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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 07:54
L'enquête de la semaine............

Ces coûteuses et inutiles élections départementales

 

Nous nous apprêtons à élire des gens qui ne serviront à rien et seront payés très (trop) cher pour ça. Rien, absolument rien de ce qu’ils feront nous rendra plus heureux, (ou moins malheureux).

" Mais nous paieront."

L’élection qui arrive et qui révèle la panique d’un clan socialiste à bout de souffle, est l’élection départementale. Quelques mois plus tard, il y aura les élections régionales.

 

L'enquête de la semaine............

 

Plus cher que prévu ! 

L'organisation des élections des 22 et 29 mars reviendra à 150 millions d'euros.

Grâce à la mise en ligne de la propagande électorale, le gouvernement espérait réduire le coût des élections. Mais les parlementaires ont rejeté cette solution. Nous mettrons donc davantage la main à la poche. 

Les perdants des élections départementales  des 22 et 29 mars prochains sont déjà connus: ce sera les contribuables. Nous devront en effet mettre un peu plus la main à la poche que prévu pour financer l'organisation du scrutin. Ce sera d'ailleurs la même chose pour les élections régionales de la fin de l'année.  

 La faute aux parlementaires de droite comme de gauche qui, lors de la dernière discussion budgétaire en novembre, ont rejeté une réforme proposée par le gouvernement et censée réduire le coût des élections.

Il s'agissait de supprimer l'envoi de la propagande et autres prospectus électoraux par courrier au domicile des électeurs pour le remplacer par une simple mise en ligne qui ne coûte rien ou presque.  

Un procédé déjà en vigueur dans la majorité des autres pays européens mais qui selon les élus français auraient pénalisé certaines catégories d'électeurs, en particulier âgés. Face à cette grogne, la mesure a été repoussée aux présidentielles et aux législatives de 2017. Au mieux! 

3,75 euros par électeur

Grâce à cette dématérialisation de la propagande électorale, le gouvernement espérait ramener le coût des élections départements à 2,17 euros par électeur inscrit (ils seront 43 millions, Paris ne votant pas) contre 3,75 euros lors du dernier scrutin cantonal de 2011. Soit une économie de 68 millions d'euros rayée d'un trait de plume à cause de l'attitude des parlementaires. Et qu'il faudra bien compenser dans le budget 2015.

Au final, les élections départementales 2015 devraient donc revenir à près de 150 millions d'euros (dont 54 millions de remboursement des dépenses des candidats).

Les Régionales également plus coûteuses

Les économies attendues pour les élections régionales de la fin de l'année ne seront pas davantage au rendez-vous. Dans le budget 2015 du ministère de l'Intérieur qui prenait en compte la dématérialisation, le coût de ce futur scrutin est estimé à 2,30 euros par électeur inscrit, soit 103 millions d'euros au total. 

En fait, il devrait être proche de celui des régionales de 2010: 3,11 euros par électeur, soit 139 millions d'euros au total. Pour ce prix, espérons que les électeurs se déplaceront en nombre. 

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 07:00
L'enquête de la semaine..........

Ces ondes Douteuses…………….

 

Les téléphones portables tuent les fourmis. S’ils sont dangereux pour les fourmis, ils sont donc dangereux pour nos neurones et ceux de nos enfants De nouvelles informations divulguées ce lundi 2 mars 2015, m'obligent à recompléter et à scinder cet article en deux,.

L'enquête de la semaine..........

j'ignorais que la revue « UFC-Que Choisir » qui protège normalement les intérêts des consommateurs, allait publier un article en janvier 2015 pour attaquer la loi de la Député Laurence Abeille, et critiquer les associations qui dénoncent les risques avérés des micro-ondes connus depuis les années 50. J'ai découvert tout à fait par hasard que la première version de l'article de janvier de cette revue était datée du 23/12/2014 et hébergée sur le site de la FFT, Fédération Française des Télécoms. Il est intéressant de noter qu'il a été publié juste avant le passage de la loi de la Député Laurence Abeille devant l'Assemblée Nationale fin janvier. L'association AFIS pseudo-sciences.org, a aussi attaqué la loi Abeille et les associations dans un autre article. Il y a plus drôle, en 2012, un membre de « l'UFC-Que Choisir » déclarait, « La subvention est une vraie plaie, c’est un système pourri jusqu’à la moelle (cliquez ici) », sauf que vous apprendrez avec intérêt que l'UFC-Que Choisir touche elle aussi chaque année des subventions de l'Etat dont le montant varie de 800.000 à 900.000 euros, qui comme chacun le sait est actionnaire de France Télécom. On constate aussi sur de nombreux forums que la presse est de plus en plus critiquée. Quoi de plus normal quand on voit les généreuses subventions distribuées par l'état à la presse écrite, au moins 300 millions d'euros par an. De plus comment se fait-il que des personnes qui n'ont jamais monté un seul laboratoire de leur vie ou travaillé sur la moindre source d'émission radioélectrique, s'estiment toujours plus compétentes que ceux qui ont travaillé dessus. Des médecins et journalistes ne connaissent même pas les consignes de sécurité, que nous avons depuis les années 60. Le 5 mai 2012, Jonas Pool, journaliste de la radio suisse romande (sujet 237), m'avait demandé lors d'une interview : « Quels sont les qualités à avoir si on veut être reconnu officiellement comme un expert des ondes électromagnétiques ?" J'avais répondu instantanément, « Ah, si vous défendez les lobbies industriels, il n'y a pas du tout de problème, vous serez immédiatement reconnu comme expert. » (y compris par les politiques). ''Thèses alarmistes'', ''paranoïa'', ''conspirationniste'', ''peur irraisonnée'', sont les arguments préférés des officines de l'IE, des complotistes au service de l'industrie et des opérateurs. A mon avis ce ne sont pas les EHS qui doivent aller voir les psychiatres, ou les psychologues. Il faut savoir que des chauffeurs routiers doivent passer des tests psychologiques. On peut donc se demander pourquoi des PDG de l'industrie, des experts officiels de la santé, des dirigeants d'agences sanitaires, des membres du gouvernement, qui ont pourtant la responsabilité de la santé de 60 millions de français, ne sont pas contraints de passer eux des tests psychologiques. Pourquoi ils ne devraient pas passer devant un psychiatre ou psychologue, pour vérifier leur niveau d'intégrité et de moralité. On me dira, oui mais qui va contrôler l'intégrité de nos psychologues et psychiatres, ou même de nos magistrats.

