Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

  • : Lespassionsdepapybougnat
  • : Vous trouverez dans ce blog un peu de vérité, beaucoup de passions et quelques coups de gueule........ Bonne route, bonne lecture merci de votre visite...
  • Contact

Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite
">

Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 06:39

 

 

Aujourd'hui:Autrefois .création bandeaux "Commémoration"

 

Tout près de chez nous : « Libourne »

 

 28 août 1944, la ville se libère du joug allemand

 

liberation-de-libourne-28-aout-1944.jpg

Les forces de la Résistance défilent dans la rue Gambetta. Photo DR

Lundi 28 août 1944, 20 h 30. La garnison allemande, forte de 260 hommes armés de mitrailleuses lourdes, de canons, de tanks, sort de la caserne Proteau. Après plusieurs négociations, le commandant Angelini, connu sous le nom de commandant Louis, un des chefs des Forces françaises d'intervention (FFI), a finalement obtenu la reddition des Allemands. Aboutissement de plusieurs années de lutte.

Ainsi prennent fin quatre années d'occupation depuis ce 26 juin 1940 où une colonne motorisée, en provenance de Saint-André-de Cubzac, avait pénétré dans la sous-préfecture, dirigée alors par le maire, nommé par Vichy, Abel Boireau.

 

Depuis ce début du mois d'août, et les débarquements de Normandie et de Province, la Résistance harcèle l'occupant dans le Libournais. En fait, dès 1942, Marc Tranchère et le capitaine Moniot, chef du réseau Jade-Amicol pour le Sud-Ouest, avaient créé un groupe local de renseignements avec Jean Bernadet (capitaine Jean), Jean Limouzin, Roger Desclaux.

Le rôle majeur des pompiers

À partir de juin 1943 et l'arrivée à la caserne de pompiers du capitaine Soulat qui prendra la tête du groupe Lucien, le travail de sape s'organise. À la fin de cette même année, les forces de résistance libournaises prennent le nom de « Corps franc Jean » constitué de sous-groupes : Le groupe Jean, le groupe Bernard de René Legendre, et ceux de Jean Limouzin, René Coq et Raoul Loumes.

Tous vont participer à des missions dangereuses notamment des combats sanglants à Carré ou Saint-Michel-de-Fronsac. Le 25 août, les compagnies Anic et Duguesclin libèrent Castillon-la-Bataille et affrontent les Allemands lors de la bataille dite des quatre châteaux à laquelle participent activement le groupe Demorny et le maquis du Chêne-vert.

Cette unité clandestine de 58 hommes, placée sous les ordres des lieutenants Dubielh et Sicot, et du sous-lieutenant Lescoul dit « Framinus », est constituée début 1944. La Résistance ne cesse de harceler l'occupant entre autres à Vayres, Arveyres, Abzac, Branne et à Saint-Jean-de-Blaignac.

Cinq hommes abattus

C'est dans ce contexte que l'Oberleutnant Moz accepte un premier ultimatum du commandant Louis le 26 août. Le lendemain alors que l'ennemi prend la route de Bordeaux, il est attaqué à Arveyres par des maquisards incontrôlés. Les Allemands se replient vers la sous-préfecture.

Il est 19 h 30. Le couvre-feu est déclaré et les soldats arpentent les rues de Libourne, armes à la main. Rue Montaudon, ils abattent froidement cinq hommes qui rentraient tranquillement chez eux : Roger Riva, Raoul Lesseur, Louis Duval, René Ardouin et Jean Guerry. De nouvelles négociations s'engagent.

Le lendemain, 28 août, le commandant Louis reprend donc contact avec l'officier de la Wehrmacht dans le square du XVe-Dragon. Moz l'assure qu'il évacuera la ville sans destruction.

Le convoi s'ébranle, emprunte le cours des Girondins vers le pont de Fronsac sous la surveillance des maquisards des groupes Loumes-Delas, La Chapelle et Police, Limouzin et Lucien.

Les hommes du capitaine Soulat contrôlent surtout les abords des ponts. L'ennemi essuie des tirs inattendus et riposte alors que la population exulte place Abel-Surchamp.

Le canon tonne, un obus zèbre le ciel et s'écrase hors de l'enceinte de la ville. Il est 21 heures. Les hommes de Soulat donnent l'assaut poussant les Allemands à se replier. Lorsque soudain, plusieurs déflagrations retentissent. Les trois ponts ont sauté, éventrés par le milieu. À minuit, Libourne est définitivement libérée.

(1) Ce récit de la libération de Libourne s'inspire de documents fournis par les archives municipales de la ville.

S'y vous voulez en savoir plus sur  cet évènement  :link

 

Voilà de temps en temps cela fait du bien un petit retour en arrière pour découvrir  son histoire, ces origines etc.........d'où le nom de cette rubrique;

Un regard vers le passé publié chaque dimanche par:

"grincheux le croquant "

 

Aujourd'hui c'était: Autrefois .création bandeaux "libération de Libourne 28 Août 1944 par un groupe de la résistance locale .."

 

Repost0
21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 07:36

 

Aujourd’hui ;Autrefois .création bandeaux

 


Vacances estivales : nécessité
imposée par une vie quotidienne
toute de stress pétrie ?

(Extrait de « Ma revue hebdomadaire illustrée », n° du 18 août 1907).

 


 
Dans une chronique de 1907 aux senteurs estivales, Henri d’Alméras aborde la question de la nécessité, pour le bon équilibre physiologique de ses contemporains, de prendre quelques semaines de vacances loin du tumulte quotidien et du rythme de vie effréné que la société moderne impose, le départ annuel pour un havre de paix, qu’il soit campagne, ville d’eaux, mer ou montagne, marquant le début d’une période d’insouciance et de liberté

Les distributions des prix ont mis en liberté les détenus scolaires et leurs parents. La montagne ou la mer vont les reposer de leurs travaux. Ces départs annuels pour la campagne, pour la ville d’eaux, pour la plage de l’Océan ou de la Méditerranée, étaient autrefois l’exception : ils sont aujourd’hui la règle. Pourquoi ? Sans doute parce que les habitudes de luxe se répandent chaque jour davantage, mais aussi, mais surtout, parce que le nombre des gens qui se portent bien diminue sans cesse.

vacances-d-autrefois-n1.jpg

La vie, pour bien des raisons, est plus agitée et plus débilitante. Toujours pressés, entraînés irrésistiblement vers un but qui semble se dérober à notre poursuite, nous sommes en proie à une fièvre, à une trépidation, qu’on ne connaissait pas il y a à peine un demi-siècle. Aller vite, boire l’obstacle, supprimer le temps et la distance, c’est pour la plupart d’entre nous une nécessité, un devoir ou un plaisir morbide. Des trains endiablés, des automobiles plus rapides que l’ouragan, nous emportent.

Nous nous perchons sur des roues qui auraient remplacé avantageusement pour Mercure – sauf dans ses tournées célestes – les ailes qu’il portait aux talons. Nous poussons des rugissements devant une tablette d’acajou, avec des rondelles, de caoutchouc posées sur les oreilles. Nous dépendons d’une quantité de machines, ivres de mouvement, et nous devenons nous-mêmes, peu à peu, des machines qui fonctionnent toute la journée. Qui connaît, en l’an de grâce 1907, la douceur du repos ? Qui peut, au milieu de ce tourbillon, s’arrêter un instant, rêver, s’écouter vivre ?

