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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 11:54

 

 Autrefois .création bandeaux

 

 

Aujourd’hui...

 

 "Polluer plus pour gagner plus,
véritable credo industriel "

(Éditorial du 8 juin 2009 paru dans le N° 31 de
La France pittoresque - juillet/août/septembre 2009)


 

 

Esquisse d’une véritable politique environnementale visant à prévenir les nuisances olfactives et visuelles générées par la jeune industrie, l’arrêté de février 1806 du préfet de police de Paris classe en trois catégories les fabriques selon leur toxicité, à l’instigation de Chaptal, ministre de l’Intérieur démissionnaire qui attire l’attention sur l’imminence d’un bras de fer opposant les industriels aux riverains mécontents d’odeurs qu’ils jugent délétères émanant de leurs usines : les plus dangereuses doivent être éloignées des habitations, les plus incommodes sont tolérées, les plus insalubres sont placées sous surveillance, cependant que le Conseil de salubrité, gestionnaire de la santé publique créé en 1801, se doit d’enquêter avant toute nouvelle implantation.

pollution.jpgSi ces mesures, étendues à tout l’Empire dès 1810, permettent dans un premier temps d’endiguer la pollution en contenant les émanations, en élevant les cheminées et en enterrant les eaux usées, elles s’avèrent bientôt insuffisantes pour contrer d’une part l’ampleur de la croissance industrielle, d’autre part une urbanisation non réglementée incitant la population à paradoxalement encercler les sites des manufactures. En 1881, selon l’avocat Maxime Napia, il est des industries pouvant devenir « de terribles foyers d’infection épidémique » ou exposer les maisons environnantes « à des risques continuels d’explosion ou d’incendie ».

Quand certaines « sont susceptibles d’émettre des vapeurs désastreuses pour les fruits de la terre », d’autres « ruinent à tout jamais la santé du personnel qu’elles emploient. (...) Laissé libre, sans aucun contrôle, l’usinier, talonné par une concurrence chaque jour plus acharnée, ne songera souvent qu’à réduire ses frais généraux au strict indispensable et négligera, par suite, les mesures d’hygiène les plus élémentaires ».

Plaintes et pétitions nombreuses adressées à l’Administration préfectorale et aux corps élus aboutissent en 1932 à la promulgation de la loi Morizet prohibant l’installation d’une usine de première ou deuxième classe dans les zones réservées aux habitations, mettant enfin en accord urbanisme et législation des établissements classés, alourdissant les pénalités encourues par des industriels qui ne peuvent plus ignorer les déchets qu’ils rejettent dans l’atmosphère.

Deux siècles après que Chaptal ait soulevé de prééminentes questions liées au développement durable, l’ampleur de la tâche demeure colossale...

pollution-.2.jpg

C’était aujourd’hui ;    

Autrefois .création bandeaux 

 

 "Polluer plus pour gagner plus,
véritable credo industriel "

 

 

 

Papy- bougnat /12/02/2012..

 

Allez.! bonne semaine , , et faitent preuve d'un peu de civisme à chacun sa pierre et l'édifice sera consolidé....

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 08:11

 

 

Un regard vers le passé……


Autrefois .création bandeaux


Aujourd’hui ;  « Le droit de cognage»


Certains droits seigneuriaux à savoir dénommé...

le singulier droit de cognage», ensuite droit du seigneur, puis plus tard le droit de cuissage…..

D'après « Bibliothèque de l'Ecole des chartes », paru en 1924

 

 

Le janvier 2 janvier 1342, sous le sceau du bailliage de Vermandois établi en la prévôté de Chauny, demoiselle Marie, veuve de Wiart de Chaon, écuyer, et ayant le bail de Jehennon de Chaon, son fils, avoue tenir du château de Chauny, lequel appartient en nue-propriété au roi et en usufruit à Mme Beatrix de Chastillon-Saint-Pol veuve de messire Jehan de Flandre seigneur de Nesle, un fief consistant en certains droits seigneuriaux perçus Chauny, dont le produit se monte soixante sols parisis chaque année.

 

L'un de ces droits est ainsi désigné : « Item le congnage ; ch'est assavoir de chascune espousée quelle que elle soit venans de dehors Chauny et passans oultre Chauni parmi le pont royal, ouquel les que che soit, puis que elle passeche parmi ledit pont, chinc peaus de sen con ou chinc sols parisis. » (Archives nationales, Pièce 47.1 n°CCCLI)

 

cognage.jpg  Cette singulière redevance ne paraît pas avoir attiré attention des juristes et le nom qu'elle porte ne figure semble-t-il dans aucun dictionnaire. Il n'en est pas question dans les quelques documents que la série H4 des Archives nationales nous a conservés sur les péages de Chauny la fin du XVIIIe siècle. Melleville, dans son Histoire de ville de Chauny (Laon, 1851, p. 69) lui consacre quelques lignes sans indiquer les textes qui la lui ont fait connaître :

 

« Les seigneurs de Chauny percevaient un... droit aussi bizarre dans sa nature que grossier dans son nom. Malheur à la jeune mariée qui le jour de ses noces, par nécessité ou par mégarde, passait et repassait la rivière Oise : pour ce fait, elle devait cinq sous parisis à son seigneur et ce dernier pouvait lui faire fermer les portes de la ville au nez si elle refusait de les acquitter. Ce droit, souvenir, sans doute, d'un autre plus ancien et plus immoral, fut quelque temps érigé en fief »

 

Ainsi, ce droit prétendument pris sur la mariée le jour des noces, ne résiste pas à l'examen des pièces du temps.droit-du-seigneur.png Il est en réalité à rapprocher des gauloiseries qui ont donné naissance la légende du droit du seigneur, plus connu sous le nom de droit de cuissage, dont les historiens modernes savent qu'il ne fut qu'un mythe mais qui fut cependant présenté comme ayant bel et bien existé par les célèbres Voltaire ou Michelet.

 

Conclusions ; IL faut quand même reconnaitre que notre début de XXI ième siècle n’est peut-être pas parfait dans le droit, mais certains privilèges importants ont quand même été  abolies, donc l’humain a su quelquefois évoluer dans le bon sens …….

Tant qu’au parfait nous nous contenterons du Bocal….

« Avouer que l'on a eu tort, c'est prouver modestement que l'on est devenu plus raisonnable. »

 

C’était aujourd’hui ;  

   Autrefois .création bandeaux

 

« le singulier droit de cognage»

 

Bonne semaine….

A

 dimanche prochain….

 

 


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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 08:39

 

 

  Autrefois .création bandeaux

 

 

Aujourd’hui…


Carnaval de Nice (Alpes-Maritimes)

 (D’après « Aux pays d’azur », paru en 1902)

 

Le Carnaval de Nice existe depuis un temps immémorial : au Moyen Age, même au sein des circonstances les plus tragiques, il n’a pu calmer sa joie cascadeuse et frivole. En 1578, le duc Emmanuel Philibert vint passer à Nice les fêtes du Carnaval avec son fils, le prince de Piémont. A cette occasion Honoré Grimaldi, seigneur de Monaco, désirant présenter ses deux fils au jeune prince, les envoya auprès de lui pour ces fêtes, qui, dit Toselli, furent portées, cette année, par la population niçoise, à un degré tel qu’il serait difficile d’en donner une description.

Aujourd’hui

Le carnaval de Nice est le premier carnaval de France et un des plus célèbres du monde. Il se déroule chaque hiver à Nice, au mois de février durant deux semaines, et attire 1,2 million de visiteurs. Il constitue la fête emblématique du calendrier événementiel niçois parmi les quelque 850 événements culturels, festifs ou sportifs qui s'y déroulent chaque année.

A l’origine

A l’origine fête païenne, "Carne levare, levamen", "enlève la chair" - définition la plus usitée du Carnaval - se déroule avant la période de carême, pendant les jours gras (Mardi-gras). C’est la dernière fête avant une période d’abstinence et de cuisine maigre, qui justifie donc tous les débordements. C’est à la Belle-Epoque que le Carnaval de Nice connaît son apogée : c’est alors le plus grand Carnaval du monde. Son histoire commence pourtant en 1294, avec le séjour à NICE, du Comte de Provence Charles II, Duc d’Anjou, venu pour y passer les jours joyeux du Carnaval".

 

Historique..

carnaval.01.gif

Figure de carnaval, au XVIIe siècle

En 1821, la cour de Sardaigne se rendit à Nice au commencement de la saison et ne put retourner à Turin, à cause du mauvais état des routes couvertes de neige et défoncées en maints endroits. Le roi dut rester avec toute sa suite de seigneurs et pour le distraire, les Niçois eurent l’idée d’organiser un Corso de gala, qui fut le prologue des fêtes actuelles. Une trentaine de voitures figurèrent à la fête qui fut limitée, dit Ch. Limouzin, entre la Poissonnerie et l’endroit où se trouve maintenant la Halle du Cours. Les projectiles se composaient uniquement de fleurs et de petits sacs de bonbons véritables, nomméscoriandoli, auxquels on mêla plus tard des oranges et des cigares. Chaque année, les fêtes recommencèrent, à la même époque, avec le même brio endiablé et, peu à peu, prirent une plus grande extension.

