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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

15 avril 2019 1 15 /04 /avril /2019 06:31

Connaissez-vous ; "Le sucre d'orge de Moret "

 

"le bonbon des Anges"

 

Durant plus de 300 ans, les religieuses du couvent Notre Dame des Anges de Moret-sur Loing (Seine-et-Marne) ont fabriqué ce sucre d’orge, l’un des plus vieux bonbons de France.

Les Bénédictines de Moret dirigées par leur première supérieure, Élisabeth Pidoux, cousine de La Fontaine, avaient mis au point au début du XVIIe, un « bâton » qui calmait les maux de gorge. Très prisé des moines au départ, la cour de Louis XIV adopta bien vite ce sucre d’orge de Moret sous la forme d’une pastille, en particulier les orateurs comme Bossuet.

Recette secrète perdue… et retrouvée

À la Révolution, le couvent disparu et si sœur Félicité n’avait pas gardé le secret qu’elle fit remettre aux nouvelles religieuses qui se réinstallèrent à Moret, la recette et le tour de main se seraient perdus ! Depuis le milieu du XIXe, c’est même devenu une spécialité emblématique de la ville. Pourtant, rien n’a changé dans sa fabrication ; aucun rajout, pas de colorant et sans agent de saveur… Rien que du sucre de cane qui cuit dans une tisane d’orge.

Et si les sœurs, installées place Royale face à l’église dans une très belle demeure à colombage, s’en sont définitivement allées en 1970, elles ont à leur tour confié la recette à un confiseur de leurs amis. Conservant ses caractères traditionnel et artisanal, le bonbon se présente aujourd’hui sous deux formes, en bâtonnet, selon la recette originelle ou en berlingot, petit cœur transparent marqué d’une croix et des initiales R et M pour « Religieuses de Moret ». Depuis 2012, c’est la société Des Lys chocolat de Nemours qui a racheté la recette et qui a le monopole de la fabrication.

Moulin gourmand

Installé au Moulin Provencher, situé sur les chutes du Loing, à la sortie de Moret, en direction d’Écuelles. Un pont médiéval, une passerelle en bois… et le visiteur pénètre dans un petit musée gourmand qui raconte l’histoire du sucre d’orge, un bonbon 100 % naturel. Il présente les ustensiles nécessaires à sa fabrication, met en scène une religieuse au travail. Il rappelle aussi que le sucre d’orge était une gourmandise adorée de grands personnages qui appréciaient ce vieux bonbon, l’un des plus vieux du monde, tant pour son goût que pour ses qualités thérapeutiques !

Visiter

La maison du sucre d’orge, Place Royale, 77250 Moret-sur-Loing, Tel : 01 60 70 24 53

Musée du sucre d’orge, Moulin Provencher, 5 rue du Puits du Four, 77250 Moret-sur-Loing

Le musée est ouvert de mars à octobre, le vendredi, samedi, dimanche et jours fériés de 14 heures à 19 heures.

Se renseigner

Office de Tourisme Moret Seine & Loing, 4 bis, place de Samois, 77250 Moret-sur-loing, Tél. : 01 60 70 41 66 | http://www.msl-tourisme.fr

 

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 06:42

Aujourd'hui découvrons les origines de l'écriture ...

On a l'habitude de dire que la Préhistoire se termine avec la naissance de l'écriture. C'est effectivement avec ce changement culturel que l'homme va rentrer dans l'histoire et commencer à laisser des traces écrites. Les premiers écrits servaient surtout de livres de comptabilité ou d'inventaires. Mais l'homme va rapidement utiliser ce nouveau moyen de communication pour raconter des histoires... et surtout son histoire ! Mais

Pourquoi écrit-on de gauche à droite ?

Au début de l’écriture en Égypte et en Mésopotamie vers 3500 ans avant J.-C., le sens de l’écriture n’était pas fixé. Des textes étaient rédigés de gauche à droite, mais la majorité l’était de droite à gauche pour une raison technique : les scribes écrivaient assis en tailleur sur des rouleaux de papyrus. De leur main droite, ils tenaient le calame (roseau) et de la gauche le rouleau de papyrus qu’ils dépliaient au fur et à mesure. Il était donc plus pratique d’écrire de droite à gauche.

