Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

  • : Lespassionsdepapybougnat
  • : Vous trouverez dans ce blog un peu de vérité, beaucoup de passions et quelques coups de gueule........ Bonne route, bonne lecture merci de votre visite...
  • Contact

Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite
">

Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 06:49

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.  Aujourd’hui :


 

 

 

La vérité sur les privilèges des fonctionnaires

 

 

L’ENQUETE du jour : Salaires, retraites, sécurité de l'emploi... Les agents de l'État vivent sur une planète plus confortable que les salariés du privé. La preuve en chiffres.

 

 

salaires-01.jpg

 

C'est au niveau de la progression de salaires que l'injustice est la plus criante. Les fonctionnaires peuvent compter sur l'accroissement des primes et indemnités: 6,4% en 2012. Ou sur la garantie individuelle de pouvoir d'achat qui leur assure un supplément de salaire en cas de perte de revenu par rapport à l'inflation. (Infographie Challenges)

 

 

Avec la polémique engendrée par la suppression du jour de carence des fonctionnaires, la guerre des deux France est relancée: le privé contre le public. L'occasion de vérifier si les fonctionnaires (ils sont plus de 5 millions) sont des privilégiés. D'abord, contrairement à une idée reçue, ils sont mieux payés. Sauf s'ils travaillent dans la fonction publique territoriale, ils ont en moyenne un meilleur salaire dans une administration (Etat ou établissements publics de santé) que les employés du secteur marchand.

 

Un gel des salaires en trompe-l’œil

 

"L'injustice se situe surtout au niveau de la progression des salaires", précisent Maël de Calan et Sylvain Bertoux, rapporteurs de l'étude de l'Institut Montaigne sur la dépense publique publiée en décembre 2012. En 2010, en pleine crise, le pouvoir d'achat des fonctionnaires avait ainsi grimpé d'1,7% ... Certes, depuis 2011, le gel du point d'indice - base de calcul au traitement du public - a ralenti la progression. Il n'empêche, avec le système automatique des avancements - le "glissement vieillissement technicité", le fameux GVT -, les rémunérations augmentent. "La moitié des agents de catégorie B a vu son salaire net progresser au moins de 9,7% en euros constants entre 2006 et 2010, soit 2,3% par an", note le rapport de la fonction publique de 2012.

Les fonctionnaires peuvent aussi compter sur l'accroissement des primes et indemnités: 6,4% en 2012. Ou sur la garantie individuelle de pouvoir d'achat, instaurée en 2007, qui assure un supplément de salaire en cas de perte de revenu par rapport à l'inflation. Rien qu'en 2011, 74.000 fonctionnaires d'Etat ont reçu, en moyenne, 852 euros. Coût pour le budget: 63 millions d'euros. "Depuis 2007, en euros constants, les agents de l'État ont été augmentés de 3%, tandis que les salariés du privé ont perdu près de 1% de leur pouvoir d'achat", conclut Agnès Verdier-Molinié, directrice de la fondation I frap.

 

Une flopée de petits plus

 

Mais le vrai avantage des fonctionnaires reste leur statut. A l'heure où le chômage dépasse les 10%, près de 80% des agents du public sont fonctionnaires à vie. Sauf cas rares, ils ne peuvent pas être licenciés. Sur les 20% restants, la moitié est en CDI, donc protégée des aléas économiques. Certes, au titre de la "solidarité" avec le privé, les agents versent, depuis 1983, une petite cotisation chômage. Mais cette ponction, qui n'excède pas 1% de leur revenu, n'a jamais été revalorisée. Dans le privé, cette cotisation - autour de 2,5% à la charge du salarié est régulièrement augmentée.

Enfin, leur statut offre aux fonctionnaires toute une série de petits bonus, en matière de logement, de mutuelle, de prêts bancaires... Sans oublier le "supplément familial de traitement": cette prime, accordée dès le premier enfant et cumulable avec les allocations familiales générerait une facture annuelle de plus de 1 milliard d'euros pour l'État.

 

Un système de retraite nettement plus avantageux

 

Mais le plus grand privilège des fonctionnaires est leur régime de retraite, bien plus généreux que celui du privé. Et pour cause: leur pension est calculée sur les 6 derniers mois de traitement, celle des salariés du privé sur les 25 meilleures années. Alors que les carrières pleines dans le privé se font rares, ce système creuse l'écart. "Les agents du public ont leur pension garantie à 75% de leur dernier salaire en moyenne. Sauf faillite de l'Etat, ils seront toujours payés", précise Pierre-Edouard du Cray de l'association Sauvegarde retraites.

En revanche, dans le privé, rien n'est sûr. Il n'y a qu'à voir du côté des retraites complémentaires, l'Agirc pour les cadres et l'Arrco pour les employés. Pour équilibrer leurs comptes, ces régimes, gérés par les partenaires sociaux, doivent serrer la vis, et, le 13 mars, patronat et syndicats ont désindexé les retraites de 11,5 millions de bénéficiaires de ces caisses. Au moins les fonctionnaires n'ont-ils pas de retraite complémentaire... Injustice réparée depuis 2005 avec une retraite additionnelle, la RAFP, qui leur garantit un complément de revenu - épinglée d'ailleurs par la Cour des comptes pour sa mauvaise gestion. Résultat: à l'arrivée, le montant des retraites du public est bien supérieur à celui du privé. Ainsi, au 31 décembre 2011, les 2,6 millions de retraités du public ont touché une pension moyenne de 1.724 euros par mois. Contre 1.216 euros dans le privé, selon les chiffres 2010 de l'Insee. Près de... 500 euros d'écart.

 

Des pensions de réversion aux petits oignons

 

Ce n'est pas tout. Alors que les salariés du secteur marchand prennent leur retraite en moyenne à 62,2 ans, les fonctionnaires partent... avant 59 ans. Pis, les catégories dites "actives", comme les policiers, pompiers, douaniers, aiguilleurs du ciel, peuvent se retirer à partir de 52 ans. Au total, près de un fonctionnaire sur quatre profite de "bonifications d'annuités", c'est-à-dire de trimestres gratuits. Ces avantages tendent à diminuer. Mais les agents, bien informés, savent en profiter à temps. Ainsi, la faculté de partir plus tôt après quinze ans de service et trois enfants, supprimée en 2012, a été utilisée par 154.300 agents en 2011 - 12,6% de plus qu'en 2010.

Autre privilège, encore souligné par l'OCDE dans une récente étude: la pension de réversion. Au décès d'un fonctionnaire, une partie de sa retraite est automatiquement reversée au conjoint. Dans le privé, pour qu'un veuf ou une veuve en bénéficie, il doit avoir au moins 55 ans, et ne pas dépasser un plafond de ressources. Nombreuses, ces inégalités de traitement entre public et privé ont de beaux jours devant elles. Le gouvernement a prévu de réformer à nouveau d'ici à fin 2013 le régime général des retraites dans le privé. Pas celui du public.

