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Vous trouverez dans ce blog un peu de vérité, beaucoup de passions et quelques coups de gueule........ Bonne route, bonne lecture merci de votre visite...
De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule
Bonne route & merci pour votre visite
Petites culottes 100% bio et saines ..............
De petites culottes 100% bio et saines lancées par une jeune périgourdine en Dordogne
Mathilde a réussi à concrétiser un projet de fin d'étude, mené avec d'autres élèves de son école de commerce. Elle a choisi de proposer une gamme de sous-vêtements 100% naturels tout en étant "stylés". Convaincue de la nécessité de développer une mode durable et responsable.Nous avons rencontré Mathilde de Sacy lors d'une séance photo. Le site est bucolique, en pleine campagne périgourdine, au milieu des fleurs de printemps.Il s'agit de "transmettre une atmosphère de beauté naturelle" nous explique la jeune chef d'entreprise originaire du village de Douzillac, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Périgueux. Le naturel, c'est le concept qu'elle a choisi de développer. "La plupart de nos vêtements, deux tiers d'après Greenpeace, contiennent des perturbateurs endocriniens (...) qui chamboulent notre système hormonal, peuvent se transmettre de la mère à l'enfant, et s'infiltrent d'autant plus dans notre corps que la peau est humide et le tissu en contact direct avec la peau" précise-t-elle sur la page web de sa campagne de crowfunding.
"Passionnée de mode et très sensible à l'environnement", elle ne propose que des produits certifiés sans produits toxiques et fabriqués en Europe.Le coton est "100% bio, cultivé sans pesticide, sans perturbateur endocrinien, sans OGM et les teintures sont certifiées sans produit nocifs, donc c'est meilleur pour la santé et pour l'environnement" assure-t-elle.L'idée, lancée au printemps 2017, a plu. La campagne de financement participatif a dépassé ses espérances. Elle demandait 6500 euros, elle en a obtenu 14 800. Assez pour lancer ses quatre premiers modèles fabriqués dans une usine hongroise.Un an après, trois modèles supplémentaires sont proposés sur la page web de sa marque, Olly bio. Elle vend également dans plusieurs boutiques, à Paris, Toulouse, Nantes et bientôt Périgueux.
Dans le reportage qui suit, on la voit en pleine séance photo. Elle nous explique comment elle a trouvé styliste, fournisseurs et fabricants avec ses petits moyens.
Le Sénat a adopté un amendement ouvrant la voie à une taxation des achats en ligne. Son montant dépendrait du nombre de kilomètres parcourus par les produits.
Payer plus cher ses commandes en ligne pour préserver les centres villes, une idée qui pourrait bientôt aboutir. Dans le cadre de la proposition de loi “Pacte national de revitalisation des centres-villes et centres-bourgs”, les sénateurs ont, le 15 juin, adopté un amendement introduisant une taxe sur chaque commande passée sur un site d’e-commerce. L’article 27 du texte précise ainsi son montant : entre 1% et 2% de la valeur du bien acheté. L’amendement a été déposé par 89 sénateurs, et porté par Martial Bourquin (PS) et Rémy Pointereau (LR).
Un barème précis de taxation a même déjà été défini en fonction des kilomètres parcourus. Si la distance de livraison est inférieure à 50 kilomètres, le produit serait taxé à 1%, entre 50 et 80 kilomètres la taxe s’élèverait à 1,5%. Enfin, au-delà, elle serait de 2%. Détail important : quelle que soit la valeur du bien, la taxe ne pourra pas être inférieure à 1 euro. Ce qui pourrait pénaliser les petites commandes qui n’excèdent pas une dizaine d’euros. L’Assemblée nationale devra toutefois voter le texte pour que ce dernier ne soit adopté définitivement.Les sénateurs ont appuyé leur amendement avec un exemple : un produit électronique - machine à laver par exemple - de 1.000 euros pourrait être taxé entre 10 et 20 euros supplémentaire selon la distance parcourue. Si le produit vient de l’étranger - Belgique, Espagne...-, la taxe sera calculée à partir de l’endroit où le produit pénètre sur le sol français.
Bon à savoir : cette taxe ne s'appliquerait pas à toutes les commandes. Elle ne concerne que les adresses de livraisons comprises dans les périmètres dits “OSER” - “Opération sauvegarde économique et revitalisation” -, c’est-à-dire les centres-villes.
Quelques exceptions ont été prévues par les sénateurs : les livraisons par véhicule non-thermique - électrique entre autres - ou celles faisant partie des circuits courts. Les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel “n'excède pas 50 millions d'euros” seront également exemptées de taxe.
L’un des objectifs du texte est ainsi de “rééquilibrer la concurrence entre le commerce physique et l'e-commerce”. Et in fine de contribuer à la revitalisation des centres villes. Reste à déterminer qui supportera ce surcoût. Le commerçant ou l’acheteur ?
Bientôt votre "chien ou votre chat" admis dans votre lieu de travail ?
Venir travailler avec son animal de compagnie, les "millenials" en raffolent. De plus en plus d'entreprises l'autorisent.
