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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 06:47

 

  L'enquete de la semaine. sf.  La Face cachée de la lune….ou les ségo-royalties.....

 

Le gouvernement a décidé de remplacer l'écotaxe par un "péage de transit" pour les poids lourds, qui entrera en vigueur le premier janvier prochain et rapportera moins

Après la grogne contre l'écotaxe fin 2013, le gouvernement présente un nouveau dispositif de péage pour les poids lourds..

Changement de ministre, changement de système !

L’écotaxe, responsable à l'automne de la fronde des bonnets rouges, est morte et enterrée: le gouvernement a décidé de la remplacer  par un péage transit pour les poids lourds;

Que prévoit ce nouveau projet ?

Ce dispositif est une taxe ciblée qui concernera les poids lourds empruntant des routes nationales et départementales. Sont visés au total 4 000 km du réseau routier national et certaines routes alternatives départementales.

La carte des routes taxées correspondra aux routes pour l'instant gratuites qui traversent la France et dont le tracé est parfois parallèle à des autoroutes payantes. C'est le cas par exemple de la RN10 entre Bordeaux et Poitiers. 

peage.jpg

© PHOTO IDÉ


Le dispositif entrera en vigueur le 1er janvier 2015, après trois mois d'essais techniques sans facturation réelle.

Sont concernés par cette nouvelle taxe les poids lourds de plus de 3,5 tonnes.

Les véhicules et matériels agricoles, les véhicules dédiés à la collecte du lait, les véhicules forains et de cirque ne sont pas concernés.

La Bretagne, qui avait violemment refusé l'écotaxe, ne fera partie qu'"à la marge" du nouveau dispositif. Seul l'axe Saint-Lô/Nantes via Rennes sera concerné, selon le journal Ouest France.

La tarification se fera avec un taux moyen de 13 centimes d'euro par kilomètre, modulable en fonction de la distance parcourue, du niveau de pollution et du nombre d'essieux des camions. Une franchise kilométrique pourrait être mise en place, allant de 281 à 844 kilomètres par mois, selon le type de camion et son niveau de pollution. 

Les camions devront être équipés d'un boîtier GPS qui calculera le parcours et la facture. 

La recette brute attendue de cette nouvelle redevance serait de l'ordre de 550 à 560 millions d'euros, que l'État redistribuera à l'agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf). À titre de comparaison, l'écotaxe initialement prévue devait rapporter 800 millions d'euros.

Par ailleurs, l'objectif de cette taxe est de favoriser le report des transports routiers vers le ferroviaire ou le fluvial, ou d'éviter que des camions ne circulent partiellement vides, afin de limiter l'impact écologique.

Pour la mise en œuvre du nouveau dispositif, le contrat avec la société Ecomouv - qui devait s'occuper de l'écotaxe - va être rediscuté sur de nouvelles bases pour parvenir aux aménagements nécessaires.

En déplacement dans l'Aude, le Premier ministre Manuel Valls a déclaré dimanche que l’état pourrait rentrer au capital de cette société  afin "d'assurer un meilleur contrôle".

Pour le porte-parole des bonnets rouges, Christian Troadec, ce nouveau dispositif n'est "pas le bon scénario". Il réclame la gratuité des routes en Bretagne, y compris l'axe St-Lô-Nantes et promet de rester mobilisé pour exiger "un mode de financement qui provienne des grandes sociétés autoroutières".

Pour la Fondation Nicolas Hulot, par la voix de son porte-parole Matthieu Orphelin, "si cela se confirme, c'est une très mauvaise décision du gouvernement qui a choisi de ne pas suivre les propositions intéressantes des parlementaires pour une mise en œuvre intelligente de l'écotaxe".

 

Enfin, pour le coprésident des députés écologistes, François de Rugy, "c'est une taxe poids lourds au rabais". Il s'est inquiété : "si on divise le nombre de kilomètres par quatre, on risque de diviser la recette par quatre" jugeant qu'il était pourtant "tout à fait logique de faire contribuer les poids lourds, qui polluent plus que les autres modes de transport de marchandises et usent les routes davantage que les voitures ".

 

Dernière minute….

 

C’est fait c’est voté…

L'Assemblée nationale a adopté hier soir un amendement gouvernemental remplaçant l’écotaxe par un péage de transit poids lourds, lors du débat sur le budget rectificatif 2014.

Le nouveau dispositif, annoncé par Manuel Valls dimanche et qui entrera en vigueur au 1er janvier 2015, concernera les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur un réseau de près de 4.000 kilomètres de routes nationales et locales très fréquentées par les poids lourds.

Elle devrait rapporter 500 millions d'euros par an, a confirmé dans l'hémicycle le ministre des Finances Michel Sapin.

 

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19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 06:50

 

L'enquete de la semaine. sf.  L'hôtel Marriott des Champs-Élysées devient chinois

 

 

      Le Paris Marriott Hôtel Champs-Élysées, 167 chambres, 25 suites et 600 mètres carrés d'espace de réunion à deux pas de l'Arc de Triomphe, a été acquis par le fonds d'investissement hongkongais Kai Yuan Holdings.

avenue--copie-2.JPGLe fond d'investissement hongkongais Kai Yuan Holdings a annoncé ce mardi le rachat de l'hôtel Marriott sur les Champs-Elysées, pour 344,5 millions d'euros au groupe immobilier français MCE PropCo, avec le projet d'en faire une référence dans le haut de gamme pour les touristes chinois. 

