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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 07:52

 

 

Le Billet Du Dimanche .Logo.JPG.FN2013  Éveil de printemps

 

 

 

Le temps des jardins est revenu. Après un long hiver marqué par un taux d’ensoleillement le plus bas que l’on n’est jamais connu, il nous faut retrousser nos manches et attaquer les premières mesures de remise en état du jardin. Pelouse, haies, potager, banquettes et bordures n’attendent que cela : leur remise en état. Un peu de chaleur et quelques rayons de soleil ont asséchés les sols et rendu le jardin plus praticable.

 

 

P5043481.jpg.mt.01.jpg

 

Pour certaines plantations il ne faut pas oublier que les Saints de glace ne sont pas encore tous passés : Saint Mamert le 11 mai, Saint Pancrace le 12 mai et enfin Saint Servais le 13 mai. Bien que les relevés de la météorologie nationale ne confirment pas cet état de fait, la croyance populaire reste vivace. Agriculteurs et jardiniers s’en tiennent-au bon vieux dicton : « Saints Pancrace, Servais et Boniface apportent souvent la glace. ». Qu’on se le tienne pour dit, pas de semis en pleine terre avant le 13 mai.

La pelouse, par son volume et son espace attire la première notre attention. Les dernières semaines lui ont apporté soleil et pluie, il n’en fallait pas plus pour que l’herbe pousse. Attention à ne pas trop repousser la tonte de la pelouse, une fois l’herbe trop haute, c’est la tondeuse qui se trouve à mal, et parfois il faut même en passer par la faux, comme autrefois. Sinon, une première tonte en réglant au plus haut la tondeuse s’impose, puis le temps que l’herbe se remette de cette coupe un peu hâtive, il faudra procéder 4 ou 5 jours après à un deuxième passage, au plus court cette fois. Ne cédez pas à épargner la si jolie pâquerette qui a prospéré et dont le charme vous va droit au cœur, sa vigueur est telle qu’elle redressera ses petites couronnes blanches au plus vite.

Vous vous rappelez avoir placé à la fin de l’automne nombres de bulbes (tulipes, narcisse et jonquilles..) qui vous émerveillent aujourd’hui, et bien il est encore temps ces jours-ci de mettre en terre bulbes et racines de lys, de pivoines (merveilleuses pivoines), de frazias… C’est utilement que vous composerez vos massifs et compenserez la perte inévitable de vos merveilleuses tulipes…

Enfin les pépinières vous proposent toutes sortes de plantes d’ornements pour le plaisir des yeux, mais sachez que ce n’est pas toujours la meilleure manière d’implanter durablement des fleurs et des plantes dans votre jardin. Ainsi pour les rosiers, mieux vaut prévoir leur implantation à la fin de l’automne, même sous formes de racines, que de s’offrir ce magnifique rosier couvert de fleurs…. Mais qui la plupart du temps ne prendra pas racines.

P5033476.jpgEnfin pour le potager cela devient urgent, de retourner la terre que vous aviez déjà préparée avant l’hiver. Pour les plus pressés et les moins aptes au jardinage, tous les légumes s’achètent sous formes de plans à repiquer. Faites-vous plaisir, à la campagne ceux-ci ne sont pas chers, ils vous font gagner du temps sur le calendrier de la récolte et évitent les désagréments des semis qui ne lèvent pas ou encore qui gèlent… respectez les consignes de profondeurs et d’espacement. Ceux-ci ne sont pas les mêmes entre des plants de courgettes, des pieds de tomates et de fraises. N’oubliez pas de mettre un peu de compost au fond de votre trou et de le mouiller avant d’y placer votre plant.

Du travail, beaucoup de travail et d’efforts en perspectives, mais aussi de la joie et du bonheur, la nature est une amie fidèle, même si elle peut se révéler parfois capricieuse.

 

 

Papy................

 

 

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 07:28

 

 

Le Billet Du Dimanche .Logo.JPG.FN2013

 

 

 

 

 

La flemme du samedi

 

 

 

 

Elle est bien étrange cette flemme. Toute la semaine, on s’est demandé comment on allait

tenir jusqu’au weekend, comment mettre un pied devant l’autre, comment juste avancer

dans ce flot de pingouins parfaitement dressés et docilement habitués. Et voilà qu'une

fois libéré de toute cette pression  nous sommes incapables d'en profiter, à l'instar d'un

prisonnier ne supportant pas la lumière du jour le premier jour de sa sortie de prison.

 

 

Les symptômes de cette affliction hebdomadaire sont assez hétéroclites : interrogation (« si je me lève, qu'est-ce que je vais foutre, bordel ? »), mauvaise foi (« il faut que je récupère de cette semaine harassante… »), Raisonnement absurde (« si je me lève, je vais me sentir obligé de faire pleins de trucs, or le week-end c'est fait pour en profiter non ? » – le tout étant de définir le profit à tirer de cette période dite de repos), mais le principal reste quand même la paresse (« bon j'ai vraiment envie de pisser…pfft… y’a pas une bouteille qui traîne quelque part ? »).

 

La paresse nous permet de nous extraire du jeu dont nous sommes tous un peu prisonniers, ce jeu qui consiste à courir toute la semaine après quelque chose dont le sens nous échappe profondément. Ce sens qui nous est sans doute apparu un jour, mais qui, depuis un temps certain, s'est fait la malle (et on le comprend, inutile de souffrir à plusieurs). Heureusement, c'est un jeu qui possède quelques passages secrets. On peut, par exemple, faire semblant de courir (que le premier qui n'a jamais dit à son chef "je suis dé-bor-dé" en fermant Facebook dans le même mouvement me jette la première souris sans fil). On peut aussi se débrancher totalement pendant quelques temps (le retour à la réalité est, cependant, rude en général, cette pratique ne peut être répétée régulièrement sous peine de burnout sévère).

