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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 06:46

 

 

Autrefois .création bandeaux

 

19 juillet 1900…


 

"Inauguration de la première ligne de Métro à Paris"

 

C'est l'Angleterre qui inaugure le premier métro du monde à Londres le 10 janvier 1863.

La France quant à elle, inaugure à Paris la ligne n°1 de métropolitain le 19 juillet 1900, vers 13 heures, entre les stations "Porte Maillot" et "Porte de Vincennes". Les travaux au cœur de la capitale ont duré 19 mois, la voûte du tunnel s'élevant à 7 mètres.

Le prix du trajet est de 25 centimes en première classe et 15 centimes en seconde. Le train, qui comporte trois rames de 10 mètres de long sur 3 de haut, circule dans des stations décorées dans un style floral, imaginé par l'architecte Guimard. Les parisiens, venus nombreux à l'inauguration, sont ravis par ce nouveau moyen de transport.

Paris-gare-.png

carte postale " colorisée" de l'entrée "Guimard" de la station de métro Bastille au début du siècle (Collection G.Thonnat). Cette entrée sera détruite dans les années 60.

 

ticket.01.png15 centimes pour un billet de seconde classe, 20 centimes pour un Aller & Retour et 25 centimes pour la première classe. Voilà le tarif en " anciens francs" au jour de l'inauguration de la première ligne de métro qui reliait alors la porte Maillot à la porte de Vincennes en 30 minutes. Le jour de l'inauguration 30 000 billets auront été vendus. 

 

 


ticket.02.pngDifférentes variantes de tickets de carnets entre 1900 et 1910 - format 57 x 30 mn

Tickets à l'unité (Passy & Italie) et tickets dit de "réserve" (Porte Maillot - 1906) -format : 30 x 57mn

A l’origine, le ticket de métro était imprimé sur du papier. Très rapidement ont passa sur du carton imprimé d'un format de 57 X 30 mm Les principales indications portées sur le billet étaient les suivantes : nom de la compagnie, la classe, le prix, la date  de délivrance, une lettre correspondant au tarif ( à partir de 1925), un numéro de série.

ticket.03.pngTicket de supplément tarifaire à présenter en même temps que le ticket

Le nombre de voyageurs transportés en 1900 était de
17 660 000 (le réseau ne comptait alors qu'une seule ligne)

 

Aujourd’hui le métro parisien comporte seize lignes directes essentiellement souterraines, totalisant, 219,9 kilomètres il transporte environ 4,05 millions de voyageurs par jour soit 1, 479 milliards par an ! !

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 06:32

 

 

 

Autrefois .création bandeaux

 

À propos de la réforme des régions


 

Historique

 

Provinces de France (Suppression des)
le 22 décembre 1789, réunies au
Royaume de France en 800 ans

 

(D’après « Géographie historique et politique
de la France » (4e éd.), paru en 1876)

 

Par décrets des 22 décembre 1789, 15 janvier, 16 et 26 février 1790, l’Assemblée constituante substitua la division du sol français en départements aux anciennes circonscriptions provinciales, et un mode uniforme d’administration civile et judiciaire aux modes particuliers jusqu’alors en vigueur dans chaque province. Réunies par les rois successifs au fil des siècles à la couronne de France par alliances, legs ou conquêtes, les diverses parties du territoire perdirent après 1789 ce qui avait en quelque sorte fait de chacune une nation séparée.

 

Les trente-deux provinces du royaume formèrent d’abord, y compris la Corse, 83 départements, dont les noms furent empruntés aux accidents géographiques de leur sol. En 1791 l’Assemblée législative déclara le comtat Venaissin avec Avignon réunis à la France (réunion confirmée par le traité de Tolentino, conclu en 1797 entre le général Bonaparte et le pape Pie VI) ; mais ce territoire, d’abord joint au département des Bouches-du-Rhône, ne constitua qu’en 1793 un département distinct sous le nom de Vaucluse.

Une autre modification fut apportée à la division intérieure de la France pendant la République : le département de Rhône-et-Loire, formé de l’ancien Lyonnais, du Beaujolais et du Forez, fut divisé en deux en 1793, sous les dénominations de la Loire et du Rhône. A la même époque le département de Paris reçut le nom de département de la Seine, et Mayenne-et-Loire celui de Maine-et-Loire.

Enfin, la Corse, après n’avoir formé qu’un département sous le nom de Corse, fut dédoublée le 11 août 1793 en deux départements, ceux du Golo et du Liamone, pour reprendre sous le Premier Empire son nom et son unité, en 1811 – une nouvelle division en deux départements interviendra en 1976. Une nouvelle création eut lieu en 1808 : le département de Tarn-et Garonne fut composé de divers territoires appartenant aux départements voisins. En 1860 le comté de Nice et la Savoie, cédés à la France par le roi de Sardaigne, formèrent trois nouveaux départements, savoir : Alpes-Maritimes, Savoie et Haute-Savoie.

 

PF.00Quant aux divisions intérieures des départements, elles ont varié tant pour les noms que pour le territoire. Le département fut d’abord partagé en districts qui étaient plus nombreux que les arrondissements actuels. Le district fut supprimé par la constitution de 1795, et pendant plusieurs années le département fut distribué en cantons, où fut établie une administration cantonale : enfin vint la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), opérant la subdivision des départements en arrondissements, des arrondissements en cantons et des cantons en communes.

Résumé de l’histoire des principales provinces et chronologie de leur réunion successive à la couronne
La plupart des provinces de France, après avoir été rattachées à la couronne, en ont été de nouveau séparées, pour constituer des apanages. En indiquant ici les dates des réunions successives, on n’a tenu compte que des aliénations qui avaient eu pour résultat de détacher en fait du royaume, d’une manière durable et complète, certaines provinces, telles que la Bourgogne, l’Anjou, etc.