"Effort sur le marché chinois"

Installé dans un immeuble de 1914, le Paris Marriott Hôtel Champs-Elysées offre 167 chambres, 25 suites et près de 600 mètres carrés d'espace de réunion répartis sur 7 étages. À deux pas de l'Arc de Triomphe et des boutiques de luxe et de grand luxe qu'affectionnent les Chinois fortunés, l'hôtel accueille actuellement une clientèle venue surtout d'Amérique du Nord, du Proche-Orient et d'Europe. 

"Le groupe considère que davantage d'effort doit être porté sur le marché chinois" pour améliorer si possible le taux d'occupation de 88% enregistré ces trois dernières années, a précisé Kai Yuan dans un communiqué boursier. 

Spécialisé dans l'énergie et l'acier en Chine, Kai Yuan va recourir à l'emprunt pour financer l'acquisition, qui comprend les murs et l'exploitation de l'hôtel et qui devrait être finalisée au plus tard le 5 septembre. Un actionnaire lui accordera notamment un prêt de 280 millions de dollars (206 millions d'euros)

Chauffage, métallurgie, et hôtellerie

Cotée à Hong Kong, Kai Yuan Holdings a des intérêts dans les réseaux de chauffage de plusieurs municipalités du nord de la Chine, et la métallurgie avec des participations dans des filiales de l'aciériste Rizhao Steel. Il employait un peu plus de 200 personnes fin 2013. Affecté par le ralentissement de la demande chinoise et la baisse des cours des matières premières sur un marché caractérisé par une offre excédentaire, Kai Yuan a mis fin au quatrième trimestre 2013 à ses activités de trading de minerai. Il s'est également désengagé de l'exploitation du métro de Shanghai. 

Dans son rapport financier 2013, Kai Yuan indiquait vouloir se diversifier à Hong Kong dans le financement d'entreprises, l'hôtellerie et "continuer à explorer les opportunités" dans des secteurs variés "y compris, mais sans s'y limiter, en Asie et en Europe". Il possède à Hong Kong l'hôtel Butterfly in Waterfront, un établissement 90 chambres.

 


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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 06:24

 

 

L'enquete de la semaine. sf.  La face cachée de la véritable invasion des Qatariens en France.....

 

Al-Jazeera à la conquête du public francophone

 

-Après La main mise en 2011 sur Le PSG (football) avec 70% des actions du club

 

-La chaîne qatarie Al-Jazeera, déjà propriétaire de la chaîne Bein Sport, a annoncé le lancement prochain d'une version francophone. Une annonce qui s'inscrit dans la stratégie de globalisation du groupe. "Hl ttklm alfrnsyh؟", autrement dit, parlez-vous français, en arabe ? La question devrait bientôt être résolue à en croire les déclarations d'Ahmed Ben Jassem Al-Thani, le directeur d'Al-Jazeera. Ce dernier a fait part du lancement prochain d'une chaîne francophone : "j'ai le plaisir d'annoncer que nous sommes dans une étape avancée d'une étude pour lancer une chaîne en français, qui vise à établir des ponts avec les cultures et les peuples amis, en Afrique, en Amérique du Nord et en Europe " a expliqué le cheick lors d'un forum à Doha.

 

Déjà propriétaire de Bein Sport

C'est une nouvelle étape dans la stratégie de développement de la plus importante chaîne du monde arabo  musulman. Avec cette annonce, la chaîne du Qatar s'ouvre un marché important, implanté sur trois continents.

 

Déjà présente via sa filiale Bein Sport, qui diffuse, entre autres, une grande partie des matchs du championnat de France, Al-Jazeera se positionne comme un concurrent direct de France 24. avec principal objectif atteint aujourd'hui la diffusion intégrale de tous les Matchs de la coupe de football  brésilienne ...

Une Stratégie globale

 

Une riposte à peine voilée à la récente mise en place d'une version arabe de la chaîne, qui a fortement irrité l'émir Hamad bin Khalifa al-Thani. Mais la "chaine du printemps arabe" n'entend pas s'arrêter là et compte devenir un media global. "Al-Jazeera est devenue aujourd'hui un réseau médiatique international, qui s'adresse à différentes cultures en plusieurs langues" a souligné Ahmed Ben Jassem Al-Thani. Après Al-20/03/13 Al-Jazeera à la conquête du public francophone..

Passionnés  de Foot , A cet instant , vous comprendrez mieux pourquoi l'intégralité de la coupe du monde est retransmise sur Bein sport et pas sur nos chaines Françaises (hormis TF1 qui à négocié quelques Match à l'arraché en rappellant toutefois que celle -ci est privatisée...

sources partielles: http://www.planet.fr/al-jazeera-a-la-conquete-du-public-francophone.319793.html

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:23

L'enquete de la semaine. sf.   Économie ….

 

Un rapport qui accable la compétitivité tricolore

 

Réalisée par le cabinet Boston Consulting Group (BCG), une étude portant sur la compétitivité des 25 principaux pays exportateurs dresse un tableau très noir de l’économie française. Heureusement, il ne porte que sur la compétitivité-prix du made in France.

