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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 06:36

 

 

L'enquete de la semaine. sf.  Microbes...........

 

Comment les microbes envahissent nos lieux de vie

 

 

À l'heure de la mobilité internationale, connaître le comportement des virus et des bactéries dans divers environnements intérieurs permet de mieux s'en protéger.

Invisibles à l'œil nu, les microbes sont partout: sur nos tables, nos mains, nos téléphones, notre animal de compagnie. Virus ou bactéries, ils ne sont pas tous dangereux et ne nous rendront pas nécessairement malades. Mais à l'heure où la mobilité des individus ne cesse de croître, renforçant les risques d'une dispersion rapide, étudier la mobilité des germes est plus que jamais un enjeu de santé publique.

Des chercheurs de l'université de Chicago se sont ainsi intéressés aux flux de bactéries dans une maison. Ces travaux, publiés dans la revue Science, s'appuient sur l'observation de sept familles pendant six semaines. Pieds, mains, cavités nasales et mobilier ont été soumis à une analyse microbiologique. Les chercheurs ont pu constater que les habitants d'une même maisonnée présentent des «profils bactériens» très proches, qu'ils partagent largement avec leur habitation. D'ailleurs, il ne fallait que quelques heures à une famille venant d'emménager pour laisser son «empreinte bactérienne» sous son nouveau toit. Ces observations permettent de prévoir et d'évaluer, grâce à un logiciel interactif, la présence de micro-organismes en fonction de différents paramètres comme degré d'humidité, température ou encore nature des surfaces. Appliquée à terme aux hôpitaux, elle devrait permettre de favoriser des matériaux, une organisation des soins et un aménagement des lieux en défaveur de la transmission des bactéries, notamment celles porteuses de gènes pathogènes ou de résistance aux antibiotiques.

 

Convergence vers la machine à café

Le Dr Charles Gerba de l'université d'Arizona aux États-Unis a pour sa part cherché à mesurer la vitesse de circulation d'un virus dans un immeuble de bureaux abritant 80 personnes. Pour ce faire, il a déposé sur une poignée de porte à battants un virus inoffensif pour l'homme, très proche en structure des rhinovirus et norovirus qui déclenchent rhumes et gastro-entérites. Quatre heures plus tard, le germe était présent sur les mains de la moitié des employés et sur la moitié des surfaces touchées par ces personnes, a-t-il expliqué lors de la présentation de ses résultats au congrès annuel de la Société américaine de microbiologie la semaine dernière.

«Nous avons relevé en outre plusieurs particularités: la salle de pause, où siège la machine à café, est la pièce la plus rapidement contaminée, et la dispersion du virus par la main est beaucoup plus rapide que celle par l'éternuement ou la toux», souligne cet expert de la transmission des pathogènes dans l'environnement.

De quoi laisser songeur quand on sait qu'un éternuement peut pourtant propulser les microbes à des distances spectaculaires. Selon une étude du MIT (Massachusetts) parue en avril dans le Journal of Fluids Mechanics, les gouttelettes de salive expulsées par un individu enrhumé peuvent voyager sur 6 mètres. Mieux: en raison des propriétés physiques propres aux nuages, les gouttelettes se répandent rapidement dans toute la pièce et les germes, portés par les courants d'air, peuvent atteindre le système de ventilation et, par-là, les autres salles qu'il dessert. De quoi amener certains hôpitaux, notamment, à se pencher sur leur système d'aération.

Des applications concrètes

Heureusement, la lutte contre la propagation des microbes ne nécessite pas forcément des moyens coûteux ou compliqués: se laver les mains et utiliser des lingettes désinfectantes pour le mobilier permet souvent de frapper fort. L'expérience de Charles Gerba et son équipe a été renouvelée après avoir expliqué au personnel de la société leur intérêt contre la propagation du virus. «On a alors observé un recul spectaculaire de la présence du virus, avec 60 à 80 % de surfaces contaminées en moins. C'est d'autant plus impressionnant que seulement la moitié des personnes sensibilisées avaient accepté d'utiliser ces produits hydroalcooliques», témoigne l'expert.

Pour Arnaud Fontanet, chef de l'unité d'épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteuret professeur au Cnam, étudier la mobilité et la survie des microbes est «très important». «Ces travaux vont permettre de savoir quelle est la nature des contacts avec le patient qui peuvent transmettre la maladie», explique-t-il. Une question déterminante lorsque l'on a affaire à un virus très contagieux comme le coronavirus du sras ou le virus Ebola. «On sait qu'il faut suivre l'entourage du patient une durée équivalant à la période d'incubation de la maladie pour voir ceux qui vont déclarer la maladie et les isoler. On entre alors dans des considérations très pratiques: qui considère-t-on comme ayant eu un contact à risque avec le malade? En termes de logistique, surveiller 10 ou 50 sujets contacts ne mobilise pas le même nombre de personnes. Et lorsque les ressources sont rares, comme dans le cas de l'actuelle épidémie d'Ebola, l'enjeu peut être vital.»

