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  • : Vous trouverez dans ce blog un peu de vérité, beaucoup de passions et quelques coups de gueule........ Bonne route, bonne lecture merci de votre visite...
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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

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31 mai 2026 7 31 /05 /mai /2026 10:05
A propos de ..........." Le billet du dimanche

Aujourd'hui en 2026 : "Mais que devient La Courtoisie ?"

N’oubliez pas…La courtoisie ne coûte rien et achète tout
Courtoisie : Définition…….

Attitude de politesse raffinée, mêlée d'élégance et de générosité ;   civilité.

Autrefois, la noblesse du cœur se traduisait par un comportement empreint de générosité et de délicatesse vis-à-vis de ses pareils. Un individu, pour être honnête aux yeux de ses semblables, devait être porteur du talent social de la civilité. Aujourd'hui, dans nos cités, sur nos routes, dans les entreprises, dans les écoles ou dans les rues, ce noble sentiment est presque perçu pour un anachronisme improductif, inutile et parfaitement déplacé.

La courtoisie, puisque c'est d'elle qu'il est question, était parvenue à s'émanciper des effets de cour, des aménités de classes et des courbettes de componction pour s'étendre à toute la population d'une société où chacun avait sa part de considération et voyait en l'autre son compatriote. Je vous parle d'un temps où l'individu ne se déterminait pas par une appartenance religieuse, un train de vie, une tribu vestimentaire, un groupe ethnique ou un clan idéologique.

Croiser un humain est désormais une aventure risquée pour peu qu'il soit différent de vous. La taille, l'âge, la provenance, la vêture, la démarche et bien d'autres critères encore, font que vous serez ignoré, méprisé, insulté ou bousculé. Les chances d'être salué s'amenuisent de jour en jour ; la probabilité d'une agression verbale ou physique augmentant de manière inversement proportionnelle. Les risques explosent si vous avez l'idée saugrenue de vous aventurer dans un espace sur lequel un groupe humain a fait main basse.

Même nos chers marchés sont devenus une mine de grise mine. La multiplication des files d'attente permet à certains virtuoses de l'irrévérence de multiplier les occasions de discourtoisie. Des retraités, forcément pressés d'en finir, qui doublent, interrompent une commande pour demander, sur le champ, un prix pourtant ardoisé ou retrouvent leurs jambes pour « sauter » un client. Des gens importants qui passent là, simplement pour se faire voir et qui s'exaspèrent de cette insupportable promiscuité. Ils traversent du regard cette plèbe goguenarde : ces gens du peuple, ces gens de si peu..

D'une manière quasiment systématique, c'est la file d'attente : la queue, le mal absolu. Juste retour des choses diront les tenants de l'à-peu-près. Triste incivilité de la bande, de la foule qui attend et doit en supporter d'autres qui entravent ce droit inaliénable à la ruse. On se bouscule, on se marche sur les pieds ou les spatules, on rejoint un éclaireur opportun, on bloque un groupe rival pour favoriser les siens ; on ne se regarde pas, on se parle pas, on triche !L'art de bien vivre ensemble, cette amabilité générale, cette convenance des bonnes manières, cette aménité bienveillante a beau multiplier ses synonymes ad libitum, elle se cogne désespérément à l'immense variété des grossièretés sociales, des impertinences comportementales que notre vocabulaire moderne a su synthétiser sous le vocable explicite de « Connerie ! ». Ce terme générique regroupe tout ce que nous sommes devenus, façonnés que nous sommes par  une société qui divise, sépare, distingue, fragmente, émiette à loisir.

Ne désespérons pas de l'humanité cependant ; des gens se lèvent de-ci de-là sur la toile pour élever le débat et refuser toutes nos bassesses, pour relever cette toise et sourire à tous leurs semblables. La Fraternité est inscrite sur les frontons de nos institutions, il est grand temps de lui redonner ses lettres chevaleresques. Commençons, dès aujourd'hui, par nous dire bonjour dans la rue. Voilà bien un geste révolutionnaire qui pourrait, à moyen terme, faire vaciller un système qui se nourrit de nos divisions. P B

Papy-bougnat

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