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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 06:11

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.  Ce qu'il faut savoir sur les 812 millions versés en trop aux chômeurs

 

 

 

Plus de 800 millions d'euros ont été versés à tort aux demandeurs d'emploi en 2012, selon le médiateur de Pôle emploi qui préconise de simplifier les règles d'indemnisation.

 

 

pole-emploi.jpg

 

Plus de 800 millions d'euros ont été versés à tort en 2012 à des demandeurs d'emploi, mais 65% de ces sommes ont été récupérées

 

 

 

C'est un rapport qui devrait faire polémique, alors que les partenaires sociaux doivent renégocier avant la fin de l'année la convention d'assurance chômage, sur fond de flambée du chômage en France. Des millions d'euros ont été versés à tort en 2012 à des demandeurs d'emploi, selon un rapport du médiateur de Pôle emploi, Jean-Louis Walter, auquel l'AFP a eu accès. Ce rapport doit être discuté ce mercredi 10 juillet au conseil d'administration de Pôle emploi,

A combien s'élève le préjudice?

En 2012, les allocations versées au nom de l'assurance chômage et de l'Etat (Allocation de solidarité spécifique, etc.) ont représenté respectivement 29,7 milliards et 3,3 milliards d'euros. Les "indus", ou trop-perçus par les chômeurs, ont atteint 811,67 millions, soit 2,5% des 33 milliards d'allocations versées au total. Un total de 524 millions (65%) a été récupéré auprès des demandeurs d'emploi. Au final, le préjudice ne s'élève donc qu'à 288 millions, soit moins de 1% (0,87%) du montant total des allocations versées.

A quoi sont dues ces erreurs?

Ces versements erronés résultent souvent de périodes de travail non déclarées, ou déclarées trop tard, par les inscrits à Pôle emploi ou d'erreurs lors du calcul des droits par les agents de Pôle emploi. La majorité des sommes (66%) concernent le cumul d'une indemnisation et d'un revenu d'activité.

Si le dispositif autorisant l'activité réduite est "incitatif" à la reprise d'activité, il est "complexe", souligne le rapport. Actuellement, pour continuer à être indemnisé, un chômeur ne doit pas dépasser 110 heures d'activité par mois ou toucher plus de 70% de son salaire antérieur. Et le cumul est limité à 15 mois. Selon le médiateur de Pôle emploi, ce dispositif est arrivé à saturation et doit être refondé.

S'agit-il de fraude?

Les versements indus peuvent être obtenus par de "vrais fraudeurs, volontaires et organisés", reconnaît Jean-Louis Walter. Le médiateur évoque aussi le cas de ceux "que la nécessité contraint à différer ou dissimuler une activité pour conserver leur indemnisation et faire la jonction jusqu'à une autre rentrée d'argent. Et puis, il y a aussi les erreurs et les omissions par manque d'information".

Que faire pour éviter ces erreurs?

Dans ses préconisations, outre la révision des règles de calcul de l'indemnisation dans le cas du cumul autorisé de l'allocation chômage avec un travail, le médiateur suggère d'adapter le système informatique. Pour limiter "les sources de tension avec les demandeurs d'emploi", il préconise aussi une meilleure information donnée au demandeur d'emploi et un renforcement de la formation des conseillers.

 

Imaginez un patron de PME moyenne, gérant de cette manière son entreprise, le naufrage serait évident à court terme et les conséquences dramatiques, mais quand il s’agit de l’argent des autres alors là ……………………

Source : lexpansion.lexpress.fr/économie/

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 07:02

 

 

  L'enquete de la semaine. sf. 

 

 

Le danger d’internet  sans fil

 


 

 

 

Le « Wi-Fi » aurait des effets néfastes sur le sperme

 

 

Des chercheurs ont montré une baisse de la mobilité des spermatozoïdes et une dégradation accrue de leur ADN après quatre heures d'exposition intensive à l'internet sans fil en laboratoire.


«Utiliser une connexion wifi peut nuire à vos spermatozoïdes.» Ce message d'avertissement pourrait bien être inscrit un jour sur votre modem ou sur votre ordinateur. Des chercheurs américains (École de médecine de Virginie-Orientale) et argentins (Centre de médecine reproductrice Nascentis de Cordoba) viennent en effet de démontrer en laboratoire les effets délétères de l'internet sans fil sur le sperme humain. Leurs travaux sont publiés le mois dernier dans la revue Fertility and Sterility .

Les médecins ont utilisé le sperme donné par 29 volontaires. Ils ont divisé chaque échantillon en deux. Les deux sont conservés à la même température mais l'un sert de référence pendant que l'autre est placé pendant quatre heures sous un ordinateur portable connecté en Wi-Fi. Les chercheurs ont alors constaté que 25% des spermatozoïdes exposés ne bougeaient plus, soit 80% de plus que dans le cas témoin. Tout aussi inquiétant, l'expérience a montré que les échantillons exposés présentaient en moyenne trois fois plus de cellules à l'ADN dégradé (9 contre 3%). Des résultats comparables à ceux observés avec le rayonnement électromagnétique caractéristique des téléphones portables


Le wifi dégraderait l'ADN et nuirait à la mobilité des spermatozoïdes.

 

internet-sans-fil.jpg

 

Plus prudent de ne pas utiliser son portable sur ses genoux


«Nos données laissent penser que l'utilisation d'un ordinateur connecté sans fil à internet et placé près des organes reproducteurs masculins pourrait affecter la qualité du sperme», conclut avec prudence le Dr Conrado Avendano, principal auteur de cette étude. «Nous ne savons pas si cet effet s'observe avec tous les types de portables connectés ni quelles conditions d'utilisation peuvent l'accentuer.»

Il appelle donc à mettre en place des études complémentaires pour confirmer ou infirmer ces travaux préliminaires. Il se pourrait en effet qu'en condition d'utilisation normale, l'éloignement naturel entre l'antenne Wi-Fi et les testicules atténue le phénomène. D'autre part, les effets observés ex vivo peuvent être grandement amplifiés. Les vêtements comme les tissus qui entourent les testicules constituent peut-être des barrières efficaces aux ondes relativement peu puissantes du Wi-Fi.

En attendant confirmation, il reste plus prudent d'éviter d'utiliser son ordinateur sur ses genoux, et ce qu'il soit connecté ou non.

De précédentes études ont en effet montré sans ambigüité que cet usage induisait une augmentation de la température au niveau des testicules. Or toute situation d'hyperthermie scrotale est nuisible à la bonne santé des spermatozoïdes.

 

 

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 06:53

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.  Poules au jardin :

 

 

(retour d’expérience personnelle)

 

 

 

La poule est un animal social. Un minimum de respect pour le bien-être animal impose d'en avoir au moins deux. J'ai souvenir d'une poule laissée seule (sa copine étant « passée à table ») qui refusait de rentrer dans son poulailler le soir et essayait de dormir sur le garde-corps de la terrasse. Bonjour les fientes si elle s'oriente du mauvais côté !

La poule est strictement diurne & ses rétines ne sont pas pourvues des bâtonnets qui permettent de voir dans la pénombre. Elle est donc particulièrement vulnérable la nuit aux prédateurs (essentiellement chiens errants ou semi-errant chez nous). Son instinct lui dicte donc de se percher pour dormir. Le poulailler doit donc si possible permettre aux poules de se percher hors d'atteinte.

