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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 10:26

Saviez-vous que le Sahara était " VERT " il y a plus de 6000 ans et avait 10 fois plus de pluie qu'aujourd'hui

Selon une nouvelle étude publiée récemment dans la revue Advances Sciencemag, il est prouvé que les humains occupaient une grande partie du Sahara au cours de la «période humide» d’il y a environ 8000 ans.

Grâce à une analyse des sédiments marins, des chercheurs de l’Université de l’Arizona ont établi des modèles de précipitations dans le Sahara sur une période de 6000 ans obtenant des résultats fascinants. L’équipe UA-Led a identifié le modèle climatique qui a généré un «Sahara vert» il y a entre 5000 à 11000 ans. La région comptait 10 fois plus de précipitations qu’aujourd’hui.

Aujourd’hui c’est le désert du Sahara mais c’était le lieu où habitaient autrefois des chasseurs-cueilleurs qui vivaient d’animaux et de plantes présentes dans des savanes, des régions de prairies boisées il y a 5000 et 11000 ans.

« C’était 10 fois plus humide qu’aujourd’hui », a déclaré le principal auteur Jessica Tierney de l’Université de l’Arizona. Les précipitations annuelles du Sahara se situent actuellement entre environ 10 à 35 mm par an.

Bien que d’autres recherches ont déjà identifié l’existence d’une période de «Sahara vert», Tierney et ses collègues ont réussi à compiler un enregistrement continu de précipitations dans la région qui existait il y a 25000 ans.

Fait intéressant, les preuves archéologiques montrent que les humains ont occupé une grande partie du Sahara au cours de la période humide, mais peu à peu, ils se sont retirés il y a quelque 8000 ans.

Selon la nouvelle étude, les relevés pluviométriques recueillis par l’équipe indiquent une période qui a duré mille ans, il y a environ 8000 ans, dans laquelle le Sahara est devenu plus sec, ce qui coïncide avec la période où les gens ont migré ailleurs.

« Il semble que cette période sèche de mille ans  a provoqué le départ des gens », a déclaré Tierney.

« Ce qui est intéressant, ce que les gens qui sont revenus après la période de sécheresse étaient différents. Cette période sèche sépare deux cultures différentes. Notre dossier fournit un contexte climatique de ce changement d’occupation et du mode de vie dans le Sahara occidental ».

Selon UA ​​News, le lieu de sédiments lacustres, Tierney et ses collègues ont utilisé des carottes de sédiments marins prélevés au large de la côte de lAfrique de lOuest sur quatre sites différents. Les carottes ont été prélevées sur une distance nord-sud d’environ 1300 km – du Cap Ghir, au Maroc, à l’angle nord-ouest de la Mauritanie – les noyaux ont révélé à la fois les anciens modèles de précipitations et l’étendue géographique du Sahara vert.

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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 11:51

Comment protéger ses plantes de l’hiver et du froid

Quelquefois il reste nécessaire de rappeler quelques consignes de base car Le gel, le vent et le froid sont les principaux ennemis des plantes en hiver, et autant de dangers qui menacent leur croissance et leur bon développement. Comment les protéger efficacement et réussir leur hivernage ? Voici tout ce qu'il faut savoir pour prendre soin des végétaux pendant la saison hivernale, des plantes d'intérieur au potager. Quelles plantes sont concernées ? Pendant la saison froide, le développement des plantes caduques s'arrête ; elles entrent dans une sorte d'hibernation. Mais ce n'est pas le cas des persistantes. Ces dernières sont donc exposées aux intempéries des mois d'hiver, dont certaines, comme le gel, peuvent leur être fatales. Il convient donc de protéger efficacement les arbustes au feuillage persistant mais aussi les jeunes plantations, c'est-à-dire jusqu'à un an environ. Les plantes en pot sont elles aussi très exposées car leurs racines sont moins protégées qu'en pleine terre.

Pourquoi faut-il protéger ses plantes l'hiver ?

Du froid d'abord, de la neige et du gel aussi. En effet, la baisse des températures va gêner le bon développement des plantes, qui, depuis que leur sève est descendue à la fin de l'automne, sont en dormance, un état de vie ralenti. De plus, les maladies atteignant un pic à la fin de l'été, si les plantes s'endorment souffrantes, elles ne pourront pas combattre l'infection durant cette période très rude et sortiront de l'hiver, si elles y parviennent, dans un piteux état. Il est donc essentiel d'en prendre soin et de les protéger afin qu'elles puissent refleurir au printemps. Et ainsi de suite l'hiver prochain.

 

A partir de quand faut-il les protéger ?

 

Lorsque l'hiver approche, vous avez peur que les plantes du jardin ne soient endommagées par le froid. Pourtant, il est nécessaire d'attendre les premières gelées afin que les plantes se préparent à des températures parfois négatives et entrent en dormance. Ainsi, les arbres, arbustes et rosiers ont besoin d'être exposés à des températures comprises entre 0°C et -10°C quelques jours : le froid et le gel sont en effet importants pour la lignification (les cellules végétales se transforment en bois) et limitent l'apparition d'insectes nuisibles.