En 1848, la Révolution française et la guerre engagée avec l’Autriche mirent une fatale sourdine à la retentissante allégresse de ces solennités bruyantes, pour lesquelles se passionnait tout un peuple.

Pendant quelques années, Messire Carnaval ne fut qu’un pâle reflet des splendeurs initiales et ne put s’esbaudir qu’entouré des précautions soupçonneuses de la police, qui forçait chaque habitant à exhiber son masque et à demander une autorisation, immédiatement refusée si l’on n’était pas bien noté. Le nombre des voitures diminua, ainsi que leur luxe d’ornementation ; les armes carnavalesques perdirent de leur galanterie première, et l’on abandonna les bonbons pour avoir recours à des imitations, dont les principales furent des pois chiches recouverts d’une couche de sucre et passés en couleur. Puis, les pois chiches furent pastichés, à leur tour, et l’on lança des confetti, des faguioli, des ciceri, des boulettes en pâte cassante, de diverses teintes, et l’on alla jusqu’à se bombarder avec des oeufs vidés et remplis de poussière noire, rouge ou bleue.

En 1856, les fêtes furent particulièrement réussies, grâce à la présence de l’Impératrice douairière de Russie, mère du Czar Alexandre II. La guerre de 1870 influa considérablement sur le Carnaval, qui pendant deux ou trois ans, ne donna que de faibles signes de vie.

carnaval.02.gif

Figure de carnaval, au XVIIe siècle

En 1873, M. Saétone, ancien conseiller de préfecture, se met à la tête d’un groupe d’amis et prend l’initiative, chaleureusement accueillie, d’une réorganisation générale des fêtes carnavalesques. Avec l’appui de la colonie étrangère, un comité fut vite formé, l’argent nécessaire aux prix, qui ne consistèrent, cette année, qu’en bouteilles de champagne, afflua de toutes parts et l’organisation des chars, groupes, et mascarades fut poussée avec frénésie.

Le Carnaval fut éblouissant et l’on parle encore des grands chars, le Soleil de Nice, la Marmite du Diable et des quatre cavalcades, les Carabiniers, les Brigands, lesMousquetaires et les Templiers, que formèrent les membres du Comité.

L’année suivante, les prix en argent furent institués ; les plus élevés étaient de 1000 à 1500 francs. Jusqu’en 1889, époque de la formation du Comité des fêtes tel qu’il apparaît au début du XIXe siècle, M. Staéone dirigea les fêtes du Carnaval avec le Comité, dans lequel figurèrent, successivement, le comte d’Aspremont, le duc de Castries, le vicomte Vigier et le comte de Cessoles. Il y eut, à cette époque, de forts beaux chars, et les annales carnavalesques conservent le souvenir de ceux de la Paix, des Chauves-Souris, du Chou, de la Cuisine renversée, du Rizotto, des Marionnettes, de la Grenade, de la Corbeille et des Grenouilles.

carnaval.03.jpg

Affiche pour le Carnaval de 1903

Le signal des fêtes, qui ont lieu pendant les huit jours qui précèdent le Carême, est donné par l’entrée triomphale à Nice du bonhomme Carnaval, décoré du titre de Majesté, accompagné de toute sa suite, et que l’on installe pompeusement dans son palais de la place Masséna. Voici quels sont les derniers avatars subis par cette Majesté qui jouit de règnes courts, mais sans opposition, parlementaire ou autre. En 1882, elle arriva en jockey ; en 1883, en Paysan en goguette ; en 1884, en Guignol monté sur un chimère ; en 1885, en Polichinelle sur une bouteille de champagne ; en 1889, en Matelot sur un navire, en 1890 ; en Jockey sur un tricycle ; en 1891, en Bacchus sur un tonneau ; en 1892, en Rajah sur un éléphant ; en 1893, en Paysan niçois accompagné de sa femme ; en 1894, en Triboulet sur une grosse caisse ; en 1895, en Chinois ; en 1896, en Toréador ; et en 1897, en Paysan sur un dindon.

Sitôt Sa Majesté installée, commencent les défilés de tous les chars et mascarades, le grand Corso de gala, les Vegliones, Redoutes, Kermesses, Batailles de Fleurs et de Confettis. L’Avenue de la Gare flamboie, étincelle, fulgure, d’un bout à l’autre, d’un incendie de feux, ballons, quinquets et lampions, à rendre aveugle l’innombrable foule qui s’entasse de tous côtés.

Des fanfares éclatent, de tous côtés dans la masse sautante des masques dansants ; le tumulte et la joie sont à leur comble ; les confettis et les serpentins s’éparpillent et s’enroulent de toutes parts, tandis qu’en les deux journées spéciales, les confettis de plâtre rebondissent comme la grêle, durs et crépitants, lancés par les petites pelles à manche flexible, et leur mitraille offensive force chacun d’être masqué aussi hermétiquement que possible, au risque de se faire aveugler. La bataille, annoncée par des coups de canon et circonscrite à certains quartiers s’engage, furieuse et endiablée. Chaque maison est une citadelle, et chaque balcon a ses combattants et son artillerie. Sur deux rangs, le long des estrades, les équipages défilent et de chacun d’eux partent les fusillades fleuries.

Toutes les formes de voiture revêtent toutes les formes du bouquet ; ce sont, passant dans une nuée aux senteurs capiteuses, des paniers Louis XV, tendus de satin blanc et ornés de rubans et de roses, des breacks revêtus de mimosas et de jonquilles, des victorias enguirlandés de muguets et de violettes, des calèches toutes couvertes de camélias et de pensées, des landaus et des mailcoatch disparaissant sous des dômes fleuris, des charrettes épinglées de tubéreuses et cent nids roulants, décorés de motifs où l’ingéniosité le dispute à la magnificence, pendant que, sur les flancs des chevaux, les caparaçons des fleurs mettent leur caresse de fraîcheur.

carnaval.04.jpg

Carnaval de Nice de 1912. Sa Majesté, en Gargantua

Et sur tout cela, les rires perlés, les gaies clameurs qui s’égrènent de tous côtés, comme un essaim d’oiseaux gris de soleil, au-dessus des mélodies dansantes des musiques de fête. Impossible de rêver apothéose plus passionnante, que le retour et le long défilé des voitures, avec les bannières roses et fanfreluchées, claquant et livrant au vent leurs plis de soie, dans les pourpres du couchant, qui ont l’air, elles aussi, de bannières de gloire éployées aux confins du ciel, cependant que la mer, délicieusement mauve, s’assombrit, peu à peu, sous la coupole de bronze de femmes, elles aussi, mollement balancées dans les voitures berceuses, sont de grandes fleurs vivantes, dont les toilettes exquises continuent les gammes multicolores des jardins.

Le soir, dans tous les établissements de plaisir, les vegliones, ou bals masqués, et les redoutes, dans lesquelles, généralement, tous les costumes doivent être aux couleurs officielles décrétées par le Comité.

Le jour du Mardi-Gras, après le dernier grand Corso et la bataille des confettis, la fête est transportée sur les estrades de la place de la Préfecture, où tout le monde est muni des moccoletti, cierges minuscules que l’on doit chercher à éteindre, derniers vestiges des torches orgiaques des fêtes païennes de Dyonysios. Puis Sa Majesté Carnaval subit, en effigie, le sort de Sardanapale, s’effrondre dans un bûcher autour duquel les masques forment une ronde effrénée et sa flambante agonie s’agrémente d’un superbe feu d’artifice et d’un cortège aux flambeaux qu’accompagnent toutes les musiques.

Et ainsi finit cette éblouissante période voluptueuse pendant laquelle, comme dit Théophile Gautier :

De paillettes tout étoilé
Scintille, fourmille et babille
Le Carnaval bariolé.

 

En 2011, Le Roi Carnaval était Roi de la Mediterranée, et a régné sur la 127e édition du Carnaval de Nice, plus importante manifestation de la Côte d’Azur en
hiver. Il sera "Roi du Sport"
en 2012 du 17 février au 4 mars.

carnaval.05.jpg


C’était aujourd’hui… 

Autrefois .création bandeaux

 

« le carnaval de Nice »

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 15:37

 

 

 

Autrefois .création bandeaux

 

 

Aujourd'hui....  

Le dimanche, premier ou dernier jour de le semaine ?