Le boustrophédon : une écriture dont le sens change à chaque ligne

Vers 1700 avant J.-C. apparut l’alphabet protocananéen qui a donné naissance à tous les autres : araméen, phénicien, arabe, hébreu, grec. Au début, le grec s’est écrit de droite à gauche. Vers le Ve siècle avant J.-C. les Grecs adoptent le boustrophédon, une écriture dont le sens change à chaque ligne : droite-gauche, puis gauche-droite, etc. Il est abandonné pour le sens gauche-droite, plus pratique pour l’écriture à l’encre. L’alphabet latin des Romains s’en est inspiré.

Mais de quand datent vraiment les hiéroglyphes ?

L’écriture égyptienne ancienne est apparue voici environ 5100 ans, avec la première dynastie royale. Cependant, une découverte effectuée au sud de Louxor montre que des ébauches de hiéroglyphes remontent encore un peu plus loin dans le temps. Sur une falaise, près du village d’Al-Khawi, des archéologues ont en effet eu la surprise de trouver des signes vieux de 5250 ans et haut de soixante centimètres. Ces dessins gravés représentent notamment des cigognes et des ibis chauves – figures d’animaux que l’on retrouvera ensuite dans l’écriture hiéroglyphique. Les dessins de la falaise d’Al-Khawi apparaissent donc comme les plus anciens proto-hiéroglyphes connus.

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 07:42

Le Pain : " celui mangé par nos aïeux "

Découvrons sa nature & son prix 

(D’après « Le Petit Journal. Supplément illustré », paru en 1920)

La question du pain a toujours préoccupé les instances gouvernementales. Rappelons que c’est seulement par lettres patentes de 1305 (exactement du mercredi après l’octave de Pâques de l’an 1305) que les bourgeois de Paris reçurent de Philippe le Bel la permission de cuire leur pain dans leurs maisons et de se vendre du pain les uns aux autres. C’était créer le boulanger, et abolir tacitement la servitude des fours banaux.

Du temps des premiers rois capétiens, Paris n’avait qu’un four banal auquel chaque habitant portait cuire son pain. En 1137, la reine Alix, veuve de Louis VI le Gros, en fit bâtir un deuxième sur la terre de Champeaux, sur l’emplacement où se trouvèrent par la suite les Halles. Plus tard, l’évêque de Paris en fit construire un troisième pour les bourgeois de Saint-Germain-l’Auxerrois. Puis eurent leur four les religieux de Saint-Germain-des-Prés, l’abbé de Saint-Maur-des-Fossés, les chanoines de Saint-Marcel, etc. De là, les nombreuses rues du Four, dont les unes ont été emportées par l’expropriation, les autres débaptisées pour éviter les confusions.

Les ordonnances royales sur la boulangerie, la vente des farines, la fabrication du pain sont innombrables. Charles V décide, en 1366, que les boulangers seront tenus de ne faire que deux sortes de pains, l’un de deux, l’autre de quatre deniers ; six ans plus tard il reconnaît trois qualités de pain et en règle expressément les prix : le pain blanc ou pain de Chailli, pesant 25 onces 1/2, se vendra deux deniers ; le pain bourgeois, de 37 onces 1/2 se vendra deux deniers ; quant au pain de brode, de qualité inférieure, il pèsera 36 onces et se vendra la modique somme d’un denier.

Ne concluez pas de ceci que nos aïeux du Moyen Age connaissaient le pain blanc tel que nous le mangeons aujourd’hui. Il n’en est rien. Ce pain blanc, qu’ils dénommaient pain de Chailli, et qui était le pain des riches, ne leur paraissait blanc que parce qu’il était moins noir que les autres. Mais le véritable pain blanc est un progrès tout moderne. Et d’ailleurs, les hygiénistes, partisans du pain complet, vous diront que ce n’est même pas un progrès et que nos aïeux, en mangeant du pain noir, mangeaient peut-être de meilleur pain que le nôtre.