 

Plus de souplesse pour l'absentéisme

 

Même sur l'absentéisme, le décalage entre public et privé n'est pas près de se réduire. Sous la pression des syndicats, Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, a supprimé, en février dernier, le jour de carence des fonctionnaires. Rayant la décision prise en 2011 par le gouvernement Fillon de ne plus payer le premier jour d'arrêt-maladie. Dans le privé, rien n'a changé: avant de percevoir des indemnités de la Sécurité sociale, un salarié attend trois jours. La droite mais aussi des élus de gauche sont montés au créneau contre la ministre, au motif que la suppression sous Fillon de ce jour de carence avait freiné l'absentéisme de confort. De son côté, la Fédération hospitalière de France a noté une diminution de 7% du nombre d'arrêts-maladie.

Les agents de l'État abusent-ils vraiment des congés-maladie? Rien ne permet de l'affirmer. Une étude du ministère du Travail de février 2013 montre que l'absentéisme dans la fonction publique (3,9%) est à peine supérieur à celui des salariés du privé en CDI depuis plus de un an (3,7%). Mais, l'enquête étant basée sur du déclaratif, Denis Monneuse, auteur de L'Absentéisme au travail. De l'analyse à l'action !, recommande d'être prudent sur ses conclusions. Selon lui, l'absentéisme varie surtout selon la catégorie socio- professionnelle : les cadres - de l'administration comme du privé - s'arrêtent moins pour maladie que les employés ou les ouvriers, plus exposés à des conditions de travail pénibles.

 

L'aristocratie a trois âges successifs: l'âge des supériorités, l'âge des privilèges, l'âge des vanités; sortie du premier, elle dégénère dans le second et s'éteint dans le dernier.

Repost0
25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 06:55

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.

 

 

 

 

De "Flanby" à "Pingouin", retour sur tous les surnoms de François …..

 

 

De "Flanby" à  "Pingouin " en passant par "Pèpère", François Hollande a écopé de nombreux surnoms depuis son arrivée à la tête du PS, jusqu’à sa prise de fonction à la tête de l’État. 


Une mise au point de ses petits noms s’impose.

 

 

Drôles, ludiques, intelligents et parfois cruels, les surnoms ont la vie longue. Lorsqu’il s’agit de railler François Hollande, les politiques s’en sont donnés à cœur joie, à droite comme à gauche. On ne peut commencer un tel sujet sans évoquer le célèbre "Flanby",  diminutif le plus communément utilisé.Son origine est à aller chercher du côté du ministre du Redressement productif. C’est en effet Arnaud Montebourg qui l’a lancé en 2003. Ce dessert mou et sucré est censé caractériser le chef de l’Etat. Pour la petite anecdote, François Hollande a longtemps été représenté en flan dans les Guignols de l'info avant d’avoir sa marionnette personnalisée. Lors des dernières élections présidentielles, certaines mauvaises langues férues de jeux de mots avaient même fait le pronostic qu’il allait être "gobé" par Nicolas Sarkozy.

Si "Flamby" est le plus connu, "Pèpère" est le plus récent. C’est en effet ainsi que François Hollande se ferait appeler dans les couloirs de l’Assemblée, a récemment révélé le Canard Enchaîné.

 

"Fraise des bois", voilà comment Laurent Fabius avait nommé François Hollande après son accession à la tête du Parti Socialiste. "A-t-on jamais caché un éléphant derrière une fraise des bois ?", avait-il interrogé, en toute ironie. Sa plume légendaire, Guillaume Bachelay, avait lui aussi montré qu’il croyait très peu au potentiel de François Hollande. L’homme l’avait en effet qualifié de "Fraise flagada" ou encore de "Guimauve Le Conquérant". Une belle brochette de bonbons en somme.


 "Capitaine de pédalo"


"Quand il y en plus y en a encore". Un slogan qui convient particulièrement aux diminutifs attribués à François Hollande. Jean-Luc Mélenchon s’illustre également dans ce type d’exercice de style : "À présent, à gauche, pourquoi choisir, pour entrer dans la saison des tempêtes, un capitaine de pédalo comme Hollande ?", avait-il lancé lorsque le président était encore Premier secrétaire du PS. "Les bras ballants, le pingouin, les bras ballants mais l'œil hautain", cette phrase ne vous dit rien ? Elle est tirée du dernier album de Carla Bruni, Little French Songs sortie le 1er avril. Et même si cette dernière dément tout lien entre le "Pingouin" et François Hollande, le petit nom est déjà entré dans les annales.

 de-flanby-a-pepere.JPG

Le petit Dernier « Pépère » sous la une du point  du 11 avril je cite « Pépère est-il à la hauteur ? » en parlant du chef de l’état et sa façon de gérer la crise politique et économique….

Repost0
18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 07:07

 

 

   L'enquete de la semaine. sf.      

 

 

 

 

scandales alimentaires

 

 

 

Retour sur les grands scandales alimentaires

 

 

De la vache folle aux lasagnes à la viande de cheval, en passant par le poulet à la dioxine, les trente dernières années ont vu se dérouler une dizaine de scandales alimentaires majeurs.

Pour mémoire voyons ici les 10 plus grands .

 

 


1986-1996 : la crise de la "vache folle"

 

vache-folle.jpgLe secrétariat d’État britannique de l’Agriculture signale l’apparition d'une maladie nouvelle affectant des bovins britanniques. Plus d’un an plus tard, l’ESB est identifiée et en 1987, on découvre que la maladie provient de l'incorporation de farines animales dans l'alimentation des ruminants. L'ESB peut se transmettre par voie digestive à l'homme sous la forme de Creutzfeldt-Jakob. La consommation de viande de bœuf chute (photo : AFP).


 

1999 : le scandale du poulet à la dioxine

 

poulet.jpgEn mai 1999, l’affaire du poulet à la dioxine, trois ans après la "vache folle", est un nouveau coup pour les consommateurs. La crise débute en Belgique mais elle s’étend à la France. De la dioxine, une molécule toxique qui peut être à l'origine de cancers et de troubles hormonaux, est découverte dans des farines pour la volaille et le bétail. Les consommateurs se détournent des œufs et des poulets (photo : AFP).

 


 

2001 : épizootie de fièvre aphteuse

 

fievre.jpgEn 2001, un épisode épidémique de fièvre aphteuse touche le Royaume-Uni. La souche serait issue de déchets de repas non consommés à bord d'un avion provenant d'Afrique du Sud, et distribués à un élevage de porcs, qui contamine un élevage ovin. Environ 1 million d'animaux devront être abattus (photo : AFP).