Ambiance art déco, apéros fréquents, cours de yoga et vue sur le Sacré-Coeur... Pour son premier job, Apolline, 27 ans, a de la chance. Elle travaille dans l'agence de relations médias Supr-Agency, installée dans l'élégant espace de coworking We Work, au coeur de Paris. Difficile de trouver plus branché. Pourtant, ce n'est pas le glamour de l'endroit qui séduit le plus la jeune diplômée. Non, ce qui lui plaît par-dessus tout, c'est de "pouvoir emmener Oscar au travail", confie la jeune femme. A l'énoncé de son nom, l'intéressé se tortille dans ses bras, manquant de lui faire lâcher ses deux iPhones et son carnet de notes. "Ici, Oscar, c'est la star !", rigole-t-elle en le couvant des yeux telle une mère et sa progéniture. Sauf qu'Oscar est un chien, un spitz d’âgé de 3 mois...
La souriante Apolline Natier de la Marnierre fait partie des millenials (18-35 ans) qui sont aujourd'hui les ambassadeurs du concept anglo-saxon de Pets at work (Paw). Cette nouvelle tendance à emmener son animal de compagnie au travail émerge en France. Aux Etats Unis, certaines entreprises sont si en pointe sur la question qu'elles accordent des jours de congés en cas d'adoption ou de décès de Médor ou de Minet.
84 % des propriétaires d'animaux seraient pour
"Chez nous, le Pets at work prend racine depuis deux ou trois ans", glisse Adrien Ducousset, cofondateur de Wamiz, un site dédié aux animaux de compagnie. Le Take your dog to work day (la journée du chien au bureau) s'immisce dans quelques open spaces. Cette fête (lancée aux Etats Unis par l'association Pet sitters international il y a deux décennies) est prévue le 22 juin. Début octobre 2018 se tiendront également, pour leur deuxième édition, les "Trophées Pet Friendly à la française" qui récompensent les établissements accueillants pour les bêtes à poils. De même, l'Alliance européenne du Pets at work a vu le jour à l'initiative de Purina, un poids-lourd de l'alimentation animale. Son objectif : convertir 200 entreprises d'ici 2020. Selon une enquête réalisée par le site Wamiz, 13 % des sondés déclarent passer leur journée en compagnie d'un animal, qu'il s'agisse du leur, de celui d'un collègue et de l'entreprise. Et 84 % des répondants rêvent d'évoluer dans un environnement où les animaux de compagnie seraient les bienvenus.
Ces chiffres n'ont rien de surprenant. "Après avoir envahi notre vie personnelle, ils prennent d'assaut notre vie professionnelle, c'est une suite logique", analyse Jocelyne Porcher, sociologue à l'Inra (Institut national de la recherche agronomique), qui confie avoir, elle-même, dû batailler avec sa direction pour venir avec son chien au labo de recherche.
A la pointe ? Les fabricants de nourriture...
En France, où l'on compte 63 millions d'animaux de compagnie (dont 7,3 millions de chiens et 13,5 millions de chats), les pionniers des canidés en open space sont évidemment les fabricants de nourriture animale. Chez Purina, à Noisiel (77), "chaque étage offre un espace ad hoc" explique Magali Gavaret, en charge du programme Pets at work. Gamelle, eau, jeux, coussins, ascenseur dédié... tout est prévu pour que les toutous passent une bonne journée aux côtés de leurs maîtres. A l'espace Cafétéria, un trombinoscope rassemble les photos des 20 chiens régulièrement admis ici, leur nom, leur race, leurs traits de caractère et une petite anecdote. Sur son site de production d'Orléans, l'entreprise Mars Petcare a installé un parcours d'agilité pour les chiens, ainsi qu'une cabane avec tables et chaises pour le confort des accompagnants.
Mais les artisans, les professions libérales et le petit monde de la communication -dont les structures sont plus souples- ne sont pas en reste. A Boulogne-Billancourt, Maryel Devera, dirigeante de MScreenGroup (production artistique pour les émissions de télévision) vient tous les jours avec Lookie, une jack russel de 4 ans. "Je ne pourrai pas travailler sans elle, c'est mon rayon de soleil, elle m'accompagne même sur les tournages", seréjouit la quadra qui a installé le panier de sa protégée derrière son fauteuil de bureau.
Les vertus de la "câlinothérapie"
Ces précurseurs auraient-ils perçu des avantages qu'ignore la majorité des sociétés ? "La câlinothérapie a du bon, le chien est un puissant anti-stress", estime Sylvain Bruyère, patron avec son épouse Charline du magasin Cadeau Maestro (17 personnes) à Saint-Etienne. Chaque matin, le couple débarque avec ses deux golden retrievers, Lolits et Lazuli. "Ils m'apaisent c'est incroyable", concède Sylvain. Hier, j'avais tellement la pression à cause du boulot que j'en avais mal au ventre. Je me suis assis au soleil, un chien de chaque côté, ça m'a vite détendu."
