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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 07:28

2017 …Une année pas comme les autres…

 

Des élections en terre inconnue

Fillon au tapis " Un trentenaire à l’Elysée"

Le 7 Mai deuxième tour des élections présidentielles françaises, Emmanuel Macron devient à 39 ans le plus jeune président de la république 

Dans un L’état en urgence 

Après les attentats massifs de 2015 et 2016, le groupe Etat islamique (EI) revendique le meurtre d’un policier sur les Champs-Elysées le 20 avril, puis de deux jeunes femmes à Marseille le 1er octobre. D’autres actions sont déjouées par les forces de l’ordre.Le 6 juillet, le Parlement donne son feu vert à une sixième prolongation de l’état d’urgence qui le portera à près de 24 mois, soit un record de durée ininterrompue depuis sa création pendant la guerre d’Algérie.

 Allô la terre ? Ici Thomas

Le 2 juin, l’astronaute français Thomas Pesquet, 39 ans, revient sur terre après une mission scientifique de six mois dans l’espace très médiatisée. Malgré ses 80 heures de travail hebdomadaire, M. Pesquet aura tweeté sans relâche durant ses 200 jours de périple en compagnie du russe Oleg Novitski, postant sur les réseaux sociaux quelque 2.500 photos.

 Le mystère de l’affaire Grégory

Le 14 juin, plus de 32 ans après le meurtre le 16 octobre 1984 de Grégory Villemin, 4 ans, jeté dans la Vologne (Vosges), l’enquête est relancée par l’arrestation du couple Jacob, oncle et tante de l’enfant. Le 15, c’est au tour d’un témoin clef, Murielle Bolle.

Le 11 juillet, Jean-Michel Lambert, le premier juge d’instruction de l’affaire, très décrié pour sa gestion du dossier, se suicide à son domicile.

A ce jour, le mystère Grégory n’est toujours pas résolu.

Des Transferts de folie

Durant l’été 2017, le mercato footballistique bat des records avec le transfert du Brésilien Neymar de Barcelone au PSG, pour 222 millions d’euros. Kylian Mbappé passe aussi de Monaco à Paris pour 180 millions, bonus compris, et Ousmane Dembélé du Borussia Dortmund au Barça pour 147 millions.

L’Outremer dans la tourmente 

Le 6 septembre, l’ouragan Irma fait au moins 11 morts et des dégâts considérables lors de son passage sur les îles antillaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, où le président Macron se rend une semaine plus tard. Les 18 et 19 septembre, l’ouragan Maria fait quatre morts en Guadeloupe et de lourds dégâts en Martinique.

Les grands honneurs

Enfin un peu de réussite pour les JO et Le Rugby

Après une longue attente, Paris triomphe le 13 septembre en décrochant officiellement l’organisation des jeux Olympiques 2024, rejoignant Londres et Los Angeles (organisatrice des jeux de 2028) dans le club fermé des villes ayant reçu trois fois les JO.

Lors d’un vote le 15 novembre, la France gagne aussi devant l’Afrique du sud le privilège d’organiser en 2023 la deuxième Coupe du monde de rugby de son histoire.

Requiem sur les Champs pour Johnny

Plusieurs centaines de milliers de personnes se rassemblent le 9 décembre à Paris pour un hommage populaire à Johnny Hallyday, décédé trois jours plus tôt d’un cancer des poumons à 74 ans. Le convoi funéraire descend les Champs Elysées escorté par plus de 700 motards devant une foule de fans émus, entonnant les tubes qui ont jalonné leurs vies.

Emmanuel Macron prononce devant l’église de la Madeleine un éloge funèbre avant une messe suivie par plus de 7 millions de télespectateurs.

Le chanteur est enterré le surlendemain dans l’île antillaise de Saint-Barthélemy

Ils nous ont quittés cette année

 

La rétro de............
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Le 2 JANVIER - François Chérèque, syndicaliste français