 


 

2002 et 2003 : viande interdite chez Buffalo Grill

 

buffalo.jpgEn 2002, plusieurs salariés de la chaîne de restaurants Buffalo Grill affirment avoir vu de la viande britannique - sous embargo à l'époque - dans une usine de découpe de l'entreprise. La fréquentation des restaurants baisse de 40 % dans la semaine qui suit le début de l’affaire. En 2003, Buffalo Grill se retrouve au cœur d’un nouveau scandale, avec la découverte de 60 kilos de viande avariée dans les cuisines d’un de ses restaurants, situé près d’Opéra à Paris (photo : AFP).

 


 

2003-2006 : épidémie de grippe aviaire


grippe.jpgCette « grippe du poulet » est apparue en 2003 en Asie, puis s'est répandue au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique. Elle a fait 240 morts. Au plus fort de la crise, entre 2005 et 2006, quatorze pays de l'Union européenne sont touchés. Des millions de bêtes ont été abattues (photo : AFP).

 


 

2006 : alerte sur les produits importés

panga.jpgAlerte à la listeria avec la panga du Vietnam, alerte à l'E. Coli avec les palourdes de Turquie, alertes diverses sur les produits alimentaires provenant de Chine... Le réseau d'alertes européen fonctionne (photo : AFP).

 


 

2008 : du lait chinois à la mélamine


Lait.jpg53.000 enfants sont contaminés (une centaine sont dans un état grave et 4 bébés décèdent), après avoir bu du lait « supplémenté » en mélamine pour accroître de façon artificielle sa teneur en protéines. Deux des compagnies laitières incriminées exportaient leurs produits en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient... En Belgique, du lait mélaminé est détecté dans des friandises vendues dans des magasins asiatiques (photo : AFP).

 


 

2011 : de l'E.coli dans les concombres

 

concombres.jpg Après des soupçons portés sur le concombre espagnol, puis les tomates et la salade verte, le verdict tombe : des graines germées issues d'une ferme biologique du Nord-ouest de l'Allemagne sont responsables de l'épidémie de E.coli à l'origine de 40 décès et 4.000 hospitalisations en Europe (photo : AFP).

 


 

2012 : des steaks hachés contaminés

 

steack-hache.jpg En 2012, des steaks hachés contaminés par la bactérie E. coli font une quarantaine de morts en Europe. En France, une dizaine d'enfants sont hospitalisés. Les steaks surgelés commercialisés sous les marques Steaks Country, Maison Spanghero et Bien Vu sont immédiatement retirés de la vente (photo : AFP).

 


 

2013 : du cheval dans les lasagnes

 

cheval.jpg La découverte au Royaume-Uni de viande de cheval dans des hamburgers puis des lasagnes Findus censés contenir du bœuf provoque un scandale qui prend une dimension européenne. A l'image de leurs homologues britanniques, les distributeurs français retirent de leurs rayons lasagnes, cannelloni ou spaghetti bolognaise, moussaka, ou encore hachis Parmentier à base de bœuf. L'enquête menée par la Répression des fraudes met en lumière un circuit complexe de commercialisation de cette viande et révèle des failles dans le système de contrôle alimentaire (photo : AFP).

 


 

 

A quand le prochain ?

 

 

 

Repost0
12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 06:55

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.    Médicaments :

 

 

 

 

 

«   Notre santé dépend aussi de la Chine « 

 

 

 

 

 

La dépendance de l’Europe par rapport à la Chine et à l’Inde, qui fabriquent 80 % des

principes actifs des médicaments, est alarmante

 

medicaments-chine.jpg

Atelier d’emballage dans une usine de médicaments, à Huaibei, dans le centre de la Chine. L’Académie de pharmacie incite les décideurs publics et privés à relocaliser une partie de la production en Europe. (photo afp)


«Sous les effets conjugués de la politique de génériques, du marasme industriel croissant et de la production de molécules de base des médicaments dans des pays à faible coût de main-d’œuvre, notre dépendance pour la production des médicaments est en passe de devenir un problème majeur. »

 

 

 

 

L’arrivée d’un nouveau métier

 

 

L’activité de courtier en médicaments inquiète les pharmaciens de ville.

Faudra-t-il multiplier les contrôles, voire mettre en place des quotas au long de la chaîne de fabrication de la matière première ? François Martial, président régional de la Chambre syndicale des pharmaciens, ne sait trop à quoi attribuer les ruptures de stock dont il avoue qu’elles constituent une réelle difficulté dans l’exercice de la pharmacie d’officine.

Reconnaissant que les professionnels travaillent en flux tendu, il souhaite avant tout que s’instaure une transparence de la part de tous les acteurs de la chaîne. « Depuis le fabricant de la matière première jusqu’aux portes de l’officine », précise-t-il.

François Martial admet que des lots puissent être refusés parce que non conformes aux règles de qualité. En revanche, il a été très contrarié d’apprendre que « des gens sans scrupule revendent sur d’autres circuits certains stocks ».

Dans le giron de la santé

Et de s’inquiéter de l’apparition en France d’un nouveau métier : courtier en médicaments. L’ordonnance du 19 décembre 2012, « relative au renforcement de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement des médicaments, à l’encadrement de leur vente sur Internet et à la lutte contre la falsification » a créé cette activité « liée à la vente ou à l’achat de spécialités qui ne comprend pas la manipulation physique et qui consiste à négocier indépendamment ou au nom d’une personne physique ou morale », dit le texte.

Avec les groupements de pharmaciens, GIE ou sociétés de regroupements d’achats, cette activité existe déjà. Mais « l’ordonnance fait désormais passer le courtage dans le giron du Code de la santé publique », explique Me Caroline Cazaux, avocate spécialisée dans la distribution pharmaceutique.

Comme l’a démontré l’affaire de la viande de cheval remplaçant celle de bœuf, les problèmes pour les courtiers viennent de la difficulté à identifier l’origine des produits. « De plus, analyse Pascal Louis, président du Collectif national des groupements de pharmaciens d’officine, l’encadrement de l’activité de courtage va imposer des contraintes supplémentaires aux groupements et introduire aussi une concurrence exercée par des personnes qui n’auront pas forcément le même respect de la distribution du médicament. »

 

 

Repost0
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 06:21

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.

 

 

 

 

 

 

 

Les petits secrets de Nasser al-Khelaïfi,

nouveau président du PSG

 

 

 

A 38 ans, cet ancien tennisman qatarien est devenu un acteur incontournable du sport-business. Outre le club parisien, il préside la nouvelle chaîne beIN Sport et une holding d’investissements richissime.