 

En conclusion. 
Les expositions permanentes aux ondes peuvent être cumulatives et se traduisent bien par des effets biologiques, et «confirme la thèse selon laquelle les champs  électromagnétiques peuvent avoir un effet chez l’homme, même à faible intensité. »

Source : http://filterman.comlu.com/gsm-271.htm

Source : http://filterman.comlu.com/gsm-271.htm

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 07:16

 

 

 

 

Quinze mille cinq cents pénis mesurés pour la science

 

 

L'enquête de la semaine...........

Ce n'est certes pas la taille qui compte, mais elle préoccupe suffisamment certains hommes pour que la médecine s'en saisisse. Publiée dans la revue d'urologie spécialisée BJU International, une étude donne un aperçu sur ce qui est considéré « normal » pour la longueur et la circonférence du pénis.

Un travail qui pourrait être utile pour conseiller des hommes inquiets de la taille de leur sexe, parfois jusqu'au point d'être atteint de dysmorphophobie (peur démesurée d'un défaut corporel).

Dans ce but, le Dr David Veale (King's College London, Londres) et ses collègues ont créé, à l'aide une analyse d'études médicales choisies, un schéma graphique (un « nomogramme ») qui représente la distribution de la taille d'un pénis au repos ou en érection, incluant les variations normales.

Il s'agit d'un diagramme ressemblant à ceux utilisés pour évaluer les courbes de croissance (poids et taille) des enfants, avec les écarts qui restent dans la normale.

15 500 pénis mesurés

Pour mener à bien cette œuvre d'utilité publique, les médecins britanniques ont utilisé vingt études englobant plus de 15 500 mâles dont le pénis avait été mesuré selon une procédure standardisée par des professionnels de santé.

D'après ces graphiques, la longueur d'un pénis au repos est en moyenne de 9,16 cm, et de 13,24 cm si on l'étire au repos. En érection, sa longueur moyenne est 13,12 cm. La circonférence du pénis, toujours en moyenne, passe de 9,31 cm au repos à 11,66 cm en érection. Par ailleurs, il y a une « assez faible » corrélation entre la longueur du pénis en érection et la taille du sujet, selon les auteurs.

La fourchette normale

Pour le Dr Veale, « ces graphiques aideront les médecins à rassurer la grande majorité des hommes que la taille de leur pénis est dans la fourchette normale ».

La majorité des hommes pris en compte dans cette analyse sont originaires d'Europe et du Moyen-Orient. Il est, par conséquent, impossible de tirer des conclusions sur d'éventuelles différences de taille du pénis selon les origines ou les cultures, notent les auteurs.

Ces derniers admettent toutefois que les résultats peuvent ne pas être tout à fait représentatifs, des variations de températures ayant pu influer sur les résultats et certains ayant participé à ces mesures parce que plus satisfaits de la taille de leur sexe. Les auteurs préconisent donc de poursuivre et parfaire cette exploration.

La taille, une source d'anxiété pour l'homme

L'Académie nationale de chirurgie avait livré des données similaires en octobre 2011 en mettant en garde contre les demandes de chirurgie du pénis qui peuvent être superflues et non dénuées de risque. « Le sentiment d'un pénis de taille insuffisante est pour l'homme source d'anxiété ou de souffrance psychologique », soulignait cette institution savante face à la demande « souvent pressante » d'une chirurgie correctrice. Elle se déclarait soucieuse de « sensibiliser le public à l'inutilité et au risque de toute chirurgie sur un pénis de dimension normale et physiologiquement actif ».