"D'après « Gazette anecdotique littéraire, artistique et bibliographique », paru en 1888"

 

En 1888, Paul Forestier, du Voltaire, voulut prendre ses renseignements aux bonnes sources concernant le premier jour de la semaine. Il consulta successivement Larousse, l'Académie et Littré, et tous les trois furent unanimes pour lui indiquer le dimanche comme étant ce premier jour.

 

Malgré cette triple et écrasante autorité, il semble incompréhensible que la question puisse être posée, et surtout qu'elle puisse être résolue dans ce sens, rétorque la Gazette anecdotique. Les jours de la semaine correspondent, on le sait, aux journées de la création du monde, et la Bible, après avoir énuméré ces journées, au nombre de six, ajoute : « Dieu, ayant terminé son œuvre, se reposa le septième jour... Et il bénit ce septième jour, et il le sanctifia, parce que c'était en ce jour qu'il s'était reposé de son œuvre de la création. »

 

le dimancheOr le dimanche étant le jour du Seigneur (dies dominica), et le repos ne pouvant pas se placer avant le travail, il s'ensuit forcément que ce jour est le dernier de la semaine, en dépit de l'Académie, de Littré, de Larousse, et de tous autres qui voudraient soutenir leur erreur.

 

Encore défini par la septième édition (1878) du Dictionnaire de l’Académie française comme le premier jour de la semaine, le dimanche devenait le dernier dans la huitième (1932). La neuvième édition, en cours de publication, indique : « Traditionnellement, et aujourd’hui encore dans la langue religieuse, premier jour de la semaine qui commémore la résurrection du Christ ; il comportait aussi la prescription du repos. Dans la langue courante, septième et dernier jour de la semaine. 

 

Dimanche….

 

Ce dimanche épanoui

Où la famille se réjouit

De ce jour ensoleillé

Et d’être rassemblée

Profitons de chaque instant

Tant qu’il est encore temps

Chaque génération

Refait le monde à sa façon

Les repères se mélangent

Et tout cela est bien étrange

Les âmes solitaires

Errent sans repères

A la recherche d’un compère

En ce dimanche épanoui

Tous ne sont pas unis.

 

Doux dimanche....avec papy...........

C'était aujourd'hui...

Autrefois .création bandeaux


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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 08:40

 

  Autrefois .création bandeaux

 

 

Aujourd’hui….

 

Gouvernance européenne : volonté ancienne
d’élites prônant l’avènement supposément
salvateur d’un « ordre nouveau »

(D’après « L’Illustréa », numéro de janvier 1930)

 

Ou,

L’idée du travail en commun.

 

 

En 1930, vingt ans avant que ne soit créée la Communauté européenne du charbon et de l’acier, première organisation posant les bases du développement actuel de l’Union européenne, Edouard Herriot, ancien président du Conseil, fait l’apologie d’une future gouvernance européenne, un « Conseil des ministres européens » lui apparaissant comme l’étape nécessaire destiné à « réaliser un ordre nouveau », et promet chômage et révolution « si l’Europe ne s’organise pas dans l’ordre social et économique »

 

Si la Communauté européenne du charbon et de l’acier, embryon de l’Union européenne actuelle, vit le jour en 1950, l’objectif visant à mettre en place une Fédération européenne dont on affirme alors qu’elle laissera chaque nation souveraine, était parfaitement défini au moins vingt ans auparavant. Dans son numéro de janvier 1930, le magazine l’Illustréa propose à ses lecteurs une interview de l’ancien président de Conseil Edouard Herriot, qui aborde « La question des Etats-Unis d’Europe » et revient sur la tentative d’Aristide Briand de mettre sur pied un pan d’Union fédérale européenne en septembre 1929. Voici cette interview :

edouart-herriot.01.jpg

Edouard Herriot

 

 Dès qu’elle fut lancée, l’idée des Etats-Unis de l’Europe fut très discutée, ce qui est le sort de toutes les idées vivantes. Une partie de la presse allemande réagit violemment, invoquant l’hostilité certaine de l’Angleterre et de l’Amérique, et le système des murs constitué par les barrières douanières. Tandis que, par contre, la Gazette de Voss accueillait cet espoir avec bienveillance en déclarant, avec juste raison, qu’à la base de cette union durable des peuples européens, il fallait d’abord l’entente franco-allemande.

 Certains journaux anglais publièrent des articles vraiment révélateurs. Par exemple, leDaily Express protesta vivement contre toute idée de Fédération européenne qui comprendrait l’Angleterre, pour la raison que l’Empire britannique doit former une unité économique complète, plus forte que l’Amérique ou que l’Europe. Le premier résultat du discours de M. Aristide Briand [plusieurs fois président du Conseil, il forma 11 gouvernements et occupa ce poste pour la dernière fois du 29 juillet au 22 octobre 1929] fut donc de provoquer certaines crises d’impérialisme. La thèse duDaily Express se trouva confirmée par plusieurs grands quotidiens anglais.

 M. Briand convoque alors ses collègues d’Europe au déjeuner que l’on sait, le déjeuner historique du 9 septembre [déjeuner à l’Hôtel des Bergues à Genève avec les délégués des 27 Etats européens membres de la Société des Nations. Le 5 septembre précédent, il avait annoncé devant l’Assemblée générale de la Société des Nations, au nom du gouvernement français et en accord avec Stresemann, ministre des Affaires étrangères allemand, un projet d’union européenne, s’exprimant notamment ainsi : « Je pense qu’entre des peuples qui sont géographiquement groupés, comme les peuples d’Europe, il doit exister une sorte de lien fédéral. Ces peuples doivent avoir à tout instant la possibilité d’entrer en contact, de discuter de leurs intérêts communs, de prendre des résolutions communes. Ils doivent, en un mot, établir entre eux un lien de solidarité qui leur permette de faire face, au moment voulu, à des circonstances graves si elles venaient à naître »].

 C’est une de ses méthodes. C’était aussi l’un des moyens favoris employés par Talleyrand : Donnez-moi, disait-il à son roi, de bons cuisiniers, je me charge du reste. » Avant même que les invités fussent réunis, un événement important se produisait. Le regretté M. Stresemann [il mourut le 3 octobre 1929] gravissait la tribune de la Société des Nations, et protestant contre les pessimistes, se défendant de céder aux illusions, reprenait cette pensée que les doctrinaires les plus féconds ont souvent passé au début pour des fous et déclarait réalisable le projet d’union européenne. Il signalait tout ce qui dans nos pays demeure encore suranné, archaïque et moyenâgeux.

 Vingt-sept Etats européens ont accueilli l’initiative du premier ministre français, s’engageant à étudier la question. Je ne détiens pas l’arche sainte et ne viens pas jouer de la trompette. Je veux seulement essayer de clarifier une idée et un programme qui paraissent encore confus. Pour cela, un seul moyen : passer de la synthèse à l’analyse.

 Il est bien évident qu’il faut garantir la formule dont nous nous servons contre des excès dangereux. S’agit-il de grouper les Etats européens comme le sont tous les Etats d’Amérique du Nord ? Certes non, car la formation des Etats-Unis a été une oeuvre politique. Veut-on unifier moralement et politiquement l’Europe ? Ce serait l’absurdité même. Je ne me servirai même pas de l’exemple fourni par l’unification de la Russie ou l’établissement de l’union douanière allemande, le Zollverein. Ces deux concentrations nationales se sont effectuées entre des peuples depuis longtemps rapprochés par la culture et par l’histoire. Certains esprits, prompts aux rapprochements, invoquent l’exemple de la Suisse. Je ne m’en servirai pas : d’abord, parce que l’exemple serait décourageant puisque, depuis la première alliance des Waldstatten jusqu’au traité de Westphalie, il fallut à l’Helvétie plus de trois siècles pour se constituer et se faire connaître.

 Il ne s’agit donc pas d’imiter les Etats-Unis ou de créer un nouveau Zollverein, du moins pour l’instant, ou de constituer une confédération sur le modèle suisse. L’une des objections les plus fortes contre la Fédération européenne reposerait sur la crainte de voir les Etats-Unis d’Amérique considérer ce projet comme une manoeuvre dirigée contre eux. Par bonheur, l’intelligence américaine voit clair. A peine M. Briand avait-il parlé, que nous apprenons l’adhésion de nombreux sénateurs, dont MM. Borah, Walsh et King, à ce programme. M. Borah déclarait que « ce qui fera la prospérité de l’Europe fera également la prospérité des Etats-Unis. » Outre l’objection anglaise, il en est une autre importante : celle de la Russie. Les Soviets se sont préoccupés de la question et, avec ce style injurieux qu’ils chérissent, ils ont traité de « farce » le projet de M. Briand et parlé de Sainte-Alliance. Je reconnais qu’une fédération européenne serait incomplète s’il y manquait la Russie. Nous n’avons pas beaucoup de renseignements authentiques sur ce grand pays actuellement.

