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Le Blog De Papy-Bougnat

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  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
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[André Malraux]

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18 juin 2026 4 18 /06 /juin /2026 11:35

Oïdium au potager :

voici le seul traitement maison vraiment efficace pour sauver vos courgettes, tomates et haricots

En quelques jours, l'oïdium peut affaiblir une plante entière, voire compromettre la moitié d’une récolte. Pou rtant, il existe un geste simple pour l’arrêter à temps.

L’oïdium est un champignon microscopique qui s'attaque principalement aux feuilles, parfois aux tiges, et rarement aux fruits. Son nom scientifique ? Erysiphales. En France, il fait des ravages dès avril sur plus de 60 espèces de plantes potagères et ornementales, dont les rosiers, les tomates, les courgettes, les cucurbitacées, les fraisiers, la vigne ou encore les haricots.

Les symptômes sont toujours les mêmes : une fine couche blanche farineuse, d'abord sur les jeunes feuilles, puis sur l'ensemble du feuillage. Très vite, les tissus se dessèchent, se tordent, puis brunissent. Les feuilles se recroquevillent, tombent, et la photosynthèse ralentit. Une plante atteinte peut produire jusqu’à 40 % de fruits en moins si l’attaque n’est pas maîtrisée.

Pourquoi l’oïdium aime tant les mois de mai et de juin ?

L’oïdium n’aime ni le froid humide ni les grandes chaleurs sèches. Il s’épanouit entre 18 et 28 °C, avec un pic de développement autour de 22-25 °C. En mai et juin, les conditions sont idéales : journées tièdes, nuits fraîches, humidité modérée… C’est son spa personnel.

Mais attention, ce n’est pas l’humidité ambiante qui le stimule : ce champignon se développe mieux quand l’air est sec, mais que les plantes, elles, sont mouillées (par l’arrosage, la rosée ou les éclaboussures). Le combo gagnant pour lui, c’est : un feuillage dense, peu ventilé, et des arrosages au-dessus du feuillage en fin de journée. En clair : les erreurs classiques de début de saison.

Statistiquement, les attaques d’oïdium augmentent de 30 à 50 % les années où mai est chaud, mais non caniculaire, selon les relevés de Météo France croisés avec les rapports horticoles.

Trois réponses simples (et efficaces) contre l’oïdium

Pas besoin d’armer le bazooka pour gérer ce fléau. Voici le protocole simple et validé par les jardiniers pros :

Repérez tôt et supprimez vite. Dès qu’une feuille présente des taches blanches, coupez-la à la base et jetez-la à la poubelle (pas au compost !). Une feuille infectée peut produire des milliers de spores en quelques jours.

Passez à la pulvérisation douce. Mélange :

5 g de bicarbonate de soude (alimentaire ou horticole)

1 litre d’eau tiède

1 cuillère à café de savon noir
Appliquez sur le feuillage (dessus/dessous) une fois tous les 5 jours jusqu’à disparition des signes. Ce traitement fonctionne mieux en préventif ou au tout début de l’infection.

Si l’infection est avancée : le soufre entre en scène. Utilisez un fongicide à base de soufre mouillable (ex. : soufre de Naturasol), dosé à 7,5 g par litre. Pulvérisez par temps sec, le matin ou en fin de journée, jamais au-dessus de 28 °C, sous peine de brûlures foliaires. Évitez de traiter plus de deux fois par mois pour ne pas perturber l'équilibre biologique.

Bonus : certains jardiniers expérimentés ajoutent une cuillère à soupe de lait demi-écrémé dans leur mélange maison, pour renforcer l’effet antifongique naturel (étudié dans plusieurs essais au Canada et en Australie).

 

Sur les courgettes, concombres ou tomates, l’oïdium se manifeste d’abord par une fine poussière blanche sur les feuilles, avant de les déformer et de freiner la croissance des plantes.

Quand l’oïdium révèle les failles du potager

Un potager infesté d’oïdium n’est pas nécessairement mal entretenu, mais il trahit souvent quelques déséquilibres :

Plantes trop serrées : elles se font de l’ombre, retiennent l’humidité, et empêchent la circulation de l’air.

Arrosages au mauvais moment : le soir ou par le dessus, ils laissent le feuillage humide toute la nuit.

Pas assez de taille : un feuillage trop touffu garde la chaleur et piège l’humidité, conditions parfaites pour les spores.

En corrigeant ces points, vous réduisez jusqu’à 80 % les risques d’invasion sur une saison.

Garder l’oïdium à distance sans paniquer

Il n’est pas là pour tuer vos plantes, mais pour les ralentir. Mal géré, il vous fait passer d’un potager luxuriant à un terrain en demi-teinte. Bien géré, il reste un incident de parcours.

Ce qu’il faut retenir : l’observation, l’action rapide, et un peu de bon sens suffisent à contenir l’oïdium. Et comme souvent au jardin, les meilleures solutions ne coûtent presque rien. Bicarbonate, savon noir, sécateur aiguisé… Et une bonne dose de régularité.

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