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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 07:13

Attention ! A vos buis surveillez les !

 

La pyrale du buis fait déjà parler d’elle ! 

La chaleur, le soleil et le démarrage rapide de la végétation ont réveillé, avec une bonne quinzaine de jours d'avance, la chenille de ce papillon nocturne (Cydalima perspectalis) qui dévore à pleines mandibules les délicates feuilles de cet arbuste symbole des jardins à la française. La voracité de ce ravageur, capable de défolier un buis en moins de 24 heures, n'a d'égale que sa propension à se répandre comme un feu de brousse. Arrivé en France en 2008, depuis les frontières de l'est, l'insecte a colonisé en moins de 10 ans l'ensemble du pays, de l'Alsace à la Bretagne, des Flandres aux contreforts des Pyrénées, semant la désolation dans de nombreux parcs et jardins publics ou privés. Mis à part quelques îlots qui résistent encore et toujours à l'envahisseur, comme c'est le cas par exemple dans le nord du département de la Sarthe, tous les buis ne meurent pas mais tous sont frappés.

L'attaque de ce début d'année qui concerne déjà la région de Toulouse, la Drôme, l'Isère ainsi que le sud de la Bretagne, la Normandie et les Pays-de-Loire, est d'autant plus préjudiciable qu'elle est le fait de chenilles hivernantes. Autrement dit de larves déjà bien développées qui ont passé la mauvaise saison à l'abri du froid, dans le sol ou sous l'écorce des troncs, et que la remontée du thermomètre a sorties de leur léthargie avec un appétit décuplé.

Dégâts invisibles au premier regard

Passé le stade de la chrysalide, elles se transformeront en papillons dont les femelles, une fois fécondées, iront pondre leurs œufs sur d'autres buis qui seront à leur tour parasités. Trois générations de pyrales se succèdent, en moyenne de mai à septembre, dans la moitié sud de la France et deux dans la moitié nord. Mais vu la sortie précoce des chenilles, il pourrait bien y en avoir une de plus cette année !

« En cette saison, les attaques sont d'autant plus pernicieuses que les chenilles attaquent de l'intérieur. Et comme le buis est un arbuste très compact, leurs dégâts sont invisibles au premier regard, souligne Jérôme Jullien, expert national en Surveillance biologique du territoire au Ministère de l'agriculture. Selon ce spécialiste, «la première précaution à prendre, dès ce week-end, consiste donc à écarter le feuillage en scrutant attentivement les branches intérieures jusqu'au cœur de la plante, à la recherche d'éventuelles chenilles. La taille, qui s'effectue en général ce mois-ci, est le moment idéal pour procéder à ce contrôle indispensable ».

Si la pyrale est présente sur vos buis, pas de panique ! Des moyens de lutte, biologiques qui plus est, sont maintenant disponibles grâce au programme de recherche Save Buxus, coordonné par l'institut technique de l'horticulture Astredhor et la plate-forme Plante & Cité. Ce qui n'était pas le cas, il y a seulement deux ans...

La première solution consiste à pulvériser sans attendre un insecticide à base de Bacillus thuringiensis (Bt), de la variété krustaki (souche ABTS-351), mis au point par l'Institut national de la recherche agronomique (Inra). Une fois le produit ingéré, la chenille est mortellement paralysée. Pour un bon résultat, appliquez de préférence le matin et par temps sec, en mouillant bien l'intérieur du feuillage pour atteindre tous les insectes (ce point est capital !), l'idéal étant de procéder après la taille lorsque le volume de l'arbuste a été réduit. Recommencez un peu plus tard, si vous constatez que quelques-unes de ces satanées chenilles ont réussi à passer à travers les gouttes. Même chose s'il a plu car l'insecticide Bt est lessivable ; il convient d'ailleurs pour cette raison de procéder à un arrosage au pied et non par aspersion..............

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 06:53

A en croire ces astuces vous pourriez faire une grosse récolte de tomates............

Ça y est, le printemps est là ! Pour les amateurs de jardinage, cela rime avec sortie des gants, râteaux, tuyaux d'arrosage et des journées de travail dans la terre. Cette année vous vous êtes promis de cultiver vous-mêmes vos tomates et ça tombe bien car ce fruit est relativement simple à faire pousser. Voici quelques astuces pour tirer meilleur profit de votre jardin et vous régaler au maximum avec votre récolte.

