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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 05:52

 

 

Autrefois .création bandeaux

 

Aujourd’hui….

 

 

L’industrie du Billots U-S

 

Avant que les scies à chaînes soient inventées, l'industrie du billot aux États Unis et au Canada était une occupation qui posait de sérieux défis à ses travailleurs sur les chantiers et nous ne parlons que d'il y a environ 125 ans. Au Nord-Ouest, sur la côte du Pacifique il y avait des forêts remplies d'arbres géants et la coupe de ces arbres se faisait à la main. Un ami m'a envoyé ces photos et je voulais les partager avec vous.

 

 billot.01.jpg

Sur la photo du haut, jetez un regard sur la longueur de cette scie qui s'utilisait en tandem (2 hommes), ainsi que les haches. Ils n'avaient que ces outils pour faire tomber ces arbres immenses. C'est presque inconcevable de penser qu'on n'avait que cette méthode pour couper de tels arbres dans ces temps-là.

billot.02.jpg

Le travail exigeait de très forts hommes (et chevaux aussi), travaillant de longues journées pour peu d'argent. Pouvez-vous vous imaginer faire ce travail pour gagner votre vie ?

billot.03.jpg

 

Après qu'un arbre soit finalement tombé, ça prenait une semaine ou plus pour le couper en tronçons qu'on pouvait déplacer et transporter par train jusqu'à une usine qui en débitait des madriers et des planches.

billot.04.jpg

 

Manœuvrer ces immenses billots et les faire descendre d'une montagne jusqu'à la voie ferrée était un travail complexe (et hasardeux). Comment  arrivaient-ils à embarquer ces immenses billots sur une plateforme de train.

billot.05.jpg

 

Des billots dont on avait creusé l'intérieur devinrent les bureaux mobiles de la compagnie. 

billot.06.jpg

 

Des billots creusés étaient aussi utilisés pour loger les équipes de travailleurs qui coupaient les arbres.

billot.07.jpg

 

 

La photo précédente montre un immense tronc d'arbre évidé et transformé en camping-car.

 

Même ceux qui ne vivent pas dans une caravane faite dans un billot aimeront ce petit voyage dans le passé !

 

 

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 07:09

 

 

Aujourd’hui….

 

Autrefois .création bandeaux

 

 

Gent féminine : sa participation
de longue date à la vie politique

 

(D’après « Le Petit Parisien » paru en 1908, « Histoire des villes
de France avec une introduction générale pour
chaque province » (Volume 6) paru en 1848
et « Commission royale pour la publication des anciennes
lois et ordonnances de la Belgique » (Volume 4) paru en 1862)

Au lendemain du Congrès national des droits civils et du suffrage des femmes congrès tenu en 1908, Jean Frollo, chroniqueur du Petit Parisien, profite de l’occasion pour rappeler à ses contemporains que, contrairement à l’idée reçue selon laquelle les femmes étaient écartées de la vie politique, elles y prenaient en réalité part, notamment dès le Moyen Age avec la célèbre loi Beaumont de 1182, ou lorsque Constance de Cezilly fut nommée gouverneur de Leucate par le roi Henri IV

Il est à présumer que les charmantes congressistes ne manqueront pas, à cette occasion – la tenue du Congrès du suffrage des femmes –, d’envoyer leurs félicitations aux suffragettes anglaises, comment Frollo. Le fait est que dans la conquête du bulletin de vote celles-ci montrent une ardeur incomparable.

 

Connaissez-vous leur dernière équipée ? L’entrée du Parlement leur étant interdite, elles se sont avisées d’aborder l’enceinte législative du côté de la Tamise, dans une chaloupe pavoisée, d’où elles haranguèrent les députés accourus au spectacle ! Voilà ce qui s’appelle agir, et je me demande si nos suffragettes françaises sont capables de faire montre d’une telle vigueur et d’une telle ténacité.

gent-f-01.JPGAux municipales, nous avons eu cependant, à Paris, une candidate, Mlle Laloë, qui a obtenu, dans le neuvième arrondissement, plusieurs centaines de voix. Mais ces suffrages allaient-ils à la cause du féminisme et non à la gentille suffragette qui la défendait La psychologie de l’électeur parisien est tellement bizarre qu’elle justifie toutes les suppositions.

A ce propos, savez-vous que Mlle Laloë ne fut pas la première à arborer, sur le terrain électoral. le drapeau des revendications féminines ? Les vieux Parisiens se souviennent certainement encore de Mme Léonie Rouzade, qui fut candidate aux élections municipales de 1881 : moins heureuse, elle n’obtint qu’une cinquantaine de voix. L’année 1881 vit, du reste, éclore d’autres candidatures féminines. En province notamment, à Thorcy, en Meurthe-et-Moselle, trois femmes eurent chacune cinq suffrages. Mais à Grandprey, dans les Ardennes, à Hoquetot, dans la Seine-Inférieure, à Vernay, dans le Cher, des femmes furent bel et bien élues « conseillères municipales ».

Vous pensez bien que le méchant gouvernement – méchant parce que composé d’hommes – ne tint aucun compte de ces élections et les annula purement et simplement. Sa façon d’agir, en cette circonstance, fut d’autant plus injuste que peu de temps après il fit remettre à chacune des huit « cheffesses de district » de Tahiti une écharpe tricolore, laquelle écharpe leur conférait les pouvoirs d’« officières de l’état civil ». Or vous n’allez pas, je suppose, soutenir que, sous ce rapport, une Française soit inférieure à une Tahitienne ! s’exclame Frollo.

D’ailleurs, même en France, l’homme est parfois obligé de reconnaître, en cette matière, la supériorité de la femme. C’est ce qui se passa effectivement, il y a quelques années, dans un petit bourg de la Creuse, où, un jour de mariage, on ne trouva ni maire, ni adjoint, et l’unique conseiller municipal qui trônait dans la mairie ne savait ni lire ni écrire. Alors – c’est Mme Hubertine Auclert qui le raconte dans une brochure de propagande – on vit une jeune fille ceindre l’écharpe officielle et unir les futurs époux suivant les règles de la loi, sans le moindre embarras !