Aujourd’hui voyons celle de …

Dauphiné. Réuni en 1349 

 Ce pays était jadis occupé par les Allobroges. Sous les Romains, il forma la Viennoise ; plus tard il fit partie du royaume d’Arles, et lors du démembrement de ce royaume le Dauphiné se forma par la réunion de plusieurs fiefs au comté d’Albon dans le Viennois, dont les seigneurs portaient le nom de dauphin. Il y a eu trois familles de dauphin de Vienne. Humbert II, dernier descendant de la troisième maison dite de la Tour-du-Pin, traita avec Philippe de Valois, et céda, en 1349, la propriété de ses États à Jean, fils aîné du roi, à condition que lui et ses successeurs prennent avant leur avènement au trône le nom et les armes des dauphins.

Poitou. Réuni en 1377 

Le Poitou, autrefois habité par les Pictones, d’où dérive son nom, fut compris par les Romains dans la deuxième Aquitaine. Conquis par les Wisigoths au Ve siècle et par les Francs au VIe, le Poitou eut à partir du IXe siècle des comtes particuliers qui devinrent ducs d’Aquitaine. Éléonore d’Aquitaine, héritière de Guillaume X, porta le Poitou en dot d’abord à Louis VII, roi de France, puis, après son divorce, à Henri Plantagenet, comte d’Anjou et roi d’Angleterre.

 

Philippe-Auguste, payant en 1204, fait déclarer la confiscation des possessions anglaises du continent, s’empara du Poitou, qui après avoir été cédé aux Anglais par le traité de Brétigny, fut définitivement conquis par Charles V, en 1377.

Saintonge. Réunie en 1377 

La Saintonge, pays des anciens Santones, fut enclavée dans la deuxième Aquitaine sous les Romains. Ce pays a eu des comtes particuliers jusqu’au Xe siècle, époque où les ducs d’Aquitaine s’en emparèrent et le réunirent à leurs États. Éléonore de Guyenne porta la Saintonge dans la maison des comtes d’Anjou, rois d’Angleterre. Confisquée en 1205 par Philippe-Auguste, cédée aux Anglais par le traité de Brétigny, la Saintonge ne fut définitivement réunie à la couronne que par Charles V.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 06:36

 

 

Autrefois .création bandeaux

 

 

À propos de la réforme des régions (suite)

 

Historique:

 

Provinces de France (Suppression des)
le 22 décembre 1789, réunies au
Royaume de France en 800 ans

 

(D’après « Géographie historique et politique
de la France » (4e éd.), paru en 1876)

 

Par décrets des 22 décembre 1789, 15 janvier, 16 et 26 février 1790, l’Assemblée constituante substitua la division du sol français en départements aux anciennes circonscriptions provinciales, et un mode uniforme d’administration civile et judiciaire aux modes particuliers jusqu’alors en vigueur dans chaque province. Réunies par les rois successifs au fil des siècles à la couronne de France par alliances, legs ou conquêtes, les diverses parties du territoire perdirent après 1789 ce qui avait en quelque sorte fait de chacune une nation séparée.

Les trente-deux provinces du royaume formèrent d’abord, y compris la Corse, 83 départements, dont les noms furent empruntés aux accidents géographiques de leur sol. En 1791 l’Assemblée législative déclara le comtat Venaissin avec Avignon réunis à la France (réunion confirmée par le traité de Tolentino, conclu en 1797 entre le général Bonaparte et le pape Pie VI) ; mais ce territoire, d’abord joint au département des Bouches-du-Rhône, ne constitua qu’en 1793 un département distinct sous le nom de Vaucluse.

 

PF.00

Une autre modification fut apportée à la division intérieure de la France pendant la République : le département de Rhône-et-Loire, formé de l’ancien Lyonnais, du Beaujolais et du Forez, fut divisé en deux en 1793, sous les dénominations de la Loire et du Rhône. A la même époque le département de Paris reçut le nom de département de la Seine, et Mayenne-et-Loire celui de Maine-et-Loire.

Enfin, la Corse, après n’avoir formé qu’un département sous le nom de Corse, fut dédoublée le 11 août 1793 en deux départements, ceux du Golo et du Liamone, pour reprendre sous le Premier Empire son nom et son unité, en 1811 – une nouvelle division en deux départements interviendra en 1976. Une nouvelle création eut lieu en 1808 : le département de Tarn-et Garonne fut composé de divers territoires appartenant aux départements voisins. En 1860 le comté de Nice et la Savoie, cédés à la France par le roi de Sardaigne, formèrent trois nouveaux départements, savoir : Alpes-Maritimes, Savoie et Haute-Savoie.

Quant aux divisions intérieures des départements, elles ont varié tant pour les noms que pour le territoire. Le département fut d’abord partagé en districts qui étaient plus nombreux que les arrondissements actuels. Le district fut supprimé par la constitution de 1795, et pendant plusieurs années le département fut distribué en cantons, où fut établie une administration cantonale : enfin vint la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), opérant la subdivision des départements en arrondissements, des arrondissements en cantons et des cantons en communes.

 

 

Résumé de l’histoire des principales provinces et chronologie de leur réunion successive à la couronne
La plupart des provinces de France, après avoir été rattachées à la couronne, en ont été de nouveau séparées, pour constituer des apanages. En indiquant ici les dates des réunions successives, on n’a tenu compte que des aliénations qui avaient eu pour résultat de détacher en fait du royaume, d’une manière durable et complète, certaines provinces, telles que la Bourgogne, l’Anjou, etc.

Aujourd’hui voyons celle de …

 

Languedoc. Réuni au domaine en partie en 1229 et en totalité en 1270 
La vaste contrée méridionale qui reçut au Moyen Age le nom de Languedoc correspond à la première Narbonnaise des Romains. Ce nom de Languedoc tire son étymologie du mot oc, dont se servaient les habitants du midi de la France pour exprimer oui. Dans les provinces septentrionales le même mot se prononçait oyl : de là vint la division de la France en pays de la langue d’oc et pays de la langue d’oyl.

Vers la fin de l’Empire romain, cette province porta le nom de Septimanie, puis celui de Gothie après la conquête du pays des Wisigoths. Les Sarrasins, qui l’avaient envahie, furent chassés par Charles Martel, dont les successeurs établirent comme gouverneurs des comtes dans les principales villes. Les comtes de Toulouse se rendirent héréditaires, et ils firent peu à peu reconnaître leur suzeraineté dans toute la province.