 

Le pain. Extrait du Tacuinum sanitatis (fin du XIVe siècle)

Peu à peu, la boulangerie fait des progrès. Au XVe siècle, nous sommes loin des trois sortes de pain de Charles V. Les chartes en énumèrent plus de quinze variétés. Il y a le pain de cour, le pain de chevalier, d’écuyer, de chanoine, le pain pour les hôtes, pour les servants, pour les valets ; il y a même des gâteaux légers faits d’un pain spécial, le pain semainiau que les oublieux vendent par les rues et qu’ils annoncent par ce cri : « Oublies chaudes, oublies renforcées, échaudés ! »

Dès cette époque, les gens aisés, la haute bourgeoisie, la noblesse mange d’un pain presque blanc, qui, pour être moins raffiné que celui d’à présent, est déjà bien allégé des éléments qui constituent le pain complet. Le peuple des villes mange du pain bis. Quant aux « vilains » des campagnes, le bon blé qu’ils récoltent n’étant pas pour eux, ils se repaissent de pain d’orge, de seigle, de méteil, de son pétri en pâte grossière.

Au XVIIe siècle encore, même à la cour on mangeait du pain bis ; et, trop souvent, de qualité inférieure. Héroard, médecin de Louis XIII, raconte dans son Journal, que le prince, alors dauphin, jeta un jour son pain parce qu’il était pourri.

D’Avenel assure que le pain rassis était en ce temps-là de consommation courante puisqu’en beaucoup de maisons bourgeoises, on ne chauffait le four qu’une fois par mois. Les montagnards du Dauphiné cuisaient leur pâte en octobre pour tout l’hiver ; aussi devenait-elle si dure qu’il fallait la couper à la hache comme du bois.

Il n’en va pas beaucoup mieux au siècle suivant. N’a-t-on pas maintes fois cité le mot du duc d’Orléans, jetant un jour sur la table du Conseil, devant Louis XV, un pain fait de détestable farine et disant : « Voilà, Sire, de quel pain se nourrissent vos sujets ! » Au dire d’un contemporain de Louis XV, il n’y avait pas alors, en Europe, plus de 2 millions d’hommes mangeant du pain blanc. Et encore, ce pain était-il vraiment blanc ? D’Avenel rapport encore qu’en Beauce, patrie du froment, le paysan ne mangeait que de l’orge et du seigle ; en Normandie et en Bretagne, il se nourrissait de blé noir, partout il avait recours à l’avoine. « Le méteil même, jusqu’à la Révolution, demeura du luxe ; en beaucoup de villages de la région parisienne, on ne mangeait du pain blanc que le jour de la fête patronale ».

Le pain blanc est une conquête du XIXe siècle. Donnons, au cours de ce siècle, quelques aperçus du prix du pain. De 1804 à 1812, 0 fr. 60 les 2 kilos ; en 1812, 0 fr. 90 ; de 1823 à 1853, 0 fr. 80 ; de 1865 à 1885, 0 fr. 70 ; en 1904, 0 fr. 75 ; en 1920, 1 franc. Le prix est alors amené à plus que doubler, l’Etat ne pouvant continuer à acheter le blé cher et à faire vendre au consommation le pain bon marché, ce qui fait dire à l’époque que, d’une part, nos pères, en quelques circonstances rares de famine causée par les guerres, n’auront jamais connu le pain à un tel prix, d’autre part il importe de ne pas gaspiller ce pain blanc que nous mangeons et que nos aïeux eussent considéré comme du gâteau.

A ce sujet, reproduisons ici un passage extrait du célèbre livre de Jules Vallès, Jacques Vingtras : « J’ai, dit Vallès, le respect du pain. Un jour, je jetais une croûte ; mon père est allé la ramasser. Il ne m’a pas parlé durement comme il le fait toujours. Mon enfant, m’a-t-il dit, il ne faut pas jeter le pain ; c’est dur à gagner. Nous n’en avons pas trop pour nous ; mais si nous en avions trop, il faudrait le donner aux pauvres. Tu en manqueras peut-être un jour et tu verras ce qu’il vaut. Rappelle-toi ce que je te dis là, mon enfant ! Je ne l’ai jamais oublié.