On peut aussi prendre le temps. Hein ?! Quoi ?

Qu’est-ce qu’il dit le connard du blog ?


J’ai dit : prendre son temps.

Regarder les autres courir. Changer de référentiel. Regarder le monde s’écouler et accepter de ne plus faire partie du fleuve pour quelques instants. A un moment, il est probable que, comme ils courront tous dans le même sens, s'ils vous regardent, c'est vous qu'ils verront bouger, un peu comme des touristes sur un bateau mouche voient défiler celui qui sirote un verre de vin sur les quais.


Car finalement, et s’il faut trouver un but à tout – même là où il n’y en a d’autre que le simple fait de paresser pour paresser – la paresse autorise la pensée. Pas une pensée formatée, avec une thèse, une antithèse, une synthèse et des prothèses de comme-il-faut, mais une pensée libre, qui s’évade. Une pensée qui prend le temps, elle aussi, et un peu de recul. Une pensée qui vient de loin. Une pensée qui a voyagé, s’est perdue, puis s’est retrouvée là, par hasard. Le genre de pensée qui émerge avec prudence, presque timide, et qu'on ne peut pêcher qu'en étant allongé, oisif, et lorsqu’on lui laisse tout l'espace laissé vacant par nos petites lobotomies quotidiennes : « vas-y petite pensée, prend tout ce qu'il te faut, je ne m’en sers pas de toute façon ».

 

La paresse est, en ce sens, essentielle à notre survie spirituelle. Car cette course ne nous mène qu’à un seul endroit : une vie de clone qui n'a plus le temps de rien, plus le temps de vivre vraiment.

Tiens, je suis en train de me rendormir. Mes pensées construites m’échappent. Je plonge dans un abyme déstructuré et sans limite. M’y rejoindra-t-elle ?

Ça y est je me souviens pourquoi je suis resté au lit.

Sacrée paresse. Elle a plus d'un tour dans son sac de couchage.

 

flemme.1

 

Les Stat..........

 

 

1 : En 1832 un salarié travaillait 3041 h. par an. En 2000, il travaille deux fois moins (1441 h.). Source : O. Marchand, C. Thélot, Le travail en France (1800-2000), Nathan, Essais et Recherches, 1997. En 1800, le travail représentait près de 50 % de la vie éveillée et le temps libre 10 %. En 1996, le travail ne représente plus que 10 à 12 % du temps éveillé tandis que la proportion du temps libre est montée à 30 %. Source : rapport du CES (Conseil économique et social) La place du travail (juillet 2003).

2 : Le « travail décent » tel que défini par l’OIT (Organisation Internationale du Travail) présente les caractéristiques suivantes : possibilité d’exercer un travail productif et convenablement rémunéré ; sécurité au travail et protection sociale pour les familles ; amélioration des perspectives de développement personnel et d’intégration sociale ; liberté pour les êtres humains d’exprimer leurs préoccupations, de s’organiser et de participer à la prise des décisions qui influent sur leur vie ; égalité de chances et de traitement pour l’ensemble des femmes et des hommes. Plus d’infos sur http://www.ilo.org/public/french/decent.htm. Ainsi, ce n’est pas le travail qu’il faudrait « réhabiliter » mais plutôt le travail décent, au sens de l’OIT, qui est lui en perte de vitesse...

Créée en 1919 par le Traité de Versailles, l’OIT (177 États Membres) est devenue en 1946 la première institution spécialisée du système des Nations Unies. De par sa structure tripartite, elle est la seule organisation mondiale dont la politique et les programmes sont arrêtés par les représentants des employeurs et des travailleurs sur un pied d’égalité avec ceux des gouvernements.

 

Papy.............

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 07:18

 

 

  Le Billet Du Dimanche .Logo.JPG.FN2013    Le bonheur qui s’achète...

 

 

 

 

 

 

Méfiez-vous de ce bonheur qui s’achète…

 

 

 

 

le bonheurNos sociétés vivent dans l'illusion du bonheur qui se vend et s'achète : la société de consommation nous incite à acquérir de multiples objets, vêtements, portables, ordinateurs, téléviseurs, robots ménagers.

C'est là un bonheur purement matériel qui privilégie l'avoir, la possession mais ce bonheur-là n'est, en fait, jamais satisfait car l'homme contemporain désire toujours plus, d'autant que les progrès constants nous offrent la possibilité d'acheter des objets toujours plus performants, plus perfectionnés... des i-phones, des i-pads, des tablettes en tous genres.

On entre dans un monde d'envie insatiable 

Parallèlement, l'avenir paraît toujours plus incertain et nébuleux : si on a accès à toutes sortes de progrès, l'espoir semble nous être refusé : l'avenir est inquiétant, plein d’angoisses, de tourments...

Si l'avenir paraît sombre, on ne voit plus de perspectives : sans cesse, des régressions sociales sont envisagées : augmentation des impôts, des prix, recul de l'âge de la retraite, conditions de travail toujours plus accablantes.

Le vrai bonheur semble alors nous échapper : le bonheur de vivre le présent avec sérénité et aussi de se projeter dans l’avenir...