Autre atout, "l'animal de compagnie est un vrai brise-glace, il favorise les relations sociales", constate Arnaud Adler, patron de l'imprimerie Copy News et de l'Espace Aristide (coworking), à Vanves (92). Le maître de Jazz, un labradoodle de 3 ans et demi, en est persuadé : "Mon chien contribue à mettre une bonne ambiance entre les membres du coworking, c'est un peu notre chief happiness officer ! Et il ne me demande pas de salaire... à part les croquettes !" Venir au travail avec son animal influencerait aussi le moral du salarié. Apolline confie : "Comme Oscar passe la journée dans un panier sous mon bureau, je ne m'inquiète pas pour lui, alors que s'il était seul à la maison, je me rongerais les sangs. Du coup, je reste sans problème jusqu'à 21h s'il le faut... sinon, je filerais à 18h". L'air de rien, les animaux doperaient la productivité...
Un outil pour recruter et fidéliser
Ils se révèlent aussi et surtout de puissants aimants à business. Audrey Barbier-Litvak, directrice générale de We Work France n'en fait pas mystère : "Ils nous font une excellente publicité. Récemment, un nouveau membre a signé chez nous plutôt que chez le concurrent, car on était pet-friendly." Même constat chez Cadeau Maestro : "Dès que l'on met le chien en avant sur notre site, cela dope l'audience", raconte Sylvain Bruyère qui a réalisé une vidéo dans laquelle son animal livre des cadeaux, sac sur le dos. Autoriser nos amies les bêtes à venir au bureau favoriserait aussi le recrutement et la fidélisation des jeunes diplômés. Les employeurs leur vendent le pets at work comme la salle de sport dans les années 80. Entrée chez Purina en alternance, Maryline Van Mackelbergh, chef de marque Junior pour Proplan, diplômée de Grenoble Ecole de management, l'admet sans détour : "Le jour de mon entretien d'embauche, on m'a dit que je pourrais venir travailler avec mes trois chiens... J'ai signé sans hésiter !", raconte la maîtresse de Flash, Noxe et Gipsy.
Si la législation interdit les animaux de compagnie dans les hôpitaux, l'administration et la restauration, elle laisse entière liberté aux entreprises du privé d'ouvrir leur porte ou non à nos amies les bêtes. Pour autant, afin d'éviter l'anarchie, il faut mettre en place certaines règles de base. Purina a carrément formalisé une démarche qu'elle tient à disposition des sociétés intéressées. Parmi les devoirs du dirigeant, il convient de consulter toutes les parties prenantes avant de se lancer : les salariés (notamment pour déceler les allergiques et les phobiques), les instances représentatives (CHSCT, comité d'entreprise, médecin du travail), le propriétaire des locaux si l'on est locataire et l'inspection du travail. Purina accepte tous les chiens, sauf ceux de catégorie 1 et 2 (rottweiler, pitbull...), les malades, ceux en chaleur, ou qui ont l'aboiement facile. Autre étape indispensable, passer une visite avec un vétérinaire et vérifier tous les vaccins. Finalement, "nous mettons en oeuvre une véritable politique d'accueil pour les chiens, qui s'inspire de notre politique RH pour nos collaborateurs", relève Donatienne du Vignau, de Mars Petcare qui a ouvert ses portes aux animaux de compagnie depuis plus de trente ans.
Le risque de la "gadgétisation"
Alors qu'aux USA, quelques grands groupes comme Google ou Amazon sont "Pets At Work", quid de son avenir en France ? Cette tendance va-t-elle se développer dans les grandes entreprises, soumises à de fortes contraintes réglementaires et législatives ? Les pionniers vont continuer à essaimer, à n'en pas douter. Pour autant, les entraves à l'extension du mouvement risquent de se révéler lourdes. "En France, le travail est vu comme une contrainte dénuée de plaisir, or, un chien c'est de la joie ! L'emmener au bureau, c'est faire un pas vers une vision plus épanouissante du labeur, ce n'est pas gagné !" analyse Jocelyne Porcher. Le spécialiste des risques psycho-sociaux, Jean-Claude Delgenes (cabinet Technologia) va même plus loin : "La France a une conception du travail fonctionnaliste, stakhanoviste, contrôlée et hiérarchisée. Cette exigence de l'autorité, héritage de l'Etat centralisateur, entraîne des tensions dans les relations... Autant de freins au déploiement des animaux au bureau." Le "Paw", un nouveau gadget dans la panoplie des politiques de bien-être au travail ? Sans doute. À condition de ne pas oublier qu'ils exigent davantage de sens des responsabilités qu'un simple baby-foot...
A compter du 20 mai, le contrôle technique des véhicules instauré en 1992 devient plus sévère et plus cher. Le lien avec la sécurité routière reste à démontrer.
Après la pagaille inouïe du nouveau système de délivrance des cartes grises, le prochain passage aux 80 km/h sur les routes dites secondaires, les radars cachés dans des voitures privées et l'alourdissement de la fiscalité sur les carburants, une nouvelle mauvaise surprise attend les automobilistes au tournant : à compter du 20 mai, le contrôle technique des voitures sera plus sévère, plus long et plus cher.Contrairement aux options précédentes, on ne pourra ici pas jeter la pierre au gouvernement, puisqu'il s'agit de la transposition, tardive, d'une directive européenne d'avril 2014, au nom de l'amélioration de la sécurité routière. « Nous sommes même le dernier pays à appliquer cette nouvelle grille de tests. Le fait d'avoir attendu quatre ans est un choix français », selon Karine Bonnet, directrice générale adjointe marketing et ventes de Dekra Automotive (enseignes Dekra, Norisko et Autocontrol).