L'idéal est donc de mettre en place les protections le plus tard possibles dans la saison (mi-novembre) et de les retirer dès que les températures remontent un peu. Quand les découvrir ? De façon identique, on ne doit pas attendre qu'il fasse trop chaud pour retirer les protections. Aux premiers dégels du sol (mars ou avril en fonction des climats), vous pouvez les découvrir, sauf si les températures sont trop instables entre le jour et la nuit. En effet, une protection maintenue trop longtemps risque de favoriser un pourrissement de la plante.

Notez que vous pouvez donner un petit coup de pouce aux plantes dès la fin de l'été, grâce à une dose d'engrais et en les habillant d'un voile d'hivernage par exemple, qui tiendra jusqu'à fin février.

Dernier conseil : ne laissez jamais les plantes sans surveillance, ni soin durant la période hivernale. Ce n'est pas parce qu'elles sont à l'abri sous leur voile d'hivernage qu'elles doivent être laissées à l'abandon.

 

Les différentes méthodes de protection des plantes

 

Le paillage est une technique consistant à appliquer une couche de matière protectrice dans le but d'atténuer les effets d'un climat trop rude sur le sol de la plantation. Ce procédé assure en effet le maintien de la chaleur dans le sol aux périodes les plus délicates. Le paillis est notamment recommandé pour protéger les racines des arbres et arbustes en cas de gel. Les racines qui restent protégées donneront de nouvelles pousses au printemps. Outre la paille, d'autres matériaux, naturels ou synthétiques sont aujourd'hui utilisés. Côté organique, les copeaux de bois, la paille, le foin et le carton feront l'affaire. Le paillage se réalise au début de la saison de la culture, et l'opération peut être renouvelée en cas de besoin. Il doit être aéré régulièrement pour éviter tout risque de pourrissement.

 

 

Le buttage, pour les jardiniers plus avertis, consiste à ramener de la terre au pied des plantes, n'a pas pour but réel d'aider les plantes à lutter contre le froid. Mais en contribuant au renforcement des racines, il peut favoriser leur croissance. Il est notamment recommandé dans le cas de certaines plantes du potager, comme les pommes de terre. C'est une technique qui convient enfin aux rosiers. Le buttage est également utilisé en viticulture. La terre est alors ramenée en motte au pied du cep.

Les feuilles plastiques conviennent parfaitement aux plantes les plus fragiles. Choisissez-les de couleur blanche, car du plastique coloré ou transparent provoque une fluctuation de température que vos plantes n'apprécieront pas. Pour un jardinage plus écolo, n'hésitez pas à privilégier les feuilles mortes séchées. Elles conviendront parfaitement aux vivaces, des plantes que l'on a dans son jardin pendant plusieurs années (agapanthes, marguerites, lupins, campanules...). Elles refleurissent tous les ans et s'endorment pendant l'hiver. Beaucoup d'entre elles sont fragiles et doivent être protégées du froid. La couche de feuilles doit être de 5 cm d'épaisseur environ. N'oubliez pas d'y poser un poids pour ne pas que tout s'envole au moindre coup de vent.

Le papier journal fera l'affaire pour les pots et les jardinières.

Le voile d'hivernage non tissé convient davantage aux arbres et arbustes, et doit être disposé sur les branchages. Capable de protéger les végétaux des coups de gel, il se décline en trois formats : un grand drap, à découper à la taille de la plante, une housse, semblable à une chaussette, à glisser sur la plante, et un zip, qui telle une tente, recouvre la plante dans son intégralité grâce à une fermeture éclair bien pratique. Fabriqué en coton, il est important de faire attention à son grammage, l'idéal étant 20 à 30 g/m2. Exemple : pour une plante méditerranéenne qui passerait l'hiver à Lille, il faudrait opter pour un voile d'hivernage de 60g/m2 pour être bien sûr qu'elle résiste bien.

La jute convient également aux ramures des jeunes arbres et de certains arbustes plus fragiles que d'autres, particulièrement ceux habitués à un climat doux, tels les lauriers roses et les fuchsias. Couvrez leur tronc de toile de jute. Si l'hiver est particulièrement froid, mettez de la paille entre la toile et le tronc.

Les serres, qu'elles soient en verre ou en polycarbonate, permettent aussi de garder les plantes à l'abri du froid et se déclinent désormais en petits formats, capables de s'adapter aux balcons citadins.

Les plaques de polystyrène, couvertures hivernales, ainsi que le grillage à mailles fines peuvent aussi convenir pour protéger vos plantes.

Il existe aussi des câbles chauffants, à enrouler autour de la plante pour la maintenir au chaud. 

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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 08:35

Au jardin:

"Attention à la Première vague de froid"

La première vague de froid et de neige (même en plaine) nous est annoncée sur le pays, ce qui plongera le jardin dans sa torpeur hivernale.

Il est encore temps de mettre en place une bonne protection sur vos plantes pour les préserver jusqu'au redoux.

En voici ici quelques recommandations primaires :

En période de gel et de froid, il est préférable de stopper les plantations d'arbres et d'arbustes.

Si vous les avez déjà achetés, préférez les mettre en jauge le long d'un mur dans une fosse dont la taille sera supérieure à celle des mottes. Recouvrez ces dernières de sable pour les protéger.