Au reste, auriez-vous jamais pensé qu’en bataillant en faveur de leurs droits électoraux, les suffragettes ne demandent qu’à revenir à un état de choses qui existait autrefois dans l’ancienne France ? C’est pourtant l’exacte vérité.

Avez-vous entendu parler de la loi de Beaumont ? Elle date de 1182 et ordonne aux femmes de prendre part aux délibérations concernant les affaires municipales. N’est-ce pas bel et bien le droit de vote ? La loi de Beaumont, octroyée originairement aux habitants de Beaumont-lez-Argonne (aujourd’hui Beaumont-en-Argonne, ville du département des Ardennes), en 1182, par le fondateur de cette ville, Guillaume, archevêque de Reims, commence ainsi : « Nous avons constitué et fait bastir en nostre terre une ville appelée Beaumont, et y avons mis coustume, franchise et droits qui s’ensuivent, etc. »

Cette coutume ou loi de Beaumont se compose de 54 articles, dont voici le sommaire : droits à payer par les bourgeois ; vendre sans payer vinaige ou tonlieu ; fours et moulins banaux ; libre usage des eaux et des bois ; maire, mairiers, jurés pour un an ; mayeur nommé du consentement des jurés ; faux témoignage, coups, armes, blessures, meurtre ; assaillir quelqu’un dans sa maison ; possession d’an et jour ; point d’autre justice que celle du lieu pour les bourgeois ; « ce qui aura été discerné et arresté par les jurés, sera ferme et stable sans contradiction » ; preuve par témoins ; voleurs exclus de la ville ; amende contre les jurés, lorsqu’un contredit à leur jugement est trouvé fondé ; injures envers les forains, à l’audience, par les forains ; s’émanciper dans la vendange ou moisson d’autrui ; injures envers le maire ; « une femme injuriant une autre femme, sera condamnée à l’amende, sinon condamnée à porter des pierres le jour de dimanche dans la procession, en chemise » ; droit de refuge pour quelque méfait que ce soit, fors larcin et homicide ; accusé de larcin, soubion... sera soumis au jugement de l’eau ; « personne ne se peut gager pour sa propre dette sans le consentement du mayeur et des jurés ; » défense de faire marne, charbons ou cendres au bois ; « de toutes les amendes... les bourgeois recepvront moitié pour la munition de la ville » ; les bourgeois seront obligés de se trouver à l’armée de l’archevêque ; « exemption, pour le maire et les échevins, des redevances touchant les masures et jardins » ; menace d’excommunication, « sauf à toutes ces choses le droit ecclésiastique et le Saint-Siège apostolique. »

Cette loi de Beaumont, dont la publication fut adoptée, non seulement par les villes et provinces voisines en France, mais encore nommément par le duché limitrophe de Luxembourg.

Je ne sais pas ce que pouvait être à cette époque l’agitation féministe, écrit Jean Frollo. Toujours est-il que si, en 1302, lors de la réunion des premiers Etats généraux, les dames détenant des fiefs, étaient représentées par des nobles et des ecclésiastiques – vote par procuration – deux siècles plus tard, trente-deux veuves siégeaient déjà aux Etats de Franche-Comté. Ces veuves nobles étaient donc, comme nous dirions aujourd’hui, des « femmes députées ». J’ajoute qu’au treizième et au quatorzième siècles, on vit des femmes juges siéger dans les tribunaux. « On a conservé, écrit Mme Hubertine Auclert, les arrêts rendus par nos femmes juges, et leurs arrêts valent ceux de nos meilleurs magistrats. » Naturellement !

A cette époque, il y eut des ambassadrices et même des « générales ». C’est, du moins, l’histoire véridique de Françoise de Cezelli (également mentionnée sous le nom de Constance de Cezelli) qui, en l’absence de son mari, défendit si héroïquement, contre les Espagnols, la place forte de Leucate – qui gardait la frontière entre l’Espagne et la France –, que le roi Henri IV n’hésita pas à la nommer gouverneur de la ville, qu’elle avait su conserver à la France. Leucate est en effet célèbre dans l’histoire des guerres religieuses du XVIe siècle par l’héroïque résistance que l’épouse du gouverneur Jean de Boursiez, seigneur de Barri de Saint-Aunez, y opposa en 1590 à six mille lansquenets, tant Espagnols qu’Allemands, débarqués au port de la Nouvelle.

Les ligueurs avaient enlevé son mari, sur la route, et lui offraient sa liberté en échange de la place. Irrités de ses refus, ils firent étrangler Barri de Saint-Aunez et lui envoyèrent son cadavre. Non seulement elle supporta ce coup avec courage, mais encore elle eut la magnanimité de ne point livrer par représailles à la fureur du soldat le prisonnier de guerre Loupian, qui avait dû lui répondre des jours de son mari. Signalons qu’en 1637, les Espagnols, connaissant le chemin de Leucate, le reprirent sous la conduite du comte Serbellon, l’un des meilleurs généraux de Philippe IV d’Espagne. Leurs forces pouvaient monter à quatorze mille hommes de pied et deux mille chevaux. Le duc d’Hallwin, gouverneur du Languedoc, ayant convoqué la noblesse et les communes de la province, marcha aussitôt à la rencontre de Serbellon, avec onze mille fantassins et environ mille chevaux.

Les archevêques de Narbonne et de Bordeaux, les évêques d’Agde, de Béziers et d’Albi, s’associèrent aux périls de cette expédition. Le 27 septembre, les Espagnols capitulèrent dans la ville de la Palme, dont ils s’étaient emparés ; le 28, ils eurent à se défendre dans les formidables retranchements qu’ils occupaient sur tout le front de la montagne : ils en décampèrent le lendemain, au point du jour, « laissant leurs morts, leurs blessés et leurs bagages à la merci des Français ». Le duc d’Hallwin se dirigea sur-le-champ vers Leucate, où la femme du gouverneur Hercule de Barri (fils de Jean), avait remplacé dans le commandement son mari, grièvement blessé pendant le siège, et s’était montrée la digne bru de Françoise de Cezelli.