« Cette observation qui, pour la première fois peut-être dans ma vie de jeunesse me fut faite sans colère, mais avec dignité, me pénétra jusqu’au fond de l’âme ; et j’ai eu le respect du pain depuis lors. Les moissons m’ont été sacrées : je n’ai jamais écrasé une gerbe pour aller cueillir un coquelicot ou un bluet ; jamais je n’ai tué sur sa tige la fleur du pain !

« Ce qu’il dit des pauvres me saisis aussi, et je dois peut-être à ces paroles prononcées simplement ce jour-là d’avoir toujours eu le respect et toujours la défense de ceux qui ont faim. Tu verras ce qu’il vaut... Je l’ai vu. »

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 09:53

Notre Pays est la France ok ! Savez-vous depuis quand s'appelle-t-il comme çà ?

 

Hé bien Symboliquement depuis 1214, quand les troupes du roi Philippe Auguste battent celles de l’empereur germanique à Bouvines. On utilisait depuis l’an 883 le mot Francia (pays des Francs) et, avant cette date, Gallia (pays des Gaulois). En grec, la France s’appelle toujours Gallia.

 

Senior, Vieux, ou vieillard ? Ou se trouve  la différence ?

 

On devient vieux quand les jeunes nous abandonnent disait «  Marcel Pagnol « « Le senior est au vieux schnock ce que le malentendant est au sourdingue ou le technicien de surface au balayeur : une concession onéreuse », écrit Régis Debray en 2007 dans Le plan Vermeil, modeste proposition, un essai résolument critique du jeunisme ambiant. Le vocabulaire s’est en effet adapté à la durée de vie qui s’allonge et aux signes du vieillissement devenus insupportables à l’heure du Botox et des baskets à tout âge.

Il n’y a pas si longtemps pourtant, jusqu’en 1971, les circulaires ministérielles dénommaient la catégorie des 60 ans et plus « les vieux ou vieillards ». Il faut attendre 1985 pour qu’une circulaire recommande l’expression personnes âgées « car le mot vieux a souvent des connotations négatives de déclin, de déchéance, d’obsolescence ou d’incapacité ».

Le terme senior est emprunté au vocabulaire sportif

Le terme « seniors » apparaît lors de la crise des années 1980 : il désigne les plus de 50 ans poussés vers la pré-retraite. « La connotation jeuniste est évidente en empruntant au vocabulaire sportif. Non seulement le sport véhicule le mythe de la jeunesse et de surcroît, le mot senior n’est pas innocent puisqu’il fait référence, chez les sportifs, aux concurrents âgés de moins de 40 ans », analyse Yannick Sauveur. Pour cet ex-directeur de maison de retraite, au-delà du choix de la sémantique, le jeunisme est désormais une culture, inséparable de la société marchande. Les seniors représentent un marché des plus prisés. En 2000, la SNCF a rebaptisé Senior sa carte Vermeil pour mieux les inciter à voyager et désormais les professionnels du marketing n’hésitent plus à parler de « nouvel or gris ». Et pour cause, en France, les plus de 60 ans seront 22 millions en 2050, soit près du tiers de la population.

Le 4ième âge est celui de la dépendance

Mais même si tout le monde s’efforce aujourd’hui d’avoir l’air jeune, il arrive inéluctablement un âge où l’on est vieux. Il s’est simplement décalé, reflétant le critère de l’autonomie bien plus que le nombre de bougies. C’est le 4e âge, celui des personnes âgées très dépendantes. Elles ont gardé les attributs traditionnels de la vieillesse, des cheveux blancs au déambulateur, mais plus aucun document officiel n’oserait les traiter de vieillard !

 

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 07:06
La rétro du lundi.........

Rappelez-vous c'est le 11 Février 1950 que le SMIG fut instauré.............