Rentrez dans un local hors gel toutes les plantes fragiles en pots. Hivernez les pélargoniums, les plantes carnivores, et les cactus. Les plantes trop volumineuses pour être rentrées seront protégées à l'aide d'un voile d'hivernage autour des parties aériennes. Entourez les pots de papier à bulles et placez-les sur des caillebotis pour les isoler du sol.

Les plantes restées en pleine terre et peu rustiques seront quant à elles protégées par un grillage rempli de feuilles mortes ou de paille pour les isoler du vent et du froid. Cette méthode est valable pour les palmiers, mais aussi pour de nombreux arbustes. Quant aux vivaces herbacées, leur souche devra être recouverte d'un épais paillage végétal pour mettre leurs racines hors d'atteinte du gel.

N'hésitez pas à placer vos légumes les plus frileux sous un tunnel potager ou un film de forçage maraîcher au potager.

Et n'oubliez pas qu'il existe des plantes résistantes au froid, même chez les bananiers ou les palmiers pour donner malgré tout un petit air exotique à votre jardin.

 

Aujourd’hui traitons en détail  la protection des rosiers….

 

Les rosiers sont connus pour être résistants au froid. Néanmoins, comme toutes les plantes, ils craignent le gel. Vous trouverez ci-dessous quelques conseils pour qu’ils passent un hiver bien au chaud.

A partir de quand ?

L'idéal est bien de mettre en place les protections le plus tard possibles dans la saison, et de les retirer dès que les températures remontent un peu. En effet, si la protection est maintenue trop longtemps, il y a un risque de pourrissement de la plante.

Créer une butte

Cette opération qui permet de protéger efficacement les rosiers du froid est particulièrement simple. En effet, il vous suffit de recouvrir le pied de terre, on appelle cela une butte. Celle-ci doit mesurer de 15 à 20 cm et doit être constituée de terre fine et légère. Veillez particulièrement à ce que le point de greffage soit bien recouvert.

Paillage au pied des rosiers

Pour protéger encore plus efficacement les pieds de vos rosiers, vous pouvez recouvrir la butte de paille ou de feuilles mortes, car elles constituent un bon isolant et permet de garder les racines bien au chaud.

Protection

Les rosiers tiges seront quant à eux enveloppés dans un voile d'hivernage. Vous retirerez cette protection à la fin de l'hiver. En cas de gelées tardives, n'hésitez pas à remettre la protection.

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21 novembre 2017 2 21 /11 /novembre /2017 08:19

Au jardin ..

c'est le moment de penser à vos rosiers....

Si la saison des roses est passée, celle de leur plantation commence. Jusqu'à la mi-mars, les conditions sont en effet idéales pour assurer la reprise de ces petits arbustes dont les fleurs enchantent les hommes depuis l'aube des temps. Cette année, les catalogues fourmillent de nouveautés , preuve que la reine des massifs continue d'inspirer les nombreux obtenteurs qui ont fait vœu d'élargir, encore et toujours, son éventail déjà très large, de formes et de couleurs: Michel Adam (Nirp), DelbardAndré ÈveGuillot, Laperrière (Edirose), Meilland International, pour les Français, David Austin, Fryer, Warner (Pépinières de la Saulaie), pour les Anglais, Kordes (Globe Planter), Tantau pour les Allemands et bien d'autres encore.‘Anastasia'. Cette nouveauté Michel Adam distribuée par Nirp est un beau rosier buisson à grandes fleurs turbinées blanches, au cœur teinté de jaune ambré, qui exhalent un parfum puissant aux notes fruitées et citronnées. La végétation luxuriante est peu sensible aux attaques des maladies.Le parfum, longtemps délaissé sans que l'on sache très bien pourquoi, fait son grand retour. Dans les concours, ce critère pèse lourd dans la note finale. Les nouvelles variétés sont également tolérantes aux maladies (taches noires, oïdium) et plus faciles à cultiver que leurs aînées. Résultat: moins de traitements phytosanitaires, qui seront de toute façon interdits pour la plupart au 1er janvier 2019, une taille techniquement moins exigeante, une floraison plus abondante et plus étalée dans le temps - jusqu'à 8 mois pour certaines variétés!

«La qualité ne rime pas forcément avec ancienneté», souligne Janic Gourlet,président de la section roses de la Société nationale d'horticulture de France (SNHF), qui déplore la persistance de nombre d'idées reçues. Et fausses. Comme celle qui veut que les roses anciennes aient de plus jolies fleurs. «Ces dernières ont un attrait irremplaçable: celui de leur histoire. Mais souvent, les amateurs de roses anciennes recherchent simplement une certaine forme de fleurs. Or ces formes, simples ou au contraire très doubles, on les retrouve dans de nombreuses variétés d'aujourd'hui», poursuit-il.

Le grand prix de la rose SNHF, attribué cette année à la rose ‘Château de Cheverny' (Delbard) et l'an dernier à ‘Ville de Saumur' (Fryer/Pépinières de la Saulaie), mais aussi le label allemand ADR et le tout récent Label Rouge décerné depuis ce printemps par l'association Excellence végétale chargée de promouvoir la qualité des productions horticoles, apportent aux jardiniers amateurs tous les gages de réussite.