C'est toujours une bonne idée de demander conseil à des experts (en magasin ou jardinerie) pour savoir quel type de tomate serait plus adapté à votre façon de cultiver, par exemple à l'air libre au soleil, sur un balcon avec une durée d'ensoleillement limitée, etc. Ce n'est pas parce qu'une variété de tomate est vendue en magasin qu'elle pourra pousser automatiquement dans n'importe quelle condition et n'importe où. Que vous achetiez des plants en magasin ou que vous les ayez fait pousser vous-même, il est préférable de les allonger sur le côté (comme montré ici) trois jours avant de les planter. Cela permet au plant de pousser droit. Pour planter les plants, creusez une sorte de petite tranchée qui servira de lit au plant. L'ensemble du plant, sauf la partie droite, devrait être sous terre. De cette façon, le plant sera plus solide.Pour protéger le plant du vent, entourez-le de grillage en fer long de 1m50 et de 60 cm de diamètre. Pour fermer le tout, utilisez des attaches en fer. Le milieu de la "cage" est un seau en plastique avec des trous en bas et sur les côtés. Ce seau est légèrement enterré puis rempli d'eau, engrais et fumier pour nourrir la terre à mesure que la mixture s'écoule par les trous.

Les plants de tomates ont besoin d'énormément de nutriments, ce qui veut dire qu'il faut les fertiliser régulièrement. Il est indispensable d'utiliser un engrais de longue durée directement après la plantation, mais prendre le temps d'en rajouter de façon régulière pour un résultat optimal. Après la première récolte, chaque plant doit être nourri avec trois cuillères à café de sulfate d'ammonium. Les plants poussant très vite, il faut régulièrement couper les bourgeons poussant à l'aisselle des tomates. De cette façon, le fruit grossira et mûrira plus rapidement.En règle générale, les tomates ont besoin d'énormément de soleil, d'eau et de nutriments. Ça demande beaucoup de travail, mais les fruits récoltés en valent vraiment la chandelle... ou le jus. Un fruit de qualité que vous ne trouverez jamais en supermarché.

Si cela vous intéresse je vous propose de suivre les différentes étapes de plantation en détail dans cette vidéo (en anglais) :

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 08:03

Le blé noir victime d’un apartheid alimentaire

 

Pilier de l’alimentation des paysans européens au Moyen Âge, essentiel encore jusqu’à la Première Guerre mondiale des États-Unis jusqu’à la Russie, le blé noir, ou sarrasin, ne sert quasiment plus qu’à faire des crêpes, et encore !
Il est victime d’un apartheid alimentaire aussi radical qu’injuste au profit de son faux cousin : le blé blanc, aussi appelé « blé tendre » ou « froment ».

Condamné aux oubliettes

On estimait dans les années 1970 et 1980 que la disparition du sarrasin n’avait au fond aucune importance.
Qu’importe si les gens préfèrent le blé tendre ! Ce blé qui donne une farine bien blanche, avec laquelle on fait les baguettes, les croissants, des brioches croustillantes ! Les gens ont bien le « droit » de ne plus manger cet affreux « blé noir » primitif, bon marché !
Nous avons donc laissé le sarrasin disparaître de nos champs, de nos étalages et de nos assiettes, sans plus nous poser de questions. La production est passée de 400 000 tonnes à 20 000 tonnes entre 1918 et 1964 aux États-Unis, soit une baisse de 95 %.
Et ce n’est qu’au bout de plusieurs décennies qu’on s’est aperçu pourquoi nos aïeux cultivaient et consommaient du sarrasin plutôt que du blé.
Les avantages auraient dû nous sauter aux yeux. Mais nous n’avons rien vu !

Le sarrasin, aux sources de l’agriculture biologique authentique

Les vertus du sarrasin deviennent évidentes dès qu’on le sème :
Le sarrasin a la propriété d’« ouvrir » le sol et de le nettoyer de ses mauvaises herbes. Les plaines agricoles infinies de la Russie et surtout des États-Unis furent défrichées sans Round-Up mais avec des semences de sarrasin, que les premiers colons américains avaient pris le soin d’emporter avec eux, et qui leur sauvèrent la vie.
Le sarrasin enrichit naturellement le sol en phosphate. Cela évite de déverser des engrais chimiques avec le risque d’empoisonner rivières et nappes phréatiques. C’est ce qui a permis de cultiver, et de mettre en valeur, des millions de kilomètres carrés de terres arides : dans les steppes de Russie, de Chine, du Kazakhstan, et dans les zones montagneuses où les céréales ne poussent pas, on cultive le sarrasin (qui, sur le plan botanique, n’est pas une céréale, mais une pseudo-céréale comme le quinoa et l’amarante).
Nos modernes « agriculteurs biologiques » découvrent une autre raison à l’antique popularité du sarrasin : il réduit les populations de Verticillium dahliae, une bactérie qui casse le rendement et la qualité des pommes de terre. Le sarrasin permet donc d’éviter les traitements modernes contre cette maladie, la verticilliose, qui sont peu efficaces et très polluants. On comprend enfin pourquoi nos grands-parents, qui pratiquaient l’assolement des cultures, semaient du sarrasin avant de planter des pommes de terre l’année suivante !
Enfin, le sarrasin attire les pollinisateurs et nourrit une faune diversifiée : c’est le garant d’une saine biodiversité dans les campagnes. Les abeilles l’adorent et en font un des meilleurs miels qui soient, sombre et très goûtu.