Le vrai bonheur consiste à partager, à profiter de joies simples et le monde dans lequel nous vivons nous éloigne de ces bonheurs ordinaires : nous sommes envahis d'écrans, de portables, d’ordinateurs, autant de filtres qui nous éloignent de la réalité. On en vient à oublier les êtres, la nature qui nous entoure.

Nous passons parfois plus de temps devant des écrans que devant la réalité. Le monde virtuel s'impose à nous, nous submerge.

Mais ce monde-là ne nous permet pas de voir la forme réelle des objets, leurs odeurs, ni de les toucher : il faut veiller à ne pas perdre ce contact avec le réel si précieux.

Au travail, les écrans nous envahissent mais aussi dans nos maisons où les jeunes et les adultes y passent désormais beaucoup de temps.

Le vrai bonheur est bien fait de joies très simples : une promenade dans la nature, du temps passé au jardin, des amis, la famille.

Il faut aussi que nous soit redonné l'espoir en l'avenir : or, nos sociétés en crise perpétuelle ne font que nous précipiter dans des abîmes d'angoisse et d'incertitudes.

Moralité : Le bonheur ne peut être vécu pleinement que dans la sérénité, l'impression de progresser, de s'épanouir............

 

 


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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 07:23

 

 

   Le Billet Du Dimanche .Logo.JPG.FN2013

 

 

 

 

Seuls les + de 50 ans peuvent comprendre... !

 

 

 

 

 

 A la caisse d'un supermarché, une vieille dame choisit un sac en plastique pour ranger ses achats.

 La caissière lui reproche de ne pas se mettre à l'écologie et lui dit:

- Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique.

Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources !

La vieille femme s'excuse auprès de la caissière et explique :

- Je suis désolée, il n’y avait pas de mouvement écologiste de mon temps.

Alors qu'elle quitte la caisse, la mine déconfite, la caissière ajoute :

-  Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à nos dépens.

- C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps !

 Alors, un peu énervée, la vieille dame fait observer qu'à l'époque on retournait les bouteilles de verre consignées au magasin.

- Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau : Les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique. 

 Elle ajoute :

 De mon temps, on montait l'escalier à pied: on n'avait pas d'escaliers roulants et peu d’ascenseurs.

On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues : On marchait jusqu'à l'épicerie du coin.

Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

 On ne connaissait pas les couches jetables : On l’avait les couches des bébés.

On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge, pas dans un machine de 3 000 watts.

On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour sécher les vêtements.

On ravaudait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une sœur à l'autre.

Mais, vous avez raison, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

 On n'avait qu'une TV (quand on en avait…) ou une radio dans la maison ; pas une dans chaque chambre.

Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l'État du Texas.

On avait un réveil qu’on remontait le soir.

Dans la cuisine, on s'activait pour préparer les repas ; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu'EDF en produit.

Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.

On n'avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou autoportées : On utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon.

 On travaillait physiquement; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité.

 Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

On buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif.

On n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter.

On remplissait les stylos dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo.

On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations.

 Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

 Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l'école à vélo ou à pied au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 heures sur 24.

 Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille- crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée.

 Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.

  On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui.


ALORS NE VIENS PAS ME FAIRE CHIER...

AVEC TON MOUVEMENT ÉCOLOGISTE !

 

 Après l’avoir lu ….

 

Merci de ne pas jeter ce message afin de préserver l’environnement


 

 Mais ne vous privez pas de le diffuser ou le  faire lire…

 

Merçi.....   papy

 

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 07:21

 

 

 

  Le Billet Du Dimanche .Logo.JPG.FN2013  

 

 

 

 

Monsieur le Député,

 

 

 

 

 

Au moment où vous débattez en notre nom de la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, je souhaite poser à ceux qui s’apprêtent à la voter les questions suivantes auxquelles les centaines de milliers de Français ayant défilé le 13 janvier dernier dans les rues de Paris, et les millions d'autres qui les soutiennent, sont en droit d’attendre une réponse sans faux-fuyants. 

Une seule réponse argumentée, qui mettrait en défaut sans équivoque possible l’évidence des faits invoqués, suffirait à ébranler notre conviction d’être en droit de lutter par tous les moyens contre l’instauration de cette loi. Sans invalidation précisément argumentée de ces évidences, rien ne pourrait en effet justifier le refus du gouvernement d’entendre la voix de tous ceux, riches ou pauvres, croyants ou non-croyants, anonymes ou autorités reconnues, hétéro ou homosexuels, dont ce projet de loi méprise les valeurs. Ils lui demandent de ne pas priver les Français de cet acte civil rendant public l’union d’un homme et d’une femme, en achevant de vider le mariage de tout son sens pour l’élargir aux personnes de même sexe et transformer ainsi sa nature même afin de satisfaire une minorité d’homosexuels qui, dans leur grande majorité, se moquent pourtant éperdument de cette institution jugée dépassée. Malgré la lente et inexorable dégradation depuis une cinquantaine d’années environ des valeurs de respect et de fidélité mutuelles que le mariage a normalement pour fonction de servir et d’inscrire dans la durée, de très nombreux Français en effet tiennent encore à cette institution qui octroie respectivement à un homme et une femme le statut de mari et de femme et les engage solennellement à se devoir respect et fidélité pour accomplir leurs vocations naturelles de père et de mère et assumer jusqu’au bout l’éducation de leurs enfants. La spécificité de cet engagement solennel, qui traduit une volonté commune de fonder une famille pour protéger une filiation désirée, peut et doit être reconnue par la loi, sans enfermer les homosexuels dans un déni de réalité qui les légitime à s’estimer victimes de discrimination pour le simple fait de ne pas avoir accès naturellement à la paternité et à la maternité, ce qui condamne du même coup la société à leur accorder artificiellement ce "droit à l’enfant" qu’ils seront ainsi en droit d’exiger par tous les moyens (adoption, PMA, gestation pour autrui).

