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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 15:27

Il fut une époque pas si lointaine que cela où jeter du pain eut paru totalement inconcevable aux personnes qui avaient encore les pieds sur terre. Depuis, la société de consommation est passée par là, les boulangeries industrielles sont venues apporter leur grain de sel et de mauvais pain et les poubelles regorgent de ces produits sous cellophane qui font le déshonneur de la gastronomie tricolore.

Comment redresser la tête et le quignon ?

(de pain)

 

Il se murmure même que des canards, des poules, des dindons et même des oies grasses se sont fendus d’une pétition écrite de leur plus belle plume afin que l’on cesse de leur donner des croûtons insipides, des rogatons de la grande distribution panière. Ils se brisent le bec et le cœur à tenter de tremper ce pain dur comme la pierre si le temps est sec tandis qu’il se fait mou et sans forme quand l’humidité de l’air fait son œuvre. Il est à noter, par honnêteté intellectuelle que les chapons se sont désolidarisés de ce mouvement, sous prétexte que les humains leur ont brisé bien plus que les dents !Les chevaux quant à eux prennent le mors aux dents lorsqu’une livraison leur arrive, venant des invendus de ces supermarchés, du pain forcément médiocre sans croûte ni mie dignes de ce nom. La plus belle conquête de l’homme se casse les dents sur cette offrande qui relève de l’insulte eux qui sont à cheval sur la qualité de la fournée. Il convient de prendre en considération ce fait et de ne donner dans les cercles hippiques que du bon froment d’artisan boulanger.

D'autres encore se plaignent mais demeurent incapables de pouvoir faire entendre leurs voix. Dans les hospices, nos vieux, le dentier en bandoulière aimeraient accompagner leurs repas d’autre chose qu’une pâte à mâchouiller sans goût ni forme. Mais hélas, dans ces établissements, il convient de tirer les prix et la qualité toujours plus vers les abysses afin que les actionnaires profitent pleinement de ce nouvel eldorado des canailles argentées.Les automobilistes pressés ne sont pas à meilleure enseigne quand il leur prend l’envie de casser la croûte sur l’autoroute. À leur grande surprise et sans doute pour des mesures de sécurité routière, le pain de plus en plus souvent se fait triangulaire, manière explicite de démontrer le danger qu’il y a à se nourrir de la chose. Quant aux baguettes, quand elles sont en vente, elles pointent si honteusement le quignon vers le bas, qu’il est impossible de ne pas en pleurer de dépit.Les collégiens qui s’évertuent encore à manger dans les cantines, pratiques totalement disparues à partir du lycée, ne sont pas bien lotis. Le pain fade, sans consistance, sans saveur ni mie onctueuse s’invite à leur table. Encore heureux ceux qui n’ont pas droit à des produits congelés. Si la baguette des vieux instituteurs a disparu, celle des bons boulangers a elle aussi déserté l’école. Si l’école buissonnière a de plus en plus d’adeptes, l’école panetière ne fait pas recette.Les chaînes, franchises et autres officines transformant des pâtons congelés en baguette faisant illusion quelques heures sont devenues si nombreuses que les vrais artisans sont désormais dans le pétrin, incapables de lutter contre cette offensive de la médiocrité. Les promotions pleuvent sur ce pain qui ne se tient pas bien à table et la vraie baguette se désespère devant ces imposteurs du bon pain.Casser la croûte devient tout à fait impossible depuis que les croûtes justement ne sont que des surfaces tout justes colorées et un peu plus résistantes que la mie insipide qu’elles dissimulent. La pauvrette est si pâlichonne qu’il conviendrait de lui proposer une séance de rattrapage dans un vrai four à bois à moins que quelques rayons UV lui donnent enfin bonne mine. Il est vrai que le conditionnement a fonctionné à plein régime et que l’époque est au fade, mou, incolore et inodore.Le grille-pain, en bout de chaîne se désespère de sauver la mise. Il ne peut digérer ces pains inconstants et informes qui tentent en son sein de se donner meilleur aspect. Il se sent jugé quand son travail fait, ces malheureuses tranches mollassonnes refusent de sauter triomphalement en l’air. Elles s’esclaffent, s’avachissent, s’écrasent au fond d’un appareil qui est alors montré du doigt. Il n’y peut rien, si l’enfer est peuplé de bonnes intentions, ces fours ont besoin de bon pain !