Poule.01.JPGJ'ai récupéré en guise de poulailler une vieille cage qui faisait office de volière qui traînait dans le jardin et disposé des tuyaux en fer (toujours de récup) a 1,20 m de hauteur, mettant les poules hors de portée des chiens de petite taille qui peuvent se faufiler sous le portail les nuits ou j'oublie de refermer le poulailler, ce qui arrive fréquemment. Le poulailler est idéalement placé à 20 m de la maison, ce détail est important car les allers retours peuvent être assez fréquents : dépôt des restes de cuisine et récolte des œufs peuvent imposer plusieurs passages journaliers.

J'achète mes poussins (une dizaine) au stade des premières plumes au prix de 2,5 euro pièce. C'est le plus commode et ce qu'on trouve sur le marché. Je les achète désormais au même vendeur, la mortalité pouvant être variable d'un fournisseur à l'autre. Ce sont en général des « poules rouge » parfois « cou nu » ou autres. Lorsque plusieurs races sont proposées, je prends un peu de tout, pour le plaisir des yeux. Je prends 3 mâles et le reste en femelle. Les « poules rouges » sont suffisamment bonnes pondeuses et je ne m'embête pas à prendre des races « pondeuse », plus chères. Par contre elles ne couvent pas et je n'ai jamais essayé de race couveuse ou d'incubateurs artificiels. (Bien qu'habitant une île où les combats de coq sont une tradition bien ancrée, je ne me suis jamais intéressé aux races de combats locales.)Ils sont enfermés les premières semaines dans le poulailler puis je commence par les laisser sortir le soir (elle rentre spontanément à la nuit tombée) et leur donne progressivement plus de liberté jusqu'à leur ouvrir dès le matin.

poule.02.JPGPour la nourriture, en plus des restes de cuisine, il est préférable de fournir aux poules un complément commercial. C'est que ça bouffe ces bestioles ! Elles ont d'ailleurs été sélectionnées pour manger beaucoup& grossir vite. Pour avoir une idée des quantités nécessaires, pour faire 1g de viande de poule il faut 3g de nourriture parfaitement équilibrée, on dit que le taux de conversion est de 3. Pour information il est de 5 pour les porcs et 7 pour les bovins. Soit pour amener un poussin de 200g à une poule de 3 kg, il faut 10 kg de nourriture, soit pour 10 poules : 100 kg. Il leur faut à peu près 3 mois pour arriver à la maturité sexuelle. Après plusieurs essais j'utilise maintenant des « distributeurs automatiques » confectionnés à partir de seau percés et de "réserves de fontaine" en plastique.

Poule.03.JPGC'est la clé de la tranquillité : je rempli 10 kg (5kg mais& 5kg granulé) de nourriture et je suis tranquille pour à peu près une semaine. De plus les trous étroits empêchent les poules d'éparpiller la nourriture ou de chier dedans. Par contre le fait d'avoir de la nourriture continuellement disponible attire une multitude de moineaux qui la pille, mais c'est un problème secondaire comparé à l'avantage de ne pas avoir à s'occuper de la nourriture tous les jours. L'eau est disponible de la même façon, j'y rajoute un chouia de javel pour une meilleure conservation. Le distributeur de nourriture est placé en hauteur pour que les poules se nourrissent de préférence dans le jardin tandis que l'eau est placée au sol.

Elles sont capables d'ingurgiter tous les restes de cuisine, même périmés : pain pâtes riz viande tomates salades, etc... Il n’y a bien que les déchets de poulets que l'on ne leur donne pas. Les restes sont déposé sur l'herbe a proximité du poulailler, voire jetés directement par la fenêtre (principe de la « basse » -cour). Les herbes et insectes en tout genre complètent le menu

Les poules en liberté explorent tous les coins du jardin, voire au-delà si il n'est pas clôturé. Les fientes fument le terrain, c'est pénible (surtout pour 10 poulets en croissance) mais supportable, mais par contre incompatible avec une progéniture de « footeux » passant la moitié de leur temps libre à s'entraîner à tacler, moi je n'ai que des filles. À ce titre le nombre idéal est pour moi 1 coq et 3 poules ou 4 poules (si le voisinage ne le permet pas) : les fientes restent clairsemées et les déchets ménagers sont presque suffisants pour les nourrir. C'est le nombre que je garde une fois l’Age adulte atteint. Les poules sont sociales : une fois le groupe formé et la hiérarchie mise en place elles restent ensemble et je trouve que le spectacle surpasse allègrement les nains de jardin question esthétique. Elles peuvent cohabiter avec un chien, mais il faut dresser le chien à s’en désintéresser. Je doute par contre que la cohabitation soit possible avec un chien de chasse.

Au niveau de la pelouse elles permettent de contrôler les mauvaises herbes, qu'elles préfèrent au gazon, par contre le potager est difficile, pour limiter les dégâts j'entoure les plantes à protéger avec un tunnel de grillage a poule (réutilisable) : Cela permet en outre de protéger aussi la plante de la débroussailleuse, ainsi je ne retourne la terre que à l'endroit de repiquer ou planter un tubercule ou un bulbe. Les plantes potagères peuvent être disséminées au hasard dans le jardin, et la débroussailleuse est passée tout autour.

poule-.04JPG.JPGLa maturité sexuelle est atteinte en 3 mois. Les coqs sont plus précoces. Si il y en a plusieurs il faut les éliminer pour n'en laisser qu'un, sinon ils vont se battre & risquent de s'entre-tuer. J'utilise la logique suivante : les coqs qui trouvent opportun de chanter avant 4h du mat sont mangés en premier (faut pas déconner quand même), ensuite seul le plus beau est conservé. Pour une production carnée, il est économiquement contre-productif de laisser n'importe quel animal terrestre dépasser la maturité sexuelle : il ne fera presque plus de viande, seulement des réserves de gras, mais je laisse toujours un coq en vie pour le plaisir des yeux, le plumage étant beaucoup plus « rutilant » que ceux de poules. Les bonnes pondeuses sont mangées après les mauvaises. Une poule de 3 mois fait approximativement 3kg : il y a plus à manger que dans un poulet de 45 j et c'est l'occasion d'inviter quelques convives pour un repas en commun. Une poule (même non pondeuse) peut pondre presque un œuf/ jour une fois maturité atteinte pour récupérer les œufs je leur fait un pondoir avec un grand carton et quelques herbes sèches, en hauteur et dans un coin sombre, ainsi elle pondent chacun leur tour dans le même carton, c'est plus simple pour ramasser.

Parlons pognon : je n'ai jamais fait de comptabilité stricte de cette activité (à la base un loisir), n'ayant pas que çà a faire que de compter chaque sac de nourriture et chaque œuf récolté c'est pourquoi je ne peux que vous livrer des chiffres approximatifs

Prix approximatif d'un poussin une semaine : 2,5 euro

Prix approximatif d'une poule vivante de 3kg : 15euro

Prix approximatif d’un coq vivant de 3,5kg : 20 euro

(Je ne les vends pas mais comme je les mange je considère comme une dépense évitée ou un gain)

Prix approximatif de 10 kg de nourriture, nécessaire pour faire 3 kg de viande : 8euro

 

Soit approximativement 5 euro de gain/ poule (15 -2,5-8) selon ce mode de calcul théorique

Consommation ressentie : 10 kg de nourriture (8euro)/semaine pour 10 poules élevées pendant 6 mois soit pour une « bande » de 7poule & 3 coq :

25semaine à 8 euro : 200 euro de nourriture

25 euro d'achat (10* 2,5euro) de poussin => 225 euro de coût

Gain : 7 poules à 15 euro : 105 euro

3 coq à 20 euro 60 euro soit 165 euro en tout. L'intérêt économique en prend un coup, quand je vous dis qu'il est contre-productif de nourrir des poules et surtout coq au-delà de 3 mois !

