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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 06:22

SARS-CoV-2 :

les scientifiques savaient que ce n'était qu'une question de temps

 

Dans un article scientifique publié en 2007, les scientifiques annonçaient déjà qu'une telle pandémie était très probable, surtout à cause de la consommation d'animaux exotiques en Chine.

Avant l'émergence du Sars-CoV-1 en 2003, seulement 12 coronavirus étaient connus chez l'Homme ou chez d'autres animaux. La découverte de ce virus a amplifié l'étude des coronavirus chez les animaux et cette surveillance a agrandi notre connaissance : on sait désormais qu'il existe au moins, chez des animaux exotiques particulièrement, 36 coronavirus différents. Pourtant, cela n'a pas empêché la pandémie de Sars-CoV-2 que nous connaissons actuellement. Pourquoi ?

La consommation d'animaux exotiques : une bombe à retardement

C'est après avoir fait un inventaire conséquent des caractéristiques du Sars-CoV-1 en 2007 concernant les aspects épidémiologiques, cliniques, pathologiques, immunologiques, virologiques et autres aspects scientifiques de base du virus et de la maladie que les scientifiques osent ce propos dans un article publié dans la revue Clinical Microbiology Reviews.

Dans un paragraphe intitulé « Devons-nous êtres prêt pour la ré-émergence du SARS ? », ils énoncent « la présence d'un grand réservoir de virus de type Sars-CoV chez les chauves-souris"en fer à cheval", ainsi que la culture de manger des mammifères exotiques dans le sud de la Chine, [qui] est une bombe à retardement. Il ne faut pas ignorer la possibilité de réapparition du SRAS et d'autres nouveaux virus provenant d'animaux ou de laboratoires et, par conséquent, le besoin de préparation. » Pour ce qui est du Sars-CoV-2, coupons court aux théories du complot : un article paru dans la revue Nature démontre que le virus est d'origine naturelle

Bien sûr, il n'est pas question ici de juger ni de porter atteinte à la culture ou à la population chinoise. Simplement, on peut regretter que des mesures plus conséquentes n'aient pas été prises pour limiter considérablement le passage d'un telle famille de virus de l'animal à l'Homme. En effet, quand on se souvient du contexte potentiel de la première contamination (un marché aux poissons avec des règles d'hygiènes laissant à désirer), on en conclut rapidement que cette pandémie aurait pu être évitée. Prudence cependant, cette hypothèse semble maintenant remise en question par des scientifiques chinois : le patient zéro n'aurait eu aucun lien avec le marché de Whuan. Affaire à suivre.

Sans critiquer la culture chinoise, des mesures plus drastiques auraient dues être prises pour empêcher cette pandémie. © OutdoorPhotos, Adobe Stock 

La mondialisation : l'aubaine des pandémies 

La faute ne peut pas être jetée uniquement sur la Chine. L'une des grandes différences entre l'épidémie de Sars-CoV qui n'avait pas quitté la Chine en 2003 et la pandémie que nous connaissons aujourd'hui est que le traffic aérien ne cesse de s'accroître. Il a doublé entre 2003 et aujourd'hui. Forcément, cela crée les conditions propices à la propagation d'un virus aussi contagieux. Surtout que dans nos démocraties libérales, les mesures drastiques mettent souvent du temps à être effectives comme nous avons pu le constater.

Si, en temps normal, c'est une bonne chose pour nos libertés individuelles, en temps de pandémie, on constate la faiblesse de nos systèmes politiques et l'irresponsabilité de la population. De même, on espère qu'à l'avenir, on écoutera enfin, sur tous les sujets importants, comme le climat, par exemple, la voix des scientifiques. 

CE QU'IL FAUT RETENIR

Des scientifiques avaient déjà pointé comme très probable la ré-émergence d'un coronavirus, surtout à cause de la consommation d'animaux exotiques qu'ils qualifiaient de « bombe à retardement ». 

À la suite de l'inventaire effectué sur le Sars-CoV-1, il apparaît que cette pandémie aurait pu être évitée si les avis des scientifiques avaient été entendus. 

À l'avenir, il faut espérer encore et toujours que les scientifiques seront écoutés... 

Source

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 11:29

Saviez-vous que:

" Les escargots tuent plus de 200 000 personnes par an "

Cela fait du gastéropode le troisième animal le plus meurtrier de la planète ! 

Le requin, le lion ou encore les serpents sont des animaux terrifiants pour l’Homme mais ils ne sont pas forcément les plus meurtriers. Si on se méfie du moustique qui est l’animal le plus dangereux de la planète, on a tendance à penser que l’escargot est inoffensif. Pourtant, le gastéropode tue davantage que le requin.

 

C’est donc derrière le moustique (725 000 victimes par année) et l’homme lui-même (475 000 victimes annuelles) que l’escargot se situe. Là, les estimations oscillent, mais la World Health Organization estime à 200 000 décès par an lié à l’animal. C’est notamment via une maladie parasitaire, surnommée la “fièvre escargot” qu’il occasionne le plus grand nombre de ses victimes.