Dans un avis rendu public elle indiquait en note une longueur « moyenne » au repos de l'organe masculin (9 à 9,5 cm) et en érection (12,8 à 14,5 cm) ainsi qu'une valeur moyenne de sa circonférence au repos (8,5 à 9 cm) et en érection (10 à 10,5 cm).

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 07:07

 

L'enquete de la semaine. sf. Télévision : 

À propos du Passage au MPEG-4 sur la TNT: Un adaptateur à 30 euros suffira pour les vieux téléviseurs

 

Pas besoin de changer son téléviseur, comme l'affirment de nombreux articles...

 

648x415 ancien-modele-televiseur-relie-boitier-tntOn dit «Merci monsieur Raffarin». A cause de la décision, en 2004, de faire cohabiter deux normes de compression vidéo pour la TNT, c'est la panique avant le passage attendu, en avril 2016, au tout MPEG-4. Mais contrairement à ce qu'affirme le cabinet GFK dans un rapport repris partout, 25% des téléviseurs ne seront pas complètement obsolètes, rappelle avec justesse le site Clubic.

Explications.

10 millions de téléviseurs non compatibles. Selon GfK, 10 des 40 millions de téléviseurs du parc français ne sont pas compatibles avec la norme MPEG-4. C'est vrai, mais cela ne signifie pas qu'il faille les mettre à la poubelle. Globalement, il s'agit des téléviseurs de petites tailles vendus avant 2008.

Les box Internet déjà compatibles. Si vous recevez votre TNT par une box (Internet, câble ou satellite), comme 55% des foyers, cette dernière se chargera de décoder le signal, et il n'y a rien à changer, quel que soit l'âge du téléviseur. Mamie peut dormir tranquille.

Et si je n'ai qu'un décodeur TNT? Cela dépend. S'il est compatible MPEG-4 (il l'est si vous recevez des chaînes en HD signalées par un logo comme TF1 HD), il suffira de mettre à jour les paramètres du boîtier en lançant une nouvelle recherche TNT dans les options, rappelle Clubic. S'il ne l'est pas, il faudra changer le boîtier. On trouve des modèles HD à moins de 30 euros.

Mais j'ai un vieux téléviseur sans prise HDMI... Pas de problème. Il faut juste s'assurer auprès d'un vendeur que le décodeur TNT HD dispose bien d'une prise péritel comme celui-ci ou celui-là.

Y aura-t-il des aides gouvernementales? Sans doute, comme cela avait été le cas, en 2011. «Un plan sera mis en place pour accompagner l’arrêt de la diffusion en MPEG-2 afin qu’aucun foyer ne souffre d’un écran noir à l’occasion de cette mutation», avait indiqué Matignon en décembre dernier (pdf).

Et tout ça permettra un passage complet à la HD? Malheureusement, non. Le passage à la compression plus efficace du MPEG-4 permettra de délester le spectre pour attribuer une bande de fréquence (700 MHz) à la 4G. Pour une généralisation de la TNT HD, rien n'est encore décidé.

 

 Moralité : pas de panique rien n'est encore définitif .....

 


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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 07:58

 

L'enquete de la semaine. sf.    Infidélité

 

 

Se trompe-t-on sur l’âge de l’homme infidèle ?

 

Si les études confirment une montée de l’infidélité en France et une prévalence masculine, elles ne s’accordent pas sur l’âge du passage à l’acte.

Si « c’est parfois en restant fidèle qu’on se trompe le plus », pour paraphraser le slogan d’une campagne d’affichage pour un site de rencontres extraconjugales, brosser le portrait-robot et l’âge de l’individu enclin à l’infidélité implique, semble-t-il, de se tromper.

Première difficulté : estimer le nombre de personnes infidèles. A en croire l’Ifop1, plus d’un homme sur deux et près d’une femme sur trois admettraient « avoir déjà fait l’amour avec une autre personne que celle avec laquelle ils étaient en couple ». La proportion de Français infidèles aurait progressé de manière continue ces 40 dernières années, passant de 19 % en 1970 à 30 % en 2001 pour s’établir à 43 % en 2011.

Mais dans le même temps, la fidélité est une notion à laquelle les Français se disent attachés selon une étude de TNS Sofres2. 71 % des Français déclarent, selon une étude de cet institut, n’avoir jamais été infidèle au cours de leur vie. Distorsion entre le déclaratif et la réalité sur le terrain de chasse amoureux ? Qui croire ? L’affaire se complique si comme le remarque la psychologue américaine Peggy Drexler, on fait le constat que les panels, tant scientifiques que statistiques, collectent « les confessions de personnes qui ont de bonnes chances de mentir à leur conjoint » … et sans doute aux sondeurs. Il est fort probable que « les vrais chiffres de l’infidélité sont plus élevés que ce qu’indiquent les résultats » [des études].