Même en rajoutant les œufs pas sûr de s'y retrouver : globalement 3/jour pendant 60j soit 180 œufs a 0,2 Euro l'œuf, le gain est approximativement de 35 euro (des dépenses évitées en fait) : on arrive globalement à peine équilibrer ses coûts.

Si la durée d'élevage est réduite à 3 mois, le coût global est réduit a 100euros : on retombe sur mon estimation théorique de 5 euro de gain/poule. Le problème est que j'ai pas envie de manger que du poulet pendant 15 j pour réduire la durée d'élevage, ni de me donner la peine d'en vendre.

Acheter sa nourriture par sac de 25 kg permet de réduire ses coûts de nourriture de 20 %, pour cela le vieux congélateur réformé reste de loin le plus valable pour le stockage des aliments en grosse quantité.

Conclusion :

N'espérez pas vous faire des « couilles en or » avec quelques poules. Le gain financier ne dépasse pas la centaine d'euro/an, somme non significative dans un budget annuel. D'ailleurs la rentabilité pour les professionnels n'est péniblement atteinte que pour des élevages très importants (plusieurs milliers entassées dans un hangar) tellement les marges sont maigres et les prix de la viande faibles. L'intérêt est ailleurs, non monétaire :

Possibilité de manger du poulet « fermier » pour le prix de l'industriel

Recyclage de ses déchets ménagers

Côté esthétique

Fumure du jardin (trop parfois)

Procure un minimum d'autonomie en nourriture

Contrôle des mauvaises herbes, mais associé aux dégâts dans le potager

Diminution du coût de gestion des ordures pour la collectivité

      Enfin, les points essentiels à respecter pour ne pas être « esclave » de cette activité, sont la proximité du poulailler de la cuisine (20 m est l'idéal) et l'utilisation de distributeurs automatiques, pour éviter de se rendre au poulailler à 5h de math sous la pluie et dans la boue pour distribuer de la nourriture avant de commencer sa journée.....

 

 


 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 07:02

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.  Le ronflement

 

 

"Ah ! En voilà un sujet délicat à aborder et qui souvent créer certaines tensions dans nos couples ….essayons ensemble d’analyser la situation et surtout de trouver quelques solutions "

 

Tout d’abord sa description 

 

Le ronflement est un bruit provoqué par la vibration des tissus de la gorge détendus par le sommeil. Le ronflement peut atteindre 100 décibels et peut sérieusement perturber le sommeil du conjoint. Les ronfleurs seraient 15 millions en France. Après 40 ans, 60% des hommes et 40% des femmes ronflent un peu, épisodiquement. Les ronflements peuvent être favorisés par la fatigue, l'alcool, certains médicaments ou même par l'obésité. Gels, écarteurs de narines... Il existe de nombreuses méthodes efficaces pour inhiber le ronflement. Mais dans certains cas, le ronflement est plus important et pathologique. Un suivi médical est alors utile car le ronflement peut-être le signe avant-coureur de futurs problèmes de santé ou les apnées du sommeil.

 

J’ai relevé quelques petits trucs en allant jusqu’à la chirurgie pour lui couper le sifflet……

 

Surveiller son poids

 

La surcharge pondérale est la principale cause du ronflement. La présence de graisses dans les parois de la gorge joue en effet sur la résistance de l’air. Selon une étude de l’Inserm sur 850 hommes de 22 à 66 ans (Revue des Maladies respiratoires, 2007, n° 4), les ronfleurs sont plus gros. Ils ont des tours de cou, de taille et de hanches plus importants, ainsi qu’un rapport taille/hanche plus élevé. Attention, ils sont aussi sujets à des apnées du sommeil (dans ce cas consultez rapidement).
En pratique : si vous êtes en excès de poids (avec un IMC – indice de masse corporelle – supérieur à 25), essayez de perdre quelques kilos et/ou voyez un médecin nutritionniste.

 

Dormir sur le ventre

 

Mieux vaut ne pas dormir sur le dos, et tâcher de s’allonger sur le ventre ! De cette façon, la langue se positionne automatiquement vers l’avant et laisse la place nécessaire au passage de l’air… Evidemment, cela ne peut suffire à contrer un ronflement majeur (supérieur à 95 dB), mais cela peut s’avérer efficace face à un ronflement modéré (inférieur à 60 dB) !
En pratique
 : on conseille en général de dormir avec un T-shirt à l’arrière duquel on coud… une balle de tennis (il existe sur le marché des T-Shirts prévus à cet effet) !

 

Éviter l’alcool le soir

 


Le ronflement se manifeste durant le sommeil, au moment de l’inspiration, lorsque les tissus du palais et la luette vibrent au passage de l’air… Plus ces tissus se détendent sous l’effet sédatif de l’alcool (mais aussi de la fatigue ou de la maturité), plus le risque d’émettre un bruit augmente (un ronflement moyen atteint fréquemment 45 à 60 dB et peut aller jusqu’à 95 dB – soit l’équivalent du passage d’un camion ou d’un mixeur en fonctionnement).
En pratique : il suffit souvent de limiter sa consommation d’alcool au dîner !

 

Limiter les somnifères

 Comme l’alcool, l’usage de somnifères et de tranquillisants agit sur la tonicité des tissus mous de la gorge. Résultat, ces médicaments destinés à améliorer le sommeil peuvent en fait occasionner des ronflements qui perturbent la qualité de vos nuits !

En pratique : il faut en parler à son médecin, et limiter les troubles du sommeil pour se passer si possible de somnifères, en se couchant et en se levant à heures régulières. Mieux vaut également instaurer un rituel pour se détendre (lecture, musique douce... et non pas télé !) avant de se mettre au lit. Le stress est ennemi de l’endormissement.

Surélever sa tête

 

Selon une étude réalisée aux Etats-Unis (Makofsky HW.Snoring and obstructive sleep apnea : does head posture play a role ? Cranio. 1997 Jan ;15(1):68-73), la position de la tête et du cou pourrait influer légèrement sur le ronflement et les épisodes d’apnées du sommeil. Toutefois, l’efficacité des oreillers antironflement reste à démontrer... Les conclusions de l’étude ne les conseillent qu’en supplément d’autres traitements.
En pratique
 : demandez conseil à votre médecin traitant avant d’acheter un oreiller antironflement.

 Décongestionner son nez

 

Il y a des ronflements passagers ! La congestion nasale qui survient lors d’un rhume classique ou d’une rhinite allergique réduit le passage de l’air par les voies respiratoires…
En pratique : l’utilisation d’un humidificateur (ou à défaut d’une soucoupe d’eau sur un radiateur), d’inhalations à base de plantes, la prescription de médicaments décongestionnants ou antihistaminiques peut s’avérer salvatrice. Face à une congestion chronique, le corps médical peut aussi prescrire un spray nasal à base de corticoïdes. La Food and Drug Administration des États-Unis conseille également l’utilisation de bandelette nasale augmentant l’ouverture des narines et limitant la ventilation par la bouche.