 Nous savons le rôle qu’il jouait, il y a vingt ans, dans la vie de l’Europe, bien qu’il commençât à peine à entrer dans le courant des rapports internationaux. Mais on ne lutte pas indéfiniment contre les lois de la vie. Un jour viendra où la Russie voudra sortir de son isolement. Je crois fermement, pour ma part, qu’il en sera de la Révolution soviétique comme de la Révolution française. Malgré ses prétentions contraires, elle créera la propriété privée. Et la Russie, remise à son tour d’une longue et terrible secousse, reprendra son rôle et sa place dans la vie des nations européennes.

aristide-briant.02.jpg

Aristide Briand

 Dans l’ordre politique, il faut préciser que le projet de la Fédération laisse chaque nation souveraine. Il suppose qu’on résoudra les problèmes du désarmement, que l’on mettra fin à cet état de guerre latent qui exige tant de sacrifices et dissipe tant de forces et que la Société des Nations, où tous les continents se rencontrent, poursuivra son œuvre. Je demeure partisan du protocole auquel j’ai travaillé en 1924, pour éviter les alliances partielles, les traités secrets et tout ce qui en découle.

 On peut, sans être grand prophète, prévoir que si l’Europe ne s’organise pas dans l’ordre social et économique, avant longtemps elle connaîtra de graves crises de chômage comme certains pays en subissent déjà. Alors, le danger de révolution, écarté jusqu’à présent par le bon sens et le bien-être relatif des masses, deviendra très menaçant, et l’Europe perdra, peu à peu, au profit de l’Amérique, mieux organisée, l’ensemble de ses marchés mondiaux.

 Enfin, comment ne pas voir les admirables effets qui résulteraient d’une Fédération européenne dans l’ordre intellectuel ? Sans être pessimiste, il est certain qu’un jour viendra où rien ne ressemblera plus à un highlander d’Ecosse qu’un pâtre du Tyrol ou des Carpates. Nous les verrons s’habiller à l’Européenne et dépêcher leur travail quotidien entre deux séances de radio. Nous arriverons ainsi à l’homme-type ou à l’Européen-type et à la suppression de la littérature et des arts populaires.

 Or, pas plus que nous ne voulons diminuer la souveraineté des Etats, nous ne pensons porter atteinte à l’indépendance des littératures. Il est facile de démontrer que l’essor des littératures nationales a été créé par le rapprochement des grandes littératures. On ne luttera pas contre la mécanique si on ne lui oppose une coalition des forces spirituelles. Est-ce que l’admirable sculpteur serbe Mestrovic n’a pas été fécondé par les enseignements qu’il a reçus de Bourdelle ou de Rodin ? Ces influences, loin de le gâter, lui ont permis de dégager son caractère national et de traduire la vieille épopée de Kossovo en une œuvre pleine d’accent et de sincérité.

 Aux grandes époque du Moyen Age, de la Renaissance et du Romantisme, les arts nationaux ont gagné beaucoup à être vivifiés par un grand courant européen. Ne cachons pas notre ambition : nous voulons ouvrir une ère nouvelle. Nous savons très bien que la tâche entreprise sera fort longue. J’ai gardé en mémoire les sages paroles prononcées par Mgr Seipel devant la Ligue Pacifiste des Catholiques allemands à Francfort : « Nous ne pouvons passer l’éponge sur le tableau effacer l’Europe que des milliers d’années ont dessinée pour faire place à une Europe nouvelle ». Mais nous croyons que pour réaliser un ordre nouveau, il faut la foi et le calcul des experts, la volonté des responsables et des dirigeants soutenus par l’adhésion des peuples.

 La lutte contre les douanes sera aussi terrible que la lutte contre le militarisme. J’entends être réaliste : je sais combien il a fallu d’années pour créer le Zollverein allemand. Je crois donc qu’il faudra procéder peu à peu et qu’une active collaboration franco-allemande devrait être à l’origine de l’œuvre nouvelle. Je me contenterai, pour ma part, de voir constituer, au début, un organisme permanent de travail en commun, qu’il ne serait pas impossible d’appeler Conseil des ministres européens. La Pan-Europe est une étape essentielle sur la route de la Paix, réclamée à la fois par les masses et par les élites », conclut Edouard Herriot.

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C’était……

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Gouvernance européenne 


 

Ou,

L’idée du travail en commun.......

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 11:20

 

 

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Aujourd’hui…

 

 

Fête des Rois mages 

 

images.jpgSymbole d'une fête durant laquelle la part du pauvre était à l'honneur et faisait l'objet de rituels, la galette des Rois, qui le temps d'une Révolution devint la galette de la Liberté, se distingue par sa célèbre fève sur laquelle on ne risquait pas autrefois de se casser les dents.

C'est en commémoration de l'apparition de l'étoile aux rois mages Balthazar, Melchior et Gaspard, et de la visite qui s'ensuivit aux lieux solennisés par la naissance de Jésus, que l'Église a institué la fête de l'Épiphanie, ainsi nommée des deux mots grecs épi (sur) etphanéiä (révélation)...

 

 

 

 

Les origines de la galette des rois


La galette des rois, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle.

La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée "part du Bon Dieu" ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présenterait.

La galette est dégustée le 6 janvier, jour de l'Epiphanie.Galette_des_Rois.png Le terme "épiphanie" est issu du grec et signifie "apparition". Cette fête correspond à la présentation de Jésus enfant aux Rois Mages.

Longtemps, l'Epiphanie fût plus important que le jour de Noël. Comme beaucoup de fêtes chrétiennes, la date de l'Epiphanie correspond à l'origine à une fête paienne.

Autrefois, les Romains fêtaient les Saturnales. Ces fêtes duraient 7 jours et tout était autorisé. A cette occasion, les soldats tiraient au sort, grâce à une fève, un condamné à mort qui devenait "roi" le temps des réjouissances. Une fois les Saturnales achevées, la sentence était exécutée. Les Grecs utilisaient aussi un système de tirage au sort avec des fèves pour attribuer certaines magistratures.

Sous l'ancien régime, on l'appela "gâteau des rois" car cela tombait en pleine période des redevances féodales et il était d'usage d'en offrir un à son seigneur.

En 1801, le concordat fixa la date de l'épiphanie au 6 janvier.

Les premières galettes étaient modestes. Il s'agissait plutôt d'une galette de pain. La brioche en couronne couverte de fruits confits dans le sud de la France ou la galette de Pithiviers au Nord, remplacèrent le pain et une hiérarchisation apparue avec le remplacement de la pièce d'argent par une pièce d'or chez les riches ou par une simple fève séchée chez les pauvres.

La plus ancienne attestation de "Galette des rois" remonte à 1311 où une charte de Robert, évêque d'Amiens, mentionne la coutume annuelle de "tirer les Rois" au moyen d'une "galette feuillée".

A la Révolution la tradition et si bien ancrée qu'elle ne pourra plus être supprimée et sera ridiculement remplacée par la Fête du Bon Voisinage avec un Gâteau de l'Egalité (on ne doit plus parler de rois!).

TRADITION DE L'ÉPIPHANIE : LA GALETTE DES ROIS

. Tradition de la galette et du gâteau de la fête des rois  galette-complette.jpg

La tradition veut que pour le jour de la Fête des rois mages, on partage un gâteau dans le quel est dissimulée une fève.

Il existe en France deux sortes de gâteau des rois. Dans le nord de la France, c'est un gâteau en forme de galette feuilletée très souvent fourrée à la frangipane. La frangipane est une sorte de crème d'amande inventée au XVI° siècle. La galette ronde, plate et de couleur dorée représente le Soleil. La galette des rois est une tradition typiquement française. D'ou vient cette tradition de l'Épiphanie ? Ce ne sont pas les mages qui ont apporté la galette. Cette tradition remonte à la fête pré chrétienne du 6 janvier. La galette symbolise le retour de la lumière du soleil après les longues nuits d'hiver.

Au sud, en Provence et dans le sud ouest, c'est un gâteau ou une brioche en forme de couronne qui évoque la couronne des rois. En Provence, elle est fourrée aux fruits confis. En Espagne et au Portugal, il y a un gâteau des rois analogue au gâteau du midi de la France.

2. Histoire de la galette des rois

En France, la coutume de la galette des rois existe depuis le XIV° siècle. Au XVI° et au XVII°, il y eu des campagnes contre cette fête jugée païenne particulièrement par le courant janséniste. Le 6 juin 1795, la Convention, qui avait soulevé la question de substituer à la galette des rois une « galette de l'Égalité », dut y renoncer devant la vigueur des protestations. En 1801 le Concordat réhabilita la fête des rois.