 

gent.02.jpg

Au moment des guerres de la Révolution, il y eut des femmes soldats, écrit encore Jean Frollo. Elles firent bravement leur devoir et se battirent comme des hommes. Thérèse Figueur, qui servait dans les dragons, eut deux chevaux tués sous elle et fut blessée cinq fois elle se retira en 1815. après vingt-deux ans de service, avec deux cents francs de pension. Virginie Ghesquière, dite le « joli dragon », s’engagea a la place de son frère jumeau et se distingua à Wagram. Marie Schellinck, frappée de six coups de sabre à Jemmapes, blessée à Austerlitz et à Iéna, eut une citation à l’ordre du jour de l’armée : elle fut nommée sous-lieutenant, et décorée de la Légion d’honneur pour ses douze campagnes et ses dix-sept années de service.

Voilà ce que disent les suffragettes quand on leur objecte que, n’étant pas astreintes au service militaire, elles ont tort de réclamer l’égalité des droits politiques. Elles ajoutent que jamais on n a contesté le droit de voter à ceux qui ont été refusés au conseil de révision, et qu’elles feraient d’excellents « riz-pain-sel » si on voulait les utiliser dans les services de l’intendance et des transports, ajoute Frollo.

Mais je reviens aux suffragettes anglaises. Vous avez certainement remarqué que John Bull les laisse faire sans trop s’émouvoir de leurs clameurs. Est-ce parce qu’il sait, de par son histoire, que, sur le sol de la libre Angleterre, toutes les opinions ont le droit de se manifester ? Ou bien pense-t-il que cette réforme électorale n’est pas encore mûre, parce que les étapes qu’elle comporte, n’ont pas été franchies, une à une ? Si telle est son idée, elle est amplement justifiée par l’histoire du féminisme en Norvège.

Il est vrai qu’en Norvège les femmes possèdent, depuis un an, le droit de voter – Jean Frollo écrit en 1908 –, et qu’en 1909. au moment du renouvellement du Storthing, 300000 citoyennes participeront aux élections législatives. Mais, ce qu’on ne dit pas, c’est que, avant de leur accorder le bulletin de vote, on a eu soin de faire à fond leur éducation politique. Et cette œuvre a exigé un peu plus d’un demi-siècle !

A ce point de vue, rien, en effet, n’est aussi instructif que les étapes du féminisme en Norvège. De 1854 à 1888 on confère successivement à la femme le droit d’hériter, d’acquérir, d’être majeure dans les même conditions que l’homme, puis celui de disposer librement de ce qu’elle gagne par son travail. En 1889, elle voit s’ouvrir devant elle les portes des Universités et, douze ans plus tard, on lui octroie l’accès de tous les emplois publics, les tribunaux et l’administration de la justice y compris. En 1901, elle obtient le droit de voter aux élections municipales et c’est précisément parce que cette réforme a donné d’excellents résultats, que ce droit vient d’être étendu aux élections législatives.

Les suffragettes ont-elles jamais réfléchi à la morale qui se dégage de l’histoire du féminisme en Norvège ? A mon avis elle leur déclare – et notre bon La Fontaine l’a déjà dit – que rien ne sert de courir, et que l’excès de vitesse est un défaut en tout, conclut Jean Frollo

 

C’était aujourd’hui ;   

Autrefois .création bandeaux 

Gent féminine....

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 07:11

 

 

Aujourd’hui….

 

Autrefois .création bandeaux


 

Le code civil en vers……….

 

D'après «  Touche-à-tout. Revue hebdomadaire universelle illustrée » paru en 1804 et « Code Napoléon, mis en vers français » paru en 1811

Dès que le Code Napoléon ou Code civil, promulgué le 21 mars 1804, fut imprimé, un rimailleur, Benoît-Michel Decomberousse (1754-1841) entreprit de le mettre en vers et de le publier anonymement. Auteur de plusieurs tragédies, il avait été député à la Convention, membre du Conseil des Anciens puis chef de bureau au ministère de la Justice.

 Ce travail lui prit sept ans, de 1804 à 1811. Et il le dédia à l'impératrice Marie-Louise, à qui il expliquait, ainsi, dans sa préface, ce qu’il avait voulu faire :

 

Cet ouvrage immortel, qu’au milieu de ses sages

A consacrer par ses nobles suffrages

Celui qui peut mouvoir à son gré l'univers,

Le Code, voit le jour sous l’ornement des vers.

 

L’emprunt inusité d'une telle parure,

Un essai si hardi doit armer la censure ;

Et, trouvant à reprendre encor plus qu'à louer,

Le dieu même du goût peut le désavouer.

 

C'est en vain que l'auteur, offrant pour son excuse

L’utilité du but qu'a poursuivi sa Muse,

Dira qu'il a voulu, par cette nouveauté,

Eveiller des lecteurs la curiosité,

 

Répandre quelques fleurs sur une étude aride,

En étendre le cours, le rendre plus rapide,

Graver dans la mémoire avec plus de succès

Les principes fixés du droit civil français,

 

Et, jusques au beau sexe, ouvrir une carrière

Qui, pour lui, ne doit plus demeurer étrangère ;

Eût-il avec bonheur accompli ce projet,

On pardonnera peu le choix de son sujet.

 

Mais, fuyez détracteurs, vous cessez d'être à craindre,

Si ce livre à Louise une fois peut atteindre,

Si, ses yeux indulgents s'abaissant jusqu'a lui,

Il peut recevoir d'elle un éclatant appui.

 

Louise, Reine illustre, auguste Impératrice !

Des fruits d'un tel travail deviens la protectrice :

Au Code, ton époux, le grand Napoléon,

A la fois imprima son génie et son nom ;

 

Il y dicta ces lois de sagesse profonde

Qui doivent gouverner tous les peuples du monde,

Surpassant les héros à titre de vainqueur,

Les surpassant encor comme législateur ;

 

Daigne t’associer à ses hautes pensées

Qu'une Muse fidèle en vers a retracées ;

Plus on connaît ses lois, plus sa gloire s’étend ;

Elle est aussi la tienne, et sur toi se répand.