La position dogmatique adoptée par le pouvoir en place, qui se contente d'une condamnation de principe globale et souvent biaisée de tous les arguments invoqués par les opposants au projet accusés d’homophobie rampante ou de violence envers les familles homoparentales, sans accepter d’en débattre dans le détail, peut en effet laisser craindre que notre représentation nationale en soit réduite à se laisser imposer un texte dont la teneur relève plus de l'idéologie que d'une véritable pensée politique fondée.

Avec la conviction que vous saurez faire entendre notre voix au gouvernement et obtenir les réponses qui s’imposent aux questions posées, je vous prie d’agréer monsieur le Député, l’assurance de mon plus profond respect. 

 

Papy.......

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 07:07

 

 

  Le-Billet-Du-Dimanche-.Logo.JPG.FN2013.jpg

 

Enfin .... des coupables,

 

 

Seniors et saignés !

 

 

L'enquête a été longue et difficile. Mais on a enfin réussi à

identifier les odieux profiteurs suspectés de maintenir à peu près

leur niveau de vie en période de crise.

On les appelle des retraités.

En fait, ce sont des paresseux qui, après 42 années

d'activité, donnent un mauvais exemple aux jeunes sans emploi en

jouant aux boules ou en réchauffant leurs rhumatismes au soleil.

Il était donc grand temps d'imposer davantage leurs pensions.

Ce rabotage de niche fiscale est d'autant plus urgent que,

grâce au progrès de la médecine et de la chirurgie, ces séniors

prétendent vivre de plus en plus longtemps sans se préoccuper

de la santé de leurs caisses de retraites.

Et puis, au moins est-on certain que, contrairement à d'autres contribuables

plus valides et plus fortunés, ils ne battront pas en retraite pour fuir un pays où

les technocrates de Bercy seront un jour les derniers actifs!...

C'est vrai que la rumeur enfle de toute part : ces salauds de

retraités qui ont travaillé pendant les trente glorieuses, voilà de

nouveaux bons boucs émissaires (avec « les riches ») pour cracher

au bassinet. Voilà une belle réforme pour la « France juste » que

les guignols au pouvoir nous concoctent !...


  

 

Papy.............................

 

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 07:01

 

 

  Le Billet Du Dimanche .Logo.bon

 

 

 

 

 

Alerte rouge sur la sur-rémunération

 

 

 

alerte-rouge.png

 

 

Juste après avoir ouvert son journal télévisé de 20 heures mardi sur les chiffres du chômage, France 2 a diffusé un reportage mettant en exergue les avantages versés aux fonctionnaires outre-mer. Le ton employé dénonce clairement les inégalités entre habitants d’une même collectivité du fait de l’existence de ce dispositif. Il insiste également sur le contexte de crise, et la nécessité de faire des économies.

 

Son titre est clair :

 

 

 

 

"Nouvelle-Calédonie : paradis… des fonctionnaires".

 

 

 

 

« Ses plages, ses cocotiers et ses fonctionnaires »

Il commence ainsi : « A 24 heures d’avion de Paris, la Nouvelle-Calédonie, un petit bout de France dans le Pacifique avec ses plages, ses cocotiers et ses fonctionnaires » .

Les deux envoyés spéciaux de France 2 donnent la parole à un professeur de Bâtiment récemment arrivé de France. Il dit gagner 3.500 euros par mois au lieu de 2.000 euros, voire 2.200 avec des heures supplémentaires : « Cela fait 80% de salaire en plus » . Vient ensuite la liste des autres avantages : prime de déménagement, aide au logement plafonnée à un tiers du loyer, prime d’éloignement de 26.000 euros pour deux années de service… « vu de métropole, cela fait envie », commente la journaliste.

Elle égrène quelques exemples de sur-rémunération : +40% aux Antilles, +84% à Tahiti et triplement du salaire à Saint-Pierre et Miquelon. Le coût de ces sur-rémunérations représente 1,3 milliard pour l’État en 2008, dit-elle.

La seconde partie du reportage commence ainsi : « Loin de l’Outre-mer, Paris et la crise » et de poser en substance la question : « Alors que l’État cherche à renflouer ses caisses, doit-on supprimer ces avantages ? » .

« Plus de raison à cette sur-rémunération »

Marc Laffineur(député élu de la 7ième circonscription du Maine-et Loire) souligne que ces primes datent de l’époque où il fallait des semaines de bateau pour aller de France à ces territoires, et où il n’y avait pas les mêmes services publics. « Maintenant on y va en quelques heures, il n’y a plus de raison à cette sur-rémunération » .

La parole est donnée à un membre de la Fédération des fonctionnaires de Nouvelle-Calédonie, qui indique que la sur-rémunération permet de compenser la perte de pouvoir d’achat due à la cherté de la vie. « Une indexation supérieure à l’écart de prix » , tempère aussitôt la journaliste, avant de donner le point de vue d’un fonctionnaire favorable à la suppression de la sur-rémunération : « Des fonctionnaires nombreux et bien payés. Notre économie est artificiellement surévaluée. Nous avons le plus fort taux au monde d’inégalités sociales » .