 

 

Portrait.

 

 

psg-p.jpg

 

Pas le genre à hurler dans les tribunes, encore moins à insulter l’arbitre… Le très discret Nasser Ghanim al-Khelaïfi (qui n’a pas souhaité rencontrer Capital) est un homme affable, toujours tiré à quatre épingles, qu’il soit en costume gris ou en thobe et keffieh blancs. L’ex-tennisman qatarien de 38 ans n’en est pas moins devenu un redoutable conquérant du sport-business. Sa campagne de France tient de la razzia : en dix mois, il a pris le contrôle du PSG, affolé le mercato avec 147 millions d’euros dépensés en nouveaux joueurs (un record en Europe), lancé la nouvelle chaîne française beIN Sport, repris le club Paris Handball… Tout cela grâce aux pétrodollars de son boss et ami de 32 ans, Tamim ben Hamad al-Thani, prince héritier du Qatar et patron de l’inépuisable fonds souverain QIA. Ça aide…

Son «non» à Nicolas Sarkozy. «Nasser, maintenant tu dois racheter Orange Sport !» C’est l’ancien président de la République qui parle. Nous sommes en juillet 2011, Nasser al-Khelaïfi vient de mettre la main sur le PSG. Fan assumé du club parisien, Nicolas Sarkozy tient à le féliciter en personne. Au passage, il en profite pour lui «suggérer» un autre investissement, Orange Sport donc. Une invite pas tout à fait fortuite. Stéphane Richard, président de France Télécom et proche de Sarkozy, veut en effet se débarrasser de cette filiale lourdement déficitaire lancée en 2008 (elle sera arrêtée en juin 2012). Hélas pour eux, le dirigeant qatarien n’a pas mordu à l’hameçon. A la place, il a préféré créer ex nihilo la chaîne sportive beIN Sport. Autre éconduit, David Douillet. L’ancien ministre des Sports voulait, quant à lui, que Nasser al-Khelaïfi entre au capital du Stade de France. Il n’a pas eu plus de succès.

Son partenaire de tennis providentiel. Lorsqu’il a achevé sa carrière de tennisman professionnel, il y a dix ans, Nasser n’était que 995e au classement ATP. Pas terri­ble, certes, mais il était quand même le premier Qatarien à y figurer. Et au sein de l’équipe nationale, qu’il dirigeait, il s’était lié d’amitié avec un jeune joueur de cinq ans son cadet : le cheikh Tamim al-Thani. Rencontre providentielle. Devenu prince héritier après la mise à l’écart de son frère aîné, Jassim, Tamim a confié de multiples responsabilités à son ami, le bombardant président de la fédération qatarienne de tennis, directeur de la chaîne Al-Jazeera Sport et chairman du fonds d’investissement QSI (Qatar Sport Investments). Désormais poids lourds du sport-business, ils restent passionnés de tennis et viennent chaque année soutenir leur copain Rafael Nadal à Roland-Garros.

 

 

 

Repost0
28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 07:09

 

 

   L'enquete de la semaine. sf.

 

 

 

 

L’arsenal des boissons coup de fouet

 

 

 

 

Destinées aux sportifs, les boissons énergétiques, à base de glucides et de sodium, ne doivent pas être confondues avec celles dites énergisantes, à base de caféine et de taurine, qui, elles, luttent contre les coups de fatigue cérébrale.

Les boissons énergétiques, ou boissons diététiques glucidiques de l’effort, fournissent de l’énergie et empêchent la déshydratation. Elles permettent au sportif de récupérer les constituants dont il a besoin et qu’il a perdus pendant l’effort, en contractant ses muscles et en transpirant pour faire baisser sa température, qui augmente avec l’effort. Leur action sur l’état de forme du sportif est très rapide, car, du fait de leur concentration en particules analogue à celle du sang, elles sont très vite assimilées par l’organisme.

 

Des remontants à base d’eau, de sucres et de sels minéraux

 

 boissons-energisantes.png Les boissons énergétiques se composent généralement de sucres, de sels minéraux dits électrolytes et d’eau, leur principal ingrédient. “La déshydratation a des répercussions sur les performances physiques et mentales. Plus l’épreuve est longue, plus la déshydratation est croissante, et plus la performance diminue. Une perte de 1 % en eau entraîne une baisse de 10 % des capacités physiques, explique le médecin du sport François Fisch. Il faut donc boire de l’eau avant, pendant et après l’effort. Environ 15 cl toutes les 20 min, mais cela dépend de l’activité physique.”
Le second objectif de ces boissons est de recharger les muscles en glycogène. Elles contiennent des sucres à assimilation rapide (glucose, fructose, saccharose), pour permettre un effort immédiat, et des sucres à digestion lente, comme la maltodextrine et l’amidon, qui améliorent l’endurance. On y trouve également du sodium – qui a pour effets d’accélérer la réhydratation et de compenser la perte minérale – et du potassium, nécessaire pour que la fibrille musculaire puisse se décontracter. De plus, sodium et potassium interviennent dans le maintien de la pression sanguine et favorisent les contractions musculaires et la transmission de l’influx nerveux. Autres composants parfois présents dans ces boissons, les vitamines B et C, mais celles-ci ne font pas partie des recommandations européennes concernant les boissons de l’effort (source : Cahiers de nutrition et de diététique, mars 2011, éd. Elsevier Masson).
 “Le sportif du dimanche qui fait 1 h de jogging par semaine n’a pas besoin de ce type de boisson glucidique, souligne la nutritionniste Béatrice de Reynal. Pour ce genre d’exercice, boire de l’eau avant et après l’effort est suffisant. Cela permet de se réhydrater, de refroidir les muscles, d’éliminer l’acide lactique produit, et ainsi d’éviter les crampes. Même pour une marche de 5 à 6 h, il suffit de boire de l’eau et d’ingurgiter à mi-chemin une banane ou un peu de compote et du pain complet. Et de prendre un peu de miel, qui est assimilé plus rapidement, si l’on veut obtenir un effet coup de fouet.” Le risque avec ces boissons énergétiques, c’est de consommer trop de sucre d’un coup et de provoquer une sécrétion importante d’insuline, qui sera suivie d’une hypoglycémie, pouvant entraîner un malaise. Attention aussi à l’apport en calories (de 200 à 500 par litre), qui, si elles ne sont pas utilisées, vont se transformer en graisses.