 

A côté de son nom que tout immortalise,

Souffre qu'on donne place à celui de Louise,

A cet heureux signal le beau sexe empressé,

Du temple de la loi trop longtemps repoussé,

 

Va, pour le visiter sous sa forme nouvelle,

Se présenter en foule et disputer de zèle ;

Ses droits y sont écrits, ses devoirs rappelés,

Tour-à-tour à ses yeux ils seront dévoilés ;

 

Les femmes à l 'envi, mères, filles, épouses,

De les connaître enfin se montreront jalouses,

Et la raison, guidant les esprits et les cœurs,

Etendra son empire avec celui des mœurs.

 

Des mœurs ! source de l'ordre et des vertus civiles

Qui rendent les états florissants et tranquilles.

Tel sans doute sera l’inévitable effet

De ce charme puissant, de ce charme secret

 

Qui suit les noms connus par un grand caractère,

Et que le ciel propose en exemple à la terre,

Heureux les éditeurs, et mille fois heureux,

S’ils ne sont point déçus dans leurs timides vœux !

 

Mais quel que soit l’accueil qu’éprouve leur hommage,

Ils n'en pourront pas moins se rendre témoignage

Qu'il était un devoir ; et qu'ils n'ont écouté

 

Que le pur sentiment qui le leur a dicté.

code Napoléon

 

Et voici un exemple de sa façon d'exposer les lois sur le divorce :

 

On ne peut du divorce entrouvrir la carrière

Par le consentement mutuel des époux.

Lorsque du mari l'âge est encore au-dessous

De cinq lustres complets ou quand femme mineure

N'a, de vingt et un ans, compté la dernière heure !

 

Et, au sujet des contrats de louage :

 

On loue en général toutes sortes de meubles.

On peut louer aussi toutes sortes d'immeubles.

 

Decomberousse avait compté être décoré. Il n'obtint de l’Empereur, que des compliments.

 


 

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 07:20

 

Aujourd’hui…

Autrefois .création bandeaux

 

 

Premier billet de banque (Le)
moderne naît en Nouvelle-France

 

(D’après « Lisez-moi historique », paru en 1936)

 


Sait-on que le billet de banque, dans sa forme moderne, a pris naissance en 1684 sur les bords du Saint-Laurent, en Nouvelle-France, alors possession coloniale française depuis 1534 ? C’est une curieuse histoire et qui vaut d’être contée avec quelques détails

 

En 1684, l’argent monnayé manquait au Canada pour payer les troupes du roi (400 hommes) lorsque, dans cette pénurie de numéraire, Jacques de Meulles, intendant de la Nouvelle-France (1682-1686), s’avisa de signer des « bons » écrits sur des cartes à jouer, et de les mettre en circulation forcée, ce qui, du reste, fut bien accueilli de la population — elle ne montait alors qu’à dix mille âmes — et ensuite approuvé par Louis XIV qui se porta garant de l’émission.

De Meulles créait ainsi le billet de banques, ni plus ni moins — comme M. Jourdain faisait de la prose, sans le savoir —, lui donnant pour base sa signature personnelle bientôt couverte par la parole du roi. Rien de pareil n’existait alors en Europe, en Asie ou en Amérique. Ce n’était plus la lettre de change ou de crédit — cette géniale invention des Lombards du XIIIe siècle — ni une traite quelconque, mais le vrai billet de banque avec toutes ses caractéristiques actuelles.

p-billet.JPG

Monnaie de carte de 24 livres (1733) de la nouvelle-France

Cette « monnaie de carte » comme on l’appelait, était constituée de cartes à jouer coupées en quatre, qui portaient, écrite à la main, l’indication de la valeur qu’on leur attribuait, avec les signatures du gouverneur et de l’intendant. Ces signes de la circulation fiduciaire n’étaient destinés qu’à une existence temporaire. Tous les ans, à l’automne, d’ordinaire en octobre, ceux qui en détenaient devaient les convertir en lettres de change sur Paris ou Rochefort, qui ressemblaient à des bons du Trésor.

Mais cette rentrée ne s’opérait jamais en totalité : les Canadiens préféraient thésauriser le papier comme ils auraient fait de l’or : on en vit même qui, par un véritable paradoxe, demandaient à échanger des lettres de change pour de la monnaie de carte. Et cependant, ces petits morceaux de carton sont devenus des raretés.

Ils constituent pour les collectionneurs des numéros introuvables. A deux reprises, la multiplication excessive du papier-monnaie aboutit à la faillite : en 1714 et en 1760. La circulation en dut être interrompue provisoirement. On la rétablit en 1729 et elle se continua jusqu’en 1760.

Certains marchands de Boston, qui avaient séjourné à Québec et qui y avaient vu fonctionner ce système, proposèrent en 1690, à la province de Massachusetts, de libérer la dette publique au moyen d’un papier monnaie semblable. Le projet fut accepté ; cependant, comme les Puritains n’avaient pas de cartes à jouer — instruments de perdition à leurs yeux — on employa de simples cartons écrits à la main, et tout le monde s’en montra satisfait, jusqu’au rachat du dernier bon, inclusivement.

C’est ainsi qu’une colonie française, au temps du Roi-Soleil, a expérimenté, pour la première fois, le billet de banque et la monnaie fiduciaire.


 

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 07:31

 

 

Aujourd’hui….

 

 

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Usage de l’automobile en ville,et vitesse à la campagne

(Extrait de « Revue illustrée », paru en 1901)

 

 

En 1901, à la lueur d’un nombre croissant d’accidents impliquant automobiles et piétons, Emile Bergerat, chroniqueur de la Revue illustrée, s’ilcondamne avec humour l’usage des voitures au sein des villes, aspire à en laisser toute la frénésie s’exprimer sans limite à la campagne...

