Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

  • : Lespassionsdepapybougnat
  • : Vous trouverez dans ce blog un peu de vérité, beaucoup de passions et quelques coups de gueule........ Bonne route, bonne lecture merci de votre visite...
  • Contact

Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite
">

Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 22:28

Aujourd'hui:

 

FEUX de la Saint -Jean : (24 juin ):

*****


 
Lorsque le poète et romancier breton Charles Le Goffic brosse au début du XXe siècle un panorama des fêtes et coutumes populaires, il n’y a déjà plus guère de feux de la Saint-Jean qu’en Bretagne, en Vendée, et dans quelques cantons du Midi

C’était le soir, sur la place d’une petite ville, ou bien à la campagne, sur une hauteur dominant le paysage. Un bûcher d’ajoncs ou de brindilles, tordus en cône autour d’une grande perche et surmontés d’un bouquet et de l’étendard de saint Jean, attendait les « processionneurs ». Le curé venait en tête, suivi du maire et des adjoints. La pieuse théorie faisait le tour du bûcher. Après quoi, le maire abaissait son cierge et allumait lui-même letantad. La flamme montait dans un joyeux crépitement. Une lueur rouge baignait le ciel, et, la procession repartie, des danses se nouaient, cadencées et vives, autour du brasier agonisant. Quelques personnes plus hardis, s’amusaient même à le traverser d’un bond...

Au hameau de Saint-Jean-du-Doigt (Bretagne), qui possède une église merveilleuse et un bijou de fontaine, renommée pour son eau miraculeuse, le tantad était -dressé devant l’église... Un ange descendait sur un fil de fer et, du cierge qu’il tenait à la main, allumait le bûcher. On aurait pu craindre que le voisinage de l’église ne créât un danger d’incendie, et c’eût été mal connaître les Bretons. Ils savent, de notion certaine, que le soir de la Saint-Jean le vent tourne toujours au nord-est, de façonà porter les flammes dans la direction opposée. Ce changement du vent est l’indice de la présence du saint.Ari an aotrou sant Yan en he pardon (Voici Monsieur saint Jean qui arrive à son Pardon), disent les bonnes gens.

Feux de la Saint-Jean en Bretagne
Feux de la Saint-Jean en Bretagne

Au début du XXesiècle déjà, il n’y a plus guère de feux de la Saint-Jean qu’en Bretagne, en Vendée, et dans quelques cantons du Midi. A Bordeaux, on en allume alors encore sur les places publiques de certains quartiers populaires. Tel apporte un fagot, tel une vieille futaille hors d’usage, tel une caisse ou un panier défoncé. Des rondes se forment, les enfants tirent des pétards, les femmes fredonnent une chanson, quelquefois un ménétrier mène le branle. Bordeaux est vraisemblablement avec Brest la seule grande ville de France qui ait à cette époque conservé l’usage des feux de la Saint-Jean. Encore, à Brest, les bûchers sont-ils remplacés par des torches promenées sur les glacis, qu’on lance en l’air et qui retombent en secouant une poussière lumineuse.

En Poitou, la coutume est de prendre une roue de charrette dont on entoure le cercle et les jantes d’un fort bourrelet de paille. La roue, allumée au moyen d’un cierge bénit, est promenée dans la campagne que ses étincelles doivent fertiliser. Il n’est point malaisé de voir là le souvenir d’une pratique païenne : la roue symbolise le soleil à son entrée dans le solstice. Et l’on sait de reste que les Celtes, le 24 juin, célébraient la fête du renouveau, de la jeunesse ressuscitée du monde. Leurs druides, suivant une tradition rapportée par Jules Perrin, faisaient cette nuit-là le recensement des enfants nés dans l’année et allumaient sur toutes les hauteurs des bûchers en l’honneur de Teutatès, père du feu. L’exquis auteur deBrocéliandeput se croire rajeuni de deux mille ans certain soir de juin qu’aux environs de Ploërmel il assista, stupéfait et ravi, à l’embrasement de l’horizon.

« Un à un, dit-il, tous les villages s’allumaient. A la flamme de Taupont répondait celle de La Touche, et la lumière gagnait l’autre côté de la vallée, revenait vers Ploërmel par la Ville-Bernier, la Ville-Réhel ; lentement les fumées ondulaient dans l’air, s’effaçaient et se perdaient sous l’ardent rayonnement des brasiers, et bientôt les flammes dégagées montèrent hautes et droites vers le ciel, perpétuant le souffle des vieux cultes consécrateurs du feu qui est la source première de la vie universelle ».