Qu’en est-il à présent de la question de l’âge ou des âges critiques auxquels une personne a le plus de « chance » de fauter ? Sur la foi d’Ipsos, plus l’homme avance en âge, plus sa courbe d’infidélité va crescendo : 38 % (18-34 ans), 51 % (35-49 ans) et jusqu’à 66 % au-delà de 50 ans. La courbe féminine suivrait un autre schéma : volage à 30 % et 40 % entre 18-34 ans et après 50 ans, elle serait en repli entre 35-49 ans, à 23 %.

Autre constat : si les 50-60 sont, selon l’étude, les plus enclins à avouer leurs écarts de conduite, les plus jeunes « plus pragmatiques, et peut-être plus conscients de leurs failles, se disent plus tolérants et compréhensifs ».

 

37 ANS EN MOYENNE, UN PIC À 33 ANS

infideliteJPG.JPGUne nouvelle étude universitaire, basée sur les données – toutes déclaratives - d’un panel d’adhérents du site de rencontres extraconjugales Ashley Madison outre-Atlantique, contredit la virilité de la courbe masculine établie par l’étude Ipsos. Cette dernière serait plutôt à… l’inflexion à partir de 53 ans. En revanche, il conviendrait de surveiller particulièrement les années précédant un anniversaire à chiffre rond synonymes de penchant prononcé pour les écarts extraconjugaux. Les courbes de la tromperie connaîtraient ainsi des sursauts adultérins à 29, 39 et 49 ans – ce sera le dernier ! -, avec un pic exceptionnel à 33 ans.

Les avis d’experts comme les études scientifiques ne se bousculent pas à cet épineux portillon de la théorie des âges critiques. « Passées les joies du mariage et de la naissance des premiers enfants vers 30 ans, routine et désillusion s’installent et c’est aux alentours de 37 ans en moyenne que l’on est le plus infidèle ou qu’on a la plus forte probabilité de l’être », analyse Anne-Sophie Duthion, porte-parole du site de rencontres extraconjugales Gleeden.com. Dans ses pas, le sexologue Willy Pasini, interrogé par aufeminin.com, table sur une fourchette comprise entre 30 et 40 ans : « A 20 ans, au début d’une relation, on a encore des illusions, on veut croire à la fidélité. Mais c’est vers 30-40 ans que le couple évolue et accorde davantage d’importance à la réalisation individuelle ».

Amateur de chiffres, mais plus circonspect, le sexologue Gérard Leleu n’avance sur santemagazine.fr aucun âge de prédilection à l’infidélité : « Avant, on se mariait pour trente ou quarante ans. Aujourd’hui, quand on se marie, on signe pour une durée de soixante-dix ans. Forcément, c’est plus difficile de rester fidèle dans la durée. ».

 

Mais qu’on se rassure, si les chiffres sont peu fidèles, les spéculations se recoupent toujours sur les raisons qui « justifient » d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs, sur le lieu et la nature de ces incartades accidentelles ou calculées ou encore sur ce qui les motive (monotonie, insatisfaction sexuelle, limites de la monogamie…). Etudes et sondages s’entendent également sur une infidélité plus masculine que féminine, constat qui tend cependant à s’émousser. Et pendant que@bernardpivot1 twitte avec esprit que « L’infidélité est une fracture qui n’était au départ qu’une entorse », personne ne semble avoir constaté que dans les mots ménage, mariage ou encore partage, l' « age » est omniprésent.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 07:09

 

 

L'enquete de la semaine. sf.  Chez Le Français normal …

 

Classes moyennes : "On évite les amis qui ont réussi. On sort moins. On reçoit peu"

 

Dans "Classe moyenne, des vies sur le fil", le réalisateur Frédéric Brunnquell est parti à la rencontre de quatre familles qui vivent avec quelques centaines d’euros par mois. 

classe

 

Portraits :

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 06:58

 

L'enquete de la semaine. sf.  Hi-tech / sciences*Thecnologie

 

 

Des images de plus en plus légères

 

Qui ne souhaiterait pas stocker deux fois plus d’images sur son téléphone ou son appareil photo ? La solution viendra peut-être d’un nouveau format de compression, BPG (Better Portable Graphics), rendu public début décembre 2014 par un jeune ingénieur télécoms français, Fabrice Bellard, sur son site. Ce dernier a cofondé en 2012 Amarisoft, une entreprise qui fabrique des réseaux télécoms 4G à bas coût pour faciliter les tests des opérateurs. Mais il n’est pas un inconnu dans le monde de l’imagerie car il est à l’initiative du logiciel de compression/décompression de vidéos, FFMPEG, que beaucoup de lecteurs vidéo d’ordinateurs ou de téléphones utilisent, dont le célèbre VLC.