Ces habitudes qui nous plaisent ou que nous subissons ne vont pas sans de graves inconvénients. Les nerfs trop tendus se détraquent. Nos activités forcenées sont suivies de terribles prostrations. Il faut chaque année, pendant les vacances, apaiser par le grand air, par la vue des larges horizons, par le calme des champs, l’organisme surmené. Août et septembre sont les mois réservés à ces indispensables rafistolages.

Partir, a dit le poète, c’est mourir un peu. Non, partir c’est revivre, c’est aller vers du nouveau, vers des paysages que nous ne connaissons pas ou que nous avons oubliés, vers des monuments qui rempliront notre âme de beauté, vers des étrangers qui seront peut-être des amis ! Nous ignorons ce que va nous procurer de joie ou de douleur le hasard des grandes routes, mais serions-nous des Français si nous n’avions pas trop d’illusions ?

Même pour ceux qu’une dure destinée a avertis de l’inutilité d’espérer et qui ont perdu cette divine force de résurrection qu’est la jeunesse, une villégiature, bien choisie, promet de vifs plaisirs. Qui ne les a pas rêvés, prévus et éprouvés ?

On a passé – je parle ici des fortunes moyennes, qui forment la grande majorité des touristes – on a passé une année, une longue année, dans un appartement étroit, privé d’air et de lumière, dans un triste bureau ou une noire boutique qui ressemble à une cave. On a peiné, la plume à la main, penché sur la table de travail, cherchant des mots qui ne viennent pas et refaisant la page commencée. Dans la petite ville de province, médisante et hostile, on a subi avec dégoût la monotonie d’une plate existence, et l’espionnage des voisins, et l’assaut quotidien des venimeux commérages. Pendant dix mois on a vu les mêmes visages, noté les mêmes gestes, entendu les mêmes propos insignifiants. Du matin au soir on a été absorbé par ses affaires, par le rude combat qu’est de nos jours toute carrière, toute industrie.

Enfin, voici le moment du départ, si attendu. Les cœurs, plus joyeux, libérés des tracas quotidiens, des ennuyeux entourages, s’élancent vers l’avenir. Les malades vont vers la guérison, les chasseurs vers les régions giboyeuses, les jeunes filles vers le mariage qui surgira près d’une source, dans un salon d’hôtel – c’est encore là une variété de chasse et la plus passionnante – et tous, avec les mêmes espoirs, avec la même confiance, vers la distraction et le repos.

Nous sommes, à tout âge, des enfants que peu de chose afflige et que peu de chose console. Or, je ne sais rien pour ma part qui parle au cœur et à l’esprit autant qu’un beau paysage, et qui endorme aussi bien des douleurs qui semblaient inguérissables.

Joyeuse ou triste, chaque âme a son idéal. Il en est que la mer effraye et que remplissent d’une mélancolie invincible son écrasante majesté et sa plainte éternelle. Elle a quelque chose de colossal qui nous dépasse. On la sent lointaine et indifférente. La montagne, au contraire, humble coteau ou cime alpestre, a mille beautés de détail, mille beautés familières, qui se mettent à notre portée et nous pénètrent d’une émotion très douce.

vacances-d-autrefois-n2.jpg

 

C’est pour nous, semble-t-il, que le ruisseau roule et bondit dans son lit de gravier. Son murmure berce nos rêveries. Ce bois de sapins ou de châtaigniers nous accueille comme un ami. Il nous offre, pour nous reposer des fatigues de la route, la fraîcheur de ses ombrages. Le siège de mousse, au pied de cet arbre plein de chants d’oiseaux, on dirait que c’est pour nous qu’il a été placé là.

Près de l’enfant qui les garde, des vaches nous regardent avec une curiosité presque sympathique. La verdure des prés, traversée par mille filets d’eau, encourage la promenade et la rend plus douce.

Au milieu de ces paysages intimes, dans ce cadre délicieux, dans ce silence impressionnant que troublent à peine le bêlement d’un mouton, la voix d’argent d’une clochette, on se sent une âme nouvelle, épurée et rajeunie. Pendant que les heures coulent lentement, sur le bord de la source ou dans l’ombre du bois, que deviennent nos projets stériles, nos vaines ambitions ! Ils sont comme noyés dans cette atmosphère de paix et de sérénité. Nous les retrouverons demain, hélas ! avec les nécessités de la vie quotidienne. Ce n’est qu’un répit qu’ils nous accordent. Savourons-le.

Rien ne vaut, pour les cœurs meurtris et désabusés, ces stations d’été, ignorées par les guides, et qui permettent la solitude et le recueillement. C’est là, loin des vanités tapageuses, qu’on se recrée et qu’on se retrempe.

Un joli site, inconnu aux touristes mondains, des prés, des bois, des ruisseaux dont on ne parle pas, des hôtels sans prétention mais dont la table familière se garnit chaque jour de truites et d écrivisses, des braves gens très simples qu’on n’a pas trop renseignés sur la beauté de leur pays et sur le profit qu’ils en tireraient en écorchant les voyageurs : voilà la villégiature que je vous souhaite. Heureux qui sait en apprécier les bienfaits et qui peut en goûter le charme.

A ceux qui y sont encore bonnes vacances

Pour les autres, bon courage en attendant l’année prochaine.

 

C’était, Autrefois .création bandeauxdu 21 Août 2011.

 

De "grincheux le croquant"

 

 

 

Repost0
14 août 2011 7 14 /08 /août /2011 08:28

 

 

Aujourd’hui.

Autrefois .création bandeaux

 


 
Au XIXe siècle, on pouvait encore voir près de Blaye (Gironde) un dolmen que la légende populaire affirmait être l’entrée du château des Fées dont nul être humain y pénétrant ne sortait vivant car dévoré par ses occupantes, à l’exception d’un pasteur, voyageur acceptant de relever un défi en partant à la conquête d’un œuf magique détenu par le plus puissant des mauvais génies

 

 est incontestable que les traditions populaires ont une certaine importance historique ; car elles sont presque toujours un mélange de roman et d’histoire. L’on voit que ce n’est pas d’hier que la vérité se cache sous le manteau de la fable.

Il existait au XIXe siècle à Saint-Ciers-de-Canesse, près de Blaye (Gironde), un remarquable dolmen, sur lequel l’imagination populaire nous a légué une légende curieuse qui rappelle les Mille et une nuits : c’est le même mélange de merveilleux et de terrible. Ne parlez pas aux habitants de ces contrées des druides et de leurs terribles mystères célébrés sur ces blocs géants, ils vous riraient au nez sans merci. « Ces pierres levées (peyres lebades), vous diront-ils, ne voyez-vous pas que ce sont les ruines de l’entrée du castel de las Hagues (du château des Fées). »

dlomen de lussac

Dolmen de Lussac (Gironde)

Ils vous feront observer que tout prouve que ces pierres ont été habitées ; et, en effet, la science vous dira, avec M. Jouannet : « Que trois blocs énormes servaient de murs à ce château des Fées ; qu’il avait pour toit une pierre gigantesque, et que cette masse reposait, à sept pieds du sol, sur trois blocs et sur une pierre plus petite placée à l’entrée ; que le support du nord avait été entamé par la main de l’homme ; qu’on y avait ouvert une porte qui depuis a été bouchée. Cette particularité fait présumer qu’à une époque inconnue cet étrange réduit a été habité. Un puits, creusé auprès, semble venir à l’appui de cette conjecture. » Pour les habitants, c’est plus qu’une conjecture, c’est une incontestable réalité ; écoutez plutôt ce qu’ils racontent :

Un jeune et beau pasteur, coupable d’indépendance envers son tyrannique patron, avait franchi le support d’entrée et s’était réfugié dans cet antre maudit, dont nul être humain n’osait approcher ; car on n’avait jamais revu ceux qui y étaient une fois entrés. Ces blocs énormes étaient, en effet, la porte gigantesque du puits de l’abîme qui communiquait jusque dans les entrailles du monde, et sous laquelle passaient les mauvais génies pour se rendre dans leur empire souterrain. A peine le pasteur avait-il mis le pied sur la pierre d’entrée, que le plus affreux spectacle frappa ses regards : des ossements humains jonchaient le sol de cette horrible caverne, et, à sa voûte, des gouttes de sang figé pendaient en stalactites.

