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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 08:40

 

 

Le-billet-du-dimanche-2014JPG.JPG

 

 

Qui a dit que nous pouvions plus rouler à notre vitesse

 à cause de la multiplication des contrôles radars,

Voyez –vous cela ne date pas d’aujourd’hui puisque déjà en 1925 le premier dispositif fût mis en place dans la capitale...


Historique : "Radar rudimentaire pour contrôler la vitesse des véhicules en 1925"

 

 
 
1925 : la préfecture de police s’apprête à mettre en place un dispositif pour le moins rudimentaire de contrôle de la vitesse des automobiles dans la capitale, suite à la décision du Comité de la circulation

La décision prise mercredi par le Comité de la circulation a jeté la consternation chez les conducteurs d’automobiles. Nous sommes allés demander à la préfecture de police la façon dont seraient relevées les infractions à la limitation de la vitesse.

 

— Toucher à la vitesse, avons-nous dit à notre interlocuteur, c’est toucher à la déesse du jour que nous adorons tous, selon nos moyens, à l’allure du pas gymnastique, du tramway au ralenti ou du cent à l’heure... La Vitesse (je n’ose plus écrire ce mot qu’avec un grand V)... vous allez la réduire à rien !

Restrictions.jpgTant pis pour elle ! C’est une déesse à qui l’on fait trop de sacrifices... humains. Je bouscule l’idole. Désormais, toute vitesse qui dépassera pour l’auto, quarante à l’heure sera réputée dangereuse...

 Et comment saura-t-on qu’une voiture dépasse quarante à l’heure ?

  Nos agents auront des montres à secondes, à l’aide desquelles ils calculeront le temps passé à couvrir un trajet de longueur connue. Un coup d’œil sur la montre, un autre sur le barème, un troisième sur le numéro de l’auto... Et voilà une contravention imposée suivant des constatations mathématiques, chronométriques.

  On ne pourra plus dire qu’il n’y a pas d’heure pour les braves ; mais jusqu’à présent, il n’y avait donc rien de mathématique en ce qui concerne la limitation de vitesse ?

 L’article 7 disait seulement que chaque conducteur doit rester maître de sa vitesse. C’était bien vague, car, lorsqu’il perdait le contrôle de sa vitesse, on ne pouvait s’en apercevoir qu’en cas d’accident. Il était prescrit aussi de ralentir aux carrefours ; mais si l’on va trop vite aux carrefours, c’est que l’on y arrive trop vite.

Certes, des difficultés d’application se dressent : c’est la nuit que, par suite des excès de vitesse, se produisent les plus graves accidents ; or, c’est la nuit que les constatations seront les plus difficiles.

 Y a-t-il d’autres grandes villes où la vitesse des autos soit limitée ?

  À Londres, on ne doit pas dépasser 36 à l’heure ; à New-York 38. Dans toutes les grandes villes de France des arrêtés municipaux modèrent l’ardeur des automobilistes. Paris seul échappait à la règle.

  Votre projet n’a-t-il pas rencontré de graves objections ?

  La plus sérieuse est celle-ci : « la limitation de la vitesse peut ralentir l’écoulement du flot. » Mais à quarante à l’heure le défilé n’est-il pas assez rapide ? Il faut tout de même penser aux piétons ! A certains endroits, il leur est impossible de traverser !...

      À chaque époque ses lois et restrictions, Il n'y a qu'une seule chose qu'on puisse tenir pour bonne sans restriction, c'est sa bonne volonté.

meteo 041  Bon Dimanche 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 06:35

 

 

le billet  Un Regard Fleuri

 

 

 

 

Si vous voulez que votre printemps 2016 soit bien fleuri

 

Taillez vos forsythias c’est le moment !

 

 À peine défleuris ces beaux arbustes printaniers doivent être taillés dans les règles. En effet, leurs délicates fleurs jaunes, qui illuminent les haies au sortir de l'hiver, n'apparaissent que sur les rameaux âgés de deux ans. Par conséquent, il faut susciter à chaque fin de printemps l'apparition de nouvelles branches, en éliminant les plus anciennes. Le fait de couper ces dernières à la base favorisera l'émergence de pousses vigoureuses dont les rameaux secondaires s'orneront de guirlandes de fleurs au printemps… 2016. En revanche vous épargnerez les jeunes branches qui ont poussé la saison dernière. Car ce sont elles qui fleuriront l'an prochain!

 

12.03--1--m12.jpg

Chez Papy.....

 

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 06:54

 

 

le billet Pâques et ses coutumes

 

 

 

 

Paques.02JPG.JPG"Quand la fête de Pâques arrive l'hiver est bien terminé. La fête de Pâques est toujours célébrée un dimanche, après la première lune et après le début du printemps.
Le lapin de Pâques et l'œuf de Pâques sont très importants pour la fête. Dans beaucoup de pays, l'œuf de Pâques est le symbole d'une vie nouvelle.

Il y a bien longtemps, il était de tradition de colorier des tas d'œufs en rouge avant la fête de Pâques.
Les gens s'embrassaient et se souhaitaient de joyeuses Pâques.
Le dimanche de Pâques, chacun offrait un œuf rouge à quelqu'un d'autre.


Le dimanche des Rameaux est célébré une semaine avant Pâques.
Ce jour-là, les enfants se promènent encore dans certaines régions avec des petits bouquets de branches de rameaux.