Le nouveau format qu’il a élaboré divise par deux environ la taille d’une image par rapport à la norme dominante actuelle, JPEG, avec la même qualité. Il a aussi l’avantage de prendre en compte la transparence, contrairement à JPEG. Il peut aussi servir à des « images animées » comme le permet le format GIF. « J’ai fait ça comme un loisir. Pour montrer que c’était possible ! », témoigne l’ingénieur

Fabrice Bellard n’a pas inventé une nouvelle technique mathématique pour compresser les images, mais il a utilisé des briques existantes. Notamment la nouvelle norme de compression vidéo, HEVC/H.265 de 2013, qui double l’efficacité par rapport à la précédente, H.264/MPEG-4. Or un film étant toujours une succession d’images fixes, cette nouvelle technique contient en fait un module pour compresser les images. Ce dernier est plus efficace que JPEG, dont il s’inspire, et qui réduit la taille d’une image par un procédé proche de la transformée de Fourier, c’est-à-dire la décomposition d’un signal en une somme de fonctions mathématiques.

Techniques de prédictions

Parmi les améliorations de JPEG contenues dans HEVC/H.265, il y a par exemple un découpage par blocs de différentes tailles, alors que JPEG travaille sur des morceaux de taille identique. Des techniques de « prédictions », permettant d’économiser quelques bits, ont aussi été ajoutées. « Il y a plusieurs petites améliorations qui, mises ensemble, conduisent à une compression plus efficace », résume Fabrice Bellard, qui les a donc introduites dans un format dédié. Autre avantage, ses programmes de codage et de décodage peuvent être écrits dans le langage JavaScript, et donc intégrés facilement à des navigateurs Web.

 

« L’initiative est intéressante et il a eu le mérite d’être le premier à l’avoir fait », remarque Mickaël Raulet, de l’entreprise Ateme, qui commercialise des encodeurs HEVC.

Il n’est cependant pas simple de prédire l’avenir de BPG. « JPEG est toujours très populaire », rappelle Peter Schelkens, porte-parole du comité international JPEG, qui normalise le format du même nom et qui travaille plutôt à des extensions de JPEG qu’à l’amélioration de la compression elle-même. L’extension vedette n’a ainsi pas été détrônée par Webp, développé par Google ou par JPEG XR de Microsoft.

A ces difficultés s’ajoute l’éternelle controverse sur les protections intellectuelles et les brevets. HEVC est en effet protégé (tout comme le MP3 pour la musique), et, de facto, BPG ne peut formellement être utilisé gratuitement, même si les logiciels de décodage et encodage écrits par Fabrice Bellard sont distribués avec des licences libres.

 

Néanmoins, si HEVC se développe pour la vidéo, alors les divers fabricants de téléphones, ordinateurs, projecteurs… auront tout intérêt à ce que leurs processeurs soient modifiés pour réaliser directement les calculs nécessaires à la diffusion de cette norme, sans recourir à des logiciels, forcément plus lents. Cette inclusion dans le hardware bénéficierait alors directement à BPG.

compression.JPEG.jpg compression.BPG.jpg

A gauche une compression BPG/ A droite une compression JPEG

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 07:10

 

 L'enquete de la semaine. sf.


 

Le grand Silence sur le  Rabotage Des retraites

 

Des techniques plus ou moins sophistiquées sont mises en place pour diminuer les pensions discrètement. L'association Sauvegarde Retraites les a listées.

 

retraites.jpg

 

Ah, le dossier des retraites... À peine refermé qu'il faut déjà le rouvrir. Et cela toujours pour la même raison : combler le déficit. Les gouvernements de droite et de gauche ont multiplié les réformes depuis des années sans atteindre cet objectif. Quant à la dépense, elle s'élève à 280 milliards par an. Soit un quart de la dépense publique ! "La contrepartie serait un niveau de pension élevé et garanti. Mais la réalité s'avère bien plus nuancée et même en nette contradiction avec ce discours convenu", décrypte Pierre-Édouard du Cray de l'association Sauvegarde Retraites. Pire, pour ce dernier : "Des techniques plus ou moins sophistiquées sont mises en place pour diminuer les retraites servies sans qu'il y paraisse trop." Sauvegarde Retraites les a listées dans une étude à paraître. Voici quelques exemples édifiants :

Les régimes complémentaires Agirc et Arrco

"La revalorisation des pensions est généralement indexée sur l'évolution des prix à la consommation. Mais dans les régimes complémentaires des salariés (Agirc et Arrco) - 14 millions de bénéficiaires -, elle est le plus souvent réalisée en dessous de l'inflation. De 1992 à 2001, alors que le taux d'inflation s'est élevé à 14,6 %, les pensions ont été revalorisées de 13,8 % à l'Arrco et de 9,7 % à l'Agirc. En parallèle, les pensions des retraités de la fonction publique ont été augmentées de 15 % (hors péréquation automatique...) ; c'est-à-dire légèrement au-dessus de l'inflation, mais, surtout, 1,2 point au-dessus de celles de l'Arrco et 5,3 points au-dessus de celles de l'Agirc. Depuis, cette tendance s'est maintenue. Résultat : le pouvoir d'achat des retraités du privé a diminué, progressivement, année après année. L'an passé encore, les pensions Agirc et Arrco ont été respectivement augmentées de 0,8 % et de 0,5 %, alors que celles de la fonction publique l'ont été de 1,3 %."