A la suite des guerres des Albigeois une partie des vastes États de la maison de Toulouse fut réuni à la couronne en 1229 par le traité de Paris ; le reste fut assuré à Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis, par son mariage avec la fille de Raymond VII, et à la mort d’Alphonse, décédé sans postérité, en 1270, fit retour à la couronne.

Champagne. Réunie en 1284 

Le pays auquel ses vastes plaines, Campi, ont fait, dit-on, donner le nom de Champagne, fut partagé plusieurs fois sous les rois mérovingiens. Au Xe siècle la Champagne eut pour premier comte héréditaire Herbert, comte de Vermandois, dont la lignée s’éteignit en 1019. Les comtes de Blois héritèrent alors de la Champagne, et en 1284 Jeanne, unique descendante de cette maison, apporta la Champagne en dot à son époux, Philippe le Bel, roi de France.

Brie. Réunie en 1284 

La Brie, pagus Briegensis, y eut des comtes particuliers, qui portaient le nom de comtes de Meaux. En 968 Herbert de Vermandois, comte de Meaux, devint comte de Champagne, et réunit à cette province toute la partie de la Brie dite Champenoise.

Lyonnais. Réuni en 1310

Cette province doit son nom à Lyon (Lugdunum), sa capitale ; elle fut autrefois comprise dans le territoire de la première Lyonnaise. Après le démembrement de l’empire de Charlemagne, Lyon fit partie du royaume d’Arles ou de Bourgogne, et dès lors releva de l’Empire Germanique. La ville était gouvernée par l’archevêque et son chapitre, sous la suzeraineté de l’empereur. Henri& nbsp, VII du Saint-Empire (Henri de Luxembourg) ayant renoncé à ses droits à la demande de Philippe le Bel, celui-ci, en 1310 (traité de Paris que chacune des parties mit du temps à ratifier), rangea la ville sous son autorité, après un traité passe avec l’archevêque et les chanoines, qui conservèrent jusqu’à la révolution le titre de comtes de Lyon.

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 06:24

 

 

Autrefois .création bandeaux

 

 

 

À propos de la réforme des régions 

 

Historique

 

Provinces de France (Suppression des)
le 22 décembre 1789, réunies au
Royaume de France en 800 ans

(D’après « Géographie historique et politique
de la France » (4e éd.), paru en 1876)

 

Par décrets des 22 décembre 1789, 15 janvier, 16 et 26 février 1790, l’Assemblée constituante substitua la division du sol français en départements aux anciennes circonscriptions provinciales, et un mode uniforme d’administration civile et judiciaire aux modes particuliers jusqu’alors en vigueur dans chaque province. Réunies par les rois successifs au fil des siècles à la couronne de France par alliances, legs ou conquêtes, les diverses parties du territoire perdirent après 1789 ce qui avait en quelque sorte fait de chacune une nation séparée.

PF.00Les trente-deux provinces du royaume formèrent d’abord, y compris la Corse, 83 départements, dont les noms furent empruntés aux accidents géographiques de leur sol. En 1791 l’Assemblée législative déclara le comtat Venaissin avec Avignon réunis à la France (réunion confirmée par le traité de Tolentino, conclu en 1797 entre le général Bonaparte et le pape Pie VI) ; mais ce territoire, d’abord joint au département des Bouches-du-Rhône, ne constitua qu’en 1793 un département distinct sous le nom de Vaucluse.

 

Une autre modification fut apportée à la division intérieure de la France pendant la République : le département de Rhône-et-Loire, formé de l’ancien Lyonnais, du Beaujolais et du Forez, fut divisé en deux en 1793, sous les dénominations de la Loire et du Rhône. A la même époque le département de Paris reçut le nom de département de la Seine, et Mayenne-et-Loire celui de Maine-et-Loire.

Enfin, la Corse, après n’avoir formé qu’un département sous le nom de Corse, fut dédoublée le 11 août 1793 en deux départements, ceux du Golo et du Liamone, pour reprendre sous le Premier Empire son nom et son unité, en 1811 – une nouvelle division en deux départements interviendra en 1976. Une nouvelle création eut lieu en 1808 : le département de Tarn-et Garonne fut composé de divers territoires appartenant aux départements voisins. En 1860 le comté de Nice et la Savoie, cédés à la France par le roi de Sardaigne, formèrent trois nouveaux départements, savoir : Alpes-Maritimes, Savoie et Haute-Savoie.

 

Quant aux divisions intérieures des départements, elles ont varié tant pour les noms que pour le territoire. Le département fut d’abord partagé en districts qui étaient plus nombreux que les arrondissements actuels. Le district fut supprimé par la constitution de 1795, et pendant plusieurs années le département fut distribué en cantons, où fut établie une administration cantonale : enfin vint la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), opérant la subdivision des départements en arrondissements, des arrondissements en cantons et des cantons en communes.

Résumé de l’histoire des principales provinces et chronologie de leur réunion successive à la couronne
La plupart des provinces de France, après avoir été rattachées à la couronne, en ont été de nouveau séparées, pour constituer des apanages. En indiquant ici les dates des réunions successives, on n’a tenu compte que des aliénations qui avaient eu pour résultat de détacher en fait du royaume, d’une manière durable et complète, certaines provinces, telles que la Bourgogne, l’Anjou, etc.

Aujourd’hui voyons celle de …

 

Touraine. Réunie en 1204 
La Touraine, dont le nom vient de ses anciens peuples, appelés Turones, a appartenu quelque temps aux comtes de Blois. Vers l’an 1044, Geoffroy Martel, comte d’Anjou, se fit céder de force la province par le comte Thibaut, son prisonnier, et elle passa à ses descendants les Plantagenets, comtes d’Anjou et rois d’Angleterre. La Touraine fut enlevée par confiscation, en 1204, au roi d’Angleterre sous Philippe-Auguste.