25 JANVIER - John Hurt, acteur britannique

27 JANVIER - Emmanuelle Riva, actrice française

3 MARS - Raymond Kopa, footballeur français

10 MARS - Pierre Bouteiller, journaliste français

18 MARS - Chuck Berry, guitariste, chanteur et auteur-compositeur américain

21 MARS - Henri Emmanuelli, homme d'Etat français

26 AVRIL - Jonathan Demme, réalisateur, producteur et scénariste américain

4 MAI - Victor Lanoux, acteur français

23 MAI - Roger Moore, acteur britannique

29 MAI - Manuel Noriega, ancien dictateur du Panama

16 JUIN - Christian Cabrol, chirurgien français

16 JUIN - Helmut Kohl, homme d'Etat allemand

29 JUIN - Louis Nicollin, entrepreneur français

30 JUIN - Simone Veil, femme d'Etat française

18 JUILLET - Max Gallo, historien et académicien français

20 JUILLET - Claude Rich, acteur français

27 JUILLET - Sam Shepard, dramaturge, scénariste et acteur américain

31 JUILLET - Jeanne Moreau, actrice française

5 AOÛT - Christian Millau, journaliste et critique gastronomique français

8 AOÛT - Gonzague Saint-Bris, écrivain et journaliste français

20 AOÛT - Jerry Lewis, humoriste, acteur et réalisateur américain

28 AOÛT - Mireille Darc, actrice et réalisatrice française

8 SEPTEMBRE - Pierre Bergé, homme d'affaires et mécène français16 SEPTEMBRE - Harry Dean Stanton, acteur américain

21 SEPTEMBRE - Liliane Bettencourt, femme d'affaires française

24 SEPTEMBRE - Gisèle Casadesus, actrice française

27 SEPTEMBRE - Hugh Hefner, entrepreneur américain

5 OCTOBRE - Anne Wiazemsky, actrice et romancière française

9 OCTOBRE - Jean Rochefort, acteur français

17 OCTOBRE - Danielle Darrieux, actrice française

15 NOVEMBRE - Françoise Héritier, anthropologue française

17 NOVEMBRE - Toto Riina, parrain italien

18 NOVEMBRE - Azzedine Alaïa, couturier franco-tunisien

16 NOVEMBRE - Robert Hirsch, acteur français

5 DÉCEMBRE - Jean d'Ormesson, écrivain et académicien français

5 DÉCEMBRE - Johnny Hallyday, chanteur et acteur français

10 DÉCEMBRE - François-Régis Hutin, patron de presse français

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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 08:41

L’un des derniers "ciriers" de France dans la Sarthe l'histoire de l'un de ces vieux métiers qui sont en voie de disparition 

À 57 ans, Patrice Charton est l’un des dix derniers artisans ciriers de France. Il a repris l’atelier de son père, et ne connaît pas la crise, malgré la concurrence des bougies industrielles.................

Les bougies de Patrice Charton servent notamment de cierges dans les églises sarthoises. / © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Sur le tourniquet appartenant à son grand-père, Patrice Charton accroche 60 mèches de coton qu’il plonge minutieusement dans un bain de cire. Cet artisan cirier, l’un des derniers de France, fabrique bougies et cierges à l’ancienne et son carnet de commandes ne désemplit pas à l’approche des fêtes de fin d’année.

« Je dors pas beaucoup, 3-4 heures », confie le cirier qui, dans son atelier de Vion (Sarthe), ne sait plus où donner de la tête. « Quand je suis en forme, je peux faire 1 500 voire 1 800 bougies par jour », raconte l’artisan de 57 ans. Il s’interrompt pour aller chercher avec sa brouette des copeaux de bois dans son garage pour alimenter sa vielle chaudière qui chauffe à 70 degrés les cuves de cire par un système de vapeur d’eau.

Pour confectionner cierges de dévotion, de Pâques ou bougies parfumées, « la technique est la même depuis 100 ans », explique M. Charton. « Je tends chaque mèche de coton tressé, 480 ficelles, sur le manège à cierge que je plonge dans des bains successifs de cire. Je laisse ensuite refroidir », détaille l’artisan. Il répétera son geste une quinzaine de fois pour un simple cierge de 14 millimètres de diamètre. « La cire se dépose millimètre par millimètre » et épaissit la bougie. Avec une broche en bois, l’artisan perce le cierge pour permettre la pose sur les pics des brûloirs des églises.

« Les outils sont rudimentaires, ce qui compte c’est le savoir-faire », transmis par son père et avant lui son grand-père. « Il utilisait du suif de porc, vous vous imaginez les odeurs dans l’atelier ! Maintenant on se sert de la paraffine, un dérivé du pétrole ». Il apprend le métier de cirier à 18 ans, « lorsque mon père s’est blessé à un match de foot. J’ai dû l’aider à l’atelier puis cela me plaisait alors je suis resté », raconte M. Charton.

Un cierge de 23 kg


« À l’époque de mon grand-père, il y avait un cirier dans chaque bourg mais l’électricité et le changement des habitudes religieuses ont mis fin au métier », poursuit-il. À sa connaissance, ils sont une dizaine d’artisans ciriers en France. Et son affaire ne connaît pas la crise malgré la concurrence des bougies industrielles. « J’ai ma clientèle, beaucoup de religieux ». Son pic de production intervient lors de la période de Noël et pour Pâques c’est « la folie ».

Dans son petit atelier où il est en t-shirt toute l’année, cohabitant avec sa chaudière, ses cuves de cire et sa table de découpe, le téléphone ne cesse de sonner. Au bout du fil, une commande de dernière minute de l’église de la commune pour une Couronne de l’Avent. Une nouvelle page de son bloc-notes s’intercale sur une étagère déjà bien garnie.

De la fabrication de la bougie, à la facturation, jusqu’à la livraison, Patrice Charton s’occupe de tout. Il passe des heures seul dans son atelier. Un fond de musique vient accompagner ses journées. « L’année dernière j’ai fabriqué un cierge d’autel à base de cire d’abeille pour La Communauté Saint-Martin à Evron (Mayenne) d’1m30 de hauteur et 140 mm de diamètre. 23 kilos la bête. Il m’a fallu une semaine de travail ».