 

 

 


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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 05:20

 

 

L'enquete de la semaine. sf.   Téléphone au volant …

 

Téléphoner au volant vous fait perdre la moitié de votre attention

Lorsque le conducteur est au téléphone, toutes ses actions sont ralenties, souligne une étude.

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Un conducteur qui téléphone au volant perd entre 30 et 50% de son attention, selon une étude menée par l'université de Strasbourg pour la fondation Vinci autoroutes, rendue publique vendredi 19 septembre.

Le niveau d'attention des conducteurs qui téléphonent au volant est inférieur en moyenne de 30% à l'attention de ceux qui ne téléphonent pas. Et les informations qui demandent une attention soutenue, comme lire un panneau lumineux, peuvent être jusqu'à deux fois plus difficiles à déchiffrer.

De même, les automobilistes téléphonant au volant disent plus souvent avoir vu un événement qui n'a jamais eu lieu, signe d'une altération des capacités d'attention et de mémorisation, précise l'étude, menée à la fois en conditions réelles et en laboratoire.

Rétrécissement du champ visuel

Lorsque le conducteur est au téléphone, toutes ses actions sont ralenties. Il roule moins vite et passe plus de temps sur la voie de dépassement. Il allonge sa distance de freinage de 33% (100 mètres à 130 kilomètres/h) par rapport à un conducteur qui ne téléphonerait pas. Il contrôle moins sa position au centre de sa file.

L'activité des yeux du conducteur au téléphone est également divisée par deux, rétrécissant le champ visuel. Utiliser un kit Bluetooth, une oreillette ou le haut-parleur du téléphone n'y change rien : c'est la conversation téléphonique même qui est à l'origine de la perte d'attention. Le conducteur est d'ailleurs moins distrait par la conversation lorsque son interlocuteur est présent dans le véhicule.

Le centre d'investigations neurocognitives et neurophysiologiques de l'université de Strasbourg a mené cette étude en deux parties: Sur une aire d'autoroute, 3.500 conducteurs ont répondu à des questions sur les panneaux et véhicules croisés avant leur arrêt. 90 personnes ont également participé à des tests sur simulateur de conduite.

Selon une étude précédente de la fondation Vinci autoroutes, près d'un conducteur sur deux téléphone au volant.

 

Source : AFP

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 06:29

L'enquete de la semaine. sf.  Santé....

 

Les blouses blanches sont des nids à microbes

 

Plus de 40 % du personnel soignant porte deux jours de suite la même blouse.

Finalement, les patients qui sont atteints du syndrome de la blouse blanche ont peut-être raison d'avoir peur des médecins. Des chercheurs du service de maladie infectieuse de l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, emmenés par Yonit Wiener-Well, ont planché sur la question de la propreté des blouses des personnels soignants. Les résultats de leurs travaux ne vont pas rassurer ceux qui ont peur d'aller à l'hôpital. Publiés dans la revue spécialisée l'American Journal of Infection Control, ils mettent en avant que les uniformes des médecins des hôpitaux sont infestés de bactéries voire qu'ils sont une source d'infections nosocomiales résistantes aux antibiotiques.

 

Les auteurs de cette étude ont passé à la loupe des microscopes les blouses de 135 praticiens : 60 médecins et 75 infirmières. Parmi eux, 60 % travaillaient dans les services de chirurgie et 40 % en médecine interne (orthopédie, urologie, ophtalmologie et cardiologie). Des empreintes ont été effectuées à différents endroits des vêtements puis placés à 35 °C pendant quarante-huit heures, en cultures. Deux prélèvements ont été effectués par blouse : autour du nombril et au bout des manches (quand les uniformes comportaient des manches longues) ou sur les poches quand il s'agissait de manches courtes. Pour les tenues de bloc opératoire, une seule empreinte a été réalisée, ces tenues ne comportant ni poches ni manches. Résultat : la moitié des prélèvements étaient contaminés. Sur la totalité des échantillons, 40 % étaient porteurs d'une bactérie pathogène et 10 % étaient porteurs de deux ou trois bactéries pathogènes. Si les infirmières sont autant vecteurs de germes que les médecins, ce sont néanmoins elles qui récupèrent le plus de bactéries résistantes aux antibiotiques. Enfin, sur les 238 prélèvements réalisés, les auteurs de l'article ont relevé 32 cas de staphylocoques dorés résistant aux antibiotiques.

Le risque dépend du lavage  

L'élément le plus intéressant dans cette publication qui ne manquera pas de faire réfléchir : presque 60 % du personnel soignant qui a participé à cette étude a indiqué changer d'uniforme chaque jour. Ce qui signifie que plus de 40 % mettent leur blouse au moins deux jours de suite ! Or 29 % de ceux qui changent de blouse tous les deux jours sont porteurs de germes contre 8 % de ceux qui en changent quotidiennement.

