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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 13:21

 

Aujourd’hui :

 

Aiguilleurs de trains au XIXe siècle

 

 

 

N’avez-vous pas été parfois réveillé en sursaut par l’arrêt subit du wagon dont le mouvement vous avait bercé et endormi ? Qu’arrive-t-il ? Nous ne pouvons être encore au terme du voyage. La nuit est noire, la campagne rase. Il vente, il fait froid. A travers la pluie vous apercevez une lumière rouge : c’est un œil qui veille sur vous, c’est un signal. Le train sans doute se trouve à un embranchement ; il doit prendre une nouvelle voie, et la sentinelle est là qui attend et va ouvrir le chemin : c’est l’aiguilleur.

Qui de nous n’a cent fois observé, de distance en distance, de petites guérites en planches, un abri tout auprès, quelques fleurs, des liserons, des lierres, une oasis au milieu du chemin aride, un peu de poésie dans la monotone réalité ? Qui n’a jeté un regard de sympathie sur la cabane du pauvre aiguilleur, pilote dont la main éclaire, dirige, arrête ou lance en avant, selon qu’il est nécessaire, la machine et ce qu’elle emporte ?

Deux trains se présentent-ils en même temps, l’aiguilleur arrête l’un des deux, non pas l’un ou l’autre indifféremment, mais celui qui, d’après sa consigne, ne doit passer que le second ; il dirige le premier sur la voie qu’il doit suivre.

aiguilleur-de-train.autrefois.gif

L’Aiguilleur.
Dessin de E. Lorsay

 

Avez-vous remarqué les deux sortes de leviers qui les uns manœuvrent les signaux et les font parler à distance, les autres qui font mouvoir les aiguilles ? Le langage de l’aiguilleur est bien simple ; tout son vocabulaire se borne à trois mots : Avancez, Arrêtez, Ralentissez ; encore ne les prononce-t-il pas ; il les mime, le jour, à l’aide d’un drapeau qu’il laisse enroulé, ou dont il déploie soit le côté rouge, soit le côté vert ; la nuit, à l’aide d’une lanterne à trois verres, blanc, rouge et vert. Un brouillard épais couvre-t-il la voie, le mécanicien du train qu’il attend court-il le risque de ne pas voir le signal, il a recours à un moyen extrême : il place sur le rail des pétards que la roue de la machine fait éclater en passant ; le mécanicien est averti. Un cornet d’appel complète l’équipement de l’aiguilleur, et lui permet d’avertir le poste le plus rapproché de l’arrivée prochaine du train.

En somme, tout le code de cet utile auxiliaire se borne à trois règlements : celui des aiguilles, celui des signaux et celui de la surveillance de la voie. Ajoutons le tableau de la marche des trains, qui lui indique les heures de passage des divers trains au poste qu’il occupe.

Mais s’il n’a besoin que de peu d’études et de théorie, on exige de lui des qualités morales et physiques peu ordinaires. Ce qu’il faut admirer plus que son langage laconique, plus que sa science modeste, ce sont les qualités particulières dont il est doué : une grande vigueur, une forte constitution, une santé robuste capable de résister à tous les temps, un sang-froid inébranlable, une assiduité sans la moindre défaillance. Ne tient-il pas en ses mains la vie des voyageurs qui vont passer ?

Une fausse manœuvre, le moindre oubli, une absence de quelques secondes, ne causeraient-ils pas les événements les plus funestes ? L’aiguilleur le sait ; il a le sentiment de toute l’étendue de sa responsabilité ; et quoi qu’il puisse avoir à souffrir du froid, de la faim ou de la fatigue, il reste à son poste toujours ferme et vigilant.

D’ordinaire, les aiguilleurs sont d’anciens soldats, qui ont l’habitude de la consigne militaire. De même qu’autrefois ils ont monté la garde, en se promenant de long en large sur un rempart ou à la porte d’une préfecture, de même ils montent encore la garde près de leurs aiguilles ou de leurs signaux, continuant à s’oublier eux-mêmes pour servir d’instruments dévoués à une volonté supérieure.

Dans l’intervalle des trains, leur temps se passe à frotter ces barres de fer comme ils astiquaient autrefois leur fusil, à les graisser comme ils graissaient leur fourniment, à ne laisser sur ces plaques de frottement pas un caillou, pas un grain de sable que l’inspection la plus minutieuse puisse y découvrir.