Auvergne. Réunie en 1214 
Les habitants de l’Auvergne, célèbres sous le nom d’Arverni, étaient au nombre des peuples principaux de la Gaule. Sous leur chef Vercingétorix ils luttèrent courageusement, quoique en vain, contre César. Après les Romains les Goths conquirent l’Auvergne, d’où Clovis les chassa, en 507.

On distingue dans ce pays : 1° Un premier comté ou terre d’Auvergne, relevant du duché d’Aquitaine, qui fut confisqué par Philippe-Auguste, en 1214 ; 2° Un second comté d’Auvergne, érigé en faveur des anciens seigneurs et entré par mariage, en 1422, dans la maison de La Tour, qui prit dès lors le nom de La Tour-d’Auvergne. Anne, héritière de cette famille, légua à Catherine de Médicis son comté ; Marguerite de Valois, fille de Catherine, en fit don à Louis XIII, encore Dauphin, qui lors de son avènement le réunit à la couronne ; 3° Le Dauphiné d’Auvergne, qui comprenait une partie de la Limagne, appartint à la branche aînée des comtes d’Auvergne, et passa par mariage, en 1436, dans la maison de Bourbon-Montpensier ; il fut confisqué sur le connétable de Bourbon, en 1527.

 

Perche. Réuni en 1260 
Au commencement du XIe siècle, une branche de la maison des comtes d’Alençon commença la série des comtes du Perche, dont la postérité mâle s’éteignit en 1226 ; Hélisende, héritière du comté, le légua au roi de France Louis IX, qui le réunit à la couronne en 1260.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 06:42

 

 

Autrefois .création bandeaux  

 

À propos de la réforme des régions

 

 

Historique

 

Provinces de France (Suppression des)
le 22 décembre 1789, réunies au
Royaume de France en 800 ans

 

(D’après « Géographie historique et politique
de la France » (4e éd.), paru en 1876)

 

Par décrets des 22 décembre 1789, 15 janvier, 16 et 26 février 1790, l’Assemblée constituante substitua la division du sol français en départements aux anciennes circonscriptions provinciales, et un mode uniforme d’administration civile et judiciaire aux modes particuliers jusqu’alors en vigueur dans chaque province. Réunies par les rois successifs au fil des siècles à la couronne de France par alliances, legs ou conquêtes, les diverses parties du territoire perdirent après 1789 ce qui avait en quelque sorte fait de chacune une nation séparée.

 

A P de France .00Les trente-deux provinces du royaume formèrent d’abord, y compris la Corse, 83 départements, dont les noms furent empruntés aux accidents géographiques de leur sol. En 1791 l’Assemblée législative déclara le comtat Venaissin avec Avignon réunis à la France (réunion confirmée par le traité de Tolentino, conclu en 1797 entre le général Bonaparte et le pape Pie VI) ; mais ce territoire, d’abord joint au département des Bouches-du-Rhône, ne constitua qu’en 1793 un département distinct sous le nom de Vaucluse.

Une autre modification fut apportée à la division intérieure de la France pendant la République : le département de Rhône-et-Loire, formé de l’ancien Lyonnais, du Beaujolais et du Forez, fut divisé en deux en 1793, sous les dénominations de la Loire et du Rhône. A la même époque le département de Paris reçut le nom de département de la Seine, et Mayenne-et-Loire celui de Maine-et-Loire.

Enfin, la Corse, après n’avoir formé qu’un département sous le nom de Corse, fut dédoublée le 11 août 1793 en deux départements, ceux du Golo et du Liamone, pour reprendre sous le Premier Empire son nom et son unité, en 1811 – une nouvelle division en deux départements interviendra en 1976. Une nouvelle création eut lieu en 1808 : le département de Tarn-et Garonne fut composé de divers territoires appartenant aux départements voisins. En 1860 le comté de Nice et la Savoie, cédés à la France par le roi de Sardaigne, formèrent trois nouveaux départements, savoir : Alpes-Maritimes, Savoie et Haute-Savoie..

 

Quant aux divisions intérieures des départements, elles ont varié tant pour les noms que pour le territoire. Le département fut d’abord partagé en districts qui étaient plus nombreux que les arrondissements actuels. Le district fut supprimé par la constitution de 1795, et pendant plusieurs années le département fut distribué en cantons, où fut établie une administration cantonale : enfin vint la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), opérant la subdivision des départements en arrondissements, des arrondissements en cantons et des cantons en communes.

Résumé de l’histoire des principales provinces et chronologie de leur réunion successive à la couronne
La plupart des provinces de France, après avoir été rattachées à la couronne, en ont été de nouveau séparées, pour constituer des apanages. En indiquant ici les dates des réunions successives, on n’a tenu compte que des aliénations qui avaient eu pour résultat de détacher en fait du royaume, d’une manière durable et complète, certaines provinces, telles que la Bourgogne, l’Anjou, etc.

Aujourd’hui voyons celle de …

 

Picardie. Réunie en 987 
Une petite partie de la Picardie était enclavée dans le duché de France, et fut réunie avec le reste du duché à l’avènement au trône de Hugues Capet. Les divers pays qui composaient le reste de cette province furent successivement réunis à la France, notamment sous les règnes de Philippe-Auguste et de Louis XI.

Réuni en 1094 
Le Berry, pays des anciens Bituriges, fut conquis par Clovis sur les Wisigoths en 507. Sous les rois Carolingiens, les comtes de Bourges se déclarèrent héréditaires. L’an 1094 Arpin vendit son comté à Philippe Ier, roi de France, pour 60 000 sous d’or.

 

Normandie. Réunie en 1204 
Cette partie de l’ancienne Neustrie fut concédée à titre de duché par Charles le Simple à Rollon, chef des Normands. Les descendants de ce duc devenus rois d’Angleterre conservèrent la Normandie, qui passa en 1135 dans la maison des comtes d’Anjou, dont le chef, Geoffroy Plantagenet, avait épousé Mathilde, héritière du roi d’Angleterre Henri Ier. La Normandie fut enlevée par confiscation au roi Jean sans Terre, en 1024, pour crime de félonie, et réunie à la couronne par Philippe-Auguste.