Les bouquets de rameaux sont faits de branches de buis, de chatons et de pervenches. Le bouquets de rameaux est porté à l'église pour recevoir une bénédiction.
Avant Pâques, on peut préparer toutes sortes de petites figurines en pâte levée : des agneaux, des tresses ou des petits bonshommes qui portent un œuf.
Dans certaines régions aussi il était de coutume le jour de Pâques, d'allumer de petites bougies et de les laisser flotter sur un lac.
C'était le signe que l'hiver était définitivement terminé et qu'il n'était plus nécessaire d'allumer la lumière électrique.

Une légende très ancienne dit même que ce jour-là, on pouvait découvrir des trésors dissimulés depuis très longtemps.

La veille de Pâques, on allait en forêt chercher de la mousse pour les nids de Pâques.

Pour le feu de Pâques, les enfants rassemblaient déjà longtemps à l'avance, du bois, de la paille et de vieux sapins de Noël. Puis ils faisaient un grand feu qui symbolisait la rupture avec le passé.


Dans certaines régions, les jeunes filles sortaient avant le lever du soleil pour aller puiser de l'eau dans un ruisseau. Puis elles devaient porter l'eau jusqu'à leur maison sans prononcer un seul mot.
Cette eau avait des vertus magiques : une seule gorgée leur suffisait pour qu'elles restent toujours belles et éclatantes de santé.
Le lapin de Pâques est le symbole de la fertilité.
Jadis les gens disaient que lorsque le brouillard se levait, les lapins préparaient le pain pascal."

 

 

En Europe.....

 

Paques.jpg

 

Joyeuses fêtes de Pâques à toutes & tous…

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 06:01

 

 

  le billet     Traditions….

 

 

Le week-end prochain, les cloches, ou les lapins selon les traditions locales passeront dans les jardins pour y déposer des œufs en chocolat. Bien sûr, Pâques est une fête religieuse qui commémore le passage de la Mer Rouge pour la religion juive et la résurrection de Jésus pour la religion chrétienne. Mais c'est aussi une fête païenne qui annonce l'éveil du printemps. Les réjouissances familiales dans le jardin passent par le ramassage des chocolats de Pâques. Mais d'où vient cette délicieuse tradition ?

 

Tradition.JPG L'œuf de Pâques est le symbole de l'éclosion d'une vie nouvelle et de la fertilité. Mais la tradition d’offrir des œufs décorés, teints ou travaillés est bien antérieure au christianisme. L’œuf est sans doute le plus vieux et le plus universel symbole de vie et de renaissance notamment et de multiples rituels lui ont été associés depuis la nuit des temps. L'histoire de l'œuf de Pâques L'œuf de printemps dans les temps les plus reculés Dès la préhistoire, en Ukraine, l’acte de décorer les œufs était rituellement associé à la venue du printemps. Il y a environ 5000 ans, les perses offraient des œufs de poule en guise de cadeau porte-bonheur pour fêter le printemps. Ainsi, les égyptiens et les perses avaient pour habitude de teindre des œufs aux couleurs du printemps et de les offrir à leurs proches pour symboliser le renouveau de la vie. Dans l’antiquité gauloise, les druides attribuaient des qualités merveilleuses à l’œuf de serpent (pierre en forme d’œuf), qu’ils croyaient formée de bave que jetaient les serpents lorsqu’ils étaient entrelacés. Symbole de fertilité et de renaissance, l’œuf de poule était un cadeau que se faisaient les Gaulois pour célébrer les premiers jours du printemps. La tradition voulait que l’on s’envoie des œufs teints en rouge ou en bleu et bariolés de diverses couleurs entre parents, amis et voisins. Enfants et domestiques recevaient également des présents. L'œuf de Pâques chez les chrétiens… Dès le IVème siècle : l'usage des œufs pendant la pénitence de quarante jours est interdit par l'Église. Une grande quantité d'œufs se trouvant entassée dans les provisions de ménage, le moyen le plus expéditif de s'en débarrasser était de les donner aux enfants. Dès le jeudi saint, les enfants en commençaient la collecte. Ils allaient en bande, précédés des enfants de chœur et ramassaient dans des corbeilles les œufs qu'on leur donnait. Dans le Béarn, cette quête se faisait la veille de Pâques, appelée " le samedi des œufs ". Et le jour de Pâques, tous ces œufs étaient dégustés en omelette. Au XIIème siècle : Dans de nombreux pays européens, les "gens du peuple" avaient l'habitude de s'échanger des œufs tout simples, bénis à l'église, une coutume que les nobles vont vite adopter, mais en s'adressant à des peintres, des orfèvres et des graveurs pour se faire faire des œufs-joyaux, c'est à dire décorés de peintures délicates, d'émaux ou de pierres précieuses. Au XVIème siècle : Une tradition nouvelle apparaît : l'œuf contient une surprise. Ce n'est justement qu'au cours du XVIème siècle que la coutume des œufs de Pâques n'est certifiée à la cour des rois de France. Louis XIV faisait bénir solennellement le jour de Pâques de grandes corbeilles d'œufs dorés qu'il remettait en cérémonie à ses proches. Au XVIIème et XVIIIème siècles : Jusqu'à la révolution qui y mit un terme, " l'œuf " était l'apanage de la cour et de la noblesse. L'œuf le plus gros du royaume, pondu pendant la Semaine Sainte, revenait de droit au roi. Et c'est au XVIIIe siècle, en France, qu'on décida (enfin !) de vider un œuf frais et de le remplir de chocolat.