 

Des stimulants composés principalement de caféine

 

Les boissons énergisantes – dont le Red Bull est l’“emblème” – ne sont pas destinées aux sportifs. Elles sont censées mobiliser l’énergie en stimulant le système nerveux. Elles se composent de sucre, de caféine, souvent de taurine et d’extraits de plantes (guarana, ginseng…), très concentrés en caféine. “Ce type de boisson est une ­alternative à la tasse de café bien noire”, analyse Béatrice de Reynal, qui précise qu’une tasse de café de 100 ml contient, en moyenne, 65 mg de caféine, contre 80 mg pour une canette de 250 ml de Red Bull. “La caféine est connue pour lutter contre les coups de fatigue, améliorer la mémoire et la concentration, explique Patrick Serog, médecin nutritionniste, coauteur de Savoir manger (éd. Flammarion). Mais consommée à haute dose, elle peut provoquer de la tachycardie, de la nervosité, des insomnies et une augmentation de la tension artérielle.” En mai 2007, le Conseil européen de l’information sur l’alimentation (Eufic) a précisé que “des apports quotidiens modérés de caféine, jusqu’à 300 mg, ne posent, en règle générale, aucun problème de santé, sous réserve que les autres habitudes de vie – régime alimentaire, consommation d’alcool, tabagisme et exercice – soient équilibrées”.


Les effets incertains de la taurine

 

Cet autre ingrédient des boissons énergisantes n’a rien à voir avec une quelconque sécrétion de taureau, comme on peut le lire sur le Net. Si l’on manque de recul sur ce stimulant, d’abord interdit en France, puis autorisé en 2008, on sait néanmoins qu’il s’agit d’un acide aminé produit en petite quantité par le corps humain et contenu, notamment, dans les muscles. La taurine possède des vertus antioxydantes et aurait pour effets d’augmenter la circulation veineuse et de stimuler le cœur (cela ne fait pas consensus). “Comme de nombreux antioxydants, il faut craindre qu’à une forte concentration la taurine puisse avoir l’effet inverse, c’est-à-dire être pro-oxydative”, souligne François Fisch. Reste “qu’il n’y a pas d’élément probant qui démontre la dangerosité du Red Bull”, a indiqué Christine Lagarde, ministre de l’Économie, qui en a autorisé la vente en 2008. Deux messages d’avertissement doivent, toutefois, être apposés sur les canettes : “Déconseillé aux femmes enceintes et aux enfants” et “À consommer avec modération : maximum deux canettes par jour”.

 

 

 

 

 

 

 

Repost0
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 07:20

 

 

 

L'enquete de la semaine. sf. 

 

 

 

"Du pis de la vache au supermarché"

 

 

 

 

Tous les deux jours, le camion de collecte est passé au matin chercher la production des 110 vaches laitières de François Roulland. Cet éleveur du Locheur (Calvados) fait partie de la douzaine de fermes qui fournissent le lait bio destiné à la marque de yaourt Les 2 Vaches, créée en 2006 après l'arrivée au sein du groupe Danone de Stonyfield Farm, une entreprise américaine spécialisée dans le yaourt bio.

En s'appuyant sur la force du groupe pour faire référencer ses produits en grande surface et sur ses sites de production centenaires en Normandie, le petit pot de yaourt bio a aussi fait le bonheur des éleveurs. François Roulland témoigne : « Il y a quelques années, j'ai commencé à trouver que mon métier n'avait plus de sens. J'étais devenu un chasseur de primes, oubliant le côté agronomique ou zootechnique du métier. »

 

Des vaches en meilleure santé


Coup de chance, Danone lui présente alors Daniel Tirat, directeur de Stonyfield France. « Ils voulaient mettre en place une filière bio, poursuit l'éleveur. Ils m'ont garanti qu'ils achèteraient tout mon lait à un prix qui me permette d'en vivre. J'ai pu entamer ma conversion au bio. » Finis les antibiotiques et les pesticides, les vaches de François Roulland sont maintenant des adeptes des pâturages et du foin produit sur place. Leur rendement a baissé de 30 % environ, mais elles sont en meilleure santé : les frais vétérinaires ont été divisés par trois et l'éleveur se félicite d'être plus autonome. Economiquement, il s'y retrouve. « Nous achetons le lait bio environ 400 € la tonne, soit 100 € de plus que le conventionnel », explique Daniel Tirat. Ce lait arrive ensuite à l'usine Danone de Molay-Littry (Calvados), où il est mélangé à d'autres laits bio du bocage. La production est surveillée comme du lait sur le feu : « Le lait est testé pour vérifier qu'il ne contient pas de traces d'antibiotiques et pour mesurer son acidité », explique François Mekerke, le directeur du site.

 

Pas de mélange avec le non-bio


Pasteurisation, écrémage, fermentation, puis conditionnement : le processus strict ne présente aucun risque de mélanger du lait bio avec du non-bio, assure François Mekerke. « Nous commençons toujours par le bio, quand les machines sont propres, puis nous faisons le reste. Nous sommes audités tous les six mois pour le label AB », précise le directeur du site. Les yaourts sont ensuite mélangés à du sucre de canne et des purées de fruits bio. Le yaourt myrtille fait d'ailleurs partie des best-sellers de la marque et la croissance des ventes ne s'est pas démentie cette année. « 1, 9 million de foyers français ont consommé au moins un produit Les 2 vaches en 2012, soit 23 % de plus qu'en 2011 », se félicite Daniel Tirat. Le bio, une filière qui pourrait bien devenir une vache à lait.


imagesCAX1YQVW.jpgLe label AB, pour « agriculture biologique », est le label officiel français assurant que les produits qui le portent sont fabriqués selon des critères de respect de l'environnement et du bien-être animal. Pour les fruits et les légumes, il garantit qu'ils ont été cultivés sans utiliser de produits chimiques et qu'ils ne contiennent pas d'organismes génétiquement modifiés. Pour la viande, il assure que les animaux ont été nourris avec des aliments bio, de préférence cultivés au sein même de l'exploitation, que les médecines douces et la prévention ont été préférées aux antibiotiques et qu'ils ont pu s'ébattre en plein air. Pour les produits transformés, l'attribution du label impose qu'au moins 95 % des ingrédients soient bio. Dans les restaurants, un menu appelé « bio » doit obligatoirement être composé d'au moins 95 % d'aliments bio.

Le respect du cahier des charges est contrôlé régulièrement par des organismes certificateurs, eux-mêmes agréés par l'Institut national de l'origine et de la qualité (Inao). Le label peut être retiré en cas de non-respect des critères.