 

Si vous croyez encore en la capacité de rebond de l'économie française, ne lisez pas le rapport "The Shifting Economics of Global Manufacturing"réalisé par Boston Consulting Group (BCG) !

 

En effet, cette étude qui fait un point sur l'évolution de la compétitivité des 25 principaux pays exportateurs au cours des dix dernières années, dresse un tableau pour le moins déprimant du "made in France". Déjà très mal classée en 2004, la France l'est toujours dix ans plus tard, conservant le 23e rang de ce classement de la compétitivité-prix, compétitivité qui repose essentiellement sur l'évolution de la masse salariale, de l'énergie et du gaz naturel et d'autres coûts, parmi lesquels ceux d'implantation (loyers, terrain..). Remuant le couteau dans la plaie, le cabinet de conseil américain rappelle que la France était plus compétitive que l'Allemagne en 2004.

" La compétitivité française s'est érodée ces 10 dernières années notamment sous l'effet d'une faible croissance de la productivité (seulement 5% pour la France contre 23% pour l'Espagne.) Mais aussi d'un retard en matière d'investissements. Bien souvent frappées d'obsolescence, leurs structures de production souffrent de la comparaison avec celles de la plupart de leurs concurrents ", observe Olivier Scalabre, directeur associé au BCG.

Tous les pays industrialisés souffrent, ou presque

La France est-elle le seul pays à avoir souffert au cours de ces dix dernières années ? Bien évidemment... non. En matière de compétitivité-prix, la situation de la plupart de ses voisins et concurrents industrialisés ont également connu des difficultés. C'est tout particulièrement le cas de la Belgique, de la Suède, de l'Italie et de la Suisse. L'Allemagne, notre meilleur amie et notre plus redoutable concurrente tire-t-elle son épingle du jeu ? Pas vraiment.

 Le premier exportateur mondial se classe au 19e rang…

Plus loin de nous, la Chine, la Russie, le Brésil, la Pologne et la République Tchèque ont également vu leur avantage compétitif s'éroder lors de la dernière décennie. "On ne s'attendait pas à un tel bouleversement dans le paysage de la compétitivité si rapidement. Que la Chine soit moins compétitive en matière de coûts que les États-Unis en dit long sur les efforts consentis outre-Atlantique pour relancer l'industrie », commente Olivier Scalabre. " Dans chaque région du monde, un ou deux pays émergent. En Europe, les écarts se resserrent fortement entre la Pologne et l'Espagne voire même le Royaume-Uni. En Asie, l'Indonésie se distingue. Sur le sol américain, les États-Unis et le Mexique, on l'a vu, se détachent », poursuit-il.     

Les Etats-Unis et le Mexique tirent leur épingle du jeu

Quels sont les grands gagnants ? L'étude de Boston Consulting Group est formelle. Actuellement, les États-Unis et son voisin mexicain sont les deux pays qui affichent la compétitivité-prix la plus forte, stimulée par une modération continue des salaires, une baisse des prix de l'énergie - les États-Unis sont en passe d'être indépendants dans le domaine énergétique grâce à l'exploitation du gaz de schiste - et un taux de change favorable.

Quels enseignements peut-on tirer de cette étude ? Que la compétitivité-prix de la France est faible ? Ceci n'est pas contestable. Le déficit commercial chronique l'atteste.

Néanmoins, faut-il rappeler que la France est le cinquième exportateur mondial, malgré des déficits bilatéraux avec la plupart de ses grands partenaires malgré une qualité reconnue du made in France ? 

Comment baisser le coût du travail ?

Pour l'améliorer, le gouvernement actuel, comme les précédents, tente désespérément d'abaisser le coût du travail sans casser le modèle social français. L'équation est éminemment délicate à résoudre. La plupart de nos voisins est confrontée à la même problématique.

C'est la raison pour laquelle l'exécutif concentre depuis une dizaine d'année ses efforts pour redresser la compétitivité hors-prix des produits français, afin que les entreprises tricolores, comme la plupart de leurs concurrentes allemandes, échappent à la guerre des prix et aient le pouvoir de fixer leurs propres prix.  

Beaucoup de mesures déjà adoptées

Pour atteindre cet objectif, de nombreuses mesures ont été adoptées. Citons notamment la simplification et le triplement du crédit d'impôt recherche (CIR) puis la création du crédit d'impôt innovation (CII), le lancement du Grand emprunt, la loi sur l'autonomie des universités, le lancement des pôles de compétitivité, la création de Bpifrance… Il n'y a plus qu'à attendre que ces mesures en partie structurelles produisent enfin leurs effets.

 

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 09:08

      L'enquete de la semaine. sf.

Internet va-t-il la terrasser?

 

Comme Kodak, l'ex-géant de la photo en quasi faillite, l'Éducation nationale pourrait-elle sombrer pour cause d'incapacité à épouser son époque? C'est la thèse du livre "Le tsunami numérique".

 

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L’internet ouvre une nouvelle voie d’accès de tous au savoir, qui remet en cause le dogme élitiste de notre système éducatif. "L’écosystème qui a converti en quelques décennies des milliards d’êtres humains au smartphone et à Internet a mis toute sa puissance de travail et d’innovation au service d’un objectif : réinventer l’éducation", résume l’auteur en introduction

La France en est aux balbutiements

Nous allons apprendre autrement, et de plus en plus sans frontières. L’irruption des MOOCs (Massive online open courses), des cours en ligne gratuits, va obliger à réinventer la relation au maître.