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 08:16

 

 

Autrefois .création bandeaux    À propos de la réforme des régions, 

 

 

Historique:

 

Provinces de France (Suppression des)
le 22 décembre 1789, réunies au
Royaume de France en 800 ans

(D’après « Géographie historique et politique
de la France » (4e éd.), paru en 1876)

 

 

Par décrets des 22 décembre 1789, 15 janvier, 16 et 26 février 1790, l’Assemblée constituante substitua la division du sol français en départements aux anciennes circonscriptions provinciales, et un mode uniforme d’administration civile et judiciaire aux modes particuliers jusqu’alors en vigueur dans chaque province. Réunies par les rois successifs au fil des siècles à la couronne de France par alliances, legs ou conquêtes, les diverses parties du territoire perdirent après 1789 ce qui avait en quelque sorte fait de chacune une nation séparée.

Les trente-deux provinces du royaume formèrent d’abord, y compris la Corse, 83 départements, dont les noms furent empruntés aux accidents géographiques de leur sol. En 1791 l’Assemblée législative déclara le comtat Venaissin avec Avignon réunis à la France (réunion confirmée par le traité de Tolentino, conclu en 1797 entre le général Bonaparte et le pape Pie VI) ; mais ce territoire, d’abord joint au département des Bouches-du-Rhône, ne constitua qu’en 1793 un département distinct sous le nom de Vaucluse.

A-P-de-France-.00.jpgUne autre modification fut apportée à la division intérieure de la France pendant la République : le département de Rhône-et-Loire, formé de l’ancien Lyonnais, du Beaujolais et du Forez, fut divisé en deux en 1793, sous les dénominations de la Loire et du Rhône. A la même époque le département de Paris reçut le nom de département de la Seine, et Mayenne-et-Loire celui de Maine-et-Loire.

Enfin, la Corse, après n’avoir formé qu’un département sous le nom de Corse, fut dédoublée le 11 août 1793 en deux départements, ceux du Golo et du Liamone, pour reprendre sous le Premier Empire son nom et son unité, en 1811 – une nouvelle division en deux départements interviendra en 1976. Une nouvelle création eut lieu en 1808 : le département de Tarn-et Garonne fut composé de divers territoires appartenant aux départements voisins. En 1860 le comté de Nice et la Savoie, cédés à la France par le roi de Sardaigne, formèrent trois nouveaux départements, savoir : Alpes-Maritimes, Savoie et Haute-Savoie.

 

Quant aux divisions intérieures des départements, elles ont varié tant pour les noms que pour le territoire. Le département fut d’abord partagé en districts qui étaient plus nombreux que les arrondissements actuels. Le district fut supprimé par la constitution de 1795, et pendant plusieurs années le département fut distribué en cantons, où fut établie une administration cantonale : enfin vint la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800), opérant la subdivision des départements en arrondissements, des arrondissements en cantons et des cantons en communes.

Résumé de l’histoire des principales provinces et chronologie de leur réunion successive à la couronne
La plupart des provinces de France, après avoir été rattachées à la couronne, en ont été de nouveau séparées, pour constituer des apanages. En indiquant ici les dates des réunions successives, on n’a tenu compte que des aliénations qui avaient eu pour résultat de détacher en fait du royaume, d’une manière durable et complète, certaines provinces, telles que la Bourgogne, l’Anjou, etc.

Aujourd’hui voyons celle de …

 

L’Ile de France. Réunie en 987 
Le pays qui a reçu le nom de l’Ile de France, à cause des nombreuses rivières qui l’entourent et en font presque une île, formait une grande partie du duché de France, donné en 861 par Charles le Chauve à Robert le Fort. Depuis l’avènement au trône d’Hugues Capet, descendant de Robert le Fort, l’île de France n’a jamais été séparée du domaine royal.

 

L’Orléanais. Réuni en 987 
L’Orléanais doit son nom à sa capitale, Orléans, Aurelianum ; il était sous les fils de Clovis compris dans le royaume d’Orléans : il fit ensuite partie du duché de France. Hugues Capet, duc de France, à son avènement au trône, réunit l’Orléanais au domaine.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 06:06

 

 

e749be8b.gif   Origine et Histoire du mois de juin

 

      (D’après « La légende des mois », paru en 1881)

    Juin est représenté « sous la forme d’un homme nu, montrant du doigt une horloge solaire, pour signifier que le soleil commence à descendre ; il porte une torche ardente, symbole des chaleurs de la saison ; derrière lui est une faucille, parce que le temps de la moisson approche. »

Le mot juin vient-il de juniores, jeunes gens, ou de Juno, Junonis, Junon ? Quelques auteurs, en adoptant la première étymologie, supposent que dans ce mois on célébrait la fête de la Jeunesse ; ce sont les mêmes auteurs qui font dériver le mot mai du terme latin majores, qui veut dire hommes âgés. Cependant la seconde étymologie paraît assez probable, quand on se souvient que précisément, chez les Romains, le mois de, juin était consacré à la déesse Junon, femme de Jupiter et mère de Vulcain, d’Hébé et de Mars.

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Fête des Bannières, au Japon

Au Japon, on célébra en juin la fête des Bannières, en l’honneur des jeunes gens : Humbert rapporte que « la ville de Yédo est toute pavoisée dès le matin de tiges de bambou de la plus haute taille, surmontées de plumets ou de houppes de crin ou de papier doré, et supportant, les unes, une touffe de longues banderoles de papier de couleur flottant au gré du vent ; les autres, des poissons en paille tressée ou en papier laqué ; le plus grand nombre enfin, de hautes bannières tendues sur un cadre de roseaux et ornées d’armoiries, de noms de famille, de sentences patriotiques ou de figures héroïques... Des troupes de jeunes garçons, en habits de cérémonie, circulent sur la voie publique, les uns ayant à la ceinture deux petits sabres, d’autres portant sur leurs épaules un énorme sabre de bois ou de petites bannières... »

Ceci étant dit pour justifier les étymologistes qui font du mois de juin le mois de la jeunesse, revenons à la déesse Junon. Fille de Saturne et de Rhée, épouse de Jupiter, Junon mit souvent le trouble dans l’Olympe par son caractère jaloux et vindicatif. Ses cruautés sont bien connues : la pauvre nymphe Chélonée, coupable de retard le jour du mariage de Junon, fut métamorphosée en tortue ; la reine des Pygmées, Pigas, coupable d’avoir osé se comparer à l’épouse de Jupiter, fut changée en grue ; les filles de Proctus, qui s’étaient proclamées plus belles que Junon, furent changées en génisses ; la nymphe Callisto fut changée en ourse... Junon, qui avait, comme on le voit, le génie des transformations, persécuta en outre Latone et Apollon, le berger Pâris, la nymphe Écho.