«La crème de la crème»

«Les 53 variétés qui bénéficient du Label Rouge appartiennent à la crème de la crème, explique Catherine Secq, directrice d'Excellence végétale. Non seulement, elles ont toutes été primées aux concours de Bagatelle et de Lyon, mais elles ont subi des examens complémentaires où certains critères, comme la résistance aux maladies et la floribondité, ont été durcis».

En plus de ces qualités intrinsèques, les plants certifiés, vendus «racines nues» comme c'est le cas en cette saison, sont arrachés deux semaines plus tard que les autres, après la mi-octobre, et doivent présenter un diamètre au collet et une longueur de racines suffisantes. Les plants vendus en conteneur doivent, quant à eux, avoir poussé dedans pendant au moins 3 mois. Un détail qui a son importance: il n'est pas rare en effet que de jeunes rosiers soient mis en pot quelques jours seulement avant d'arriver sur les étals... «L'objectif de ce cahier des charges exigeant est de garantir aux jardiniers la meilleure reprise possible», poursuit Catherine Secq

Rosiers «prêts à l'emploi»

De ce point de vue, rien ne remplace la plantation «racines nues» à l'entrée de l'hiver. Pendant cette période de repos végétatif, le rosier a tout le temps de bien s'enraciner pour un redémarrage optimal au retour des beaux jours. Pourtant, de plus en plus de jardiniers préfèrent acheter des rosiers en conteneurs «prêts à l'emploi» qu'il est possible d'implanter au printemps lorsqu'il fait beau et qu'ils sont déjà en fleur. «Les gens aiment les plantes mais ils n'aiment pas forcément jardiner surtout en automne quand il fait froid!» note un observateur que les lecteurs de cet article vont sûrement employer à faire mentir!

En pot ou en conteneur, vous devrez quoi qu'il en soit offrir à vos rosiers un emplacement bien ensoleillé et choisir un porte-greffe adapté à votre sol. Allergique au calcaire, le rosier a une nette prédilection pour les terrains argilo-siliceux. Si le pH de votre sol est supérieur à 7, vérifiez au moment de l'achat que vos plants sont greffés sur du Rosa laxa ou du Rosa canina. Le R. floribunda sur lequel la plupart des variétés sont greffées, en raison de ses qualités végétatives avantageuses, ne tolère en effet que les sols acides.Enfin, les rosiers étant très gourmands, apportez au moment de la plantation du compost bien mûr et de l'engrais riche en phosphore, en potassium et en magnésium, comme le Patentkali. Paillez ou recouvrez le collet de terreau et attendez sagement le printemps pour profiter du spectacle!

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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 07:45

L'agriculture peut-elle se passer de pesticides ?

Marqueur d’une « révolution agricole » après la seconde Guerre Mondiale, l’utilisation de pesticides s’est banalisée en France, pour atteindre une consommation de 66 000 tonnes par an. La prochaine révolution agricole sera-t-elle celle d’une agriculture sans pesticides ?

Se passer de pesticide signifierait-il un retour à des techniques agricoles anciennes et une production plus locale ? Cela est-il possible ?

Encore raté ! Les représentants des 28 Etats membres de l’Union Européenne n’ont pas réussi à s’entendre ce jeudi sur l’avenir du glyphosate. La Commission européenne propose de renouveler l’autorisation de ce pesticide pour une durée de 5 ans. Mais la majorité requise n’a pas été atteinte. La France, notamment, est contre : elle défend un renouvellement pour 3 ans.

L’attitude du gouvernement français en la matière parait plutôt cohérente. Elle s’inscrit dans la logique du plan Ecophyto, lancé en 2008, dans la foulée du Grenelle de l’environnement. L’objectif était de réduire de moitié le recours aux pesticides d’ici 2018. On en est loin aujourd’hui mais le plan a été revu à la baisse, moins ambitieux certes, mais sans doute plus réaliste.

Car on ne sort pas d’un claquement de doigt d’une telle dépendance aux produits phytosanitaires. L’agriculture française s’est développée après-guerre grâce à l’usage massif de la chimie.  En sortir aujourd’hui suppose de changer de techniques. Mais aussi et peut-être surtout de faire évoluer les mentalités : celles des agriculteurs, mais aussi celles des consommateurs.

‘’L’agriculture peut-elle se passer de pesticides ?’’

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 08:08

VENDU POUR SES BIENFAITS,

LE LAIT EST POURTANT DANGEREUX POUR VOTRE SANTÉ

Considéré comme un produit de base de notre alimentation, le lait est, depuis quelques années désormais, largement décrié. Certains mettent ainsi en cause son intérêt nutritif ou l’accusent même d’être nocif pour la santé. Revenons ici sur les différentes études dont le lait a fait l’objet.

Pendant longtemps, les autorités publiques ont loué les bienfaits des produits laitiers, encourageant leurs administrés à en consommer « pour être studieux, solides, forts, et vigoureux », comme l’expliquait Pierre Mendès France en 1954, en visite dans les écoles françaises à l’occasion d’une grande distribution de… lait. A ce moment, le premier ministre français de l’époque était certainement loin d’imaginer que plus de 70 ans plus tard, le breuvage blanc ferait l’objet d’une rude polémique.

