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Vous trouverez dans ce blog un peu de vérité, beaucoup de passions et quelques coups de gueule........ Bonne route, bonne lecture merci de votre visite...
De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule
Bonne route & merci pour votre visite
Les nuages sont constitués d’air et d’eau sous forme de micro-gouttelettes ou de cristaux de glace. Selon le type de nuage et son altitude, la teneur en eau varie de quelques milligrammes à quelques grammes par mètre cube de nuage.
Comme les molécules d’eau sont plus légères que les molécules d’azote et d’oxygène composant l’atmosphère, la densité moyenne de l’air humide est plus faible que celle de l’air sec.
La masse volumique de l’air humide au niveau de la mer est d’environ 1,2kg/m3, celle de l’air sec est de 1,225kg/m3. L’air humide, plus léger que l’air sec, monte dans l’atmosphère sous l’effet de la poussée d’Archimède. Quand elle s’élève, la vapeur se transforme en gouttelettes ou en cristaux de glace, mais sa masse volumique demeure inférieure à celle de l’air environnant.
C’est la raison pour laquelle les nuages restent toujours en altitude. Quant à la quantité d’eau contenue dans les nuages, elle peut être énorme du fait du volume conséquent des nuées. À raison de 1g/m3 d’air, un cumulus de beau temps (un nuage blanc) peut contenir quelques centaines de tonnes d’eau. Quant à un cumulonimbus (un nuage d’orage), il peut abriter des centaines de millions de tonnes…
Aussi incontournables qu'indispensables dans un jardin, les géraniums vivaces ont bien des atouts. Vigoureux, rustiques, faciles d'entretien, s'adaptant à tous les terroirs, supportant aussi bien la mi-ombre que le plein soleil, ils sont aussi très florifères et trouvent leur place partout au jardin.
Des géraniums couvre-sols pour vos talus ou les zones difficiles
Des racines rhizomateuses, des tiges traçantes qui s'enracinent dans le sol... Tout est réuni pour couvrir une zone rapidement, empêchant au passage la pousse des herbes folles et l'égayant près de 6 mois durant d'une floraison exceptionnelle. Parmi ces petites merveilles, Geranium sylvaticum 'Angulatum'd'un beau rose pâle, ou le fantastique Geranium macrorrhizum au feuillage duveteux odorant et changeant de couleur en automne. Chez lui, les fleurs sont rose magenta et perdurent de longs mois. Si vous appréciez le clinquant de cette couleur, pensez à Geranium 'Patricia' qui se couvre de petites fleurs de mai à novembre. Ce grand classique constitue un excellent couvre-sol tout comme Geranium x cantabrigiense 'Biokovo' au feuillage très découpé virant à l'orangé en automne et aux fleurs blanc rosé perdurant tout l'été.
Autre classique, Geranium nodosum 'Clos du Coudray' adore la mi-ombre qu'il illumine de ses fleurs mauves soulignées de blanc de juin à octobre.
Les amateurs de fleurs bleues trouveront leur bonheur avec Geranium wallichianum 'Havana Blues' un cultivar très florifère aux nuances pastels veinées de pourpre foncé. Les jeunes pousses printanières sont dorées avant de devenir vert franc en cours de saison. Il apprécie les expositions mi-ombragées et les terrains gardant une certaine fraîcheur. Si la beauté des feuillages vous fait vibrer, essayez 'Dusty crug' un géranium aux petites feuilles arrondies couleur bronze virant au chocolat avec quelques éclats verts ! Compact mais bien étalé, il constitue un excellent couvre-sol aux fleurs rosées, aussi bien au plein soleil qu'à la mi-ombre pourvu que le sol soit drainé et frais.
Des géraniums pour les massifs ombragés
Les zones ombragées sont parfois difficiles à gérer dans un jardin ! Heureusement certains géraniums vivaces viendront à votre secours. Parmi eux, Geranium nodosum 'White Leaf' au feuillage vernissé et aux fleurs mauve foncé bordé de lilas qui illumineront la zone de juin à novembre tout comme 'Orion'au port arrondi et aux grosses fleurs bleues striées de pourpre foncé mettant en valeur un cœur blanc. Très vigoureux, il tolère les sols lourds et gardant l'humidité. D'une hauteur de 40 cm pour 80 d'étalement, il constitue de beaux centres de massifs et resplendit tout l'été.
Décidément, les fleurs bleues aiment l'ombre ! C'est le cas pour Geranium renardii 'Philippe Vapelle' à l'étonnant feuillage gaufré et duveteux qui se couvre de fleurs semblables à celles de la mauve en été. Quant à Geranium sylvaticum'Album', il pousse spontanément dans les forêts vosgiennes. Il est donc adapté à la fraîcheur du sol, au gel et à l'ombre qui n'empêchent nullement de jolies fleurs blanches de s'épanouir en mai/juin.
Des géraniums vivaces pour terrains sec, rocailleux et plein soleil
Un sol très drainé, un fort ensoleillement et une sécheresse relativement présente offrent une situation peu agréable pour de nombreuses plantes. Une fois de plus, les géraniums vivaces viennent à la rescousse avec des variétés tout à fait adaptées !
Vous pourrez les planter sur un talus, dans vos rocailles ou vos massifs très ensoleillés sans qu'ils ne souffrent, bien au contraire !
C'est le cas de Geranium riversleaianum 'Russel Prichard' à la floraison rose magenta et au feuillage gris-vert. Les amateurs d'originalité se pencheront avec joie sur Geranium x oxonianum 'Catherine Deneuve' au feuillage vert vif finement découpé et aux étonnantes fleurs en étoiles effilées rose pourpré. Dans un sol riche et très drainé, au plein soleil et même en cas de sécheresse, il donnera le meilleur de lui-même.