De grâce les amis, revenez à de plus sages résolutions. Notre baguette est en berne, le béret ne se porte plus que trop rarement, le saucisson est pourchassé par des furieux de la prohibition carnivore. Nous perdons notre âme et même le corps du christ est fabriqué en Pologne. Il convient de nous prendre en main, de la mettre justement à la pâte pour pétrir à nouveau une nouvelle espérance. C’est à ce prix que nous redresserons la nation très chahutée en ces temps modernes………………………

                                                          

 

 

 

 

 

 

    Bon dimanche

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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 08:25
Le billet du dimanche..............

A la veille des fêtes de fin d’année allons faire un petit tour du côté de l’histoire plus particulièrement celles des recettes qui honoraient les tables d’autrefois

Voici quelques  recettes du passé pour des plats de fêtes ou du quotidien qui changent de la dinde aux marrons et du steak-frites. Chaque fois, vous trouverez la recette sur ce blog   « à la mode ancienne » et les  astuces pour la mettre au goût du jour. Bon appétit !

1) Le vin d'Hypocras (Moyen Âge, Europe)

Ingrédients : 1 l de vin rouge ou de vin blanc, 150g de sucre en poudre, 8g de cannelle en poudre, 8 g de gingembre en poudre, 1 petit morceau de galanga (rhizome proche dugingembre).

La recette : « Prenez une once de « cinamone », nommée longue cannelle en pipe, une cloche de gingembre et autant de galanga et broyez les bien ensemble. Puis prenez une livre de bon sucre, pilez le tout ensemble et détrempez avec un bon lot du meilleur vin de Beaune que vous pourrez vous procurer. Laisser mariner une heure ou deux. Puis passez plusieurs fois à travers une chausse ( linge) jusqu'à ce que cela soit bien liquide. »

La version 2018: Vous pouvez remplacer le sucre par du miel pour parfumer encore davantage le breuvage. Selon vos goûts, ajoutez de la cardamome, des clous de girofle… .


Ce que ça raconte: Au Moyen Age, à table, on boit peu d’eau, qui est souvent polluée. Déjà connu sous l’antiquité, le vin épicé, présent dans toute l’Europe, est appelé « claré » ou « pimen » au début du Moyen Age. Le terme d’hypocras –probablement un hommage à Hippocrate, célèbre médecin grec né en 460 avant JC – apparaît au 14ème siècle. Consommé en apéritif mais également en fin de repas, ce vin favorisait la digestion grâce à ses nombreuses épices. Il était donc aussi considéré comme un remède. Autre vertu de cette préparation : elle aidait à la conservation du vin, alors peu riche en alcool –et à masquer le goût de ceux trop oxydés-, qui tournait rapidement au vinaigre à l'époque.

Bon Dimanche

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 17:17

Balade en Bretagne...........

Les mystères & merveilles des monts d'Arrée

La montagne la plus escarpée de Bretagne est aussi le lieu le plus secret de la région.

Un refuge pour les légendes.

"C’est un territoire peu peuplé, isolé, où l’imagination s’embrase vite, confirme la conteuse Awenn Poulgloum, qui vit au cœur des monts d’Arrée et organise régulièrement des promenades contées. On y a conservé une forte tradition de récits oraux ainsi qu’une passion pour les vieilles histoires que l’on se racontait jadis en Bretagne. Cela vient du fait que cette région montagneuse était autrefois très pauvre : à chaque saison, on en partait pour aller chercher du travail à travers le reste de la Bretagne (comme colporteur, chiffonnier, etc.). Au retour, les habitants rapportaient dans leur bagage ce qu’ils avaient entendu ailleurs, lors des veillées au coin du feu…"

Avec ses crêtes hérissées et ses tourbières mouvantes, les youdig("marais"), le massif fut longtemps regardé comme le terrible pays de l’Ankou, la personnification bretonne de la mort. Ou encore comme celui des lavandières de la nuit, des femmes de mauvaise vie condamnées à laver le linge souillé et le linceul des morts… "Mieux vaut éviter de les rencontrer ou d’accepter de les aider à tordre le linge : cela mène tout droit à quelque chose qui ressemble à l’enfer", rappelle la conteuse.