« Arrêter la pompe à fric »

Pour sa part, un professeur d’Économie en poste en Nouvelle-Calédonie note que si l’on peut soutenir artificiellement une économie par des sursalaires ou des emprunts, se pose la question de savoir qui paiera plus tard. Ce sera toujours le contribuable, les générations futures. « À un moment, il faut arrêter la pompe à fric » . Au bout de 4 minutes, le reportage se termine pour dire que depuis Giscard qui avait réduit la sur-rémunération, « personne n’a voulu faire de vague » . Mardi, des millions de Français ont pu prendre connaissance des inégalités dans l’Outre-mer, et de l’existence d’uneligne de crédit de 1,3 milliard d’euros pour payer les sur-rémunérations. Le débat n’est plus seulement ici, il s’est déplacé dans un pays de plus de 60 millions d’habitants confronté à des mesures d’austérité sans précédent depuis des décennies.

Manuel Marchal

Juste après le chômage, la sur-rémunération

Ce n’est pas la première fois que Marc Laffineur remet en cause les avantages des fonctionnaires outre-mer. Mais c’est la première fois qu’un reportage allant dans le sens de cette thèse est diffusé en début de journal, juste après la présentation des derniers chiffres du chômage. Comment expliquer ce choix éditorial du service public ?

 

 

Peut-être pour démontrer que si l’on veut faire des économies de Budget (fonctionnaires), il y a des possibilités …………et ceci est un exemple parmi tant d’autres, si l’on veut gratter de l’oseille la source n’est pas si profonde que cela ! Mais tout est affaire de volonté….

 

À suivre………….

Papy.................

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 07:43

Le Billet Du Dimanche .Logo.bon

 

 

 

 

 

 

"Venez Madame, il est arrivé un grand malheur"

 


Pauline, la veuve du caporal Alexandre Van Dooren mort au Mali samedi, partage sa douleur et évoque « l’énorme cœur » de celui qui devait devenir son mari cet été.

caporal van doorenPauline a préféré donner rendez-vous au plan d’eau de Saint-Yrieix, sur une table au soleil, pour « prendre un peu l’air » et pour que sa petite Alison-Lee puisse jouer. Samedi soir, des militaires du 1er régiment d’infanterie de marine (1er RIMa) d’Angoulême ont sonné à la porte de l’amie chez qui elle dînait. « Ils m’ont dit ‘‘Venez Madame, il est arrivé un grand malheur’’. J’ai tremblé. Vous n’êtes pas bête, quand vous les voyez, vous comprenez qu’il est arrivé quelque chose. Je n’espérais qu’une seule chose, qu’Alexandre soit blessé. »

Quand les gradés lui ont appris le décès de son compagnon de 23 ans, elle s’est évanouie dans le couloir. Elle a demandé plus tard ce qu’il était arrivé au père de sa petite fille et de l’enfant qu’elle porte. Les soldats lui ont expliqué que le char que conduisait Alexandre avait sauté sur une mine artisanale. Engagé dans l’opération Serval depuis le 23 janvier, le caporal Van Dooren effectuait une mission dans le massif des Ifoghas (nord-est du Mali).

Depuis, Pauline, 23 ans, ne réalise pas vraiment. « Malgré l’acte de décès, j’ai encore du mal à y croire. Chaque matin, je me dis qu’Alexandre va revenir ou que des militaires vont me dire qu’ils se sont trompés… Je n’arrive pas à voir l’avenir. » Elle a demandé à l’armée la lettre qu’Alexandre lui avait envoyée le 8 février et qu’elle n’avait jamais reçue. « En la lisant, on se dit qu’il se doute de quelque chose. Il me dit des choses qu’il ne m’a jamais dites, il me demande d’embrasser “le petit dernier’’. Pourtant, Alex voulait trois enfants… »

Dans l’explosion, trois camarades d’Alexandre ont été blessés. « Forcément, je me dis qu’il n’y a que lui qui est mort. Et que les trois blessés ont encore leur cœur qui bat. Même si Alex était revenu brûlé, ça aurait été un cœur qui bat… »

Au choc, ont succédé la colère et l’incompréhension. « C’est l’armée qui m’a pris Alexandre. Mais depuis samedi, ce sont ses treillis que je serre dans mes bras. C’est en treillis que je vois Alex avant son départ. Il était comme un gamin avec son nouveau matériel. Je le revois dans son truc tout moche en train de rigoler. L’armée faisait partie de lui… »

D’un naturel pessimiste, Pauline angoissait depuis l’annonce du départ au Mali. « Je pleurais. Je ne pouvais pas vivre sans lui. Il essayait de me rassurer, mais je lui disais ‘‘arrête de te croire invincible’’. Pendant son absence, je me suis sentie seule. Je peux compter les coups de fil sur les doigts d’une main. »

Demain auront lieu les hommages militaires aux Invalides. Pauline les a souhaités dans la plus stricte intimité. « Quand un soldat revient blessé, la première personne qu’il veut voir, c’est sa femme. Quand mon mari va arriver, c’est à moi de l’accueillir. Je ne veux pas plein d’inconnus autour. » Pauline a vu les images de l’hommage sur la base de Tessalit, lundi matin. « Je m’effondre quand je vois cette boîte en métal vert. Je sais que vendredi je vais m’effondrer. »

« Des souvenirs géniaux »