Junon est représentée « assise sur un trône, un diadème sur la tête, un sceptre d’or à la main. Quelquefois elle traverse les airs sur un char traîné par des paons. » Homère la représente « habitant une chambre que son fils Vulcain lui a construite, et dont les portes sont munies d’une serrure cachée qu’aucune autre divinité qu’elle ne peut ouvrir. Elle a pour parure une robe tissue et brodée par Minerve, une ceinture ornée de mille franges, des boucles d’oreilles garnies de trois pierres qui brillent comme des yeux, un beau voile et de magnifiques chaussures. »

En Grèce, on adorait Junon sous le nom d’Héré ; elle personnifiait le mariage. Son culte était célébré avec le plus grand éclat à Sparte, à Mycènes, à Argos. L’un de ses temples, appeléheroeum, situé dans la vallée du mont Eubée, entre Argos et Mycènes, passait pour un des chefs-d’oeuvre de l’art grec. Tous les cinq ans, on célébrait en son honneur des jeux appelésHérées, où le vainqueur recevait un bouclier et une couronne de myrte.

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Junon

A Rome on célébrait le 1er juin la fête de Junon Monela, ainsi nommée à cause d’un de ses temples dans lequel on fabriquait la monnaie. Ce même jour on célébrait la fête des Tempêtes et l’on offrait des sacrifices à Carna, déesse qui présidait au coeur, au foie et aux entrailles du corps humain. Carna était aussi la déesse des gonds de portes (!). On offrait à la déesse de la bouillie faite avec du lard et de la farine de fèves ; la fête s’appelait Fabaria (fève). Le 8 juin, on fêtait Mens, déesse de l’intelligence ; le 20 juin était consacré à Summanus, dieu des éclairs et du tonnerre ; le 24 juin, jour du solstice d’été, était réservé à la Fortune, fille de Jupiter, qui avait à Rome plus de temples à elle seule que toutes les autres divinités réunies.

Jupiter est le souverain des dieux. Nous avons dit déjà comment il s’empara du trône céleste en dépossédant son père Saturne. Les Grecs l’adoraient sous le nom de Zeus, et les Romains, conservant ce nom et le faisant suivre du mot pater qui veut dire père, ont fait Zeus pater, Jupiter. Père des dieux et des hommes, fondateur des empires, protecteur de l’ordre et de la liberté, Jupiter habite l’Olympe, montagne divine qui s’élève jusqu’aux cieux. On le représente assis sur un trône d’or ou d’ivoire, tenant d’une main la foudre, signe de la puissance qui frappe, et de l’autre un sceptre, emblème de la force qui gouverne. L’aigle, le chêne et les cèdres des montagnes lui étaient consacrés. Ses temples étaient nombreux ; on admirait surtout ceux d’Olympie et de Dodone. Parmi les fêtes données en son honneur, il faut placer en première ligne la fête des Olympies, à propos de laquelle nous venons d’esquisser rapidement un portrait de Jupiter.

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Jupiter olympien

Les jeux Olympiques duraient cinq jours. Des hérauts proclamaient par toute la Grèce la trêve sacrée, qui arrêtait pour un mois les opérations militaires. Cinq exercices étaient offerts aux lutteurs : le saut, la course, le disque, le javelot et la lutte ; les poètes, les écrivains, les artistes, venaient faire connaître leurs oeuvres. Les rois les plus puissants venaient y disputer les prix. L’historien Suétone raconte que l’empereur Néron conduisit lui-même un char de dix chevaux et que, bien qu’il fût tombé et mis dans l’impossibilité de continuer la lutte, il fut néanmoins proclamé vainqueur... Les triomphateurs recevaient une couronne d’ache, d’olivier ou de laurier ; leurs noms étaient inscrits dans les registres publics. Les villes dont ils étaient originaires leur élevaient des statues de marbre ou de bronze. Ils rentraient dans leur patrie avec tout l’appareil du triomphe, au milieu d’un nombreux cortège, vêtus de pourpre, quelquefois sur un char auquel on ouvrait un passage à travers les murs de la ville.

Du 1er au 21 juin, les jours continuent à augmenter. Du 17 au 25 juin, la durée du jour est sensiblement la même : sol stat, le soleil s’arrête. Nous sommes au solstice d’été. Des fêtes annuelles avaient lieu chez les différents peuples à cette époque de l’année. Aujourd’hui encore, on célèbre par des feux de joie le jour de la Saint-Jean, qui arrive à l’époque du solstice d’été.

Dans plusieurs villes de France, on fabriquait des mannequins que l’on brûlait au milieu du feu de joie ; cette coutume subsiste encore dans quelques endroits, et vous avez entendu parler sans doute de la promenade annuelle, dans la ville de Douai, de Gayant et de sa famille. Un mannequin, haut de 20 à 30 pieds, couvert d’une armure du Moyen Age, parcourt les rues, la lance au poing. Sa femme haute de 20 pieds et ses trois enfants Jacot, Fillion et Binbin l’accompagnent.

Les deux fêtes principales que célèbre la religion catholique en ce mois sont la Trinité et laFête-Dieu. La fête de la Trinité ne paraît avoir été reçue par toute la France que depuis le commencement du XVe siècle. L’office qu’on récite en ce jour fut dressé en 920, par Etienne, évêque de Liège ; mais plusieurs papes refusèrent de reconnaître cette cérémonie ; au XIIIe siècle on la combattit encore dans un grand nombre de localités, et elle ne fut introduite que successivement.