Tétanisés par ce durcissement, des précautionneux ont pris d'assaut avant la date couperet les 6.300 centres de contrôle agréés, pour échapper à des réparations inattendues. Résultat : +61 % de contrôles réalisés en avril dernier par rapport à avril 2017 . « C'est la deuxième fois seulement qu'un tel rush se produit : la première fois, c'était en 1996, quand on avait accéléré la périodicité des contrôles (obligatoires tous les deux ans et non plus tous les trois ans) », selon Bernard Bourrier, président de la branche contrôle technique au sein du CNPA (Conseil national des professions de l'automobile) et du réseau spécialisé Autovision.
Au-delà de ce rush momentané, la grande majorité des automobilistes prendra conscience de l'ampleur du changement au fil de l'eau, en fonction des dates imparties sur leur pare-brise. Au total, 25,4 millions de contrôles sont réalisés annuellement en France, en incluant les utilitaires.
Depuis ce vendredi, pour la période dite des "Saints de glace". Selon la croyance populaire, jusqu’à la fin mai, des gelées tardives sont toujours possibles.
Mauvaise nouvelle : après une semaine très douce aux températures quasi estivales, depuis jeudi, le vent a tourné à l’ouest et les températures ont commencé à baisser. Le week-end s’annonce frais et perturbé, avec au menu du dimanche 13 mai, le retour de la pluie et de la neige en montagne.
Cette baisse des températures qui, cette année, selon les prévisions de la Chaîne Météo France, ne s’accompagnera pas de gel, ne surprendra toutefois pas nos anciens, habitués par leurs racines paysannes à se méfier des "Saints de glace".
En mai, l’hiver n’est pas tout-à-fait fini
En avril, ne te découvre pas d’un fil, en mai fais ce qu’il te plaît.
"Dit le Dicton populaire"
Bien fol est qui se fie au fameux dicton, bien ancré dans notre cerveau reptilien de Terriens du XXIe siècle. En Europe et dans l’Hexagone, en mai 2018, l’hiver n’est pas une affaire définitivement classée. Comme chaque année ou presque.
Sur ce point, venue du fin fond des âges et plus précisément du début du premier millénaire après Jésus-Christ, la croyance populaire européenne des Saints de glace est formelle. Avant de sortir du placard tongs, shorts, tee-shirts à manches courtes et tops à bretelles et d’y remiser, jusqu’à l’hiver prochain, chaussettes en laine, pulls, gants, bonnets et doudounes, mieux vaut rester prudent et attendre que soient passés les 11, 12 et 13 mai. Voire même le 25 mai. Autrement dit que l’on ait dûment fêté les Saints Mamert, Pancrace, Servais et Urbain.
Le conseil vaut aussi pour sortir ses plantes fragiles sur le balcon, préparer au jardin ses potées de géraniums, impatiens ou bégonias et, au potager, entreprendre ses plantations de tomates, poivrons et autres melons.
D’où vient cette croyance populaire?
Mamert, Pancrace, Boniface sont les trois Saints de glaces, mais Saint Urbain les tient tous dans sa main. (Dicton populaire)
Pour entrer dans la légende des quatre Saints de glace, il faut remonter au haut Moyen Âge. C’est en l’an 500 après Jésus-Christ, que l’on trouve les premières traces des croyances qui leur sont liées et qui ont inspiré de nombreux dictons. Le 11 mai, Saint Mamert ouvrait alors le bal en introduisant les trois jours des Rogations qui précédaient immédiatement le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Lors de ces fêtes religieuses, les paysans se retrouvaient et récitaient, au cours de processions paroissiales, des prières pour protéger les cultures et les plantations et mettre fin aux calamités naturelles.
Sans être pour autant vraiment exaucés. Le temps se dégradait souvent à la même période, la baisse des températures pouvant aller jusqu’au gel, fatal pour les futures récoltes. Pour les paysans, le patronage des Saints qui avaient la réputation d’apporter le froid et la gelée, signait ainsi l’ultime sursaut de l’hiver.
Le bon saint Boniface, entre en brisant la glace. (Dicton populaire)
Dans certaines régions se rajoutent d’autres Saints de glace, à l’instar de Saint Boniface (remplacé aujourd’hui par Saint Matthias) célébré le 14 mai en Lorraine, Alsace ou encore en Ligurie (Italie du Nord), Saint Yves, le 19 mai, ou encore Saint Bernardin, le 20 mai.
Estelle, Achille, Rolande et Sophie
Cela dit, vous avez beau scruter votre calendrier, vous ne dénichez aucun Saint Mamert, Pancrace, Servais ou Urbain… Et c’est normal. En 1960, pour en finir avec les réminiscences de paganismes ancestraux, l’Église catholique a décidé de "remplacer" les saints associés aux inquiétudes agricoles par d’autres saints et saintes qui n’auraient aucun lien avec ces croyances populaires. Voilà pourquoi, dans le calendrier actuel, le 11 mai, on fête les Estelle au lieu des Mamert, le 13 mai, les Achille au lieu des Pancrace, le 14 mai, les Rolande au lieu des Servais et, le 25 mai, les Sophie au lieu des Urbain.