 

 

 

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 06:04

 

  le billetUne bien belle saison.....

 

 

 

 

 

12.03--1--m1.jpgIl possède tous les atouts et les tient fermement dans sa main verte, le printemps. Un poker d'as qui stigmatise ses concurrents : lumières, couleurs, parfums, abondance. Quelles cartes peuvent abattre les autres saisons face à lui ? C'est d'ailleurs d'or qu'il se couronne dès les premières semaines, celui des jonquilles qui vient parsemer les jardins et les prairies, celui des forsythias qui forme des haies d'honneur au sommet des talus et explose en grappes serrées le longs des chemins et des routes, avant que le le blanc des cerisiers et des aubépiniers ne devance de peu le tendre rose des pommiers. Quel éclat, quelles fragrances se diffusent alentour, on ne sait plus où tourner le regard tant il est sollicité par les quenouilles des marronniers, les soyeux pétales des camélias qui se déclinent dans une multitude de teintes et forment des corolles en étoiles ourlées délicatement ou par les amphores sublimes des magnolias tulipiers qui offrent au soleil leur transparence nacrée ; oui, le printemps sort chaque année son grand jeu et nous n'y résistons pas. Et pourquoi y résisterions -nous ?

Après la stricte observance de l'hiver qui, revenant aux fondamentaux comme diraient nos journaliste au sujet des lois, c'est-à-dire à la simple ordonnance de l'architecture végétale, certes belle en soi dans son dépouillement, le printemps exulte et se livre aux délices de l'imagination, s'enivre de couleurs, de formes, d'audace, de luxuriance. Rien n'est trop beau, il faut user sans réserve, sans discrétion excessive, des ressources de la nature qui paraissent inépuisables. Il faut également affirmer haut et fort que rien ne meure, que tout se transforme, que rien ne passe, que tout revient, que le silence, le linceul des neige, les grands vents n'étaient qu'une étape obligée, un accident de la vie et du temps ... un oubli d'éternité. 

 

Capturer.JPGDésormais, il fait bon flâner dans ce bien-être retrouvé, s'attarder sur un banc, contempler les déclinaisons savantes de la lumière qui s'attardent volontiers, s'épanchent, posent un film délicat de transparence sur les nuages et les frondaisons, goûter les salades croquantes, bientôt les premières cerises, cueillir les fleurs sauvages, les boutons d'or, les pâquerettes, les violettes timides, les coucous qui annoncent Pâques et ses carillons, surprendre le chant mélodieux des grives musiciennes, des merles et des rouges-gorges, observer la pie en train de fignoler son nid sur la plus haute branche d'une futaie, en un mot comme en dix se laisser gagner par l'allégresse. Quelque chose dans l'air s'est euphorisé, notre quotidien nous semble plus léger à porter, voilà que l'on se plaît à fredonner, que les champs retrouvent leur animation, que les agneaux, les veaux se regroupent sous les ombrages pastoraux, que l'eau a repris un débit primesautier ; oui, que le monde est beau mes amis, que le monde est beau !

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 06:40

 

 

le billet   Se lever du pied gauche....

 

 

 

 

 

 

 

pied-gauche.v2-fnJPG.JPGÀ ne pas prendre par-dessus la jambe...

 

Ainsi, notre vocabulaire et les expressions qui lui sont associées font la part belle à ce qui est droit, blanc et conforme à la ligne directrice. Il voue aux gémonies le gauche, le noir, le courbe, le retors, le gros ou le vieux pour ne citer que ces balourdises supposées les plus répandues.

Il faudrait marquer d'une pierre blanche cette belle journée où ce jeune homme s'est levé du pied droit quand elle sera noire et triste pour cette vieille femme qui, percluse de douleurs, a posé son pied gauche en premier et qui plus est, sur une déjection canine. Les images ont la vie dure et le bien et le mal se partagent aisément la représentation du monde.

Ne cherchons pas à changer notre lexique, il s'impose de manière inconsciente ; il forge une lecture si commode et qui profite toujours aux mêmes, renvoyant les autres à leur terrible chemin de labeur, de douleur et de frayeur. Il faut avoir eu la chance de naître du bon côté, dans la bonne famille, au bon endroit. Les apparences ne sont pas seulement sauves, elles vous sauvent de la misère ou vous y condamnent avec une impitoyable rigueur.

Celui qui est blanc comme un linge passera sa vie dans de beaux draps. Il lui restera à se refaire une petite santé en prenant le soleil et en respirant à pleins poumons l'air de la campagne. Son voisin un peu rougeaud, sera habillé pour l'hiver, porteur du terrible soupçon d'ivrognerie et catalogué dans l'ordre des imbéciles. Si l'habit le fait pas le moine, le faciès condamne plus facilement au délit de sale gueule que les haillons.

Alors, si les cordonniers sont les plus mal chaussés, il leur faut quand même éviter d'aller nu-pieds. Pieds noirs ou pieds ailés, la chaussure évite de vous découvrir tel qu'en vous-mêmes vous êtes réellement : un petit pied ou un pied plat, un homme qui n'avance pas à grand pas sur les sentiers de la vie. Si le soulier n'est pas verni, son porteur ne risque pas de l'être. Qu'il traîne savate ou qu'il ose s'en passer, le voilà rabaissé au rang des damnés de la terre.