Il y a donc 69 ans que le  SMIG est entré en vigueur, c’est-à-dire le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti. Il s’agit donc, comme son nom l’indique, du salaire plancher pour employer quelqu’un.

Pourquoi est-il créé à ce moment-là ?
Afin de tenter d’accélérer la reprise et de ne pas sombrer dans la misère totale. Nous sommes justes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la France est à genoux, en ruines... On n’arrête plus l’inflation, il devient notamment difficile de se loger. Les tickets de rationnement viennent seulement d’être supprimés. Or la Constitution de 1946 garantit « la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs ». Dans les faits, on en en est loin ! Le SMIG est une manière de pousser un peu à la hausse le pouvoir d’achat. Il a été déterminé en fonction d’un budget type - les dépenses d’un ménage moyen. De quoi vivre : se loger et manger à sa faim, avec un léger reliquat...

A combien s’élevait-il en 1950 ?
A 78 centimes de l’heure à Paris, un peu moins en province. Ce salaire minimum va augmenter petit à petit. Il est d’abord indexé sur l’inflation, puis sur la hausse du salaire moyen, en 1970.

Et depuis quand dit-on SMIC et non plus SMIG ?
Depuis cette même année 1970. Le SMIG devient le SMIC, le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance — joli nom technocratique. Il s’agit cette fois d’aider le salaire minimum à rattraper le salaire moyen en l’augmentant chaque année. Aujourd’hui, il est de 9,67 euros de l’heure. Mais ça, c’est une autre histoire...

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 08:13

Quelques souvenirs d’expressions Française (disparues de nos jours)

 

Souvent remaniée, la langue française regorge de trésors insoupçonnés. Employées par nos aïeux, quelques citations méritent respect et intérêt. Grâce à un vocabulaire imagé, les portes du savoir s’ouvrent. Je vous propose de découvrir l’origine et la signification de ces expressions.

 

Aujourd'hui voyons ce que signifie............

 

Pourquoi dit-on ''passer du coq à l'âne'' ?

 

L'expression "passer du coq à l'âne" est courante, et est encore utilisée aujourd'hui. On peut également le verbe "sauter". Mais pour quelles raisons ces deux animaux ont-ils été réunis ici ? C'est la question à laquelle nous allons vous répondre aujourd'hui. Découvrez pourquoi l'on dit "passer du coq à l'âne".

 

"Passer du coq à l'âne" signifie qu'une personne passe facilement d'un sujet à un autre. Hélas, comme tant d'autres, son origine n'est pas avérée. Il semblerait que cette dernière se soit quelque peu perdue au fil des décennies. On sait donc peu de choses à son sujet. Néanmoins, nous pouvons vous assurer qu'elle date du 14e siècle. À cette époque, on utilisait la version "saillir du coq à l'asne". Elle a donc quelque peu évolué depuis ! En ce temps, le mot "asne" signifiait cane, la femelle du canard. Le terme "saillir" a le même sens qu'aujourd'hui, celui de la reproduction. Cela indiquait donc que le coq faisait quelque chose d'incohérent en passant d'une espèce à l'autre. Il faudra attendre le 15e siècle pour que le mot "saillir" soit changé en "sauter".

Certains évoquent l'hypothèse selon laquelle asne se serait transformé en âne, tout simplement, car cela se prononçait de la même manière. Et c'est le second animal qui serait resté, le nom de la femelle du canard ayant évolué avec les années. C'est pourquoi nous disons "passer du coq à l'âne", une expression cocasse et tout de même assez étrange. Cependant, une fois encore, rien n'est certain !

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24 décembre 2018 1 24 /12 /décembre /2018 07:13

Sapin, gui, houx...: d'où viennent ces symboles de Noël ?

Le 25 décembre, le monde végétal occupe une place de choix. Mais quelle est l'origine de ces symboles?