Geranium pyrenaicum présente quant à lui des petites fleurs lilas au printemps. Il est idéal en rocailles ensoleillées où il formera un coussin de 50 cm en tous sens. Facile de culture, ne demandant aucun entretien, il a pour avantage de se ressemer aussi spontanément qu'abondamment ! Pour le même emploi, pensez au Geranium cinereum 'Ballerina' qui culmine à 15 cm de haut. Il se plaît dans les zones rocailleuses, entre les pierres, en sol pauvre et en plein soleil. La neige et le gel ne le détruisent pas et il vous gratifiera de ses fleurs rose pâle veinées de pourpre de mai à juillet. Son cousin 'Jolly Jewell Salmon' prendra le relais, offrant des fleurs saumon veinées de rouge éclatant tout l'été. Si vous préférez les teintes pourpres, choisissez 'Purple Pillow', aux fleurs violet vibrant veiné de pourpre foncé.
Des géraniums vivaces en pot ou jardinières
Pour leur port compact, retombant, ou pour mieux laisser admirer la beauté d'un feuillage, certains cultivars se prêtent parfaitement à la culture en pot. Dans ce cas, n'oubliez pas de bien drainer le fond du contenant (qui devra être percé) avec une couche de graviers ou de petits galets.
Pour obtenir une très longue durée de floraison, pensez à fertiliser vos géraniums tous les 15 jours durant la belle saison. Geranium wlassovianum 'Fay Ana' est très apprécié pour son feuillage orangé aux reflets roses sur les nouvelles pousses printanières. Son port un peu étalé (20 cm de haut, pour 30 cm d'étalement) permet de le laisser retomber le long des parois du contenant. Incroyablement florifère, il se pare de fleurs lilas veinées de violet de juin aux premières gelées qui ne risquent pas de le détruire puisqu'il tolère jusqu'à -30°C.
Impossible d'oublier, un des grands classiques du jardin, adaptable aux grandes potées, l'incontournable Geranium sylvaticum 'Rozanne' qui se couvre de fleurs bleu lavande de mai aux premières gelées.
Si vous préférez les teintes pastels, investissez dans Geranium sanguineum 'Pink Pouffe' aux délicates fleurs rose clair qui illumineront vos balcons une première fois au printemps, puis en début d'automne.
Tous les quatre à cinq ans, de mi-juillet à mi-août, il faut diviser les iris à barbe: un geste nécessaire pour améliorer et prolonger la floraison. Il suffit ensuite de replanter les jeunes sections.
• Éliminer le superflu
Tout d'abord, retirez de terre un bouquet à l'aide d'une fourche ou d'une bêche. Enlevez un maximum de terre autour des racines. Puis séparez les iris, à la main (facile) ou à l'aide d'un couteau propre pour davantage de netteté. Ensuite, éliminez les parties défeuillées. Elles se situent en général au centre de la plante et ont tendance à pousser en éventail, créant une zone dénudée et asséchée.
Les portions encore garnies de feuilles pourront être replantées une fois les racines raccourcies. Qui dit moins de racines, dit moins de feuillage. Coupez-le au sécateur à mi-hauteur, pour en garde une moitié.
En terre ou en jardinière, l'iris à barbe apprécie les endroits ensoleillés et bien drainés. Une terre sablonneuse s'avère idéale. Mélangez un terreau universel à du sable et du compost. Plantez vos iris de manière superficielle : le dessus de la racine doit rester visible une fois en terre. Plantez les espèces les plus basses à 20 cm les unes des autres, et les espèces plus hautes à 45 cm d'écart.
Ensuite, plantez les rhizomes et veillez à ce que la partie de la plante dénuée de feuilles soit orientée sud. Ainsi, les rhizomes profitent pleinement du soleil et ne sont pas dans l'ombre projetée par leur propre feuillage. D'où l'importance de ne pas placer trop de végétaux autour.
Un entretien simple pour une beauté durable
Pour l'entretenir, un peu d'engrais s'avère suffisant : l'iris à barbe se contente de peu d'engrais car il est originaire d'une région rocailleuse. Au printemps et après la fleuraison, un mélange de sang et de farine d'os suffit.
Vos iris ne fleurissent quasiment pas la première année ? Rien de plus normal. Ne les éliminez pas, car c'est lors de la deuxième année qu'ils donneront leur pleine mesure.
Côté jardin, voyons aujourd'hui comment se débarrasser du " Liseron "
Pourquoi & comment ....
En effet, le liseron se développe plus particulièrement dans des sols riches en azote, lourd, argileux et tassé, cette plante peut indiquer également un excès de fertilisation......Cependant, même si beaucoup ont tendance à voir le liseron comme un vrai problème, il présente également quelques intérêts … Au-delà de nous renseigner sur la nature du sol, lorsque ses jolies fleurs arrivent c’est également une plante très mellifère qui va favoriser la venue des pollinisateurs dans le jardin-potager. Je vais peut être également vous faire rire, mais il faut voir le bon côté des choses … Cela peut former une haie naturelle grimpante sur le grillage ........
Comment se débarrasser du liseron
Il existe plusieurs types de liseron. Au niveau des moyens de lutte, sur ce point, n’hésitez pas à partager dans les commentaires, vos expériences et solutions
Planter plusieurs variétés d’œillets d’Inde car il semblerait que la substance sécrété par les racines pourrait agir sur le liseron (à voir les résultats sur le long terme)
Les autres méthodes …
Méthode 1 : Cela va être de ne pas favoriser la multiplication du liseron en ne passant pas le motoculteur car, les racines ainsi coupées vont être autant de nouvelles pousses par la suite.
Méthode 2 : Les graines de liseron ayant un excellent taux de germination, il faut l’arracher au fur et à mesure en coupant à ras de terre le feuillage, ce qui évitera aux graines de se propager par la suite qui, accentueront le problème. Cette technique reste probablement l’une des plus efficaces mais comme je le disais plus haut dans ce billet, elle demande beaucoup de temps et d’énergie avec une bonne dose de ténacité, sans oublier de la régularité jusqu’à épuisement de la plante.