Quant à la main, on peut tout aussi bien la passer que la brandir haut, en faire un symbole politique ou bien un outil précieux. La main file tant et si bien qu'elle se fait courante. Elle vous décrypte au travers des lignes qui sillonnent sa paume sans que ce soit un jeu. Elle se dresse pour prêter serment, s'insinue quand elle se fait friponne. Pour le joueur, elle peut être chaude, même glacée ou dans un gant de fer. Elle est inquisitrice ou accusatrice tout en évitant d'appartenir à un camp ou à un autre. La main n'a pas de couleur, nous pouvons l'en remercier.

C'est le cheveu qui stigmatise le plus. Il défrise ceux qui l'ont plat et ne supportent pas les crépus. Les cheveux manquent cruellement à celui qui les perd tout en honnissant ceux qui se refusent à les couper. Ils se colorent de toutes les fantaisies possibles, se portent dressés ou bien en crête et en font voir de toutes les couleurs aux chevelures strictes et ternes, allant même jusqu'à se gonfler en perruque quand la puissance avait besoin de cet artifice pour rendre la justice. Inutile de les couper en quatre, ils sont les premiers marqueurs de la distinction tout en voulant définir les règles de cette même distinction.

La taille vous fait rentrer ou non dans l'ordre des gens bien. Gare à l'embonpoint : il n'est plus de saison. La bedaine est déplacée, la maigreur est délaissée. Il faut du galbe et du muscle, un corps parfait pour avoir le droit de l'exhiber sans quolibets. Pire encore pour les dames qui subissent, en la matière, une dictature de la sveltesse qui ne fait jamais grâce à la rondeur.

Nous sommes des bêtes de foire, jugées à notre croupe, notre pelage et nos frisettes. Nous ne pouvons sortir du rôle que nous assigne notre apparence, terrible préjugé du paraître. Le fameux paraître à la mode est, à ce titre, un prescripteur tout autant qu'un imposteur. Il limite le jugement à ce qu'on donne à voir d'une enveloppe charnelle si peu spirituelle. L'être est ailleurs mais qui s'en soucie dans ce monde factice ?

 

Alors quand vous posez le pied sur le sol au petit matin, prenez bien garde de ne point vous tromper. Vous êtes pris au piège d'une série de jugements imbéciles et trop rapides, de points de vue programmés par des gens qui n'ont d'autre ambition que de vendre du vent. Être dans le vent, seuls les marins devraient s'en préoccuper et je peux vous assurer qu'eux se fichent bien de leur apparence.

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 08:12

 

 

  le billet  Pour un morceau de beurre...

 


 

 

 

beurre.pngEn 2012, un retraité du régime général percevait en moyenne 1040.euros brut par mois et bon nombre d’entre eux, commerçants, ouvriers agricoles, artisans…, moins de 600.euros, 37% en dessous du seuil de pauvreté. C’est peu, direz-vous. Certes. Mais un retraité, ça a peu de frais. Plus besoin de s’habiller pour aller travailler. Pas, ou si peu, de frais de transport d’autant que la marche à pied lui est salutaire. Ça sort très peu, plus de concerts : les idoles de sa jeunesse ont disparu ; plus de cinéma : les films d’aujourd’hui sont si bruyants qu’il préfère le calme des séries de FR3. Plus beaucoup d’appétit : une soupe, un morceau de fromage lui fournissent bien assez d’énergie pour ses rares activités quotidiennes. Pas de vacances non plus : il est en congé toute l’année d’autant que les loyers urbains étant devenus trop chers à son goût, il choisit de partir vivre loin du stress dans quelque campagne perdue pour des vacances perpétuelles. La télé connectée, l’ordinateur, internet, les téléphones à tout faire, très peu pour lui : il n’y comprend rien et tant mieux, c’est autant d’économisé. De plus, il ne risque pas le chômage ou la faillite, il est le seul à bénéficier d’un salaire tous les mois et sans rien faire qui plus est. Bref, un retraité, ça ne dépense rien, ça ne consomme pas, ça ne contribue donc pas à créer de la richesse comme disent ceux qui chaque matin consultent les cours de la bourse.

Lui, croyait naïvement que ce qu’on lui avait prélevé tous les mois sur son salaire pendant quarante ans c’était de l’argent qu’on lui mettait de côté pour ses vieux jours, une sorte d’assurance survie et aujourd’hui, même s’il ne comprend pas pourquoi, il culpabilise un peu quand des messieurs sérieux qui doivent en savoir bien plus que lui, lui disent qu’il coûte cher, trop cher à ses petits-enfants. Ça, ça lui fait mal, il les aime ses petits-enfants alors, il irait bien manifester pour protester, dire que ce n’est pas vrai, qu’il s’est sacrifié toute sa vie pour que ses enfants aient une vie meilleure que la sienne mais à quoi bon : il n’est ni fonctionnaire, ni camionneur pas même employé des transports en commun, bref, il n’a personne à prendre en otage comme disent les media ; alors il peut bien descendre dans la rue, tout le monde s’en fout.

Et puis, enfin, il sait pertinemment qu’il n’est plus là pour très longtemps et s’il est honnête, il doit bien comprendre que personne n’aurait l’idée absurde d’investir dans une entité condamnée à un dépôt de bilan imminent. Alors, quelques euros de moins ne changent pas grand-chose à sa vie ; tout au plus devra-t-il ne plus mettre de beurre dans sa soupe. Un morceau de beurre en moins, l’effort est si dérisoire que c’est bien le moins qu’il puisse faire pour sauver l’économie du pays.