Du XVII° siècle à 1910 environ, les boulangers avaient coutume à la fête des rois d'offrir gratuitement une galette des Rois à leurs clients. L'usage s'est perdu et la galette est maintenant devenue un produit commercial proposé de la mi décembre à la fin janvier.

3. La fève dans la galette

La fève dans la galette des rois vient du temps des romains. Elle était blanche ou noire et était utilisée pour les votes. Au début janvier, aux saturnales de Rome, on élisait un roi du festin par une fève. Fèves noires et fèves blanches étaient ainsi de bulletins de vote pour chaque élection : magistrats, chefs de guerre ou rois des banquets, car aucun festin n'avait lieu sans qu'un roi des agapes fût élu.

Du haricot sec à la fève dorée à l'or fin 24 carats, on en trouve en plastique blanc ou, la plupart du temps, en porcelaine. En 1874, la fève en porcelaine fait son apparition en Allemagne avec la porcelaine de Saxe.

4. Coutume de la fête des rois et du partage de la galette des rois

Le jour de l'Épiphanie, c'est la coutume de la fête des rois de manger la galette des rois ou le gâteau des rois selon tout un rituel. La galette est découpée en autant de parts qu'il y a de participants, plus une part pour l'étranger ou le pauvre de passage. Cette part s'appelait "Part du Bon Dieu ". La coutume veut que le plus jeune de l'assemblée, situé sous la table ou les yeux cachés, appelle les invités au fur et à mesure que l'on désigne les parts. Celui qui a la fève est proclamé roi et désigne une reine. On pose une couronne sur la tête du roi qui choisit alors sa reine (ou le contraire) et lui donne une couronne. On boit à la santé du couple royal. Celui qui trouve la fève devient le roi ou la reine de la journée.

Galettes et fèves

le-roi.jpgDu XVIIème siècle à 1910 environ, les boulangers avaient coutume d'offrir gratuitement une galette des Rois à leurs clients. L'usage s'est perdu et la galette est véritablement devenue un produit commercial disponible de la mi-décembre à la fin janvier. La galette ronde comme un soleil triomphe au Nord. Elle s'oppose à la couronne de fruits confits au Sud. En Alsace, elle peut revêtir la forme d'un kugelhof au motif de fleur de lys, ou d'un grand bretzel. Quant à la fève, elle est à l'origine un légume naturel. Elle symbolise la fécondité et la promesse d'une renaissance, car l'embryon qu'elle contient germera au printemps. C'est en 1875 que les premiers sujets en porcelaine de Saxe apparaissent. Depuis, la fève est devenue objet de collection, pour les favophiles……..

 

N’oubliez pas Tradition oblige! :

  La coutume veut que ce soit la plus jeune personne de l'assemblée qui "tire les rois" et distribue les parts de galette aux convives !

 

 

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C’était...  

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Aujourd’hui ; " Les rois mages "

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 09:06

 

 Aujourd’hui...

 

 

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Le nouvel an...........

Les origines de la saint Sylvestre sont multiples et se perdent dans la nuit des temps. Les origines païennes se sont mélangées aux origines religieuses en drainant l'ensemble des croyances populaires et religieuses liées au solstice d'hiver. Le nouvel an est une fête d'origine païenne qui vit le jour vers 46 avant notre ère sous l'impulsion de Jules César qui décida que le 1er Janvier serait le Jour de l'An. Les romains dédiaient ce jour à Janus, le dieu païen des portes et des commencements. Le mois de Janvier doit son nom à Janus qui avait deux faces : une vers l'avant et l'autre vers l'arrière.

Dans la Rome antique on s'échangeait des pièces et des médailles à l'occasion du changement d'année. Cette tradition perdure dans les étrennes qui sont remises aux enfants le jour de la nouvelle année. Une dizaine de jours après les saturnales, les romains organisaient des échanges de voeux à l'occasion de copieux repas qui s'accompagnaient d'offrandes de rameaux verts et de confiserie. Cette période de fête était clôturée par les jeux du cirque.


nouvel an .01Celui qui donna son nom à cette nuit : Sylvestre était un Romain, fils du prêtre Rufin. Sa mère, Justa, confia son éducation au prêtre Cyrinus. Courageux, Sylvestre hébergea un chrétien d’Antioche, Timothée, qui après avoir fait beaucoup de conversions fut décapité sur l’ordre du préfet de la ville, Tarquinius. Sylvestre emporta le corps du martyr et, avec le pape Miltiade, l’ensevelit non loin du tombeau de saint Paul. Le préfet Tarquinius fit alors arrêter Sylvestre; il le somma de livrer les biens de Timothée et de renier sa foi. Sylvestre refusa et fut emprisonné. Il fut libéré après que Tarquinius se fut étranglé avec une arête de poisson. Le pape Miltiade l’ordonna prêtre.

Elu à la succession de Miltiade, Sylvestre, 33e pape, occupa le saint siège pendant près de 22 ans (314-335) sous le règne de Constantin le Grand. Il est surtout connu pour son combat contre la doctrine d'Arius de Constantinople qui niait la nature divine de Jésus. En réalité ce saint à peu à voir avec la fête du nouvel an, mis à part son nom. Certains historiens avancent que ce saint fut choisi uniquement pour son nom qui évoque la forêt. La nature est en effet très importante dans les symboliques et traditions héritées de l'antiquité.

En Occident, il est de coutume de fêter le nouvel an par un banquet la veille, c'est à dire le 31 décembre : c'est le réveillon de la Saint-Sylvestre. Ce repas comprend généralement du foie gras et du champagne chez les personnes aisées et autres mets délicieux plus abordables financièrement. Après celui-ci, les fêtes mêlent danses et lancers de cotillons, boules et rubans de papiers… À minuit, on se souhaite traditionnellement une bonne année en s'embrassant sous le gui. Puis, on offre les étrennes, cadeaux de nouvelle année. De nombreuses villes à travers le monde célèbrent la nouvelle année en organisant des feux d'artifice. Le 1er janvier, premier jour de l'année, est dans plusieurs pays un jour chômé.
 
Il existe cependant quelques particularités festives selon les pays en Europe :


Allemagne

nouvel-an-.02.jpgEn Allemagne du Nord on fête le "Rummelpott" le soir de la St. Sylvestre, donc le 31 décembre.(voir tableau   "Rummelpott" de Willem Grimm (1971). Les enfants dans les villages se déguisent et vont d'une porte à l'autre. Ils chantent des chansons particulières en "Plattdeutsch" - "L'allemand bas"
Ailleurs on fête la St Sylvestre avec un grand feu d’artifice à minuit. Il est coutume de se souhaiter  "Guten Rutsch"  avant le passage à la nouvelle année. (Bonne glissade).


Belgique

nouvel-an-.03.jpgDans la province de Liège, le 1er janvier, il est de tradition de manger de la choucroute en famille, avec une pièce sous l'assiette ou dans la main ou dans la poche pour avoir de l'argent pendant toute l'année.


Espagne

nouvel-an-.04.jpgEn Espagne, on mange un raisin à chacun des 12 coups de minuit. Les femmes s’offrent des sous-vêtements rouges. Notons que autrefois chez les Musulmans espagnols, les Morisques et particulièrement dans la région de Grenade et dans les Alpujarras,on mangeait à la Nouvelle Année une grenade aux 12 coups de Minuit (Source : Karim Bouakline Al Gharnati).


France

nouvel-an-.05.jpgLa saint sylvestre, dernier jour de l'année, tombe le 31 décembre. Il est de tradition d'organiser l'attente de la nouvelle année dans l'abondance et dans la joie. Dans la tradition, plus les mets sont variés et riches plus le réveillon sera de bon augure pour l'année à venir. La galette à la crème de noixremplacera la bûche. Le réveillon de la saint Sylvestre se fête généralement avec les amis, mais c'est aussi l'occasion de faire la fête avec de parfaits inconnus, seul ce qui compte est le plaisir de la fête. Ainsi le réveillon de la saint Sylvestre donne des scènes que l'on a peu l'habitude de vivre : concerts de klaxons, farandoles de rue, embrassades sous le gui. Et toute la nuit des "Bonne année" fusent de toutes parts.

Tous les débordements de joie et d'allégresse sont possibles le jour du réveillon de la saint Sylvestre. Ces débordements doivent s'accompagner de sons qui selon les croyances anciennes auraient le don de faire fuir les mauvais esprits et les démons.


Italie

nouvel-an-.06.jpgÀ Naples, en Italie, on accueille la nouvelle année par une coutume particulière, le soir du 31 décembre. Cette tradition consiste à jeter par la fenêtre de vieux objets, symboles de l'année terminée. Ainsi meubles, vaisselle, vêtements, etc... prennent le chemin de la rue au grand «malheur» des éboueurs, qui doivent passer la nuit à nettoyer les rues. Mais il faut dire que cette tradition tend à disparaître, car elle présente certains dangers pour les passants.