 

Nous vivons en un temps où il n’est prudent de faire ses courses ni à pied, ni à cheval, ni en voiture, et je sais des gens qui, le tableau comparatif des accidents en mains, réclament un chemin de fer, au moins, pour aller de la Madeleine à la Bastille, écrit notre journaliste en juillet 1901. L’idée du Métropolitain est née des trop justes plaintes d’une population épouvantée pour qui les rues de sa cité ne sont plus que des sentes d’un abattoir d’hommes. Si l’on circule encore, à Paris, en sûreté, c’est sous terre, et il y faut des catacombes, comme pour les premiers chrétiens.

Il ne faut pas nous dissimuler que le massacre des piétons surtout parait être le problème dont la chimie et la physique, sciences exactes, se disputent la solution. Entre l’électricité d’un tramway, le pétrole d’un automobile, la vapeur d’un tricycle et l’air comprimé des pneus, si vous laissez encore la place d’un omnibus ordinaire, d’un camion de gare et de quelques fiacres emportés, vous pouvez attendre six bonnes heures d’horloge pour passer d’un trottoir à l’autre, avec escale de deux autres heures sur un refuge, et cela dans les artères les plus larges. Le bâtonnet blanc des sergots ne joue, dans l’avalanche de chars trucidants, de laminoirs à roues et d’écrasoirs que le rôle de la verge de Moïse dans la mer Rouge : pour vingt Hébreux qui s’en tirent, le double d’Egyptiens y reste.

automobile.jpg

Si l’on me demandait quel est le brave des braves de ce monde, celui qui fait la pige de témérité à Horatius Coclès, à Bayard, à Crillon, à d’Assas, à Ney et à Murat, à tous les héros enfin du courage physique et du fatalisme, je répondrais sans hésiter : c’est un myope qui sort de chez lui en 1901. Le myope qui sort de chez lui en 1901 n’est comparable peut-être, et encore, qu’au ci-devant qui sortait de la prison de l’Abbaye en septembre 1792. Il sait que son affaire est claire, et qu’il se jette, dès le seuil, dans une marmelade sanglante, au hasard des systèmes de trituration que le mot locomotion résume. S’il n’est pas haché, il sera ébranché, et s’il n’est pas baratté comme beurre, il sera aplati comme crêpe.

Cependant, s’il m’est permis d’élever la voix pour plaider les droits du terre à terre, du vil et doux terre à terre, je me risquerai à prétendre que ni le vélo, ni l’auto ne sont des « voiturements » propres aux villes, telles qu’elles sont faites du moins, et qu’ils devraient y être, ni plus ni moins, interdits. Non seulement je ne vois aucun intérêt à ces avantages de rapidité, un peu stupide, qui les singularise, mais encore je me refuse a reconnaître ces avantages si la rue moderne, par sa disposition même, s’oppose * matériellement à ce qu’on en jouisse. La rue moderne, dans les villes, s’y oppose, chaussée et trottoirs.

L’auto qui manque de frénésie et ne dévore pas cent mille kilomètres à la minute est un véhicule bête à voir et triste à conduire. Je vous défie de ne pas rire quand il suit piteusement une file de fiacres, modérant son train sous l’œil du gardien de la paix, et subissant l’arrêt des embarras de voilures, derrière un chariot de pierres de taille et un petit haquet de fleuriste ambulante. L’auto au pas, dans Paris, c’est le cheval de course dans un manège. On a envie de lui crier : « Qu’est-ce que tu fais là, grand serin ? Veux-lu bien te sauver à la campagne ! »

Les plus belles inventions de la science n’ont leur valeur que la où elles s’appliquent, et l’automobile est pour les grandes routes. Il lui faut sa folie de vitesse, son nuage de poussière et son aspect diabolique de force mécanique sans obstacles. Je ne le comprends qu’ainsi, déréglé et furibard, en plein air, et cornant de la trompe comme Roland à Roncevaux. Son vertige est sa raison d’être, et il est le meuble d’un ruban de route à perte de vue.

Mais en ville, non. En ville, il ne répond à rien ; il a l’air d’un sapin dételé ; il est piteux. Ou bien alors, nargue à Lépine, et qu’il nous écrabouille !

 

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 07:41

 

 

Autrefois .création bandeaux

 

Aujourd’hui….

 

 

Étrennes et nouvel an : origine et histoire

 

(D’après « Lettre de Jacob Spon à Stoffel » paru en 1674 et « Le Mercure » de juillet et décembre 1735)

 


En parlant des étrennes, on ne peut se dispenser de remonter, non pas aux Grecs, mais du moins aux Romains, inventeurs de cet usage. Le premier endroit de l’histoire romaine nous apprenant cette coutume est de Symmachus, auteur ancien, qui nous rapporte qu’elle fut introduite sous l’autorité du roi Tatius Sabinus, qui reçut le premier la verbène (verveine) du bois sacré de la déesse Strénia, pour le bon augure de la nouvelle année.

 

Soit que les Romains imaginassent quelque chose de divin dans la verbène, soit qu’ils faisaient allusion au nom de cette déesse Strénia, dans le bois de laquelle ils prenaient la verbène, avec le mot de strenuus, qui signifie vaillant et généreux : aussi le mot strena, qui signifie étrenne, se trouve quelquefois écrit strenua chez les Anciens, pour témoigner que c’était proprement aux personnes de valeur et de mérite qu’était destiné ce présent, et à ceux dont l’esprit tout divin promettait plus par la vigilance que par l’instinct d’un heureux augure.

tatius

Tatius, roi des Sabin

Après ce temps-là, l’on vint à faire des présents de figues, de dattes et de miel, comme pour souhaiter aux amis qu’il n’arrivât rien que d’agréable et de doux pendant le reste de l’année. Ensuite les Romains, quittant leur première simplicité, et changeant leurs dieux de bois en des dieux d’or et d’argent, commencèrent à être aussi plus magnifiques en leurs présents, et à s’en envoyer ce jour-là de différentes sortes, et plus considérables ; mais ils s’envoyaient particulièrement des monnaies et médailles d’argent, trouvant qu’ils avaient été bien simples, dans les siècles précédents, de croire que le miel fût plus doux que l’argent, comme Ovide le fait agréablement dire à Janus.