Ses fabrications à partir de cire naturelle d’abeille est sa « plus-value ». L’abbaye de Solesmes (Sarthe), l’un de ses plus gros clients, mais également des particuliers sont demandeurs. Le cirier vend ses bougies au kilo, il faut compter 60 euros pour 2 kg. Il s’adapte à la demande et fabrique « des bougies parfumées à base d’essences naturelles, réalise de la sérigraphie, des photophores... »

Mais malgré « sa bonne situation », l’avenir de son entreprise n’est pas assuré. L’une de ses filles travaille dans le service qualité d’une entreprise et la seconde poursuit des études de langue. « Je ne vois pas mes filles reprendre l’affaire quand elles voient le temps que j’y passe », concède l’artisan. À deux ans de la retraite, Patrice Charton ne compte pas éteindre la flamme aussitôt et garde l’espoir « de transmettre son métier ».

 

​​​​​​​Source : France 3 Pays de la Loire)

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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 10:32

Il était né dans la rue un soir de juin 1943 et n’était le fils de personne, il aurait pu connaître le pénitencier mais fut probablement sauvé par la musique qui l’aimait et le lui rendait bien. Il y mettait ses joies, il y mettait ses peines et tout ça devenait le blues et il rendait hommage aux mains noires qui lui avaient donné le jour. Il devint pourtant l’idole des jeunes

 

Il était une fois mon idole

Bonne lecture Papy.............

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 06:18
Ce n'est qu'un au revoir
Ce n'est qu'un au revoir
Ce n'est qu'un au revoir
Ce n'est qu'un au revoir
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Ce n'est qu'un au revoir
Ce n'est qu'un au revoir
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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 09:57

De la semaine.................

 

la bonne nouvelle

C'est Hulot qui est content ................

Ils ne peuvent plus se passer de moi.............

Pour sauver la face ...............

Les budgets sont en baisse  ! 

Même Némo subit les restrictions....

Réflexion parisienne.......

Le bonus pour se détendre

 

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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 08:08

Le 11 Novembre, jour de commémoration de l’armistice de 1918, est progressivement devenu un outil pour la Mémoire .Depuis une vingtaine d’années, il donne lieu régulièrement à l’évocation d’un épisode particulier de la Grande Guerre, éventuellement associée, en fonction des anniversaires, à une thématique plus large : en 1984, le début de la guerre et la victoire de la Marne ; en 1986, Verdun ; en 1989, la Grande Guerre et la mémoire de la Révolution française ; en 1992, les troupes coloniales dans la Première Guerre mondiale ; en 1998, la contribution des Alliés à la Première Guerre mondiale ; en 2003, le 85e anniversaire de l'Armistice de 1918 et le 80e anniversaire du premier allumage de la Flamme du souvenir par André Maginot. Cette cérémonie garde aujourd’hui tout son sens car elle est l’occasion de rendre hommage aux combattants pour que ne sombrent pas dans l’oubli les sacrifices et les souffrances de toute une génération.

Que célèbre-t-on chaque 11 novembre ?

On célèbre l'armistice signé le 11 novembre 1918. Il marque la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et la capitulation de l'Allemagne. Afin de commémorer l'événement le jour est férié. Petite révision d'Histoire.

Mais que savons-nous de l'armistice ?       Le train de l'Armistice, le 11 nov.1918. © collection SHD

L’armistice, c’est-à-dire l’arrêt des combats militaires, a été signé le 11 novembre 1918 

à 5h15 dans un wagon dans la clairière de Rethondes (près de Compiègne au Nord de Paris) par les représentants de l’armée française (le Maréchal Foch) et de l’armée allemande. Appelée aussi souvent "la Guerre de 14" ou "la Grande Guerre", la première guerre mondiale a déchiré l’Europe et le monde entre 1914 et 1918, faisant plus de dix millions de morts.

Pourquoi le 11 novembre est-il un jour férié ?

Le 11 novembre est un jour férié en France, c'est le jour du Souvenir inscrit dans  la loi du 24 octobre 1922.
En France, le 11 novembre est une journée en mémoire de la fin de la Première guerre mondiale, en 1918. Cette année-là, en effet, le 11 novembre à 5h15, la fin des combats a été décrétée par la signature d'un armistice, une convention qui met fin aux hostilités. C'est la victoire des Alliées (France, Russie, Royaume-Uni, États-Unis) et la capitulation de l'Allemagne. Cette journée rend honneur au sacrifice du peuple français et aux nombreuses personnes tuées au combat.


Que se passe-t-il ce jour là ?

Si le jour est chômé pour les Français, il n'en est pas de même pour les services de l'Etat. Ce jour-là, des cérémonies commémoratives sont organisées. Les fanfares défilent dans les rues et les citoyens se retrouvent pour une cérémonie autour des monuments aux morts de chaque ville.