Peut-être est-ce la raison pour laquelle le sarrasin ne fut pas seulement populaire en Occident.Les peuples asiatiques en raffolent, puisque c’est avec lui qu’on fabrique les délicieuses nouilles japonaises appelées soba, très populaires aussi en Corée. Dans les pays himalayens, on en fait une sorte de bouillie (gruau). En Europe de l’Est et en Russie, on en fait de la kacha : grains décortiqués et rôtis. D’un point de vue nutritif et culinaire, également, le sarrasin est bien plus intéressant que le blé. Il a une riche saveur de noisette. Il ne contient aucun gluten. Il peut donc être consommé par les personnes souffrant de maladie cœliaque (intolérance au gluten) comme par toutes les personnes hypersensibles ou malades qui cherchent à réduire leur niveau d’inflammation.

Les Vertus du blé noir pour la santé

Les vertus de santé prêtées au sarrasin sont innombrables : remplacez une partie de votre farine de blé par de la farine de sarrasin et vous allez maigrir, car le sarrasin rassasie plus vite. Il contient plus de fibres solubles et a donc un effet bienfaisant sur les intestins. Le sarrasin est beaucoup plus digeste que le blé.
Les populations qui mangent du sarrasin à la place du blé ont d’ailleurs moins de problèmes de poids, moins de diabète, moins de cancers.
De nombreuses études ont cherché à déterminer pourquoi. Néanmoins, il semble que ce soit la synergie entre les nombreux composants du sarrasin qui expliquent cela : le sarrasin contient beaucoup de minéraux (notamment du magnésium, 200 mg pour 100 g de sarrasin seulement, mais aussi du phosphore, du manganèse, du zinc), de vitamines B et beaucoup d’antioxydants.
Il contient deux à douze fois plus de phénols, des antioxydants, que le blé, l’orge, le seigle et l’avoine, et est très riche en flavonoïdes, des dérivés de la catéchine et de l’épicatéchine (anticancer). L’industrie pharmaceutique extrait des fleurs et des feuilles du sarrasin des antioxydants divers, dont la rutine, la quercétine et les proanthocyanes – cela vaut la peine de le savoir

Enfin et pour conclure la conservation

Très peu de personnes veillent à cela, mais la farine de sarrasin est beaucoup plus fragile que les autres. Elle se conserve au réfrigérateur ou, mieux, au congélateur.

Si cela vous tente voici quelques idées recettes

Il existe de nombreuses recettes de crêpes ou de galettes au sarrasin. En Bretagne, on se bat pour savoir s’il faut parler de « crêpe » ou de « galette », et les discussions vont bon train au sujet de la recette : faut-il uniquement mélanger la farine avec de l’eau et du sel, ou peut-on, sans trahir, ajouter des œufs et de l’huile ?
Dans le reste de la France, l’usage est de mélanger la farine de sarrasin à de la pomme de terre, des oignons, des œufs et du lait.
En Belgique, les « bouquettes liégeoises » sont des crêpes épaisses où l’on mélange farines de sarrasin et d’avoine à parts égales, avec des œufs, de l’huile, du cognac, de la levure et, bien entendu, de la bière pour mouiller, et des raisins secs. On les sert avec de la confiture.
En Inde, les chapatis sont de grosses galettes de sarrasin. Au Canada, une des spécialités est la « ploye », qui est, elle aussi, une grosse crêpe.
Mais il serait dommage de s’arrêter là. Il existe toute une gamme de nouilles chinoises, coréennes, japonaises à base de sarrasin, et même italiennes : les pizzocheri.
Le sarrasin, enfin, ne se mange pas qu’en farine : comme je l’expliquais ci-dessus, on le mange dans toute l’Europe de l’Est sous forme de grains entiers qu’on appelle « kacha ». Il entre dans les préparations de boulettes, de feuilles de chou et de papillotes en tout genre et comme base de salades. Je vous recommande fortement d’explorer cette tradition culinaire qui fut durant des siècles le principal pilier de notre alimentation. C’est aussi une question de justice !