Après les hommages, Pauline va déménager. « Plus rien ne me retient à ici. » Elle rejoindra avec sa fille la ville où sera enterré le caporal, dans le nord de la France. Là où le couple vivait avant sa parenthèse angoumoisine, là où est née Alison-Lee, là où Alexandre avait promis qu’ils retourneraient vivre. Elle continuera d’éduquer sa petite blondinette au nom composé par son papa. « Heureusement qu’elle est là et que je suis enceinte. Je comprends les femmes qui veulent rejoindre leur mari… »

Elle racontera à ses enfants les « souvenirs géniaux », la rencontre de leurs parents au camping de Villers-sur-Authie dans la Somme, les fous rires, le rituel du bain, la lecture du soir et les parties de cache-cache à trois avant le coucher. Elle leur dira que leur papa avait « un énorme cœur » et que sa passion était sa famille. « Alexandre ne compte pas . C’est un papa qui ne fait jamais les magasins et qui, le jour de la naissance de sa fille, va acheter vingt body roses sans compter », explique-t-elle, ne sachant à quel temps parler de celui qui devait devenir son mari cet été.

Fin octobre, Pauline donnera naissance au second enfant du couple. «Je voulais faire la surprise à Alexandre, qu’il voit mon ventre à son retour. Mais je lui ai dit un jour par téléphone. Il a pleuré… » La première échographie vendredi dernier s’est bien passée. Elle n’a pas eu le temps de lui dire


Source ; Sud-ouest/Publié par Aude Boilley/21.03.2013

 

 

LA FRANCE FAIT SON devoir AU MALI  ?


 

Lors d'un discours dimanche matin à Toulouse, le président français a une nouvelle fois rendu hommage au caporal Alexandre Van Dooren. "La lutte contre le terrorisme est globale", a déclaré M. Hollande. C'est la raison pour laquelle la France fait son devoir au Mali, au nom de la communauté internationale", a ajouté le président. Il a fait valoir que les "groupes terroristes (...) menacent l'ensemble du pays, le Mali, mais également l'Afrique de l'Ouest" et "l'Europe tout entière".

 

Ayant été très sérieusement touché par l’évènement, (1 de plus !) je me suis permis de vous transmettre intégralement  cet article très touchant rédigé par la journaliste de ce quotidien qui a su faire transcrire une grande émotion à travers son reportage , peut être que mon appartenance passée de para remonte à la surface , toujours est ’il qu’il faudrait cesser ce genre de désastre humain il n’est pas juste de briser ces familles à vie ,  même si c’est le métier comme l’on dit , nos jeunes ne se sont pas engagé pour mourir……….notre liberté ne justifie vraiment pas ce prix 

 

            A nos gouvernants SVP ! Stoppons ce combat-là !

 Papy…………..

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 08:16

 

 

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Les mamelles de la France sont à sec

heu… !

 

 

 

 

 

 

La France, pays des Lumières pour toujours éteintes, est aussi celui où la vache laitière est sans nul doute la plus prolifique. La bête française, qu'elle soit noire ou blanche voire exotique détient la réputation justifiée d'être une source inépuisable de lait.

De plus, et ce n'est pas la moindre de ses qualités, elle est dotée d'un très bon caractère, oui l'animal donne bien de temps en temps une petite ruade à son chef d'étable exploiteur lorsque celui-ci tire un peu trop fort sur ses pis, mais cela est sans conséquence, une petite caresse, un peu de d'avoine et tout s'arrange très vite...........

 

 

lait.jpg Comme vous le savez, le cheptel bovin de notre pays est très développé, ce qui n'empêche pas malgré son abondance le gérant de la ferme des Champs-Elysées de nommer par leur petit nom toutes ses bêtes à cornes. Le brave homme a bien entendu ses favorites, comme par exemple en ce moment la "Diesel", une espèce de qualité qui pourrait voir le prix de son fourrage augmenter, ou la "Retraité" qui est plus rustique, mais également la "Familiale" qui lui fait un veau tous les ans mais qui a besoin de son lait pour nourrir sa progéniture. L'exploitant possède même une bête de concours rare, la "Valérie", une bête remarquable par ses proportions qu'il expose souvent aux yeux du public, ses seuls défauts étant sa personnalité controversée et ses meuglements intempestifs.

Malheureusement l'exploitation est en crise, le chef d'entreprise s'est lourdement endetté dans le passé et ne sait plus comment s'en sortir, ses créanciers le harcèlent sans cesse et le pauvre ne voit plus qu'une solution pour éviter la faillite, celle d'augmenter sa production de lait pour faire son beurre.

Mais comment faire, sinon traire un peu plus ses animaux au risque de les amaigrir encore davantage. Déjà que l'herbe se raréfie dans les prés carrés de la République et que le foin commence à manquer cruellement.

Il faut dire aussi que le père François (le corrèzien ) qui dirige le domaine est un peu gauche et qu'il n'est pas aidé par son personnel très mal à droite. Comment voulez-vous sortir du fumier avec des boeufs comme "Fafa", "Mosco" et "Cahu" si imprévisibles et stériles et une "Aurélie" qui piétine ses cultures. Quant à "Jean-Marc", son contremaître, il semble toujours en retard d'une guerre au Mali. D'ailleurs il n'est pas inenvisageable que son CDD ne soit pas reconduit.

Enfin ne soyons pas trop sévère avec le père François, il débute et n'oublions pas que l'ancien gérant, qui n'a pas fait long feu, lui avait déjà bien savonné la planche. En plus le "Nico" lui a joué un tour de cochon en emmenant avec lui lorsqu'il a été démissionné, la "Carlita". C'était une vraie bête de Seine importée d'Italie mais qui a parfaitement réussi son intégration à la région parisienne, une espèce reproductrice très spéciale, un peu trop gourmande peut-être car toujours prête à brouter n'importe quoi mais aurait pu gagner un prix dans un défilé internationale réservé aux vaches aux sabots pointus.