Défilé du 11 Novembre 1944 sur les Champs-Elysées. Le général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française  et Winston Churchill, Premier ministre britannique, suivis du cortège des officiels. © Ecpad

A Paris, le rituel classique observé par le Président de la République française qui porte en cette journée le Bleuet de France à la boutonnière. Il dépose une gerbe tricolore devant la statue de Georges Clemenceau, symbole de la victoire de la Grande Guerre, puis de remonter les Champs-Élysées escorté par les cavaliers de la Garde républicaine, passer les troupes en revue sur la place Charles-de-Gaulle, puis se recueillir sur la tombe du soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe. Depuis la mort du dernier poilu français Lazare Ponticelli en 2008 et du dernier vétéran de la Grande guerre Claude Choules le 5 mai 2011, Le Président de la République honore également le 11 novembre 2012 la mémoire de tous les soldats décédés en opération

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 17:02

Dans la catégorie:

Expressions & proverbes d'autrefois

"Cuit de jeudi"

Se dit d’une chose sur laquelle il est trop tard pour revenir, d’une faute qu’il n’est plus temps de réparer

Cuisson du pain. Enluminure extraite du Recueil sur la santé, manuscrit du XVe siècle

Cette expression est une allusion à l’ancienne coutume des boulangers de ne cuire qu’à certains jours de la semaine. Pour les uns, c’était le jeudi ; pour les autres le samedi, ou tout autre jour.

Comme alors les particuliers pétrissaient chez eux la pâte à des jours déterminés, qu’ils en formaient le nombre de miches nécessaires pour subvenir pendant un temps également déterminé, aux besoins de la famille, et que ces miches étaient ensuite portées au four commun, il fallait, pour mettre de l’ordre dans les fournées, que le boulanger eût des jours de cuisson fixés et accommodés aux convenances de ses pratiques.Ces mêmes jours, il cuisait, avec leur pain, celui qu’il faisait pour lui-même afin de le vendre aux gens qui n’avaient pas le moyen d’en faire chez eux. Ceux-ci, naturellement, n’avaient garde de prendre, le vendredi ou le samedi, le pain cuit du jeudi, et le boulanger eût perdu son temps à les y solliciter.

 

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 09:29

Connaissiez-vous L’île des Faisans ?

et Saviez-vous quelle est Française six mois par an

 

Conséquences de plusieurs traités passés entre la France et l’Espagne, l’île des Faisans, petite île fluviale du Pays basque, située sur la frontière, change de nationalité tous les six mois, entraînant une légère modification de la surface nationale.

Lorsque l’on passe la frontière franco-espagnole, marquée par la rivière Bidassoa, entre Hendaye et Irun, on distingue quelques îlots dans l’estuaire. Difficile d’imaginer que parmi ce chapelet de petites îles boisées inhabitées, se trouve le plus petit condominium au monde ! L’île des Faisans, 3 000 m², appartient en effet à la France et à l’Espagne. Plus précisément, elle est gérée par l’Espagne du 1er février au 31 juillet, et repasse sous législation française entre le 1er août et le 31 janvier de l’année suivante, déplaçant ainsi légèrement les frontières des deux pays.

Interdit au public – le territoire a été placé sous l’autorité des forces armées des pays respectifs – ce petit lopin de terre boisé est officiellement dirigé par deux vice-rois, qui sont le commandant de la Marine nationale à Bordeaux côté français, et son homologue basé à Saint-Sébastien côté espagnol. Si la passation se fait le plus souvent par notes diplomatiques, elle se déroule bien tous les six mois depuis plus de 160 ans.

Passation de pouvoir, le 1er février 2012, entre le capitaine de frégate Boris Solin et son homologue espagnol Jaime de la Puente Mora-Figueroa. (Photo : Armada Espanola/DR)

« Le traité de Bayonne de 1856 entre la France et l’Espagne, qui règle les tensions de navigation et de pêche entre les deux rives, place la frontière dans le canal principal de la Bidassoa, à partir d’Endarlatza (Navarre), à 13 km de l’embouchure, et fait de l’île des Faisans un condominium franco-espagnol », explique Pedro Sanchez-Blanco, historien espagnol et Hendayais d’adoption.

« Ce texte s’inscrit peu de temps avant les festivités du bicentenaire du traité des Pyrénées, passé entre Louis XIV et Philippe IV d’Espagne. La célébration de cet événement entre le Second Empire français et le Royaume d’Espagne, porté notamment par l’Impératrice Eugénie, d’origine espagnole, entraîne l’inauguration d’une stèle commémorative en 1859, encore visible aujourd’hui depuis la rive. »

  

Conséquences de plusieurs traités passés entre la France et l’Espagne, l’île des Faisans, petite île fluviale du Pays basque, située sur la frontière, change de nationalité tous les six mois, entraînant une légère modification de la surface nationale.

Un échange au milieu du fleuve

Avant la venue des couples impériaux et royaux en 1856, pour l’inauguration de cette stèle, la petite île des Faisans a vu passer au fil des siècles sur son sol ou à son large de nombreuses têtes couronnées. Il faut dire que le contrôle de l’estuaire de la Bidossoa est un enjeu stratégique dès le Moyen-Âge, car il permet l’accès à l’océan Atlantique : cela entraîne des tensions de part et d’autre de cette frontière, et des rivalités entre la place fortifiée de Fontarabie côté espagnol, et le village d’Hendaye, côté français.