 

LE SAVIEZ-VOUS ? Les crêpes et les galettes de sarrasin doivent leur nom à l’élégante céréale fleurie, rapportée d’Asie, au XIIème par les croisés et cultivée avec succès sur les Landes arides de Bretagne.
Pourtant, il fallut attendre encore plus d’un siècle avant que le sarrasin moulu n’entre dans la composition des galettes.
Farine de sarrasin ou blé noir
Le sarrasin, malgré son surnom de blé noir, n’est pas une céréale, elle fait partie des polygonacées. Chaque fleur produit un fruit sec contenant une seule graine.
Obtenue par la mouture de graines de sarrasin. Les graines moulues donnent une farine grise finement piquetée de noir, au goût de noix...
Farine riche en protéine de grande qualité, elle convient bien aux personnes intolérantes au gluten. Sa composition classe le sarrasin parmi l’un des aliments végétaux aux plus hautes valeurs nutritives.

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 07:55

L'ami du jardinier............

 

Ver de terre ou Lombric ?

C’est du pareil au même. On appelle communément ‘ver de terre’, les vers de surface et les lombrics que l’on trouve dans les profondeurs du sol de notre jardin. Il existe plus de 7000 espèces lombriciennes sur notre planète, en France près de 200 espèces sont répertoriées.

Quel est le rôle des vers de terre ?

Les vers de terre adorent les sols riches en matières organiques comme le fumier, ils en raffolent et s’en nourrissent voracement. A contrario, les sols sableux ou acides ne les intéressent pas, pas assez riches, ne retenant pas assez la nourriture. Ils sont aussi capables de bouloter des organismes vivants comme les nématodes (des vers microscopiques du sol), les bactéries et les champignons microscopiques, par exemple. Ce sont de gros mangeurs qui vont ingurgiter quotidiennement jusqu'à un tiers de leur poids !

C’est un animal fouisseur qui contribue à mélanger en permanence les couches du sol. En creusant des tunnels sur leur passage, les vers de terre aèrent le sol, facilitent la pénétration de l’eau et donc finalement favorisent l'enracinement des plantes et le développement des micro-organismes. En plus clair, le lombric améliore non seulement le sol mais aussi la fertilité du sol grâce à son activité d’excavation et d’ingestion des micro-organismes qu’il va disséminer dans tout le terrain sous forme de déjections. Ces excréments, les turricules, contiennent beaucoup d’humus et de sels minéraux, des fertilisant exceptionnels pour les plantes. En fait, plus il y a de vers de terre dans le sol, puis celui-ci est sain et fertile !

Comment favoriser leur présence dans le jardin ?

 

Bien travailler le sol de votre jardin

La première technique est de leur faire la part belle en choisissant de ne plus travailler le sol en profondeur. Privilégiez la biogriffe qui permet de rendre la terre meuble et facilite les semis et les plantations mais qui, en plus, ne dérange pas la vie des lombrics.

Pratiquer la rotation des cultures

Vous pouvez aussi opter pour les rotations de culture dans votre jardin afin de ne pas épuiser le sol de tous ses nutriments, histoire de laisser un garde-manger diversifié.

Si vous déterrez un ver de terre par mégarde, repositionnez-le dans la terre. Les vers ont une respiration cutanée, ils ne possèdent pas de poumons. Du coup, le corps doit rester humide pour permettre la respiration et éviter la déshydratation.

Les lombrics font partie de la chaine alimentaire et ont des prédateurs naturels comme les serpents, les oiseaux, les taupes, les crapauds, les renards, les sangsues et les limaces. Evitez de laisser le sol à découvert, pour ne pas faciliter la vie aux prédateurs.

Le ver de terre est souvent qualifié ‘d’ingénieur du sol’ car son action est bénéfique. Mais saviez-vous qu’en moyenne, 200m² de jardin passe entièrement dans le tube digestif des lombrics en 1 an ?