Dans ces cours, les "élèves" se forment mutuellement via les forums internet. Apparaissent ainsi des universités numériques à l’image de Minerva University en Californie, ou des écoles numériques à l’instar de la Khan Academy.

L’internet va transformer certaines universités ou écoles en marques mondiales que se disputeront les meilleurs talents. "Dans ce domaine, la France, grandes écoles comprises, n’en est qu’aux balbutiements", estime Davidenkoff. Les films et vidéos font qu’aujourd’hui,un adolescent français en sait plus sur la vie quotidienne d’une université américaine que sur ce qui se passe dans une prépa ou une fac française."Et l’Education Nationale, dans tout ça ? L’auteur la décrit entravée par ses archaïsmes, notamment syndicaux : "Partout dans le monde, l’école 'à la papa', celle de l’enseignement frontal et du psittacisme ('fait de répéter comme un perroquet'), a vécu.

L’Education nationale et l’université le comprendront-elles à temps ? Tétanisée par la mythologie égalitariste, l’école n’a jamais su résoudre le cas des élèves issus des zones défavorisées, qui exigent une prise en charge réellement différenciée, mais surtout une façon de travailler qui ne colle pas avec l’actuel statut des enseignants, un corpus administratif datant de 1950, vaguement toiletté début 2014."L’auteur convient que ce problème n’est pas seulement français, mais il prend chez nous un tour particulièrement aigu.

Le "syndrome Kodak" : scénario noir pour le service public ?

Pour le montrer, Davidenkoff  développe un parallèle entre le destin tragique du géant de la photo, Kodak, et du géant français de l’éducation, l’Educ Nat’. Kodak était tout sauf en manque d’idées : cette firme a déposé 19.000 brevets.

Pourtant, elle a frôlé la faillite "pour avoir été incapable, en temps et en heure, de penser autrement". Pour avoir raté le virage du numérique, Kodak a dégringolé de 140.000 emplois à 8.500.

Les menaces qui pèsent sur notre école ne lui vaudront sans doute pas un tel sort, mais le privé triomphe partout, observe l’auteur.

Le caractère outrageusement élitiste de notre enseignement secondaire et des prépas fait qu’ils ne sont performants que pour une minorité d’environ 10% d’élèves. Les 90% restants deviennent un marché toujours plus désirable pour le privé".Quand le patron de Free (et actionnaire à titre privé du "Nouvel Observateur") Xavier Niel a proposé aux exclus de l’école de devenir des cracks du numérique au sein de son école gratuite 42, il a vu affluer 50.000 demandes de dossiers. Le groupe d’écoles privées Ionis Education totalise 20.000 étudiants dans 20 écoles ( Epita, Epitech, Sup Internet, ISG etc) C’est l’équivalent d’une université ! 

L’enseignement privé en plein boom

"Un jour les offres privées de formations gratuites ou low cost se multiplieront", pronostique Davidenkoff. La part du privé a crû de 50% dans notre enseignement supérieur entre 2.000 et 2010.  D’ores et déjà des centaines de milliers de jeunes de par le monde sont scolarisés dans des écoles financées par des fonds d’investissements et des fonds de pension."Ce qui apparait aujourd’hui en France comme une moindre mal creusera peut être la tombe du service public d’éducation dans le Supérieur. Cela pourra survenir le jour où les employeurs disposeront d’autres indices que les diplômes pour évaluer les compétences, où les cours des meilleures profs seront en accès libre et où le coût du privé baissera grâce au numérique : toutes ces évolutions sont en route", estime Davidenkoff

Une Educ Nat incapable d'encourager l’innovation 

Il expose divers exemples d’immobilisme de notre école. Comme la pédagogie de "La main à la pâte" initiée par le Nobel Georges Charpak. Cette approche très pratique, ramenée des zones scolaires difficiles de Chicago dans le milieu des années 90, se révèle si efficace qu’un tiers des écoles primaires l’appliquent, à l’initiative de milliers d’enseignants, hélas peu soutenus."Qu’a fait l’Education Nationale pour promouvoir cette approche, former des enseignants, financer les intervenants extérieurs ? A peu près rien ! Le projet a été porté presque exclusivement par l’Académie des Sciences, y compris financièrement. Le problème de l’Education Nationale n’est pas de manquer de capacités d’innovation en interne, mais d’être incapable de les porter, de les encourager, de les récompenser".

Pourtant les profs innovent à tous les étages

Pourtant, dans les faits, beaucoup a été tenté pour lutter contre l’échec scolaire souligne Davidenkoff.  Sauf que cela s’est traduit par des dizaines de dispositifs empilés au fil des ans qui "ont fini par éreinter les milliers de bonnes volontés : peu d’explications, pas de formation, peu de moyens, pas d’évaluation".Le tout donne la vision d’une machinerie à bout de souffle, qui n’a jamais su résoudre le cas des élèves issus des zones défavorisées. Les initiatives qui ont réussi en France n’ont jamais convaincu l’Educ Nat’ d’entreprendre les réformes qui permettraient de limiter la casse. Pourtant des enseignants innovent, à tous les étages du système. Ils sont peut-être le seul espoir d’une institution qui semble incapable de se repenser. Et qui –pire- ne croit pas aux vertus de la formation :

"Un enseignant peut traverser 40 ans de métier sans jamais avoir actualisé ses savoirs et compétences, autrement que par des discussions avec des collègues."   