Les médecins libéraux

"Connaissez-vous la technique du salami ? C'est le sort réservé depuis 2012 à la retraite complémentaire ASV des médecins libéraux qui représentait - avant découpe - 37 % de leur pension globale. En 2012, la retraite ASV a baissé de 2 % à 16 % selon les affiliés. La chute s'accentue depuis chaque année. En 2015, les pensions de ce régime auront baissé de 10 % à 16 %. En 2007, ce sont les retraites complémentaires des anciens clercs et employés d'huissiers de justice qui avaient été rabotées de 20 % alors qu'elles l'avaient déjà été dans une même proportion trois ans auparavant."

Les biologistes

"La méthode est radicale : il s'agit de réduire du jour au lendemain le montant des droits servis. Exemple avec les retraites complémentaires ASV des biologistes. Un décret du 24 avril 2007 les a amputées instantanément de moitié, réduisant, en moyenne, les retraites globales des biologistes de 20 %."

Les personnes isolées

"Dans le cadre de la loi de finances pour 2009, la demi-part fiscale accordée aux parents isolés a été supprimée de manière progressive. Trois millions de personnes, le plus souvent âgées, isolées et aux revenus modestes, bénéficiaient jusque-là du dispositif. Plafonnée à 855 euros en 2010, la réduction d'impôt que pouvait engendrer cette demi-part fiscale a été portée à 120 euros maximum en 2013 et est devenue nulle en 2014."

Une nouvelle taxe

"Depuis le 1er avril 2013, tous les retraités imposables à l'impôt sur le revenu sont frappés par la Casa, nouvelle taxe sur les retraites dont le taux initial a été fixé à 0,3 %. Officiellement, cette taxe est destinée à financer les organismes liés à la gestion de la dépendance. Dans les faits, c'est surtout le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) qui a bénéficié de ce nouveau prélèvement. Or, le FSV a été créé en 1993 pour soulager la trésorerie des régimes de retraite de base qui commençaient à accuser des déficits. Joli tour de passe-passe ! On reprend d'une main ce que l'on a donné aux retraités de l'autre ; en somme, on baisse les pensions déjà liquidées."

L'augmentation de la CSG

"Les retraités non imposables à l'impôt sur le revenu paient, au maximum, une CSG à 3,8 %, alors que pour ceux qui sont imposables, ce taux est porté à 6,6 %. Or, selon le ministère des Affaires sociales, 460 000 retraités devraient acquitter l'impôt sur le revenu et, de ce fait, une CSG à 6,6 % s'ils ne recouraient pas à des dispositifs de réduction d'impôt (parfaitement légaux). Ce sont donc ces 460 000 retraités qui sont ciblés par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015 et qui devront désormais acquitter une CSG à 6,6 %, quels que soient les dispositifs de réduction d'impôt auxquels ils auront eu recours.

 

Pour justifier cette mesure, le ministère des Affaires sociales présente ces 460 000 personnes comme "ayant des revenus élevés mais des déductions d'impôt importantes". En réalité, la plupart des retraités qui acquittent la CSG à 3,8 % au lieu de 6,6 % sont des personnes qui perçoivent plus de 13 900 euros par an (1 158 euros par mois) - quelle fortune ! -, mais qui, déduisant les services d'une aide à domicile, ont un revenu imposable qui, au bout du compte, est inférieur à ce seuil d'imposition. En clair, il s'agit, pour la plupart, de retraités âgés qui perçoivent un peu plus de 1 158 euros par mois et qui, pour vivre encore dignement, ont besoin d'une aide extérieure."

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 07:35

 

L'enquete de la semaine. sf.

 

 

Pas d’augmentation d’impôts en 2015 « promis juré » par le président début Novembre » confirmé par le ministre des finances il y a 15 jours………

 

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Seulement  quelques hausses de taxes ………………..En voici un florilège

(il est vrai sur les prochaines années pour certaines ! ! !)

Une "surtaxe" d'habitation va affecter les propriétaires de résidences secondaires

Les communes situées dans une zone considérée comme tendue sur le plan du logement vont pouvoir l’an prochain rehausser de 20% le taux de la taxe d’habitation pour les propriétaires de résidences secondaires et de biens meublés non loués. La mesure est censée rapporter 150 millions d'euros de plus à ces collectivités en 2015.

Une majoration de taxe foncière pour les terrains constructibles

Toujours dans l'optique de libérer du foncier afin de bâtir davantage, la loi prévoit, à partir de 2015, une majoration de la valeur locative des terrains constructibles pour le calcul de la taxe foncière, dans les zones présentant un déséquilibre entre la demande et l'offre de logement,  Le rendement de cette mesure est estimé à 100 millions d'euros.