 

 retraite001.jpg

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 08:48

 

  le billet   

 

 

 

Réflexions sur le temps qui passe

 

Comment se répartir équitablement le temps qui nous est imparti ?

Le temps écoulé provient-il d'une fuite temporelle ?

Peut-on être pour un contretemps ?

A-t-on vraiment mesuré la portée du temps ?

Marque-t-on un temps d'arrêt avant de tuer le temps ?

Doit-on octroyer une minute de silence en hommage au temps mort ?

Est-on certain de la durée d'un temps incertain ?

Les conscrits connaissaient-ils la durée de leur temps prescrit ?

Peut-on se faire fort d'imposer un temps faible ?

Un gain de temps, est-ce encore de l'argent ?

L'échelle du temps nous mène-t-elle au ciel ?

Prend ont assez de précautions en gravissant la marche du temps ?

Si le temps joue contre lui, finit-il par gagner ?

Peut-on prendre la mesure du temps ?

Comment se fait-il que le temps nous manque alors qu'il nous en reste encore ?

Le temps des cerises fut-il le noyau dur de la contestation ?

Dans la nuit des temps, que faisait-on du plus clair de son temps ?

Faut-il prendre du recul quand on est en avance sur son temps ?

Faut-il avoir bon goût pour meubler le temps ?

Est-ce que se ménager du temps est une préoccupation domestique ?

Existe-t-il des moyens pour remonter le temps ?

Est-ce que tromper le temps est un motif de rupture ?

Quel est le propre d'un sale temps ?

Peut-on se permettre d'arrêter un temps qui file trop vite ?

Peut-on se payer du bon temps à crédit ?

Le temps finit-il toujours par vous présenter la note ?

Pourquoi le temps présent n'est-il jamais un cadeau ?

Où va le temps qui passe ?

Un temps libre supporte-il d'être mis aux arrêts ?

Est-ce logique que le temps complet refuse du monde ?

La division du temps laisse-t-elle des restes ?

Le partage du temps est-il automatiquement partiel ?

La concordance des temps justifie-t-elle une telle discordance ?

Un temps composé peut-il aisément se décomposer ?

Ai-je bien employé mon temps ?

Aurons-nous le temps de terminer sur un dernier soupir ?

Est-ce notre linceul que file le temps ?

Peut-on expirer son dernier souffle avec l'air du temps ?

La mort est-elle un temps de repos ?

Pour défier le temps faut-il être un trompe-la-mort ?

Un temps fixé vous donne-t-il accès à l'éternité ?

 

Est-ce que la fin détend ?

Alors..

De temps en temps sachons prendre le temps…………….

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 07:25

 

le billet  À Paris à vélo …………..

 

Aussi loin que je me souvienne, le vélo fut mon principal moyen de transport pour aller à l'école, à l'université, au travail, et encore aujourd'hui.

Malgré des dizaines d'années de pratique, je continue de m'émerveiller de la rapidité et de la facilité du vélo : on se faufile partout, on est grisé par le vent de la course, on fait du sport sans s'en rendre compte et, dans la plupart des grandes villes, on dépasse les bus et même les voitures !


« Dans Paris à vélo on dépasse les autos. À vélo dans Paris on dépasse les taxis », chantait déjà Joe Dassin en 1972. Que dirait-il en 2014 ???


Le miracle du vélo à assistance électrique

      À l'âge de 8 ans, je me suis fait voler mon premier vélo, un « vélo d’occasion  » que j'adorais. Depuis, j'ai toujours j’ai eu de vieux biclous ne craignant ni les chocs ni les trottoirs.

Lors de récentes vacances, je me suis fait prêter un superbe vélo électrique tout neuf, ou plutôt un « vélo à assistance électrique ».

Il s'agit d'un vélo sur lequel vous devez pédaler pour avancer. Cela n'a donc rien à voir avec un scooter ou une mobylette. Le casque n'est d'ailleurs pas obligatoire.

Toutefois, dès que vous forcez sur les pédales, un moteur (parfaitement silencieux) se met en route et, miracle, vous filez à toute allure, sans aucun effort ! Démarrages, côtes, dépassements, vent contraire, rouler à vélo devient un plaisir absolu, tout le temps. Y compris si l'on porte une forte charge, comme un enfant sur un siège ou des courses dans ses sacoches, en montée.

Le vélo est doté d'une batterie, qui permet de rouler plus de 100 kilomètres avec l'assistance. Vous pouvez la détacher et l'emporter pour la recharger chez vous, comme un simple téléphone portable, en laissant le vélo dehors.

Lorsque vous roulez, vous pouvez bien sûr couper l'assistance électrique si vous avez envie de vous dépenser ou de prolonger votre itinéraire. Les personnes malades, faibles, âgées ou pressées peuvent aussi renforcer l'assistance pour réduire encore leur effort. Dans tous les cas, le vélo à assistance électrique (VAE) vous permet de vous déplacer beaucoup plus vite et beaucoup plus loin qu'un simple vélo. Et il est presque impossible de ne pas rire de bonheur en filant comme le vent, sans se fatiguer

La fin des vieux vélos ?