 Le yaourt bio, reste encore discret au rayon frais

La France comptait, à la fin 2011 ,79 388 vaches laitières élevées selon les critères bio, d'après les chiffres de l'Agence bio. La collecte de lait bio ne représentait toutefois que 1,4 % de la collecte nationale de lait de vache et la marque Les 2 Vaches n'occupe que 0,5 % du marché des yaourts en France

 

 

Repost0
14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 06:38

 

 

 

 

    L'enquete de la semaine. sf. L’épuisement nerveux

 

 

 

 

 

[(burn out), mal du siècle]

 


 

 

      Au travers de cette enquête chacun y reconnaitra peut être sa part de vérité, et comme disait Jean-Luc  cette histoire à un début et une fin, tout le reste est ce que vous en faite, parcourez la jusqu’au bout elle est un peu longue mais pleine de vérité ….alors bonne lecture.

.....papy

 

Concurrence, compétitivité, efficacité, productivité, tels sont les maîtres-mots des sociétés modernes, entraînées dans la masse tourbillonnante de la production de masse, de la technologie performante, de l'informatique omniprésente et de l'obsession du profit et du pouvoir d'achat.

 



Cette frénésie collective n'est pas sans conséquences sur la santé des individus en termes d'extrême fatigue nerveuse et psychique, ce dont on commence tout juste à prendre conscience. Car, depuis quelque temps, une sorte de «maladie du travail» se répand dans les entreprises, et ce sont évidemment les plus consciencieux, les plus chargés de responsabilités - les cadres notamment -, les plus soucieux de bien faire, les plus émotifs aussi, qui sont confrontés les premiers à ce stress permanent. Et il peut advenir que celui-ci déborde complètement leurs défenses organiques, les amenant au stade d'épuisement émotionnel que les Américains nomment «Burn out» (qu'on peut traduire par «être consumé», «s'éteindre»).

 

 

 

 

L'homme de Cro-Magnon devant l'ordinateur

 

293674banniere_Jean_Pierre.gifLe drame de l'homme moderne, c'est que son cerveau et son système nerveux ne se sont guère modifiés au cours des cinq derniers millénaires, et sans doute pas du tout durant les deux derniers siècles. Or, quelle commune mesure y a-t-il entre le travail de notre ancêtre paysan de 1812 et celui de son descendant de 2013vissé devant son ordinateur ? «L'homme est un étranger dans le monde qu'il a créé», déclarait déjà Alexis Carrel (Prix Nobel de médecine en 1910) qui pourtant ne connaissait pas encore la télévision, ni l'ordinateur, ni le téléphone portable.

Que dirait-il aujourd'hui ? Il ne pourrait que souligner sa sentence de deux traits appuyés. Chacun apprécie l'efficacité des moyens modernes de communication, mais on oublie qu'ils augmentent considérablement la pression mentale exercée sur chaque individu. Sacha Guitry disait déjà, en substance : «Avec le téléphone, n'importe qui vous sonne comme autrefois le maître sonnait son valet.» C’est terriblement exact ! Et Guitry non plus ne connaissait pas le portable.

Aujourd'hui, pour peu que vous occupiez un poste de responsabilité, il vous est pratiquement impossible d'échapper aux sollicitations de toutes sortes qui viennent à l'improviste vous déconcentrer et vous obligent à penser à trente-six choses à la fois. Comme ce n'est pas possible, vous en oubliez la moitié, d'où un stress supplémentaire, une anxiété au sujet d'une erreur éventuellement commise et un obscur sentiment de culpabilité qui finissent par user prématurément votre système nerveux.

Tant que vous êtes jeune et en bonne santé, vous tenez le coup à peu près, mais dès que vous passez la quarantaine, cela devient de moins en moins supportable. Or, les conditions économiques et sociales actuelles (mondialisation, allongement de la durée de vie, vieillissement des populations occidentales...) conduisent inexorablement à repousser l'âge de la retraite. Comment concilier ces deux impératifs contraires ? Entre usure nerveuse prématurée et nécessité de travailler plus longtemps, il y a télescopage.

Les entreprises au pied du mur

 

Ce sera la problématique principale des entreprises dans les vingt années à venir. Il leur faudra trouver le moyen de «déstresser» leurs employés, où elles subiront une baisse importante de productivité, tandis que la Sécurité Sociale, déjà si mal en point, croulera sous les arrêts de travail.


Car c'est en effet la démotivation qui menace le «consumé», dégoûté de constater que son redoublement d'efforts n'obtient pas les résultats souhaités. Ou bien, pire encore, il a recours à des subterfuges : tabac, alcool, drogues, somnifères, antidépresseurs, etc. pour masquer le problème sans le résoudre. Il peut tomber alors dans des addictions dont les méfaits viendront s'ajouter à son épuisement et l'enfermer dans une situation intenable dont il ne pourra plus sortir.

Une enquête de l'IFAS (Institut Français d'Action sur le Stress) et portant sur 13.000 personnes, montre que le facteur stress au travail représente aujourd’hui pour un homme sur cinq et pour une femme sur trois un élément de risque-santé important... On ne peut qu’être inquiet en ce qui concerne l'évolution rapide et prévisible des troubles psychiques, mais aussi des troubles articulaires et des douleurs musculaires; si rien n'est fait, c'est à une véritable explosion que l'on peut s'attendre dans les prochaines décennies.

Il apparaît clairement à tous les observateurs que le formidable développement de l’informatique a considérablement augmenté la pression quasi permanente sur le système nerveux des utilisateurs. C’est l'ensemble de la société moderne qui en pâtit, étant soumise tout entière à une «communication» de plus en plus envahissante. Sous une première apparence d'accroissement de liberté, il s'est en effet constitué peu à peu une sorte d'esclavagisme de l'informatique dont la prise de conscience se fait beaucoup trop lentement pour que les «parades» se mettent en place avant que les problèmes de santé qu’il engendre ne deviennent catastrophiques.

 

La multiplication des agressions

 

L’expansion de l’informatique n’est pas apparue immédiatement comme un danger, tout au contraire. Le caractère en quelque sorte «magique» de ses possibilités techniques a tout d’abord émerveillé, voire fasciné, ses praticiens à tous les niveaux. La facilité de son utilisation, après une courte formation, la rapidité et l’efficacité de sa mise en œuvre sont apparues comme constituant un progrès technologique majeur et un facteur décisif de productivité accrue, doublée même d’une sorte d’ «amusement», à propos duquel il fallut bientôt déchanter. Car si la «triple associée» clavier-souris-écran est on ne peut plus attractive, comme on le constate notamment sur les adolescents, elle soumet nos organismes de façon insidieuse à une complète dépendance à la machine qui a des effets ravageurs. Essayons d’établir le catalogue de ses méfaits, dont nous sommes trop souvent inconscients :

L’ordinateur immobilise notre corps dans une position fixe qui limite à l’excès les mouvements de nos membres, ce qui est très dommageable à notre musculature, tout autant qu’à nos appuis osseux, à notre circulation sanguine et à notre transit intestinal.