L’enfer, justement. Selon les Finistériens, sa porte, le Yeun Elez, se trouverait au beau milieu des monts d’Arrée, au fond peut-être de ce beau lac bleu qui s’étale près du bourg de Brennilis. Un monde à part, que l’on découvre en se baladant ici dans des paysages revêches, où le vent, le silence et une météo sans cesse changeante participent pleinement à la sensation d’irréel. Un conseil pour ne rien rater de cette magie : suivre les randonnées proposées par l’association Addes, à Botmeur. Avec leurs guides, on sinue le long de sentiers mystérieux entre Braspart, Comana et Brennilis, tout en écoutant les histoires d’hier et en se laissant convaincre qu’elles sont peut-être vraies.

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 07:02
Le billet du dimanche...........

A propos de petit dèj... peut-être l'avez-vous pris au lit ce matin ? et contenait-il des biscottes  , si oui savez-vous qui à inventé la biscotte ?

Eh bien en voici la réponse...

Les marins du XVe siècle, pour leurs longues traversées, embarquent des rations de pain cuit deux fois afin d’éliminer toute trace d’humidité et éviter ainsi qu’il ne moisisse. Ce « bis-cuit » (littéralement « qui a cuit deux fois ») est extrêmement dur. Il vaut mieux le tremper dans la soupe pour ne pas se casser une dent.

De l’infâme denrée à un produit populaire

En 1903, un boulanger de Nanterre, Charles Heudebert, transforme l’infâme denrée en produit populaire. Son pain de mie finement tranché et recuit devient si friable qu’un tout jeune enfant peut le croquer. Heudebert le nomme « biscotte », un nom proche de son appellation italienne (biscotto). Les petits déj’ craquants sont nés !

Alors avec ou sans biscotte  " Bon Dimanche "

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 08:38
Le billet du dimanche

Paris a ses cafés, Londres ses pubs, le Far West ses saloons, et Rio de Janeiro ses «botequins».

les botequins, ces drôles de bistrots à Rio de Janeiro

 

Diminutif de «botica» (boutique), le «botequim » hésitait au départ entre le bar et l’épicerie. On pouvait y commander un petit café ou un grand bol de bouillon de poule, siroter un verre de cachaça (l’alcool de canne brésilien) ou se bâfrer d’amuse-gueules, mais aussi y acheter de la charcuterie ou de la morue, des conserves, du savon, des lames de rasoir et même de quoi soulager un mal de tête ! Aujourd’hui, ces drôles de bistrots ont gagné leurs lettres de noblesse et figurent même au panthéon culturel carioca. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Apparus au début du XXe siècle, alors que Rio était encore la capitale du Brésil, ils recelaient tout ce que la ville comptait de voyous, de piliers de comptoirs et d’ouvriers désœuvrés, mais aussi de poètes, de compositeurs et d’écrivains en mal d’inspiration. Les femmes tremblaient à l’idée que l’argent du foyer y soit dilapidé en quelques tournées, les politiciens s’effrayaient d’y voir se réunir la bohème rebelle de la cité… Selon le journaliste du quotidien «O Globo» Paulo Thiago de Mello, qui a passé des heures accoudé au zinc, ces troquets sont à notre époque ce que le banquet était à l’Antiquité : le cadre idéal pour se rencontrer, boire, manger, échanger – en un mot, refaire le monde avec son voisin. Car le botequim n’a rien d’un espace fermé. Au contraire, c’est le prolongement de la rue : on y rentre tel qu’on est, jamais sur son trente-et-un («pé-sujo», pied sale, est d’ailleurs l’un des sobriquets de ces cantines urbaines). Le patron connaît ses habitués, ce qu’ils aiment boire ou manger, et n’hésite pas à leur faire crédit. Bref, on s’y sent comme à la maison. Reste encore à choisir «sa» maison.