      Monter sur ce vélo m'a donné un sentiment de liberté extraordinaire. Je me suis dit que, d'ici cinq ans, les vélos à assistance électrique auraient remplacé la plupart des vieux vélos. De nombreuses personnes aujourd'hui convaincues qu'elles sont obligées de prendre leur voiture changeront pour ce nouveau véhicule, qui pourrait transformer radicalement l'atmosphère de nos villes.


Enfin, j'espère (fortement) que le vélo électrique, discret et silencieux, contribuera à enrayer la progression effrayante des scooters et autres « engins à trois roues » dont le bruit, l'aspect et la vitesse évoquent souvent des créatures infernales sorties des entrailles de la terre pour terroriser le promeneur, le vieux monsieur ou la femme enceinte sur le passage piétons.

La Chine très en avance sur l'Europe

      Pas moins de 20 millions de vélos à assistance électrique (VAE) ont été vendus en 2013 en Chine !! C'est 90 % de la production mondiale.


Le VAE typique en Chine peut faire jusqu'à 100 kilomètres avec une charge, atteint 45 km/h, et coûte à peine plus de 200 euros. Plus de 125 millions de VAE sont en circulation, contribuant puissamment à éviter les engorgements des grandes villes qui seraient, sans cela, encore plus invivables.

En Europe, par contre, un VAE coûte 1 500, 2 000 euros, et souvent plus encore.

Pas étonnant, donc, que les ventes y soient ridiculement faibles. En France, 98,4 % des vélos vendus ne sont pas des VAE. Ce sont de simples vélos traditionnels, pratiques, mais réservés aux personnes qui ont une bonne forme physique et qui ne vont pas très loin.

Dans nos villes, malgré les grands discours des politiques et les milliards dépensés pour créer de pseudo « pistes cyclables » dont l'utilité principale est d'embêter les automobilistes et de servir de parking aux livreurs, le vélo reste un moyen de transport complètement marginal, réservé à quelques écoliers, quelques écologistes, et quelques habitués comme moi qui font ça depuis qu'ils sont petits.

Des progrès très rapides

Les choses pourraient toutefois changer très vite. Un engouement est en train de se créer autour de VAE conçus par des « créateurs », qui les rendent toujours plus efficaces, toujours plus beaux et, on l'espère, bientôt plus accessibles à tous financièrement.

La dernière innovation en date est d'avoir intégré tout le système de batterie à l'intérieur même du cadre du vélo. Autrement dit, à quelques détails près, vous ne vous apercevez même plus qu'il s'agit d'un VAE, et non d'un simple vélo traditionnel !

Vous pouvez voir un nouveau prototype, exposé ce mois-ci dans une foire à Las Vegas.

Le prix, 3 500 dollars, est prohibitif. Mais je suis convaincu que des vélos semblables seront très bientôt produits à la chaîne, et qu'ils deviendront accessibles à toutes les bourses.

Mais d'ores et déjà, si vous avez un marchand de vélos à proximité de chez vous, je vous encourage à faire un essai sur un VAE. Cela pourrait vous donner envie, vous aussi, d'adopter ce moyen de transport moderne, respectueux de l'environnement, et sacrément amusant.

      Cerise sur le gâteau c’est bon pour la santé

Enfin, est-il utile de préciser que faire du vélo est bon pour la santé ?


Le vélo, même avec une assistance électrique, développe l'endurance cardio-vasculaire et musculaire.

Il sollicite tous les muscles du corps, de la tête aux pieds ou presque : abdominaux, pectoraux, bras, dos, fessiers et surtout les jambes. Il les affine et les rend plus toniques et puissants.

C'est un excellent moyen de faire la chasse à la cellulite : le mouvement de flexion-extension de la jambe relance la circulation, fait travailler les muscles profonds et améliore donc significativement la circulation.

Enfin, il développe l'adresse et l'équilibre.

Vous serez peut-être intéressé de savoir qu'il est inutile de faire des centaines de kilomètres à vélo, tous les dimanches, pour profiter de ces bienfaits. Au contraire, à haute dose, la région lombaire est trop sollicitée et risque de devenir très douloureuse.

Le mieux est d'utiliser le vélo pour vos trajets quotidiens (travail, école, courses, visites...) et pour des promenades d'agrément quand il fait beau. Ce qui est le cas en ce moment !

Alors tous à vélo !  mais pas que dans Paris comme nous chantait Joe

Bon Dimanche ! à vélo...............

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 08:19

 

le billet  Pruneaux d'agents ...

 

 

Il est fini le temps du courrier que l'on guette, le temps des lettres enflammées, d'amour ou d'amitié, de luttes ou de complicité ; il m'arrive d'oublier d'ouvrir ma boîte.

 

Ce matin, observant le ciel pour savoir si le soleil aller être de la partie pour toute la journée , arriva le facteur, sans casquette ni uniforme, jeune mec sympa qui dit bonjour , me glissa deux enveloppes en mains. Un relevé bancaire et une autre du même gabarit ; voyant que je cherchais à identifier  la seconde enveloppe , en principe s'égosilla t'il ce genre de courrier contient des prunes du Calvados !il arrive tout droit de rennes  ! ! j'ai pris le temps de finir mon café, de vider ma machine avant de chausser mes lorgnons, savoir si je pouvais finir le mois en mangeant. il est vrai que je viens juste de changer mes verres donc du cout le petit rectangle gris et blanc en haut à gauche soudain se révèle : République Française, et en tout petit : Liberté* Égalité* Fraternité.Ah bon !.....que ce passe t'il ?