Saisi d’horreur, il détourne ses regards et se rejette en arrière ; le sol semble céder sous lui, et il se sentit aussitôt descendre. L’éclat extraordinaire du lieu où il arrive si mystérieusement le force de fermer ses yeux éblouis. Tout à coup, des bras invisibles le saisissent, l’enchaînent, l’enlèvent, et le transportent dans une salle non moins magnifique. Des colonnes d’albâtre en soutenaient la voûte de cristal. Au milieu s’élevait un trône resplendissant, ombragé par deux arbres aux rameaux d’or et couverts de rubis.

Le pasteur se croyait le jouet d’une illusion, et son admiration redoubla lorsqu’il vit entrer une gracieuse phalange de femmes, qui vinrent, une à une, prendre rang autour de lui. Elles étaient toutes d’une merveilleuse beauté. Il se crut transporté dans la demeure céleste des déesses. Mais son enthousiasme n’eut plus de bornes quand il aperçut une femme mille fois plus belle que ses compagnes.

C’était Fréa, la Reine des fées, qui suivait ses gracieuses soeurs ; Fréa, à la robe blanche et flottante, aux souliers d’or, qui portait ses noirs cheveux flottants sur ses belles épaules, et qui ornait son front pur d’une chaîne d’or et de diamants. Elle s’avançait, dans sa démarche pleine de grâce et de majesté ; quand ses beaux yeux s’arrêtèrent sur le jeune homme, un nuage de tristesse vint les voiler. Le pasteur, nourri dans la vénération religieuse de ses pères, qui adoraient la femme comme une divinité, se jeta aux pieds de ce trône, où elle vint s’asseoir. Fréa pensa qu’il implorait sa clémence : « Non, non, dit-elle, il faut mourir. »

Mais le pasteur ne l’entend pas ; saisi d’admiration, il contemple avec amour cette beauté merveilleuse et toujours jeune, dont les hommes n’ont pas idée. La reine était fée, et les fées sont femmes ; elle eut pitié de ce beau et naïf jeune homme, qui oubliait son sort pour la regarder.

– « II faut mourir », répéta-t-elle enfin d’une voix triste et émue.
– « Ah ! les dieux sont donc aussi cruels que les hommes », s’écria le pasteur avec amertume et comme sortant d’un rêvé ; j’ai fui la mort pour aller au devant de la mort ; mais, du moins, je serai moins malheureux de la recevoir de votre main.
– « Ah ! ce n’est pas une même mort ! celle qui t’est préparée est horrible, épouvantable : tu seras dévoré vivant. »

La Reine des fées s’arrêta et détourna la tête pour cacher une larme, et cette larme était d’or pur. Elle reprit bientôt :

– « C’est là le tribut fatal que nous payons à Rimer, le plus puissant des mauvais génies. Ces blocs debout, sous lesquels tu t’es réfugié, malheureux enfant, sont la table où ses victimes lui sont offertes. Nul homme ne lui est échappé et ne lui échappera, s’il n’a conquis l’œuf des serpents.
– « Si c’est là une conquête qu’un homme puisse entreprendre, je l’entreprendrai, dit en se relevant le pasteur, d’un air résolu. J’ai souvent dompté les taureaux sauvages, lutté avec les ours et les loups-cerviers de nos forêts ; tombe sur moi le ciel, je ne crains rien ! »

Le courage plaît aux fées ; dans leur cœur, il est souvent le voisin de l’amour, et l’amour est bien fort. La Reine des fées, séduite, voulut sauver le pasteur. Quand fée le veut, Dieu le veut. Fréa lui donna un anneau mystérieux qui rendait invisible, pour qu’il pût échapper à la vue perçante des serpents et à leur active poursuite. 

eglise st jean

 

Grâce à ce puissant secours, il pénétra sans danger dans l’horrible caverne où mille serpents entrelacés avaient, de leur bave, composé l’œuf magique. Le pasteur s’en empara aussitôt, et, montant sur la table du sacrifice, il attendit sans terreur Rimer le dévorant. Au moment où la nuit devient de plus en plus sombre et où la clarté des étoiles va pâlissant peu à peu, il entendit dans les airs un bruit sourd comme un battement d’ailes, et il vit approcher, monté sur un monstrueux loup ailé, se servant de serpents en place de brides, le terrible génie de l’abîme, qui descendait sur lui avec la rapidité de la foudre pour le dévorer, comme sa victime inévitable.

Mais le pasteur, le touchant soudain avec l’œuf magique, le terrassa, le vainquit, et l’enchaîna pour l’éternité. Alors cessèrent les sacrifices humains, et le vaillant pasteur fut béni par les fées et par tous les pères qu’il arrachait à ce tribut fatal. Il ne retourna cependant pas avec les hommes, demeurant toujours avec Fréa, la Reine des fées, son sauveur. Il eut une longue et heureuse vie, car son épouse lui donna des pommes d’or qui avaient la vertu de conserver une éternelle jeunesse.

Mais comme il ne pouvait se nourrir des célestes aliments des fées, il se creusa un puits près de la porte des Géants ; avec une hache de pierre précieuse, don magnifique de sa compagne, il tailla dans le bloc du nord un réduit où il déposait le produit de sa chasse.

Telle est la tradition très-peu connue du castel de las Hagues, de ce château des Fées, où nous ne voyons, nous, qu’un dolmen. A travers les festons et les gracieuses découpures du manteau de la fable apparaît la vérité toute nue. L’œuf des serpents, les sacrifices humains ; d’un autre côté, la victoire par l’amour d’un allié du ciel sur les antiques divinités ; tout cela frappe d’étonnement et nous autorise peut-être à conclure que les traditions populaires ont leur importance historique

C’étaitAutrefois .création bandeauxBon dimanche


Publié par ;grincheux le croquant.

Dimanche ;14 Août 2011

Repost0
6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 23:00

 

Aujourd’hui :   

Autrefois .création bandeaux      

 

Histoire du mois d’août

 

 

Avant Auguste, empereur romain, ce mois était nommé Sextilis, parce qu’il avait été autrefois le sixième mois de l’année ; il fut désigné depuis sous le nom d’Augustus par les Romains, et ce mot, dénaturé, est arrivé jusqu’à nous, réduit successivement, par les contractions, à cette seule syllabe, oût.

Le plébiscite et le sénatus-consulte qui autorisèrent à Rome le changement de nom, ont été conservés par Macrobe et Dion ; les motifs allégués par ces auteurs se rattachent aux principaux événements de la vie d’Auguste, tels que son premier consulat, ses trois triomphes, la conquête d’Egypte, la fin des guerres civiles, accomplis dans le cours du huitième mois de l’année. Plus tard Néron, par imitation, voulait faire appeler le mois d’avril Neroneus, mais cette tentative n’a pas été sanctionnée par la postérité.