En effet, la bilharziose se transmet facilement, dans les eaux des pays en développement. C’est une maladie chronique provoquée par des vers parasites et notamment due aux eaux contaminées. Les enfants des pays en développement qui se baignent dans ces dernières y sont constamment exposés.

Une maladie prenant de plus en plus d'ampleur....

D’après les chiffres de l’OMS, on estimait en 2016 qu’au moins 206,5 millions de personnes avaient besoin d’un traitement préventif contre cette maladie. Un peu plus de 88 millions d’entre elles ont été traitées. Toujours d’après l’OMS, cette maladie est avérée dans plus de 78 pays. La majorité étant, comme vous l’aurez compris, en développement. Les infections et transmissions sont légion dans les eaux douces et pénètrent facilement dans la peau.

D’ailleurs, la transmission est également très simple, puisqu’elle se produit quand des gens souffrant de cette maladie contaminent des sources d’eau avec leurs excréments. Par la suite, les larves vont se développer et devenir adultes, vivant à l’occasion dans les vaisseaux sanguins. Dans ces derniers, les femelles vont pondre des œufs, qui pourront sortir avec les matières fécales. Dans d’autres cas, de vives réactions immunitaires et des lésions évolutives à travers les organes peuvent s’effectuer. Là, des hémorragies internes mortelles se déroulent.

92 % des personnes qui ont besoin d’un traitement contre cette maladie habitent en Afrique. Globalement, deux formes principales demeurent, intestinale et urogénitale. Cinq espèces d’animaux en sont responsables, dont l’escargot d’eau douce. Selon l’OMS, il tue entre 24 000 et 200 000 personnes chaque année. Ainsi, la principale solution pour empêcher une telle propagation de cette maladie est d’améliorer l’accès aux eaux douces, propres et de limiter le contact avec les eaux contaminées, notamment lors de la baignade.

 

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 11:29

Saviez-vous que:

" Les escargots tuent plus de 200 000 personnes par an "

Cela fait du gastéropode le troisième animal le plus meurtrier de la planète ! 

Le requin, le lion ou encore les serpents sont des animaux terrifiants pour l’Homme mais ils ne sont pas forcément les plus meurtriers. Si on se méfie du moustique qui est l’animal le plus dangereux de la planète, on a tendance à penser que l’escargot est inoffensif. Pourtant, le gastéropode tue davantage que le requin.

 

C’est donc derrière le moustique (725 000 victimes par année) et l’homme lui-même (475 000 victimes annuelles) que l’escargot se situe. Là, les estimations oscillent, mais la World Health Organization estime à 200 000 décès par an lié à l’animal. C’est notamment via une maladie parasitaire, surnommée la “fièvre escargot” qu’il occasionne le plus grand nombre de ses victimes.

En effet, la bilharziose se transmet facilement, dans les eaux des pays en développement. C’est une maladie chronique provoquée par des vers parasites et notamment due aux eaux contaminées. Les enfants des pays en développement qui se baignent dans ces dernières y sont constamment exposés.

Une maladie prenant de plus en plus d'ampleur....

D’après les chiffres de l’OMS, on estimait en 2016 qu’au moins 206,5 millions de personnes avaient besoin d’un traitement préventif contre cette maladie. Un peu plus de 88 millions d’entre elles ont été traitées. Toujours d’après l’OMS, cette maladie est avérée dans plus de 78 pays. La majorité étant, comme vous l’aurez compris, en développement. Les infections et transmissions sont légion dans les eaux douces et pénètrent facilement dans la peau.

D’ailleurs, la transmission est également très simple, puisqu’elle se produit quand des gens souffrant de cette maladie contaminent des sources d’eau avec leurs excréments. Par la suite, les larves vont se développer et devenir adultes, vivant à l’occasion dans les vaisseaux sanguins. Dans ces derniers, les femelles vont pondre des œufs, qui pourront sortir avec les matières fécales. Dans d’autres cas, de vives réactions immunitaires et des lésions évolutives à travers les organes peuvent s’effectuer. Là, des hémorragies internes mortelles se déroulent.

92 % des personnes qui ont besoin d’un traitement contre cette maladie habitent en Afrique. Globalement, deux formes principales demeurent, intestinale et urogénitale. Cinq espèces d’animaux en sont responsables, dont l’escargot d’eau douce. Selon l’OMS, il tue entre 24 000 et 200 000 personnes chaque année. Ainsi, la principale solution pour empêcher une telle propagation de cette maladie est d’améliorer l’accès aux eaux douces, propres et de limiter le contact avec les eaux contaminées, notamment lors de la baignade.

 

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 06:43

 

Ce psychologue explique pourquoi il

faut y réfléchir à deux fois avant

de rompre avec son partenaire

 " Les défauts que nous trouvons à notre moitié ne sont peut-être pas si dramatiques qu’il n'y parait "

Nous sommes nombreux à être passés ou à passer par des problèmes de couple. D’ailleurs, en parlant de problèmes ou de disputes, on serait tenté de dire : quel couple ne passe pas par là ? Pourtant, parfois, ces chamailleries – qui débutent d’un rien – prennent de plus en plus d’ampleur et finissent par mener à un froid dans le couple, ou même à une rupture.