Depuis 1997, un guide intitulé «Rio Botequim » sélectionne les adresses emblématiques. Il repère le meilleur «chopp» (un demi de bière pression servi glacé), le meilleur serveur ou encore les meilleurs «petiscos» (mises en bouche)… Sans oublier, bien sûr, la meilleure cuisine, celle qui sait sublimer le cabri grillé, la queue de bœuf ou le risotto aux crevettes. Mais un botequimdigne de ce nom, c’est aussi un lieu où écouter du «chorinho » – cette musique qui est, à l’image de la nourriture que l’on savoure à Rio, un heureux mélange d’influences européennes (la polka) et afro-brésiliennes (le lundu) – et d’autres rythmes festifs. Dans les botequins, comme partout ailleurs au Brésil, «tudo acaba em samba», dit le proverbe : tout se finit toujours par une samba.

Les incontournables des botequins

La cuisine de botequim a toujours été considérée comme une «baixa gastronomia», une gastronomie «d’en bas». Elle propose pourtant une palette de spécialités irrésistibles.

Traditionnels 
Les «bolinhos de bacalhau», des croquettes de morue, sont un clin d’œil aux ancêtres portugais.

Exotiques 
La «casquinha de siri», une coquille farcie à la chair de crabe, se déguste gratinée.

Copieux
La «feijoada», le plat national, marie haricots noirs, viande séchée, saucisse fumée, farine de manioc torréfiée, rondelles d’oranges et chou sauté. Un cassoulet tropical !

Dorés 
D’origine espagnole, les «empadas» sont des petits pâtés garnis de fromage, de poulet, de crevettes

Dans l'attente de pouvoir déguster leurs spécialités.....

Bon Dimanche.......

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 05:24
Le billet du dimanche..........

 

Marcher quel bonheur………….

 

Nous passons une grande partie de notre temps assis, le monde moderne est organisé pour que nous restions assis, assis devant un ordinateur, assis devant une télévision, assis dans une voiture...Ainsi, nous pouvons être mieux contrôlés et mieux surveillés par ceux qui nous gouvernent...Et nous perdons l'habitude de cette fonction essentielle : marcher...C'est pourtant grâce à la marche que nous avons pu découvrir le monde, développer notre curiosité..."Tout ce que nous faisons aujourd'hui, ce qui nous distingue des autres espèces tire son origine du fait que nous nous tenons debout et marchons", écrit Erling Kagge, dans son ouvrage intitulé Pas à pas. Marcher, c'est se recentrer sur l'essentiel.Voilà une activité accessible à tous qui permet une attention au monde : le rythme lent de la marche nous invite à observer les arbres, les fleurs, la couleur du ciel, un nuage, un chien, un oiseau...Alors que nous voyons nombre de nos contemporains marcher les yeux rivés sur leur portable, au lieu de contempler le monde, il est temps de réhabiliter la marche, la promenade, la vraie, celle qui porte attention au monde.

L'homme est fait pour se mettre en quête de connaissances et de savoirs : c'est cette curiosité qui le guide et le motive. C'est aussi l'occasion d'utiliser nos cinq sens, notamment si l'on marche à la campagne ou dans une forêt : les odeurs des arbres, des fleurs, les chants des oiseaux, les couleurs variées de la végétation, les claquements d'ailes d'un oiseau....Marcher permet de se reconnecter au monde, de comprendre que nous sommes une partie de ce tout, la nature qui nous environne Marcher, c'est aussi se maintenir en forme, faire fonctionner tout son corps, ses muscles. Dans un monde où tout nous incite à rester assis, immobile, il est temps de retrouver le bonheur de marcher...Il est temps de retrouver une harmonie avec notre univers. Comme l'écrit le philosophe Frédéric Gros, "Marcher, c'est résister fortement à la part maudite de la modernité (obsession pathologique de la performance, culte de la vitesse, existences parallèles dans des univers numériques)... c'est aussi se proposer soi-même comme aventure, rompre avec les inerties du présent".

Bon dimanche

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14 octobre 2018 7 14 /10 /octobre /2018 16:23

Les bonbons c'est tellement bon !