Les Grecs célébraient pendant ce mois, dans la forêt de Némée, les jeux néméens, institués par Hercule. A Rome, on célébrait, au jour des Ides, la fête des esclaves et des servantes, en mémoire de la naissance de Servius Tullius, fils d’un esclave. Dans le même mois on crucifiait un chien ; il paraît que cet usage se rapportait à la prise du Capitole : c’était un anathème contre le silence des chiens, dont la vigilance fut en défaut ce jour-là.

 

 

 "Astuces D’autrefois 

**

Séparer le jaune
et le blanc d’œuf...

 

Tout le monde a vu une cuisinière briser la coquille d’un œuf et séparer le jaune du blanc. L’opération est facile, mais exige cependant une certaine habileté. Voici un procédé très simple préconisé par Science and Mechanics.

 

casser-un-oeuf.gif

On prend un entonnoir que l’on place au-dessus d’un récipient quelconque. On brise la coquille et l’on jette son contenu dans l’entonnoir. Le blanc s’écoule par la partie rétrécie, tandis que le jaune reste arrêté à l’entrée ; une fois l’entonnoir vidé du blanc on versera le jaune dans une assiette, par exemple.

 

c'étaitAutrefois .création bandeaux bon dimanche...

 

  

Repost0
31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 07:25

 

Aujourd'hui;

 

Remèdes curieux
des guérisseurs d’autrefois

(D’après « Le Petit Parisien », paru en 1911)

 

 
 
En 1911, Jean Frollo du Petit Parisien, se complaît à détailler sur un ton amusé, quelques étranges remèdes utilisés par les anciens, de la fiente de cheval à la ceinture emplie de crapauds vivants, en passant par des vipères débitées en morceaux, recettes issues de l’ingéniosité des guérisseurs de jadis

A cent reprises on a raconté comment nos pères se soignaient, et à quels remèdes étranges ils avaient recours, mais le sujet est si amusant, si curieux, qu’on y revient toujours avec plaisir. D’ailleurs, nous ne nous défendons pas d’un peu de gouaillerie à l’égard des malades d’autrefois, que nous estimons crédules et naïfs, sans nous douter que dans deux siècles d’ici nos descendants penseront de même à notre sujet et se moqueront d’une foule de méthodes, réputées excellentes aujourd’hui.

guérisseur

 

Un guérisseur

 

La goutte était le gros souci des gens riches et titrés. Leur genre d’existence en favorisait admirablement l’éclosion. Peu d’exercice, des séances prolongées à table, l’abus des bons vins, l’amoncellement des viandes, tout cela déterminait avec sûreté l’apparition du mal, qui, pour ne s’attaquer qu’aux personnes de distinction, n’en était pas moins désagréable. Alors, les médecins, mandés sur l’heure, se présentaient bientôt, avec des mines méditatives, comme il convient à des hommes possesseurs des plus précieux secrets.

Et, en effet, ils avaient des secrets étonnants ! C’est ainsi qu’ils firent avaler au cardinal de Richelieu de la « fiente de cheval », délayée dans du vin blanc. Le terrible ministre s’exécuta sans mot dire, mais non sans grimacer. Son successeur, Mazarin, connut le même remède, à cette différence près qu’il ne l’avala pas. On en confectionna seulement un gros cataplasme, qu’on appliqua sur la jambe atteinte, sans le moindre succès.

En général, ces messieurs de la Faculté saignaient leur client, et plutôt deux fois qu’une. Ceci, au surplus, est une simple façon de parler. « Plus on tire d’eau croupie d’un puits, avait écrit le médecin italien Botol, plus il en revient de bonne. » Le puits, c’était le malade. En conséquence, la lancette ne s’arrêtait pas. Il y eut un certain M. Cousinet, que Guy Patin saigna soixante-quatre fois, sous prétexte de le guérir de ses rhumatismes. Le roi Louis XIII fut victime de ce traitement à quarante-sept reprises le long d’une année, et, durant le même temps, on lui fit prendre deux cent cinquante-neuf purgations.

Dans ses aimables lettres, souvent si gaies, quelquefois si malicieuses et perfides, la belle cousine de Bussy-Rabutin, la spirituelle Sévigné, nous donne des renseignements inouïs sur la médecine de son siècle, qu’elle ne dédaignait pas, bien au contraire. Nous savons qu’elle eut la jaunisse, et qu’elle s’en débarrassa en prenant des pilules contenant de l’urine.

Une autre fois, se sentant faible, elle eut recours aux vipères, et en fit une grande consommation. C’était un remède sans égal pour rendre la vigueur. La marquise, convaincue, écrivait à son fils « M. de Boissy va me faire venir deux douzaines de vipères du Poitou ; prenez-en deux tous les matins, coupez-leur la tête, faites-les écorcher et couper en morceau, et farcissez-en le corps d’un poulet ; c’est aux vipères que je dois la pleine santé dont je jouis ». Elle leur devait également, à certains jours, une influence marquée sur l’usage qu’elle faisait de sa langue.

L’ingéniosité des guérisseurs d’antan valait celle des inventeurs modernes de remèdes infaillibles. A mon avis, elle l’emportait même, sous le rapport du pittoresque et de l’imprévu. Voyez la calvitie, par exemple, cette infirmité contre laquelle nous nous épuisons en vains efforts, mais dont Absalon eût bien voulu être affligé. Nos aïeux en souffraient comme nous. Eh bien, ils se laissaient persuader qu’elle cessait, grâce à l’application de trois cents limaces, bouillies dans une décoction de savon, de miel, de laurier et d’huile d’olive.

A la place de l’ipéca, que les militaires français n’estiment guère, on employait la râpure d’ongle. Pour la jaunisse, citée plus haut, les vers de terre, rincés dans du vin blanc, passaient pour souverains mais, quand ils manquaient leur effet, on mêlait de la fiente d’oie aux boissons ordinaires, et, pour le coup, le mal disparaissait comme par enchantement. L’hydropisie partait aussi vite, lorsque la personne atteinte ne craignait pas de porter une ceinture pleine de crapauds vivants, qui lui grattaient le ventre et les reins. Il est vrai que si cette personne était chatouilleuse, elle risquait de succomber à force de rire.

Tout cela est amusant, j’en conviens, et nous avons le droit de sourire en songeant à la crédulité des hommes d’il y a deux ou trois siècles. Mais, encore une fois, ceux qui viendront après nous en auront peut-être autant à notre service !

 

"C'était "un regard vers le passé"

Aujourd'hui :Remèdes curieux d'autrefois

 

Publié par;"grincheux le croquant"

juillet 2011 

Repost0
23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 22:29

 

 

Aujourd’hui ;

Autrefois .création bandeaux


procédés utiles et

méthodes astucieuses

***

Pour éloigner les sangliers

*

Voici une recette originale pour éloigner les sangliers dont on se plaint des dégâts qu’ils causent aux récoltes.

Elle est due à J. Saby, qui la donne dans le Bulletin de la Société nationale d’acclimatation.

Son père ayant planté un champ de pommes de terre à proximité d’un bois, on lui avait prédit la visite de sangliers et la destruction de sa récolte.