Y a-t-il une explication scientifique au phénomène?
Lors de l’apparition de la croyance de la quinzaine des Saints de glace, au début du Ier siècle, une mini-vague de froid printanier apparaissait une année sur deux, au cours du mois de mai, au nord de la Méditerranée où l’on observait alors une chute des températures nocturnes et matinales.
Poussières d’étoiles
Certains avancent des raisons astrophysiques. Chaque année, à la mi-mai, l’orbite de la Terre arriverait dans une zone de l’espace où les poussières stellaires, plus importantes, feraient obstacle aux rayons du soleil et provoqueraient une baisse significative des températures. Une explication scientifique toutefois infirmée par le fait que les astronomes ne détectent aucun nuage de poussières de ce type sur la trajectoire de la Terre, même avec des instruments très sensibles comme les miroirs de télescopes spatiaux et les instruments de la Station spatiale internationale (SSI).
Le courant de l’Atlantique Nord
En réalité, sous nos latitudes moyennes de l’hémisphère Nord où le courant de l’Atlantique Nord et les déplacements de l’anticyclone des Açores provoquent de fortes turbulences, le mois de mai correspond à une période où, si l’hiver calendaire est fini, le passage de fronts froids, amenant de l’air du nord, se produit encore de temps à autre. En l’absence de vent et en cas de ciel dégagé, il est normal d’avoir une baisse importante des températures, surtout la nuit, accompagnée parfois de gelées tardives, même en juin. En attestent les archives de Météo-France, même si l’on observe une tendance à la hausse ces dernières années.
Les "Saints de glace", des saints en voie de disparition?
La légende des Saints de glace a donc bien un fond de vérité historique. Toutefois, selon laChaîne Météo, sur les statistiques de ces 60 dernières années, le pourcentage de fiabilité du phénomène est devenu très faible. Sous nos latitudes, en raison du réchauffement climatique en cours, le mois de mai s’avère être de moins en moins une période à risque pour les plantations. En France, les Saints de glace n’ont jeté un sérieux coup de gel que deux fois dans les années 60, puis en 1970 et en 1973, contre une seule fois en 2010 et 2013. Ces dernières années, on a relevé en mai des températures positives dans 6 cas sur 10.
A propos de la Manif du 1ier Mai d’hier à Paris ……………
Mais qui sont ces "Black blocs" qui de l'Allemagne à Notre-Dame-des-Landes en passant par les sommets internationaux, qui se font remarquer par la violence ?
Le préfet de police et même Edouard Philippe les ont pointés du doigt après les débordements (voir la vidéo ci-dessus) survenus ce mardi 1er mai à Paris en marge du défilé des syndicats. Un peu plus d'un millier de black-blocs, dont 200 ont été interpellés, ont été reconnus coupable des dégradations.
Alors que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé l'action "sans doute de bandes d'extrême droite" et que Marine Le Pen ou Eric Ciotti ont appelé à la dissolution de ces "milices d'extrême gauche" ou "groupuscules d'ultra gauche", il semble que la réalité soit plus proche des explications données par les derniers. Car ce n'est pas la première fois que les autorités sont confrontées aux agissements de ces personnes; bien qu'il soit difficile de dire avec précision qui sont les black blocs, on commence à avoir un peu de recul.
Lors du précédent quinquennat, Manuel Valls avait notamment dénoncé leur violence lors de manifestations contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes en 2014 avant qu'ils ne resurgissent lors des manifestations contre la loi El Khomri. "Cette violence venant de cette ultra-gauche, de ces 'black blocs', qui sont originaires de notre pays mais aussi de pays étrangers, est inadmissible et elle continuera à trouver une réponse particulièrement déterminée de la part de l'Etat", avait tonné le ministre de l'Intérieur sans qu'il puisse dissoudre ces groupes comme le réclament aujourd'hui la droite et l'extrême droite.
"Les black blocs forment, dans les manifestations, des groupes éphémères, dont l'objectif est de commettre des actions illégales, en formant une foule anonyme non identifiable, expliquait alors Pierre-Henry Brandet, qui était le porte-parole du ministère de l'Intérieur. C'est la raison pour laquelle ces individus portent des vêtements noirs ou très sombres, ce qui rend difficile le travail d'identification et d'interpellation. Ils s'habillent ainsi au dernier moment et changent immédiatement de tenue une fois les exactions terminées."
En France, "autour d'un millier» de personnes feraient partie de la mouvance plus large des "autonomes" -dont sont issus les black blocs- estimait encore à l'époque Rémy Piperaud, auteur d'un mémoire sur le sujet à l'université Versailles-Saint-Quentin. "Le refus du principe de représentation est l'un des rares éléments idéologiques fédérateurs" du mouvement "constitué essentiellement de squatteurs et d'étudiants", analyse-t-il.
"Ils sont anticapitalistes, écologistes radicaux, anarchistes, généralement anti-Etat, ce qui les place à l'extrême gauche de l'échiquier politique, abonde dans Les Inrocks Francis Dupuis-Déri, auteur du livre Les black blocs, la liberté et l'égalité se manifestent. Cependant selon les pays ils n'aiment pas ces étiquettes, car elles peuvent faire référence à des forces politiques dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas." Pour preuve, à l'automne dernier, ils s'en étaient pris à un meeting que Jean-Luc Mélenchon organisait place de la République. À cette occasion, l'un d'entre eux avait échangé avec un militant insoumis pour expliquer son mode d'action.