Méthode 3 : Retirer les racines manuellement en aérant le sol ! Honnêtement … Faut être hyper motivé pour faire ça et généralement, même avec la meilleure volonté, et le temps passé, il est possible d’en oublier et de voir du liseron repousser
Méthode 4 : Comme toute les plantes, le liseron a besoin de produire de la photosynthèse pour son développement. L’idée est de couvrir avec un système de bâche la zone concernée. Cependant, cela implique de condamner cet emplacement pendant plusieurs mois voir années avant d’être complètement débarrasser du liseron
Méthode 5 :Je ne sais pas si cela peut vraiment fonctionner mais, les engrais verts étant des plantes à croissance rapide, il est surement possible de concurrencer la progression du liseron. J’aurai tendance à penser que la luzerne serait la plante idéale pour cette expérience …
Des scientifiques se sont rendus dans un marais en Caroline du Nord pour étudier les cyprès chauves qui s'y trouvent. Ils ont constaté que plusieurs de ces arbres étaient âgés d'au moins 2.000 ans et que l'un d'entre eux semblait même avoir plus de 2.624 ans.
Sur les rives de la Black River en Caroline du Nord, des arbres se dressent paisiblement depuis les eaux, et leur présence ne date pas d'hier. Elle remonte même à plusieurs millénaires. C'est ce que révèle une nouvelle étude publiée dans la revue Environmental Research Communications par des chercheurs de l'Université de l'Arkansas aux Etats-Unis.
Les arbres en question sont des cyprès chauves (Taxodium distichum). L'espèce est connue pour évoluer dans les milieux humides ou marécageux et est particulièrement répandue dans le sud-est américain dont elle est originaire. La présence de ces arbres à Black River n'était donc un secret pour personne et l'on savait depuis longtemps que certains d'entre eux avaient jusqu'à 1.650 ans.
En menant une nouvelle étude, le professeur David Stahle et ses collègues ont toutefois considérablement repoussé la présence des cyprès chauves. A Black River, ils ont même identifié un spécimen record âgé d'au moins 2.624 ans. A titre de comparaison, cela signifie que l'arbre nommé BLK227 a commencé à pousser à cet endroit avant même la naissance de l'Empire romain.
Cela signifie également que le végétal représente le plus vieil arbre d'Amérique du Nord et qu'il se classe directement à la cinquième position des arbres non-clonaux les plus vieux au monde. La première place est occupée par un pin de Bristlecone identifié en Californie et dont l'âge est estimé à au moins 5.066 ans. L'âge d'un autre spécimen étudié à Black River - BLK232 - a été estimé à au moins 2.088 ans.
D'autres arbres multimillénaires
Pour dater les végétaux, les chercheurs ont utilisé la dendrochronologie - l'étude de la morphologie des anneaux de croissance des arbres - qu'ils ont couplée avec une radiodatation au carbone. Au total, 110 spécimens ont pu être analysés mais parce qu'ils ne représentent qu'une petite fraction des dizaines de milliers d'arbres présents, bien d'autres pourraient présenter un âge multimillénaire.
"Il y a sans aucun doute de nombreux arbres de plus de 2.000 ans à Black River", a affirmé David Stahle à The Charlotte Observer. "Je suis convaincu que certains approchent, si ce n'est dépassent les 3.000 ans". Selon le spécialiste, trouver des rangées d'arbres aussi vieux tout le long d'une rivière est "extrêmement inhabituel".
"Les cyprès chauves ont de la valeur pour leur bois et ils ont été massivement abattus. Bien moins de 1% des forêts originelles de cyprès chauves ont survécu", a-t-il précisé dans un communiqué. Une véritable perte pour les spécialistes car ces arbres sont non seulement impressionnants mais ont aussi la faculté de conserver de précieuses informations sur le climat auquel ils sont très sensibles.
C'est d'ailleurs en s'intéressant au passé climatique de la région que David Stahle a commencé à étudier les arbres de Black River. A partir de leurs cernes, il a par exemple pu repérer une sécheresse survenue en 1587 qui a duré deux ans et coïncidé avec la disparition de la colonie de Roanoke en Caroline du Nord, le premier établissement d'une colonie anglaise en Amérique.
Rachetés mais toujours menacés
Bien que les arbres soient parvenus à survivre jusque là, leur avenir n'est pas protégé des menaces pour autant. Après que leur longévité a été mise au jour dans les années 1980, un groupe de conservation privé, The Nature Conservancy, a commencé à racheter les terres dans le but de les protéger. Elle détient aujourd'hui quelque 6.400 hectares le long de Black River.
Néanmoins, les arbres demeurent menacés par le développement de l'exploitation forestière, les opérations agricoles pour produire de la biomasse, la pollution industrielle et le changement climatique. Selon David Stahle et ses collègues, le marais se trouve en effet à deux mètres au-dessus de la surface et risquerait d'être inondé en cas de montée du niveau des eaux.
"La découverte des plus vieux arbres connus dans l'est de l'Amérique du Nord, qui font partie des plus vieux arbres vivant sur Terre, offre une forte motivation pour la conservation privée, étatique et fédérale de ce cours d'eau remarquable", ont conclu les auteurs de l'étude.
Le fléau des limaces & escargots au jardin.........
Ah qu’il est beau mon potager bio ! Il y a tant de choses à manger ! Mais, mais, mais … Malheur! En quelques heures, d’infâmes prédateurs ont dévoré le fruit de vos efforts acharnés. Limaces, loches et escargots se sont donnés le mot et ont profité des conditions favorables (pour eux) et exécrables pour vous pour se repaitre à l’œil (ils en ont 2 paires !) de votre garde-manger. Qu’à cela ne tienne, nous allons étudier ensemble tous les plans d’attaque pour les ÉLIMINER !
Pour vaincre son ennemi il faut tout d’abord le connaître aussi bien que soi !