Pourtant, certains signes auraient pu alerter la population d’alors. Comme le fait que l’Homme est le seul mammifère à consommer le lait d’un autre animal, de surcroit après l’enfance. D’ailleurs, cette étonnante particularité pourrait être à l’origine d’un des premiers problèmes causés par le lait.

Une étude menée en 2014 par des chercheurs de l’Université d’Uppsala, en Suède, s’est penchée sur deux ensembles d’individus dans le but de déterminer s’il était possible d’établir un lien statistique entre la quantité de produits laitiers consommés et la survenue de fractures ou de décès. Alors que le premier groupe réunissait 60 000 femmes de 39 à 74 ans questionnées sur leurs habitudes alimentaires et de vie dans le cadre d’une campagne de dépistage du cancer du sein, le second concernait 45 000 hommes de 45 à 79 ans.

Pour les hommes les chercheurs ont aussi pu constater un lien statistique entre les décès et la quantité de lait consommée même s’il était « moins prononcé ». En revanche, aucun lien n’est observé concernant les fractures. Mais l’étude a pourtant mis en évidence une vraie corrélation entre le lait et ses effets sur le corps humain, qui seraient dus à la quantité importante de sucres spécifiques que contient le breuvage blanc.Le lait, tel qu’il est consommé quotidiennement, contient notamment du lactose et du D-galactose. Ce dernier sucre, dont les effets ont déjà été étudiés chez les souris, a montré qu’il accélérait le vieillissement. Il jouerait ainsi un rôle dans le « stress oxydant » et l’inflammation des cellules.Même si les auteurs de ces travaux ont tenu à préciser que leur étude reposait essentiellement sur « l’observation » et que les résultats devaient être « interprétés avec prudence », ce qu’ils ont constaté a de quoi inquiéter. Ils ont ainsi établi, selon le professeur Karl Michaelsson, principal signataire de cette recherche, que les femmes qui consomment trois verres ou plus de lait par jour ont un risque de décès « de 90% plus élevé » et un risque de fracture de la hanche « de 60 % plus élevé » par rapport à celles qui boivent moins d’un verre par jour.

Rien d’étonnant, lorsque l’on sait que le lait de vache est destiné… aux veaux. Dès lors, le liquide nutritif dont s’alimentent les jeunes animaux contient ce qu’on appelle des facteurs de croissance, c’est-à-dire des molécules destinées à favoriser la multiplication cellulaire. Chez les hommes, en revanche, qui ne sont pas conçus pour se nourrir de lait après l’enfance, et surtout pas de lait de vache, en consommer provoquerait donc plusieurs problèmes sanitaires.

D’une part, l’étude montre que sur les 200 produits étudiés, seuls les produits laitiers présentaient un lien de cause à effet avec le cancer de la prostate. D’autre part, les chercheurs ont conclu que consommer plus de 470 grammes de produits laitiers par jour augmentait par deux le risque de développer la maladie par rapport à une absorption quotidienne de seulement 125 grammes. Enfin, plus intéressant encore, les scientifiques ont trouvé que la corrélation entre ce type de cancer et la consommation des produits à base de lait, était plus valable pour le lait lui-même.

Cela serait sans doute lié au fait que ce liquide nutritif contient de la graisse animale qui pourrait désactiver des gènes de suppression de tumeurs cancéreuses, ou encore que le calcium pourrait détruire un métabolite de la vitamine D qui permet de freiner la croissance des cellules cancéreuses.

Les produits laitiers, en revanche, tels que les fromages et autres crèmes, subissent des transformations préalables à leur ingestion qui les prive de certaines composantes du lait.Également composé de 70% de graisses saturées, dont la consommation abusive favorise l’excès de cholestérol et de maladies cardiovasculaires, le lait semble donc être un aliment bien moins sain qu’il n’y parait. Et s’il peut tout de même servir à la croissance des enfants, le calcium devant être absorbé en quantité suffisante durant les 20 premières années de la vie d’un homme, s’en nourrir régulièrement et tout au long de sa vie apparait comme un danger sanitaire.

Dès lors, de nombreux spécialistes recommandent de ne pas en abuser. C’est le cas, notamment, du professeur Walter Willet, responsable du département de nutrition de l’école de santé publique à Harvard, qui conseille de consommer un à deux laitages par jour au maximum.

Car lorsqu’on recommande de boire du lait, il s’agit essentiellement de combler un apport souvent insuffisant en calcium, en protéines ou en vitamines. Mais le breuvage blanc est pourtant loin d’être le seul aliment qui contient ces éléments, puisque la viande, les oeufs, le poisson ou certains légumes en particulier sont tout aussi nutritifs et peuvent, eux aussi, combler ces besoins.

Durant des siècles, l’Homme a considéré qu’il était sain, voire nécessaire pour lui de consommer régulièrement du lait. Mais les travaux réalisés au cours des dernières années dévoilent une réalité bien plus nuancée qui nous amène à repenser notre consommation de produits laitiers.

 

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 07:57

La recette aux coings de Papy-Bougnat

 

Au fond de mon jardin vit un cognassier, petit mais généreux.