 Le sapin, symbole de renouveau

La tradition du sapin s’est répandue progressivement au XVe siècle chez les protestants d’Allemagne et de Scandinavie. Les catholiques, eux, représentaient déjà la Nativité par une crèche. Avec son feuillage toujours vert, le conifère marque le triomphe du soleil sur l’hiver. Ses rameaux protégeaient la maison de la foudre et le bétail, des maladies. Les premières traces de vente de sapins à Noël ont été retrouvées en 1521, à Sélestat en Alsace. 

Il faudra attendre 1738 pour qu’il trône à Versailles, sous l’impulsion de la Polonaise Marie Leszczynska. À partir de 1870, les émigrés d’Alsace-Lorraine transmettent leur tradition aux Français et, après 1945, il est offert en gage de paix entre États. Dès 1960, il fait son entrée dans la plupart des foyers. En 2014, 5,7 millions de sapins naturels ont été achetés par les ménages. 

• La pomme, ancêtre de la boule de Noël!  

Dès le XIe siècle, on accrochait des pommes rouges et brillantes aux branches du sapin. Une façon toute naturelle de le métamorphoser en arbre du jardin d’Éden. Plus tard, pour le rendre encore plus attractif, il est chargé de noix, sucreries, petits gâteaux et de personnages en chiffon.

 Au XVIIIe, il est paré de mille feux, avec des chandelles ou des coquilles de noix remplies d’huile. En 1858, la pénurie de pommes en Moselle donne l’idée à un verrier d’en souffler. Le succès de la boule de Noël ne s’est pas démenti depuis! 

 

• La bûche, source de lumière 

En hêtre, chêne ou même olivier… Une grosse bûche était traditionnellement brûlée dans l’âtre durant la veillée de Noël. 

La coutume remonte au XIIe siècle et change selon les régions. On priait pour qu’elle dure au moins le temps de la messe de Minuit. Sous peine de malheur. Les Lorrains profitaient de sa lumière pendant trois jours, tandis que les Ardéchois espéraient la voir se consumer jusqu’à l’Épiphanie. Ses cendres, précieusement conservées, auraient le pouvoir de protéger la maison. La disparition des foyers ouverts a remplacé la grosse bûche par sa représentation en miniature.

 Posée sur la table de fête, elle a d’abord été habillée de feuillage ou de mousse et piquée de bougies. C’était avant l’arrivée de sa version plus gourmande: l’incontournable pâtisserie roulée ou glacée, servie traditionnellement à la table du réveillon.

• Le gui, porte-bonheur

Vénéré et rituellement cueilli à la serpe d’or par les Druides, il était coupé au solstice d’hiver, six jours après la nouvelle lune, en prononçant la formule "O ghel an heu" qui signifie en celte "Que le blé germe". Le Moyen Âge l’a déformée en "Au gui, l’an neuf".

La plante, toujours verte, symbolise la vigueur et l’éternité. Mais, à l’instar du muguet du 1er mai, c’est aussi un porte-bonheur… à condition de respecter un certain rituel! Il faut le récolter avant Noël, s’embrasser dessous et, dit-on, le brûler la nuit du 6 janvier! Comme ses baies sont toxiques, il est plus prudent de ne pas les laisser à la portée des enfants.

• Le blé de la Sainte-Barbe, gage de prospérité

Planter du blé à la Sainte Barbe, soit vingt jours avant Noël, est une très ancienne tradition provençale qui date de l’époque romaine. 

Le 4 décembre, début des fêtes calendales, on a coutume de semer des grains de blés dans trois coupelles, représentant La Trinité. S’ils germent bien à Noël, les moissons de l’année seront bonnes. Les enfants raffolent de cette coutume qui leur permet de patienter en attendant l’arrivée du Père Noël…

• Le houx, plante de l’immortalité

La légende veut que, sur le point d’être découverts par les soldats d’Hérode, qui voulaient assassiner Jésus, la Sainte Famille fut dissimulée par un houx.

Marie bénit l’arbre qui avait étendu ses branches en déclarant qu’il resterait éternellement vert. Si certaines familles continuent d'en récolter pour décorer la maison, c’est surtout sur la traditionnelle bûche du repas de Noël qu’on le retrouve, en pâte d’amandes ou en plastique. C’est aussi sage, car les baies de cette plante sont toxiques.