Si quelque loisir lui reste, et lorsque signaux et aiguilles sont brillants, que l’écoulement de la pluie est assuré, que toutes les petites réparations nécessaires sont faites, il lui est permis de se livrer au jardinage. Comme plus de la moitié de sa vie se passe au dehors, il cherche à se défendre des injures de l’air en se construisant un petit toit, et des ardeurs du soleil en arrosant un peu de verdure : quelquefois il fait grimper autour de sa maisonnette des volubilis ou de modestes haricots. Le règlement, à la rigueur, n’autorise pas tout ce luxe ; mais on ferme à demi les yeux.

Chacune des factions de l’aiguilleur est de douze heures consécutives pendant huit jours ou pendant huit nuits. Les postes importants sont, en effet, confiés à deux aiguilleurs au moins, qui sont de garde tantôt le jour tantôt la nuit. Le huitième jour, la faction devrait être de dix-huit heures pour chacun d’eux, si un aiguilleur auxiliaire ne venait prendre le service pendant douze heures et réduire le temps de garde des deux titulaires à six heures seulement. Cette mesure est indispensable. Comment un homme qu’on laisserait attaché à son poste durant dix-huit heures pourrait-il toujours répondre d’une présence d’esprit de toutes les minutes ?

Nous citerons comme exemple un gendre d’accident qui se présente de temps en temps, et qui deviendra peut-être plus fréquent par suite de l’extension des lignes à voie unique et de l’adoption plus fréquentes des fortes pentes. Il arrive parfois qu’une des chaînes d’attelage qui réunissent entre eux les wagons d’un train vient à se rompre en gravissant une pente rapide, ou bien que des wagons chargés dans une gare au sommet d’un faîte sont entraînés par le vent. Les véhicules lancés sur la pente descendent alors avec une vitesse vertigineuse et sans cesse croissante.

Qu’un train de voyageurs arrive sur la même voie, et un choc effrayant est inévitable. Un seul homme peut l’empêcher, c’est l’aiguilleur. Il a compris le danger ; il court à son levier, dirige les wagons échappés sur une voie de garage, et les envoie se heurter sur un talus ou dérailler en plein champ.

Ajoutons qu’on a cherché à simplifier la tâche de l’aiguilleur en la rendant pour ainsi dire automatique. On a construit d’ingénieux appareils où, par une combinaison de leviers faisant verrous à mouvements combinés, une voie n’est ouverte que lorsque les voies concurrentes sont fermées, c’est-à-dire protégées par une digue. On arrive ainsi à supprimer tout calcul de la part de l’aiguilleur, et à réduire le travail de ses mains et celui de sa pensée, de manière à rendre toute collision impossible.

 

A l’heure du TGV et du tout numérique, il est passé beaucoup d’eau sous les ponts………..

 

De Grincheux le croquant.

 

 

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 19:20

Aujourd'hui;

avoir-martel-entete.png

 

Avoir martel en tête.

 

Eprouver de l’inquiétude, avoir des soucis

On a dit que cette expression venait du mot italien martello qui signifie jalousie. Il reste alors à se demander d’où vient à son tour ce mot martello qui semble avoir précisément martel pour radical.Martel s’explique ici de lui-même. C’est un vieux mot fiançais qui veut dire marteau ; or, avoir de l’inquiétude, des soucis, être préoccupé d’une chose qui sans cesse revient à l’esprit, c’est avoir, dans le sens figuré, un marteau qui vous frappe, qui vous bat dans la tête.

L’emploi qu’on a fait du verbe marteler au figuré, nous confirme dans cette opinion. Etienne Pasquier a dit : « Dieu martèle les mauvais princes de mille tintoins qui sont autant de bourreaux de leur conscience » ; et Voltaire : « Je viens pour soulager le mal qui me martèle. »

*************

Gros-jean comme devant,
Gros-Jean qui veut en remontrer à son curé

 

Gros, ici, voulant dire épais, grossier, Gros-Jean représente un Jean qui n’est pas malin. C’est donc, dans cette expression, un homme simple qui veut en remontrer à un homme d’esprit, un ignorant qui veut en apprendre à un savant, à un homme qui sait le latin.

On raconte sur ce proverbe la petite histoire que voici : « Le curé au prêche parlait des miracles de Jésus-Christ, et Gros-Jean écoutait. Arrivé au miracle des cinq pains, le curé se trompa, et dit que Jésus avait nourri cinq hommes, sans compter les femmes et les enfants, avec cinq mille petits pains. Gros-Jean trouva que ce n’était pas très difficile, et il en glosa dans le village en se moquant du curé, qui se promit une vengeance éclatante. Le dimanche suivant il reprit le même sujet, et interpellant Gros-Jean, il lui cria : Tu entends, Gros-Jean, cinq mille hommes avec cinq petits pains : en ferais-tu autant ? —Pardine, oui, monsieur le curé, repartit Gros-Jean, avec les restes de dimanche.