Des petites castes d’initiés bloquent le système

Pourquoi une telle inertie de la machine Education nationale alors que tant de profs sont prêts à bouger ? L’hypothèse qu’avance Davidenkoff est à la limite de la théorie du complot :Il ne faut pas remettre en cause un petit business model qui permet aux castes issues de la méritocratie de prospérer, un modèle qui permet aux cadres dirigeants et hauts fonctionnaires et enseignants de protéger leur territoire en en interdisant l’accès aux non initiés. C’est une hypothèse que confortent toutes les études sociologiques".

Vincent Peillon a amorcé un vrai changement

Ce livre n’est-il pas exagérément sévère pour l’Education nationale ? Il faut l’espérer. Et l’avenir le dira assez vite. Certes le Mammouth s’est réveillé tard, mais il bouge, en particulier au niveau des mentalités.

En 2012, l’enquête Profetic faite par le ministère auprès de 6.000 profs du secondaire avait montré que moins d’un enseignant sur quatre utilisait le numérique pour évaluer, communiquer ou donner des devoirs. Mais que 87% d’entre eux s’étaient formés au numérique par eux-mêmes, ou grâce à des collègues. Et que 92% estimaient que le numérique est un plus pour diversifier les pratiques pédagogiques et faire des préparations de cours.Vincent Peillon a surfé sur cette tendance et inclus dans sa loi de refondation de l’école de juillet 2013 la création d’un service public du numérique éducatif. Il a assuré que les enseignants seront formés au et par le numérique dans les ESPE (Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation), et il a ouvert un site, M@gistère, pour la formation en ligne des 370.000 professeurs des écoles.

De son coté, Geneviève Fioraso a lancé une initiative d’envergure pour le développement du numérique à l’université avec la création de la plateformeFrance université numérique (FUN). Autant de signes d’espoir.

Par ailleurs nombre d’acteurs dans les grandes écoles qui ont développé des MOOCs s’interrogent encore sur les réelles conséquences de ceux-ci. "Personne aujourd’hui ne sait exactement quel business model sous tendra les MOOCs à l’avenir", affirme Bernard Ramanantsoa, le directeur d’HEC, qui a lancé une série d’expérimentations mais "souhaite rester très vigilant à moyen terme. Certains ont vu dans les MOOCs un risque de disparition des écoles de commerce d’ici 10 à 15 ans. Je n’y crois personnellement pas." 

Le signal d’alarme lancé par Davidenkoff est salutaire. Il propose une revue très complète des enjeux actuels du numérique dans l’éducation. Il n’est pas encore dit que le Mammouth ne relèvera pas le défi, mais reconnaissons que sa lourdeur ne sert pas son agilité.

En 17 ans, l’Educ Nat’ a épuisé 8 ministres, soit un tous les 24 mois : Claude Allègre,  Jack Lang, Luc Ferry, François Fillon, Gilles de Robien, Xavier Darcos, Luc Chatel,  Vincent Peillon… Tous ont proposé une réforme, tous sont plus ou moins sortis tête basse. Espérons que les réformes Peillon seront bien reprises  par son successeur. Bon courage, Benoît Hamon !

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 06:40

 

  L'enquete de la semaine. sf.    Au pays des "Vacances"


 

Pourquoi la rentrée scolaire est reculée d'un jour ?

 

À moins de deux mois des vacances d'été, le ministère de l'Éducation nationale a annoncé un report de la rentrée des élèves du 1er au 2 septembre. La prérentrée des enseignants aura, elle, lieu le 1er septembre.

 

Explications;

 

Finalement, la reprise sera décalée pour tout le monde. Le ministre de l'Education nationale Benoît Hamon a repoussé, vendredi 16 mai, la rentrée scolaire des 12 millions d'élèves français du 1er au 2 septembre. Jeudi, le Snes-FSU, syndicat du secondaire, avait en effet annoncé que les enseignants ne feraient par leur prérentrée le vendredi 29 août – comme prévu dans le calendrier officiel – mais le 1er septembre, jour de la rentrée des élèves.

 

Pourquoi la prérentrée des enseignants et la rentrée des élèves sont-elles décalées ? Quels enjeux cachent cette annonce ? France tv info vous explique ce qu'a voulu faire le ministère de l'Éducation nationale en décalant la rentrée 2014.

Pour faire plaisir aux syndicats de profs .....

L'annonce des dates des trois prochaines rentrées (2014, 2015 et 2016), réalisée en début d'année, avait provoqué un tollé chez certains syndicats : un préavis de grève avait été déposé pour le vendredi 29 août, date initiale de la prérentrée 2014, une pétition lancée... La raison ? Les enseignants auraient été contraints de raccourcir leurs vacances en rentrant en août au lieu de septembre. "Pour beaucoup, les deux mois d’été sont intouchables", témoignait en début d'année le blogueur instituteur de France tv info, L'Instit-humeurs. Toutefois, il précise que tous les enseignants ne souhaitaient pas un report de la rentrée, évoquant un "combat de coqs" syndical au sein de l'enseignement secondaire.