IL EXISTERAIT UNE RAISON COMMUNE POUR LAQUELLE LES RELATIONS SE RETROUVENT DANS UNE IMPASSE

Justement, que vous traversiez ou non ce genre de situation actuellement, les conseils de Gary W. Lewandowski, professeur de psychologie à l’université Monmouth, rapportés par Science Alert pourraient vous aider à surmonter une dispute de couple mais aussi à vous en éviter le plus possible à l’avenir.

Il y a un adage anglais qui dit « when you reach the end of your rope, tie a knot in it and hang on » ce qui signifie littéralement en français « lorsque vous atteignez le bout de votre corde, faîtes-y un nœud et accrochez-vous ». Selon Gary Lewandowski, cet adage s’applique aux relations car lorsqu’on est au bord de la rupture, il nous faut rechercher les « nœuds » qui pourraient nous éviter de faire accidentellement une croix sur une excellente relation.

En effet, selon ce professeur, la science des relations suggère que le problème principal que rencontrent les couples consiste dans le fait que les gens ont tendance à surestimer le côté négatif et à sous-estimer le côté positif lorsqu’ils regardent leurs partenaires.

OÙ EN EST ACTUELLEMENT VOTRE RELATION ?

Selon Lewandowski, les attentes dans les relations amoureuses actuelles sont plus élevées que jamais. Comme se mettre en relation avec quelqu’un est désormais un choix, et non plus quelque chose d’imposé, la majorité des personnes mettent la barre haut. D’ailleurs, le professeur distingue deux catégories de personnes.

D’un côté, ceux qu’il appelle les maximiseurs sont ceux qui ne demandent que le meilleur et qui établissent des critères élevés. De l’autre côté, les « satisfacers » sont satisfaits une fois qu’ils trouvent quelqu’un qui dépasse ce qu’ils jugent être un seuil minimum d’acceptabilité. Cependant, si vous pensez qu’être un maximiseur est l’idéal et qu’ils ont raison de mettre toutes les chances de leur côté, prenez garde car d’après le professeur, être un maximiseur n’apporte ni le bonheur, ni la tranquillité d’esprit, ni même la paix dans le couple. C’est plutôt le contraire.

VOULOIR ATTEINDRE LA PERFECTION POURRAIT DÉTRUIRE VOTRE COUPLE

Lewandowski nous parle effectivement d’une recherche qui a démontré que les maximiseurs ressentaient plus de regrets, de dépression et se sentaient même menacés par les autres. En d’autres termes, ils ont une faible estime d’eux-mêmes, sont généralement sceptiques et ressentent moins de bonheur et de sentiment de satisfaction dans la vie. De plus, ils ne prennent généralement pas de décisions absolues ni définitives et préfèrent les décisions réversibles.

Ainsi, la poursuite incessante de la perfection n’est pas à faire dans une relation. Car en cherchant toujours mieux, la personne peut passer à côté de la relation qu’elle est en train de vivre et qui peut s’avérer être déjà excellente.

QUAND LE BIAIS DE NÉGATIVITÉ ENTRE EN JEU

Savez-vous ce qu’est le biais de négativité ? En fait, il s’agit tout simplement de la tendance à accorder plus d’attention aux choses négatives, ou au côté négatif d’une expérience. Et on retrouve effectivement cette tendance dans le couple lorsque quand votre relation est au beau fixe, vous ne vous en rendez pas compte ou vous n’y prêtez pas beaucoup d’attention mais quand une zone d’ombre se pointe à l’horizon, toute votre attention est focalisée dessus.

Autrement dit, vous prenez les bonnes choses dans votre relation pour acquises mais les points négatifs vous obnubilent. Une mésentente, une remarque mal placée, des tâches oubliées et autres événements négatifs qui puissent survenir vous semblent ainsi plus importants que les bons événements. Et, selon le chercheur, « cette tendance est si prononcée que lorsqu’une relation n’a pas de problèmes majeurs, la recherche suggère que les gens gonflent les petits problèmes en plus gros. Plutôt que d’être reconnaissants pour le calme relatif, les gens fabriquent des problèmes là où il n’en existait pas auparavant. Vous pourriez être votre pire ennemi sans même vous en rendre compte. »

QUELLES SONT GÉNÉRALEMENT LES RAISONS QUI POUSSENT LES COUPLES À SE SÉPARER ?

Une étude réalisée auprès de plus de 5 000 Américains, âgés de 21 à plus de 76 ans, a identifié 10 causes potentielles de rupture qui sont :

la négligence de l’apparence

la paresse

être excessivement dans le besoin

le manque d’humour

vivre à plus de 3 heures de route

ne pas être bon/bonne au lit

le manque de confiance en soi

passer trop de temps sur les jeux vidéo

avoir une faible libido

être têtu(e).