Tableau du peintre Jacques Laumosnier, représentant l’entrevue de Louis XIV et de Philippe IV d’Espagne sur l’île des Faisans en 1659. On distingue la fille de Philippe IV, future reine de France, derrière lui. (Photo : Sir Gawain/Wikicommons)

« En 1526, François Ier est libéré par l’Empereur Charles Quint de sa prison madrilène en échange de deux des enfants du roi de France. L’échange a lieu au milieu du fleuve, entre deux barques, au niveau du guet, à quelques dizaines de mètres de l’île des Faisans. Quatre ans plus tard, deux barques se croisent de nouveau au milieu de la Bidassoa : celle qui se dirige vers l’Espagne amène la rançon – 500 000 écus d’or, l’autre ramène les deux enfants de François Ier »,raconte Pedro Sanchez-Blanco. En 1615, a lieu au même endroit l’échange entre l’Infante Anne d’Autriche, fille de Philippe III d’Espagne, qui va épouser Louis XIII, et Élisabeth de Bourbon, fille d’Henri IV, qui doit se marier, elle, avec le prince des Asturies.

Une ligne imaginaire

Mais c’est à partir de 1659 que l’île des Faisans entre dans la grande histoire ! « À cette époque, les royaumes de France et d’Espagne, usés par deux siècles de rivalités et de guerres, décident de faire la paix, précise l’ancien professeur à l’université de Saint-Sébastien. Pour discuter des modalités, les diplomates des deux nations choisissent, comme il en est coutume, un endroit aux confins des deux pays. Le lieu choisi est donc cette petite île, neutre car située sur la frontière, au milieu de la Bidassoa. »

« L’îlot est donc divisé symétriquement en deux par une ligne imaginaire, sur laquelle sont construites les structures devant recevoir les délégations. Même la table des négociations se trouve sur cette ligne, afin que les ministres agissent chacun sur leurs terres ! »

Tableau de l’artiste Gérard Blot représentant l’arrivée d’Anne d’Autriche, mère de Louis XIV et de Philippe IV d’Espagne sur l’île des Faisans, rebaptisée pour l’occasion île de la Conférence. (Photo : Sir Gawain/Wikicommons)

Entre août et novembre 1656, les réunions se succèdent, entre le cardinal de Mazarin, Premier ministre de Louis XIV, et don Luis de Haro, Premier ministre de Philippe IV d’Espagne. Ces négociations aboutissent à la signature du traité des Pyrénées et à l’élaboration des termes du mariage entre l’Infante Marie-Thérèse et le jeune roi français. Quelques mois plus tard, les diplomates font place aux rois : Louis XIV rencontre Philippe IV sur l’île des Faisans.

« Le 5 juin 1660, le roi de France rencontre son homologue espagnol, mais chacun reste de son côté de la ligne imaginaire, pour prêter serment et promettre de respecter le nouveau traité. Louis XIV reçoit alors son épouse, avec qui il est marié officiellement depuis deux jours. L’union a été célébrée à Fontarabie, côté espagnol, par procuration, puisque le roi de France ne peut quitter son royaume », poursuit l’historien. Le 11 juin, l’union des deux époux est bénie en l’église de Saint-Jean-de-Luz.

La stèle célébrant le bicentenaire du traité des Pyrénées, inauguré par l’impératrice Eugénie et la reine Isabelle II d’Espagne, en 1659. (Photo : Gautier Demouveaux)

Avec ce mariage, Louis XIV reçoit en dote les provinces du Roussillon et de l’Artois, une partie du duché de Lorraine et plusieurs places fortes, jusque-là propriétés des Habsbourg. L’une des clauses du traité prévoit également que l’infante renoncerait à ses droits sur la couronne d’Espagne, en échange de 500 000 écus payés par Madrid.

Une île à l’état sauvage

Concernant l’île, elle retombe peu à peu dans l’oubli. Les constructions mises en place pour la négociation du traité, dont on peut imaginer le faste grâce aux tableaux des artistes de l’époque, furent démontées, et l’île a peu à peu retrouvé son état sauvage. Jusqu’à la visite éphémère, deux cents ans plus tard, de l’impératrice Eugénie et de la reine d’Espagne Isabelle II, afin de célébrer le traité des Pyrénées.

Don Luis de Haro, Premier ministre de la Philippe IV d’Espagne (à gauche), et le cardinal de Mazarin, Premier ministre de Louis XIV (à droite), ont été chargés des négociations du mariage et du traité de paix entre l’Infante d’Espagne et le roi de France. (Photo : Andreas Praefcke/Wikicommons)

Aujourd’hui, l’île des Faisans reçoit parfois des visiteurs, lors des journées du patrimoine. Et exceptionnellement des officiels, pour le transfert de pouvoir entre les vice-rois, comme le 1er février 2012, avec le capitaine de frégate Boris Solin et son homologue espagnol Jaime de la Puente Mora-Figueroa.