"Cela fait des années qu'on rogne sur les vacances d'été. Les profs se font beaucoup taper dessus, on veut préserver le peu de qualité de vie qu'il nous reste !" s'agaçait en novembre Jean-Rémi Girard, le secrétaire général à la pédagogie du Syndicat national des lycées et collèges (Snalc), alors que l'idée d'une prérentrée fin août était déjà évoquée. "Ce changement [de date] ne veut toutefois pas dire qu'il n'y aura pas de réunions préparatoires des enseignants, qui regrettaient le fait de devoir rentrer un vendredi la dernière semaine du mois d'août, leur faisant ainsi perdre une semaine complète de vacances", a précisé jeudi Frédérique Rolet, cosecrétaire générale du Snes-FSU. La syndicaliste fait notamment allusion aux semaines complètes de location saisonnière.

 

Benoît Hamon, dans une logique d'apaisement depuis son arrivée à la tête du ministère de l'Education, a donc choisi de satisfaire les enseignants, déjà pénalisés par le gel du point d'indice des fonctionnaires et déstabilisés par la mise en place de la réforme des rythmes scolaires.

Pour éviter de désorganiser la rentrée........

En ne décalant pas la rentrée des élèves, le ministère de l'Education nationale aurait enterré la prérentrée des profs, et tout le monde aurait repris le chemin de l'école le même jour. De quoi créer une belle pagaille. "Le tout-en-un n'est pas possible : si on déplace la prérentrée, il faut aussi déplacer la rentrée", a prévenu jeudi le secrétaire général du SE-Unsa, Christian Chevalier.  

"Cette journée était nécessaire, ne serait-ce que pour des questions d’organisation, a ajouté le syndicaliste. Lors de la prérentrée, les équipes se retrouvent autour du responsable d’établissement, les nouveaux enseignants font connaissance avec leurs collègues… C’est un moment important en termes de construction d’équipe, mais aussi d’organisation. Si la prérentrée était annulée, il y a un risque de très grosse désorganisation dans les établissements le 1er septembre !"

 

Benoît Hamon, qui avait laissé planer le doute jeudi dernier sur ce nouveau calendrier, a clarifié la situation vendredi : "Contrairement à ce qui a été hâtivement annoncé , la journée de prérentrée n'est donc pas supprimée".  "Je suis rigoureux", a aussi expliqué le ministre de l'Education nationale, après avoir annoncé le report de la rentrée des élèves "pour éviter d'avoir du désordre et des difficultés".

Pour écarter "des problèmes de logiciel informatique".......

Cette justification peut sembler étrange, mais elle est très sérieusement défendue par le ministère de l'Éducation nationale. "La raison pour laquelle nous avons reporté du 1er au 2 septembre la rentrée des élèves, c'est que depuis le 8 avril, et la première réunion des recteurs que j'ai faite, la question de la difficulté de faire la prérentrée le 29 août m'a été posée, étant donné que nous accueillons 40 000 enseignants supplémentaires", a expliqué vendredi le ministre de l'Éducation nationale.

 

Or, l'arrivée de ces milliers de nouveaux professeurs le 29 août auraient causé des «problèmes de logiciel informatique", rapporte France Inter. En effet, selon le ministère de l'Éducation nationale, le logiciel en question ne serait capable «d’intégrer les nouveaux arrivants dans l'Éducation nationale seulement à la date du 1er septembre et pas avant". Et avec 40 000 nouveaux professeurs à intégrer, «ce serait impossible à gérer", précise la radio…….


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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:40

 

L'enquete de la semaine. sf.   15 mai 1768

 

Le "Traité de Versailles" sur la Corse entre Paris et Gênes

 

Un petit retour sur une partie de son histoire

1768 - Conquête de la Corse


LA VENTE DE LA CORSE A LA FRANCE
(15 mai 1768)

 

 

corse-map-Mediterr.gifLe 15 mai 1768, par le traité de Versailles, entérinant la convention de Compiègne signée quatre ans plus tôt, la république de Gênes cède à la France ses droits sur la Corse. Les habitants de l'île, qui n'ont même pas été consultés, entrent en lutte pour préserver leur indépendance. Malgré leur détermination, ils devront plier devant les troupes du corps expéditionnaire français. Et la réunion de la Corse à la France se fera juste à temps pour que, le 15 août 1769, un certain Napoléon Bonaparte ne naisse ni Gênois ni Corse mais sujet de Louis XV.

Depuis le XIIIème siècle, la Corse est assujettie à la république de Gênes. A maintes reprises, la France a tenté de s'emparer de l'île, la quatrième de Méditerranée. Jusqu'à ce que, en 1559, par le traité de Cateau Cambrésis, elle ait dû la reconnaître possession des Gênois. Quant aux Corses, attachés à leur indépendance, ils n'ont cessé de se révolter. En 1755, ils se soulèvent une fois de plus.
En juillet, les rebelles désignent un général en chef, Pasquale Paoli, qui se rend maître de tout l'intérieur de l'île et met sur pied un gouvernement autonome. En novembre, celui-ci fait voter une constitution démocratique par la Consulte, l'assemblée locale élue au suffrage universel, qui élabore les lois, contrôle l'administration, le budget et l'armée. Un Conseil d'Etat est formé, réunissant neuf membres et présidé par Paoli. Le nouveau "chef de l'Etat" corse mène une politique de progrès, fonde une université ouverte aux boursiers, fait construire des routes et assainir les marécages. Calvi étant aux mains des Gênois, il crée le port de l'Ile Rousse, d'où les navires arborant le pavillon orné d'une tête de More, peuvent commercer avec les pays méditerranéens.
En France, les réformes et les initiatives de Pasquale Paoli ne suscitent pas simplement l'étonnement; leur audace soulève l'approbation, voire l'enthousiasme, des grands philosophes des Lumières que sont Voltaire et Jean Jacques Rousseau; ce dernier a même été consulté à propos de la nouvelle législation dont la Corse songe à se doter.