 

Essayer la prothèse dentaire

 

Certes, ce n’est pas la solution la plus sexy, mais elle n’est pas invasive et il semble qu’elle marche ! La prothèse dentaire, permet de faire avancer la mâchoire inférieure et la langue durant le sommeil... Résultat : les voies respiratoires supérieures s’élargissent et laissent passer l’air sans bruit. Plusieurs études concluent à l’efficacité de ce genre de prothèses… à condition toutefois de pouvoir les supporter !
En pratique : ces prothèses sont réalisées sur mesure par un dentiste, puis doivent être portées toutes les nuits

 

La chirurgie classique

 


Elle est surtout conseillée après échec des traitements médicaux, en cas de ronflement chronique lié à une hypertrophie des cornets inférieurs, une déviation de cloison, une fermeture de la valve nasale, la présence de polypes... Elle s’adresse aux ronfleurs peu sujets à l’apnée du sommeil.
En pratique : sous anesthésie générale, le chirurgien élargit l’espace aérien, notamment en procédant à l’ablation de tissus obstructifs. A noter : c’est une intervention d’environ 30 minutes nécessitant 48 heures d’hospitalisation, et 8 à 10 jours d’arrêt de travail. Elle est assez douloureuse… mais efficace ! Les résultats sont évalués un mois après l’intervention.

 

La chirurgie laser

 


La pharyngoplastie par laser s’adresse aux ronfleurs peu sujets à l’apnée du sommeil. Ses indications sont les mêmes que celles de la chirurgie classique. Elle est notamment utilisée pour réduire le voile du palais.
En pratique : elle se pratique en une vingtaine de minutes sous anesthésie locale en ambulatoire (1/2 journée d’hospitalisation) et demande parfois plusieurs séances (de deux à cinq). Les suites sont douloureuses et nécessitent la prise d’antalgiques durant huit jours. Les résultats sont évalués un mois après l’intervention.

 

La radio-fréquence

 

La radio-fréquence ou somnoplastie s’adresse aux ronfleurs simples (qui ne sont pas concernés par l’apnée du sommeil), uniquement s’ils sont dotés d’un voile du palais fin et flasque. Elle consiste à délivrer un courant sur le muscle du voile qui provoque sa rétraction et sa rigidification.
En pratique : elle s’effectue sous anesthésie locale, en ambulatoire. Elle nécessite 2 à 3 séances à un intervalle de quatre à huit semaines, mais ne nécessite en général aucune convalescence. Attention : il peut y avoir des récidives avec cette technique

 

 

     ronflements 

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 05:36

 

  L'enquete de la semaine. sf.Faillite française :

 

 

Les 4 raisons de vous préparer au Coup Fatal....

 

Pendant que les médias français vous divertissent avec la météo et le mariage pour tous, nous nous approchons à grande vitesse du Coup Fatal pour les comptes publics (et pour votre épargne). Dans cet article, vous découvrirez comment la saisie pure et simple de votre épargne est en préparation. Entre tromperie des politiciens et faillite accélérée des comptes publics, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

 

Vidéo : Comment la France s'apprête à faire faillite

 

Hilaire de Crémiers, directeur de Politique Magazine, quotidien d'actualité politique :

 

Dette française : 246% du PIB !

Le passif de la France n'est que de 2,6 fois supérieure à la ridicule dette de 1834 milliards d'euros au sens de Maastricht (déjà à deux doigts des 100% du PIB)...

dette-01.png

 

Source : Contrepoints

Dette à 10 ans : +26% en 25 jours...

 

En seulement 25 jours, le taux de la dette souveraine française est passée de 1,66% à 2,09% : soit une hausse de plus de 26% !

L’État français est en train de perdre le contrôle sur ses engagements et les investisseurs étrangers le savent !

 

Sachant que la France emprunte 65% de ses crédits à la consommation souverains hors de ses frontières, les créanciers commencent à trouver le temps long. Ils n'apprécient plus notre sens de l'humour quand nous préférons nous chamailler sur le mariage pour tous au lieu de nous interroger sur le niveau de nos emprunts...


dette.02.png

 

La solution : votre épargne sacrebleu !

Si vous avez entre 45 et 55 ans, votre argent est le plus exposé.

Certains politiques commencent à s'exprimer ouvertement sur le fait que la banqueroute française serait une "bonne chose" car elle serait payée par l'épargne des Soixante-huitards... Merci pour eux...

Selon Gaspard Koenig, responsable d'un "think tank" libéral français :

"Une telle opération permettrait de libérer les nouvelles générations du fardeau de la dette, tout en faisant supporter la majeure partie du coût aux épargnants de la Génération 1968, qui ont tant profité des largesses d'un système à crédit (via leurs placements en OPCVM et assurances-vie, qui seraient les premiers touchés." 

Ce qui est intéressant, c'est que Monsieur Moscovite-ci (Ministre de la Banqueroute des Finances Publiques) souhaite faire promulguer une loi qui est un véritable "permis de tuer l'épargnant".

L'idée lumineuse est de solidariser votre épargne avec le fonds de renflouement des banques...

Pour faire court, votre argent sera saisi pour sauver votre établissement bancaire si le fonds de garantie des dépôts est insuffisant pour couvrir les pertes. (lisez la vidéo ici)


Source : Blog Gold-up

 

 

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 06:44

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.  Accumuler des choses est-ce une maladie ?

 


 

 

Quand accumuler des choses devient pathologique


Être attaché à certains objets, c'est normal. Mais avoir du mal à jeter quoi que ce soit peut relever de la maladie mentale. Est-ce parce qu'elle est emblématique d'une époque qui produit en masse, et vante l'acquisition d'objets tout en ne sachant quoi faire de ses déchets que la syllogomanie - étymologiquement "goût immodéré pour l'accumulation" - est devenue le trouble psychique le plus fascinant du moment?

  

bric à brac

 

 Est-ce parce qu'elle est emblématique d'une époque qui produit en masse, et vante l'acquisition d'objets tout en ne sachant quoi faire de ses déchets que la syllogomanie - étymologiquement «goût immodéré pour l'accumulation» - est devenue le trouble psychique le plus fascinant du moment? Pour preuves, le succès aux États-Unis de la série de téléréalité Hoarders (traduire les «amasseurs» ou les «engrangeurs») qui montre des thérapies de collectionneurs pathologiques ; la multiplication, sur Internet, des forums et sites spécialisés où s'expriment essentiellement les proches ; enfin, l'intérêt des chercheurs. Il est tel que le DSM-V(1), bible de l'American Psychiatric Association qui sortira en mai prochain, débat actuellement de la nécessité de faire une place entière à cette maladie qui jusque-là était considérée comme une sous-catégorie des troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

C'est que le mal est multiforme. Il concernerait actuellement 2,3 à 4,6 % de la population générale, mais il attaque à des degrés variables et se retrouve autant dans des troubles mentaux comme la schizophrénie que dans des cas d'hyperactivité. Sous ses formes les plus légères, il amuse (le dressing de madame plein à ras bord). Mais il peut aussi devenir menaçant, quand peu à peu l'espace vital d'une famille dans sa maison se réduit. Enfin, il dégoûte et horrifie quand il s'est transformé en «syndrome de Diogène», entraînant celui qui en souffre à se retrouver coincé - parfois jusqu'à la mort - sous ses propres détritus, comme le montre un récent DVD pédagogique à usage des soignants produit par l'Afar.