Sun Tzu, le Maître de guerre chinois nous enseigne que pour vaincre son ennemi il faut tout d’abord le connaître aussi bien que soi. Alors allons-y !
Limaces, loches et escargots sont des gastéropodes (appartenant à l’embranchement des mollusques). Soit le deuxième plus grand groupe animal sur terre après celui des insectes. Là, je dis : respect !
Gastéropode signifie littéralement « viscères dans le pied ». Pour le coup cet ordre animal prête un peu plus à sourire. Quand on sait enfin que le gastéropode possède un seul pied qui, en fonction des espèces, lui sert soit à marcher soit à nager, on commence même à rire. De là à penser que les gastéropodes meurent debout… il n’y a qu’un pas !Nos ennemis gastéropodes se déplacent grâce au muscle de leur pied unique (vers l’avant seulement, n’ayant pas encore trouvé la marche arrière), aidés par un mucus plus ou moins gluant qu’ils répandent sur leur passage pour faciliter leurs déplacements et leur permettre de s’accrocher sur des surfaces verticales.
L'escargot
L’escargot se différencie des limaces et des loches par sa coquille (bien que cela ne soit pas systématique). Il sort lorsque l’humidité est suffisamment élevée accompagnée de températures douces. Il peut vivre entre 3 et 7 ans. Il est hermaphrodite. Il peut, selon ses humeurs, jouer au papa ou à la maman. Il pond ses œufs jusqu’à une fois par mois.Il possède un bon coup de fourchette et son alimentation varie selon les espèces : plantes, détritus, cadavres, mais aussi proies qu’il peut chasser ou bien encore il peut faire preuve de cannibalisme… beurk !
La limace
Facile à distinguer de son « cousin casqué » puisqu’elle n’a pas de coquille. Elle peut avoir plusieurs tailles et coloris (orange, brun, noir…). Elle possède 4 tentaculescomme l’escargot : deux pour les yeux, deux pour ses capteurs olfactifs.
Animal vorace de sang froid elle se déplace principalement la nuit. Elle possède le même régime alimentaire que l’escargot (en plus vorace) et sort seulement lorsque les conditions climatiques sont optimales pour elle (humide et doux). Hermaphrodite, la limace peut pondre jusqu’à 500 œufs qu’elle dépose dans un trou creusé dans la terre. Il lui arrive de parcourir jusqu’à 7 m par jour (pour les plus sportives).
La loche
Escargots, limaces et grosses loches prospèrent dès le printemps et jusqu’en octobre. C’est tout pour aujourd’hui. Passons à l’extermination !
Pour la faire courte, la loche n’est rien d’autre qu’une très grosse limace (dépassant les 10 cm). Mais le terme « loche » est utilisé dans certaines régions pour désigner nos trois compères gluants (comme en Picardie par exemple).
Comment lutter efficacement contre les limaces ?
Il existe de nombreuses méthodes pour supprimer ces redoutables destructeurs de jardins.
LA LUTTE DITE « NATURELLE » OU BIO :
Les prédateurs (insectes, batraciens, oiseaux). Mais ils sont difficilement contrôlables. Next !
Les plantes attractives, comme l’œillet d’inde, si elles sont plantées à proximité de vos cultures, dirigeront les limaces vers celles-ci épargnant vos plantes chéries.
Les plantes répulsives, comme l’ail, le géranium, l’oignon… créeront une barrière protectrice naturelle.
Le paillage de chanvre : les particules fines gènent le déplacement des limaces et limitent donc l'infestation. De plus le paillage stoppe la levée des mauvaises herbes et maintient le sol humide.
Les poules, mais bon tout le monde n’a pas une poule sous la main.
La barrière à limaces, à base de pouzzolane, forme un obstacle physique pour protéger le potager et les plantes.
LES LIMACIDES :
Sous forme d'appâts granulés prêt à l'emploi, ils sont composés de phosphate de fer, matière active d'origine minérale naturellement présente dans la nature, sans amérisant. Ils sont utilisables en agriculture biologique.
LA LUTTE DE « MÉMÉ ». ON NE SE MOQUE pas DE MÉMÉ, CAR ELLE A PLUS D’UN TOUR DANS SON PANIER. JUGEZ PLUTÔT :
La bière ! Les limaces en raffolent. Placez des coupelles remplies du breuvage au pied de vos plantes. Attirées par le houblon qui ressemble à la chicorée dont elles sont friandes, elles seront dupées et se noieront. Plouf !
La cendre, le sable, la craie (ou tout ce qui est poudreux) : sont une excellente entrave naturelle. Les gastéropodes étant gênés, voire arrêtés dans leur élan par cette barrière fort désagréable.
Les poils : si vous peignez vos chats et chiens, gardez précieusement leur manteau pour en répandre autour de vos plantes. Les limaces détestent ça.
La planche en bois : elle ne les tuera pas, mais si vous la placez au bon endroit, les limaces se réfugieront sous elle pour trouver un gîte confortable à la levée du jour. Au petit matin, tournez la planche face vers le ciel et offrez un festin sans effort à leurs prédateurs naturels (oiseaux, grenouilles, orvets…).
La collecte : si vous ne supportez pas de les occire, vous pouvez les chasser un à un en les récoltant dans un récipient puis en allant les jeter au loin, hors de votre jardin (ou dans celui de votre voisin si vous ne l’aimez pas).
« Petit escargooooot, porte sur son dooooos, sa maisonnetteuh. Aussitôt qu’il pleuuuut, il est tout heureuuuux. Il sort sa tête. Paf ! Scratch ! Sproutch ! »
Vous avez, désormais, toutes les armes pour lutter efficacement et obtenir un jardinage optimal.
Et pour vous donner du cœur à l’ouvrage voici une comptine bien connue de nos chères têtes blondes et réadaptée pour la circonstance : « Petit escargooooot, porte sur son dooooos, sa maisonnetteuh. Aussitôt qu’il pleuuuut, il est tout heureuuuux. Il sort sa tête. Paf ! Scratch ! Sproutch ! »
La saison de la renaissance de la nature est, pour notre organisme, synonyme de montée d’énergie, qu’il faut apprendre à tempérer.