Gros-Jean sert aussi à désigner un homme qui ne possède rien. La Fontaine dans la Laitière et le pot au lait, et Collin d’Harleville dans les Châteaux en Espagne l’ont employé ainsi :

On m’élit roi, un peuple m’aime ;
Les diadèmes vont sur ma tête pleuvant,
Quelque accident fait-il que je rentre en moi-même,
Je suis Gros-Jean comme devant.

(La Fontaine)

 

Et chacun redevient Gros-Jean comme devant.

(Collin-d’Harleville

 

De grincheux le croquant

 

 

 

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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 00:06

       Aujourd’hui :

 

Quart d’heure de Rabelais

 

 

Moment où il faut payer la dépense d’une consommation quelconque

 

rabelais2.jpgAprès être resté à peine six mois à Rome, Rabelais fut rappelé en France, peut-être pour aller porter au roi quelque communication importante de l’ambassadeur. En arrivant à Lyon, il fut forcé de s’arrêter dans une hôtellerie faute d’argent pour continuer sa route ; et, comme il ne voulait pas se faire connaître de peur de compromettre le succès de sa mission, il imagina le stratagème suivant pour sortir d’embarras :

Il se déguisa de manière à n’être reconnu de personne, et il fit avertir les principaux médecins de la ville qu’un docteur de distinction, au retour de longs voyages, souhaitait leur faire part de ses observations : la curiosité lui amena un nombreux auditoire, devant lequel il se présenta vêtu singulièrement, et parla longtemps, en contrefaisant sa voix, sur les questions les plus ardues de la médecine.

On l’écoutait avec stupéfaction quand tout à coup il se recueille, prend un air mystérieux, ferme lui-même toutes les portes, et annonce aux assistants qu’il va leur révéler son secret. L’attention redouble. « Voici, leur dit-il, un poison très subtil que je suis allé chercher en Italie pour vous délivrer du roi et de ses enfants. Oui, je le destine à ce tyran, qui boit le sang du peuple et qui dévore la France. »

A ces mots, on se regarde en silence, on se lève, et on se retire ; Rabelais est abandonné de tous. Mais peu d’instants après, les magistrats de la ville font cerner l’hôtellerie, on se saisit du prétendu empoisonneur, on l’enferme dans une litière, et on l’emmène à Paris sous bonne escorte. Pendant la route, il est hébergé aux frais de la ville de Lyon ; on le traite magnifiquement comme un prisonnier de distinction, et il arrive enfin frais et dispos à sa destination.

francois-1ier.jpgFrançois Ier est prévenu de l’arrestation d’un grand criminel, il veut le voir ; on conduit devant lui Rabelais, qui a repris son visage et sa voix ordinaire. François Ier sourit en l’apercevant.« C’est bien fait à vous, dit-il, en se tournant vers les notables de Lyon, qui avaient suivi leur capture ; ce m’est une preuve que vous n’avez pas peu de sollicitude pour la conservation de notre vie ; mais je n’aurais jamais soupçonné d’une méchante entreprise le bonhomme Rabelais. » Là-dessus, il congédia très gracieusement les Lyonnais confondus, et retint à souper Rabelais, qui but largement à la santé du roi et à la bonne ville de Lyon.

Or, ce serait, par allusion à l’embarras financier où Rabelais se trouva dans cette ville, que l’on a fait la locution proverbiale le quart d’heure de Rabelais, pour désigner le moment où il faut payer la dépense d’une consommation quelconque.

DE Grincheux le croquant……….

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 09:18

Aujourd'hui;

Rôtir le balai ;

 

 
 
rotir-le-balai.jpgSe dit d’une femme qui a mené une vie licencieuse et désordonnée

C’est une allusion au balai enflammé que tenaient les sorcières en se rendant à ces assemblées du sabbat qui, selon la tradition populaire, avaient lieu à minuit sous la présidence du diable.

Cette course nocturne des sorcières qui allaient au sabbat rappelle à l’esprit les femmes qui s’abandonnent aux plaisirs effrénés de la débauche, et qui ont toutes, comme celle de la satire de Régnier :

Un balet, pour brusler en allant au sabat.

L’Académie applique aussi cette locution aux hommes qui ont

passé plusieurs années dans un emploi de peu de

considération ; dans ce cas, le sens ne se rapporte plus à

l’origine ; ce n’est que par extension que rôtir le balai peut se

dire des hommes et avec cette signification.

*******

 

De grincheux le croquant

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 23:44

 

Aujourd'hui  ;

 

Les Moutons de panurge.