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 07:20
La rétro du lundi...................

Quelques souvenirs d’expressions Française (disparues de nos jours)

 

Souvent remaniée, la langue française regorge de trésors insoupçonnés. Employées par nos aïeux, quelques citations méritent respect et intérêt. Grâce à un vocabulaire imagé, les portes du savoir s’ouvrent. Je vous propose de découvrir l’origine et la signification de ces expressions.

 

Aujourd'hui voyons ce que signifie............

 

SE COGNER LE PETIT JUIF
 

 

Situé sur le bras, le nerf ulnaire longe tout le membre supérieur. Au moindre choc, un fourmillement ou un coup de jus électrique se répand. Cette partie du corps humain servait de repère pour estimer la longueur d’une bande de tissu. Cette méthode exigeait des allers-retours de bas en haut. Dans la société du Moyen Âge, le clergé interdisait aux juifs de cultiver la terre ou de manier les armes. Spontanément, ils se regroupaient dans les commerces, principalement dans les merceries et métiers du tissu. Lors des fréquentes mesures, leur coude se cognait souvent contre le comptoir

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 07:27

Quelques souvenirs d’expressions Française (disparues de nos jours)

 

Souvent remaniée, la langue française regorge de trésors insoupçonnés. Employées par nos aïeux, quelques citations méritent respect et intérêt. Grâce à un vocabulaire imagé, les portes du savoir s’ouvrent. Je vous propose de découvrir l’origine et la signification de ces expressions.

 

Aujourd'hui voyons ce que signifie............

 

 

CRIER HARO SUR LE BAUDET

Au Moyen Âge, le mot « haro » mettait fin aux agressions. Sauvée des griffes de son bourreau grâce à l’intervention des témoins aux alentours, la victime reprenait le cours de sa vie. Quant au coupable, il devait assumer ses responsabilités face à ses détracteurs. Cette fable de Jean de la Fontaine relatait la mise en pâture d’un baudet par ses congénères. Ces derniers l’accusaient de véhiculer une épidémie.

 

 

MÉNAGER LA CHÈVRE ET LE CHOU

 

Commençons par une énigme célèbre. Face à une rivière, un paysan était dans l’embarras. En effet, il devait impérativement traverser ce cours d’eau avec deux animaux et de la nourriture. Muni d’une petite barque, le voyage s'avérait compliqué. Le loup voulait dévorer la chèvre et cette dernière lorgnait sur le chou. Comment faire pour que cette balade ne vire pas au cauchemar ? Peu importe la solution, elle démontrait le caractère complexe de l’expérience. Pour ne froisser personne, quelqu’un d’intéressé rebondissait toujours. Sans jamais donner son intime conviction, il se frayait un chemin au milieu des susceptibilités et des ressentiments de chacun.

 

 

Je vous donne rendez-vous pour la suite de ces expressions perdues dans votre prochaine «  rétro du lundi »

 

 

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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 06:59

Quelques souvenirs d’expressions Française (disparues de nos jours)

 

 

Souvent remaniée, la langue française regorge de trésors insoupçonnés. Employées par nos aïeux, quelques citations méritent respect et intérêt. Grâce à un vocabulaire imagé, les portes du savoir s’ouvrent. Je vous propose de découvrir l’origine et la signification de ces expressions.

Pourquoi dit-on « Un rhume carabiné » ?

 

© Pixabay

 

L’adjectif « carabiné » viendrait, selon la plupart des linguistes, du mot « carabin » qui désignait au XVIe siècle les soldats de la cavalerie légère, armés de carabines. Réputés pour leurs charges rapides et violentes, ces militaires déchargeaient leurs armes sur l’ennemi et, sans attendre la riposte, regagnaient leur position le plus vite possible. L’adjectif a ensuite été utilisé au XVIIe siècle dans l’univers de la marine pour qualifier une brise brusque et intense, avant que le langage courant se l’approprie au siècle suivant, pour caractériser un gros rhume.

 

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