Dans le calendrier chinois, le printemps marque le début de la nouvelle année. Il s’étend de février à avril, 36 jours avant et 36 jours après l’équinoxe du 21 mars. Cette saison se traduit par la montée de l’énergie yang, tandis que l’énergie yin décroît. Or une bonne santé correspond, selon les préceptes de la médecine chinoise, au juste équilibre entre les deux. Tout l’enjeu du printemps est donc de ne pas se laisser déborder par la montée du yang. « Elle nous apporte des éléments très positifs, elle stimule la créativité, réveille le dynamisme, l’envie de sortir et d’aller de l’avant. Mais si la montée du yang est trop forte ou trop précoce, les céphalées, les douleurs articulaires et les problèmes digestifs se multiplient », affirme Jocelyne Lukas, praticienne de médecine chinoise traditionnelle.
Imposer à son foie une cure détox drastique et épuisante est une erreur
Derrière ces troubles, le foie, organe-clé du printemps. Après un hiver à rester au chaud et à déguster des plats riches, la première erreur consiste à imposer à son organisme une détox drastique, contre-productive car épuisante pour le foie. Or, pour encaisser la montée du yang, il faut au contraire nourrir son foie et soutenir ses poumons, affaiblis par la baisse de l’énergie yin. En termes d’activité physique, mieux vaut donc opter pour la relaxation et les promenades en pleine nature que pour les footings et autres sports exigeants sur le plan respiratoire. Cela passe aussi par l’assiette, et le credo de Josselyne Lukas est qu’il est parfaitement possible de transposer les règles de la diététique chinoise à la cuisine française et à nos produits locaux. « Manger des fruits et légumes de saison cultivés à proximité permet d’être en accord avec la météo et l’énergie du moment, il n’y a aucun besoin de consommer des aliments en provenance de l’autre bout de la planète », souligne-telle. Au menu donc, choux, poireaux, navets, radis, oseille ou encore pissenlits. D’autant que, dans la symbolique chinoise des couleurs, le vert adoucit le foie et le blanc stimule le poumon.
Le printemps est la saison au cours de laquelle l’air se radoucit, cette transition doit se sentir aussi dans l’alimentation. Entre les plats mijotés de l’hiver et les salades de crudités estivales, les modes de cuisson « tiède » comme au wok, à la vapeur ou à l’étouffée sont donc à privilégier.
Notre alimentation, riche en viande, laitage et sucre, est trop acide
L’équilibre des cinq saveurs (acide, amer, doux, piquant et salé) est essentiel dans un repas, idéalement dans chaque plat. Chaque saveur ayant une action directe sur certains organes, privilégier l’une ou l’autre des saveurs peut aider à rebooster un organe. L’acide agit ainsi sur le foie, et le piquant sur le poumon. « Mais attention, la saveur en diététique chinoise peut différer du goût. Les sucres raffinés et les pâtisseries sont considérés comme apportant de l’acide, alors que les légumes racines comme la carotte ou la betterave sont considérés comme sucrées. Notre alimentation à la française est donc déjà très acide, ce qui a pour effet de déclencher des problèmes digestifs et dermatologiques, des atteintes articulaires, des céphalées…», précise Josselyne Lukas. Il n’y a aucune obligation à manger un dessert à chaque repas. Et si finir sur une touche sucrée est un plaisir dont vous ne pouvez-vous passer, optez pour un fruit… de saison, bien sûr ! « Si, après avoir mangé un plat, il vous reste de la place pour du fromage, du pain et un dessert, c’est souvent parce qu’il n’était pas complet », insiste la spécialiste. Autrement dit, il lui manquait céréales et légumineuses. Un déséquilibre très courant dans les recettes occidentales, par rapport à la cuisine asiatique. Profitez donc de ce printemps pour découvrir l’épeautre et le boulgour, votre foie vous remerciera.
Conseils de cuisine à suivre
Choisissez les aliments les plus sains possibles, évitez les plats préparés et privilégiez les produits locaux et issus de l’agriculture biologique. Usez et abusez des épices et herbes aromatiques, elles sont indispensables pour réduire les quantités de gras et de sel dans les plats sans pour autant renoncer au goût.
Quand la diététique chinoise rencontre la cuisine française, de Josselyne Lukas et Nicole Fargeas (Rouergue). Salade de pissenlits au printemps, crumble de courgettes en été, magret de canard aux quetsches à l’automne et poule au pot en hiver. Nul besoin d’ingrédients lointains pour suivre les préceptes de la diététique chinoise.
Aujourd'hui voyons quelques petits conseils pour avoir de belles courgettes...
À semer ou à planter dès maintenant, la courgette nous régale de ses douces saveurs durant toute la belle saison. Pour bien s'épanouir, elle réclame de la chaleur, une terre riche et de généreux arrosages.
1) La palette au choix:Verte, jaune, blanche, rayée... la courgette se décline à l’infini. Optez pour les variétés non coureuses, de préférence bio, comme Verte de Milan, Grisette de Provence ou Genovese, qui prennent moins de place au potager. Pour vous faciliter la récolte, privilégiez les plantes au port ouvert et au feuillage aéré comme Pixar, Diamant, Bellor ou Anissa.
2) Faire son semis revient moins cher;Un sachet contenant une dizaine de graines vous coûtera entre 3 et 6€ selon les variétés. Pour le même prix, vous n’auriez que deux ou trois plants. Les plus impatients ont déjà semé, sous abri, donc au chaud, en mars-avril. Mais pour réussir un semis directement en pleine terre, sachez qu’il faudra une température extérieure comprise entre 20°C et 25°C. Les graines, enfoncées à 2 ou 3cm sous terre, pourront également éclore en moins de dix jours.