Il aimait les bonbons ! Mais aussi les gens  vous avez deviné de qui il s’agit  bien sûr ! Je tenais à lui rendre moi aussi un petit hommage à l’occasion de la 40 ième année de sa disparition (9 octobre 1978) ce poète de la chanson française n’a pas eu peur en ce 9 octobre 1978 à l’hôpital de Bobigny. Il était très malade depuis quatre ans. "Victime" (?) du tabac. Jacques Brel avait 49 ans, né le 8 avril 1929 dans la banlieue de Bruxelles. Il était l’un des plus grands chanteurs francophones, parmi les poètes comme Georges Brassens et Léo Ferré. Un auteur, compositeur, interprète. Et aussi, comme ce fut le cas pour d’autres chanteurs (Yves Montand, Charles Aznavour, Johnny Hallyday, etc.), un acteur.

Il a vendu 25 millions de disques et fut le modèle de nombreux chanteurs, en particulier David Bowie, Mort Shuman, et même Abd Al Malik. Sa "carrière" fut courte, commencée le 1er juin 1953, elle a été interrompue en 1966. Son dernier récital a eu lieu à Roubaix le 16 mai 1967. Il a enregistré cependant un dernier album le 1er octobre 1977, sorti le 17 novembre 1977 pour célébrer "Les Marquises" avec cette parole forte : « Veux-tu que je te dise ? Gémir n’est pas de mise, aux Marquises ». Il n’avait jamais l’habitude de faire des rappels ou des bis, malgré les ovations de son public, à l’exception de la première fois qu’il a chanté la fameuse chanson "Amsterdam" à laquelle il ne croyait pas, lors de son concert à l’Olympia le 16 octobre 1964 diffusé en direct sur Europe 1. "Amsterdam" ne fut cependant jamais enregistrée en studio.

À la fin des années 1960, Jacques Brel a préféré se consacrer au cinéma. Il n’a tourné que dans une dizaine de films dont les remarquables "Mon oncle Benjamin" d’Édouard Molinaro (sorti le 28 novembre 1969), avec Claude Jade, Bernard Blier et Robert Dalban, "L’aventure, c’est l’aventure" de Claude Lelouch (sorti le 4 mai 1972), avec Lino Ventura et Charles Denner, et "L’Emm@rdeur" d’Édouard Molinaro (sorti le 20 septembre 1973), avec Lino Ventura, sans oublier son premier film, qui aurait pu être basé sur un fait réel, "Les risques du métier" d’André Cayatte (sorti le 21 décembre 1967), une jeune élève qui accuse son instituteur (joué par Jacques Brel) d’avoir tenté de la violer.

Après l’insuccès du second film qu’il a lui-même réalisé, Jacques Brel décida d’arrêter le cinéma en 1973 et se mit en tête de faire le tour du monde avec sa fille et sa nouvelle compagne. Il s’acheta un bateau. La maladie commençant à le faire souffrir, il renonça au tour du monde en 1976 et s’arrêta aux îles Marquises pour y vivre définitivement (comme Gauguin). Il revendit son bateau et acheta un avion (il avait obtenu son brevet de pilote le 28 juin 1965) pour pouvoir faire le déplacement entre les îles. À l’occasion, il faisait du transport aérien de personnes et de marchandises pour rendre service aux habitants. Il retourna en France en juillet 1978 pour soigner sa maladie. Ce qu’il reste de lui, ce sont bien sûr ses nombreuses chansons qui ont du sens. Il les a chantées avec beaucoup de foi, avec émotion dans la voix, avec sueur le long des joues. Le visage très chevalin, Jacques Brel semblait être un enfant en amour. Cela a donné de très belles chansons d’amour. Mais le malheur "lui allait bien", et ses chansons dramatiques sont également exceptionnelles. L’imitateur Thierry Le Luron s’était permis d’utiliser une chanson très forte en sens, "Ces gens-là" pour fustiger le (nouveau jeune) Premier Ministre Laurent Fabius lors d’une émission "Champs-Élysées" mémorable présentée en direct par Michel Drucker le 10 novembre 1984 (au cours de laquelle l’humoriste avait aussi fait chanter la salle "L’emm@rdant, c’est la rose", sur une parodie de Gilbert Bécaud).