Bien évidemment, cette liste n’est pas exhaustive et certains événements peuvent amener à la rupture. Par exemple, si votre partenaire vous manque de respect, vous blesse ou abuse de vous, ce ne sont pas des comportements à tolérer et devraient mettre rapidement un terme au couple.

ACCORDEZ PLUS IMPORTANCE AUX CHOSES POSITIVES DANS VOTRE COUPLE ET CHEZ VOTRE PARTENAIRE !

Dans une étude de suivi, les chercheurs ont demandé aux participants de considérer à la fois les qualités et les défauts de leur partenaire. Pour qu’une relation puisse durer dans le temps, il faut que les côtés positifs aient plus d’importance. Or, là encore, le biais de négativité fait que les gens ont plus tendance à se concentrer sur les aspects négatifs que d’accorder une importance suffisante à certains aspects positifs dans leur relation.

Or, certaines études suggèrent que l’on devrait voir notre relation de couple de façon optimiste et même accorder à notre partenaire plus de crédit qu’il/elle ne le mérite. Pourquoi ? Car, selon le professeur, ces recherches démontrent que « ces types d’illusions positives aident la relation en diminuant les conflits tout en augmentant la satisfaction, l’amour et la confiance. Avoir une vision trop optimiste de votre partenaire vous convainc de sa valeur, ce qui vous fait du bien – vous êtes celui qui a un si bon partenaire, après tout. Vos opinions roses font également du bien à votre partenaire et lui donnent une bonne réputation à la hauteur. Ils ne voudront pas vous laisser tomber alors ils essaieront de réaliser votre prophétie positive. Tout cela profite à votre relation. »

Ainsi, le professeur Gary Lewandowski nous conseille de prendre conscience et d’apprécier davantage tout ce que nous apportent notre partenaire et notre couple et de ne surtout pas les prendre pour acquis afin de mettre et garder notre couple sur la bonne voie.

 

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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 07:42

Le marché de la rencontre en ligne doit-il s’inquiéter de la nouvelle fonctionnalité de Facebook?

La nouvelle fonctionnalité de Facebook, destinée aux rencontres, menace de redistribuer les cartes dans le secteur: 

Explications.

Qui contrôlera le marché de l’amour? La guerre pour conquérir le cœur des célibataires fait rage dans nos mobiles et face à Tinder et consorts, un prétendant de taille se présente : Facebook.

D’après les experts du secteur, la rencontre sur la toile va devenir monnaie courante en 2030, année où près de la moitié des nouveaux couples anglais pourraient se connaître en ligne. Dans ce contexte, l’arrivée de Facebook menace de redistribuer les cartes.

Attendue en Europe début 2020

Lancée progressivement en 2019 sur le continent américain et en Asie du Sud-Est, la nouvelle fonctionnalité du réseau social compte déjà « parmi les premiers services de rencontre en ligne », s’est félicité fin janvier le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, ajoutant qu’il s’attendait à ce qu’elle « continue de croître ».

« Facebook a copié tout ce qui marchait bien sur les autres applications »

Elle est attendue en Europe « début 2020 » indiquait en septembre dans un blog Nathan Sharp, le responsable de Facebook Dating. Contactée par l’AFP, l’entreprise n’était pas en mesure de préciser le calendrier. Si la date symbolique de la Saint-Valentin, le 14 février, est sur le point d’être dépassée sans que la nouvelle fonctionnalité ne soit au rendez-vous, tout le marché se prépare à accueillir un concurrent de taille et complètement gratuit.

« Du réseau social au site de rencontre, il n’y a qu’un pas qui ne demande pas un énorme investissement technologique », analyse Julien Pillot, enseignant-chercheur à l’école de commerce Inseec. Selon lui, Facebook « a copié tout ce qui marchait bien sur les autres applications et rajouté deux ou trois fonctionnalités. Ce qui les intéresse, c’est surtout d’inciter les utilisateurs à renouer avec le partage de contenus privés ».

Tinder sûr de son charme

Jusque-là, les challengers étaient occupés à combattre le mastodonte actuel du secteur : Match Group. En cours de divorce à l’amiable avec le géant de l’internet américain IAC, la firme contrôle des marques populaires comme Hinge, OKCupid, le site Match.com, le groupe Meetic. Et surtout l’ultra dominante et très rentable application Tinder, lancée en 2012, et première au classement des dépenses utilisateurs parmi toutes les applications confondues (hors jeux) en 2019 selon le spécialiste du marché applicatif AppAnnie.

Avec 1,2 milliard de dollars de revenus en 2019, Tinder se taille la part du lion dans le marché de la rencontre sur mobile, estimé à 2,2 milliards de dollars. « Tinder a redéfini tout le parcours utilisateur de la rencontre », analysent Jean-Baptiste Bourgeois et Kevin Pasquier, chercheurs en stratégie chez We Are Social.

La raison de ce succès, « c’est un mécanisme assez malin qui au bout de quelques swipes (un mouvement latéral du pouce pour passer au profil suivant) limite l’utilisateur, le frustre et génère chez lui la peur de rater la perle rare », pour le pousser à payer un abonnement et disposer de choix supplémentaires.