 La hausse des frais de notaire ne sera finalement pas temporaire

En 2014, les départements avaient eu le droit de remonter les droits de mutation, cette taxe qui compose l'essentiel des frais de notaires, de 3,8 à 4,5%. Ce relèvement devait, initialement, ne s'appliquer que pour une période transitoire, jusqu'au 29 mars 2016. Mais les députés  ont récemment pérennisé le dispositif au-delà de 2016.

La taxe sur le diesel est relevée pour compenser l'annulation de l'écotaxe

La taxe intérieure de consommation (TICPE) sur le gazole va être augmentée de 2 centimes d'euros par litre à compter de 2015. Un moyen de compenser en partie l'abandon de l'écotaxe. Cette mesure, qui alourdira en conséquence la facture de tous les automobilistes roulant au diesel, doit générer 807 millions d'euros de recettes fiscales supplémentaires l'an prochain.

La "taxe carbone" monte en charge

La "contribution climat énergie", qui alourdit les taxes pour les produits énergétiques selon leur teneur en CO2, a touché dès cette année les utilisateurs de gaz naturel, et sera étendue l'an prochain au fioul domestique et aux carburants notamment. Les chiffrages réalisés à l'époque du vote de la mesure au Parlement évoquaient, pour 2015, une hausse de 2,6 centimes pour le litre d'essence sans plomb 95, de 2,9 centimes pour le litre de diesel, et de 45 centimes d'euro par kilowattheure consommé pour le gaz naturel. La mesure doit rapporter 340 millions d'euros en 2014, 2,4 milliards l'an prochain puis 4,1 milliards en 2016.

La hausse de la taxe sur les énergies renouvelables alourdit la facture d'électricité

La contribution au service public de l'électricité (CSPE), qui sert notamment à financer le développement des énergies renouvelables, a été multipliée par 4 entre 2010 et 2014, passant de 4,5 à 16,5 euros par MWh, selon la Commission de régulation de l'énergie. Et ce montant doit encore automatiquement grimper de 3 euros en 2015, si aucun arrêté n'est publié d'ici le 31 décembre de cette année. Ce qui représenterait une revalorisation de 18% ! Cette hausse continue est l'une des raisons de la progression des tarifs de l'électricité, puisque la CSPE a représenté environ 13% de la note pour un client résidentiel cette année

Les cotisations retraite vont encore augmenter

Les différentes réformes de retraites mises en place ces dernières années ont prévu des hausses progressives des cotisations. Pour le régime général des salariés du secteur privé, par exemple, elles seront relevées de 6,80 à 6,85% pour la part salariale en 2015, ce à quoi s'ajoutera une hausse de 0,1 point des taux de cotisation aux régimes complémentaires, comme nous l'expliquions récemment. D'après Michel Sapin, la hausse programmée des cotisations retraite doit rapporter 1,2 milliard d'euros à l'Etat en 2016 et 800 millions en 2017.

La redevance télé coûte de plus en plus cher

La contribution à l'audiovisuel public, plus communément appelée redevance télé, est revalorisée tous les ans selon l'évolution des prix à la consommation. Par exemple, en 2015, elle aurait ainsi dû grimper mécaniquement de 1 euro en raison de l'inflation. Le gouvernement est même allé plus loin puisque la hausse devrait finalement atteindre 3 euros, à 136 euros…

Bon vous allez me dire oui mais ce programme est calculé sur 3 années pour la plupart !

Ce qui démontre bien  que Bercy a fait tourner ses calculettes à plein régime jusqu’à 2017……..

 

Source : Capital.fr

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 07:31

 

L'enquete de la semaine. sf.  La minute qui dérange ! ! !

 

Une Histoire pas très claire…

 

Avant le 7 janvier 2015, des interceptions antiterroristes demandées par les services spécialisés (DGSE & DGSI) auraient été bloquées  par le premier ministre ?

 

Explications :

Depuis plusieurs semaines, l'affaire empoisonnait les relations entre le sommet de l'exécutif et les deux principaux services de renseignements français, la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) et la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). Bien avant les attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché casher de la porte de Vincennes, les chefs de ces deux services - Patrick Calvar (DGSI) et Bernard Bajolet (DGSE) - avaient fait connaître leur mécontentement.

En cause, selon des sources concordantes : les interdictions de procéder à des interceptions de communications à l'intérieur et à l'extérieur du territoire français, édictées par une proche collaboratrice du Premier ministre Manuel Valls, chargée de les autoriser ou de les interdire, après avis consultatif de la CNCIS (Commission nationale consultative des interceptions de sécurité). Selon les cas qui nous ont été rapportés, ces interdictions préalables ont frappé des écoutes sur au moins une ambassade étrangère en France et sur des "cibles" de nationalité française se trouvant en territoire étranger.

403 ou BMW ?

Dimanche 11 janvier, l'ancien directeur de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), avant d'être transformée en DGSI, le préfet Bernard Squarcini, a lâché le morceau lors de son passage dans l'émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-i>Télé-Le Monde. Selon ses propos, confirmés au Point par d'autres sources, les services avaient bien écouté l'un des frères Kouachi, "mais ça ne donnait rien, et ensuite intervient le gros dispositif juridique qui existe en France : le président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) vous dit de vous arrêter parce que l'objectif que vous avez demandé dans cette écoute n'apparaît pas ou n'est pas actif".