Avec les présents, ils se souhaitaient mutuellement toute sorte de bonheur et de prospérité pour le reste de l’année, et se donnaient des témoignages réciproques d’amitié : et comme ils prenaient autant d’empire dans la religion que dans l’Etat, ils ne manquèrent pas d’établir des lois qui la concernaient, et firent de ce jour-là un jour de fête, qu’ils dédièrent et consacrèrent particulièrement au dieu Janus, qu’on représentait à deux visages, l’un devant et l’autre derrière, comme regardant l’année passée et la prochaine. On lui faisait ce jour des sacrifices, et le peuple allait en foule au mont Tarpée, où Janus avait quelqu’autel, tous habillés de robes neuves.

Néanmoins, quoique ce fût une fête, et même une fête solennelle, puisqu’elle était encore dédiée à Junon, qui avait tous les premiers jours de mois sous sa protection, le peuple ne demeurait pas sans rien faire ; chacun commençait à travailler à quelque chose de sa profession, afin de n’être pas paresseux le reste de l’année.

Enfin, l’usage des étrennes devint peu à peu si fréquent sous les empereurs, que tout le peuple allait souhaiter la bonne année à l’empereur, et chacun lui portait son présent d’argent, selon son pouvoir. Auguste en recevait en si grande quantité, qu’il avait accoutumé d’en acheter et dédier des idoles d’or et d’argent, comme étant généreux, et ne veillant pas appliquer à son profit particulier les libéralités de ses sujets.

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Le dieu Janus

Tibère, son successeur, qui était d’une humeur plus sombre et n’aimait pas les grandes compagnies, s’absentait exprès les premiers jours de l’année, pour éviter l’incommodité des visites du peuple, qui serait accouru en foule pour lui souhaiter la bonne année. Ces cérémonies occupaient même si fort le peuple, les six ou sept premiers jours de l’année, qu’il fut obligé de faire un édit par lequel il défendait les étrennes, passé le premier jour. Caligula, qui posséda l’empire immédiatement après Tibère, fit savoir au peuple, par un édit, qu’il recevrait les étrennes le jour des calendes de janvier, qui avaient été refusées par son prédécesseur ; et pour cet effet il se tint tout le jour dans le vestibule de son palais, où il recevait à pleines mains tout l’argent et les présents qui lui étaient offerts par le peuple.

Claude, qui lui succéda, abolit ce que son prédécesseur avait voulu rétablir, et défendit, par arrêt, qu’on n’eût point à lui venir présenter des étrennes, comme on avait fait sous Auguste et Caligula. Depuis ce temps, cette coutume demeura encore parmi le peuple. Les Romains pensaient qu’il y avait quelque chose de divin dans les commencements.

Plus tard, le concile d’Auxerre, tenu en 587, défendit de faire, le premier jour de l’an, des sacrifices de génisses ou de biches et d’aller faire des vœux devant les arbres consacrés aux faux dieux. Les étrennes, jointes à des sacrifices, étaient véritablement diaboliques.

Lorsqu’en France l’année débutait encore à Pâques, continuait-on de donner des étrennes le premier jour de janvier ? Il semble que oui. Dans les lettres du roi Jean, en date de juillet 1362 et contenant des statuts pour la confrérie des drapiers, il est dit « que ladite confrérie doit seoir le premier dimanche après les estraines, si celle de Notre-Dame n’y eschoit. » Le dimanche dont il est question ici est le premier dimanche de janvier, si l’on s’appuie sur le témoignage de Du Cange qui, dans son Glossaire, prouve, par différents passages, que lorsque l’année ne commençait qu’à Pâques, on ne laissait pas de regarder le premier jour de janvier comme le premier jour de l’année.

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Jour des étrennes. 1er janvier 1564

L’ancienne chronique de Louis, duc de Bourbon, comte de Clermont, grand-chambrier de France conforte ce témoignage. On y lit au chapitre second : « De Clermont partit ledit duc Loys, s’en vint à son duché de Bourbonnois à Souvigny, où il arriva deux jours avant Noël, l’an de grâce 1363 ; et là vindrent par devers luis ses chevaliers et écuyers, et le quart jour des fêtes, dit aux chevaliers, le duc en riant : Je ne vous veux point mercier des biens que vous m’avez faicts, car si maintenant je vous en merciois, vous vous en voudriez aller, et ce me seroit une des grandes déplaisances que je pusse avoir... ; et je vous prie à tous que vous veuillez estre en compagnie le jour de l’an en ma ville de Molins, et là je vous veux étrenner de mon cœur et de ma bonne volonté que je veux avoir avec vous. »

Et au troisième chapitre : « L’an qui courait 1363, comme dit est, advint que la veille du jour de l’an fut le duc Loys en sa ville de Molins, et sa chevalerie après lui... ; et le jour de l’an, bien matin, se leva le gentil duc pour recueillir ses chevaliers et nobles hommes pour aller à l’église de Notre-Dame de Molins ; et avant que le duc partist de sa chambre, les vint étrenner d’une belle ordre qu’il avait faicte, qui s’appeloit l’écu d’or. » Au chapitre cinq on lit enfin : « Si les commanda le duc à Dieu, et eux pris congé de lui se partirent... Les gens partis de cour, vint le jour des Rois, où le duc de Bourbon fit grande feste et lye-chère. »

Rappelons que si sous les Mérovingiens, l’année commençait le 1er mars dans plusieurs de nos provinces, elle débuta à Noël sous Charlemagne, dans tous les territoires soumis à sa juridiction. Sous les Capétiens, le jour de l’an coïncidait avec la fête de Pâques, usage presque général au Moyen Age. En certains lieux, l’année changeait le 25 mars, fête de l’Annonciation. Le concile de Reims, tenu en 1235, mentionne cette date comme « l’usage de France ». C’est le roi Charles IX qui rendit obligatoire, en 1564, la date du 1er janvier comme origine de l’année.

A la fin du XIXe siècle, avec l’apparition du Père Noël dans la publicité des grands magasins, la coutume d’offrir des cadeaux le 1er janvier disparut, le jour des étrennes se confondant dès lors avec celui de Noël : on offrit les cadeaux le 25 décembre.