Mais, dit M. Sabv, « un vieux braconnier qu’il employait au jardin lui indiqua le procédé suivant qu’il mit en application et lui permit de récolter toutes ses pommes de terre sans que les sangliers aient osé y toucher.

Il plaça dans son champ qui était assez long, 200 m environ, sur une dizaine de mètres seulement, de vieilles boîtes de conserves vides qu’il enterra presque complètement, à raison d’une tous les 15 ou 20 m et y versa jusqu’au bord un mélange d’eau et d’urine humaine.

Au-dessus, il plaça une pierre plate pour éviter une évaporation trop rapide parle soleil.

« Les sangliers sortant le soir et approchant du champ sentaient l’odeur humaine et se figuraient qu’il y avait à l’emplacement de chaque boite un homme à l’affût.

Ils n’osaient approcher et respectèrent donc les pommes de terre. »

Ce moyen fut employé, avec le même succès, par une garde-barrière voisine.

Et l’on peut en dire, avec M. Saby : « Non breveté, mais très pratique. »

 

 

Surtout au printemps aprés avoir déguster les premières asperges ! !

 

 

sanglier.jpgregard du passé m1

Bon dimanche........... 

Repost0
17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 10:03

 

Mots  oubliés de notre histoire ;

 Aujourd’hui :                                                          « Bagaudes »

ploucs 

P

aysans insurgés de la Gaule, appelés ainsi, suivant plusieurs, du mot gaulois bagad, attroupement. Cette révolte, causée par la profonde misère où étaient plongés les habitants des campagnes, et par les odieuses vexations des agents du fisc, eut lieu vers l’an 270 de notre ère. Autun fut assiégé par les Bagaudes, emporté d’assaut après un siège de sept mois, et entièrement dévasté.

Les mesures à la fois fermes et conciliatrices de l’empereur Claude le Gothique parvinrent à comprimer ce mouvement populaire, qui éclata de nouveau d’une manière plus terrible sous Dioclétien. Les insurgés pillaient, brûlaient les cités et les villages des sénateurs, poursuivaient et massacraient les officiers impériaux. Deux hommes, &AEliglianus et Amandus, au nom desquels on frappa des monnaies, furent élus empereurs.

Ces succès furent de peu de durée. Après avoir vu leurs troupes battues et dispersées eu plusieurs rencontres, Ælianus et Amandus furent assiégés dans un camp retranché situé près du confluent de la Seine et de la Marne, et périrent les armes à la main, après une héroïque résistance. Ce lieu, aujourd’hui Saint-Maur, conserva longtemps le nom de camp des Bagaudes. Malgré ces désastres, la Bagauderie fut loin d’être anéantie ; elle se réfugia dans les montagnes, les forêts et les contrées les plus sauvages de la Gaule, comme dans les pays Basques et l’Armorique, où, jusqu’à la chute de l’empire romain, elle subsista sans interruption, se recrutant de proscrits et d’esclaves fugitifs.

BAGAUDES RÉVOLTE DES ;

O

n désigne sous le nom de bagaudes (terme d'origine celtique qui signifie « les combattants ») les paysans gaulois qui se révoltèrent contre les Romains à l'époque de Dioclétien (fin du iiie siècle) et les révoltés de Gaule et d'Espagne dans la première moitié du ve siècle. Le premier soulèvement, qui avait été précédé d'un certain nombre de troubles, commença en 283 et dura jusqu'en 311. Les révoltés, qui se dressaient contre la pression fiscale, sont souvent traités de voleurs (latrones) par les auteurs latins. En réalité, leurs bandes, qui se livraient bien entendu au pillage, constituaient de véritables armées animées d'un certain patriotisme. Ils furent battus par Maximien Hercule, et leurs chefs Aelianus et Amandus, qu'ils avaient élus empereurs, furent considérés comme des martyrs et des saints. À la fin du ive siècle et au début du ve, les bagaudes réapparurent un peu partout, habitants de la campagne se révoltant contre les impôts et contre la justice de Rome.


Salvien, moine de Trèves qui se fixa dans les îles de Lérins vers 450, s'exprime comme suit : « Nous les appelons des rebelles, des hommes perdus, nous qui les avons poussés à être des criminels. S'ils sont devenus des bagaudes, n'est-ce pas à cause de nos injustices, de la malhonnêteté des gouverneurs, de leurs confiscations, de leurs rapines, eux qui, sous le prétexte de percevoir les impôts publics, détournent à leur profit les sommes perçues ? » (De gubernatione Dei, V, vi). La comédie latine, Querolus, Le Grognon, ou l'Aulularia, qui date de la fin du ive siècle ou du début du siècle suivant et qui est imitée de Plaute, montre comment les paysans repoussent les lois romaines et s'organisent pour rendre la justice. On signale des bagaudes au ve siècle en Espagne, dans la Tarraconaise. L'écrivain grec Zosime dépeint leur activité dans les Alpes en 408. Mais c'est en Armorique, où se manifeste un chef de bagaudes, Tibatto, que les révoltés sont les plus actifs et les plus puissants. Ici encore, il apparaît nettement que les paysans sont mus par un sentiment antiromain. Goar, le chef des Alains, peuple originaire du Caucase auquel Aetius, qui avait lui-même reçu mission de défendre l'Armorique, avait fait appel, voulut noyer dans le sang la sécession des Armoricains. Mais saint Germain s'interposa. À cette même date, on constate l'immigration en Armorique d'hommes et de femmes de Grande-Bretagne. Le terme de bagaudes n'est pas employé pour désigner les révoltés de Grande-Bretagne qui sont cependant signalés à la même époque dans la région londonienne et ailleurs.

gaule-du-5-ieme-siecle.jpg Carte de la Gaule à la fin du v ième siècle à la veille l'invasion..

 


En Gaule, le nom apparaît dans des documents postérieurs au ve siècle, ne laissant aucun doute sur l'ampleur de la révolte. Un diplôme de 638 relatifs à Saint-Maur-des-Fossés, dans la région parisienne, mentionne un retranchement des bagaudes dans la localité.

Autres définition :

 

Un bagaude est un paysan devenu bandit, révolté suite à la misère engendrée par l’administration romaine. Les bagaudes se regroupaient entre eux pour piller et semer la terreur.

brigands.jpgLe terme serait issu ? Du celtiqueBagad, troupe de combattants, paysans, devenus bandits de grand chemin suite au climat économique et social désastreux.

Ce qui est sûr est qu’il s’agit d’un mouvement de paysans rebelles dont l’origine se situe en Gaule et en Hispanie sous l’administration impériale, à partir de 284. Il y eut une deuxième révolte bagaude au IVè siècle lors des invasions germaniques. Puis une dernière au Vè siècle.

D’après Juan Carlos Sánchez León & Jacques Annequin leur but était de se libérer de l’oppression de l’état et de mener une résistance armée contre la société romaine, mais sans revendication sociale, politique ou économique précise. Le statut des bagaudes était variable : hommes libres, semi-libres, esclaves fugitifs, petits propriétaires, ouvriers agricoles ruinés, brigands, déserteurs, colons.
Symptôme et cause du déclin du pouvoir romain en Gaule, les révoltes bagaudes contribuèrent à désorganiser l’appareil économique, politique, administratif et militaire romain, en favorisant une situation d’insécurité généralisée.