Le jour du Nouvel An, appelé Capodanno, les Italiens ont coutume de manger des plats spéciaux, qui sont réputés apporter richesse et abondance. Ce sont des plats à base de graines, par exemple des brioches, ou des plats de lentilles ou encore des gâteaux enrobés de miel.


Royaume uni

nouvel an .08En Angleterre, un Anglais pour vous porter chance, devra passer le seuil de la maison après minuit avec une pièce de monnaie (symbole de richesse), du charbon (pour la chaleur) et du sel (pour la nourriture).

En Écosse, la tradition est la même à l'exception du sel qui est remplacé par le black brun (sorte de pudding) et la bouteille de whisky qui l'accompagne.


Norvège

nouvel an .07C'est l'occasion pour les norvégiens qui vivent sous un climat rude de se retrouver en famille, entre amis et voisins. Un repas typique est d'usage dans de nombreux foyers ou au restaurant avec agneau, porc ou dinde, purée de pois verts, bacon, sauce moutarde et pommes de terre bouillies..., suivis d'un gâteau en couronne et de friandises variées.

Danse et musique sont au rendez-vous pendant des feux d'artifices incroyables qui illuminent le ciel durant cette nuit.

 

 

 

 

 

C’était aujourd’hui ;     Autrefois .création bandeaux

 

 

Histoire & origine du nouvel an...........nouvel-an.00.jpg

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 13:25

 

 Aujourd’hui.

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Noël (Repas du réveillon de) : repas gras
succédant à la messe de minuit

(D’après « La nuit de Noël dans tous les pays » paru en 1912)

 

 


 
La Messe de minuit était ordinairement précédée d’un repas maigre(en Provence, on le nommait le gros souper) ; elle était suivie d’un repas gras qu’on était convenu d’appeler, dans toutes les provinces de France, leréveillon

Ce repas avait sa raison d’être par suite du jeûne de la veille, de la privation de sommeil, de la longueur des offices de la nuit, qui souvent duraient plusieurs heures - la grand’messe de minuit était précédée des trois Nocturnes des Matines et suivie des Laudes - et aussi des fatigues d’une longue route parcourue pour venir à l’église. Telle a été l’origine du réveillon.

Im.01 Préparation du festin
de Noël en 1870

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Préparation du festin
de Noël en 1870

Dans l’Orléanais, le réveillon avait des mets et des chants traditionnels ; le porc composait le menu de ce festin. C’était sous toutes les formes et par parties que la victime était servie sur la table. Partout son sang apparaissait sous la forme de boudin succulent, et sa chair hachée sous celle de crépinettes, sorte de saucisses longues qui, dans certaines communautés, étaient servies à chaque personne, dès le retour de la Messe de minuit. La fin du repas était égayée par le chant de Noëls locaux.

Dans les familles angevines, il était d’usage, à Noël, de tuer un des porcs mis à l’engrais. Dès le matin, le boucher, accompagné de ses valets, se rendait à domicile et, après avoir saigné, épilé le porc, puis taillé sa chair, se mettait à faire force saucisses et boudins, car il fallait en envoyer à tous les parents et amis. Le soir arrivé, une grande chaudière d’airain était posée sur le feu. Cette chaudière était remplie de la chair du porc coupée en petits morceaux et destinés à faire des rilleaux. Le chef de la famille se signait, jetait de l’eau bénite sur le feu, puis plaçait dans la chaudière trois mesures de sel.

A l’aube du jour, les rilleaux étaient cuits, et alors on se délassait, dans ce gai repas, des veilles de la nuit. Le Bulletin historique et monumental de l’Anjou nous révèle qu’ensuite on partait pour l’église paroissiale, en emportant sur un large plateau un magnifique jambon couvert de verdure. Ce jambon était déposé devant le maître-autel. Un prêtre, en habit de chœur, venait le bénir et prononçait une prière consacrée à cette cérémonie, prière qu’on retrouve encore dans nos anciens rituels du Moyen Age. Après la bénédiction, le jambon était reporté à la maison et suspendu dans l’âtre de la cheminée ; il y restait jusqu’à Pâques. Ce jour-là, il était décroché et mis sur la table autour de laquelle la famille venait s’asseoir et rompait avec cette viande bénite l’abstinence du Carême.

Dans le Rouergue (Aveyron), tout en se chauffant autour du souquo naudolengo (bûche de Noël) qui flambe, on réveillonne avec un bon morceau de saucisse, cuite à point par les soins de la ménagère, ou, à défaut de saucisse, on se régale tout bonnement d’un morceau de porc salé, conservé depuis le carnaval passé. Et, comme dessert, une rissole aux prunes ou aux pommes bien chaude et bien dorée.

Le jour de Noël est un jour de grande liesse ; c’est le maître, « le bourgeois » qui « régale » la famille et les domestiques. C’est à lui qu’incombe le soin de tout disposer, car c’est, ce jour-là, la fête des petits, des humbles, des serviteurs ; le maître « paie » à toute la maisonnée. Mais, en revanche, le jour des Rois sera sa fête à lui. A leur tour, les domestiques paieront ou seront censés payer, et ce soir-là encore, il y aura grande liesse dans la ferme, éclairée autant par le grand feu de la cheminée que par la lampe du plafond.

En Poitou, Lucas Le Moygne, curé de Notre-Dame de la Garde (Poitiers), a composé un nouël où il est raconté quel réveillon on faisait, après la Messe de minuit :

Conditor, le jour de Noël,
Fit un banquet non pareil
Qui fut faict, passé v’là longtemps,
Et si le fit à tous venans.

Suit le menu : « perdrix, chapons, oiseaux sauvages, hérons, levrauts, congnilz, faisans, sangliers, lymaces au chaudumé », voilà pour les plats de résistance. Pour le dessert : la pâtisserie, « les fouaces », les crasemuseaux, gâteaux secs, pains de chapitre, échaudés pour les mauvaises dents... avec du vin.

... de l’Ypocras,
Vin carapy et faye Montjeau,
Pour enluminer tout museau
Nouël !

Il y vint même un bouteillier
Qui onc ne cessa de verser
Tant que un quartault il assécha
In sempiterna secula.

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Le festin de Noël


Le festin de Noël  im.02.A défaut du petit vin clairet de Poitiers, on avait « de derrière les fagots » quelque réserve, en cachette, « de pomme sans iau » ou « de poiré doulcereux » pour arroser chansons qui ne tarissaient guère.

Dans les Hautes-Alpes, Noël est le grand jour de réunion familiale. Au marché qui précède la fête, les femmes se pourvoient d’une bougie par ménage, car, le soir de Noël, on ne s’éclaire ni avec le bouillon-blanc trempé dans l’huile, ni avec le bois résineux qui sert là de lumière. Il est de coutume de manger, après la Messe de minuit, des soupes de pâté qu’on appelle sazanes ou creusets. Le chef de la famille prend le premier un verre plein de vin et porte la santé de tous les siens ; le verre passe ensuite de main en main, la même santé se répète et, à la fin du repas, chacun à son tour y boit à ceux des membres de la famille que la nécessité retient absents.

Dans le Var, après la Messe de minuit, les tourtes, gros gâteaux ronds faits avec du miel, de la farine, de la confiture, de l’huile, dérident tous les fronts.

En Armagnac. Devant la souche de Noël, en partant à la Messe de minuit, on laisse « mijoter » le pot de la daube, qui est la base du réveillon. La daube est un plat national et bien gascon : elle se compose d’un morceau de bœuf cuit dans une sauce noire, faite avec du vin rouge et force condiments. On ne comprendrait pas, en Armagnac, un dîner de Noël sans la daube. Les familles les plus pauvres se paient ce luxe gastronomique, et si leur misère était trop grande pour pouvoir se donner ce régal, de charitables voisins se font un devoir de le leur procurer. Le réveillon se complète avec de longs morceaux de saucisses cuites sur le gril, toujours avec les charbons de la souche. On termine par les châtaignes grillées, arrosées de vin nouveau.

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Le dîner de Noël du vieux
garçon (extrait de L’Opinion publique
du 28 décembre 1871)

Dans notre beau Béarn, tout se  . Le dîner de Noël du vieux
garçon (extrait de L’Opinion publique
du 28 décembre 1871)passait très simplement : les amis se réunissaient, on chantait des Noëls béarnais, en attendant la Messe de minuit. On nous faisait rôtir des marrons et on nous faisait boire de cet excellent vin blanc qu’aimait tant le bon Henri (Henri IV, le Béarnais) ; seulement on nous le donnait à très petite dose, car il porte. Puis on nous mettait au dodo, en nous promettant de nous réveiller au moment voulu... Et le lendemain grand désespoir de n’avoir pas été réveillé à temps, mais le tour était joué. « Et l’on nous menait voir le petit Jésus dans sa Crèche, où nous lui promettions d’être sages. Ceci se passait dans ma petite enfance, il y a trois quarts de siècle ».