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 10:37

En principe le 1ier Mai est le véritable retour des beaux jours ! ( ce qui n'est pas le cas pour nous cette année)

Si la coutume de se fleurir de muguet le 1er mai s’enracine en 1907 en région parisienne et symbolise le retour véritable des beaux jours, elle puiserait son origine sous Charles IX, qui en 1561 offrit cette fleur comme porte-bonheur, ce mois étant par ailleurs longtemps associé à la très symbolique plantation d’un mai, mais également à la crainte d’entreprendre quoi que ce soit

 

Il en est du mois de mai comme des femmes, écrit Ernest Laut du Petit Journal illustré, dans le numéro du 1er mai 1921, avant d’ajouter qu’on en dit beaucoup de bien et beaucoup de mal. Les poètes l’ont célébré comme le mois des roses et de l’amour, l’époque du réveil de la nature et de sa fécondation. Mais, d’autre part, on l’a regardé souvent comme un mois dangereux et décevant.

 

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Selon notre chroniqueur, les Anciens avaient, de ce fait, voué au mois de mai une véritable rancune. Ils l’appelaient un mois néfaste et recommandaient de ne rien entreprendre durant cette époque de l’année. Ils refusaient même de se marier en mai, et Horace a consacré cette superstition dans ses vers : « Les flammes de l’hymen qui s’allumeront pendant le mois de mai, a-t-il dit, se changeront bientôt en torches funèbres. » Ce préjugé n’avait pas encore complètement disparu au début du XXe siècle, les statistiques de l’état civil montrant que les mariages étaient infiniment plus nombreux en avril et en juin qu’en mai.

Ce mois, pourtant, ne porte plus le poids de tant de haines injustifiées. Et, de toutes les traditions qui le concernent, une seule a réellement survécu, c’est celle qui en fait la saison des métamorphoses, l’époque bénie du renouveau. En maintes régions, on célébrait avec le premier jour de mai, le véritable retour du printemps.

En Alsace, notamment, on allumait de grands feux de joie la nuit du 30 avril au 1er mai, et l’on donnait la représentation de la lutte entre deux personnages figurant l’Hiver et l’Eté. L’Hiver, tout naturellement, succombait ; et on l’enterrait comme on enterre quelquefois Carnaval, tandis que l’Eté, couronné de roses, était porté en triomphe.

En Lorraine, c’était un jour de joie populaire consacré surtout à fêter la jeunesse et la grâce. On chantait des trimazos, sorte de poèmes de circonstance tour à tour pieux ou badins. Ces trimazos devaient leur nom à ce fait qu’ils étaient chantés par trois jeunes filles vêtues de robes blanches, qui allaient de maison en maison chanter et danser pour célébrer la fête du printemps. On leur donnait, en retour, des œufs ou de l’argent. Certains de ces trimazos ont une bien jolie saveur naïve et poétique ; mais ils sont sortis de la mémoire du peuple : on ne les trouve plus que dans les livres.

Mais le premier jour du cinquième mois de l’année ramenait jadis dans nos campagnes une coutume que l’on pratiquait à peu près dans toutes les régions : il s’agit de la plantation du mai. Le mai consistait en un petit arbre sans racine que l’on plantait d’ordinaire le premier jour de ce mois, soit devant la porte, soit sur le toit de la maison habitée par une personne à laquelle on voulait faire honneur. Les amoureux timides trouvaient là l’occasion d’exprimer leurs sentiments à celles qu’ils aimaient.

Et il advint que ces arbustes, suivant qu’ils étaient de telle ou telle essence, prirent un sens symbolique déterminé. Chacun d’eux avait sa signification : le bouleau voulait dire vertu ; le saule, coquetterie ; le sureau, mépris ; le genêt, bêtise ; la fougère, fierté ; l’aulne, abandon ; le coudrier, amour passionné. Ainsi, les jeunes gens faisaient aux filles du village aveux ou reproches ; et, devant les maisons, des rondes s’organisaient, dont chacun reprenait le refrain :

Plantons le mai
Le mai du joli mois de mai.
Et puis chantons quand on plante,
Et puis plantons quand on chante,
Le mai, le mai
Qui nous rend le cœur gai

Le mai avait un double caractère : c’était ou un hommage aux personnes de qualité, tel le mai que les clercs de la basoche allaient planter dans la cour du Palais de Justice à Paris, en l’honneur des magistrats du Parlement, ou bien une galanterie des amoureux, à l’objet de leur tendresse. De cette dernière coutume, on avait, au XIVe siècle, formé le joli verbe « émayoier », donner le mai, que l’on trouve dans une poésie de Froissart :

Pour ce vous veux, madame, émayoier,
Au lieu d’un may, d’un joli cœur que j’ai.

Les corporations du Moyen Age fêtaient aussi le 1er mai. Celle des orfèvres de Paris, notamment, faisait, ce jour-là, un présent à l’église de Notre-Dame. Ce présent fut d’abord un arbre planté devant le portail de la cathédrale ; puis ce fut une œuvre d’art. A la fin du XVIIe siècle, c’était un tableau de sainteté qu’on appelait le « tableau de mai ». Ce tableau, dont le sujet était tiré des Actes des Apôtres, restait exposé devant le portail de l’église les premiers jours du mois, et, pendant le reste de mai, il était suspendu dans la chapelle de la Vierge.