 

En se changeant tous les deux jours, on multiplie par trois le risque de véhiculer des bactéries résistantes. Peu importent l'âge, le grade et l'expérience du porteur de blouse, le risque tient à la fréquence du lavage. L'article précise qu'en Israël, 60 % du linge est lavé à l'hôpital, le reste est nettoyé au domicile du personnel. Autrement dit, les normes de température de lavage et la séparation des tissus ne sont pas assurées. En France, la fréquence de nettoyage des uniformes des médecins et des infirmières n'est pas arrêtée. «Tout dépend des hôpitaux, il n'y a pas de règle», explique le Pr Vincent Jarlier, du laboratoire de bactériologie-hygiène à la Pitié-Salpêtrière (Paris). Une situation qui pose question quand on sait qu'un seul gramme de matière fécale représente 1 000 milliards de bactéries.

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En ne changeant de blouse que tous les deux jours, on multiplie par trois le risque de véhiculer des bactéries résistantes.

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 06:36

 

L'enquete de la semaine. sf.  L’Angoisse des jeunes

 

Pourquoi, 30% des jeunes 6/18ans  sont en souffrance psychologique ….

 

Les relations avec les parents, les amis, l'école: autant de motifs d'angoisse pour les jeunes français dont plus d'un tiers serait en état de souffrance psychologique, d'après une étude de l'Unicef parue ce mardi.23/09/2014

 

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Ils se déclarent cafardeux, apathiques, ou manquent de confiance en eux... En France, si la majorité des 6-18 ans est "bien dans sa peau", plus d'un tiers est en état de "souffrance psychologique", une proportion qui augmente avec l'âge et atteint près d'un adolescent sur deux de plus de 15 ans, d'après une étude de l'Unicef publiée ce mardi. Une étude qui démontre qu'au-delà des privations matérielles qui touchent 17% environ des enfants et des adolescents, le moral de beaucoup de jeunes français est aussi affecté par la faiblesse des liens avec l'entourage, famille, amis, et école. 

36% des 6-18 ans en souffrance psychologique

A partir de la proportion d'enfants et adolescents disant se sentir "tristes ou cafardeux" (40,4%), traverser des phases d'apathie (25,8%) et perdre confiance en eux (30,2%), les auteurs de l'enquête ont calculé un indice global de "souffrance psychologique". Ils en concluent que "36% des jeunes ayant participé à la consultation peuvent être considérés comme en souffrance psychologique", la proportion atteignant 43% chez les plus de 15 ans. 

Le fait d'être une fille, la peur de l'échec scolaire et le harcèlement sur les réseaux sociaux augmentent les risques d'être affecté par la "souffrance psychologique" telle que définie par les auteurs de l'étude. Chez les 12-18 ans, 28% disent qu'il leur est "arrivé de penser au suicide" et près de 11% avoir déjà tenté de se suicider, des résultats qui doivent cependant être analysés avec prudence, souligne l'enquête. 

La consommation de drogue et d'alcool augmente fortement avec l'âge: plus de 41% des plus de 15 ans disent consommer de l'alcool et avoir déjà été en état d'ivresse, et près de 32% avoir déjà consommé de la drogue ou fumer du cannabis. 

Un jeune sur dix affirme ne pas pouvoir compter sur son père

Quatre enfants ou adolescents sur dix disent avoir des relations parfois tendues avec leur père (41,4%) et avec leur mère (42,7%) -ce qui laisse tout de même penser que six jeunes français sur dix ont des relations harmonieuses avec leurs parents. Près d'un enfant ou adolescent sur deux (47,5%) vivant dans une famille monoparentale (en majorité des mères seules) expriment des tensions avec leur mère. Des tensions familiales qui croissent avec l'âge, le niveau de privation et l'insécurité du cadre de vie. En outre, 11% des enfants et adolescents disent qu'ils ne peuvent pas compter sur leur père, et 4,2% sur leur mère. Ils sont près de 17% à ne pas se sentir valorisés par leur père, et 10% par leur mère. A chaque fois, ce sentiment concerne plus fortement les filles. 

Un quart des jeunes se sentent en insécurité à l'école

L'école est aussi source de difficultés relationnelles et d'angoisse: plus d'un tiers des enfants et adolescents (34,3%) dit avoir été harcelé ou ennuyé par des camarades, et près d'un quart (24%) s'y sent en insécurité par rapport à des adultes. Plus de 45% se disent vraiment angoissés de ne pas réussir assez bien à l'école, proportion qui augmente pour les enfants et adolescents défavorisés. 

Plus de 11 000 jeunes de 6 à 18 ans (les 12-18 ans représentant 62% de l'échantillon), ont été interrogés de mars à mai 2014. pour réaliser cette enquête. Elle sera transmise mardi aux Secrétaires d'Etat à la famille (Laurence Rossignol) et à la lutte contre l'exclusion (Ségolène Neuville)

 


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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 06:12

L'enquete de la semaine. sf.     ""Mangez du poisson""

 

 

Savez-vous que Manger du poisson deux fois par semaine est bon pour l'audition

 

Leur richesse en oméga 3 pourrait améliorer la microcirculation de l'oreille interne.

À partir de 60 ans, plus d'un Français sur cinq souffre d'une perte, plus ou moins grave, de l'audition. Un enjeu majeur de santé publique qui explique l'intérêt des chercheurs pour tous les moyens de réduire ce risque.