Incapables de renoncer

La syllogomanie génère aussi, actuellement, des créations d'emplois, les «organizers coachs», qui aident des personnes de tous milieux sociaux se sentant «dépassées par leurs possessions» à ranger, trier… et jeter. Anouk Le Guillou, qui à travers sa société Place Nette offre ce type de service, est quotidiennement en prise directe avec ce trouble, qu'elle a appris à repérer… Et à mesurer. «On m'appelle en me disant “Au secours, j'ai un problème de placards”…, et peu à peu, en visitant l'appartement, je découvre qu'il y a trop d'objets partout.» Des vêtements empilés dans une baignoire dont on ne se sert plus, des piles de livres encombrant les escaliers jusqu'à ne laisser qu'un infime passage… «Seules, ces personnes ne savent plus comment s'en sortir, elles ont besoin d'une aide concrète pour oser jeter.»

Car le volet le plus prégnant de la maladie ne réside pas dans la «collectionnite aiguë» et l'obsession d'accumuler, ce qui la rapproche de l'addiction, mais plutôt dans l'incapacité à renoncer: «Tout mérite d'être gardé, observe Anouk le Guillou. Ce bibelot ébréché offert par une tante qu'on ne voit jamais, ces 12 bouteilles de savon liquide en promo au supermarché… Entre leurs attachements affectifs aux objets et leur peur de manquer, ces personnes se retrouvent incapables de faire des choix, et de jeter.» Une récente étude vient d'ailleurs de montrer que les patients atteints de «hoarding disorder» ont une suractivité cérébrale spécifique lorsqu'on les met en situation de choisir de garder ou non un objet qui leur appartient (même s'il s'agit de vieux journaux).

Un trouble qui se transmet

Et puis, latente ou avérée, la dépression n'est jamais loin. Anouk Le Guillou considère que 60 à 65 % des clients qui font appel à ses services ont traversé de grosses périodes de déprime, ou sont en plein dedans. «Ils me le confient: ils se sont laissé envahir au moment où ils allaient mal, observe-t-elle, et n'en sont pas ressortis.»

Au départ, il peut y avoir un trauma déclencheur. Jessie Sholl, écrivain new-yorkaise et fille d'une accumulatrice compulsive, raconte dans son livre Dirty Secret (témoignage de sa propre survie dans un tel contexte) que sa mère avait certes toujours eu tendance à garder des bibelots, photos ou rubans pour, disait-elle, «donner libre cours un jour à sa créativité». Mais c'est au moment où cette artiste en herbe a perdu son compagnon depuis dix ans qu'elle «plongea» dans l'entassement. Pour sa fille, la maladie commence d'ailleurs quand une pièce de la maison familiale est sacrifiée à l'accumulation d'objets inutiles.

L'entourage des accumulateurs compulsifs s'exprime désormais et c'est une avancée parce que jusque-là ceux-ci étaient contraints au silence par la honte. Or, ce sont presque toujours eux qui peuvent diagnostiquer le trouble chez leur proche et prendre des mesures, en mettant des limites à son comportement, pour l'aider. De plus, on sait désormais que la syllogomanie se transmet dans les familles. De nombreux accumulateurs compulsifs, lorsqu'on le leur demande, peuvent parler d'un oncle ou d'un grand-père «ayant tendance à tout garder»…

Le seul traitement connu à ce jour est un retour régulier au tri. Anouk Le Guillou passe ainsi deux heures par mois chez ces anciens clients qui connaissent désormais le mal dont ils souffrent. Tels Sisyphe, ils se remettent régulièrement à l'épreuve de jeter… Car l'envie d'accumuler, elle, ne les lâche pas.

 

Diagnostic ans Statistical Manual of Mental Disorders

 

 

Moralité  :

 

« Pour expliquer un brin de paille, il faut démontrer tout l'univers. »

 

 

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 06:28

 

 

L'enquete de la semaine. sf. La "Libido" masculine en berne   

 

 

 

 les causes psychologiques"

 

 

On commence à s'intéresser à la perte d'appétit sexuel chez l'homme, considérée plus fréquente chez les femmes.

 

 

 

distributeur de viagra

 

 

 

Difficile de mettre des mots sur ce qu'on n'imaginait même pas. Ainsi pour ces hommes qui, soudain, n'ont plus envie de faire l'amour. «Au lit, c'est plutôt moi qui ai la migraine…», résumait l'un d'eux lors de sa première consultation chez un sexologue.

C'est que, dans l'imaginaire collectif, les hommes sont plutôt «toujours prêts» au coït - on met plutôt le focus sur les addicts et compulsifs sexuels aujourd'hui - et lorsqu'ils «n'y arrivent pas», cela relève de mécanismes (impuissance, anorgasmie…) assez faciles à décrire. L'affaiblissement du désir, comment pourraient-ils même en être conscients, et l'exprimer? «C'est davantage une problématique féminine, analyse le psychiatre Philippe Brenot, directeur des enseignements de sexologie à l'université Paris-V. Elles savent ce qu'est le désir, pas les hommes. Ils en connaissent avant tout sa manifestation première: l'érection.» Ce mécanisme réflexe a donc retenu depuis toujours l'attention de tous, à la manière de ce qu'en disait Coluche: «Je n'ai pas besoin de te dire que je t'aime puisque ça se voit.»

Aujourd'hui, on commence à étudier les troubles du désir au masculin. Ainsi, lors des 6es Assises françaises de sexologie et de santé sexuelle, qui viennent de se tenir à Perpignan (Pyrénées-Orientales), plusieurs interventions leur étaient consacrées. Première constatation: ces difficultés, lorsqu'elles se présentent chez quelqu'un qui n'avait pas eu de problème jusque-là, sont assez difficiles à diagnostiquer. «Ceux qui en souffrent consultent souvent très tard, après des années de déni et de contournement du problème, explique le Dr Ghislaine Paris, sexologue et coauteur de Faire l'amour pour éviter la guerre dans le couple (Éd. Albin Michel). Lorsqu'ils se décident à demander de l'aide, la perte assez mystérieuse de leur désir reste pour eux plongée dans un grand flou. Alors je leur demande: “Quelles sont vos hypothèses”?»


Des causes multiples

Une fois écartées les causes purement médicales, il faut plusieurs séances pour arriver à cerner des cas très différents (le patient vit-il depuis longtemps en couple ou pas? quel est son âge? ses habitudes autoérotiques?). «Comment savoir si ce sont des difficultés érectiles qui ont entamé le désir ou le manque de désir initial qui provoque l'impuissance?», résume le Dr Ghislaine Paris.

Généralement, les causes psychologiques sont multifactorielles. Emblématique, cet homme de 53 ans, R., en plein burn-out professionnel. Il vient de créer son entreprise et n'est pas en accord avec son associé. Il vit aussi une relation conflictuelle avec son fils aîné, ce qui crée des tensions avec sa femme. Depuis trois ans, il accumule les entraves à dépasser dans sa vie sociale, et ne consacre plus guère d'énergie à son couple. D'ailleurs, il n'éprouve plus aucun appétit sexuel.

Pour Philippe Brenot, «cet affaiblissement de l'humeur, et parfois la dépression qui s'impose lorsque l'homme éprouve un décalage entre ce qu'il avait rêvé et ce qu'il vit, constitue la première cause des troubles». Ajoutez à ce tableau quelques recours aux psychotropes, à l'alcool ou au cannabis pour avoir l'impression de «se donner des forces», et le symptôme ne fait que s'accentuer.