 

 

C'était aujourd'hui...Étrennes et nouvel an : origine et histoire

 

Autrefois .création bandeauxA lundi prochain  si vous le voulez bien pour un autre regard  vers le passé…

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 07:29

 

 

Autrefois .création bandeaux

 

 

Galette des Rois (Gratuité de la)

[jadis offerte par les boulangers]

(D’après « La Tradition » paru en 1904 et « Le Petit Parisien » du 7 janvier 1909)

 

 


Du XVIIe siècle aux années 1910, la coutume voulait que les boulangers offrissent gratuitement une galette des Rois à leurs clients, non sans quelques velléités des artisans confectionnant alors ce traditionnel mets de l’Epiphanie d’y mettre un terme, certains chiffrant l’usage à un mois de bénéfice de leur commerce. Aujourd’hui « commerciale » la galette se trouve être désormais de surcroît un produit de fabrication majoritairement industrielle...

Comme tous les ans, les cris éclateront encore, dans toutes les familles où la galette du boulanger sera la bienvenue, chaque fois que les favoris du sort porteront leur verre à leurs lèvres : « Le roi boit ! la reine boit ! », se rassure un journaliste de La Tradition en 1904. Il faut bien le dire, d’ailleurs, les boulangers ne verraient pas, eux, sans un certain plaisir la disparition d’une coutume qui leur est fort onéreuse, s’empresse-t-il d’ajouter.

Certains nous l’avouaient, ajoutant qu’il avait été question de remplacer le gâteau offert au client par un don au bureau de bienfaisance. Mais l’accord n’avait pu se faire, les uns craignant de mécontenter leur clientèle, les autres faisant remarquer que la remise de la galette des Rois est le prétexte donné aux porteuses de pain pour recevoir leurs étrennes.

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Galette des Rois

L’intérêt du maintien ou de la suppression de la tradition est sérieux pour les boulangers, car l’un d’eux nous disait que le gâteau ainsi offert, et dont le volume est proportionné à l’importance du client, lui revient de 1 franc à 3 francs. Bien entendu, la dépense totale est d’autant plus considérable que la clientèle est plus nombreuse. En résumé, il nous déclarait que cet usage lui coûtait les bénéfices d’un mois de son commerce.

La suppression de la galette offerte par les boulangers n’entraînerait pas la disparition du gâteau des Rois, mais elle porterait assurément un coup sensible à cette tradition qui s’est déjà sensiblement modifiée à travers les siècles. La « fève » depuis longtemps, on le sait, n’est plus une fève, mais le plus souvent un petit baigneur en porcelaine, transformation dont, seuls, se sont plaints les gens qui avalaient sans sourciller la légumineuse afin de ne pas payer « quelque chose ».

Puis, la galette n’étant pas du goût de tout le monde voulant néanmoins tirer les Rois, les pâtissiers ont depuis longtemps pris l’habitude de glisser une fève – en porcelaine, toujours – dans les gâteaux de diverses sortes. Et comme certaines personnes trouvent dans le renouvellement de la fête une aimable distraction, ce n’est plus seulement la veille et le jour de l’Epiphanie que les gâteaux en sont garnis, mais encore durant tout le mois de janvier.

Le gâteau des Rois, qui a connu bien des vicissitudes dont il a triomphé, subsistera longtemps encore, n’en doutons pas. Depuis la charte de 1311, où il se trouvait officiellement nommé, il eut des fortunes diverses ; après avoir été l’occasion de réjouissances, aussi bien parmi le peuple qu’à la cour du Roi-Soleil, il fut l’objet des délibérations du grave Parlement qui, en 1711, à cause de la famine, le proscrivit afin que la farine, trop rare, fût uniquement employée à faire du pain.

Son nom même était un danger quand vint la Révolution et Manuel, du haut de la tribune de la Convention, tenta d’obtenir que le gâteau des Rois fût interdit ; mais la galette triompha du tribun. Il est vrai que, peu après, un arrêté de la Commune ayant changé le jour des Rois en jour des sans-culottes, le gâteau n’avait plus sa raison d’être, mais cette disparition ne fut que momentanée, et il reparut sur toutes les tables familiales dès que les temps furent moins troublés, conclut le chroniqueur de La Tradition.

En 1909, les boulangers parisiens n’avaient toujours pas réussi à obtenir de ne plus offrir gratuitement la galette, puis le journal Le Petit Parisien, dans un entrefilet paru le 7 janvier, nous apprend que décidément, rien ne prévaut contre la tradition. Et c’est heureux, ajoute-t-il. Les Parisiens ne se consoleraient point de la suppression de la galette des rois, appétissante, croustillante, que les boulangers leur offraient, de temps immémorial, en manière d’étrennes.

L’an dernier, poursuit Le Petit Parisien, invoquant les charges nouvelles et notamment l’application du repos hebdomadaire dans les fournils, la chambre syndicale de la boulangerie avait décidé de supprimer la galette des rois. Ce fut là une grosse déception, si grosse même que les boulangers n’ont point voulu pour la plupart renouveler la tentative.

Les porteuses y trouveront leur profit, et ce sera justice ! s’exclame le journaliste. Les rudes travailleuses tôt levées, qui chaque jour, sans relâche, gravissent mille étages pour livrer notre pain quotidien, bénéficiaient de largesses provoquées par l’offre de la mirifique galette. Les salaires ne sont pas gros, en revanche, les temps bien durs et l’hiver bien rigoureux.


C'était aujourd'hui 

Autrefois .création bandeaux


La galette des rois.....


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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 07:47

 

 

 

Autrefois .création bandeaux

 

 

 

 

Ces publicités d'autrefois qui seraient censurées aujourd'hui

 

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'C'était un regard vers le passé...


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Aujourd'hui..."Publicité d'autrefois "

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 06:53

 

 

Logo.Expressions.pourquoi.origine.