Ce modèle économique s’est imposé depuis à la majorité des concurrents qui tentent dans le même temps de se démarquer de l’image superficielle et addictive de l’application. Le géant de l’amour doit-il craindre l’arrivée sur le marché du réseau social aux 2,5 milliards d’utilisateurs mensuels actifs? « Bien sûr, nous nallons pas sous-estimer Facebook », a répondu début février la dirigeante de Match Group, Amanda W. Ginsberg, à des analystes financiers. Vu le nombre dutilisateurs sur la plateforme et la facilité daccès, « pourquoi les gens n’essaieraient pas? », a-t-elle demandé.

Trop public pour être intime?

« Mais pour l’instant nous n’observons aucune conséquence sur aucune de nos marques », a-t-elle ajouté, expliquant que les usages de plusieurs applications en parallèle étaient en croissance. « Les premiers retours (de Facebook Dating) aux États-Unis ne sont pas fous », ajoute Clémentine Lalande, cofondatrice de Once, la dernière application à vouloir séduire les Français avec le concept ultra sélectif d’un seul profil par jour.

« Le gros problème des applications généralistes », estime-t-elle, c’est qu’on se retrouve avec une masse d’utilisateurs qui ne partagent pas les mêmes communautés d’intérêts." En particulier sur Facebook, « il y aura toujours l’inquiétude de matcher avec sa tante », ironise un autre spécialiste.
La question se pose alors : les réseaux sociaux et la rencontre se marient-ils bien
?

« Il y aura toujours l’inquiétude de matcher avec sa tante »

« À mon sens non, car le propre du réseau social c’est de partager des informations alors que le dating touche à l’intime », estime Didier Rappaport, fondateur et dirigeant de Happn, l’application de « dating » numéro 3 en nombre de téléchargements en France en 2019, qui se concentre sur les personnes croisées « dans la vraie vie » pendant la journée.

En décembre, un sondage Piplsay réalisé auprès de 21 000 Américains révélait que seuls 23% des sondés disaient faire confiance à Facebook, au centre de plusieurs scandales relatifs à la vie privée, pour garder leurs données personnelles en sécurité sur leur plateforme de rencontre. Quant à Tinder, il voit le danger davantage du côté des applications qui captent l’attention des jeunes comme Tik Tok, Snapchat, Netflix et Youtube que chez celles dédiées à la rencontre, a expliqué un porte-parole. L’application qui a révolutionné le marché incite désormais ses utilisateurs à raconter leur vie amoureuse en « Stories », sortes de romans-photo numérique, … un peu à la manière d’un réseau social.

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13 février 2020 4 13 /02 /février /2020 07:32

 

Dordogne : ils sont parmi les derniers fabricants français de peignes en corne

Bien avant le plastique, le peigne était de bois ou de corne... Depuis 6 ans, un couple de St Martin-le-Pin dans le nord de la Dordogne remet cet article de toilette naturel au goût du jour. Et ça marche !

Marguerite et Grégoire Villedey ne connaissent pas la crise. Sous la marque Thomas Liorac, ils transforment chaque année une tonne de corne en peigne artisanal. 

Un savoir-faire en voie de disparition

Le couple s'est installé en plein Périgord Vert, dans le petit village de Saint-Martin-le-Pin, à quelques kilomètres de Nontron. Leur vocation, ils l'ont découverte en Ariège. Un département berceau historique du peigne en corne où, dans les années 30, l'industrie y employait plus d'un millier d'ouvriers.

À l'heure actuelle, il ne reste plus qu'un seul autre artisan capable de réaliser ces articles dans ce département. C'est là qu'en 2011 le couple a commencé à commercialiser ces peignes, rencontrant vite un certain succès... jusqu'à la rupture de stock !

Ils prennent le taureau par les cornes

Ils ont donc décidé de passer à la vitesse supérieure en fabriquant leurs propres peignes. Il aura fallu de nombreux essais pour parvenir à trouver la recette idéale, car si certaines opérations sont mécanisables, d'autres restent exclusivement manuelles. 14 étapes sont nécessaires pour passer de la matière brute au peigne final, et il a fallu perfectionner la technique pour arriver à une méthode toute personnelle parfaitement au point. Et c'est madame qui œuvre, monsieur s'occupant de l'administratif et de la vente.

Corne de zébu !

Le couple propose 24 modèles différents, du délicat peigne à moustache jusqu'au robuste démêloir africain, et il produit 3 000 exemplaires par an. 
Artisanat local, mais à partir de cornes de zébus d'Afrique subsaharienne, faute de trouver en France les cornes qui leur conviennent ! L'élevage, et encore plus la production locale de cuir, fait que les éleveurs locaux ne privilégient guère le port des cornes sur leurs animaux.