On connaît déjà l'importance d'éviter l'exposition aux bruits ou aux médicaments dits «ototoxiques », c'est-à-dire susceptibles d'abîmer l'audition  ; une nouvelle étude américaine montre que la consommation de poissons pourrait peut-être aussi jouer un rôle.Car les poissons sont riches en oméga 3, ces acides gras polyinsaturés aux multiples vertus cardiovasculaires. Ils améliorent le bilan lipidique, ont un rôle anti-inflammatoire et favorisent la microcirculation.

Données considérables

Déjà, en 2007, des chercheurs de l'université de Sydney (Australie) avaient observé, chez des femmes de plus de 54 ans, un risque accru de perte d'audition sur les basses fréquences pour celles qui avaient une altération de la microcirculation de la rétine. La même équipe avait ensuite montré, sur une période de cinq ans, que l'audition de près de 3000 femmes et hommes de cette tranche d'âge était mieux préservée s'ils mangeaient du poisson au moins deux fois par semaine.

L'étude américaine publiée le 10 septembre dans l'American Journal of Clinical Nutrition est d'une tout autre envergure puisqu'elle porte sur dix-huit ans et concerne 65.215 femmes, âgées au départ, en 1991, de 25 à 42 ans. Sur la durée de l'étude, 11.606 d'entre elles ont présenté une baisse d'audition.

Une masse de données considérable qui a permis aux chercheurs du département de biostatistiques de Harvard (États-Unis) de calculer précisément l'impact de la consommation de poisson, en l'isolant mathématiquement des autres caractéristiques (analyse multivariée). Par exemple de la consommation d'alcool, réputée protectrice sur le plan cardiovasculaire lorsqu'elle est modérée, et qui était effectivement plus élevée parmi les grosses consommatrices de poisson !

Selon le Dr Sharon Curhan et ses collègues du Brigham and Women's Hospital de Boston,«les résultats prouvent que des modifications diététiques peuvent aider à réduire le risque de perte d'audition ».

Varier les espèces

«Cela ne me surprend pas, commente le Pr Jean-Michel Lecerf, chef du service de nutrition à l'Institut Pasteur de Lille, car les oméga 3 sont des molécules présentes dans toutes les membranes et notamment celles de la cochlée (oreille interne), comme la rétine d'ailleurs. Ces organes ont des fonctions qui dépendent de la fluidité des membranes, qui elle-même dépend des oméga 3.»

Pour le Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste : «Globalement la consommation de poisson peut-être considérée comme bonne pour la santé, mais il faut tempérer ceci car les poissons concentrent aussi des métaux lourds et des perturbateurs endocriniens nocifs.» Selon l'auteur du Livre antitoxique (Le Livre de poche, 2014), «il est prudent de s'en tenir aux recommandations de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses)». Il faudrait donc consommer deux portions de poisson par semaine, dont une de poisson gras, type saumon, sardine, maquereau ou hareng, «en variant les espèces et les lieux d'approvisionnement », précise l'Anses.

Le Pr Lecerf invite aussi à la prudence : «Ce ne sont que des données épidémiologique et la surdité est un mécanisme plurifactoriel. On peut juste dire que cela confirme l'importance des oméga 3 mais il ne faudrait pas en faire la panacée.» Bref, pour protéger son audition, manger du poisson régulièrement fait peut-être du bien, mais le plus important reste encore de baisser le son des casques d'écoute!

 Lancée en 1991, cette étude américaine d'envergure concerne 65 215 femmes, âgées au départ, de 25 à 42 ans

 

Source ; Le Figaro/santé Par damien Mascret 

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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 06:16

 

 

L'enquete de la semaine. sf. A propos Des

"Cyclistes colombiennes "

 

Des maillots plutôt osés !

 

C’est beau la Toscane. Mais c'est aussi le pays ou les cyclistes colombiennes se sont faites remarquer au Tour de Toscane féminin qui se court ces jours.

 

Samedi, avant le début du tour, les équipes se présentent à la presse et au public. Elles sont en maillot. Celui des colombiennes fait sensation. La presse sportive et non sportive s’en émeut. La photo ci-dessous explique pourquoi : le maillot ressemble au corps nu. Le ventre et le bas-ventre sont comme dévoilés. 

maillot-col.jpgIl s’agit pourtant bien de tissus et l’épilation du maillot est à prendre ici au sens propre. En cliquant sur la photo pour l’agrandir on voit les plis. Mais l’effet est saisissant. Pas spécialement beau mais plutôt drôle à mon goût. Après, chacun ses goûts. Les cyclistes colombiennes vont assurer le succès populaire du tour, et leur : à coup sûr on les cherchera dans le peloton. Et on rira de bon cœur, je l’espère, en voyant leur maillot.

Heu... non, non, non peloton n’est pas une forme du verbe peloté...