Pierre-Henry Brandet rappelait qu'ils participent plus largement à "tous les combats alter-mondialistes violents". C'est pour cela qu'on les retrouvait encore récemment à Notre-Dame-des-Landes. Mais ils sont présents en Europe et dans le monde.
Il faut remonter aux années 90 pour remonter leur trace. Les black blocs avaient notamment causé des incendies et des dégradations en marge du sommet de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Seattle en 1999, lors du G8 à Gênes en 2001 ou du sommet de l'Otan en 2009 à Strasbourg et à Kehl (Allemagne).
C'est outre-Rhin qu'il faut aller pour trouver leurs origines. Leur tactique est en effet issue du mouvement autonome allemand des années 1980. Ces groupuscules opèrent alors sous le nom collectif de "Schwarzer Block" ("Bloc noir") : vêtus de noir, ils portent masques et capuches pour éviter d'être identifiés par la police. Par extension, les groupes les plus virulents de militants anarchistes ou autonomes au sein des manifestations en marge de sommets internationaux ont été baptisés black blocs par les policiers.
Quel est le point commun entre un terrain de golf, un panier à salade, et un supermarché ?
il y a 55 ans est né le brevet du fameux " caddie "
De nombreux imprudents ont payé cher l'utilisation de Caddie comme nom commun alors que c'est une marque jalousement gardée et protégée par l'entreprise éponyme. Si les dépôts du brevet et de la marque ont été faits au début des années 60, il faut remonter 30 ans en arrière pour retrouver une trace des premiers... chariots.
L’objet est né en 1937 dans l’Oklahoma : Sylvan N. Goldmann vient de transformer son épicerie en libre-service et constate que les clients cessent leurs achats dès que leur panier devient trop lourd. Voyant l'un d'eux poser son panier sur une chaise, il imagine de flanquer chaque panier d’une chaise à roulettes. Il donne ainsi naissance au futur symbole de la société de consommation. En Allemagne, Rudolf Wanzl se lance en 1947 dans la fabrication de chariots inspirés de ceux de Goldmann. En 1951, faisant face à une demande croissante, il invente un modèle à panier fixe qu’il fait breveter.
Enfin, c’est en 1957 en Alsace que Raymond Joseph, fabricant de paniers à salade, d’égouttoirs et amateur de golf, concrétise un projet né d’un voyage avant-guerre aux Etats-Unis. Il dépose le brevet de son modèle de chariot ainsi que la fameuse marque dans plusieurs orthographes. Celle-ci fait sans doute référence aux porteurs des golfeurs. Devenue depuis leader dans la grande distribution, les aéroports, l’hôtellerie, les hôpitaux, les collectivités et l’industrie, la société diffuse ses produits dans plus de 130 pays et la marque est déposée dans plus de 75 pays.
Bon à savoir par cette période de fortes chaleurs ..................
A propos du risque encouru lorsque se balade à poil , c'est en premier les moustiques qui peuvent entraîner de gros désagréments ! Voici la raison pour laquelle vous vous faites toujours piquer par les moustiques !
A chaque fois qu’il y a un moustique dans la pièce, vous êtes le premier à trinquer ! A croire que tout le monde est invisible aux yeux des moustiques, vous excepté. Vous en avez assez que ces insectes vous prennent pour leur réservoir de nourriture sur pattes ! D’ailleurs, à bien y réfléchir, cet acharnement devient très suspect…
Pas tant que ça ! En effet, la nouvelle vient de tomber. Apparemment, les personnes qui se font piquer trop souvent par les moustiques ont un ou des points communs.
C’est justement, cette / ces ressemblance(s) qui expliquent leur « cote » auprès des moustiques ! Curieux de connaître enfin les raisons de votre malheur ? Lisez sans plus attendre la suite de cet article ! Attendez-vous à être étonné !
Si la température de votre corps est plus élevée que la norme
Eh oui, les moustiques ADORENT les personnes au sang chaud. Bon blague mise à part, sachez qu’une température corporelle élevée, cela va sans dire, attire irrésistiblement les moustiques. Pour quelle raison ? Parce que votre corps sécrète de la transpiration. Du coup, vous sentez tout simplement plus fort que les autres. Ce qui constitue un véritable radar pour ces insectes.
C’est d’ailleurs pour cette bonne et unique raison que vous êtes plus susceptible d’être sollicité par les moustiques quand vous suez à grosses gouttes !
Comme tous les êtres vivants, les moustiques ont leurs préférences. C’est pour cette raison que vous ne devriez pas trop leur en vouloir. Pour ces vampires sur pattes, un sang du groupe O est un millésime qu’il convient de savourer à l’envie. Un peu comme un bon vin qu’on ne peut s’empêcher de goutter !
Si vous avez le malheur d’être du groupe sanguin O, faites-vous une raison. Vous serez, irrésistible, aux yeux des moustiques, toute la vie durant. C’est la Nature qui l’a voulu ainsi ! Faites contre mauvaise fortune bon cœur parce que les moustiques seront vos plus fidèles compagnons pendant encore de longues années !