Face à cette virulente opposition, les Gênois, qui ne sont plus maîtres que du seul littoral, finissent par renoncer à dompter des rebelles aussi déterminés que turbulents. En négociant avec la France, qui brigue toujours la Corse, ils espèrent se débarrasser à bon compte d'un problème épineux qui mobilise constamment leurs troupes et leur coûte fort cher.

Par la convention de Compiègne signée en 1764, puis par le traité de Versailles, conclu le 15 mai 1768, Gênes cède à la France ses droits sur la Corse. Moyennant le versement annuel de subsides, elle autorise les Français à installer des garnisons dans les citadelles de Calvi, d'Ajaccio et de Saint Laurent. Tout en reconnaissant que l'autorité des Génois est légitime, le Gouvernement de Louis XV, représenté par le duc de Choiseul, secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères qui détient aussi les portefeuilles de la Guerre et de la Marine, s'engage à pacifier l'île. Il est en outre stipulé que la France ne gardera la Corse qu'au cas où, à l'expiration d'un délai de dix ans, Gênes n'aura pu rembourser les sommes investies par le Gouvernement de Sa Majesté; et il est fort douteux qu'elle en ait les moyens...

Les Corses n'ont nullement été consultés, et Pasquale Paoli, qui a demandé à négocier directement avec Louis XV, a été éconduit. Ils sont donc déterminés à lutter farouchement contre le nouveau maître qui leur a été imposé. La prise de possession de l'île ne se fait pas sans difficulté, et la France se heurte à une forte résistance. Aux vingt cinq mille hommes du corps expéditionnaire commandés par le comte de Vaux, Pasquale Paoli ne peut opposer que deux régiments et les milices des communes dont il a pris le contrôle. Pourtant, c'est seulement au bout d'un an de combats acharnés et sanglants que l'artillerie française finit par avoir raison de la ténacité des Corses, définitivement défaits à Pontenuovo le 9 mai 1769.
Tandis que Voltaire s'apitoie sur le sort de l'île et s'enflamme pour sa résistance en affirmant qu'on "ne voit de telles actions que chez les peuples libres", la Corse est rattaché à la France et son administration est confiée au général Marbeuf. Toutefois, elle jouit d'un statut différent de celui des provinces du royaume, qui respecte ses particularismes et lui accorde une certaine autonomie...

Le 23 juin 1769, une Consulta prête serment de fidélité au roi de France.

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 17:23

 

toute l'actu

 

 De la [19] ième semaine 2014 en images


L’événement du jour...

  11 Mai1981 : Bob Marley, considéré comme le maître de la musique reggae, succombe dans son sommeil à un cancer du cerveau à l'âge de 36 ans à Miami. Avec son groupe The Wailers, il enregistre l'album Catch a Fire, le premier à sortir de la Jamaïque, et celui qui le lancera sur la voie de la gloire. En 1974 Marley écrit la chanson I Shot the Sheriff que popularisera Eric Clapton. Pendant plusieurs années, Marley et les Wailers étendent la popularité de la musique reggae au monde entier.

 

    

L‘image de la semaine

 

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  Le proverbe de la semaine.

« L'habit ne fait pas le moine. »

La citation de la semaine

« On résiste à l’invasion des armées, on ne résiste pas à l’invasion des idées. »

 

de Victor Hugo

Voyons  maintenant les  Autres évènements Marquants de la semaine

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Le petit coin détente

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oh! merde c'est l'autre

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Terminons cet hebdo par : « Les dictons de la semaine »

« Gare s'il gèle à la Sainte-Estelle. »

« Que mai soit venteux ou clair, toute récolte aura bon air. »

« Mai en rosée abondant, Rend le paysan content. »

« Brouillard de mai, chaleur de juin, amènent la moisson à point. »

« Quand il tonne en mai, vaches ont du lait. »

« En mai, fleurs au verger font en automne la destinée. »
« À Sainte-Félicie, tous les lilas sont fleuris. »

Allez ! ! Bonne semaine et à Dimanche … prochain

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 06:20

 

  L'enquete de la semaine. sf.  Soins de santé...

 

 

 

"L'enquête en six phrases clés"

 

La santé a un prix mais l’essentiel de son coût est pris en charge par la collectivité. Un «virage» va devoir être pris, annonce Jo De Cock le patron de l’Inami. Quel virage? Dans "L'Avenir" de ce samedi 26 avril, son témoignage et cinq pages d'enquête. Dont voici six phrases clés...

Première donnée de notre enquête sur notre système de santé: aujourd’hui, vous coûtez 2 200 € par an à la collectivité. La surconsommation et les progrès de la recherche, notamment, pourraient mettre à mal ce modèle.

Que faire ? Renforcer les contrôles sur la prescription ? Salarier les médecins ? Brider les compagnies pharmaceutiques…. Nous sommes à un tournant.