Cette survivance de traditions millénaires ne laisse pas en effet de surprendre un peu au premier abord. Mais, pour qui connaît l’âme bretonne et qui sait combien elle s’est peu modifiée à travers les âges, le phénomène paraît banal. En quelques paroisses de la Haute-Cornouaille, la cérémonie avait d’ailleurs une conclusion assez funèbre : quand les danses avaient cessé et que le feu était près de s’éteindre, on l’entourait de grandes pierres plates destinées, dans la pensée des assistants, à servir de siège auxanaon, aux mânes grelottants des pauvres morts de l’année, avides de se reposer quelques heures en tendant leurs mains débiles vers les cendres...

Paris n’avait déjà plus de feux de Saint-Jean au début du XXesiècle. Les derniers datent de l’Ancien Régime. On dressait alors le bûcher sur la place de Grève et c’était le roi en personne, assisté de toute sa cour, qui l’enflammait. L’historien Dulaure nous a laissé la description d’une de ces cérémonies, qui se passa sous Charles IX : « Au milieu de la place de Grève était placé un arbre de soixante pieds de hauteur, hérissé de traverses de bois auxquelles on attacha cinq cents bourrées et deux cents cotrets ; au pied étaient entassées dix voies de gros bois et beaucoup de paille. Cent vingt archers de la ville, cent arbalétriers, cent arquebusiers, y assistaient pour contenir le peuple. Les joueurs d’instruments, notamment ceux que l’on qualifiait de grande bande, sept trompettes sonnantes, accrurent le bruit de la solennité ; Les magistrats de la ville, prévôt des marchands et échevins, portant des torches de cire jaune, s’avancèrent vers l’arbre entouré de bûches et de fagots, présentèrent au roi une torche de cire blanche, garnie de deux poignées de velours rouge ; et Sa Majesté, armée de cette torche, vint gravement allumer le feu ».

Le dernier monarque qui alluma le feu de Grève de ses mains fut Louis XIV. Plus tard cet honneur revint au prévôt des marchands et, à son défaut, aux échevins. Par une bizarrerie véritable, la perche qui soutenait le bûcher était surmontée d’un tonneau ou d’un sac rempli de chats vivants. C’est ainsi qu’on lit dans les registres de la ville de Paris : « Payé à Lucas Pommereux, l’un des commissaires des quais de la ville, cent sous parisis pour avoir fourni, durant trois années finies à la Saint-Jean 1573, tous les chats qu’il falloit audit feu, comme de coutume, et même pour avoir fourni, il y a un an où le roi y assista, un renard pour donner plaisir à Sa Majesté, et pour avoir fourni un grand sac de toile où estoient lesdits chats ». Il arrivait, en effet, que, pour ajouter plus d’éclat à la fête, quand d’aventure Sa Majesté y assistait, on joignait aux chats quelque animal féroce, ours, loup, renard, dont l’autodafé constituait un divertissement de haut goût...

Mais la Saint-Jean n’avait pas que ses feux : elle avait aussi ses herbes, ses fameuses herbes de la Saint-Jean qui, cueillies le matin, pieds nus, en état de grâce et avec un couteau d’or, donnaient pouvoir de chasser les démons et de guérir la fièvre. On sait que, parmi ces fleurs mystérieuses, se trouvait la verveine, la plante sacrée des races celtiques. On la cueille encore sur les dunes de Saintonge en murmurant une formule bizarre, nommée la verven-Dieu et dont le sens s’est perdu.

De quelqu’un qui se couchait tard, on disait jadis : « Il est allé ramasser un charbon de Saint-Jean ». Le fait est que ces charbons passaient en Bretagne pour avoir toutes sortes de propriétés merveilleuses. Il en suffit d’un recueilli dans les cendres du tantad et dévotement placé, au retour, dans un coin du foyer, pour préserver la maison de l’incendie et de la foudre. On disait encore qu’en balançant les nouveau-nés devant la flamme de trois tantads, on les gardait à tout jamais contre le mal de la peur...

 

Encore une tradition qui se perd..........