C’était aussi le 1er mai que, jadis, les grandes eaux jouaient à Saint-Cloud. Les bons bourgeois parisiens ne manquaient jamais de se rendre à cette fête de banlieue, au moyen d’un bateau qui s’appelait la Galiote, et que des chevaux, attelés à de longues cordes, hâlaient à la façon des bélandres de nos canaux. C’était, depuis les Tuileries jusqu’à Saint-Cloud, un interminable voyage qui durait plusieurs heures.

Mai, aux temps antiques, était l’époque où la navigation, interrompue pendant l’hiver, reprenait. Les galères quittaient en grand nombre les ports de la Méditerranée, se dirigeant vers l’Egypte et les côtes d’Afrique pour échanger les parfums et les tissus de l’Orient contre les vins et les métaux de la Gaule et de l’Italie.

Mai aurait aussi sa place dans une histoire des assemblées législatives. C’est en mai, en effet, que les Carolingiens tenaient leurs assemblées politiques. Les Francs avaient coutume de réunir tous les ans, d’abord en mars, leurs guerriers, dans un lieu consacré qu’on appelait le « Champ de Mars ». Sous Charlemagne, la date de l’assemblée fut reculée jusqu’en mai. Ces réunions disparurent après la ruine de l’empire carolingien : les « champs de mai » furent remplacés par les États Généraux.

 

Ce mois inspira un certain nombre de proverbes à la sagesse des nations. La plupart concernent l’agriculture. Ils nous indiquent, en général, que la pluie en mai n’est pas souhaitable. Ils nous mettent en garde contre le retour possible d’un peu de froid :

Saint Mamert, saint Servais, saint Pancrace,
Ce sont toujours des vrais saints de glace.

Et ils nous conseillent de ne pas nous alarmer si nous sommes parfois un peu fiévreux pendant ce mois :

Qui a la fièvre au mois de mai,
Le reste de l’an vit sain et gai.

Croyez-vous à l’astrologie ? Elle nous apprend que les femmes nées en mai sont généralement jolies, gracieuses et sensibles, de caractère droit et courageuses dans les épreuves de la vie. Quant aux hommes, ils sont gais, aimables, ingénieux, loyaux. Le destin leur est souvent favorable.

La coutume d’offrir du muguet le 1er mai comme porte-bonheur nous vient du roi Charles IX. En effet, le 1er mai 1560, le chevalier Louis de Girard de Maisonforte, seigneur de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme), revenant d’une mission en Italie, avait cueilli un bouquet de muguet dans son jardin et l’offrit, pour lui porter chance, au futur Charles IX — frère du roi François II alors régnant — qui, allant sur ses 10 ans et étant d’une santé faible, visitait alors le Dauphiné avec sa mère Catherine de Médicis.

François II mourant le 5 décembre 1560, Charles devint roi de France, et le 1er mai 1561, quelques jours avant son couronnement qui eut lieu le 5 mai, il décida, sensible qu’il avait été à l’attention du chevalier, d’offrir à son tour du muguet autour de lui : cette année-là, toutes les dames de la cour arborèrent alors leur royal brin de muguet, et c’est ainsi que la tradition naquit.

Elle ne dura cependant guère, et il fallut attendre 1900 pour la voir ressurgir. La scène se passe dans les bois de Chaville, en région parisienne, où les plus grands couturiers organisent une fête. Ils souhaitent célébrer les femmes en invitant aux réjouissances non seulement les clientes mais aussi les petites mains. Personne n’est oublié ni favorisé et chacune reçoit son bouquet de muguet. Cet événement serait à l’origine de la renaissance de la coutume d’offrir un brin de muguet le 1er mai.

Quoi qu’il en soit, Ernest Laut, qui écrit en 1921, nous explique qu’en région parisienne, ce jour est celui de la fête du muguet. Dès les derniers jours d’avril, les bois qui forment à Paris une ceinture de verdure sont envahis par la foule de gagne-petit qui vont à la recherche de la jolie fleur aux clochettes d’argent. On trouve le muguet un peu partout dans la forêt, aux environs de Paris, mais on le trouve d’autant plus abondant qu’on s’éloigne de la capitale.

Dans les bois de l’Isle-Adam, de Chantilly, aux environs d’Ermenonville, particulièrement, les chercheurs de muguet font de bonnes moissons. Mais le pays du muguet, c’est la forêt de Rambouillet, dans toutes ses parties, et plus particulièrement du côté des Yvelines. Quelques années avant la guerre, la ville de Rambouillet n’avait-elle pas institué une fête du muguet qui, chaque 1er mai, était un hommage renouvelé à la fleurette parfumée dont l’éclosion marque le retour des beaux jours ?

Quelle Parisienne oublierait de mettre ce jour-là un brin de muguet à son corsage ? Quel Parisien négligerait de glisser à sa boutonnière un petit bouquet de la fleur aimée ? Paris qui, à en croire une statistique du temps, achète alors pour plus de cinquante millions de fleurs, Paris a une tendresse particulière pour le muguet.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 10:12

Pourquoi le printemps tombe le 20 mars cette année ?