 

L’étymologie de mots de la langue française expliquée et analysée. Origine, racines de mots usuels ou méconnus

 

Aujoud'hui ...Le mot " coche"

 

 

 

De très vieille date, les bateaux qui faisaient le service de transport sur nos rivières portèrent le nom de coches, forme adoucie de coques, pour coquilles qui faisait image. Nous n’avons pas cessé de qualifier volontiers les petits bateaux de « coquilles de noix ».

Lorsque parurent dans la suite les grandes voitures à six chevaux

Six forts chevaux tiraient un coche...

 

qui faisaient sur les routes un service pareil à celui des coches sur les cours d’eau : on les appela par analogie du même nom.

 

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Brachet observe fort bien, à propos de cette assimilation, fréquente dans la langue, du transport par terre avec le transport par eau, qu’avant 1855, plusieurs omnibus de Paris s’appelaient les uns gondoles, les autres galères, empruntant ainsi leur nom aux termes de la navigation.

On ne fut jamais tout à fait d’accord sur le genre du mot coche. Henri IV avait adopté le féminin. « Je ne sçaurois vous aller voir aujourd’hui, écrivait-il à Sully, parce que ma femme se sert de ma coche. » Les coches ne faisaient alors qu’apparaître. Le roi de France et « sa femme » en avaient tout juste un pour eux deux. Ces véhicules se multiplièrent bientôt sur les routes, puis ils cédèrent la place aux diligences et tombèrent dans l’oubli.

Seul, par un hasard étrange, le terme de cocher, conducteur de coche, leur a survécu.

 

 

 

 

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 07:40

 

 

Fête des "Morts"    

 

 

 

En cette période de toussaint il m’a semblé intéressant de voir un peu comment dans ce monde les cultures restaient ancrées  je vous en propose ici une petite visite…

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Très proche de l’Ukraine et de la Hongrie, le merveilleux Cimetière joyeux se situe au nord de la Roumanie, dans le Maramureș. Les pierres tombales sont colorées, ornées d’un dessin et d’un poème illustrant la vie de la personne inhumée. Cette « mode » fut lancée en 1934 par le poète Stan Ioan Patraș.

 

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Japon, Tokyo, Yanaka. "La crémation est obligatoire au Japon. De nombreux cimetières se situent dans l'enceinte de temples bouddhistes. À côté de stèles verticales en pierre se trouvent des bandes offertoires en bois couvertes d'inscription, les sotoba."  

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Philippines, Luzon Nord, Sagada. "Les cercueils sont suspendus à flanc de parois rocheuses. L'esprit du défunt ne peut pas se libérer si le cercueil se trouve sous terre, il aime sentir le vent et le soleil."

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Vietnam, Hoi An. "La visite des tombes et le culte des ancêtres sont les caractéristiques de la vie spirituelle de la population. Les tombes sont décorées de magnifiques fresques en terre cuite émaillée."

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Chine, province du Hena, Zhengzhou, Shaolin. "Cette forêt de stupas est composée de 220 monuments funéraires bouddhistes des supérieurs du monastère qui doit sa célébrité à sa méthode de lutte kung-fu, le shaolin quan."

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Égypte, Gizeh. "À proximité des pyramides, construites comme tombeaux par les pharaons de l'Ancien Empire, un cimetière plus récent dont les tombes se fondent dans le désert."

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Mali, Tombouctou, Sidi Mahmoud. "Dans cet univers de sable, les tombes, qui tranchent à peine sur le désert, sont signalées par une poterie retournée. Ce cimetière de la 'cité des 333 saints' est inscrit, depuis 1988, au patrimoine mondial de l'Unesco."

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Sénégal, Saint-Louis. "Cimetière musulman des pêcheurs dans le quartier de Guet N'Dar sur une petite dune bordant l'océan Atlantique. Sur les tombes creusées dans le sable, se dressent des piquets en bois ou en fer. Le nom du défunt est parfois inscrit sur un panneau en bois."

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Ghana, Teshie. "Chez les 'Ga' du Ghana, les funérailles constituent un moment important. Des menuisiers rivalisent de talent pour fabriquer des cercueils représentant le métier ou les intérêts du défunt. Pour l'enterrement d'un pêcheur, son cercueil en forme de poisson sera conduit à travers tout le village vers le cimetière."

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Bosnie-Herzegovine, Sarajevo. "Situé sur une colline, le cimetière juif de Sarajevo créé en 1630 est, après celui de Prague, le plus grand en Europe."

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Suède, Stockholm. "Ce cimetière paysager Skogskyrkogarden, situé dans une forêt au sud de Stockholm, s’étend actuellement sur une centaine d’hectares et comprend plus de 100.000 tombes. Il a été créé en 1920 à la suite d’un concours et est inscrit, depuis 1994, au patrimoine mondial de l’Unesco."

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Hongrie, Budapest. "Le cimetière Kerepesi est un véritable parc parsemé de mausolées, tombes, sculptures où l’on retrouve, à côté de l’Art Nouveau, le mélange des styles de l’architecture de Budapest."

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Guadeloupe, Morne-à-l’Eau. "Ensemble de chapelles funéraires étagées sur la colline. Ces caveaux monumentaux sont recouverts de carreaux blancs et noirs alternés, la lumière et les ténèbres, dessinant des damiers. Cette composition est une alliance des deux couleurs symbolisant le deuil en Afrique et en Europe."

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Martinique, Basse-Pointe. "Les tombes de ce cimetière marin sont recouvertes de carreaux de céramique blanche qui donnent un sentiment de force, de pureté et d’inaltérable éternité."

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Guatemala, Chichicastenango. "Cimetière des Mayas Quichés dont les tombes sont peintes avec des couleurs issues de la mythologie maya, toujours présente dans la culture guatémaltèque, et qui rappellent les superbes étoffes tissées par les femmes pour confectionner leurs vêtements."

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États-Unis, New York, Brooklyn. "Créé en 1838 sur le modèle des jardins anglais, le cimetière de Green-Wood a connu immédiatement une grande notoriété du fait de son paysage vallonné, parsemé d’étangs et de sa végétation variée. Il abrite 600.000 tombes dont de nombreux mausolées de style victorien."

Pour poursuivre la balade......

 

 Voir le site de Jean-Claude Garnier

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