Afin de conclure ce modeste hommage un petit aperçu de celles qui m’émeuvent le plus 


 

Le Bonus  du dimanche

Ecoutez cette vidéo, que le youtubeur Antoine Debergh, a compilé des différentes interviews de l’auteur-interprète belge. Des conseils de vie d’une très grande profondeur.

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 06:52
Le billet du dimanche...............

La question que l’on peut se poser ;

Quel est le sens de cet hommage dans ce haut lieu ?

Après l’hommage national rendu à Johnny Hallyday à la suite de son décès en 2017, un hommage national du même ordre a été rendu à Charles Aznavour aux Invalides Ce Vendredi 5 octobre 2018 dans une atmosphère d’intense couverture médiatique. 

Comment interpréter ces hommages ? Relèvent-ils  d’un culte obsessionnel de la mémoire ? L’hommage qui a été rendu à Charles Aznavour doit être interprété à deux niveaux, sur le fond et dans la forme. S’agissant du fond, il n’a échappé à personne que l’hommage rendu aux invalides à Charles Aznavour avait quelque chose d’étonnant. 

Aznavour est un immense chanteur doublé d’une personnalité attachante qui fait de lui ce que l’on peut appeler une belle personne. C’est néanmoins une vedette du music-hall et non un héros militaire. En lui rendant hommage aux Invalides on fait de lui un héros militaire. Ce qui installe une confusion symbolique. Pour admirable qu’elle puisse être une vedette de la chanson n’est pas un héros militaire. Dans certains pays, cette confusion est pratiquée. Il s’agit de pays totalitaires ou de dictatures nationalistes qui récupèrent les artistes pour des raisons idéologiques. Ce n’est pas le cas de la France.   En outre, Aznavour était un poète. Les Invalides sont un lieu militaire. En mettant Aznavour aux Invalides, l’hommage qui lui a été rendu a manqué de poésie et qui plus est d’équilibre.  Comme il y a eu  trop peu de poésie, il y a eu trop de militaire. Comme il y a eu trop de militaire, il y a eu l’atmosphère de drame qui va avec les hommages militaires aux invalides. 

Habituellement, ces hommages vont aux militaires morts héroïquement  pour la France au combat ainsi qu’à quelques grands généraux. D’où leur gravit. Dernièrement, souvenons-nous, ceux qui ont eu droit à cette gravité sont les victimes du Bataclan et le lieutenant-colonel Arnaud Beltram, tous assassinés par le  terrorisme islamiste. Charles Aznavour c’était la tendresse. Quand on met la tendresse aux Invalides, la gravité vole la tendresse. Que l’Arménie fasse de Charles Aznavour un héros national se comprend. L’Arménie a le passé douloureux d’un peuple opprimé et ignoré de tous. Quand Charles Aznavour devient une vedette internationale et qu’il fait parler de l’Arménie, permettant à son peuple d’être connu et d’en ressentir une certaine fierté, on comprend que, pour le remercier de ce service rendu à la nation, l’État arménien décide de faire de lui un héros national. Mais en France, la signification d’Aznavour est autre. Qu’aime-t-on quand on l’aime ? Aime-t-on celui qui a fait parler de la France dans le monde entier en tenant notamment deux mois au Carnegie Hall de New York ? Oui et non.  On aime surtout le titi avec une gueule pas possible qui, à force de travail, est devenu un grand parolier, un grand compositeur, une grande vedette et un grand acteur tout en restant humble et simple. On aime celui qui a réussi à être en haut de l’affiche en faisant la chanson de celui qui n’y sera jamais. On aime  non pas le pauvre qui est devenu riche mais celui qui, une fois devenu riche, n’oublie jamais qu’il a été pauvre. Compte tenu de cela, on peut maintenant aborder ce qui s’est passé dans la forme aux Invalides ce 5 Octobre lors de l’hommage national qui lui a été rendu. 

Bon Dimanche

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30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 06:55

La photo, du bonheur.