Le printemps est une nouvelle fois arrivé un 20 mars cette année. Une date qui ne doit rien au hasard...

L'hiver aura duré un jour de moins... Car si la date du 21 mars est gravée dans notre imaginaire comme celle du retour des hirondelles, ce renouveau tant attendu tombe depuis dix ans le 20 mars. Et cela durera ainsi jusqu'en 2102 ! . La date du printemps correspond à celle de l'équinoxe du printemps, c'est-à-dire une durée égale entre le jour et la nuit. C'est aussi le moment où le jour va commencer à durer plus longtemps dans l'hémisphère nord que dans l'hémisphère sud. Si le ballet céleste qui fait se mouvoir notre système solaire était réglé de manière théorique, la date du printemps serait inchangée. Or, ce n'est pas le cas. Et pour cause, l'axe de rotation de la Terre a tendance à s'incliner et l'image que nous avons de la danse du Soleil autour de notre planète n'est pas régulière. A cette donnée astronomique, il faut ajouter quelques caprices de notre calendrier grégorien. Pour que la date du printemps tombe toujours le même jour, il faudrait qu'il soit parfaitement identique à ce temps astronomique. Or ce dernier prévoit, selon les années, 365 ou 366 jours. L'équinoxe du printemps peut donc tomber le 19, le 20, ou le 21 mars. De quoi chambouler nos habitudes. Durant le 20e siècle, c'est en effet la date du 21 mars qui a fait la course en tête, et ce, depuis 1950. A l'inverse, le 21e siècle, lui, sera largement favorable au 20 mars... On n'y prévoit qu'un seul 19 mars, en 2044 ! Et le prochain 21 mars marquant le retour des beaux jours ne reviendra qu'en 2102.

Les printemps d’autrefois

 

Enfin le printemps ! Le printemps, qui veut dire le « premier temps », signifiait pour nos premiers paroissiens l’arrivée des volées de corneilles et d’oiseaux migrateurs ainsi que la fin d’un hivernement de trois ou quatre mois.

Avec l’élévation des températures et la fonte des neiges, les glaces du Richelieu allaient bientôt se disloquer et ce serait la débâcle. C’était à qui serait le dernier à traverser la rivière en carriole avant que le passage ne devienne trop dangereux. Le seigneur de Rouville se plaignit notamment en 1830 que le curé de Beloeil, Jean-Baptiste Bélanger, risquait sa vie inutilement en passant sur le Richelieu pour aller dire la messe dans la chapelle de Saint-Hilaire.

Il y avait encore de la neige que les cultivateurs étendaient du fumier dans les champs pour les fertiliser. À la fonte des neiges, le fumier se décomposerait pour se mêler à la terre.

Lorsque la surface du sol était sèche, c’était la corvée de l’épierrage, surtout autour du mont Saint-Hilaire où les nombreuses pierres, autrefois, avaient rendu très difficile la construction du chemin de la Montagne. On bâtissait des clôtures de pierres ; on s’en servait pour séparer les terres. Toute la famille se rendait dans les champs avec la brouette pour ramasser les pierres. On disait «les pierres poussent en hiver»…

Labour de printemps (Horatio Walker, Labour aux premières lueurs du jour, huile sur toile, 1900)

Lorsque le sol était sec arrivaient les labours de printemps qui aéreraient la terre et incorporeraient le fumier. Suivrait peut-être une petite corvée d’épierrage, avant que l’on ne passe la herse, qui détruirait les mottes de terre et égaliserait le sol.

Les semailles venaient ensuite. Mais quand allait-on semer ? Cela dépendait des années et de l’habileté des cultivateurs à prédire la fin des gels tardifs. On pouvait toujours vérifier si les glaces du Cheval blanc, sur la montagne, avaient fondu ; c’était mieux que rien. Au moment de se lancer dans ses semailles, le paysan faisait le signe de la croix, empoignait son grain dans son sac et semait à la volée à tous les deux pas.

Lorsque juin approchait, le grand-père et les petits passaient plusieurs journées à réparer les clôtures et à nettoyer les fossés. C’était une corvée désagréable mais nécessaire : il fallait empêcher les animaux d’aller saccager ses champs ou pire, ceux des voisins. Des clôtures bien relevées étaient signe d’un cultivateur soigneux, comme d’ailleurs le fait de bien nettoyer les fossés de tous les branchages accumulés durant l’hiver. Les récoltes pourraient être compromises en cas de très forte pluie sinon il serait bientôt temps de sortir les animaux de la grange, en autant que les nuits soient assez chaudes et l’herbe assez haute pour nourrir les bêtes. Elles étaient souvent amaigries, et les réserves de foin ou d’avoine étaient épuisées. On commencerait bientôt à tondre les six ou sept moutons nécessaires à la famille pour fabriquer ses vêtements de laine.voilà à quoi ressemblais les printemps d'autrefois ! plus rien de comparable de nos jours avec cette époque ou les saisons avaient une vraie signification ............

 

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