Repost0
19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 19:05

 

"Caricatures d'autrefois"

 

Orthographe.jpg

Le dessin, représentant un maître d’école tenant la copie d’un jeune élève et s’adressant à lui, est ainsi légendé :
« – Vous avez fait une grosse faute en mettant deux l à alouette
« – Mais M’sieu... elle ne pourrait pas voler avec une seule aile………….

 

*****

Pub D'hier.

 

 

La publicité lutte contre la vie chère ?!

(Réclame parue en 1939)

 

 

 

pub d'hier

Légende : « Maintenant j’achète à meilleur compte ! Parce que la Publicité fait vendre, elle oblige les usines à fabriquer davantage, mieux et plus vite. L’importance de la production permet d’abaisser les prix de revient au minimum, et les prix de vente diminuent. La publicité lutte contre la vie chère ! Faites confiance à la publicité. Tout le monde y gagne »

*    

"A mon avis aujourd'hui nous pouvons nous reposer la question ? "

 

Bonne semaine;     ecoute

Repost0
13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 10:16

 

pentecote.jpgLa Pentecôte est une fête chrétienne qui commémore la descente de l'Esprit Saint sur les Apôtres le cinquantième jour après Pâques. Nous vous proposons de découvrir l’origine et la signification de cette fête.

 

Origine de la Pentecôte

Le Pentecôte est une fête chrétienne dont le nom vient du grec Pentekostê signifiant "cinquantième". Elle commémore en effet la descente de l'Esprit Saint sur les Apôtres le 50e jour après Pâques. 

Cette fête s’inspire de la fête juive de Chavouot ou fête des Semaines également fixée au cinquantième jour après la Pâque juive ou Pessah. 

Dans le calendrier juif, Chavouot commémore la descente du Mont Sinaï par Moïse, porteur des Tables de la Loi. On l’appelle aussi "fête des Semaines" car elle a lieu 7 semaines après la Pâque. 

 

Signification chrétienne


Cet épisode est raconté dans le livre des actes des Apôtres, la seconde partie de l'Evangile de Luc : 
"Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. 
Ils virent
Dans la religion chrétienne, la Pentecôte commémore la descente de l'Esprit Saint sur les Apôtres. 
Apparaître des langues qu'on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer." (Actes, II 2-3) 

Selon la tradition chrétienne, les Apôtres auraient reçu l'Esprit Saint dans le Cénacle de Jérusalem, cinquante jours après la Résurrection, soit dix jours après l'Ascension de Jésus. 
Pour les chrétiens, cette date est une occasion spécifique de célébrer l'Esprit Saint, la troisième personne de la Sainte Trinité souvent représentée par une colombe
. 


Le dimanche et le lundi de Pentecôte

La Pentecôte est célébrée le septième dimanche après Pâques. La date de cette fête varie d'une année à l'autre puisque Pâques est elle-même une fête mobile. 

Le lundi de Pentecôte, de même que le lundi de Pâques, n'a pas de signification religieuse. 
En revanche, il est un jour férié dans de nombreux pays d’Europe (Allemagne, Autriche, Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Norvège, Danemark, Grèce, Roumanie) ainsi qu’en Islande, à Madagascar et au Sénégal.

 

******

A noter 
: en France, le lundi de Pentecôte est officiellement redevenu un jour férié en avril 2008 ; en revanche, le principe de travailler l’équivalent d’une journée sans être rémunéré (pour la "journée de solidarité") est maintenu par la loi. Ce sont les entreprises qui fixent à leur guise les modalités d’application de cette loi.

lundi-de-p-1.jpg 

Publié par ; « Grincheux le croquant », ce lundi 13 juin 2011

Repost0
12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 09:30

 

Aujourd'hui;   

 

La sagesse………..

Vu par Socrate………

 

(Le test des trois passoires)

Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute réputation de sagesse. 

Quelqu'un vint un jour trouver le grand philosophe et lui dit : 
Sais-tu ce que je viens d'apprendre sur ton ami ? 

- Un instant, répondit Socrate, avant que tu me racontes, j'aimerais te faire passer un test : celui des trois passoires. 

- Les trois passoires ? 

- Mais oui, reprit Socrate, avant de raconter toute sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l'on aimerait dire. C'est ce que j'appelle le test des trois passoires. 
La première passoire est celle de la vérité. 
As-tu vérifié si ce que tu veux dire est vrai ?
 
- Non, j'en ai seulement entendu parler. 

- Très bien. Tu ne sais donc pas si c'est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m'apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ? 