Existent aussi des causes psychologiques plus profondes, qui doivent mener à une prise en charge psychothérapeutique. Ce peut être un passé d'enfant abusé, ou une peur inconsciente de passage à l'acte dans une pratique perverse qui bride le désir, une homosexualité refoulée. Ce peut être aussi, clivage inconscient assez fréquent, la difficulté qu'ont certains hommes à considérer leur partenaire régulière autrement que comme la mère de leurs enfants ou une vierge imprenable. «Ils peuvent alors avoir envie de prostituées, mais pas de leur épouse, explique le Dr Ghislaine Paris, car pour eux respecter leur compagne et pouvoir l'aimer sexuellement sont contradictoires.»

Inhibé par son sentiment de culpabilité

Dans le cas de R., ce n'est qu'après plusieurs séances à la fois individuelles et en couple - car sa compagne était bien décidée à l'aider - qu'il avoua l'élément déclencheur de sa panne de désir. Il avait, au plus fort de sa crise professionnelle, eu une relation sexuelle avec une jeune collaboratrice. Et même si cette liaison n'avait été que furtive, elle l'empêchait de recouvrer ses forces quand il était avec sa femme, car sa grande culpabilité inconsciente l'inhibait.

Ce sont donc, à chaque fois, pour les sexologues, de véritables «investigations» à mener sur des cas très particuliers, même si, selon Philippe Brenot, qui a mené une grande enquête en 2011 sur Les Hommes, le sexe et l'amour (Éd. Les Arènes), il faut aussi tenir compte des évolutions sociétales: «Les nouvelles générations d'hommes ne vivent pas vraiment une baisse de désir, observe-t-il, mais affirment celui-ci avec une certaine hésitation car il leur faut à la fois être doux (proches affectivement des femmes) et solides (physiquement). Cela crée une posture incertaine, qui les désoriente.» Et le psychiatre d'espérer un jour une école qui parlerait aux garçons de leur désir: ce qui le fait naître, ce qui l'entrave. Toute une pédagogie à inventer, en quelque sorte.

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 06:37

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.

 

Le Festival international des prostituées de luxe

Toutes-les-Palmes-d-or-depuis-1946.jpgChaque année, entre 100 et 200 escort girls débarquent au festival de Cannes pour agrémenter les soirées de richissimes "festivaliers", révèle The Hollywood Reporter. Elie Nahas, un Libanais soupçonné d'avoir dirigé un réseau de prostitution de luxe sur la Côte d'Azur, témoigne.

 

      Sur les 20 films en compétition pour la Palme d'or cette année, un seul a été réalisé par une femme (Un château en Espagne de Valeria Bruni Tedeschi). C'est peu. Mais c'est mieux que l'année dernière où il n'y en avait aucun. Chaque année ou presque la question de la place des femmes au festival de Cannes est posée...puis oubliée. 


Pourtant, en marge du plus prestigieux festival international de cinéma du monde, une place est bien réservée aux femmes : celle de prostituée. Tous les ans, environ 200 professionnelles du sexe débarquent sur la Côte d'Azur au moment du festival de Cannes — et du Grand Prix de Monaco, concomitant. C'est The Hollywood Reporter qui le révèle : "Chaque année, des femmes de tout genre, de ce que les Français appellent putes de luxes* (des call girls payées très cher) rémunérées en moyenne 4000 dollars [3 100 euros] la nuit jusqu'aux prostituées locales payées généralement entre 40 et 60 euros l'heure pour faire le trottoir à Nice, convergent à Cannes pour ce que les prostituées parisiennes appellent 'le meilleur jour de paie de l'année'". 

Compétition non-officielle

Interviewée dans les colonnes du quotidien de Los Angeles, une prostituée cannoise, surnommée Daisy, raconte comment la période du festival est synonyme de compétition pour elle. Mais "les prostituées locales ont un avantage parce qu'elles connaissent les gardiens des hôtels" : elles donnent du cash aux concierges des grands hôtels de luxe pour qu'ils rabattent des clients pour elles.

Quant aux prostituées de luxe, elles feraient partie d'un réseau bien organisé. Venues en groupe, via des agences d'escorts-girls, depuis Paris, Londres, le Vénézuela, le Maroc, le Brésil ou encore la Russie, explique The Hollywood Reporter, elles sont "logées" dans les grands hôtels et les yachts de luxe (dans ce cas on les appelle les 'yacht girls') au large de la ville ou louent des chambres à Beausoleil, près de Monaco, à 40 minutes de Cannes. 

Les soirées commencent à partir de 22 h. Les filles attendent dans les vestibuls des hôtels où les clients viennent discrètement faire leur marché. Et quelques minutes plus tard, un homme leur indique de la main le numéro de la chambre où elles sont attendues. Toujours dans un souci de discrétion, le salaire est délivré sous une enveloppe barrée du mot "cadeau". 

Elie Nahas, proxénète de luxe

Tous ces détails, The Hollywood Reporter, les a obtenus par les témoignages de "vétérantes" de la prostitution à Paris et à Cannes, mais aussi et surtout par celui du Libanais Elie Nahas. C'est par lui que l'un des plus gros scandales de proxénitisme a éclaté à Cannes. C'était en 2007. Cette année-là, les enquêteurs de l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains démantèlent un vaste réseau de prostitution de luxe sur la côte d'Azur. Elie Nahas, homme d'affaires et "homme à tout faire" de Moatassem Khadafi — décédé en 2011 — est alors soupçonné d'en être le principal organisateur. Le Libanais, âgé de 48 ans, réfugié au Liban, a depuis été condamné (en octobre 2010) par le tribunal correctionnel de Marseille à huit ans de prison pour proxénétisme. 

"Tout le monde le sait, chaque année, pour le festival, entre 30 et 40 yachts de luxe arrivent dans la baie de Cannes. Ils appartiennent à des gens richissimes. Chaque bateau a à bord une dizaine de filles ; ce sont des top model qui sont nues ou à moitié nues toute la journée, on leur sert de la drogue et de l'alcool à volonté. 

Le matin, elles attendent leur fameuse enveloppe, raconte Elie Nahas. Cela fait 60 ans que ça dure [...] Certaines d'entre elles, perçoivent jusqu’à 40 000 dollars [31 000 euros] pour la soirée. Ce sont les Arabes qui sont les plus généreux. Si une fille leur plait, ils peuvent débourser beaucoup d'argent."

Pour reconnaître ces prostituées de luxe, un bon coup d'oeil suffit, note enfin le quotidien américain. Comme l'avait écrit le célébrissime critique cinéma Roger Ebert (décédé le 4 avril dernier) dans un tweet : "Les prostituées à Cannes sont partout. Elles sont faciles à reconnaître : ce sont celles qui sont très bien habillées et qui ne fument pas".

 

 

 

 

 

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 06:33

 

 

  L'enquete de la semaine. sf. Santé ; Le saviez-vous ?

 

 

 

 

 

 

 

Les infos ruinent la santé....

 

 

Une autre idée intéressante développée par Roph Dobelli (1) est que les infos nuisent à la santé.

Elles rendent craintif et agressif, diminuent votre créativité et votre capacité de réfléchir. Arrêter totalement de lire le journal vous rendra plus heureux. C'est prouvé :

Les infos sont au cerveau ce que le sucre est au corps. Faciles à avaler, elles nous donnent de petites bouffées de plaisir, ne demandent aucun effort, mais finissent par nous pourrir. Loin de nous informer, les « infos » nous remplissent le crâne de faits qui n'ont aucune utilité pratique ni théorique dans nos vies, sur lesquels nous n'avons aucune prise, et qui bien souvent ne nous concernent aucunement.