La germination pourra être hâtée en trempant préalablement les graines dans l’eau tiède une bonne nuit. Enterrez-les par deux, voire trois, et conservez uniquement le plus beau plant. S’il arrive que les mulots déterrent les graines, le danger vient surtout des limaces et des escargots. Quelques granulés antilimaces dispersés au pied des plantules les protégeront efficacement.
3) Repiquer au dernier moment est toujours possible; Pas de panique! Dans les jardineries ou les marchés locaux, vous trouverez jusqu’à fin juin des plants de courgette en pot. Si le choix semble assez large, il est pourtant bien moindre qu’avec les variétés proposées en semences. Hormis dans les régions au printemps bien installé, mieux vaut laisser passer les fameux saints de glace (11, 12 et 13 mai) pour commencer à planter.
Comme la courgette est gourmande, jetez deux bonnes poignées de compost ou de fumier au fond du trou de plantation. Prévoyez un écartement de 1m entre deux plants, puis arrosez copieusement. Et pour éviter tout stress thermique aux jeunes plants à peine juste sortis de serre, prévoyez une cloche maraîchère pour les couvrir les quinze premiers jours.
4) Faut-il une bonne association ? ;Un plant au feuillage opulent n’a aucun complexe à s’étaler sur plus de 1m2, n’hésitant pas à faire de l’ombre à ses voisines quitte à les étouffer. Pour trouver à ce légume-fruit un bon voisinage au potager, misez sur le chou, le haricot à rames et le maïs. Épargnez-lui la proximité de la pomme de terre avec qui elle fait mauvais ménage. Et, surtout, ne plantez jamais deux années de suite des courgettes au même emplacement. Sous peine de récoltes médiocres et de maladies.
5)Arroser avec intelligence ; Avec près de 2 litres par jour et par mètre carré avant la oraison et jusqu’à 6 litres en pleine production, la culture de la courgette est aussi coûteuse en eau que celle de la tomate. Pour l’économiser, pensez à pailler le sol dès le départ. Arrosez de préférence tôt le matin, au goulot et au pied, sans éclabousser le feuillage si sensible à l’oïdium. Et, surtout, ne vous laissez pas impressionner par les feuilles ramollies et avachies sous le soleil brûlant. C’est ce qu’elle a trouvé de mieux pour économiser l’eau en réduisant sa surface foliaire, et donc l’évaporation.
6) Faut-il des fleurs Mâles ou femelles ? ;
Avez-vous déjà goûté à un beignet de fleur de courgette? Rincée et trempée dans une pâte à la farine de pois chiche (c’est plus léger), la fleur est ensuite dorée dans l’huile. Mais savez-vous que c’est en général la fleur mâle, pourtant moins parfumée, qui est consommée? Elle est facilement identifiable car elle est portée par une ne tige. Contrairement à la fleur femelle qui a un renflement vert à la base et qui n’est autre que le fruit. Toutes deux sont jaunes.
Le mieux est de la récolter en début d’épanouissement et en plein été lorsqu’elle abonde. Pensez à en laisser quelques-unes pour la fécondation que vous pourrez forcer en prenant, du bout d’un doigt, le pollen d’une fleur mâle que vous frotterez au cœur d’une femelle.
7) La récolte; Comptez deux mois entre la plantation et la récolte de la première courgette. Avec une météo favorable, la production ne fera pas de pause entre juillet et octobre. Pour déguster une courgette tendre et croquante, il faut la cueillir jeune avec 15 à 20cm pour les longues et 8 à 10cm pour les variétés rondes. Si vous la laissez trop grossir, sa peau deviendra trop épaisse.
Et sa chair aqueuse, souvent remplie de graines, sera tout juste bonne pour les soupes. De plus, elle freinera l’arrivée des jeunes fruits. Si vous avez plusieurs pieds en culture, offrez-vous le luxe de récolter des mini-courgettes, tendres et croquantes, avec leur fleur tout juste fanée à l’extrémité. Délicieux en salade ou poêlé au wok.
8) Votre récolte sera généreuse;Deux pieds qui produiront jusqu’à 8kg de fruits suffisent amplement pour satisfaire les besoins d’une personne. Une courgette se récolte en la coupant à la base avec un couteau. En effectuant une torsion du pédoncule, vous risqueriez d’abîmer la plante. Fraîchement cueillie, la courgette se garde une semaine. Au plus fort de l’été, la production s’affole et les paniers se remplissent. Alors, n’hésitez pas à les partager autour de vous et congelez le surplus!
Nous savons tous utiliser le mot " jardin " Mais savez-vous d'où vient ce mot " jardin "
Pour le grammairien Vaugelas, auteur en 1647 des Remarques sur la langue française, aucun doute, le plus beau mot de la langue française était «jardin». De son côté, Victor Hugo, dans Les Misérables, en rappelle les charmes simples: «Il passait quelque fois une demi-journée à regarder le jardin d'un maraîcher, les carrés de salades, les poules dans le fumier.» Et Rudyard Kipling d'en souligner les servitudes: «Pourquoi Dieu a-t-il fait l'homme jardinier? C'est parce qu'il savait qu'au jardin la moitié du travail se fait à genoux.» D'où vient-il, en définitive, ce jardin qui résonne si joliment dans notre langue et qui nous fait rêver ou mettre à genoux?
À l'époque gallo-romaine, les linguistes d'aujourd'hui en sont convaincus, existait l'hortus gardinus, désignant le jardin entouré d'une clôture. En fait, ce sont là deux racines - voilà qui tombe à point - qui sont associées: l'une latine, hortus, représente pour les Romains le jardin au sens général du terme, c'est-à-dire une terre plus ou moins étendue, plantée de végétaux et, au reste, à l'origine du mot «horticulteur» ; l'autre, germanique, gart ou gardo, définit la clôture. Ainsi, l'hortus gardinus était-il ce terrain clos, attenant ou non à une habitation, planté de végétaux utiles ou d'agrément. Et c'est cette dernière notion, l'enclos, qui l'emporta dans l'abréviation d'hortus gardinus en gardinus, à l'origine du mot jardin.