Eugène Sue, dans Les mystères du peuple, nous raconte la Bagaudie (extraits) :

  • « de rares voyageurs, qui parfois pénètrent jusqu’au fond de notre vieille Armorique, nous ont dit qu’il y avait eu dans les autres provinces de grands soulèvements populaires sous le nom de Bagaudies ».
  • « je dis, moi, que les Bretons et les Bagaudes sont et seront les derniers Gaulois… Si je n’étais Breton, je voudrais courir la Bagaudie contre les Franks et les évêques »
  • « festoyer le jour, bagauder la nuit »

Voilà quelques historiques de nos mots oubliés ;

Aujourd’hui le mot : »bagaude »

Repost0
14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 14:16

Un petit rappel en ce qui concerne ; "L’éducation des enfants."
« Entre fermeté des professeurs et autorité parentale
. »

 

Voilà ce qu'en disait nos anciens ;


En 1861, Félix Dupanloup, déjà académicien, mais également théologien ayant eu en charge, vingt ans plus tôt, du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet qu’il réforma de fond en comble afin d’en faire un lieu d’éducation où se mêlaient avec succès les jeunes garçons de familles riches et l’élite des élèves pauvres, décrit dans son De l’éducation les principes fondamentaux présidant à une éducation profitable des enfants, et prône la politique de la main de fer dans un gant de velours...

Ecolier.jpgPour l’académicien élu en 1854, « la fermeté, dans l’Éducation, c’est la force personnelle et morale, la force d’esprit et de caractère, avec laquelle un instituteur exerce et soutient les droits de l’autorité réelle dont il est revêtu. Ainsi, c’est la force morale et non pas la force matérielle : cette force est de l’âme et non pas du corps. C’est la force d’esprit, c’est-à-dire la fermeté dans le conseil : des pensées sans indécision, sans tâtonnement, sans faiblesse ; bien réfléchir, mais la réflexion faite, bien savoir ce qu’on veut et ce qu’il faut vouloir. La force de volonté, c’est-à-dire quelque chose d’arrêté et de résolu : de modéré sans doute, mais d’immuable dans sa modération.

Orthographe


« Voilà ce que je nomme la fermeté, et ce qui fait l’autorité personnelle, l’ascendant magistral, sans lequel on ne réussira jamais à élever même l’enfant du caractère le plus doux et le plus facile. Cette fermeté seule imprime le respect et inspire la soumission : les avantages, les moyens extérieurs n’y nuisent pas ; mais il n’y faut compter ni beaucoup, ni longtemps : ce n’est ni le ton de la voix, ni la grandeur de la taille, ni même l’âge et la science, ni surtout les punitions et les menaces qui donnent une telle autorité : ce qui la donne et ce qui la soutient, c’est une trempe d’âme ferme et égale, qui se possède, se gouverne toujours, et par là se montre digne de gouverner et de posséder les autres ; qui n’a pour guide que la raison et n’agit jamais par caprice, ni par emportement : ce qui la donne encore, c’est un sage mélange de la gravité et de la douceur, de l’amour et de la crainte. L’amour doit gagner le cœur des enfants, mais sans les amollir, et la crainte respectueuse doit les retenir, mais sans  les rebuter.

 

 

 

L’autorité parentale est selon lui décisive : « C’est dès le premier abord que les parents et les instituteurs doivent prendre leur ascendant, et être les maîtres de l’enfant. S’ils ne saisissent ce premier moment, qui est toujours le plus favorable, et ne se mettent sans hésiter, du premier coup, en possession de l’autorité, ils auront toutes les peines du monde à la retrouver, et c’est l’enfant qui sera le maître ! et ce sera un terrible malheur ; car il n’y a pas de tyran comparable à ce maître-là. (...) Il y a, dans le fond de l’homme et du plus petit enfant, une volonté tyrannique, qui se montre et éclate dès l’âge le plus tendre : la lutte dès le premier moment est entre cette volonté et la vôtre. Que signifient ces pleurs, ces cris, ces gestes menaçants, et puis ces coups, ces yeux étincelants de colère dans un enfant, contre ceux qui ne lui accordent pas tout ce qu’il veut ? Que signifie tout cela, sinon cette volonté d’autant plus impérieuse qu’elle est déraisonnable, et qu’elle s’obstine à toute force et sans raison à obtenir ce qu’on lui refuse ? »

Et Dupanloup de citer Charles Rollin (1661-1741), historien et professeur de français, qui un siècle plus tôt, dans son ouvrage intitulé Traité des Études destiné aux pédagogues, explique que si on ne donnait jamais aux enfants « ce qu’ils demandent en criant et pleurant, ils apprendraient à s’en passer, et n’auraient garde de criailler et de se dépiter pour se faire obéir ; ils ne deviendraient pas si odieux, si incommodes à eux-mêmes et aux autres. Quand je parle ainsi, ce n’est pas que je prétende qu’il ne faille avoir aucune indulgence pour les enfants : je dis seulement que ce n’est pas à leurs pleurs qu’il faut accorder ce qu’ils demandent : et s’ils redoublent leur importunité pour l’obtenir, il faut leur faire entendre qu’on le leur refuse, précisément pour cette raison-là même. »

Sur la même ligne de pensée, notre académicien reprend : « Donc, dans l’Éducation privée, comme dans l’Éducation publique, au collège comme dans la maison paternelle, on doit tenir pour une maxime invariable, qu’après avoir refusé une fois quelque chose aux enfants, il faut se résoudre à ne l’accorder jamais à leurs cris ou à leurs importunités, à moins, dit encore Rollin, qu’on n’ait envie de leur apprendre à devenir impatients et emportés, en les récompensant de leur emportement et de leur impatience. Je dirai même, et toujours avec Rollin, que plus les enfants sont exigeants, moins on doit satisfaire leurs désirs déréglés : moins ils ont de raison, plus il faut en avoir pour eux ; et plus il est nécessaire qu’ils soient soumis à la ferme autorité et à la direction de leurs maîtres. Quand une fois ils ont pris ce pli, et que l’habitude a rompu leur volonté, c’en est fait pour le reste de la vie, et l’obéissance ne leur coûte plus rien. »

(Extrait de « De l’éducation : de l’autorité et
du respect dans l’éducation » (Tome 2), paru en 1861)

 

Comme quoi les problèmes d'éducation et d'étique, proviennes bien de qui vous savez........ 

 



 C'etait la rubrique ;"Un regard vers le passé" consacrée , en ce jour de fête nationale ,à l'éducation de nos enfants................

Publiée; par Grincheux le croquant dit papy-bougnat 

Repost0
9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:50

 

Histoire du mois de juillet

(D’après « La légende des mois », paru en 1881)

 

Avant Jules César, l’année romaine commençait au 1er mars ; le mois dont nous racontons la légende occupait par conséquent le cinquième rang ; on l’appelait quintilis (cinquième) pour cette raison. L’année même de la mort de Jules César, 44 ans avant Jésus-Christ, Marc-Antoine, voulant honorer la mémoire du conquérant des Gaules, fit remplacer le nom de quintilis par celui de julius (Jules). De juliusnous avons fait juillet. Le poète Ausone a personnifié ce mois sous les traits « d’un homme dont les membres sont brunis par le soleil et les cheveux liés de tiges et d’épis ».

Juillet nous amène les grandes chaleurs ; le 19 de ce mois finit messidor dans le calendrier républicain et commence thermidor, nom dérivé d’un mot grec qui veut dire chaud, et dont la racine se retrouve dans les mots thermomètrethermes, etc., qui signifient : mesure de la chaleur, eaux chaudes, etc. C’est en juillet, en effet, que se produisent dans notre hémisphère les températures les plus élevées. Il semblerait que la plus forte température de l’année dût arriver le 21 juin, au solstice d’été. Il n’en est rien ; elle se manifeste un certain nombre de jours après.