Le canard noyé 20minutes a trouvé à y redire. Et à parler en sous-titre de sexisme. Il précise : « On ne connait pas le patron de l'équipe cycliste féminine IDRD-Bogotá Humana-San Mateo-Solgar, mais son machisme et son tact d'éléphant ne font aucun doute. Comment expliquer autrement le choix de ce maillot absolument horrible porté par ces pauvres jeunes filles lors du Tour de Toscane ? »

Les rédacteurs ou rédactrices de 20minutes sont stupides. 20minutes alimente ici parfaitement le stéréotype sexiste actuel : l’homme est un gros éléphant macho - l’insulte contre les hommes est devenue habituelle dans notre putain de société - et les filles sont de « pauvres jeunes filles ». Quel mépris condescendant pour ces filles. Car en cherchant un peu sur le net on découvre que ce maillot a été dessiné par l’une d’elles, Tatiana Rojas Angie. Et qu’il est porté depuis neuf mois sans faire le scandale. Sur la photo les filles ne semble pas s’en offusquer. Cela les amuse plutôt.

Le sexisme n’est pas dans une quelconque utilisation du corps des femmes mais bien dans le jugement porté immédiatement contre le patron homme de l’équipe (que 20 minutes reconnaît pourtant ne pas connaître) et dans cette nouvelle agression morale contre un homme. Encore un fruit pourri du féminisme et de son décervellement.

 « Le choix d’une impression de nudité au niveau de la zone intime des coureuses a fait scandale sur les réseaux sociaux, que ce soit en Europe ou Amérique du Sud, où les images de la présentation de cette équipe ont été reprises par plusieurs médias. Certainement pas la meilleure publicité pour le cyclisme féminin… »

Brian Cookson, président de l’Union Cycliste Internationale, a déclaré : « C’est inacceptable par tous les standards de la décence ».

« Pauvres jeunes filles » - « son machisme et son tact d'éléphant ne font aucun doute » : pfft... Quel sexisme de la part de 20 minutes !

Les femmes ne seraient-elles pas capables de choisir

elles-mêmes leur maillot de sport ?

Quel mépris pour les femmes de la part de ceux qui prétendent les défendre.

 

 

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 06:38

 

 

L'enquete de la semaine. sf.  Aujourd'hui 

 

À propos de la jalousie de nos animaux de compagnie

 

Des scientifiques découvrent que les chiens sont plus humains qu’ils ne l’imaginaient, ils ressentent la jalousie

Des chercheurs américains sont parvenus à démontrer à travers une étude que nos fidèles amis canins sont également capables de ressentir de la jalousie et de l’exprimer par un comportement bien spécifique.

jalousie-entre-chiens.jpg

Des chercheurs de l’université de Californie à San Diego ont récemment publié, dans la revue scientifique PLOS ONE, les résultats de la toute première étude expérimentale de la jalousie chez les chiens. Cette dernière montre très clairement que nos toutous adoptent un comportement jaloux lorsque l’attention de leur maître est portée vers un autre objet. Cela signifie qu’un aspect de cette émotion existe chez au moins une autre espèce que l’homme. C’est un grand pas en avant pour la science puisque beaucoup ont affirmé, en raison des cognitions complexes qu’ils pensaient nécessaires à cette émotion, que la jalousie se manifestait exclusivement chez les humains. Certains ont même été jusqu’à avancer que la jalousie requerrait une certaine introspection et une habilité à appréhender les intentions volontaires.

Cependant, cette analyse affiche certaines limites car les précédentes études se sont principalement concentrées sur la jalousie au sein d’une relation amoureuse vis à vis de l’infidélité, négligeant ainsi toutes les autres formes de cette émotion. Ainsi, la jalousie ne résulte pas obligatoirement d’un litige au sein d’une relation de nature amoureuse ou sexuelle : elle peut également se manifester à l’encontre de membres de votre famille, de collègues ou encore d’amis. Cela pourrait donc suggérer que cette émotion a évolué pour s’établir comme une façon de protéger ses ressources dans divers types de relations et que les animaux pourraient la ressentir…

Pour lever le doute sur la possibilité de l’existence de la jalousie chez les chiens, les scientifiques de l’UC San Diego ont réalisé un test expérimental sur plusieurs de nos fidèles compagnons à quatre pattes, en suivant le même processus utilisé pour détecter la jalousie chez les enfants. Ils ont enregistré les réactions comportementales de 36 chiens dans leur propre domicile. Le maître devait ignorer le chien et jouer avec 3 objets différents : un chien en peluche qui aboie et remue la queue, une citrouille-lanterne et un livre. Les propriétaires cobayes avaient pour consignes de traiter le chien en peluche et la lanterne comme s’il s’agissait de leur toutou, pour ce qui est du livre, ils devaient le lire à haute voix. Les chercheurs ont ensuite analysé les réactions des chiens selon 3 critères : l’agressivité, la recherche d’attention et l’intérêt porté au maître ou à l’objet.