«Nous diversifions nos jardins, de ce côté-là, d'un parterre et compartiment de fleurs suaves et odoriférantes, ici d'un plant d'arbres qui rapporte des fruits, là d'une potagerie qui regarde la nécessité du ménage», précise Étienne Pasquier dans l'une de ses Lettres, publiée tardivement en 1619. En vérité, il faut attendre le XVIe siècle pour que, par le biais des «plantes potagères», naisse la désignation de «jardin potager», le «potagier» ne désignant encore au XIVe siècle que le cuisinier préparant le «potage», c'est-à-dire la purée de légumes cuits dans un pot.
Au jardin potager qu'on appela aussi le «jardin de la cuisine», on opposait de fait le jardin «fleuriste, affecté» à la culture des fleurs, À Julien Green dans son Journal, en 1945, de nous remettre en mémoire le charme particulièrement apaisant du «jardin» qu'il soit «potager» ou «fleuriste»: «Entre le potager et le jardin fleuriste, un religieux va lentement d'un bout à l'autre d'une longue allée, le visage penché sur son bréviaire.»
Lorsque paraît en 1539 le Dictionnaire françoislatin - alors en un mot -, premier dictionnaire bilingue intégrant la langue française dans sa nomenclature en commençant par le mot français, Robert Estienne, imprimeur érudit, n'oublie certes pas le jardin. Il bénéficie cependant d'équivalents en latin qui peuvent aujourd'hui nous surprendre. «Jardin: Paradisus. Jardin à herbes et arbres: hortus. Jardin à violettes: Viridarium.»
En vérité, avant même que le mot latin «paradisus», issu du grec «paradeisos», ne soit repris dans la Genèse, en y installant Adam et Ève, le «paradis» désignait sous l'Antiquité un parc ou un grand jardin irrigué et planté d'arbres. Ernest Renan s'en fera encore l'écho, en 1863, dans La vie de Jésus, en signalant que ce «vieux mot, paradis», qui représenta «d'abord les parcs des rois achéménides [une dynastie perse, VIe-IVe s. av. J.-C.], résumait le rêve de tous: un jardin délicieux où l'on continuerait à jamais la vie charmante que l'on menait ici-bas».
De fait, le «paradis» en tant que simple jardin planté d'arbres fruitiers était encore attesté en ce sens premier dan l'ouest de la France, au début du XXe siècle. Ainsi, Ernest Pérochon, Prix Goncourt en 1920, y fait délicieusement référence dans Les fils Madagascar, où l'un des personnages féminins, «un panier au bras», s'en «allait au paradis fruitier des Mariel».
«Jardiner les oyseaux sur des billots»: c'est l'une des expressions retenues en 1611 dans un des tout premiers dictionnaires bilingues français-anglais, The Dictionarie of the French and English tongues, destiné aux Anglais désireux de bien apprendre la langue française, ce qui était alors le cas de l'élite. Lorsque l'auteur, Randle Cotgrave, proposa cette expression, il lui fallut cependant expliquer qu'il s'agissait d'un terme de fauconnerie, désignant le fait d'exposer un faucon au soleil, le matin, dans quelque jardin, pour qu'il prenne l'air. Tout en le maintenant par une chaîne afin qu'il ne s'envole pas.
Sous la Renaissance et au XVIIe siècle, on disait ainsi qu'il fallait «jardiner» sur une barre ou sur une perche les autours - les rapaces voisins de l'épervier -, et jardiner «sur la pierre froide», le lanier, en l'occurrence la femelle du faucon, ou encore le sacre, grand faucon de l'Europe méridionale. Ainsi, bien «jardinés», ils étaient prêts à s'élancer pour pratiquer la «chasse au vol», d'où nous vient d'ailleurs le verbe voler au sens de dérober.
«Vous êtes-vous bien jardiné?» pouvait-on vous demander au XVIe siècle. C'est-à-dire: «Avez-vous bien pris l'air?» Et cela plus particulièrement dans un jardin. «Se jardiner» était en effet synonyme de se promener, au sens propre comme au sens figuré. «En l'Olympe», et donc auprès des divinités, «je me suis jardiné avec plus de liberté jusques à donner en quelques descriptions cinquante et soixante vers de surcroît», déclare Pierre de Brach, un ami de Ronsard et de Montaigne. Jardinons-nous, jardinons-nous, pendant que le loup n'y est pas!
Lieu de repos et d'inspiration: telle est la définition du jardin. Pour celui qui n'est pas le jardinier. Et c'est ainsi que Guy de Maupassant, dans La Vie errante, publiée en 1890, en offre une belle image: «Comme elles paraissent bien créées pour engendrer la songerie, ces allées de pierre, ces allées de menues colonnes enfermant un petit jardin qui repose l'œil sans l'égarer…»
Enfin, pour reprendre une formule galvaudée, il y a «jardin» et «jardin» rappelle Alphonse Daudet évoquant dans Trente ans à Paris, publié en 1888, un malheureux «né entre deux pages d'un lexique, n'ayant tout enfant, connu en fait de promenade et de jardin que le docte jardin des racines grecques…»
Encore que lire le Jardin des racines latines, ou le Jardin de racines grecques de Pierre Larousse, tout en «se jardinant» comme Ronsard dans un parc, ce n'est pas un si vilain programme!
Jean Pruvost est l'auteur de nombreux ouvrages. Il a été fait Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres. Son Dictionnaire français, outils d'une langue et d'une culture(2007) a reçu le prix de l'Académie française.
Le jardinier croyant bien faire, paille souvent le sol de son jardin en tout début de printemps, provoquant la fameuse 'faim d'azote' sans même le savoir. Certes le terme est connu, mais le processus et ses causes beaucoup moins !