- Ah non ! Au contraire. 

- Donc, continue Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n'es même pas certain si elles sont vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l'utilité. Est-il utile que tu m'apprennes ce que mon ami m'aurait fait ?

- Non, pas vraiment. 

- Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n'est ni vrai, ni bien, ni utile pourquoi vouloir me le dire? Je n'en veux rien savoir et, de ton coté, tu ferais mieux de tout oublier !

 socrate.jpg

 

Citation :

La vie est courte et il faut être réaliste. Lutter contre l'inévitable, c'est du temps perdu ; accepter un fait accompli est une preuve de sagesse, d'intelligence.

Publié par ;

Grincheux le croquant…………"dimanche 12 juin 2011".

Repost0
4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 23:38

 

 

"Les mystères de la procréation"

 


Lit de l'intime, du pouvoir, lit partagé...

*


 

L'exposition "Le lit au Moyen Age" que propose la tour Jean-Sans-Peur, à Paris, jusqu'au 13 novembre, invite à se pencher avec délices sur des images presque toutes inédites. 

 


les mystères de la procréation 1

1)"Les mystères de la procréation"

 

Lit d'amour, lit de procréation.......

 

Au Moyen Age,comment imagine-ton la procréation ?

 

Comme la fabrication du fromage,

 

Le ventre de la future mère jouant le rôle d'une faisselle.!!

 

*

"Ne pensez vous pas que Si nous nous exprimions de la sorte de nos jours:"

 

"ce serait un véritable scandale machiste ! !"


de;  grincheux le croquant.........

 

Repost0
4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 23:24

 

 

« Origine & légende du mois de juin »

*****

 

Juin est représenté « sous la forme d’un homme nu, montrant du doigt une horloge solaire, pour signifier que le soleil commence à descendre ; il porte une torche ardente, symbole des chaleurs de la saison ; derrière lui est une faucille, parce que le temps de la moisson approche. »

cadransolaire.png

Le mot juin vient-il de juniores, jeunes gens, ou de JunoJunonis, Junon ? Quelques auteurs, en adoptant la première étymologie, supposent que dans ce mois on célébrait la fête de la Jeunesse ; ce sont les mêmes auteurs qui font dériver le mot mai du terme latin majores, qui veut dire hommes âgés. Cependant la seconde étymologie paraît assez probable, quand on se souvient que précisément, chez les Romains, le mois de, juin était consacré à la déesse Junon, femme de Jupiter et mère de Vulcain, d’Hébé et de Mars.


fete-des-bannieres.gif

Fête des Bannières, au Japon

Au Japon, on célébra en juin la fête des Bannières, en l’honneur des jeunes gens : Humbert rapporte que « la ville de Yedo est toute pavoisée dès le matin de tiges de bambou de la plus haute taille, surmontées de plumets ou de houppes de crin ou de papier doré, et supportant, les unes, une touffe de longues banderoles de papier de couleur flottant au gré du vent ; les autres, des poissons en paille tressée ou en papier laqué ; le plus grand nombre enfin, de hautes bannières tendues sur un cadre de roseaux et ornées d’armoiries, de noms de famille, de sentences patriotiques ou de figures héroïques... Des troupes de jeunes garçons, en habits de cérémonie, circulent sur la voie publique, les uns ayant à la ceinture deux petits sabres, d’autres portant sur leurs épaules un énorme sabre de bois ou de petites bannières... »

 

Ceci étant dit pour justifier les étymologistes qui font du mois de juin le mois de la jeunesse, revenons à la déesse Junon. Fille de Saturne et de Rhée, épouse de Jupiter, Junon mit souvent le trouble dans l’Olympe par son caractère jaloux et vindicatif. Ses cruautés sont bien connues : la pauvre nymphe Chélonée, coupable de retard le jour du mariage de Junon, fut métamorphosée en tortue ; la reine des Pygmées, Pigas, coupable d’avoir osé se comparer à l’épouse de Jupiter, fut changée en grue ; les filles de Proctus, qui s’étaient proclamées plus belles que Junon, furent changées en génisses ; la nymphe Callisto fut changée en ourse... Junon, qui avait, comme on le voit, le génie des transformations, persécuta en outre Latone et Apollon, le berger Pâris, la nymphe Écho.