C'est pourquoi, contrairement aux livres, nous pouvons avaler une quantité illimitée de « flashs » qui sont comme des bonbons multicolores pour notre esprit.

 

Les infos sont toxiques

 

 

Prenez l'exemple suivant : une voiture passe sur un pont, le pont s'écroule. Comment la presse va-t-elle traiter le sujet ? Si le conducteur est encore en vie, vous pouvez être sûr qu'il sera le premier à avoir la parole au 20 heures. Pourquoi ? Parce que c'est excitant pour le spectateur, qui va ressentir toutes sortes d'émotions fortes en écoutant le témoignage (où le conducteur allait, à quoi il pensait, ce qu'il a ressenti), et aussi parce que c'est une information facile, rapide, et bon marché à produire pour le journaliste. L'information utile à tirer de l'événement aurait dû concerner la solidité du pont, sa structure, et le risque que se produise la même chose ailleurs. Mais c'est trop compliqué à étudier et à expliquer aux « infos ».

Le danger de cette approche est qu'elle fausse notre appréciation du risque : le risque de mourir d'un attentat terroriste est surestimé. Celui de mourir de stress chronique est sous-estimé. Le bonheur d'être riche est surestimé. Celui d'avoir sa vie ruinée par un mauvais choix conjugal est sous-estimé.

L'abus d'infos est donc réellement toxique pour nos cerveaux, et la seule façon de se protéger est d'arrêter complètement d'en consommer.

De toute façon, nous ne pouvons pas rester rationnels face aux images diffusées par les médias. Voir un avion qui s'écrase est si marquant que vous y penserez forcément lors de votre prochain vol, quelle que soit la probabilité réelle que la même chose vous arrive. Même les investisseurs qui placent leur propre argent ne parviennent pas à résister à l'impact émotionnel des « infos ». Ils sur-réagissent toujours, dans un sens ou dans l'autre, aux nouvelles, prenant ainsi des décisions qui leur nuisent à eux-mêmes. 

 

Les infos sont inutiles

 

 

« Sur les 10 000 infos que vous avez lues ou entendues ces douze derniers mois, citez-en une qui vous ait permis de prendre une meilleure décision concernant votre vie privée ou professionnelle ? », demande Rolph Dobelli. (2)

Et en effet : consommer de l'info n'a aucune utilité pratique. Notre cerveau a besoin de faire un effort pour assimiler les choses qui ont une utilité. Il n'en fait aucun pour absorber ce qui est « nouveau ».

Nous nous faisons des illusions quand nous pensons qu'accumuler des milliers d'infos dans notre tête nous donne une meilleure compréhension du monde. C'est en fait le contraire qui se passe. Les choses importantes à connaître pour la vie ne sont pas des infos, mais une sagesse qui émerge lentement de nos réflexions profondes. C'est vrai pour la vie personnelle, mais aussi pour la vie professionnelle. Si être au courant des infos était important pour faire carrière, les journalistes seraient au sommet de la pyramide. Ce n'est pas le cas.

La raison en est que les infos ne nous font pas réfléchir : elles ne font que nous aider à conforter nos préjugés. Réfléchir demande de la concentration, ce qui suppose de ne pas être interrompu. Les infos, au contraire, sont spécialement conçues pour nous interrompre.

Si vous êtes constamment interrompu dans votre réflexion, votre sujet reste dans votre mémoire à court terme, et n'a aucune chance d'intégrer votre mémoire à long terme, qui est le réservoir de vos pensées.

Ces ruptures permanentes ne concernent pas seulement France-Info et ses flashs incessants sur tout et surtout n'importe quoi. Même les articles des sites Internet d'information sont aujourd'hui émaillés de liens hypertextes, si bien que lorsque vous les lisez, vous êtes constamment détourné du sujet. Des chercheurs canadiens ont démontré que la seule présence de ces liens dans le texte réduit le niveau de compréhension, car votre cerveau est constamment distrait par le choix qu'il doit faire de ne pas cliquer, ce qui le détourne du sujet de l'article. (3)

Cela explique cette impression, largement partagée aujourd'hui par des personnes de plus en plus jeunes, de perdre leur mémoire et leur capacité de concentration. 

 

Les infos empoisonnent le corps

 

  Les infos actionnent constamment le système limbique du cerveau. Les catastrophes qui font quotidiennement les gros titres libèrent des glucocorticoïdes en cascade (cortisol). Cela perturbe le système immunitaire et réduit la production d'hormone de croissance, qui régénère l'organisme. Les infos peuvent à elles seules plonger une personne menant une vie (réelle) paisible dans une situation de stress chronique. Les taux élevés de glucocorticoïde embarrassent la digestion, réduisent la croissance des cellules de la peau, des cheveux, des os, accroissent la nervosité et la sensibilité aux infections. Vous vous sentez craintif, agressif, votre champ de vision est réduit. 

 


Les infos fonctionnent comme la drogue. Nous suivons plus ou moins consciemment d'innombrables affaires, de Cahuzac à la Corée communiste et aux licenciements, nous sommes constamment attirés vers les médias pour connaître « la suite ». Les scientifiques pensaient autrefois que les 100 milliards de neurones du cerveau étaient fixés à l'âge adulte. Nous savons aujourd'hui que ce n'est pas le cas. Les cellules cassent en permanence les anciennes connexions pour en former de nouvelles. Plus nous consommons d'infos, plus nous développons nos circuits neuronaux consacrés aux tâches superficielles, et moins nous sollicitons ceux qui sont utilisés pour la lecture et la réflexion profonde. La plupart des consommateurs d'infos, y compris ceux qui étaient auparavant de gros lecteurs, ont perdu leur capacité à lire de longs articles et des livres. A près quatre ou cinq pages, ils se fatiguent, leur concentration s'évanouit, ils ont envie de bouger... ou ils s'endorment. Ce n'est pas parce qu'ils ont vieilli ni parce qu'ils ont plus de choses importantes à faire. C'est parce que la structure physique de leur cerveau a changé.

Enfin, un effet particulièrement déplorable des infos est que nous sommes noyés par des événements sur lesquels nous n'avons aucune prise. L'écoute quotidienne d'histoires sur les catastrophes variées qui se passent aux quatre coins du monde nous rend passif, et nous plonge dans un état d'esprit négatif, pessimiste, fataliste et peut même nous conduire à perdre toute capacité d'émotion ou de compassion envers notre prochain, et tout enthousiasme pour l'avenir. Votre créativité est la première victime collatérale des infos.

« Je ne connais aucun esprit créatif qui ait été consommateur avide d'infos - qu'il soit écrivain, compositeur, mathématicien, physicien, scientifique, musicien, designer, architecte ou peintre. En revanche, je connais un tas de personne maladivement stériles qui consomment des infos comme une drogue », observe Rolph Dobelli.

Ce qui ne veut pas dire que notre monde n'ait pas besoin de journalistes. Au contraire, ils sont nécessaires pour faire connaître des faits importants qui concernent notre destin commun, que ce soit au niveau local ou mondial. Mais la lecture de longs articles d'investigation et de livres est la seule façon de mieux comprendre le monde qui nous entoure.

hommes099Source:  The Guardian 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 07:20

 

 

   L'enquete de la semaine. sf.  Aujourd'hui

 

 

Castagne au moulin des   «Lettres de mon moulin»


 

Vache à lait touristique, le célèbre moulin d'Alphonse Daudet est au centre d'une guerre entre le maire de Fontvieille et son propriétaire.