La température n’est pas un effet instantané de la présence du soleil ; elle est le résultat de l’accumulation de la chaleur à la surface de la terre. Elle augmente, même après le 21 juin, tant que la diminution de la hauteur du soleil et la durée des jours est peu sensible. C’est par la même raison que la plus haute température de la journée est à 2 heures, et non à midi ; que le maximum annuel a lieu vers le 15 juillet, et non au solstice d’été ; que la plus basse température de l’année a lieu en janvier, et non au solstice d’hiver.

juillet1.gif

Mercure

En juillet, les jours diminuent de 58 minutes. C’est en juillet que commencent les jours caniculaires, pendant lesquels, disent les proverbes, il faut se méfier des ardeurs du soleil. A cette époque de l’année, la belle étoile qu’on nomme Sirius se lève et se couche en même temps que le soleil ; les croyances populaires attribuaient à la présence de cette étoile les chaleurs plus vives de juillet, et, comme Sirius fait partie de la constellation du Chien, en latincanis, dont le diminutif est canicula (petite chienne), l’époque des températures élevées fut appelée canicule.

La canicule, qui tombe actuellement en juillet, est pour nous l’indice des grandes chaleurs de l’été. Mais le soleil ne se retrouve pas exactement au bout d’une année à la même place dans le ciel ; il est en retard, et ce retard augmentant tous les ans, le soleil se lèvera dans la constellation du Grand Chien successivement en août, en septembre, en octobre, et enfin en plein hiver. De telle sorte que, dans quelques milliers d’années, nos petits-neveux accuseront peut-être la canicule de ramener sur la terre les froids rigoureux de l’hiver !

En juillet, les Grecs célébraient une de leurs plus grandes fêtes : les Panathénées, en l’honneur de Minerve. Minerve, déesse de la sagesse, des arts, des sciences, naquit tout armée du cerveau de Jupiter ; les Grecs l’adoraient sous le nom d’Athéné. Ce fut Minerve qui donna son nom à la ville que Cécrops avait fondée dans l’Attique, Athènes, et qui dota ce pays de l’olivier. Un temple magnifique lui avait été élevé dans cette ville : le Parthénon, dont le nom, en grec, signifie vierge. Dans ce temple était une statue en or et en ivoire de la déesse, due au ciseau de Phidias.

Minerve était représentée « debout, ayant une pique à la main, un bouclier à ses pieds, une tête de Méduse sur l’estomac, et tenant dans sa main droite une statue de la Victoire. » Méduse était une divinité de la mer, dont la tête fut coupée par Persée et qui changeait en statue de pierre tous ceux qui osaient la regarder.

Cicéron prétend que le nom de Minerve a été donné à cette déesse quia minatur, parce qu’elle menace. D’autres auteurs supposent que ce nom est une contraction du mot Meminerva (du latin memini, je me souviens), parce qu’elle était la déesse de la mémoire. Suivant d’autres, ce nom a la même racine que le grec menos, le latin mens, le sanscrit mena, l’anglais mind, qui tous signifient intelligence. Les Etrusques désignaient cette déesse sous le nom de Menrfa.

Les fêtes de Minerve, les Panathénées, se composaient de petites et de grandes cérémonies. Le nom de ces fêtes, formé de deux mots grecs, pan, tout, et Athénée, Minerve, indique qu’elles étaient célébrées par tous les adorateurs de la déesse. Les petites Panathénées avaient lieu tous les ans, à la fin d’avril et au commencement de mai. Elles duraient plusieurs jours et se composaient de combats d’athlètes, de courses à pied dans lesquelles chaque coureur tenait une torche allumée à la main, de concours de musique, de chant et de danses. Le vainqueur recevait une couronne d’olivier et un vase d’huile.

juillet2

Le Parthénon

Les grandes Panathénées ne se célébraient que tous les cinq ans, au commencement de juillet. Elles prenaient les mêmes cérémonies que les Panathénées annuelles, et, de plus, le transport solennel du péplum de Minerve. Cette draperie, analogue au vêtement de même nom que portaient les femmes grecques, était blanche, parsemée de clous ou boutons d’or, ornée de broderies en or représentant le combat de Minerve contre les Titans et les exploits des grands hommes. Le péplum était porté en grande pompe et suivi d’une foule immense formant un long cortège...

On suspendait le péplum, comme une voile, au mât d’un vaisseau construit de manière à pouvoir se mouvoir sur le sol comme un chariot : c’était le vaisseau panathénaïque, spécialement consacré à Minerve... En tête du cortège marchaient des vieillards des deux sexes tenant à la main un rameau d’olivier ; voici des hommes armés ; puis les scaphéphores, étrangers établis dans l’Attique portant des vases qui contiennent le miel et les gâteaux destinés aux sacrifices ; voici les hydriophores, femmes portant des urnes pleines d’eau. S’avancent alors les éphèbes, vêtus de la chlamyde, chantant l’hymne de la déesse ; les canéphores, jeunes filles portant les corbeilles sacrées...

On décernait aux vainqueurs un vase sculpté, le vase panathénaïque. On décernait encore une couronne d’or aux citoyens qu’on voulait honorer d’une manière exceptionnelle. Cette récompense avait été décernée au grand orateur Démosthène. Le poète Eschine voulut faire annuler le décret et Démosthène obtint qu’il fût maintenu en prononçant devant le peuple assemblé le Discours pour la couronne. Phidias a représenté toute la pompe des grandes Panathénées dans des sculptures admirables qui décorent la frise du Parthénon.

juillet3.gif

Fête des Panathénées :
les Scaphéphores, les Hydriophores, les Éphèbes,
les Canéphores, le Péplum

Les Romains célébraient tous les ans, le 6 juillet, les Apollinaires, fêtes instituées en l’an 358 de Rome, pendant la seconde guerre punique, pour obtenir d’Apollon la victoire sur Annibal. Ces fêtes duraient huit jours ; elles étaient célébrées au cirque Maxime, monument colossal de 670 mètres de long et de 176 mètres de large, situé entre les monts Aventin et Capitolin, et qui contenait 16 000 spectateurs.

Le 3 juillet on fêtait à Rome le Poplifuge, en souvenir de la retraite du peuple sur le mont Aventin après la prise de Rome par les Gaulois. Le jour des nones de juillet s’appelait Nones caprotines et était consacré à Junon ; c’était la fête des Servantes. Le 14 commençaient lesMercuriales, qui duraient six jours ; on fêtait Mercure avec la plus grande simplicité. Le 18 avaient lieu les Lucariennes, en l’honneur du bois sacré, lucus, dans lequel les Romains battus par les Gaulois avaient trouvé un refuge. Le 25 avaient lieu simultanément les Furinales, en l’honneur de Furina, déesse des voleurs ; les Ambarvales, en l’honneur de Cérès. On faisait une procession autour des blés avant la moisson.

En juillet le soleil entre dans la constellation de l’Écrevisse (Cancer). D’où vient ce nom : l’Écrevisse ? Les anciens disaient à tort, et on le répète parfois encore aujourd’hui, que l’écrevisse « marche à reculons et obliquement ». Le soleil, arrivé le 21 juin au plus haut point de sa course, commence, à partir de cette époque, à redescendre, à rétrograder, à marcher à reculons : de là le nom d’Écrevissedonné à la constellation dans laquelle le soleil entrait il y a deux mille ans, vers le 21 juin.