 

Junon est représentée « assise sur un trône, un diadème sur la tête, un sceptre d’or à la main. Quelquefois elle traverse les airs sur un char traîné par des paons. » Homère la représente « habitant une chambre que son fils Vulcain lui a construite, et dont les portes sont munies d’une serrure cachée qu’aucune autre divinité qu’elle ne peut ouvrir. Elle a pour parure une robe tissue et brodée par Minerve, une ceinture ornée de mille franges, des boucles d’oreilles garnies de trois pierres qui brillent comme des yeux, un beau voile et de magnifiques chaussures. »

 

En Grèce, on adorait Junon sous le nom d’Héré ; elle personnifiait le mariage. Son culte était célébré avec le plus grand éclat à Sparte, à Mycènes, à Argos. L’un de ses temples, appelé heroeum, situé dans la vallée du mont Eubée, entre Argos et Mycènes, passait pour un des chefs-d’œuvre de l’art grec. Tous les cinq ans, on célébrait en son honneur des jeux appelés Hérées, où le vainqueur recevait un bouclier et une couronne de myrte.

junon.gif

Junon

 

A Rome on célébrait le 1er juin la fête de Junon Monela, ainsi nommée à cause d’un de ses temples dans lequel on fabriquait la monnaie. Ce même jour on célébrait la fête des Tempêtes et l’on offrait des sacrifices à Carna, déesse qui présidait au cœur, au foie et aux entrailles du corps humain. Carna était aussi la déesse des gonds de portes (!). On offrait à la déesse de la bouillie faite avec du lard et de la farine de fèves ; la fête s’appelait Fabaria (fève). Le 8 juin, on fêtait Mens, déesse de l’intelligence ; le 20 juin était consacré à Summanus, dieu des éclairs et du tonnerre ; le 24 juin, jour du solstice d’été, était réservé à la Fortune, fille de Jupiter, qui avait à Rome plus de temples à elle seule que toutes les autres divinités réunies.

j

jupiter est le souverain des dieux. Nous avons dit déjà comment il s’empara du trône céleste en dépossédant son père Saturne. Les Grecs l’adoraient sous le nom de Zeus, et les Romains, conservant ce nom et le faisant suivre du mot pater qui veut dire père, ont fait Zeus pater, Jupiter. Père des dieux et des hommes, fondateur des empires, protecteur de l’ordre et de la liberté, Jupiter habite l’Olympe, montagne divine qui s’élève jusqu’aux cieux. On le représente assis sur un trône d’or ou d’ivoire, tenant d’une main la foudre, signe de la puissance qui frappe, et de l’autre un sceptre, emblème de la force qui gouverne. L’aigle, le chêne et les cèdres des montagnes lui étaient consacrés. Ses temples étaient nombreux ; on admirait surtout ceux d’Olympie et de Dodone. Parmi les fêtes données en son honneur, il faut placer en première ligne la fête des Olympie, à propos de laquelle nous venons d’esquisser rapidement un portrait de Jupiter.

jupiter-olympien.gif

Jupiter olympien

 

Les jeux Olympiques duraient cinq jours. Des hérauts proclamaient par toute la Grèce la trêve sacrée, qui arrêtait pour un mois les opérations militaires. Cinq exercices étaient offerts aux lutteurs : le saut, la course, le disque, le javelot et la lutte ; les poètes, les écrivains, les artistes, venaient faire connaître leurs oeuvres. Les rois les plus puissants venaient y disputer les prix. L’historien Suétone raconte que l’empereur Néron conduisit lui-même un char de dix chevaux et que, bien qu’il fût tombé et mis dans l’impossibilité de continuer la lutte, il fut néanmoins proclamé vainqueur... Les triomphateurs recevaient une couronne d’ache, d’olivier ou de laurier ; leurs noms étaient inscrits dans les registres publics. Les villes dont ils étaient originaires leur élevaient des statues de marbre ou de bronze. Ils rentraient dans leur patrie avec tout l’appareil du triomphe, au milieu d’un nombreux cortège, vêtus de pourpre, quelquefois sur un char auquel on ouvrait un passage à travers les murs de la ville.

 

Du 1er au 21 juin, les jours continuent à augmenter. Du 17 au 25 juin, la durée du jour est sensiblement la même : sol stat, le soleil s’arrête. Nous sommes au solstice d’été. Des fêtes annuelles avaient lieu chez les différents peuples à cette époque de l’année. Aujourd’hui encore, on célèbre par des feux de joie le jour de la Saint-Jean, qui arrive à l’époque du solstice d’été.