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 10:04

Au Jardin, c’est le moment de tailler les arbustes qui fleuriront cet été

La fin de l'hiver, marquée par le retour des giboulées, de la douceur et l'allongement sensible de la durée du jour, signe le réveil de la nature endormie. En témoignent les bourgeons des pêchers qui commencent à rosir au nord de la Loire, les jeunes pousses des asters, des hémérocalles ou des ancolies qui sortent tout juste de la terre encore froide et l'éclosion des guirlandes de fleur jaune et rose des forsythias et des cognassiers du Japon.

Ces arbustes d'ornement sont parmi les premiers à éclairer la haie qui ceinture le jardin ou « habille » la clôture du potager. Leur floraison précède de plusieurs mois celle du buddleia ou « arbre aux papillons », de l'althéa (Hibiscus syriacus) ou du lilas des Indes (Lagerstrœmia).

Deux grandes catégories d'arbustes

C'est qu'il existe deux grandes catégories d'arbustes d’ornement : ceux qui fleurissent au printemps et ceux dont les organes floraux ne s'épanouissent qu'en été. La seconde catégorie regroupe, outre les trois espèces que je viens de citer, les abélias, les hydrangéas paniculés, les spirées estivales ainsi que certains fuchsias, sans oublier les clématites à grande fleur et à feuillage caduc comme Clematis jackmanii.

Tous fleurissent sur les rameaux dits de l'année, c'est-à-dire ceux qui vont naître des bourgeons dont l'éclosion interviendra dans les prochaines semaines. Pour obtenir une floraison abondante, il suffit de rabattre leurs branches sur les deux tiers de leur longueur au moyen d'un sécateur bien affuté et désinfecté à l'alcool pour empêcher la propagation des maladies.

Mieux alimentés en sève, et donc plus vigoureux, les nouveaux rameaux donneront encore plus de fleurs cet été. Une aubaine pour vos yeux ainsi que pour les papillons et les insectes pollinisateurs qui ne manqueront pas de leur rendre une visite gourmande ! Cette opération de taille, à effectuer de préférence avant la reprise de végétation c'est-à-dire dès maintenant, sera également l'occasion de rééquilibrer le houppier si la silhouette de votre arbuste part un peu dans tous sens et de l'éclaircir en coupant les branches grêles ou biscornues ainsi ce celles qui poussent vers l'intérieur.

Concentrer la sève

En revanche vous vous abstiendrez, pour l'instant, de tailler la moindre brindille des arbustes à floraison printanière comme le forsythia ou le cognassier du Japon, déjà cités, mais aussi le lilas communs, les camélias tardifs, les clématites à feuillage persistant (Clematis montana ou armandii) et, un peu plus tard, la viorne obier « boule de neige » ou encore l'oranger du Mexique. Contrairement aux précédentes, ces espèces fleurissent sur les branches qui se sont formées l'année précédente. Il vous faudra donc attendre que leurs fleurs aient fané avant de les tailler de manière à susciter la formation de nouveaux rameaux à bois qui ne fleuriront qu'au printemps 2018. Pour cela, ces vieilles branches de deux ans devront être réduites de moitié ou des deux tiers de leur longueur suivant les espèces afin, là encore de concentrer la sève sur un nombre réduit de bourgeons.

Un point important : si votre jardin est entouré d'une haie champêtre constituée de toute une gamme d'espèces différentes appartenant à ces deux catégories, comme cela se pratique de plus en plus, vous vous abstiendrez de pratiquer une coupe au carré, du type de celles que l'on inflige aux thuyas ou aux troènes. La taille devra s'échelonner dans le temps : dès à présent dans le cas des arbustes à floraison estivale et après la fanaison pour celles qui embellissent votre jardin en ce moment.

Au potager, semez fèves et petits pois

Il n'y a pas une minute à perdre. Ces légumineuses mettant trois à quatre mois à pousser, la récolte de leurs graines doit intervenir impérativement avant l'été car elles supportent fort mal les grosses chaleurs de juillet et aôut. Si votre sol a été bêché à l'automne, il suffit de le reprendre superficiellement avec une houe pour le réchauffer et l'aérer. Pois et fèves ayant la capacité de fixer l'azote atmosphérique, grâce aux bactéries Rhizobium qui forment des nodules sur leurs racines, tout apport d'azote sous forme minérale ou organique est superflu voire déconseillé. Tracez ensuite des sillons de quelques centimètres de profondeur et espacés de 40 à 50 cm selon les variétés puis placez une graine tous les 2 à 3 cm minimum pour le pois, tous les 15 centimètres pour les fèves. Lorsque les jeunes plants auront atteint 15 à 20 cm de haut, buttez les légèrement et protégez les par un paillage (déchets végétaux, paille, tonte de gazon…) qui évitera la levée des mauvaises herbes et vous permettra d'économiser l'eau en limitant l'évaporation.