Le plastique c'est pas écologique, la corne ça donne la forme

Outre se débarrasser du plastique pour cet objet intime en contact avec le corps, l'utilisation d'un peigne en corne permet d'éviter l'électricité statique. Le peigne glisse mieux. La kératine dont sont faites les cornes est parfaitement adaptée à la kératine de nos propres cheveux, elle rendrait les cheveux plus brillants en les agressant moins. Les partisans y ajoutent même des vertus déstressantes

De la corne à la tonne

L'entreprise a été labellisée Entreprise du Patrimoine vivant en 2017, et sa réputation commence déborder de l'hexagone : 15% de sa production part à l'étranger

Fabriquer des peignes, c'est au poil !

Au fil des années, le succès de ces peignes en corne ne cesse de se confirmer, avec un chiffre d'affaire annuel qui frise les 180 000 €uros. Une réputation acquise en France mais aussi dans le monde entier où 15 % des peignes Thomas Liorac sont désormais vendus. 

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6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 07:54

high-tech

Une faille de sécurité touche 200 millions de modems en Europe

Un groupe d'experts danois a découvert une vulnérabilité sur une puce intégrée sur des centaines de millions de modems câble. Cette faille pourrait permettre à un pirate de prendre la main sur le modem à distance et de l'utiliser à des fins malveillantes, comme l'espionnage, la redirection du trafic ou la création d'un botnet.

 

Les failles de sécurité ne concernent pas uniquement les logiciels et les applications, elles peuvent aussi se cacher dans du matériel. On se souvient récemment de la faille dans les processeurs Intel qui avait mis en danger des millions d'ordinateurs et de serveurs. Cette fois, il s'agit d'un composant Broadcom, l'un des leaders de ce secteur, et le danger est tout aussi gigantesque.

Le nom de la faille ? Cable Haunt. Quatre experts en sécurité du collectif LyreBirds l'ont découverte dans une puce qui équipe plus de 200 millions de modems câble déployés en Europe, dont des Sagemcom très présents en France. Autant dire que ça concerne peut-être un Européen sur deux, ou sur trois, selon les équipements. Il s'agit plus précisément d'une fonction de cette puce, celle qui analyse le spectre. Elle protège le modem des surtensions, mais elle permet aussi à un fournisseur d'accès à distance (FAI) de corriger un dysfonctionnement. Et c'est justement là que la vulnérabilité se trouve puisque pour se connecter sur cette puce, les identifiants sont laissés par défaut, et ils sont communs à toutes les puces.

De multiples dommages possibles

Résultat, un pirate chevronné pourrait parfaitement imiter le fournisseur d'accès et prendre la main sur cette puce. Certes, cela demande plusieurs heures de mise en œuvre, mais à l'arrivée, les dégâts pourraient être considérables. Les deux chercheurs énumèrent ainsi les dommages créés comme le contrôle à distance de l'activité sur Internet, la redirection du trafic, l'intégration dans un botnet ou encore la mise à jour du firmware. Ils proposent même une démonstration du piratage, mais aussi de tester son modem.

En l’état, ce sont les FAI qui sont chargés de corriger la faille, et plusieurs en Scandinavie ont immédiatement réagi. Le problème, c'est qu'il est compliqué pour les chercheurs de savoir si la faille est corrigée partout puisqu'elle concerne des centaines de millions de boîtiers...

 

Source ; Futura Tech

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 09:01

A la découverte de la plus petite " Mairie " de France

C’est en Normandie que se trouve la plus petite mairie de France, plus exactement à Saint-Germain-de-Pasquier. Avec une taille de 2,7 mètres sur 3, elle offre une surface d’à peine 8 mètres carrés dans lesquels se réunissent 11 élus… sans oublier la secrétaire!

C’est la principale curiosité de cette commune de l’Eure, qui compte 140 habitants. La mairie de Saint-Germain-de-Pasquier a même été certifiée plus petite mairie de France par le livre Guiness des records. Elle « fait le charme » du village, assure auprès de nos collègues de Paris Normandie Laurence Laffilé, maire de la commune. « C’est son identité. Chaque administré y tient. » Le bâtiment était à l’origine une chapelle, érigée en 1851 près d’une fontaine baptisée Saint-Clotilde. Elle a été désacralisée en 1910 avant de devenir la mairie du village qui n’en avait pas encore, le conseil municipal se réunissant chez le maire jusqu’à cette date. Évidemment, avec un espace aussi restreint, chaque centimètre carré de la mini maison compte. Strapontins, table centrale pliante… Il faut être inventif pour convertir le bâtiment selon les besoins: bureau de vote, célébration dun mariage, etc. Mais malgré la petite taille de la mairie, la première magistrate affirme auprès du Parisien qu’ « on n’a pas l’impression d’être à l’étroit » lors des réunions. On s’en doute, les convives d’un mariage ne peuvent pas tous entrer. À part les mariés, leurs témoins et leurs parents, les invités doivent rester à l’extérieur et essaient de voir ce qui se passe par les fenêtres.« On y tient beaucoup, c’est notre fierté. Je suis née dans ce village. Cette mairie, je l’ai toujours connue, elle fait partie de nous, on l’aime », affirme le maire. Apparemment, elle n’est pas la seule à aimer la mairie lilliputienne: les touristes affluent, et il nest pas rare de les voir frapper à la porte pour en visiter lintérieur dès que le bâtiment municipal est ouvert. La visite guidée ne doit pas prendre trop de temps à la secrétaire, puisque les curieux en font rapidement le tour!