 

Dans plusieurs villes de France, on fabriquait des mannequins que l’on brûlait au milieu du feu de joie ; cette coutume subsiste encore dans quelques endroits, et vous avez entendu parler sans doute de la promenade annuelle, dans la ville de Douai, de Gayant et de sa famille. Un mannequin, haut de 20 à 30 pieds, couvert d’une armure du Moyen Age, parcourt les rues, la lance au poing. Sa femme haute de 20 pieds et ses trois enfants Jacot, Fillion et Binbin l’accompagnent.

 

Les deux fêtes principales que célèbre la religion catholique en ce mois sont la Trinité et la Fête-Dieu. La fête de la Trinité ne paraît avoir été reçue par toute la France que depuis le commencement du XVe siècle. L’office qu’on récite en ce jour fut dressé en 920, par Etienne, évêque de Liège ; mais plusieurs papes refusèrent de reconnaître cette cérémonie ; au XIIIe siècle on la combattit encore dans un grand nombre de localités, et elle ne fut introduite que successivement.

 

On croit que ce fut le pape Jean XXII qui la fit adopter dans l’église de Rome, au XIVe siècle. Suivant les auteurs ecclésiastiques, les obstacles qui s’opposèrent à l’établissement de la fête de la Trinité tenaient à ce que plusieurs évêques et moines craignaient qu’on ne se méprît sur le sens de cette cérémonie, et qu’on n’oubliât que tout le culte chrétien était fondé sur l’adoration d’un seul Dieu en trois personnes.

 

Fête-Dieu ou fête du Saint-Sacrement. Baillet, l’auteur du Livre des Saints, de l’Histoire des fêtes mobiles de l’Eglise, de la Topographie des saints, etc., raconte qu’en 1208, une fille de seize ans, nommée Julienne, religieuse hospitalière aux portes de la ville de Liège, vit en songe la lune en son plein, qui avait une brèche ; elle fut deux ans sans pouvoir expliquer cette vision ; enfin, elle crut comprendre que la lune était l’Eglise, et que la brèche pouvait marquer le défaut de la fête du Saint-Sacrement, qui, en effet, jusqu’à cette époque, n’avait point la manifestation extérieure qu’elle a eue depuis. Julienne devenue prieure de la maison du Mont-Cornillon, communiqua à des théologiens et à des pasteurs sa pensée, qui fut peu à peu élaborée. En 1246, l’évêque de Liège, Robert, établit la fête dans son diocèse, et le pape Urbain IV, dans sa suite, l’institua dans toute l’Eglise. La procession où le Saint-Sacrement était porté dans les rues avec une pompe magnifique, et d’intervalle à intervalle adoré sur les autels des reposoirs ornés de fleurs et de feuillages, fut instituée, suivant l’opinion la plus probable, au XIVe siècle.

 

Les agriculteurs redoutent l’échéance du 8 juin, jour de la Saint-Médard :

Quand il pleut à la Saint-Médard,
Il pleut quarante jours plus tard.

 

Il est bien probable que ce dicton remonte beaucoup plus haut que l’établissement du calendrier grégorien : or, quand on a introduit ce calendrier dans l’usage officiel, on a supprimé, pour une fois seulement, les fêtes de douze saints, ce qui a avancé de douze jours celles de tous les autres saints. La fête de la Saint-Médard tombait donc autrefois vers le 20 juin, jour voisin du solstice d’été. Or, à cette époque de l’année, le soleil occupe pendant quelques jours la même position par rapport à la terre ; la chaleur envoyée par le soleil reste la même durant cette période et, les conditions météorologiques variant peu, on doit supposer que le temps ne changera pas pendant quelques jours. Si donc il pleut à cette époque, la pluie a quelque chance de durée.

 

Si nos agriculteurs se sont inquiétés aussi vivement de l’influence de saint Médard, c’est

, il faut le dire, parce qu’ils redoutent en juin l’abondance des pluies, ainsi que l’attestent

certains proverbes agricoles :

Juin pluvieux vide celliers
Et greniers.

 

Quand il pleut pour Saint-Médard
La récolte diminue d’un quart.

 

Eau de Saint-Jean ôte le vin
Et ne donne pas de pain.