Et enfin dans vos massifs : plantez des renoncules asiatiques

La culture de ces fleurs splendides est un jeu d'enfant. Procurez-vous « griffes » dans le commerce, ou allez chercher celles que vous conservez dans votre cave depuis l'an dernier, trempez-les pendant une demi-journée dans de l'eau pour les réhydrater, et enterrez-les à 5 centimètres de profondeur (10 cm d'écartement) en situation ensoleillée. Avant cela, aérez bien votre sol en y incorporant, si besoin, du terreau horticole ou du compost bien décomposé. Au moment de la levée, pensez à protéger les jeunes pousses contre les limaces et autres gastéropodes qui en raffolent au moyen de « pièges à bière » ou de granulés à base de métaldéhyde ou de ferramol (bio). Si tout se passe bien, vos renoncules illumineront vos massifs et plates-bandes à partir de fin mai -début juin.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 07:20

              Les mains sales

Je reviens de chez des amis qui avaient loué une maison au bord de la mer.
C’est une maison neuve, avec trois chambres, une petite cuisine, une jolie vue mais, au fond, rien d’une villa de millionnaire. J’ai pourtant été impressionné, choqué même, par le nombre de pièces d’eau, et plus précisément le nombre de robinets. Chaque chambre a sa salle de bains. Et dans chaque salle de bains, on trouve une baignoire, une douche, un lavabo, un bidet, des toilettes. Des toilettes, donc, pour chaque chambre, plus encore des toilettes communes, à côté du salon. Il faut compter encore une petite piscine extérieure chlorée avec sa douche, son lavabo, ses toilettes, à nouveau. Cela paraissait normal à tout le monde. Personne ne s’en étonnait (à part moi). Mais je pense que, dans quelques générations, les historiens qui étudieront notre époque ne manqueront pas de remarquer cette véritable folie de l’hygiène. Je ne parle pas des conséquences écologiques de consommer tant d’eau (d’autant plus que nous étions dans une zone notoirement menacée par la sécheresse). En restant strictement dans le domaine de la santé, je m’inquiète des conséquences catastrophiques pour nos systèmes immunitaires, nos allergies, de passer ainsi notre temps à nous laver, nous savonner, nous désinfecter.

Les mains sales

Excusez-moi d’évoquer constamment le passé mais je n’y peux rien, c’est plus fort que moi : quand j’étais petit, beaucoup de personnes autour de moi avaient les mains sales. En utilisant cette expression, « mains sales », je m’aperçois que les jeunes de notre époque ne peuvent même plus imaginer ce que cela veut dire.
Pour eux, avoir les mains sales, c’est avoir les mains pleines de Nutella, ou de confiture. Ou avoir mis les doigts dans son nez morveux. On se passe les mains à l’eau claire et, déjà, elles sont propres. Mais ce n’est pas ce qui s’appelait les « mains sales », dans mon enfance. Les mains sales de ma jeunesse, c’était une crasse noire, incrustée, qui ne pouvait pas s’enlever. Le savon était impuissant, l’eau de Javel elle-même ne servait à rien. Les gens qui travaillaient de leurs mains les plongeaient constamment dans la terre, dans le cambouis, dans le fumier, ils se servaient de leurs mains comme d’outils, pour toutes sortes de choses que nous n’imaginons même plus aujourd’hui. Les ongles notamment, étaient entourés d’un liseré noir particulièrement tenace

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C’est devenu une curiosité aujourd’hui. Mais autrefois, toute la population était comme ça. Les gens n’avaient pratiquement jamais les mains « propres », c’est-à-dire immaculées, au sens de notre société où la plupart des gens travaillent sur des ordinateurs. Voyez-vous par exemple les veines bleues qui courent sur vos mains ? Autrefois, seule une infime partie de la population, les aristocrates, qui ne travaillaient pas la terre, avaient les mains assez propres pour qu’on puisse remarquer chez eux ces veines bleues. C’est pourquoi on les appelait aussi les « sangs bleus ». Les gens croyaient que ce n’était pas normal ! Mais tous les autres… Et pensons aux hommes des tribus qui s’enduisaient le corps de boue, de glaise, d’argile.

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Enfants aborigènes ayant passé l’après-midi à jouer dehors, pour de vrai !