On croit que ce fut le pape Jean XXII qui la fit adopter dans l’église de Rome, au XIVe siècle. Suivant les auteurs ecclésiastiques, les obstacles qui s’opposèrent à l’établissement de la fête de la Trinité tenaient à ce que plusieurs évêques et moines craignaient qu’on ne se méprît sur le sens de cette cérémonie, et qu’on n’oubliât que tout le culte chrétien était fondé sur l’adoration d’un seul Dieu en trois personnes.

Fête-Dieu ou fête du Saint-Sacrement. Baillet, l’auteur du Livre des Saints, de l’Histoire des fêtes mobiles de l’Eglise, de la Topographie des saints, etc., raconte qu’en 1208, une fille de seize ans, nommée Julienne, religieuse hospitalière aux portes de la ville de Liège, vit en songe la lune en son plein, qui avait une brèche ; elle fut deux ans sans pouvoir expliquer cette vision ; enfin, elle crut comprendre que la lune était l’Eglise, et que la brèche pouvait marquer le défaut de la fête du Saint-Sacrement, qui, en effet, jusqu’à cette époque, n’avait point la manifestation extérieure qu’elle a eue depuis. Julienne devenue prieure de la maison du Mont-Cornillon, communiqua à des théologiens et à des pasteurs sa pensée, qui fut peu à peu élaborée. En 1246, l’évêque de Liège, Robert, établit la fête dans son diocèse, et le pape Urbain IV, dans sa suite, l’institua dans toute l’Eglise. La procession où le Saint-Sacrement était porté dans les rues avec une pompe magnifique, et d’intervalle à intervalle adoré sur les autels des reposoirs ornés de fleurs et de feuillages, fut instituée, suivant l’opinion la plus probable, au XIVe siècle.

Les agriculteurs redoutent l’échéance du 8 juin, jour de la Saint-Médard :

Quand il pleut à la Saint-Médard,
Il pleut quarante jours plus tard.

Il est bien probable que ce dicton remonte beaucoup plus haut que l’établissement du calendrier grégorien : or, quand on a introduit ce calendrier dans l’usage officiel, on a supprimé, pour une fois seulement, les fêtes de douze saints, ce qui a avancé de douze jours celles de tous les autres saints. La fête de la Saint-Médard tombait donc autrefois vers le 20 juin, jour voisin du solstice d’été. Or, à cette époque de l’année, le soleil occupe pendant quelques jours la même position par rapport à la terre ; la chaleur envoyée par le soleil reste la même durant cette période et, les conditions météorologiques variant peu, on doit supposer que le temps ne changera pas pendant quelques jours. Si donc il pleut à cette époque, la pluie a quelque chance de durée.

Si nos agriculteurs se sont inquiétés aussi vivement de l’influence de saint Médard, c’est, il faut le dire, parce qu’ils redoutent en juin l’abondance des pluies, ainsi que l’attestent certains proverbes agricoles :

Juin pluvieux vide celliers
Et greniers.

 

Quand il pleut pour Saint-Médard
La récolte diminue d’un quart.

 

Eau de Saint-Jean ôte le vin
Et ne donne pas de pain.

Nous pourrions multiplier ces dictons populaires, qui se résument en ceci : les agriculteurs désirent un mois de juin moins pluvieux et plus chaud que le mois de mai.

C’est en juin que se termine le mois républicain de prairial et que commence, le 21,messidor, mois des moissons. En juin, vers la Saint-Jean, commencent la fauchaison et la fenaison, c’est-à-dire les opérations qui consistent à couper le foin, à le faire sécher sur les prairies et à le rassembler en meules, en bottes, pour le rentrer, dans cette partie des bâtiments de l’exploitation qu’on appelle le fenil. Dans ce mois a lieu la tonte des moutons, dont la laine servir& à nous couvrir durant la saison froide ; le potager fournit en abondance les pois, les fraises, les artichauts... ; le verger prodigue ses fruits rouges : cerises, groseilles et framboises... la terre récompense avec usure les laborieux efforts de celui qui la cultive.

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 06:15

 

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Aujourd’hui ….Proverbe d’autrefois

 

 "Folle est la brebis qui au loup se confesse"

 

Se dit d’une femme taxée de folie lorsqu’elle prend pour confident intime un homme qui ne peut chercher, dans les confidences qu’elle lui fait, que des moyens de la tromper et de la perdre

On dit aussi : folle est la poule qui au renard se confesse, et ce proverbe paraît préférable au premier ; car l’idée d’artifice, d’hypocrisie et de séduction — également indiquée dans l’un et dans l’autre —, convient moins au caractère du loup qu’à celui du renard ; d’ailleurs le rôle de confesseur est attribué beaucoup plus naturellement à ce dernier animal auquel la tradition proverbiale a toujours fait jouer divers rôles semblables, par exemple, celui de prédicateur : témoin le dicton le renard prêche aux poules, très usité en parlant d’un imposteur qui endoctrine des personnes simples et ignorantes dont il veut faire ses dupes.

confesse.jpgNous rappellerons en quelques mots les faits analogues qui se trouvent dans la Procession du renard, farce jouée à Paris lors des démêlés de Philippe le Bel avec le pape Boniface VIII. L’acteur principal se montrait sur la scène revêtu d’une peau de renard avec un surplis par-dessus, chantait l’épître, paraissait ensuite sous le costume papal, la tiare en tête, et finissait par courir, ainsi costumé, après les poules qu’il étranglait.

 

Ajoutons que la substitution du renard et de la poule au loup et à la brebis n’apporte pas le moindre changement dans la signification d’un proverbe qu’illustra le célèbre abbé François-Timoléon de Choisy par ses succès de libertin. Fils d’un conseiller d’État, et petit-fils d’un receveur général des finances, il vivait retiré dans le fond du Berry, habillé en femme, sous le nom de comtesse des Barres, et à l’aide de ce travestissement, il abusa de plusieurs demoiselles de condition. Lui-même a écrit ses aventures, imprimées à Bruxelles en 1736, sous le titre de Mémoires de madame la comtesse des Barres.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 06:35

 

 

Aujourd’hui….