Aux yeux de Squarcini, il s'agit bel et bien d'"une faille du dispositif dans son ensemble". "Le service de renseignements ne peut travailler qu'avec la boîte à outils qu'on lui fournit. Si vous devez réparer une 403, ça va, si vous devez réparer une BMW, il faut peut-être changer de boîte à outils."

"Ils sont stricts, limite obtus"

En clair, les services auraient demandé à ce que les écoutes qui leur avaient été accordées sur la "cible" Kouachi soient étendues à son entourage. Cette mesure aurait été refusée. Une source connaissant cette affaire explique : "Ils sont extrêmement stricts, limite obtus. Ils autorisent la cible stricto sensu en appliquant les textes à la lettre : pour eux, c'est l'individu qui peut être écouté, pas le clan. Alors qu'on est en guerre !" Pourtant, les exégètes avaient remarqué que, dans ses rapports d'activité, la CNCIS avait fait évoluer ses textes.

En évoquant ces dernières années des "cibles" et non plus des "lignes" téléphoniques, elle indiquait implicitement que, justement, une écoute pouvait concerner tous les téléphones d'une personne, ses ordinateurs, le tout pouvant être étendu à son entourage. Sauf que ça, c'était avant que le précédent président de la CNCIS Hervé Pelletier, désigné par Nicolas Sarkozy et "démissionnaire", ne soit remplacé en juin 2014 par Jean-Marie Delarue. Le décret signé du président de la République François Hollande nomme Jean-Marie Delarue pour six ans, jusqu'en juin 2020.

"Des gars madrés"

Fils d'Émile Pelletier, ancien ministre de l'Intérieur du général de Gaulle, Hervé Pelletier fut président de la chambre criminelle de la Cour de cassation. À la CNCIS, il fut un interlocuteur comme les apprécient les services de renseignements, n'aimant rien tant que les "gars madrés, qui connaissent la vie". Jean-Marie Delarue, conseiller d'État honoraire et ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté, est quant à lui un "vrai juriste, engagé dans un rapport de force avec le gouvernement".

Cet expert connaissant l'affaire estime que Jean-Marie Delarue "veut poser la question de la place de la CNCIS et transformer cette autorité administrative qui fournit des avis consultatifs au gouvernement en véritable organisme de contrôle des interceptions techniques". Combat de titans pour le contrôle des services...

Guerre souterraine

Dans la technostructure du renseignement français, on évoque une guerre souterraine, très secrète et qui aurait dû le rester, qui opposerait actuellement deux tendances lourdes : d'une part, celle des services qui souhaitent qu'au nom du "pragmatisme" on leur lâche un peu la bride en ces temps troublés ; d'autre part, celle de juristes représentés par le président de la commission des Lois de l'Assemblée et président de la délégation parlementaire au renseignement, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, membre de la CNCIS, en phase avec Jean-Marie Delarue.

Les récriminations des premiers sont fortes à l'égard des seconds. À tel point que les services estiment qu'ils font l'objet de la part de la CNCIS de mesures de pure "rétorsion". Alors que la pratique du contrôle des écoutes consistait auparavant en un contrôle de conformité a posteriori, elle est passée progressivement à un contrôle a priori. Concrètement, la CNCIS remet son avis avant que l'interception ne soit mise en place. Et, à tout le moins jusqu'à l'attentat contre Charlie Hebdo, ses avis positifs ou négatifs ont toujours été suivis à la lettre par Matignon. Qui n'y a pourtant jamais été tenu...

Des écoutes jamais commencées

Ce point est d'ailleurs rappelé dans un communiqué très inhabituel diffusé le 12 janvier, lendemain de l'intervention de Bernard Squarcini, par la CNCIS. Signé par les trois membres de la commission, à savoir le sénateur UMP François-Noël Buffet, le député PS Jean-Jacques Urvoas et le président Delarue, ce texte, ciselé au millimètre, dément les accusations de Squarcini, mais de façon curieuse. Il souligne que les accusations porteraient sur le fait que des écoutes sur les auteurs des attentats "avaient cessé", alors même que les services jurent qu'elles n'ont jamais pu avoir lieu. "À aucun moment, la CNCIS n'a manifesté d'opposition dans ces affaires sur des demandes présentées", affirme-t-elle dans le communiqué.

Des sources bien informées ne citent d'ailleurs pas seulement des affaires de terrorisme, mais aussi d'autres, également récentes et tout aussi étonnantes. La CNCIS s'est repliée aux abris en précisant dans son texte qu'elle n'évoquera ces affaires qu'avec "des autorités publiques, quelles qu'elles soient, dès lors qu'elles sont habilitées au secret de la défense nationale". Ce qui exclut la presse ! Circulez, y a rien à voir !

 

Source ; lepoint :édito de jean Guisnel/14/01/2015

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