Trop d’hygiène donne des maladies

Certains experts pensent que c’est le manque de contact avec la crasse, la poussière, les pollens et autres bactéries qui explique la montée des allergies.
Et certains scientifiques relient la hausse des maladies chroniques, comme les maladies auto-immunes, les dépressions, l’hyperactivité, à un défaut de contact avec les micro-organismes vivant naturellement dans les sols. En fait, les études montrent que les enfants qui sont en contact avec des animaux domestiques, notoirement porteurs de « parasites », et qui sont mis au contact des microbes du sol, comme les bactéries, champignons, levures, protozoaires, et des insectes ou des petits animaux, comme les vers de terre, ont un meilleur système immunitaire et un meilleur développement psychologique.

Un petit peu de crasse ne nuit pas

Ce n’est pas parce que vous n’avez plus l’âge de faire des pâtés de sable que vous ne pouvez plus bénéficier du contact avec la terre. Le mois de Mars approche et ce sera le moment de réfléchir à l’endroit où vous allez préparer votre potager pour la saison (si vous n’en avez pas encore un). Faire pousser vos légumes vous apportera de nombreux autres bienfaits, dont le plaisir de manger enfin, à nouveau, des produits qui ont du goût. Cela vous permettra de faire pousser vos propres plantes médicinales, en plus de vous procurer les herbes aromatiques fraîches qui exalteront le goût de vos plats, et vous procureront les antioxydants et phytonutriments nécessaires à une bonne santé. Travailler à l’extérieur vous permettra de respirer de l’air frais et de vous exposer plus souvent au soleil. Vous aurez un meilleur taux de vitamine D, votre peau sera plus belle et votre moral plus solide. La vue du vert, et du ciel bleu, régule le taux de sérotonine (l’hormone de la bonne humeur) et votre rythme circadien (cycle du sommeil) s’harmonisera avec la lumière du jour : votre sommeil sera plus profond, et plus réparateur. Certains expliquent en outre que le contact avec la terre permettra de décharger l’électricité statique de votre corps, tout en vous connectant avec l’énergie géophysique de la Terre.

Une bactérie dans le sol qui vous veut du bien

On trouve dans le sol un micro-organisme appelé Mycobacterium vaccae qui active lui aussi la production de sérotonine, ce qui aide à réguler la libido, la mémoire, l’humeur, le sommeil et le comportement social. Et quand vous récoltez vos légumes, que vous vous réjouissez de remplir votre panier des fruits de votre labeur, votre cerveau s’inonde de dopamine, un autre neurotransmetteur qui produit des bouffées de bonheur ! Ce phénomène, aussi connu sous le nom d’instinct de cueillette, a été développé par notre espèce il y a plus d’un million d’années. Trouver des légumes mûrs, et les cueillir, provoque un flux de dopamine qui « récompense » notre cerveau, créant un sentiment d’euphorie. C’est un antidépresseur qui se trouve à votre disposition, dans votre propre jardin !
Et n’oubliez pas d’en faire profiter vos petits-enfants si vous en avez.
Faites-les jouer avec les vers de terre, les escargots, les chenilles, les bâtons, les cailloux, le chien, etc. Demandez-leur de vous aider à semer les graines, à désherber, arroser, biner, sarcler. Laissez-les se salir. Sauter dans les flaques. Jouer avec la boue. Et même se piquer aux ronces et aux orties. Ou encore tomber et s’égratigner un peu les genoux, les mains.
N’ayez pas peur du tétanos. Ils ont, on le sait maintenant, bien plus de risque de tomber malade à force d’être trop restés dans les effluves chimiques des désinfectants, plastiques, vernis d’intérieur ; à force d’être trop lavés, frottés, désinfectés !


 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 07:20

C'est le moment de préparer vos semis....

( à l'intérieur )

 

Mais quel intérêt de faire des semis en intérieur ? La réponse est : gagner du temps ! Et oui, en préparant à l’avance vos graines et en les faisant pousser, vous allez pouvoir installer de beaux et grands plants au jardin dès le retour du printemps.

Par exemple, les plants de tomates, poivrons, aubergines et autres courgettes sont des légumes du soleil qui ont besoin d’un peu plus de temps que d’autres pour se développer. En les préparant en avance, la fructification se fera plus rapidement et du coup vous récolterez plus tôt qu’à l’accoutumée pour le plus grand bonheur de toute la famille.

Quel est le principe

C’est un jeu d’enfant si vous suivez vos semis de façon régulière, car la réussite est avant tout une question d’arrosage. Le principe d’une graine est très simple ! Pour germer, elle a besoin de substrat (terreau pour semis), de chaleur et de lumière (une véranda chauffée est parfaite), de nourriture (contenu dans le terreau) et d’eau. Un élément vient à manquer, et la germination est compromise.