Une envie de ne pas lire qui renifle les emmerdes ; un papier orange, Notice de paiement, un papier vert, Avis de Contravention, et un bleu, Formulaire de requête en exonération. Je sais tout sur les moyens de paiement, puis en tout petit : date limite de paiement minoré : le 9 août !

Sur le vert, peu ordonnée dans ma lecture il est vrai, j'apprends que l'appareil de contrôle a été vérifié le 15 mars 2013 !

Dans une case à gauche, noyée, au milieu d'autres infos sur les lois de la route je lis que mon véhicule a été contrôlé à 123km/h alors que la vitesse autorisée était de 110 ! Incroyable ! J'arrive rarement à 100, et encore faut-il que j'aie le vent dans le dos et que je roule en descente. J'avance prudemment dans ma lecture et je m'aperçois que le 5 juillet je me suis fait gaulée sur l' A13, direction Caen vers Paris, à Guerville ! 45 euros si je paye tout de suite et un point de moins sur mon permis trois volets !

De ma vie je n'ai jamais traîné là-haut, on ne m'a pas volé ma voiture. « Je n'ai rien perdu dans ce pays » comme on dit chez moi !

Je suis embarrassée.

Une vieille blessure ravive sa cicatrice, et me voilà prête à pleurer sur mon triste sort de malchanceuse.

C'était il y a trois ans et je partais, pas gaiement, mais sans tristesse non plus, enfin comme on va faire les courses et j'aperçus l'orange du coin de l'œil en passant le carrefour ; cinquante mètres plus loin , il y avait les flics, ces beaux gars bronzés sous leur tenue de motards ! Rien à foutre ! Je roulais à cinq à l'heure et me penchai un peu en avant pour regarder la vitrine d'une copine à qui j'avais prêté quelques objets pour sa déco, j'ai bien dû faire quinze mètres comme ça. Un des flics était au milieu de la route, je passai devant, à trente centimètres, et l'autre, un peu plus loin me fit signe de me garer ! Allons bon ; je n'ai pas appuyé sur le champignon pour le fuir, je me suis docilement arrêtée. J'ai coupé le moteur et attendu bien dix secondes avant d'entendre : « C'est pas beau madame de mettre sa ceinture quand on voit les gendarmes ».

J'ai senti comme un affaissement, dépourvu humour, sur mon siège ; on sait ce qu'il en est de ces gens-là : ils sont assermentés. Waouh.

Je l'aurais bouffé, je me suis retenue, mais la colère sortait des oreilles et du nez comme la vapeur chez le taureau furieux. J'ai refusé de signer son con de papier ; il faut dire qu'on ne se fait pas prendre deux fois à la soumission volontaire.

J'ai écrit une lettre, deux lettres ; et j'ai payé. C'est Confucius qui m'a conseillée.

Ainsi donc, j'étais repartie dans ce cirque ? Me revenait en mémoire l'histoire d'un pauvre type qui vivait pas comme les autres et qui avait été accusé d'assassinat ; il est resté longtemps en taule, a failli y crever, avant d'être innocenté.

Mais pour une ceinture, faut pas rêver, personne ne se bougera le cul pour moi.

Pour une prune, même au calva, pas plus.

C'était en septembre ; cette année avait bien commencé, début février, avec un pruneau d'agent ; ce coup là, je traversais la route pour aller me garer un peu plus loin avec ma grosse bétaillère, mon vieil ordi en panne, installé de manière très instable sur le siège du passager ; c'était un samedi, il était six heures du soir et des copains, au moment où j'allais partir vers quatre heures de l'après-midi, s'étaient attablés dans ma cuisine, me bassinant pendant deux plombes avec leur réussite. Je bouillais mais n'en montrais rien, on ne casse pas ainsi la gentillesse de ceux qui l'ont de venir vous dire bonjour.

Il y avait deux flics au carrefour qui avaient dû s'ennuyer ferme, peut-être pendant le même temps ; ils m'arrêtent, je me gare, je mets un bon moment à trouver mes papiers ; ils tournent autour du véhicule, ne voient rien de spécial, auscultent les papelards et découvrent la faille : j'avais un retard pour mon contrôle ! D'habitude je reçois un papier leur ai-je dis d'un ton naturel, sûre que cela était sans répartie ; mon retard aurait pu se compter en heures : trois jours ! Rien à faire, il leur fallait au moins une valse ce jour-là. C'était le temps, non révolu me semble-t-il, où il fallait « faire du chiffre » !

C'est curieux, quand on se fait chopper, c'est jamais en sortant du bureau de tabac où l'on vient d'apprendre qu'on s'est gagné le gros lot au loto, ni quand on court, guillerette, au rendez-vous avec un mec rencontré au bal du samedi d'avant, sûre d'avoir mis la main sur son homme du mois ! Non, c'est quand il y a déjà plein de galères dans votre vie.

En rentrant chez moi après avoir, dans un fol espoir, acheté une nouvelle souris, je consultai l'avis. 90 euros tout de même, mais pas de point en moins ; j'aurais préféré l'inverse mais on ne m'avait pas donné le choix ; toute à ma colère abattue, je lisais tout, même les très petites lignes, et là, j'ai vu qu'on pouvait envoyer un chèque plutôt qu'acheter un timbre.

Cette découverte me donna une idée.