Notre société vie dans un tourbillon d'apparences : sourire, arborer un visage heureux, rayonnant, montrer que le bonheur est présent en toutes circonstances, afficher sa bonne humeur...Et puis fixer ce bonheur sur des photos, les partager ensuite sur des réseaux sociaux...Une façon de montrer au plus grand nombre de gens qu'on est heureux...Comme si le bonheur devait s'afficher...Alors, bien sûr, on fait des photos dans des circonstances particulières, exceptionnelles : un mariage, un anniversaire, une fête. Mais dorénavant, grâce aux smartphones, on peut faire des photos tous les jours, les afficher sur internet, et publier en instantané au monde entier son bonheur. C’est la gaieté qui doit s'imposer partout...Plus de place pour la morosité ou la mélancolie...Comme si l'image publicitaire devenait le modèle de base, comme si l'on devait afficher sa bonne humeur en toutes circonstances...Prière de sourire à l'appareil, prière d'être beau, jeune, souriant et heureux...C'est le règne des apparences qui s'impose même dans des photos de réunions familiales ou amicales. «Je suis heureux, tu es heureux, il est heureux, nous sommes heureux..."Et nous voulons que le monde entier le sache, nous voulons être enviés, regardés, nous souhaitons nous mettre en scène, jouer la comédie du bonheur.

Certains arborent un large sourire qui paraît contraint et forcé...C'est le bonheur qui doit prévaloir partout, et sur internet, sur Facebook, il devient un bonheur obligé et contraint. Le selfie est aussi utilisé pour se mettre en scène dans un décor de rêve, un lieu connu...Une façon de montrer encore que l'on profite de la vie et que l'on sait s'amuser, se distraire, à défaut de se cultiver...C'est le monde des apparences, c'est le monde du paraître qui s'impose partout et notamment sur internet. On peut même dorénavant retoucher des photos, se livrer à des montages, mêler réel et virtuel pour épater la galerie. Il s'agit de faire rêver, de susciter l'imagination...Autrefois, les photos étaient rares, elles servaient à fixer des événements importants, désormais la photo se généralise et devient une façon de s'afficher sur internet...Attention la photo devient un signe extérieur de bonheur...mais aussi une trace indélébile à vie pour internet & ses nombreux  sponsors…………….

 

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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 18:00

Marcher N'est que du bonheur..............

Nous passons une grande partie de notre temps assis, le monde moderne est organisé pour que nous restions assis, assis devant un ordinateur, assis devant une télévision, assis dans une voiture...Ainsi, nous pouvons être mieux contrôlés et mieux surveillés par ceux qui nous gouvernent...Et nous perdons l'habitude de cette fonction essentielle : marcher...C'est pourtant grâce à la marche que nous avons pu découvrir le monde, développer notre curiosité..."Tout ce que nous faisons aujourd'hui, ce qui nous distingue des autres espèces tire son origine du fait que nous nous tenons debout et marchons", écrit Erling Kagge, dans son ouvrage intitulé Pas à pas. Marcher, c'est se recentrer sur l'essentiel. Voilà une activité accessible à tous qui permet une attention au monde : le rythme lent de la marche nous invite à observer les arbres, les fleurs, la couleur du ciel, un nuage, un chien, un oiseau...Alors que nous voyons nombre de nos contemporains marcher les yeux rivés sur leur portable, au lieu de contempler le monde, il est temps de réhabiliter la marche, la promenade, la vraie, celle qui porte attention au monde.

L'homme est fait pour se mettre en quête de connaissances et de savoirs : c'est cette curiosité qui le guide et le motive. C’est aussi l'occasion d'utiliser nos cinq sens, notamment si l'on marche à la campagne ou dans une forêt : les odeurs des arbres, des fleurs, les chants des oiseaux, les couleurs variées de la végétation, les claquements d'ailes d'un oiseau....Marcher permet de se reconnecter au cosmos, de comprendre que nous sommes une partie de ce tout, la nature qui nous environne. Marcher, c'est aussi se maintenir en forme, faire fonctionner tout son corps, ses muscles. Dans un monde où tout nous incite à rester assis, immobile, il est temps de retrouver le bonheur de marcher... "Marcher, c'est résister fortement à la part maudite de la modernité (obsession pathologique de la performance, culte de la vitesse, existences parallèles dans des univers numériques)... c'est aussi se proposer soi-même comme aventure, rompre avec les inerties du présent".

Alors Marchez ! Et bon dimanche

 

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