Autrefois .création bandeaux

 

Omelette (L’) 

 

Une spécialité culinaire diversement appréciée

(D’après « Le Nouvelliste illustré », paru en 1899)

 


      Si la Grèce et la Rome antique semblent ne pas avoir connu l’omelette, celle-ci fut vulgarisée en Europe au Moyen Age : prisée par Descartes, elle fut fatale à Condorcet...

 

Cet amalgame culinaire a toujours été incompatible avec le tempérament du peuple anglais, qui aime le naturel jusqu’à la crudité, nous explique en 1899 un chroniqueur du Nouvelliste illustré, qui ajoute que la complexion de l’Allemand lui donne l’appétit de toutes les combinaisons expérimentales, et que c’est à lui que nous devons l’omelette de luxe : au rhum, aux confitures ou aux pruneaux.


omelette.jpgLa cuisine héroïque des Grecs, au siège de Troie, comportait à peine l’usage des œufs cuits sous la cendre. Homère ne parle pas d’omelette. Les Romains l’ont-ils connue ? On peut en douter, parce qu’il n’existe en latin aucun nom technique correspondant à cette préparation spéciale.
L’Espagnol, nous affirme-t-on encore, en use sobrement. Il est d’avis, comme les Africains du Congo, qu’avec de la patience, d’un œuf on obtient un poulet, sans dépense de nourriture. L’omelette, dans les pays favorisés, étant du gaspillage, y devient un crime ! ajoute notre journaliste.

Dans les fouilles de Pompéi et d’Herculanum, on a exhumé des milliers d’ustensiles de ménage, mais rien qui ressemble à une poêle à frire. Cependant Lucullus a dû manger des omelettes superfines d’œufs exotiques d’autruches, de faisans, de cygnes, de cailles, d’ortolans, etc.

L’omelette a été vulgarisée au Moyen Age, en Europe, par les instituts monastiques. On se perd en conjectures sur l’étymologie du mot omelette. Brillat-Savarin, l’homme aux explications, ne s’en occupe qu’au point de vue gastronomique.

L’omelette a été illustrée par Descartes. Le grand homme ne se permettait qu’une sorte de ragoût, mais il est vrai qu’il se le permettait souvent, et qu’une longue expérience lui avait appris à le préférer aux mets les plus exquis ; c’était une omelette d’œufs couvés huit ou dix jours. « Ce nombre, dit le biographe de Descartes, est essentiel pour la bonté de l’omelette ; plus ou moins de jour, elle serait détestable. »

L’histoire de l’omelette a une page dramatique : en 1794, Condorcet, proscrit, déguisé, errait aux environs de Paris, à la recherche d’un asile. Arrivé à Bourg-la-Reine, il commanda une petite omelette pour son souper. « Combien d’œufs ? » demanda l’hôtesse. L’illustre académicien savait le nombre des étoiles du firmament, mais il ignorait la quantité d’œufs nécessaire à la confection d’une omelette.

A tout hasard, il répondit : douze. Devenu suspect par cette bévue, il fut arrêté, écroué au corps de garde, et le lendemain matin on le trouva mort. Il s’était empoisonné.

 

 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 06:17

 

Aujourd’hui….

Autrefois .création bandeaux

 

Remaniement ministériel cherche
ministres compétents en 1829

(Extrait de « Le Grondeur » du 16 mai 1829)

 

Le 16 mai 1829, cependant que le gouvernement de Jean-Baptiste de Martignac, sous le règne de Charles X, avait été remanié trois fois depuis le début de l’année, le « journal non politique, paraissant le mercredi et le samedi » intitulé Le Grondeur, lance un appel humoristique en vue de pourvoir des postes ministériels qu’il juge vacants...

On demande un ministre des affaires étrangères qui ne soit pas trop étranger aux affaires, et qui ne haïsse pas trop la charte... On ne tient pas positivement à ce qu’il sorte d’ambassade.

On demande un ministre de la justice qui ait l’envie d’être juste, et ne dépense pas près de cent mille francs pour faire décorer sa salle à manger... Il n’est pas nécessaire qu’il soit maître d’armes, doctrinaire, girouette ou basculiste.

On demande un ministre de l’intérieur qui connaisse un peu l’esprit des départements et les besoins de la génération actuelle. On le voudrait franc, loyal autant qu’un diplomate peut l’être... On voit qu’il n’est pas absolument nécessaire que ce soit un gascon !

 

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On demande un ministre de la marine qui connaisse un peu cette arme savante ; qui sache ce que c’est qu’un grelin et une garcette ; qui ne prenne pas l’artimon pour le perroquet, et la barre pour le cabestan, et qui puisse distinguer un riz au lait d’un ris de voile... On avertit qu’il ne suffit pas que ce soit un fort honnête homme, possédé des meilleures intentions... On veut que l’individu demandé sache un peu son métier, et connaisse la mer autrement que pour n’avoir fait que deux ou trois traversées.

On demande un ministre des cultes ; mais comme un ministre des cultes doit les protéger tous, et qu’il serait presque indispensable que ce fût un homme qui crût à tout et ne crût à rien, on exige un particulier qui soit fort indifférent en matière de religion... Il est donc de nécessité absolue que le sujet qui se proposera ne soit pas prêtre, et surtout prêtre catholique.

On demande un ministre de la guerre qui soit capable de raisonner plan de campagne et bataille, un peu proprement avec nos vieux généraux... On n’exige pas que ce soit un Turenne, un Bonaparte ou un Ney, ce serait trop demander ; mais on veut au moins une espèce de militaire, qui n’ait pas pris ses grades dans les bureaux, et qui n’ait pas gagné ses épaulettes d’officier-général dans un fauteuil administratif. On désirerait aussi qu’il ne pesât pas 200 kilos, afin qu’il pût au besoin monter à cheval, et faire de fréquentes tournées dans les divisions militaires.

S’adresser, pour la présentation des sujets, en face du Pont-Royal, la grande grille à main droite.

Nota. On est très pressé !!!!!!!!

 

 

C’était aujourd’hui ;    

 Autrefois .création bandeaux

 Remaniement ministériel

 

 

 

 

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