Qu'est-ce-que l'azote ?
L'azote est un gaz incolore et inodore qui se trouve dans l'atmosphère terrestre à raison de 78% de diazote pour 21% de dioxygène mais aussi dans de multiples éléments inorganiques ou organiques. Son symbole chimique est 'N', il s'agit du fameux 'N' que l'on trouve sur les engrais pour en donner leur composition et leur dosage sous la forme 'NPK' pour 'Azote', 'Phosphore' et 'Potassium'.
Les plantes vertes et les légumes-feuilles ont généralement besoin d'un engrais plus fortement dosé en azote alors que les plantes fleuries sont plus gourmandes en potassium. Mais pourquoi donc le symbole 'N' ? Tout simplement parce que son ancien nom latin était 'Nitrogenium' !
C'est seulement à la fin du XVIIIe siècle qu'Antoine Lavoisier (1743-1794), considéré comme l'un des pères de la chimie moderne, choisît le nom d'Azote en partant du préfixe privatif 'A' et de 'Zôt' signifiant 'vivant' en grec, car à cette époque l'azote était considéré comme un gaz inerte donc 'privé de vie' comme le sous-entend son étymologie. Pourtant, l'azote joue un rôle fondamental dans le processus de croissance des végétaux, mais aussi dans le fonctionnement et la structure des êtres vivants en général.
Quelles sont les relations entre l'azote et les plantes ?
L'azote sous ses diverses formes, atmosphérique (N²), ammoniaque (NH4+), Nitrates (NO3-), ou nitrites (NO2-), constitue une source de nourriture fondamentale pour les plantes. Il fait partie des éléments nutritifs essentiels à celles-ci qui, sans lui, sont chétives, prennent une coloration pale et résistent bien moins aux maladies.
Seules certaines plantes sont capables de capter et de fixer l'azote atmosphérique (présent dans l'air) grâce à une association symbiotique entre les bactéries présentes dans les nodosités de leurs racines qui transforment l'azote de l'air en azote directement assimilable. En échange, la plante les 'héberge' en leur procurant des sucres et autres nutriments issus de la photosynthèse. Ceci n'est possible que sur les végétaux faisant partie de la famille des Fabacées (haricots, pois, luzerne, lupin...). Dans ce cas, les plantes profitent directement de l'azote transformé et leurs racines en restituent aussi dans le sol le rendant accessible aux futures cultures ou aux plantes installées non loin. Lorsque l'on connaît ce processus, on comprend mieux l'intérêt de la rotation des cultures, d'un couvert d'engrais vert à base de Fabacées, ou de l'association de certaines plantes amies.
Les autres plantes n'ont accès à l'azote qu'une fois qu'il a été minéralisé dans le sol sous la forme de nitrates par les décomposeurs que sont les bactéries et champignons aérobies et anaérobies présents dans le sol. Il y a alors ammonification (l'azote est transformé en ammoniaque NH4+) puis d'autres bactéries dites nitrifiantes, transforment cet ammoniaque en nitrites (NO2-) puis en nitrates (NO3-). Ce n'est qu'à ce moment que les plantes peuvent assimiler l'azote et s'en nourrir.
Qu'est-ce-que la faim d'azote ?
Dès lors que nous connaissons le processus de transformation de l'azote sous sa forme gazeuse en une forme minéralisée, il est plus facile de comprendre les raisons de notre fameuse faim d'azote. Les décomposeurs de matière organique fraîche doivent absorber une forte proportion d'éléments carbonés lorsque le sol reçoit un paillage organique. Pour que cette absorption soit optimale ainsi que le processus de transformation en humus fertile, les micro-organismes ont besoin d'azote qu'ils puisent directement dans le sol. À ce moment bien particulier, l'azote n'est plus disponible pour les plantes qui sont alors carencées. Le phénomène est d'autant plus visible au printemps, lorsque le sol est humide et froid, la minéralisation de l'azote est alors compromise car les enzymes intervenant dans le processus de minéralisation sont bien moins actifs par temps froid.
Les paillis organiques de type résidus de tonte de gazon, paille, foin, feuilles mortes, BRF, fumiers frais, paillettes de lin, compost pas assez décomposé ou même engrais verts fauchés ne sont donc pas toujours si favorables au jardin surtout lorsqu'ils sont mis en place en fin d'hiver ou tout début du printemps. C'est pour cette raison (entre autres) que le paillage organique est de préférence placé en automne en couverture du sol. Au passage, il évite le lessivage des nutriments et bloque la pousse des mauvaises herbes tout en ameublissant le sol qui sera prêt à recevoir vos cultures dans les meilleures conditions au printemps.
Comment éviter le phénomène de faim d'azote au printemps ?
Comme nous l'avons vu, il est préférable de ne pas pailler le sol avec une couverture organique en tout début de printemps. Le paillage ayant de nombreuses vertus, il est hors de question de s'en priver. Si votre sol n'a pas été paillé au préalable en automne ou en hiver, vous pouvez toujours attendre la fin du printemps ou étaler une épaisse couche de compost bien mûr directement sur le sol avant de la recouvrir de votre paillage organique. L'azote sera ainsi disponible en quantité.
Arroser le sol avec du purin d'ortie, de l'urine diluée ou épandre de la poudre de corne broyée peut aussi aider à lutter contre cette faim d'azote.
Autre technique : permettre au sol d'être moins détrempé et de se réchauffer plus vite en installant les cultures sur buttes.
Cultiver des légumes peu demandeurs en azote en tout début de printemps.
Éviter les plantations à cette époque de l'année ; Il est toujours préférable d'installer les vivaces rustiques, les arbustes et les arbres en automne, les végétaux ont alors le temps de former un bon système racinaire, ils seront moins sensibles à la faim d'azote et à la sécheresse estivale.
Ne pas planter de légumes-feuilles sur une surface récemment paillée avec un paillage organique autre que du compost bien mûr en début de printemps.