L'enquête.....(Mairies/Vote)L'enquête.....(Mairies/Vote)
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23 janvier 2020 4 23 /01 /janvier /2020 06:49

Taxe cabane

 elle va encore flamber cette année !

Vous avez pour projet de construire un abri de jardin, une piscine ou un garage en 2020 ? Vous risquez fort d'être contrarié. En cause, le prix de la taxe d'aménagement...

Fausse joie pour les propriétaires ? Si la taxe sur les micro-logements, jugée inefficace par le gouvernement, a été supprimée, celle sur les cabanes de jardin, dite d'aménagement, va de nouveau grimper en 2020, apprend-on par un arrêté publié au journal officiel.

Cela signifie donc qu’en cas de construction d’un abri de jardin ou d’autres travaux nécessitant un permis de construire ou une déclaration préalable, vous risquez de devoir débourser plus.

Immobilier : la taxe d’aménagement n’en finit plus de grimper

En cause ? L’application des règles de revalorisation. Comme le rappelle Capital, "cette base de calcul est en effet indexée sur l’indice du coût de la construction, mesuré par l’Insee".

Toutefois, après une hausse de 3% en 2018 et de 3,8% en 2019, la majoration est, cette année, moindre.

Pour ne pas avoir de mauvaise surprise, veillez donc à bien la prévoir dans votre budget.

En 2020, les Franciliens devront ainsi payer 860 euros par m² contre 854 euros en 2019. En "province", la taxe sera également élevée de 6 euros, à 759 euros par m² (contre 753 euros en 2019).

Depuis son entrée en vigueur en mars 2012, ces contributions ont été réhaussées de 15%, note Le Figaro.  Soit 112 euros pour l’Ile-de-France et 99 euros pour la province. 

Immobilier : une taxe qui pèse lourd dans la balance

Cette nouvelle croissance, pourrait réactiver les débats sur cette contribution. Car elle peut représenter une somme non négligeable en ce qui concerne, par exemple, la construction de cabane.

Déjà, en 2015, Capital citait le cas d’un habitant du Gers. Pour l’aménagement d’un abri de jardin, il avait dû payer 894 euros de taxe, pour une facture hors taxe s’élevant à 1 401 euros.

Cet "impôt d’aménagement", ne vaut d’ailleurs pas seulement pour les jardins. Sont également concernés : les opérations d’aménagement, de construction, de reconstruction ou d’agrandissement de bâtiment ; mais aussi les installations soumises à un permis de construire, un permis d’aménager ou une déclaration préalable. Les constructions de maisons, piscines ou encore garages y sont donc soumis.

Attention, en cas de construction bâtie sans autorisation ou illégale, vous risquez gros : une pénalité de 80% du montant dû. Mieux vaut donc déclarer tout changement. 

Taxe cabane : comment la régler ?

Son montant est inférieur à 1500 euros ? Vous devez alors vous en acquitter en une seule fois au moment du dépôt du permis de construire, d’aménagement ou de la déclaration préalable.

Vous avez également la possibilité de la régler en deux fois : le premier versement s'effectue à compter du 14e mois après la délivrance de votre autorisation d’urbanisme et le second, après le 26e mois.

Veillez à respecter les délais : car en cas de retard, vous sera appliquée une majoration de 10%. 

Taxe cabane : vous pourrez peut-être y échapper 

Il y aura des gagnants et des perdants. Reste à savoir quel sera votre cas.

Premier point à retenir : les constructions de moins de 5m2 sont totalement exonérées, tout comme les reconstructions à l’identique d’un bâtiment détruit depuis moins de 10 ans après un sinistre (incendie, constructions et aménagements prescrits par un plan de prévention des risques...) 

Ensuite, certaines installations peuvent donner lieu à une réduction de 50% du montant de la taxe. Voici lesquelles :

les 100 premiers mètres carrés de la résidence principale

les locaux à usage industriel ou artisanal (et leurs annexes) ou encore à usage d’habitation livrés à des organismes HLM (article L 331-12 du Code de l’urbanisme).

Rappelons d'autre part que, qui dit augmentation de la base de calcul en 2020, ne dit pas nécessairement une hausse de la taxe d’aménagement dans toute la France. En effet, son montant dépend également, tout comme la taxe d’habitation et la taxe foncière, des taux votés par les collectivités locales.

Conséquence, si une diminution des taux venait à neutraliser la hausse de la base de calcul, le pourcentage pourrait décroître dans certaines villes. Dans certains cas, les contribuables peuvent même en être épargnés.

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 07:52

Au secours, mon enfant est accro aux écrans

Tablette, smartphone, console, laptop… Les écrans ont envahi nos vies, et celle de Junior aussi. Les conseils de nos experts pour l’aider à gérer sa consommation tout en douceur.