Ils ont pu constater que les chiens ont adopté un comportement considérablement plus jaloux lorsque leur propriétaire jouait avec la peluche canine. En chiffres, 42 % d’entre eux ont aboyé sur le jouet en forme de chien et seulement un s’est comporté de la même façon avec les 2 autres objets. De plus, 86 % des canidés qui ont servi de cobayes pour l’étude ont reniflé le postérieur de la peluche. Ce dernier fait est relativement intéressant puisqu’il montre qu’aussi fictif soit-il, ce jouet animé a été perçu comme un vrai chien et considéré comme rival. Cette étude prouve donc que la jalousie n’exige pas nécessairement une introspection et des capacités cognitives complexes. En d’autres termes, la jalousie existe, sous une forme primaire, également chez nos amis canins qui sont capables de ressentir cette émotion et de l’exprimer lorsqu’ils se sentent menacés par un concurrent.

Cette étude a de quoi faire des jaloux :P ! En tant qu’amoureux des bêtes, on n’a jamais douté de leur capacité à exprimer des émotions. Cela dit, il ne faudrait pas que cette forme de jalousie canine devienne maladive ;). Avez-vous déjà remarqué ce genre de comportements chez vos compagnons à quatre pattes ?

Source : ifiscience par romain Pernet

 

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 06:41

 

 

L'enquete de la semaine. sf.   Parmi les bonnes nouvelles de l’été…..

 

La redevance télé  vat-elle augmenter ?

 

Il faut savoir que L'État va supprimer la subvention de 300 millions d'euros à l'audiovisuel public. En revanche, il conserve les 200 millions de la taxe télécom.

Le téléspectateur et France Télévisions vont payer le prix fort des restrictions budgétaires annoncées par le gouvernement mercredi. La coupe est franche pour le secteur, dont la dotation budgétaire va être divisée par dix d'ici à 2017, passant de 292 millions d'euros en 2014 à 29 millions dans trois ans.

À cette date, le financement des sociétés de l'audiovisuel public, dont France Télévisions, sera «intégralement assuré par le produit de la redevance», assure Bercy. Depuis longtemps, Rémy Pflimlin, le président de France Télévisions, soutient que la redevance est l'instrument le plus sûr pour conforter l'indépendance de l'audiovisuel public.

N'empêche. Se pose aujourd'hui la question des moyens. Car il va bien falloir compenser la perte de 300 millions d'euros de dotation par an. Dans l'entourage d'Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, on assure que cette perte pourrait être comblée par un double mouvement. D'une part, l'État peut tabler sur une augmentation régulière de la redevance résultant de son indexation automatique sur l'inflation. Tous les ans, précise-t-on dans l'entourage de Mme Filippetti, cette mécanique permet d'ajouter 2 euros supplémentaires, soit une manne de 50 à 60 millions d'euros. D'autre part, le ministère compte sur une «dynamique naturelle» du nombre de foyers payant la redevance. Chaque année, environ 180.000 foyers de plus s'acquittent de cette contribution, ce qui rajoute encore 24 millions d'euros. Mais dans le même temps Manuel Valls a assuré qu'en 2015 1,8 million de foyers sortiront de l'impôt!

redevance.jpgDu coup, il reste deux pistes. Soit une hausse massive du prix de la redevance, actuellement fixée à 133 euros, soit un élargissement de l'assiette de cette contribution.

Mais ces deux pistes sont ultrasensibles. La réforme de l'assiette de la redevance télé, déjà évoquée à plusieurs reprises, a été écartée jusqu'à présent. En 2013, cette option avait même été exclue par le ministre du Budget d'alors, Jérôme Cahuzac. L'idée de la réforme consiste à étendre la redevance à tous les supports sur lesquels on peut regarder la télévision (tablettes, ordinateurs…). En février dernier, Véronique Cayla, la présidente d'Arte, s'était déclarée favorable à une telle mesure, rappelant que l'Allemagne l'avait récemment mise en œuvre. «Je suis totalement hostile à cette idée, une telle mesure va obliger des gens à payer la redevance du jour au lendemain», indique de son côté Patrick Bloche (PS), le président de la commission des affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale. De quoi renforcer, en somme, l'impopularité du gouvernement. «C'est vrai que cette refonte est séduisante sur le papier, mais attention aux effets pervers, notamment sur les jeunes, qui ne sont pas forcément les premiers consommateurs de la télévision publique», met en garde Franck Riester, député UMP de Seine-et-Marne siégeant à la commission culturelle.

Autre piste, une hausse massive du prix de la redevance comme cela le cas en 2013 quand la redevance avait connu une hausse exceptionnelle de 6 euros. Le sujet devrait revenir sur la table, lors des discussions budgétaires de l'automne 2014. «La solution la plus pertinente consiste encore à négocier au coup par coup une petite augmentation de la redevance», estime Patrick Bloche.

Pour pallier la baisse des crédits, France Télévisions peut aussi être mis à contribution. D'une part, le groupe pourrait augmenter ses recettes par l'extension de la diffusion de la publicité jusqu'à 21 heures sur les chaînes de France Télévisions, comme le réclame Rémy Pflimlin. Problème: ce scénario n'a pas les faveurs d'Aurélie Filippetti. Et au vu du contexte publicitaire morose, il a peu de chance d'aboutir.