Ce n’est pas moi qui l’ai planté, mais c’est lui qui m’a adopté

Chaque automne, fidèlement, il nous offre quinze kilos de coings. C’est plus qu’assez pour notre conso personnelle et la famille: pâte de coing, gelée de coing et, surtout, une recette jusqu’à présent restée secrète mais que je vous révèle à la fin de ce billet  (à condition que vous la gardiez pour vous) les coings au sirop.

Petit aperçu de notre récolte et de notre production de gelée et de coings au sirop (octobre 2017).

Le coing indispensable contre la gastro

Ce n’est pas un hasard, en effet, si le coing est si profondément ancré dans les traditions culinaires européennes, malgré le fait d’être immangeable cru et de nécessiter tant de travail de préparation. Rien que le fait de le couper demande de la force !

Mais le coing est un anti-diarrhée et un antiseptique intestinal majeur. Il est donc providentiel qu’il arrive à maturité à l’automne, juste avant que ne démarre l’épidémie de gastro.

Faites vos provisions avant qu’il ne soit trop tard !

Ses tanins resserrent la muqueuse intestinale, ce qui la rend plus résistante. Ses pectines empêchent les toxines de pénétrer dans le sang.

Une étude sortie pas plus tard qu’au moins d’août dernier (2017) a montré que le coing avait des effets bénéfiques contre les ulcères gastriques (étude sur des animaux

Mais ce n’est pas tout.

Le coing, bon pour les artères et contre le cancer

Riche en pectines, qui gélifient à la cuisson, et riche en fibres, le coing fait baisser le taux de sucre et le niveau de cholestérol dans le sang.

Surtout, ses tanins et ses fibres abondantes réduisent la stagnation de substances potentiellement cancérigènes dans le côlon

C’est donc sans aucun complexe que je mange des produits à base de coing.

De toute façon, leur goût fort et, en effet, très sucré en limite naturellement la consommation. Le coing s’apprécie en petites quantités.

Le truc à connaître absolument avant de vous lancer dans la préparation

Sur Internet, vous trouvez des milliers de recettes à base de coing.

Mais presqu’aucun site ne vous révèle un truc indispensable : il faut non seulement que le coing soit ferme, bien jaune, avec un léger duvet qui se retire facilement en le frottant, comme on vous l’explique partout.

Mais il faut savoir que les coings sont bons pour la gelée ou la pâte de coings lorsqu’on les coupe en deux et que les pépins collent aux doigts. C’est un signe qu’ils contiennent beaucoup de pectine naturelle.

S’il s’avère qu’il n’y a pas de pectine, on peut quand même faire les coings au sirop ou les pocher, car ils n’ont pas besoin de gélifier.

Les recettes

On pense toujours aux gelées et à la pâte qui accompagne si bien les tommes de brebis.

Mais il ne faut pas oublier d’ajouter des coings dans la compote de pomme, d’en mettre dans les gâteaux et dans les plats sucrés-salés, comme les tajines.

Le coing est délicieux avec le gibier, les viandes rôties, le magret de canard.

Il suffit de le cuire à la vapeur quinze minutes, après lui avoir retiré son duvet en le brossant sous l’eau. Après quoi, il est facile de l’éplucher, puis de le couper en quatre pour retirer cœur et pépins.

Vous surprendrez vos amis en le préparant poché, pour remplacer la poire dans la poire Belle Hélène.

Ma recette secrète de coings au sirop

Comme promis, voici donc ma recette secrète de coings au sirop. Simple, elle est étonnamment peu connue.

Un de mes collègues passé me voir à la maison la semaine dernière, et qui en avait goûté, a insisté pour repartir avec un petit Tupperware pour faire vivre l’expérience à sa femme.

Son goût acidulé, sa texture ferme en apparence, puis moelleuse en réalité, font de ce dessert un délice exquis.

Il vous faut 800 grammes de sucre, deux litres d’eau, 3 kilos de coings et un jus de citron.

Choisissez des coings bien mûrs mais pas tachés, frottez-les avec un linge, pelez-les, et coupez-les en huit dans leur longueur, cœur évidé (gardez les pépins si vous faites de la gelée ou de la pâte de coings).

Pendant ce temps, préparez un sirop avec 400gr de sucre pour 1 litre d’eau. Chauffez et ajoutez-y un jus de citron pour éviter l’oxydation des coings.

Plongez les coings dans le sirop, portez à ébullition, puis baissez le feu et mettez à cuire quelques minutes (dix à quinze minutes) jusqu’à ce que les coings soient cuits mais pas complètements défaits (surveillez et goûtez).

Mettez les quartiers bouillants dans des bocaux propres et chauds. Reportez le sirop à ébullition, versez à ras bord sur les fruits, fermez aussitôt les bocaux et retournez-les sans vous brûler (avec une protection, donc) et laissez refroidir sur un linge.

Si possible, portez les bocaux à 85 °C pendant 25 mn pour les stériliser (dans un four vapeur si vous en avez un).

Vous pourrez les garder six mois dans un endroit frais à l’abri de la lumière, et les sortir pour vos desserts ou accompagner du canard ou le gibier de la chasse.