Ainsi va la vie dans le pays où Sully aimait répéter que "Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France".

 


 Mais c'était il y a longtemps déjà !............

 

Allez !....Bon Dimanche .......

 

 

 

 

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 07:42

 

 

   Le Billet Du Dimanche .Logo.bon      Aujourd’hui .........

 

 

 

 

 

 

La migration de l'hirondelle rustique

 

 

 

 

hirondelle.01.jpg

 

 

 

Une énigme......

 

 

 

 

De tous les oiseaux, l'hirondelle est sans doute celle qui a fait la première prendre conscience à l'homme de l'incroyable phénomène de la migration.
Pourquoi cette petite bête atteignant tout juste 20 grammes ressent-elle, à la mauvaise saison, la nécessité de parcourir plus de 10000 kilomètres ? Pour réaliser cet exploit, elle utilise le vol battu, c'est à dire que ses ailes sont presque toujours en mouvement. Difficile à croire ! En effet, jusqu'à il y a 200 ans le phénomène migratoire était méconnu, à la lecture des ecrits anciens, nous avons imaginé cette conversation entre Mr Magnus scientifique érudit et Mr Faure simple paysan plein de bon sens :

 

 

 

_Mr Magnus : Écoutez, Mr Faure, j'ai bien réfléchi, si on voit se rassembler les hirondelles l'automne dans les roselières et qu'elles n'en décollent plus, c'est qu'elles s'enfoncent dans la vase pour passer l'hiver !
_Mr Faure : Ben, c'est à dire, j'veux pas vous être désagréable, mais comment c'est y qu'elles font pour respirer ces braves bêtes ?
_Mr Magnus : Mais si, on m'a rapporté que des pêcheurs de Norvège en attrapaient régulièrement dans leurs filets !
_Mr Faure : Alors elles doivent être mortes de froid les petites.
_Mr Magnus : Bien sûr que non, juste engourdies, et c'est en les plaçant près du feu qu'on les réanime
_Mr Faure : Vous connaissez Mr Larray, notre brave docteur, hé bien lui qu'a beaucoup voyagé, y m'disait qu'il en avait vu des centaines dans des grottes dans ces contrées si loin que lui seul peut retenir le nom. Croyez pas qu'on devrait vérifier par ici ? Y'a bien des petites cavernes près de la forêt, et j'y ai déjà vu des chauves-souris en hiver quand j'étais gamin.
_Mr Magnus : Des contrées lointaines ? Vous avez peut-être bien raison, il faut que je rende visite au docteur pour le questionner.

 

 

 

350 av. J.-C., Aristote tenait déjà ces propos et c'est ainsi que pendant des siècles, les scientifiques ont cru les hirondelles capables de passer la période hivernale, sous l'eau ou enfouie dans la vase. Toutes ces croyances reposent probablement sur le fait que les hirondelles qui se réunissent en dortoir dans les roselières et décollent très discrètement avant le lever du soleil. (à lire : témoignage de Daniel Bizet)
Vers 1780, le naturaliste Buffon, est un des premiers, dans "Histoire naturelle des oiseaux", à remettre en cause ces théories et à avancer que les hirondelles passent l'hiver dans des contrées moins froides, qui leur offre des insectes en abondance.

 

Le baguage, preuve scientifique :

 

A la fin du 18ème siècle, des érudits comme le moine Lazzaro Spallanzani en Italie ou encore J.L.Frisch en Allemagne eurent l'idée d'attacher des fils colorés aux pattes des hirondelles. Ils avaient ainsi inventé la technique du baguage.
Pour l'Europe, c'est Christian Mortensen au Danemark qui le premier a institué un baguage national en 1899.
On réussit ainsi à établir les premières cartes migratoires qui prouvent que les hirondelles vont passer l'hiver en Afrique. (Jean Méguin)
En France, ce seront des personnes comme Ménégaux et Bourdelles qui institutionnaliseront le baguage dès 1911.

 

 hirondelle-3.jpgCe nouvel outil scientifique connaîtra un succès international grandissant et grâce à lui, les premières cartes migratoires verront le jour.
L'hirondelle figure toujours dans les listes de programmes d'oiseaux à baguer qui sont définies par le CRBPO (centre de recherche sur la biologie des populations d'oiseaux).
Bien que ses chemins migratoires soient bien connus aujourd'hui, on essaie d'en savoir plus sur la dynamique des populations et sur le comportement de l'espèce http://www.mnhn.fr/mnhn/meo/crbpo/
Pour l'Europe, c'est l'EURING qui centralise les données de baguage. Un projet mondial sur l'étude par baguage de l'hirondelle rustique est en cours (pour en savoir plus)

 

Pourquoi migrer ?