La souris emprisonne notre main droite et la soumet à des mouvements saccadés répétitifs qui n’ont rien de naturel, tandis que le clavier hypersensible conçu pour favoriser la rapidité de la gestuelle crée une fatigue neurologique constante.

L’écran «hypnotise» littéralement notre regard, limite à l’extrême notre champ de vision et restreint abusivement la portée de celui-ci, ce qui diminue peu à peu ses facultés d’accommodement à la «ligne d’horizon» et nous menace de myopie. A quoi s’ajoute la permanente fatigue oculaire causée par une luminosité directe.

Est-il besoin de préciser que toutes ces agressions sont fortement aggravées dès que les nécessités professionnelles exigent une grande rapidité d’exécution des travaux. C’est alors une pression psychologique intense qui s’exerce à la fois sur notre mental et notre système nerveux, cette pression pouvant nous conduire, dans les cas extrêmes et sur les personnes plus fragiles, à un complet dérèglement de notre métabolisme et de nos facultés adaptatives.

En fait, si une activité de ce type est maintenue durant plusieurs années, la dégradation progressive de la santé est quasiment inéluctable. Tant que l’organisme est jeune, il supporte et s’adapte. Dès que l’âge commence à faire son œuvre (autour de 40 ans en moyenne), ses défenses sont débordées et l’épuisement nerveux se déclare.

 

Quels remèdes sont envisageables ?

 

Les anxiolytiques ou antidépresseurs peuvent apporter une aide toute passagère et l'erreur serait de s'y accoutumer, car ils ne résolvent nullement le problème. Les seules solutions concrètes sont de deux ordres : celles qui dépendent de l'entreprise dans laquelle on travaille et celles qui dépendent de l'individu lui-même, ce qui n'exclut pas leur interaction souhaitable.

Quant à l'individu lui-même, il lui faut impérativement se ménager, apprendre à se relaxer dès que c’est possible, saisir la moindre occasion d’un déplacement physique (par exemple : préférer porter un papier vers un bureau voisin plutôt que le transmettre d’un ordinateur à un autre). L’idéal est de ne pas rester devant un ordinateur plus de 30 minutes sans bouger. Se lever et faire quelques pas, ne serait-ce que durant 2 minutes, a des effets beaucoup plus bénéfiques qu’on ne l’imagine.

Si les dirigeants de l’entreprise n’ont pas la capacité d’accomplir les aménagements nécessaires et si le salarié ne parvient pas, à son niveau, à réduire les néfastes effets d’une pression excessive, il ne lui reste plus qu'à changer de vie et de métier. Certes, c'est plus facile à dire qu'à faire, mais dans certaines situations intenables, c'est le seul moyen de sauver sa santé, élément primordial de notre bonheur et qui ne doit jamais être sacrifiée.

 



Source : Pierre LANCE auteur de « Savants maudits, chercheurs exclus ».

Repost0
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 05:58

 

 

 

 

 

L'enquete de la semaine. sf.

 


 

Comment est fabriqué le sucre?

 

 


 

Découvrez comment  en remontant la filière d'un paquet de Beghin-Say, la marque de sucre la plus vendue en France...

 

 

 

 

sucre.jpg

La France compte vingt-cinq sucreries, dont celle de Chevrières (Picardie)

 

 

 

Un Français ingère chaque année 25 kg de sucre. En poudre ou en morceaux, mais aussi dans les produits transformés tels que les glaces ou les sodas. Vous vous demandez d’où provient ce sucre? Eh bien la quasi-totalité est «made in France». L’Outre-mer fournit le sucre préparé à base de canne (10% de la consommation nationale) et la métropole, celui concocté à partir de betterave –c’est le plus consommé, et de loin (90%).

 

Au passage, sachez que seul le sucre de canne, naturellement roux, nécessite un raffinage pour devenir blanc. Le sucre de betteraves est originellement blanc. Comme l’est d’ailleurs la betterave, qui ne ressemble pas à celle que vous consommez en salade: la sucrière est bien plus grosse et de forme conique.


 Découvrez ce diaporama «Sur la route du sucre»


Une agriculture très mécanisée

En France, les 34 millions de tonnes de betteraves transformées chaque année en sucre et en alcool sont récoltées entre la mi-septembre et Noël par 26.000 planteurs, principalement implantés au nord de la Loire. Parmi ces exploitations, il y a celle de Moyvillers (Oise), qui approvisionne la sucrière de Chevrières, l’une des neuf usines du groupe Beghin-Say.

Dans ce champ, il n’y a pas de fourche, mais une seule arracheuse qui parvient à déterrer 400 mètres de bandes de betteraves en moins de cinq minutes. Cette agriculture est en effet très mécanisée et nécessite peu de main-d’œuvre.

La productivité est forte: «En quarante ans, le rendement est passé de 40 à 90 tonnes de betteraves à l’hectare», précise Bertrand du Cray, directeur général délégué du Centre d’études et de documentation du sucre (Cedus). Dans le même temps, la quantité d’engrais utilisée a été divisée par deux.

La France, n°1 mondial du sucre de betteraves

Les betteraves de Moyvillers sont ensuite acheminées à la sucrerie de Chevrières (Picardie) par camion. Les sucreries françaises s’approvisionnent toutes localement, généralement dans des rayons d’une trentaine de kilomètres. Ces betteraves sont testées dès leur arrivée, afin de déterminer leur teneur en sucre. C’est sur cette base que sont rémunérés les agriculteurs.

Les betteraves sont ensuite stockées avant d’être transformées en sucre, ce qui nécessite huit étapes, depuis le lavage jusqu’au séchage. D’abord découpées en forme de frites appelées cossettes, les betteraves sont dirigées dans un grand cylindre rempli d’eau tiède. Peu à peu, cette eau se transforme en jus sucré qui deviendra, après épuration, cristallisation et centrifugation, du sucre.

Une dizaine d’heures suffisent pour obtenir cette poudre d’une parfaite blancheur. Une partie sera conditionnée sous forme de paquets, que vous retrouverez plus tard dans vos rayons. Si le Brésil est le n°1 mondial dans la production de sucre, la France s’impose comme le leader international dans celle de sucre de betteraves.

La filière sucre en France en chiffres

25 sucreries
45.500 salariés
26.000 planteurs de betteraves dans 28 départements
Une production de 5 millions de tonnes de sucre
3,45 milliards d’euros de chiffre d’affaires
1er producteur mondial de sucre de betterave
7e producteur mondial de sucre

 

Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:43

 

Après sa dégustation ont peu l’avoir !