Comment fait-on

Il vous faut, du terreau semis, des godets de tourbe, une terrine avec couvercle transparent et des graines. Remplissez tous les godets de terreau, placez deux à trois graines au centre de chaque godet, recouvrez les graines d’une fine couche de terreau, tassez délicatement la surface, placez les godets dans la terrine et arrosez avec un vaporisateur.

Si la véranda ou la pièce servant de serre ne dépasse pas les 18/20 degrés, préférez installer le couvercle transparent sur la terrine, celui-ci fera office de mini serre. Comme annoncé plus haut, le truc à ne pas louper est l’arrosage, votre terreau doit toujours être humide pour favoriser la germination. Mais attention, humide ne veut pas dire « détrempé », sinon votre graine de légume aura la fâcheuse tendance à pourrir !

Et ensuite

 

C’est au bout de trois semaines, que vous allez voir les premières pousses arriver. Continuez le suivi des arrosages. Il est inutile d’apporter de l’engrais, toute la nourriture dont vos petits plants ont besoin se trouve dans le terreau semis.

Au bout de deux mois, vous obtiendrez des plants de 15 centimètres de haut. Il vous suffira alors de prendre chaque petit godet et de l’installer directement en terre au potager.

Et oui, les godets de tourbe ont le gros avantage de se composter et donc de laisser passer les racines du plant de légume.

La transplantation doit se faire en fonction de la région et du climat car les légumes du soleil sont des plantes très frileuses.

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 07:29
Du côté nature...............

En Février : les Travaux du moment

COMMENCEZ LA TAILLE

S'il ne gèle pas, commencez la taille des arbustes à floraison estivale. Élaguez les branches mortes ou mal placées et taillez également les arbustes qui ont fleuri l'hiver. Tuteurez ou changez les tuteurs devenus trop petits des sujets sensibles et éliminez à la brosse les mousses et lichens qui envahissent le tronc des arbres.

Mais aussi 

Réalisez vos traitements d'hiver et fin d'hiver

C'est le moment de traiter préventivement vos arbres et arbustes en réalisant vos traitements d’hiver et fin d’hiver. Ce traitement permettra de limiter les invasions d'insectes au printemps prochain. En effet, l’écorce des branches et du tronc des arbres peut être le refuge de nombreux parasites. Les traitements d'hiver sont indispensables pour éliminer ces hôtes indésirables et donner à vos arbres un aspect net et sain. Le Traitement d'Hiver et Fin d'Hiver de Naturen permet de réduire les populations d'insectes hivernants au niveau de l’écorce des arbres. A base d’huile de colza, et utilisable en agriculture biologique, il forme une pellicule qui enrobe l’insecte et le tue par asphyxie. Actif à tous les stades de développement de l'insecte, il élimine aussi bien les œufs, les larves et les adultes. Pour une efficacité optimale, le traitement doit être réalisé immédiatement après le gonflement du bourgeon et avant son éclatement. Pour la plupart des espèces et en moyenne cette période se situe en février ou mars. Ne traitez pas par temps de gel ou si la pluie menace.

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 07:37
Du côté nature..........

Plus nous avançons dans cette période hivernale, plus le printemps approche hé oui ! Il est donc temps de penser à préparer nos semis, fleurs & légumes qui feront la beauté de notre environnement ou la saveur dans nos assiettes, c’est pour cela que je vous propose aujourd’hui un petit rappel des semis du potager ……

Voici donc : "le calendrier des semis et des récoltes au potager"

Calendrier des semis au potager.

Afin de mieux les réussir voici quelques précisions :

La Pomme de terre
Les tubercules sont plantés dès la fin des risques de gel. (On peut aussi semer les graines de pommes de terre)

Les tomates
Les tomates sont semées au chaud puis repiquées en place.
Pour étaler les récoltes vous pouvez semer et repiquer des variétés précoces, de mi- saison et tardives.

Les tomates précoces
Les tomates de mi- saison et tardives
Fin septembre, il est possible de faire murir les tomates cultivées en serre pour prolonger les récoltes jusqu’en octobre.

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 07:35
Du  côté nature...........

Ce que vous voyez sur cette image n'est pas un OVNI, mais un nuage lenticulaire ! On le retrouve en aval du sommet des montagnes sous le vent, et il signe la présence d'un ressaut ou d'une onde orographique

 

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