J'ai pris un beau papier blanc, ma plus belle plume et d'une belle écriture cependant lisible, j'expliquai qu'à mon humble avis, les montants devaient être calculés en fonction d'un salaire médian et comme je ne touchais que le quart de celui-ci, comme à crime égal punition égale... alors... c'est ce que je fis, je signai un chèque de vint deux euros et cinquante centimes, en spécifiant que ceci était un acte de désobéissance civique, revendiqué et assumé.

Cela m'a mise en joie. À ce jour, je n'en ai pas encore eu de nouvelle... mais il paraît qu'il faut cinq ans avant que l'affaire soit classée !

 

Cela n'empêchait pas de devoir passer le contrôle, une heure d'attente, tout va très bien, ça fera cinquante euros ! On se demande quel imbécile n'entretient pas sa voiture ; s'il ne le fait pas c'est qu'il n'a vraiment plus les moyens, alors, on le fait aller à pied, c'est pour l'égalité, la fraternité du stop, ce n'est pas service compris.

Donc, les lorgnons au bout du nez, m'interrogeant sur la marche à suivre et bien que peu encline à faire confiance à la police, je me suis résolue à aller à la gendarmerie demander conseil.

Les gendarmes sont bien gardés ; on n'entre pas là comme dans un moulin, bien que pour ma part je ne sois jamais rentré dans un moulin. Soudain, le grand portail s'est ouvert sur trois types qui sortaient ; j'ai profité de l'occasion. Mais au bout de cinq minutes d'attente dans le hall, j'ai compris qu'il aurait mieux valu m'annoncer ! Je suis ressortie par le même portail, et m'arrêtant devant la porte « piétons », j'ai sonné.

Une voix m'a répondu « je vous ouvre » ; j'attendrais encore s'il ne s'était pas manifesté ; j'attendais un « clic », un « clac », un indice. Rien. La porte se déverrouille en silence.

J'annonçai ma petite affaire, m'attendant à des requêtes immédiates, des preuves, des accusations ! Que nenni : « Vous allez faire un dépôt de plainte » me dit le jeune flic qui avait une bouille sympa ; « mon collègue s'en chargera ».

Rendue dans leur bureau, je me suis assise et j'ai attendu ; il leur a fallu trouver le modèle à suivre ; puis j'égrenais, au fur et à mesure de la demande les papiers idoines.

Il faisait chaud sans plus, la fenêtre ouverte, apportait un léger courant d'air ; pas de clim.

Le décor était d'une telle banalité que mes yeux n'y cherchaient rien. Ils avaient tort. À un moment, le gentil flic du début qui fumait son clop discrètement, a fait un geste que j'ai suivi du regard : avec sa main droite , il a sorti de nulle part sur sa gauche, une petite languette jaune, et l'a portée à un être que je n'avais pas remarqué jusqu'ici : un oisillon ; celui-ci a becqueté la nourriture, et a chié dans le foulée sur le papier sur le support duquel il était agrippé.

Quelle merveille ; un petit chardonneret me dit-il, extirpé de la gueule d'un chat « ça fait cinq jours qu'il est là, ça a l'air d'aller ! ».

On a parlé oiseau, pendant que le collègue tapait ses lignes ; « profession ? » « Aucune pour le moment » !

On a déconné deux minutes sur l'emploi des seniors !

Interruption communication ; je n'entendais que les réponses, ou les interrogations : « Vous voulez porter plainte pour le vol du niveau ? » ; rendez-vous pris l'après-midi « pas avant quinze heures ».

En raccrochant, un discret « je craque », audible pourtant.

 

Pendant ce temps l'homme à l'oisillon m'expliquait qu'il pouvait s'agir de l'automate qui, clichant une plaque étrangère, avec son intelligence d'automate, s'est rapproché doucement de moi ! Mais il se peut, dit-il, que des gens falsifient leurs plaques, au plus proche des leurs - s'ils sont pris, ils jouent la surprise et ne risquent vraiment pas grand-chose -, alors, dans ce cas, j'aurai intérêt à demander mon changement de numéro.

« Vous comprenez » dit-il, « sur le périphe à Paris, c'est tous les cent mètres qu'ils vont foutre des radars ; les gens craignent pour leurs points ! Sans permis, on ne peut plus aller bosser !! »

Dernières retouches au dépôt de plainte, signature ; j'ai remballé mes paperasses dans mon enveloppe et j'ai dit : « Ça vous a occupés ! »

Le petit maigre basané qui s'était coltiné le boulot me dit en souriant : « oui ! Sinon, pendant ce temps, on se serait fait chier ! »

Voilà bien les flics comme je peux les aimer, nourrissant un oisillon, levant les yeux au ciel devant, comment, l'inénarrable mesquinerie des gens, voyant les choses comme elles sont !

« Fais lui une copie du dépôt de plainte » demanda l'homme à l'oiseau au second « comme ça, si ça se reproduit, vous n'aurez pas besoin de revenir ; en revanche, là, vous aurez intérêt à changer vos plaques !! ».

Ah ! Au fait, votre permis trois volets détachés, il n'est plus valide !

Et ça me coûtera cher ?

Non, c'est gratuit :

Et il faudra que j'aille à la Préfecture ?

Non, à la mairie, ça suffit.

Dommage, sur mon permis, la photo de mes vingt ans : c'est plus plaisant quand même, non ?

Rires.

 

Au revoir et merci.

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