Si votre taux d’alcool dans le sang est trop élevé
Si au lendemain d’une cuite, vous vous réveillez avec la gueule de bois et avec la peau parsemée de piqûres de moustiques, ne vous étonnez pas trop.
Quand le taux d’alcool dans le sang est élevé, vous devenez tout de suite une cible de choix pour les moustiques. Vos chances de vous faire piquer quand vous avez bu sont 30% plus importantes que la normale.
Si vous faites du sport régulièrement
Pour rester dans le même registre, sachez qu’une activité physique soutenue renforce également votre statut de victime des moustiques. Pendant que vous faites votre sport, vous émettez plus de dioxyde de carbone que la norme. CQFD, puisque vous respirez plus vite. Cette concentration de dioxyde de carbone dans l’air, attire les moustiques comme des mouches. Et vous finissez par vous faire sucer le sang comme jamais ! Pauvre de vous.
Petit conseil : si vous cherchez une bonne excuse pour arrêter le sport, celle-ci est toute trouvée… Qu’en pensez-vous ? Bonne idée, n’est-ce pas ?
9 Milliards ce chiffre peut paraître démesuré oui surement pour nous purs Gaulois.
Que veut dire ce chiffre ? Eh bien il s’agit de l’excédent budgétaire de nos amis suisses……qui viennent de boucler leur budget avec un excédent de 9 Milliards (de Francs suisses soit 7.5 Milliards d’euros ! )et comme part hasard en tant qu’Européens ( nous ) n’aurons pas l’honneur dans bénéficier ! ! ! hé oui la suisses ne fait pas partie de l’Europe des nations ! et non !! Alors meilleurs gestionnaires ? Ou y a-t-il là un secret ?
En 2017, tous les indicateurs sont au vert . Le budget fédéral est boosté par des revenus fiscaux en forte hausse (+3,3 milliards), les entreprises publiques ont, tout confondu, enregistré un bénéfice de 2,6 milliards. Idem pour les assurances sociales. « 2,6 milliards, c'est un montant près de deux fois supérieur à celui de l'année précédente. La progression est liée aux rendements des placements des fonds de compensation », explique le ministère des Finances. « Ces performances découlent de deux facteurs, l'un est mécanique, l'autre moral, analyse l'économiste Charles Wyplosz. En 2003, la Suisse a mis en place un système de frein à l'endettement qui impose au gouvernement l'équilibre budgétaire au long terme. C'est intelligent et cela a même été copié par les Allemands. Le problème c'est que la règle est interprétée de façon asymétrique qui pousse au surplus. Et puis en Suisse, surtout côté allémanique, l'opinion dominante c'est : la dette, c'est mal. En Allemand, on utilise le même mot pour dire dette et culpabilité... » A gauche, la cause est entendue. Il faut investir et redistribuer. « Économiser, c'est nécessaire, mais vient un moment où ça ne fait plus sens. Il faut investir pour faire tourner l'économie dans les infrastructures, la formation professionnelle, le système de retraite », réclame la députée socialiste Ursula Schneider Schüttel. D'autres réclament plus d'argent pour le secteur social, à l'heure où le nombre de travailleurs pauvres augmente et où 7,5 % de la population vit avec moins de 2.247 francs par mois, soit le seuil de la pauvreté pour une personne seule dans ce pays au coût de la vie astronomique. Mais la droite est hostile à tout assouplissement. Cette année, 3 milliards seront consacrés à la réduction de la dette.
Aujourd’hui faut-il aimer son travail pour être heureux?
Le travail n’est plus seulement une source de financement. Il est devenu au fil des décennies une source de réalisation mais aussi de destruction personnelle, comme l’atteste la flambée des burn-out ces dernières années. D’où l’importance de remettre le travail à sa juste place, selon Mickaël Mangot, spécialiste de l’économie du bonheur et auteur du livre Le boulot qui cache la forêt. «Il faut re-pondérer la place du travail dans sa vie, sans le laisser prendre le pas sur tout le reste", selon Mickaël Mangot. La conception contemporaine du travail semble aujourd'hui de plus en plus liée aux notions d'épanouissement personnel et, plus largement, de bonheur. Pourquoi selon vous?D’après Mickaël Mangot, directeur de l'Institut de l'économie du bonheur: Les objectifs recherchés dans le travail ont en effet changé. Auparavant, il était avant tout considéré comme un instrument de financement des loisirs, de la consommation… Depuis la génération post-68, on a ajouté une dimension expressive au travail, vu comme un moyen de se réaliser en tant qu'individu. Ronald Inglehart a d'ailleurs formalisé cela à travers sa théorie du post-matérialisme, qui insiste sur le fait que vos aspirations vont dépendre du milieu économique dans lequel vous avez grandi. Après le baby-boom, notre société a connu un contexte d'abondance et de paix inédit. En pouvant assouvir durablement leurs besoins primaires, les individus ont alors visé le haut de la pyramide de Maslow, à savoir les buts ultimes d'estime et d'accomplissement de soi. Et ce, dans toutes les activités du quotidien, à commencer par celle qui est la plus consommatrice de temps: le travail.