D'autre part, France Télévisions peut trouver de nouvelles économies de fonctionnement. Patrick Bloche estime «qu'en période de baisse des recettes, il faut savoir ajuster les dépenses».

 

Au passage, le député Franck Riester soulève une incongruité. «Par une espèce de tour de passe-passe, l'État va essayer de réaugmenter la redevance alors que la taxe telécom, qui a été votée pour compenser l'arrêt de la publicité sur France Télévisions, génère environ 200 millions d'euros par an. Déjà, en 2014, l'État a conservé pour lui 85 millions d'euros. En 2015, l'État gardera l'intégralité de cette manne!», constate le député UMP. Les télécoms n'ont pas tardé à réagir. «On peut se poser la question de la légitimité de maintenir la taxe télécom dès lors que l'alibi de l'alimentation de l'audiovisuel public n'existe plus», constate Yves Le Moël, le président de la Fédération française des télécoms. Il ajoute cependant que «cette taxe ayant été validée par la Cour de justice européenne, il sera difficile de revenir dessus».

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 06:35

 

 

L'enquete de la semaine. sf.   Le saviez-vous ?

 

 

Le vrai coût des Coupes du monde de football

Avant d'être un événement médiatiquement rentable, le Mondial est d'abord un événement... ruineux pour ses organisateurs.

La preuve...

Lors de la première Coupe du monde en Uruguay, en 1930, la Fifa (fédération internationale de football association) n'était pas assez riche pour fournir des ballons aux équipes.

Le 30 juillet 1930, lors de la finale entre l'Uruguay, le pays d'accueil, et l'Argentine, l'arbitre dut recourir au tirage au sort pour trancher entre le ballon uruguayen et le ballon argentin. L'histoire ne dit pas quel ballon fut choisi, toujours est-il qu'il permit à l'Uruguay de l'emporter par 4 buts à 1. A l'époque, les dépenses du pays organisateur se sont limitées à la construction d'un nouveau stade et au remboursement des frais de transport et d'hébergement des équipes.

Vingt ans plus tard, la situation a changé du tout au tout: après le match final entre le Brésil et l'Uruguay, la Fifa comprend que l'argent va couler à flots sur le football. Les pays organisateurs comprennent tout l'intérêt d'accueillir cette compétition.

Du coup, un jeu à sommes non nulles se met en place: dans l'espoir de retombées économiques appréciables, les pays hôtes se mettent à investir des sommes considérables dans leurs infrastructures. Les investissements évoquent une fusée à trois étages: d'abord, l'organisation de l'événement, généralement gérée par un Comité d'organisation. Ce Comité est chargé par la Fifa de la billetterie des stades, du recrutement des personnels, et de l'animation des enceintes sportives.

Les pays émergents plus dépensiers

Deuxième étage: la construction des infrastructures sportives -les stades. Ainsi le Stade de France a-t-il coûté au total 364 millions d'euros, plus de la moitié (191 millions d'euros) ayant été pris en charge par les finances publiques. La rénovation du stade mythique de Maracana, au Brésil, a coûté quant à elle 431 millions de dollars.  

Troisième étage: la construction d'infrastructures non sportives mais qui vont contribuer au développement du pays (voies de chemins de fer, autoroutes, etc…). C'est là que le bât blesse. Depuis 2010, et jusqu'en 2022, les épreuves se déroulent dans des pays émergents ou tout juste "émergés" (Afrique du Sud, Brésil, Russie, Qatar…), qui souhaitent que la Coupe du monde serve à la fois d'accélérateur de leur développement, et de projecteur médiatique pour leur image.

Du coup, les dépenses de troisième catégorie ont explosé, à la fois pour compenser leur retard dans les infrastructures quand c'était le cas, et pour faire briller le pays sur la scène internationale. Ce double facteur explique pourquoi, du coup, la facture "infrastructures" a explosé. Alors que le mondial en France n'avait coûté au total "que" 600 millions d'euros, celui qui s'est déroulé en Afrique du Sud a coûté... 4,3 milliards de dollars. 

Les populations locales bénéficient-elles de cette manne ? Selon Amzat Boukari-Yabara, docteur du Centre d'études africaines de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS,) "au final, le Mondial 2010 a profité à l'Afrique du Sud en matière de communication publique, mais pas au Sud-Africain lambda, dont le niveau de vie ne lui permettait même pas d'acheter un ticket pour assister à un match." Et ce d'autant plus que c'est la Fifa qui -désireuse de faire tomber l'indigence de 1930 dans les oubliettes de l'histoire- récolte l'essentiel des revenus d'une Coupe du mond de foot grâce aux droits de retransmission télévisée.  Selon  Gaël Raballand (Economiste à la Banque Mondiale) et Sébastien Dessus (Economiste principal à la Banque Mondiale), la Coupe du monde sud-africaine a coûté 4,3 milliards de dollars au pays -alors que la Fifa a retiré un profit de 2 milliards de dollars.