Constats, analyses, éditos. En conclusion : le point de vue des candidats aux élections.

 

Voici six phrases clés tirées de l’enquête.

1. Jo De Cock, administrateur général de l’Inami

Sur le financement de notre système de santé...

« Il n’est plus possible de financer une logique du tout est possible et donc tout est valable. Nous devons entrer dans un principe d’une innovation médicale dont la légitimité tient dans son rapport coût/efficacité.»

2. Pierre Verbeeren, directeur de Médecins du Monde

Sur le fait que, selon l’Inami, 99 % de la population a accès aux soins de santé...

«Il faut nuancer. Les soins de santé sont accessibles mais pas gratuit: la part prise en charge par les patients équivaut à 19 % des coûts. Parfois, cette prise en charge est bien plus importante encore. »

3. Anne Spinnewine, pharmacologue à l’UCL

Sur la surconsommation de médicaments...

« La sous-consommation est tout aussi préoccupante. Dans un cas comme dans l’autre, c’est le lien entre prescripteur et patient qui est en cause. Cette sous-consommation a un coût car le défaut d’une prescription peut entraîner des complications et donc des soins de santé plus onéreux »

4. Michel Roland, professeur de médecine générale à l’ULB

Sur le nombre insuffisant de médecins...

« En Belgique, sur les 30000 médecins, on estime quil y a 18000 à 20000 généralistes. Mais la réalité est bien moindre si on retire les généralistes pensionnés, les chercheurs, ceux qui travaillent pour les mutuelles. En fait, on peut estimer quil y a 10000 généralistes pratiquant vraiment. »

5. Karl Richir, médecin généraliste

Sur l'usage de la prescription...

« Le médecin prescrit par habitude. Et il prescrit aussi pour conserver sa patientèle. C’est parfois plus simple de prescrire un antibiotique que de discuter 10 minutes avec son patient. Beaucoup pourraient sortir du cabinet médical sans prescription.»

6. Raf Mertens, directeur du KCE (Centre d’Expertise en soins de santé)

Sur les firmes pharmaceutiques...

«On peut comprendre la logique des firmes pharmaceutiques qui veulent augmenter leur rentabilité. Mais en même temps, les prix explosent. Or, nous sommes déjà à 10 % du PIB et ce dernier augmente moins vite que le coût des soins de santé: la marge est donc très faible».

 

L’Inami : [ institut national d’assurance maladie)

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 05:25

 

 

  L'enquete de la semaine. sf. 

 

 

Au fait ! savez –vous combien touche un député ?

 

 

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La question qui refait régulièrement surface. Le mode de rémunération des députés est-il adéquat ?

Je vous propose ici et en détail l’explication comment les députés sont rémunérés.


Un salaire de 5 189,27 euros

Les députés (ainsi que les sénateurs) touchent d'abord une indemnité parlementaire. A l'indemnité de base de 5 514,68 euros brut mensuels s'ajoutent une "indemnité de résidence" de 165,44 euros et une "indemnité de fonction" de 1 420,03 euros. Un total de 7 100,15 euros brut par mois, soit 5 189,27 euros net. C'est en quelque sorte le "salaire" du député. Mais sur ces 7 100 euros brut, seuls 5 680 sont soumis à l'impôt sur le revenu.

Pour éviter que des élus cumulards n'additionnent trop de revenus liés à leurs multiples mandats, un plafonnement (aussi appelé "écrêtement") a été institué par la loi. Ainsi, le total des indemnités touchées par un même élu ne peut excéder la limite d'une fois et demie le montant de l'indemnité parlementaire de base. Les éventuels mandats locaux détenus par les députés ne peuvent donc leur rapporter qu'un maximum de 2 757,34 euros brut par mois.

Plus de 6 000 euros pour couvrir les "frais de mandat"


L'indemnité parlementaire est complétée par une "indemnité représentative de frais de mandat", censée aider les députés à "faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées", explique le site de l'Assemblée nationale. Elle s'élève à 6 412 euros brut mensuels.

Son montant comme son utilisation font débat. Car cette somme est versée chaque mois sans aucun contrôle sur la façon dont les députés la dépensent. Dans les faits, les parlementaires en conservent donc l'intégralité, même s'ils n'ont pas tout utilisé. Ce qui est souvent le cas, puisque les députés bénéficient de nombreux avantages matériels

De nombreux avantages matériels

Amenés très souvent à se déplacer, les députés disposent d'une gratuité totale dans tous les trains de la SNCF en 1re classe. Et bénéficient de 80 billets d'avion gratuits par an entre Paris et leur circonscription. Pour leurs déplacements en région parisienne, ils peuvent utiliser l'une des vingt voitures avec chauffeur mises à disposition par l'Assemblée nationale ou, si elles ne sont pas disponibles, se faire rembourser leurs notes de taxi.

L'Assemblée nationale prend également en charge les frais de téléphonie mobile et d'internet du député et de ses assistants dans la limite d'un forfait d'environ 550 euros par mois. Autant de dépenses pour lesquelles le député n'a donc pas à piocher dans sa fameuse "indemnité représentative de frais de mandat"……..

 

Alors Monsieur le nouveau premier ministre vous qui cherchez quelques milliards allez-vous oser faire trembler l’assemblée sur ce sujet ..?

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