 

La première réponse qui vient à l'esprit est que les hivers sont trop froids en Europe, ce qui n'est pas entièrement faux mais cette seule explication n'est pas suffisante car il existe bien des passereaux qui résistent au froid.
La raison déterminante vient du régime alimentaire spécialisé de l'hirondelle. Elle ne mange que des insectes volants qui disparaissent totalement l'hiver alors que dans le même temps, l'Afrique en regorge.
Alors pourquoi ne se reproduit-elle pas là bas ?
Une des hypothèses vient du fait que la concurrence est rude en Afrique en période de nidification.
En effet, il n'existe pas moins de 37 espèces indigènes d'hirondelles en Afrique (La hulotte n°70 p30) sans compter les nombreuses autres espèces insectivores

 

Départ pour l'Afrique

 

 hirondelle-4.jpgFin septembre, les jeunes hirondelles et les adultes qui ont terminé d'élever leur progéniture se regroupent le soir en dortoir dans les roselières autour des étangs pour y passer la nuit. Les journées sont entièrement consacrées à la chasse car il faut constituer une réserve de quelques grammes de graisses ; ce précieux carburant qui permettra de traverser mer et désert.
Insolite : dans certains endroits où les roselières ont été complètement rayées du paysage (zones de culture intensives) les hirondelles sont contraintes de se rassembler dans ce qui ressemble le plus à des roselières : les champs de maïs
Jusqu'au jour où le besoin de partir devient plus fort, on les voit alors se regrouper sur les fils électriques, piaillant jusqu'au moment du signal mystérieux qui les décidera à partir : embarquement immédiat, direction : l'Afrique.

 

Certaines, moins décidées, stationnent encore un peu, d'autres aux nichées tardives continuent à nourrir leurs jeunes qui pourront alors les suivre. Tout en progressant, les hirondelles en profitent pour happer les insectes qui se trouvent sur leur passage. Et ce supplément d'énergie ne sera pas de trop pour vaincre le redoutable obstacle qui les attend.
La traversée de la Méditerranée sera sans pitié pour les plus faibles d'entres-elles, et en cas de gros grain, ce sera la véritable hécatombe dans les rangs de nos vaillants oiseaux.
Une fois sur les côtes de l'Afrique, il leur restera un autre obstacle non moins facile à traverser : L'immense désert saharien !

Insolite : Extrait de l'ouvrage "mœurs et instinct des animaux" par A.POUCHET en 1897 (pris remis à un élève du lycée Condorcet en 1899) [...] Durant mes pérégrinations à travers la Méditerranée, au milieu de la mer, des hirondelles égarées vinrent tomber complètement épuisées sur le pont de la frégate qui me portait en Afrique. Tout le monde, matelots et soldats, les environna de soins, qu'elles recevaient pleines de confiance. Quand elles eurent enfin dissipé leurs fatigues, elles reprirent leur voyage vers les chaudes régions du Sénégal ; et depuis longtemps peut-être elles s'y reposaient sous les cabanes des sauvages, lorsque nous, nous n'avions pas encore salué les ports d'Algérie [...]

 

Hivernage :

 

 hirondelle-5.jpgNos hirondelles passent l'hiver au Nord de l'équateur. Le Cameroun, le Congo, le Gabon, le Centrafrique; sont les pays que choisissent les hirondelles qui nichent en France (soit des distances de 5 à 7000Kms) contrairement aux hirondelles russes et anglaises qui préfèreront les pays au sud de l'équateur (soit des distances souvent supérieures à 10000Kms). Dans ces pays, elles profiteront des nombreux insectes présents (si toutefois on n'aura pas décidé de tout anéantir par des pesticides dévastateurs). Elles pourront ainsi se refaire une santé et en profiteront également pour remettre leur plumage à neuf. Le remplacement du plumage qui a lieu une fois par an chez les passereaux s'appelle la mue.

 

Insolite : les hirondelles sont souvent aperçues chassant au-dessus des forêts en Afrique alors que c'est un biotope qu'elles semblent éviter en France (Jean Méguin)).

 

Souvenirs d'Afrique

 

 

 hirondelles.6.jpgFin janvier, un irrésistible besoin de se reproduire gagne progressivement nos migratrices ailées. Ici en Afrique, tout va pour le mieux, la nourriture est abondante, le climat agréable. Qu'est-ce qui peut bien pousser ces oiseaux à quitter ces lieux paradisiaques ? C'est probablement que depuis très longtemps, elles ont choisi l'Europe pour nicher. Ces contrées sont certes lointaines, mais là bas, la concurrence est faible pour attraper les mouches, moucherons, moustiques et tipules qui pullulent dans les marais et les étables.

Alors, cela vaut peut-être bien la peine de faire autant de chemin, oui mais sans trop flâner, car le premier arrivé aura la meilleure place dans l'étable !

 



Mais les hirondelles ne peuvent progresser aussi vite qu'elles le souhaiteraient car elles suivent une zone climatologique dans laquelle il fait environ 10°. Cette température suffit pour que les premiers insectes deviennent actifs. En les attrapant, en plein vol, elles peuvent refaire le plein d'énergie. Toujours est-il que fin février, elles apparaissent sur les rives nord de la Méditerranée.

Les premières hirondelles lorraines arrivent ainsi en avril. Mais quelques individus intrépides se sont déjà montrés dès la mi mars.
Après un court séjour sur les étangs et dans les meilleures zones de chasse pour se refaire une santé, la merveilleuse aventure de la reproduction pourra alors commencer par la consolidation ou la création d'un nid.

 

 

Des hirondelles à Noël.

 

Insolite :Depuis quelques années, les ornithologues notent des hirondelles - et surtout l'hirondelle rustique - de plus en plus tard en automne. Des cas d'hivernage complet ont même été récemment notés, dans le Midi, mais aussi le long de la côte atlantique jusqu'en Bretagne ! Il est peut-être trop tôt pour dire, mais la succession d'hivers doux que l'Europe connaît actuellement n'est sans doute pas étrangère à ce nouveau comportement.

Affaire à suivre...

(dossier de presse L'année de l'hirondelle - )

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