L'Afrique du sud espérait accueillir 480.000 touristes, elle n'en a accueilli que 309 000, venus pour la coupe du monde. Ils ont dépensé environ 400 millions de dollars d'après les études du département du tourisme, alors que le gouvernement espérait qu'ils dépenseraient trois fois plus, soit 1,2 milliard de dollars. Selon le site BSI-Economics, "l’organisation de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 devait rapporter 4,9 Milliards de rands (environ 350 millions d'euros) mais c’est une perte de 20 Milliards de rands (environ 1,5 Milliards d'euros) qui a été enregistrée". 

Les chercheurs Robert A. Baade, Robert Baumann, and Victor Matheson ont d'ailleurs montré dans une étude que non seulement les retombées économiques de grands événement sportifs sont largement exagérées lors de la candidature, mais que deux études préalables peuvent présenter des résultats qui divergent dans un facteur de 1 à 10...

Futur "Pays fantôme" ou "nouvelle Mecque du Tourisme"?

Reste qu'en 20 ans à peine, la facture d'un Mondial a été multipliée par… 400, puisqu'elle est passée de 500 millions d'euros en France en 1998, à 15 milliards de dollars pour le Brésil, et à… 200 milliards pour le Qatar -les dépenses en infrastructures étant particulièrement élevées pour ce pays.

Mais le site d'intelligence économique Meed explique que 20 projets-phare vont bénéficier de cette manne de 200 milliards: la construction des stades, bien sûr, mais aussi des projets de construction (45 milliards de dollars rien que pour le projet de la ville nouvelle de Lusail City), et de transport (le projet Qatar Integrated Rail va coûter 35 milliards de dollars). On peut citer aussi la construction d'un réseau secondaire de route, des travaux de drainage, des investissements en télécommunication ou encore la construction de ports.

Attention par conséquent aux raccourcis hâtifs: non, le Qatar ne va pas "dépenser" 200 milliards d'euros à l'occasion de la Coupe du monde. Il va investir 200 milliards d'euros à l'occasion de la Coupe du monde, à la fois pour développer ses infrastructures et pour se transformer, à l'instar de Dubaï, en paradis du tourisme quand la manne du pétrole aura disparu.

Il serait d'ailleurs pertinent que ces investissements finissent par bénéficier aux Qataris, puisque la somme atteint aussi un record en termes d'investissements par habitant (100.000 euros par habitant, contre... 10 euros en France). Reste à savoir si le "nouveau Qatar" sera à terme un "pays fantôme", comme il existe des "villes fantôme" ou une nouvelle Mecque du tourisme, qui pourra se permettre d'offrir des ballons tout neufs à la Fifa

 

 

Source ; Challenges (par Laurent Calixte)

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 06:04

 

 

L'enquete de la semaine. sf.   Immigration 

 


 Pourquoi les Chinois réussissent mieux que les autres

 

Contrairement à la plupart des autres immigrés, les compatriotes de Mao installés en France parviennent à grimper les barreaux de l’échelle sociale. Leur secret? Beaucoup de travail, une communautésoudée et un système de financement hyper efficace.

chinois.jpgComme la plupart de ses compatriotes, Hsueh Sheng Wang est du genre discret. Il a installé ses bureaux au premier étage d’un petit bâtiment décati sans indication aucune, en plein cœur du Chinatown d’Auvervilliers, devenu premier centre d’import-export textile d’Europe. Impossible de deviner que ce Wenzhounais de 46 ans, arrivé dans notre pays à l’âge de 13 ans, est un homme d’affaires en pleine ascension. Après avoir travaillé dans le restaurant de ses parents, puis monté une petite société en 1993, il est aujourd’hui à la tête d’Eurasia, un groupe coté en Bourse de 22 millions d’euros de chiffre d’affaires, qui loue à des grossistes 300000 mètres carrés dentrepôts. Jamais à court didées, Wang sapprête àcréer un immense centre dimport-export de meubles dans le port du Havre, et il va construire 115 appartements à Aubervilliers, plus un centre commercial et un hôtel-résidence à Saint-Denis. «Ce n’est qu’un début, nous travaillons sur des projets immobiliers beaucoup plus importants», prévient-il, mystérieux.

 

Etonnants Chinois! Faire de leur pays la première puissance économique de la planète ne leur suffit pas, il faut aussi quils viennent casser la baraque chez nous. Certes, les quelque 600000 compatriotes de Mao (ou Français dorigine chinoise) aujourd’hui présents dans l’Hexagone n’ont pas tous vécu l’ascension fulgurante de M. Wang. Plusieurs dizaines de milliers d’entre eux travaillent encore sans papiers comme petites mains dans la restauration, la confection, la maroquinerie ou le bâtiment, pour des salaires de misère. Mais, après des années de labeur, beaucoup ont fini par s’en sortir en reprenant un commerce – restaurants, épiceries, fleuristes ou bars-tabacs, ils en détiendraient désormais près de 35000. Certains commencent même àse diversifier dans l’immobilier, à créer des chaînes de magasins (la plus connue d’entre elles, l’enseigne Miss Coquine, compte près de 80 boutiques en France), ou encore à lancer leurs propres marques (Miss Lucy, par exemple).

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