Moulin.jpg

A Fontvieille, le moulin dans lequel Alphonse Daudet aurait écrit "les Lettres de mon moulin" (DR)

 

 

 

 

Voici le corps du délit: un beau gosse de moulin, couleur de nougat, au haut d'une colline de rocailles, dans les parfums de pin et de thym. Une star dans le vent, en pierres de taille beurrées de lumière. Presque un logo, que les touristes photographient comme on photographie le panneau Hollywood au sommet du mont Lee.

On n'est pas à Los Angeles, mais à Fontvieille, terre de tauromachie, avec ses arènes où les raseuteurs s'amusent à raser les taureaux sans les mettre à mort. Fontvieille, un village de 3 600 habitants, où se préparent le loto interassociatif et le concours de taille d'oliviers. Ancienne commune de carriers, Fontvieille est célèbre pour son moulin où Alphonse Daudet aurait écrit ses «Lettres de mon moulin», long-seller publié en 1870, dont l'Education nationale, en juin 2012, distribuait 800 000 exemplaires aux élèves de CM1 dans le cadre de l'opération «Un livre pour l'été».

Parce qu'ils ont grandement péché contre ce petit moulin, il n'est pas improbable que tous les Fontvieillois finissent en enfer, comme les ouailles du curé de Cucugnan. Aujourd'hui, le maire de Fontvieille, Guy Frustié, et le propriétaire du moulin, Jacques Bellon, se disputent en justice ce moulin à farine et à mythologie, poule aux œufs d'or, fermé au public depuis décembre 2011.

«Adieu les stop lunchs des tour operators», déplore une hôtelière. Et tant pis pour ce touriste japonais venu de Kawasaki et qui tourne autour de l'édifice, tel un raseuteur. «A l'époque où j'étais écolier,explique en français ce commerçant retraité, tous les élèves au Japon étudiaient "la Dernière Classe".» Universel morceau de pathos patriote, traduit par Mori Ogai, écrivain de l'ère Meiji, où un instituteur de 1870, pour la dernière fois, fait sa classe en français - car «mes enfants, l'ordre est venu de Berlin de ne plus enseigner que l'allemand dans les écoles de l'Alsace et de la Lorraine... Le nouveau maître arrive demain».

Le moulin de Daudet, c'est l'universel: le local, plus les ailes. Bâti en 1814, ce moulin, qu'on appelle aussi moulin Saint-Pierre ou Ribet, a moulu le blé jusqu'en 1915 avant d'être restauré, puis inauguré en 1935, en qualité de saint des saints littéraire, en présence d'Edouard Herriot, ministre d'Etat. Il serait le modèle du moulin de maître Cornille, dans les «Lettres de mon moulin», où un meunier bio et donquichottesque lutte avec l'énergie du désespoir mécontemporain contre le nihilisme des nouvelles technologies de la minoterie à vapeur.

Depuis 1923, le moulin de Daudet appartient à la famille de Jacques Bellon, notaire. En décembre 2011, après cinquante et un ans de gestion municipale, les Bellon récupéraient ce bien «dans un état de délabrement extrême». Désormais, ils refusent de le louer à la mairie.

Dans l'ancienne salle de bluterie, le notaire vous montre les vestiges d'un «nid de guêpes maçonnes». «Et puis ils ont enduit le toit de Dip Etanch pour colmater les fissures. Résultat: des coulées rouges sur la tour.» «Ils ont couvert les murs de vinyle», dit-il dans l'escalier du moulin. «Ils ont saccagé à la tronçonneuse la partie vermoulue de l'axe du rouet, en bois d'orme, pour le remplacer par du bois rapporté», dit-il, en haut, dans la salle de la meule, où on peut lire le nom des 32 vents qui animaient, jadis, les ailes entoilées: Manjo Fango, Marin Miéjour, Damo ou «vent des dames», qui soulève les jupes. «Pour compléter son forfait, écrit le coriace Bellon dans une lettre à RMC, le maire prive le moulin de sa desserte énergie électrique, interdisant à ERDF cette fourniture par courrier en date du 22 février 2012.»

Le maire a proposé de racheter le moulin pour 120 000 euros puis, sur le refus de Bellon, engagé une procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique. Mais, malgré nos supplications, nos génuflexions, l'édile reste invisible. Guy Frustié, c'est l'Arlésienne. «Bonne chance, avec le maire...»,ironise un hôtelier qui a quitté l'office de tourisme de Fontvieille, «trop inerte», pour travailler avec celui des Baux-de-Provence.

Nous voilà tout dévarié, comme dit l'épicière dans son français de Provence. Dévarié, c'est-à-dire contrarié. «La réalité parle patois», disait le monarchiste Barbey d'Aurevilly dans sa critique des «Lettres de mon moulin» citée par Stéphane Giocanti dans «C'était les Daudet», une biographie où on apprend mille choses.

daudet.jpgSi les modernes, ces meuniers du Soupçon, méprisent le bourgeois Daudet et sa littérature de terroir, leurs idoles, de Mallarmé à Nietzsche, de Proust à Henry James, le vénéraient, non sans raison. Flaubert tenait «Tartarin de Tarascon» pour un «chef-d'oeuvre», Maurras pour une«couillonnade». Un bon point pour Daudet, n'est-ce pas ?

Ce qui rend l'écrivain moins sympathique, c'est qu'il était antisémite et antidreyfusard. Saviez-vous qu'il avait aidé financièrement Edouard Drumont à éditer «la France juive», diarrhée mythomane ? Daudet était antisémite, mais son moulin ne l'est pas: en tout cas, c'est ce que le moulin m'a dit sur sa montagnette, dans un brusque besoin d'épanchement.

Celui qui ne s'épanche pas, c'est le maire. Bellon l'accuse d'avoir «détourné la subvention du 29 mai 2009 affectée à la réfection de la couverture du moulin, et versée, sur présentation de faux, en décembre2010, par le département des Bouches-du-Rhône». Depuis, la mairie a acheté pour 25 000 euros un autre moulin (il y en a quatre sur la colline), le moulin Avon, qui pourrait devenir le nouveau «moulin authentique» de Daudet. Emoi de Marie, l'épouse du président du club taurin des Molinos : «Si je dis maintenant à mes petits-enfants que le vrai moulin de Daudet, c'est le moulin Avon, ça va les perturber. Ils vont me dire : «Mamie, tu es tarée."» Prévoir une cellule d'aide psychologique.

Félibre des 32 vents, affable et balèze provençal, Alain Chaine fut le gardien-régisseur du moulin de Daudet, de 1988 à 1998. Pour décrocher ce poste, cet ancien chaudronnier a dû passer un concours avec quatorze candidats. «L'examinateur, un collègue d'enfance, m'a baisé sur une question en me demandant quel est le saint des carriers. Saint Symphorien. Peuchère !» Au début, il y avait 120 000 visiteurs, à la fin, 75 000. «A cause du parking, qui est devenu payant.»

Aujourd'hui, ce parking accueille les camping-cars. Chaine se souvient des voleurs de cartes postales.«Difficile de fouiller une grand-mère... Un jour, j'ai pris une maîtresse en flagrant délit, devant ses élèves. Elle m'a proposé d'acheter les cartes postales qu'elle avait volées. Je lui ai répondu: «Je ne vends pas aux salopes."».......................

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