Tout a commencé par un post désespéré sur le profil Facebook de Cyril-Claire : « Au secours, mes fils ne peuvent plus se passer de leur écran ! Comment faites-vous pour gérer la situation ? » Une ribambelle de messages est venue noircir son mur. Dépités, tous ses amis dressaient le même constat : Junior ne sait plus s’amuser sans Wi-Fi, consoles et autres tablettes. « J’ai cédé en achetant une Wii il y a un an. Maintenant, il n’y a plus que ça qui les intéresse. Ils sont tellement accros qu’ils s’obligent à faire d’autres activités pour ensuite venir me dire : "C’est bon, maintenant on peut y jouer ?" », déplore cette journaliste de 41 ans. Même son de cloche chez sa copine Aurore. Son fils de 9 ans s’est entiché d’un jeu en ligne consistant à construire un village virtuel. « Il n'y passe pas des heures, mais c’est tout de même presque devenu une obsession », affirme-t-elle. Faut-il s’en inquiéter ? « Il faut surtout rester vigilant », répondent en chœur nos experts. « Un enfant ne peut pas être accro aux écrans, car l’addiction est le stade ultime d’un long processus. Avant, on est dans l’usage abusif », commente Elizabeth Rossé, psychologue à l’hôpital Marmottan. Son conseil : poser des règles pour que ce mésusage ne se transforme pas, à l’âge adulte, en addiction.

Les 4 conseils de Serge Tisseron

1/ Limiter le temps d’écran

2/ Parler avec Junior de ce qu’il fait/voit derrière l’écran pour développer son intelligence narrative

3/ Choisir les programmes et les jeux avec lui

4/ Encourager les activités de création avec écran comme le dessin ou la photographie

« Les parents pensent, à tord, que le problème débute vers 8-9 ans, quand leur petit commence à s’opposer. Mais, en réalité, il faut mettre des limites dès le berceau. Au même titre qu’on ne met pas du bifteck dans le biberon de son bébé, on ne lui met pas une tablette entre les mains ! » rappelle Serge Tisseron. Préoccupé par cette question, ce psychiatre et psychanalyste a élaboré la règle des « 3, 6, 9, 12 ». Elle se décline ainsi : pas de télé avant 3 ans. Pas de console de jeux avant 6. Pas d’Internet avant 9 et pas de réseaux sociaux avant 12. « Il faut introduire ces machines en douceur. On commence avec 20 minutes par jour et on augmente avec l’âge pour atteindre une heure en moyenne. Cette durée peut être allongée si elle est concentrée sur un ou deux créneaux hebdomadaires », préconise-t-il, tout en insistant sur le caractère indicatif de son propos (les parents doivent rester souverains, car le principe consiste toujours à cadrer son enfant).

Seul hic, la situation peut vite devenir ingérable lorsque ces outils technologiques se multiplient. « Entre la tablette, la console, l’ordinateur et le smartphone, j’ai du mal à maîtriser le temps passé par mes enfants derrière tous ces écrans », confie Pierre Ristic. Lorsque la coupe est pleine, ce community manager pourtant hyper-connecté n’hésite pas à débrancher le Wi-Fi, quitte à prétexter des problèmes de réseau pour éviter cris et hurlements ! Plus simple et plus pédagogique, Serge Tisseron propose de responsabiliser nos têtes blondes en leur offrant dès 9 ans un petit carnet. « Les écrans font perdre toute notion de durée, d’où l’importance de réintroduire des rituels qui leur permettent d’évaluer leur consommation », développe le psychiatre. Quid s’ils "oublient" de reporter toutes les heures consommées ? Ce n'est pas bien grave ! Le principal est de les amener à réfléchir à ce qu’il font - tant pis s’ils trichent un peu - et, en bout de course, de leur prouver que papa et maman se soucient d’eux.

Les parents doivent montrer l'exemple

Mais attention ! Cela ne fonctionne que si les parents montrent un peu l’exemple ! « Je reçois beaucoup de jeunes patients dont les parents sont adeptes du "faites ce que je dis, pas ce que je fais", confirme Elizabeth Rossé. Inutile de dire que ce discours fonctionne assez mal. » Soucieux de renvoyer à sa marmaille l’image d’un père affranchi de la technologie, Jacques Henno a trouvé la parade : il ne répond jamais à ses appels et SMS à table et coupe ordinateur, télé et téléphone portable le soir. Non pas que ce spécialiste du bon usage des NTIC ait une dent contre les écrans : « Ce sont des robinets à images fascinants, qui offrent beaucoup de gratifications et donnent accès à une richesse incroyable », insiste-t-il. L’auteur de Facebook et vos enfants estime néanmoins que, pour être optimale, leur consommation devrait être complétée par des jeux qui permettent d’apprendre à concevoir des programmes informatiques très simples. « Grâce à eux, les enfants peuvent, par exemple, apprendre à guider quelqu’un à travers une pièce en lui donnant des ordres. Ils passent ainsi du rôle d’utilisateur passif à celui de concepteur actif », conclut-il. De quoi leur montrer qu’il y a une vie derrière l’écran.

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