Dans les montagnes du Gévaudan (Lozère), on arrive à trois heures du matin de la Messe de minuit. On prend un air de feu et on se met à table. Depuis des siècles, le menu est toujours le même : oreille de porc, riz au lait, saucisse, fromage. Le tout était jadis arrosé de Vivarais, vrai nectar que les vieux seuls ont connu. Aujourd’hui, c’est le Languedoc qui figure à la table de nos montagnards.

En Corse, dans les familles pauvres, on mange, au réveillon, la traditionnelle polenta (bouillie de farine de châtaignes ou de maïs), avec des tranches de porc tué exprès la veille.

Dans le pays bizontin, on prend, au retour de la Messe de minuit, un peu de vin chaud, avec une petite tranche de pain, c’est la « mouillotte ». Pour la journée de Noël, on fait une grande fournée de gâteaux. Jadis, en montagne, quand on mangeait habituellement le pain d’avoine et d’orge, on préparait, pour Noël, des pains d’orge mélangée d’un peu de froment : chacun avait sa michotte. La mère de famille avait soin d’en faire une de plus pour le premier pauvre qui passait : on l’appelait la « pâ Dé » (la part à Dieu).

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Femme accrochant une volaille,

 


d’après une peinture de Gerrit Dou

Dans les campagnes du pays de Caux (Seine-Maritime), le réveillon est réduit aux plus modestes proportions. Pendant que, dans l’âtre, se consume la traditionnelle bûche de Noël, on se contente d’un frugal repas où figure parfois, chez les pauvres, une « fricassée » d’oiseaux pris, le soir à la « soutarde » ; on termine aussi quelquefois par une tasse de « flippe », boisson chaude et composée de cidre doux, d’eau-de-vie et de sucre réduits au feu.

En Alsace, le réveillon se fait avec des saucisses, des jambons, des boudins arrosés de vin blanc. C’est le Kuttelschrnauss.

Dans nos provinces méridionales, il n’était pas de fête, en Languedoc et en Béarn, où l’antique gardien du Capitole ne figurât à la place d’honneur : on faisait une consommation considérable d’oies grasses. Le plus souvent, le réveillon se composait d’une bonne soupe aux choux, dont la marmite avait été enterrée sous la cendre, avant le départ pour la Messe de minuit, d’une oie rôtie, d’une saucisse fraîche et d’un pâté de foie gras.

Le jour de Noël, M. de Talleyrand avait l’habitude de servir à ses invités l’oie traditionnelle dont il avait lui-même imaginé la recette. Vous plaît-il de la connaître ? « Foncez une casserole de bandes de lard et de tranches de jambon. Veuillez ajouter quelques oignons piqués de clous de girofle, une gousse d’ail, un peu de thym et de laurier. Sur ce matelas parfumé, posez une oie grassouillette, bien jeune, bien tendre, soigneusement farcie de son foie et de crêtes de coq ; arrosez généreusement de sauternes, semez une pincée légère de muscade, et laissez tomber quelques gouttes d’orange amère. Couvrez enfin de papier beurré et, feu dessus, feu dessous, faites partir ».

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Dessert de Noël : noix surprises

L’oie de Noël est bien un vrai rôti de fête ! Tandis que les cloches égrènent dans le ciel leurs joyeux carillons, que le boudin fume et crie sur le gril, que les marrons pétillent sous la cendre, que les gâteaux de famille profilent leur coupole feuilletée, l’oie fumante est placée au milieu de la table, aux applaudissements des convives. De ses flancs embaumés s’échappent bientôt de succulents marrons : les enfants tendent leur assiette en criant : Noël ! Noël ! Et la douce voix des cloches semble leur répondre : « Réjouissez-vous, enfants, car Jésus est né », écrit Fulbert-Dumonteil.

Madame de Sévigné, dans la nuit de Noël de l’an 1677, offrit un réveillon, dans son merveilleux hôtel Carnavalet. D’après le cérémonial accoutumé, Coulange met le feu à la bûche de Noël, dans la grande cheminée Henri II. La table est garnie au centre d’un agneau tout entier. Sur l’immense dressoir, qui occupe tout un panneau de la salle, des orangers encadrent les aiguières et la vaisselle d’argent et de vermeil. Les jets d’une haute fontaine les parfument encore de l’essence des fleurs les plus odorantes et les plus variées.

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Dessert de Noël : étoiles de Bethléem

Le réveillon se prolonge au milieu des huit services dont la simple énumération, en sa consistance abondante et variée, suffirait à soulever d’effroi les estomacs de notre temps. Qu’il nous suffise d’indiquer qu’après les soupes, les entrées, les deux services de rôtis, gros et menu gibier, le service des poissons : saumon, truite et carpe, parurent deux énormes buissons d’écrevisses flanqués de quatre tortues dans leur écaille. Au sixième service, on en était encore aux légumes : cardons et céleris, et le huitième service termina le repas par les amandes fraîches et les noix confites, les confitures sèches et liquides, les massepains, les biscuits glacés, les pastilles et les dragées. Les meilleurs crus de Bourgogne et des côtes du Rhône avaient arrosé les divers services dit repas, le muscat de Languedoc restant réservé aux babioles du dessert.

A Paris, le réveillon est plus à la mode que jamais, et la statistique serait impuissante à établir la quantité de boudin grillé qui se consomme, pendant la nuit du 24 au 25 décembre, dans la grande capitale. Plus que toute autre ville, Paris subit l’influence des coutumes étrangères. Il a pris à l’Angleterre les joies gastronomiques du Christmas, à l’Allemagne son arbre de Noël si charmant et si poétique. C’est seulement dans les quartiers paisibles du Marais et de l’île Saint-Louis, loin des rues grondantes de la grande ville, où les chaudes rôtisseries, les charcuteries enrubannées toutes grandes ouvertes, les cafés et les restaurants illuminés offrent jusqu’au matin l’odeur et le flamboiement d’un immense festin ; c’est dans ce paris ignoré qu’il serait possible de retrouver quelques traces des vieux usages de nos pères.

 

C’était aujourd’hui : 

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Noël (Repas du réveillon de) : repas grassuccédant à la messe de minuit

 

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 12:16

 

 Un regard vers le passé…

 

Aujourd’hui.

Autrefois .création bandeaux

 

Ancêtre perfectionné (Un) du baladeur
moderne mis au point en 1907 ?

(D’après « Ma revue hebdomadaire illustrée », paru en 1907)

 

Chroniqueur pétillant de Ma revue hebdomadaire illustrée au début du XXe siècle, Jules Hoche partage avec ses lecteurs une singulière découverte : celle d’un inventeur à l’imagination débordante qui, ayant anticipé la soif de musique de contemporains nomades, affirme avoir mis au point l’ancêtre du futur « baladeur » permettant à l’homme pressé d’emporter une« musiquette de poche » qui émet des sons sur un rythme épousant la vitesse de déplacement...

 

D’ordinaire j’attends volontiers qu’un tournant de vie ou d’histoire, un tournant des modes ou des mœurs, soit simplement un tournant de rue ou d’escalier me fournisse mes sujets de chroniques, écrit Jules Hoche en mars 1907. Cette semaine, précisément, le sort, voulant se faire complice sans doute de mon début dans cette revue, m’a gratifié d’une vraie aubaine en ce genre.

J’ai trouvé dans ma boîte aux lettres une missive d’un inconnu qui m’invitait à assister, en son domicile, à des expériences de musique automobile. L’accouplement des deux mots m’avait quelque peu éberlué. Un « nota bene » post-scriptural où il était question de rythmes à grande vitesse acheva de piquer ma curiosité de mélomane, et je me rendis à l’adresse indiquée dans la lettre. Je trouvai mon homme – pas du tout le musicien classique, au dos pelliculeux, à la chevelure de saule, mais un type de savant glabre, austère, coupant, dans le genre d’Edison –, je le trouvai, dis-je, installé devant un piano mécanique près duquel était placé un petit moteur à pétrole dont il s’occupait précisément de régler la vitesse.baladeur-ancetre-du.jpg

Il me reçut avec la bonne grâce et la modestie charmantes du véritable savant, s’enquit tout d’abord, par politesse naturellement, de l’état de l’industrie littéraire, ouït avec complaisance mes commentaires essentiellement pessimistes sur ce sujet, accompagnés même de quelques gloses méprisantes à l’adresse de tels pignoufs qui gâtent le métier. Et seulement ensuite, quand, à bout de salive et de sucre cassé (la casse du sucre en matière littéraire est une opération à double sens sur laquelle je m’expliquerai un attire jour) quand, dis-je, à bout de salive j’eus cessé de parler de moi et de mes confrères, il commença de discourir à son tour et de m’initier à ses étranges travaux. Mais ici je demande la permission de me transformer en simple sténographe :

– Vous n’êtes pas sans avoir observé la passion croissante des nouvelles générations pour la musique, tendance naturelle du reste, à une époque où les mœurs vont s’adoucissant de plus en plus.