Régalez-vous ! À votre santé !


 

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 06:26
Du côté nature..........

Quand les feuilles se ramassent à la pelle

Le grand ramassage d'automne a déjà commencé. En dépit de l'épisode estival de ces derniers jours, les feuilles ont poursuivi leur lente sénescence, se parant de leurs plus belles couleurs d'automne. À l'image du rouge flamboyant des liquidambars, des cornouillers d'Amérique, des fusains ailés ou des ginkgos jaunes d'or, surnommés, mais pour une autre raison, «arbres aux quarante écus».

Ce processus qui ravit chaque année nos sens est maintenant bien connu des biologistes. La baisse des températures combinée à celle de la durée du jour bloque la synthèse de la chlorophylle, ce pigment vert grâce auquel les végétaux réalisent la photosynthèse et enrichissent l'atmosphère en oxygène, indispensable à la vie. Ce faisant, les autres pigments plus résistants au froid, comme les caroténoïdes, aux teintes orangées comme leur nom l'indique bien, mais jusqu'alors masquées par le vert dominant de la chlorophylle, peuvent enfin se révéler. Avant que le pédoncule des feuilles en fin de vie ne se détache des branches où elles sont nées pour former d'épais tapis dorés qui bruissent sous nos pas.

Un compost de qualité

La tentation est alors grande de les laisser en place pour s'épargner la corvée. Ce n'est malheureusement pas possible partout. En occultant la lumière, les feuilles mortes risquent, par exemple, d'étouffer l'herbe et de faire disparaître le gazon. Qu'il faudra alors ressemer au printemps...

La solution consiste à passer la tondeuse: non seulement vous ferez d'une pierre deux coups mais les feuilles, broyées par la lame et mélangées à l'herbe, vous fourniront un compost de qualité. Y compris celles de platane à la réputation d'indestructibles!

il reste pas moins important d'associer des déchets verts riches en azote, comme l'herbe coupée ou les restes de cuisines, avec des déchets bruns comme la paille, les broyats de taille d'arbre ou d'arbustes et, bien sûr, les feuilles mortes qui sont riches en carbone. Cela permet d'avoir un équilibre favorable à la prolifération des champignons et des bactéries qui dégradent la matière organique pour la transformer en compost».

Le paillage est la seconde bonne raison d'amasser et de conserver en sac ou en tas, vos précieuses feuilles mortes après les avoir ramassées au râteau ou à la souffleuse (si vous avez une grande surface). Une fois épandues, elles protégeront, pendant l'hiver, les parcelles nues des massifs ou du potager à une époque où il est trop tard pour semer un engrais vert type moutarde ou phacélie. Cette couche protectrice de 10 à 15 centimètres d'épaisseur évite au sol de se tasser sous l'effet de la pluie (ce que les agronomes appellent une «croûte de battance»), surtout s'il est riche en limons.

Un abri providentiel pour les vers de terre

Elle offre également un abri providentiel aux vers de terre et aux micro-organismes qui s'en nourrissent tout en protégeant du froid les racines des plantes peu rustiques, comme les agapanthes ou les bananiers d'ornement. Enfin, en bloquant la lumière, les feuilles empêchent la germination et la prolifération des mauvaises herbes, facilitant ainsi le travail du sol et les semis au printemps. Plutôt que de les déposer sur votre trottoir pour qu'elles «partent à la benne», conservez plutôt ces cadeaux du ciel dans des sacs en papier stockés dans un abri sec afin de les utiliser au fur et à mesure de vos besoins. Vous contribuerez à faire baisser la taxe sur l'enlèvement des ordures ménagères. Et vous n'aurez plus besoin d'aller acheter du terreau à prix d'or dans votre jardinerie. Du terreau fabriqué, le plus souvent avec les feuilles mortes et les déchets de tonte de gazon collectés auprès des particuliers...

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 06:38

Des descriptions incandescentes

L'automne nous offre de magnifiques spectacles : des arbres empanachés de rousseurs et de lumières, des nuances chaleureuses... Le philosophe Henry D. Thoreau nous invite dans son livre à observer cette nature automnale aux couleurs flamboyantes dans un de ses ouvrages intitulé Teintes d'automne.
 
Thoreau s'attache à décrire, avec une précision digne d'un peintre, les herbes, les arbres, l'érable rouge, l'orme, l'érable à sucre, le chêne écarlate...
 
Les couleurs, les métaphores, les comparaisons nous font percevoir une nature somptueuse.
Thoreau fait exploser sous nos yeux "un embrasement jaune, écarlate, cramoisi de toutes les couleurs."
Il dépeint les formes des arbres, des feuilles et, ce faisant, il nous invite à mieux contempler le spectacle de l'automne.
 
Thoreau s'émerveille, notamment, de ces juxtapositions de couleurs propres à l'automne : le vert des pins qui rehausse les teintes flamboyantes des arbres. 
 
Grâce à l'automne, la nature nous entraîne dans une véritable fête des couleurs, un festival varié, changeant, au fil de la saison...
 
Les "splendeurs automnales" inspirent à Thoreau des descriptions incandescentes : on voit des "camaïeux de jaunes et de rouges", "le jaune du chrome chaud des peupliers, des airelles d'un rouge intense..." "Des arbres écarlates en plein embrasement, des teintes cuivrées..."
 
