l'interdit. Quel scandale. Quel manque d'humanité.

Mais ne nous voilons pas la face : si cela n'a pas été fait plus tôt, ce n'était pas à cause du coût, mais à cause de réglementations tatillonnes et imbéciles.

Alors bravo au Dr Virginie Guastella, du CHU de Clermont-Ferrand, qui a su dire « m*** » au règlement et aux ronchons.

Notez : Les informations de ce billet sont transmises & publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de ce billet, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.

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