En juillet comme en juin, les travailleurs des champs redoutent l’abondance des pluies et manifestent leurs craintes à peu près dans les mêmes termes que pour le mois précédent.

Quand il pleut à la Saint-Calais,
Il pleut quarante jours après.
S’il pleut le jour de Saint-Benoît,
Il pleuvra trente-sept jours plus trois.
S’il pleut le jour de Saint-Victor,
La récolte n’est pas d’or.

Nous sommes, en effet, en pleine moisson des céréales et la pluie peut contrarier la rentrée des récoltes ; à partir du 15 juillet on coupe les seigles, les orges, les avoines d’hiver et les blés dans le midi de la France... Nous approchons de la moisson.

(cette année c'est presque terminé !"3semaines d'avance"! !)

 

14-juillet-1789.jpg

14 juillet 1789 prise de la bastille....

 

 

Repost0
3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 10:18

 

Un regard vers le passé"...................

.

"Aujourd'hui:"

 

 

1936 : le monde scientifique
vante l’innocuité de
pesticides aujourd’hui prohibés.

***

la-science-.jardin.gif 

 
 
En 1936 la roténone, déjà utilisée aux Etats-Unis et faisant l’objet d’essais concluants en France depuis deux ans, est présentée comme le pesticide propre à défendre les récoltes des agriculteurs, et dont l’ « innocuité complète pour les animaux domestiques et pour l’homme de même que pour tous les organes des plantes » a été démontrée par les études des plus éminents spécialistes. Le 10 avril 2008, une décision de la Commission européenne intimait à tous les Etats membres de retirer les autorisations d’utilisation de cette substance

*****

 


Selon le Dr J. Chevalier, qui écrit dans le numéro du 15 juin 1936 de La Nature, en présence des invasions croissantes des insectes, de l’importance des dégâts qu’ils commettent et de la nécessité pour les agriculteurs de défendre contre eux leurs récoltes, les études sur les substances pouvant agir comme insecticides sont à l’ordre du jour dans tous les pays ; les professeurs d’agriculture dirigent et coordonnent les essais et finalement le paysan se rend compte que les traitements insecticides payent, lorsqu’ils sont appliqués avec méthode et persévérance.

***

 

L’insecticide idéal, actif, qui n’altère pas les tissus des plantes qu’il doit protéger contre les parasites, qui n’est pas toxique pour l’homme et le bétail, qui conserve son activité pendant un certain temps et qui serait d’un prix de revient modique permettant une large utilisation, n’est malheureux pas encore réalisé, mais ce sont les insecticides provenant des végétaux qui s’en rapprochent le plus. Les récentes études poursuivies scientifiquement sur les plantes à roténone, sur cette roténone elle-même et ses homologues ou dérivés, et les résultats pratiques obtenus ont attiré l’attention de tous les agronomes étrangers qui préconisent de plus en plus l’emploi de préparations à base de roténone, ajoute encore Chevalier.

En particulier, aux Etats-Unis, où la lutte contre les maladies parasitaires des plantes a besoin d’être encore plus poussée que chez nous et où le contrôle sanitaire des fruits et des légumes, notamment en ce qui concerne la présence de l’arsenic et du plomb, s’exerce réellement et sévèrement, on les utilise de plus en plus. Les besoins nés de ces emplois ont incité la culture des Derris en Malaisie, des Lonchocarpus en Amérique du Sud et Centrale, des Cracca même en Floride. En France, il n’y a guère que deux ans qu’on parle de la roténone et que quelques timides essais satisfaisants ont attiré l’attention de nos agronomes. Nous ne devons plus ignorer cette question, d’autant que notre Guyane peut nous fournir de bons Lonchocarpus Nicou, riches en roténone, notre Indochine des Derris actifs.

La famille des légumineuses fournit un certain nombre de plantes à roténone utilisées actuellement comme insecticides agricoles, mais qui sont connues et décrites, car elles sont utilisées depuis de longues années par les indigènes comme « poisons de pêche » en raison de leur énorme toxicité pour les poissons. Ce sont les Derris, en Malaisie, les Lonchocarpus, dans le Sud-Amérique, les Cracca en Amérique du Nord et Centre, les Tephrosia dans divers pays tropicaux.

Pour le Dr Chevalier, les propriétés pharmacodynamiques et toxiques de la roténone et des

extraits des plantes qui en renferment ont été d’autant mieux étudiées que, dès le début

de leur emploi, on avait eu des craintes sérieuses de leur toxicité pour l’homme en raison

du fait qu’elles étaient utilisées dans la confection du poison des flèches des chasseurs de

Bornéo, et que leur toxicité pour les poissons était confirmée. Les recherches récentes de

Buckingham et celles de H.R. Haag confirment pleinement les observations antérieures et

ont montré qu’il n’y avait aucun danger pour l’homme et les animaux à sang chaud à utiliser

ces substances, qui sont inoffensives en ingestion.

 

insecticide.jardinA la suite de ces expériences, Haag en fut tellement convaincu qu’il ingéra, sans inconvénient 150 milligrammes de roténone. Ces auteurs ont opéré sur tous les animaux de laboratoire : chiens, chats, cobayes, rats blancs et également sur des poulets, des cochons, des moutons, des vaches, et ils concluent que la roténone, administrée par la bouche, ne produit aucun effet nuisible.

Signalant que les poissons sont en revanche extrêmement susceptibles à l’action de la roténone et autres constituants des Derris, et que les batraciens, les vers, les mollusques, les insectes, en général tous les animaux à sang froid, sont intoxiqués par voie gastrique et par contact prolongé, le Dr Chevalier dresse ensuite un bilan de l’efficacité de cette substance en fonction des concentrations utilisées.

Puis il conclut sur le fait que « les expérimentateurs sont unanimes pour constater l’activité toxique de la roténone et de ses dérivés sur les animaux inférieurs et spécialement les insectes, et son innocuité complète pour les animaux domestiques et pour l’homme de même que pour tous les organes des plantes. Elle agit à la fois par contact et par ingestion à des doses très faibles. Dans ces dernières années, l’utilisation de ces produits en agriculture s’est accrue dans des proportions insoupçonnées et ils paraissent devoir supplanter les pyréthrines trop chères et trop labiles, la nicotine active et toxique, les arsenicaux et les dérivés fluorés moins actifs et toxiques. Sous l’influence des demandes, les plantes à roténone sont devenues des plantes industrielles dont la culture se développe sans cesse, en Malaisie pour les Derris, en Amérique pour les Lonchocarpuys. »

La décision de la Commission européenne n° 2008/317/CE du 10 avril 2008 imposa à l’ensemble des Etats membres le retrait d’autorisation d’utilisation de ce pesticide, une dérogation ayant cependant été accordée jusqu’au 30 avril 2011 pour les pommes, poires, cerises, pêches, vigne et pommes de terre...

 

 

&&&&&&&&&&&&&

 

 

Conclusion : "Comme quoi l’actualité revient au Galop !

                   Le temps passe mais les idées restent !"

 

Déjà en 36 ; l’alerte étaient donnée ! ! !

 

 

Publié par : Grincheux le croquant :ce  dimanche 3 juillet 2011

 

 

 

***

 

 


 


Repost0