On est sensible à la poésie de ces évocations : des images surgissent : " les futailles diffusent un éclat pareil à la pourpre du couchant..." Les frondaisons deviennent "des nuages jaunes et écarlates, volutes, après volutes"...
Voilà qu'un "arbre tout entier ressemble à un beau fruit mûr débordant de jus savoureux..."
 
Les descriptions de Thoreau font, ainsi, appel à tous les sens : la vue avec le chatoiement des couleurs, le toucher, le goût, l'ouïe, avec le léger bruit des feuilles qui tombent, ou celles qui déjà à terre, "bruissent sous les pas"...
 
Thoreau perçoit même dans la nature automnale des leçons philosophiques : décrivant la chute des feuilles "résignées à se laisser décomposer au pied de l'arbre, afin de fournir la nourriture à de nouvelles générations de leur espèce", il affirme : "Elles nous apprennent à mourir."
 
L'ensemble de cet ouvrage très bref oscille entre science et poésie : Thoreau s'intéresse à l'ordinaire, il cherche à éduquer le regard des lecteurs.
Il parvient à poétiser ce qui nous est proche, de simples arbres, des paysages...
 
 Teinte d'automne


 

 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 06:34

Vous avez décidé de planter une haie ?

c'est la saison 

Basse ou haute? Stricte ou libre? Uniforme ou mélangée? Caduque ou persistante? Fruitière, décorative ou défensive? Le choix de la forme et de la composition d'une haie n'est pas simple tant l'éventail des possibilités est grand. À trop regarder les catalogues, on en arrive parfois à éprouver le syndrome de l'enfant confronté à une montagne de jouets et qui ne sait plus lequel prendre! Sans parler de l'enjeu économique (un arbuste coûte tout de même plus cher qu'un plant de salade) ou de la peur de se tromper. C'est qu'on ne plante pas une haie tous les ans…

Le petit livre Quelle haie pour mon jardin?, de Didier Willery, qui vient de sortir en librairie (Ulmer, 64 p., 7,90 €), arrive à point nommé pour nous tirer d'embarras. Lauréat du prix Pierre-Joseph Redouté 2016 pour son ouvrage Dingue de plantes, paru chez le même éditeur, l'auteur nous donne les clefs pour choisir «le type de haie qui convient le mieux à son environnement, au style de sa maison ou de son jardin, mais aussi au temps que l'on pourra accorder à son entretien».

Tenir compte de l'environnement du jardin

On peut par exemple opter pour le plus simple. À savoir une haie monospécifique de conifères (thuyas, leylandii…), de charmilles, de troènes, de cotonéasters ou de lauriers-cerises (Prunus laurocerasus), qui sera taillée au carré une à trois fois par an, selon les espèces, pour lui garder une forme bien rectiligne. L'entretien sera plus facile mais plus chronophage qu'avec une haie libre composée de plusieurs espèces qui ont chacune des besoins de taille spécifiques.

En revanche, en cas d'attaques parasitaires, comme on le voit aujourd'hui avec la pyrale et les maladies du buis, une haie uniforme sera beaucoup plus impactée. «Lorsque deux espèces au moins sont mélangées, si l'une dépérit, les autres continueront d'assurer la fonction de haie», souligne Didier Willery, qui conseille de tenir compte également de l'environnement de votre jardin. Autant une haie de conifères peut convenir en zone urbaine et pavillonnaire, autant il est préférable de se doter d'une haie champêtre, composée de noisetiers, de cornouillers ou de chèvrefeuilles quand on vit à la campagne.

Plus infranchissable qu'un mur

Avec leurs redoutables piquants, pyracanthas, ajoncs, berbéris et aubépines la rendront même plus infranchissable qu'un mur. De quoi protéger votre jardin contre les intrus de toutes sortes tout en le décorant, l'automne venu, des tons rouges et dorés de leurs abondantes fructifications. Dont les oiseaux se régaleront par la suite en hiver. Mais il n'y a pas que la gent ailée: votre haie peut constituer un gîte apprécié des musaraignes et des hérissons, si précieux pour boulotter de façon tout à fait bio, les limaces et autres indésirables qui ruinent votre potager.

Si, pour vous, la dimension esthétique ou sensorielle prime sur le reste, optez pour un mélange fleuri (forsythia, céanothe, althéa…) et parfumé (seringat, oranger du Mexique…) en veillant à planter des espèces qui ne fleurissent pas toutes en même temps. Vous pouvez également orienter votre choix vers des grimpantes qui seront du plus bel effet une fois palissées: clématite, lierre, hortensia grimpant (Hydrangea anomala, en zone ombragée uniquement). Sachez que certains arbustes comme le camélia, l'osmanthe ou le cognassier du Japon supportent des tailles strictes.

Enfin, si vous manquez de place pour créer un verger, plantez donc des pommiers et des poiriers formés en palmette ou en double U. D'avril à octobre, le feuillage de cette haie gourmande vous protégera des regards indiscrets tout en vous permettant de savourer, dès la fin de l'été, le fruit de vos efforts.

Bonnes plantations  !

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