La politesse m’empêcha de protester contre cette assertion que je considérais comme téméraire, en ce qui concerne l’adoucissement des mœurs tout au moins. Car j’ai toujours été et je demeure convaincu que les mœurs, loin de s’adoucir depuis quelques vingt ans que je les observe, se cruellisent (pardon pour cette désinence tourmentée ; c’est du moderne style de la pensée condensée).

– Le Parisien surtout, continua mon interlocuteur, est friand de musique, soit que ce besoin corresponde à sa perpétuelle surexcitation nerveuse, soit tout autre raison. Qui sait, au reste, si la musique n’est pas seulement le déclic nécessaire de notre faculté de rêve et d’illusion, mais celui aussi d’un genre d’activité physique tout à fait spécial ? Ainsi, je connais personnellement un tas de braves gens très corrects qui, sitôt qu’ils entendent de la musique de danse, se mettent à se trémousser, même en pleine rue.

Ici, je ne pus qu’opiner dans le même sens et corroborer (je réclame l’intransitivité pour ce dernier verbe au même titre qu’en jouit le verbe collaborer). Car, moi aussi, je connais des gens qui poussent même si loin le sentiment du rythme qu’il se mettent à tambouriner des marches et des pas redoublés sur n’importe quoi (sur des carreaux de fenêtres notamment) dès qu’ils ont les doigts et le cerveau inoccupés, et ça leur arrive souvent ; mon homme de son côté renchérit :

– Il en est même qui, voyageant, en chemin de fer, ne peuvent se soustraire à l’obsession de rythmer des airs connus sur les battements isochrones de la bielle de la locomotive. D’où je conclus que les automobiles à musique, dont quelques-unes déjà circulent dans nos rues, répondent à un besoin réel et sont appelées à un grand avenir. Je ne suis même pas éloigné de croire qu’un jour viendra où ce système de musique automobile se généralisera. En promenade, en excursion, en voyage, chacun emportera avec soi sa musiquette de poche.

Ici, l’inventeur fit une pause et me regarda, quêtant une approbation sans doute. Mais je restai, cette fois, muet comme un poisson, ne sachant plus du tout ou il voulait en venir. Il changea de ton, prit la forme interrogative.

– N’est-il pas question de transformer les orchestres militaires qui jouent debout et immobiles – ce qui est extrêmement fatigant – dans nos jardins publics, n’est-il pas question, dis-je, de les transformer en orchestres automobiles égrenant leurs sons au hasard des rues et des carrefours, que leurs véhicules à pétrole parcourront à la vitesse réglementaire ?

Je ne bronchai pas, n’ayant, jamais ouï parler d’un tel projet. L’homme eut un geste indiquant à la fin qu’il se décidait à serrer son sujet de plus près.

– Je reviens à mon idée principale, j’entends mon idée personnelle : la musique participant à tous nos déplacements et adaptée par conséquent aux vitesses diverses que nous préconisons chacun selon son tempérament et ses goûts. C’est là précisément que le besoin de mon invention se fait sentir.

« Car, avez-vous observé ceci encore, c’est que la musique actuelle, tant l’ancienne que la moderne, ne comporte pas, au point de vue du rythme, les grandes vitesses ? Et, en effet, toute la vraie musique date d’un temps où le cyclisme et l’automobilisme sommeillaient encore aux limbes de la mécanique. »

– Ce temps n’est plus, mais il reviendra peut-être, insinuai-je.

Mon interlocuteur implora le silence :

– Voyez, dit-il, la musique de danse qui comporte les rythmes les plus rapides au métronome. Le menuet, c’est le pas simple (on savait encore marcher à cette époque-là), la mazurka, la skottisch, c’est le piétinement ; la polka et la valse représentent le petit trot, et, quant au galop, nous l’avons dans tous les quadrilles, mais c’est tout au plus un petit galop de chasse. Essayez déjouer une polka, une valse, voire un quadrille à une vitesse de 40 kilomètres à l’heure, ça aura l’air d’une gageure.

« Eh bien ! mon invention consiste précisément en un dispositif spécial permettant d’adapter les rythmes de notre musique actuelle à toutes les vitesses, à tous les temps mécaniques, sans dénaturer la mélodie qui doit reparaître quand même dans le tourbillon affolé des notes. Ecoutez plutôt. »

Ici mon inventeur mit son moteur en communication avec le piano par un système occulte, et le teuf-teuf de la machine imita le pas d’un bataillon de chasseurs à pied, tandis que le piano jouait un pas redoublé fort bien rythmé sur cette cadence.

– Ceci, c’est du 7 ou 8 kilomètres tout au plus à l’heure. Ecoutez maintenant la Marseillaise accompagnant une charge de cavalerie (vitesse réelle, 35 à 40 à l’heure.)

Mais alors, soit que l’invention de notre homme ne fût point mûre encore, soit que la Marseillaise, encore qu’impétueuse comme un torrent déchaîné, ne pût supporter une vitesse de rythme aussi considérable, le piano se mit à rendre de tels mugissements que je me levai abasourdi et épouvanté.

– Cela n’est rien, déclara mon inventeur ; vous allez entendre le même air à la vitesse de 80 kilomètres, celle d’un express. Mais mes doigts crispés avaient rencontré la poignée de la serrure. Sur un geste qui objurguait, je battis en retraite. Et je cours encore...

 

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moderne mis au point en 1907 ? »

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 09:40

 

 

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Les précurseurs du ramassage des ordures ménagères

(D'après « Le Journal de la jeunesse. Nouveau recueil hebdomadaire illustré », paru en 1904)

 

Au temps de Philippe-Auguste, en 1184, on avait commencé timidement à faire paver la ville, du moins certaines rues exceptionnelles, avec de petits carreaux de grès, dont le nom se retrouve dans une rue du centre de Paris. La grande ville était d'ailleurs bien petite à cette époque, car son enceinte ne renfermait que les quartiers de Saint-Jacques, de la Grève, de la Boucherie et de la Verrerie. En voyant les rues transformées si avantageusement, les habitants des voies pavées se réunirent en groupe pour louer des tombereaux qui reçurent mission d'enlever tous les jours les ordures ménagères, et de les transporter au pourtour de la ville, dans les champs.

 

Un certain gentilhomme, Girard de Gouet, qui devait être fort riche pour l'époque, donna à la ville de Paris dans le but de faciliter ce service de voirie et d'enlèvement des ordures. Mais il n'est pas probable que la générosité des particuliers eût pu continuer de suffire aux besoins de ce service ; et il arriva un moment où l'administration dut frapper chaque maison d'une taxe pour assurer l'entretien des rues et l'enlèvement des ordures.

 poubelles1.jpgEn 1539, François Ier modifia et améliora considérablement la situation. Précurseur du préfet Poubelle, qui, en 1884, eut l'honneur d'attacher son nom aux boîtes, métalliques ou non, que l'on dépose devant les maisons et qui sont destinées à recevoir les ordures en attendant le passage des « boueux », François Ier avait, par une ordonnance, décidé qu'on ferait usage de paniers dans lesquels les habitants devraient déposer les ordures, au lieu de les jeter purement et simplement dans la rue en attendant le passage des tombereaux.

 

L'ordonnance régla minutieusement les dimensions et les dispositions de ces tombereaux. Que l'on remarque bien que le souverain avait ordonné qu'ils fussent entièrement fermés. Il était spécifié que le service d'enlèvement se ferait, l'été, entre dix heures et onze heures du matin et entre trois heures et sept heures du soir, et à des heures un peu différentes pour la saison d'hiver.

 

Il est à remarquer que, vers le milieu du XIXe siècle, Paris se trouvait à cet égard fort en retard sur l'époque de François Ier. En 1853 par exemple, on autorisait le dépôt des ordures dans les rues de Paris à partir de quatre heures du matin, ces ordures étant déposées sur la chaussée ou même sur les trottoirs, sans le moindre panier ou la moindre boîte. En fait, dès neuf heures du soir on déposait les immondices. Aussi les Parisiens qui rentraient tard chez eux rencontraient des milliers de chiffonniers occupés toute la nuit à remuer et à éparpiller ces ordures ménagères, pour y trouver les détritus, débris et déchets dont ces intéressants industriels savaient tirer parti, quelque peu aux dépens de l'hygiène.

 

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Le ramassage des ordures ménagères…

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