 

 

     L'enquete de la semaine. sf. " La banane "


 

 

 

 

 

 Pour votre santé, profitez-en …



"à condition qu’elle soit bio"

 

 

banane-.fn.JPG

 

Disponible sur nos tables toute l’année, la banane est, avec l’orange, le fruit tropical le plus banal qui soit. De fait, ces deux fruits sont les deux premières productions fruitières dans le monde. La production mondiale de bananes est dominée par une seule variété, la Cavendish, qui est exportée dans le monde entier. C’est elle qui orne les tables occidentales. Dans les régions tropicales, ce sont souvent des variétés plus anciennes, il en existe plus de 1000, qui constituent une nourriture de base pour des millions de personnes. La banane n’est pas le fruit d’un arbre mais celui d’une herbe géante et celle que nous connaissons et consommons n’existe pas à l’état sauvage dans la nature car c’est une pure création humaine.

 Origines de la banane

 

 

Les bananiers cultivés sont tous issus de bananiers sauvages, et plus particulièrement de deux d’entre eux : le bananier Musa Acuminata et le bananier Musa Balbisiana. Les fruits de ces bananiers contiennent des graines fertiles. Actuellement, on dénombre environ 180 variétés fertiles, toutes originaires d’Asie du Sud-Est (Inde, Polynésie), mais leur recensement n’est pas encore définitif. C’est à partir de croisements entre ces espèces que sont apparues spontanément les variétés sans graine. Ces variétés, plus charnues que les autres, ont naturellement intéressé les humains qui ont commencé à les pérenniser en utilisant leur potentiel de multiplication végétative par enracinement de leurs ramifications latérales. C’est ainsi qu’au fil des siècles plus de 1000 cultivars aussi divers par le goût que par la forme et la couleur ont été créés par les humains. C’est un patrimoine millénaire qui s’est ainsi perpétué de génération en génération jusqu’à nos jours. La Cavendish, variété la plus cultivée, est en fait un groupe variétal d’où sont issus les variétés commerciales destinées à l’export : Lacatan, Poyo, Williams, Grande naine et Petite naine. La banane Fayssinette et la Figue sucrée appartiennent au groupe Sucrier et sont, comme leur nom l’indique, particulièrement sucrées. On les trouve sur tous les continents, tout comme la Gros-Michel et la Figue-Pomme qui est une banane dite « dessert acide » à cause de son goût à la fois sucré et acidulé. Il y a aussi les bananes légume, dont le groupe variétal le plus connu est la Plantin avec ses sous-variétés French-corne et Faux-corne.

 

Le commerce de la banane

 

Le commerce mondial de la banane s’est développé à partir de la fin du 19ème siècle jusqu’à prendre une importance considérable. Alors que la banane est cultivée dans de très nombreux pays, très peu sont exportateurs. La majorité d’entres-eux sont situés en Amérique Latine (Equateur, Colombie, Costa Rica, Caraïbes). Ils contribuent à plus de 85% du commerce international de la banane. Quelques pays Africain et Asiatiques se partagent le reste. Pour ces pays exportateurs, la dépendance vis-à-vis de la filière banane est grande. C’est une activité qui occupe toute l’année une main d’œuvre nombreuse et relativement peu qualifiée, jouant ainsi un rôle crucial dans la lutte contre la pauvreté. Grâce aux exportations hebdomadaires régulières, des services de fret maritime réguliers ont été créés. Ils ont favorisé les importations de marchandises nécessaires au développement de ces pays et à la vie quotidienne de leurs habitants. Ces exportations régulières ont aussi permis de stabiliser des lignes maritimes sur lesquelles peuvent se construire d’autres filières d’exportation dans les domaines agricole et industriel. Le revers de la médaille, ce sont les conséquences environnementales et sanitaires d’une culture industrielle fortement consommatrice de produits chimiques. En 2007, le rapport d’expertise du professeur Belpomme a mis sous les projecteurs de l’actualité le scandale du chlordécone, insecticide interdit mais encore massivement utilisé aux Antilles françaises. Outre lechlordécone, plus d’une centaine de produits chimiques ont été déversés depuis les années 1930 qui marquent le début de la culture industrielle de la banane aux Antilles. Une estimation de 1997 évoque en moyenne 70kgde pesticides déversés par an et par hectare à la Martinique. En Amérique centrale, les cultures industrielles sont tout aussi dévastatrices. L’application d’énormes quantités de pesticides entraîne d’importants effets irréversibles sur les écosystèmes environnants (pollution, déforestation, ...) et sur la santé humaine des exploitants et des ouvriers (empoisonnement, infécondité, etc.). L’intervention d’ONG a néanmoins favorisé l’émergence d’une filière bio et équitable qui commence à prendre de l’ampleur. Heureusement car ce fruit ne manque pas de qualités nutritionnelles.

 

Valeur nutritive de la banane

 

Les nombreuses variétés de bananes, souvent très différentes par leur goût, n’ont sans doute pas toutes les mêmes valeurs nutritives. Les données dont on dispose concernent la banane ordinaire, la Cavendish. Elle contient une importante quantité de potassium. Celui-ci est très bénéfique pour le cœur et le système cardiovasculaire. Il joue un rôle essentiel dans la contraction musculaire, et donc à la fois dans les battements cardiaques, les mouvements du corps ou encore la digestion. Ce même potassium, en favorisant l’assimilation du calcium, s'oppose à son excrétion urinaire, ce qui réduit les risques de calculs rénaux et d'ostéoporose. La banane apporte de la vitamine C, qui est essentielle au bon fonctionnement de notre système immunitaire et donc à la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses. Grâce à sa teneur élevée en fer, elle stimule la production d'hémoglobine dans le sang, aidant ainsi à diminuer les risques d'anémie. La banane contient aussi du tryptophane, qui aide le corps à produire la sérotonine qui a un effet sur l'humeur et qui agit comme un sédatif doux. Sa teneur en vitamine B6 permet de réguler le taux de sucre dans le sang. La vitamine B6 est également essentielle pour la production des anticorps, favorise le maintien d'une réponse immunitaire saine et aide également à convertir les glucides en glucose maintenant ainsi un taux de sucre sanguin correct. Enfin les bananes sont également une bonne source de fibres alimentaires solubles et insolubles, ce qui en fait un fruit très digeste. 

Fruit généreux et peu onéreux, la banane nous accompagne tout au long de notre vie. Très digeste, elle est le premier fruit que découvre bébé encore au sein. Elle est dans le cartable d’école de nos enfants. Elle est appréciée des sportifs et des travailleurs de force.

 

 

Tout au long de l’année, elle mérite sa place sur notre table, surtout si elle est bio.

 

Repost0