*****

On appelle ainsi les gens qui font ce qu’ils voient faire, qui agissent sans motifs et uniquement par esprit d’imitation.


moutons-de-panurge.jpgCette locution devenue proverbiale est une allusion au tour que Panurge joue à Dindenault dans le fameux roman de Rabelais.

Pantagruel, Panurge et Epistemon viennent de rencontrer un bateau marchand. Pendant qu’on échange des nouvelles, Panurge se prend de querelle avec un marchand de moutons nommé Dindenault qui lui trouve une face de « coquu. » Panurge riposte à cette injure, le marchand veut dégainer, mais l’humidité a rouillé son épée, il ne peut la tirer du fourreau. Panurge appelle Pantagruel à son secours. Celui-ci « mist la main à sou bragmard fraischement esmoulu, et eust félonuement occis le marchant, » si les passagers ne fussent intervenus. — Le débat s’apaise, on boit en signe de réconciliation. —

Cependant, Panurge médite une vengeance. Il dit à ses amis de se tenir à l’écart et de le regarder faire ; puis, s’adressant au marchand, il le prie de lui vendre un de ses moutons. Dindenault se moque de lui, et l’accable de quolibets et d’injures. Panurge prend patience, ce qu’il veut, c’est acheter un mouton ; il le payera aussi cher qu’il faudra.

Enfin le marché se conclut : Panurge paye, choisit le plus beau mouton, et l’emporte criant et bêlant, pendant que 

tous les autres bêlant aussi regardent de quel côté on emmène leur compagnon.

« Soubdain, je ne sçay comment, le cas feut subit, je n’eus loisir le considérer, Panurge, sans aultre chose dire, jecte en pleine mer son mouton criant et bellant. Tous les aultres moutons, crians et bellans en pareille intonation commencearent soy jecter et saulter en mer apres à la file.

« La foulle estoyt à qui premier y saulteroyt apres leur compaignon. Possible n’estoit les en guarder. Comme vous savez estre du mouton le naturel, toujours suyvre le premier, quelque part qu’il aille. Aussi le dict Aristoteles, lib. 9 de Histor. anim. estre le plus sot et inepte animal du monde.

Le marchant, tout effrayé de ce que devant ses yeulz périr voyoit et noyer ses moutons, s’efforceoit les empescher et retenir de tout son povoir, mais c’estoit en vain. Touts à la file saultoient dedans la mer et périssoieut. » (Rabelais. — Pantagruel, livre IV, chapitre VIII)

 

De grincheus le croquant.

 "Moi j'en connais pas mal !, en 2011  je les  appelle des "trous

du cu..." 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 14:15

Aujourd'hui;

"Vin à faire danser les chèvres !!

(Mauvais vin………)le-bistrot-du-vin-qui-danse-panoramique

Aujourd’hui, quand on veut conserver le vin ou le transporter, on le met dans des tonneaux. Mais pendant longtemps, il n’en fut pas ainsi ; on le mit dans des outres, c’est-à-dire dans des sacs faits de peaux de chèvres.

Voici quelques attestations de cet usage, recueillies dans Legrand d’Aussy (Vie privée des Français) :
1° Originairement les Grecs et les Romains n’eurent, pour conserver et transporter leurs vins, que des vases en terre ou des outres.
2° Les outres étaient très usitées, puisque Charlemagne, dans un de ses Capitulaires, défend à ses économes de s’en servir. Il veut qu’ils emploient de bons barils (bonos barridos) cerclés en fer.
3° Pierre de Blois, déclamant au XIIe siècle contre le luxe des chevaliers, représente ces militaires conduisant, dans les armées, des chevaux chargés d’outres de vin, et de tous les ustensiles qui annoncent la gourmandise et l’ivrognerie.
4° Au repas que Philippe-de-Valois donna aux rois d’Écosse, de Majorque, de Bohême et de Navarre, « il n’y avoit, sur le dressouer royal, dit le Songe du vieux Pèlerin, aultre vaisselle d’or ne d’argent, fors que tant seulement un oultre de cuir, ouquel oultre estoit le vin du Roy et des princes et Roys qui seoyent à table ».
5° Olivier de Serres (XVIe siècle) dit que, dans quelques provinces, on se servait d’outres pour transporter les vins d’une localité dans une autre.

Or, attendu qu’on ne transportait que les bons vins, et que plus il y en avait de cette qualité, plus il fallait sacrifier de chèvres pour se procurer des outres, on aura dit d’un mauvais vin que c’était un vin à faire danser les chèvres (sous-entendu de joie), parce que, se buvant sur place, il épargnait la vie à un certain nombre de ces quadrupèdes.

De Papy-bougnat ;

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