Cette évolution n'est-elle pas également liée au fait que les entreprises exploitent ces nouvelles aspirations pour tirer le meilleur engagement de leurs salariés, en valorisant par exemple davantage les soft skills et la personnalité de leurs recrues que leurs compétences techniques, ou encore en investissant dans le bien-être au travail?
Les entreprises ont il est vrai pris conscience que l'engagement dans le travail est un vecteur de productivité. Elles vont donc chercher à avoir des salariés heureux. Il existe en effet un mouvement conjoint entre accélération des aspirations personnelles, d'une part, et des critères de sélection et de management des entreprises d'autre part, avec son lot d'effets pervers.
C'est-à-dire, quels sont les risques de cette trop forte recherche d'épanouissement professionnel, selon vous?
Le risque, c'est que cela renforce la centralité du travail, autrement dit le degré d'importance de son emploi dans sa vie personnelle. Plusieurs études prouvent que les personnes développant une forte centralité sont certes un tantinet plus satisfaites de leur vie. Elles vont en revanche moins bien vivre les chocs qui vont les éloigner de leur emploi, comme le passage à la retraite ou au chômage, car ils leur enlèvent en quelque sorte une partie de leur identité. C'est une stratégie qui paye en moyenne mais qui, dès lors qu'il y a un dysfonctionnement, fait très mal.
Quelle est l'alternative, alors?
Si l'on vise le bonheur, il faut re-pondérer la place du travail dans sa vie, sans le laisser prendre le pas sur tout le reste. La famille, les relations amicales, les loisirs ou encore les engagements associatifs sont aussi des vecteurs de bonheur. Il faut essayer de se rendre compte -et cela peut être très difficile au début- qu'on ne joue pas sa vie en travaillant, on joue "seulement" son emploi et sa carrière.
Pour beaucoup, le premier réflexe qui s'impose lorsqu'on ne s'épanouit pas dans son travail est d'en changer. De plus en plus de cadres décident par exemple actuellement de se reconvertir dans des métiers radicalement différents. Quel est l'impact réel de ces virages sur le niveau de bonheur?
Ces reconversions professionnelles radicales représentent la matérialisation d'un besoin de sens. Je pense que la crise des sociétés développées où l'on conçoit des biens et services qui n'apportent pas grand-chose ou plus rien est l'une des explications de ce phénomène. Il est également souvent la conséquence d'un choix personnel de non-orientation pendant les études qui conduit à choisir un emploi dans lequel on s'ennuie ou qui ne nous plaît pas. Reste que les études montrent que les changements d'emploi ou de vie ont un impact modéré sur le bonheur à long-terme. Au début, cela le booste réellement mais, passé six mois, il a tendance à diminuer. Raison pour laquelle, il ne faut pas surestimer l'impact de ces virages professionnels sur son épanouissement personnel.
Est-il dès lors nécessaire d'aimer son travail pour être heureux?
Non, il n'est pas nécessaire d'aimer son travail pour aimer sa vie. Les deux sont en fait assez peu corrélés. Dans bien des cas, la grande question est surtout de savoir si le bonheur est le vrai objectif. Le travail peut viser d'autres objectifs "cachés", comme le statut social ou l'estime de soi. Aujourd'hui, le statut social repose beaucoup sur la carrière, avec en filigrane une quête d'estime de soi importante. Faire dépendre son estime de soi de la réussite professionnelle est très risqué car cette dernière dépend de beaucoup de paramètres extérieurs que l'on ne maîtrise pas comme le bon vouloir de son manager, la santé économique de son entreprise ou la conjoncture. C'est une manière de donner les clés de son image de soi, et par ricochet de son bonheur, à d'autres.
Quelles sont alors les bonnes questions à se poser quand on ressent un certain mal-être dans ses fonctions?
En réalité, plutôt que de chercher un environnement professionnel plus favorable, je pense qu'il faut d'abord avoir le réflexe de vérifier si l'on a exploité toutes les ressources disponibles. Un emploi repose sur un ensemble de ressources humaines -les collègues, la relation avec son manager-, financières -le salaire, les primes-, logistiques -véhicule de fonction, télétravail- qui peuvent vous permettre de bien faire votre travail et d'être épanoui. Le mal-être intervient souvent au moment où l'on perd l'une de ces ressources comme le départ d'un bon manager. La première question à vous poser est donc d'abord d'évaluer les sources d'insatisfaction et d'identifier les ressources à disposition qui pourraient être utilisées pour y répondre.
Priorisez ensuite ce qui est important dans votre travail. Aucun emploi ne peut satisfaire à lui seul tous vos besoins psychologiques. Il faut vérifier qu'il apporte ce qu'il doit vous apporter et que vous ne trouvez pas dans vos autres activités. Face à la vie et un environnement professionnel très mouvant, la clé est de savoir s'adapter et ne surtout pas figer ses attentes en ruminant ses frustrations. Allez chercher les ressources pour façonner son environnement plutôt que d'espérer vainement un alignement parfait entre ce que l'on est et ce que l'on vit. Plus qu'un changement de vie, c'est d'abord un changement d'attitude vis-à-vis de sa vie et de soi-même qu'il faut amorcer, avec un mantra: l'acceptation inconditionnelle de soi quel que soit ses performances.