 

Nous pourrions multiplier ces dictons populaires, qui se résument en ceci : les agriculteurs désirent un mois de juin moins pluvieux et plus chaud que le mois de mai.

 

C’est en juin que se termine le mois républicain de prairial et que

commence, le 21, messidor, mois des moissons. En juin, vers la Saint-Jean,

commencent la fauchaison et la fenaison, c’est-à-dire les opérations qui

consistent à couper le foin, à le faire sécher sur les prairies et à le

rassembler en meules, en bottes, pour le rentrer, dans cette partie des

bâtiments de l’exploitation qu’on appelle le fenil. Dans ce mois a lieu la tonte

des moutons, dont la laine servir& à nous couvrir durant la saison froide ;

le potager fournit en abondance les pois, les fraises, les artichauts... ; le

verger prodigue ses fruits rouges : cerises, groseilles et framboises... la

terre récompense avec usure les laborieux efforts de celui qui la cultive.

 

Voilà un peu d'histoire en ce dimanche de juin

 

 

moissons-de-juin.png

Mis en page par ;

 

Grincheux le croquant......................Bonne journée........

 

Repost0
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 09:11

 

 

ascencion.logo.gif Aujourd’hui en ce jour D’ascension 

 

 


 

Petit historique ; Qu'est-ce-que l'Ascension ?

 


 

Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Christ ressuscité s'est plusieurs fois montré aux apôtres.

 

 


tres-riches-du-duc-de-berry-ascension.jpg

 

Puis, au cours d'un repas qu'Il prenait avec eux, le Christ leur a annoncé qu'ils allaient recevoir une force, « celle du Saint-Esprit », qui viendrait sur eux. « Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre », a-t-Il ajouté (Actes des Apôtres 1, 8).


 Histoire de la fête de l'Ascension du Christ  

Historiquement, la fête de la montée de Jésus-Christ au ciel n'est apparue que vers la fin du IIIe siècle et ne s'est généralisée que dans le dernier quart du IVe siècle, entre 375 et 400,  se distinguant alors de la fête de la Pentecôte  avec laquelle elle fut d'abord confondue. C'est Eusèbe, évêque de Nicomédie, qui la mentionna pour la première fois comme une fête particulière. A Rome au Moyen Age, le jeudi de l'Ascension comportait deux processions : le matin on allait de Saint Pierre à la basilique du Latran et en fin de matinée on allait du Latran à un sanctuaire hors de la ville.

 

FÊTE DU JEUDI DE L'ASCENSION


Jeudi de l'Ascension 40 jours après Pâques

 

La montée au ciel de Jésus est 40 jours après Pâques. En effet selon les Actes des apôtres (Act 1/3,8-11) Jésus s'est montré vivant après sa passion pendant 40 jours,  puis il leur dit "Vous allez recevoir une force celle de l'Esprit saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins jusqu'aux confins de la terre". Quand il eu dit cela, ils le virent s'élever, puis une nuée vient le soustraire à leur regard

La fête de l'Ascension du Christ est donc quarante jours après le dimanche de Pâques, ce qui fait que la date l'Ascension tombe toujours un jeudi. C'est le jeudi de la sixième semaine après Pâques depuis le IVème siècle que l’Eglise a fixé cette date du jeudi de l'Ascension 40 jours après Pâques.

. Jour de l'Ascension, Jeudi de l'Ascension jour férié

  

La fête de l'Ascension évoque plus le Jeudi de l'Ascension comme jour férié que la fête religieuse. Celle-ci n'est pas une fête très marquante dans l'opinion publique.  Ce Jeudi de l'Ascension jour férié fait penser à la coutume d'un grand Week end en faisant le pont le vendredi. Il fait penser aussi aux jours fériés du 1er et du 8 mai ainsi qu'au lundi de la Pentecôte. Ce sont des jours de liberté. Parfois le jeudi de l'ascension et le 1er mai tombe le même jour, ce qui fait un jour férié en moins

Date de l'Ascension, date de la fête du jeudi de l'Ascension


La date de l'Ascension, la date de la fête du jeudi de l'Ascension du Christ est quarante jours après le dimanche de Pâques. C'est le jeudi de la sixième semaine après Pâques. La fête de Pâques étant mobile, elle l'est aussi. C’est depuis le IVème siècle que l’Eglise a fixé cette date de l'Ascension 40 jours après Pâques. En Italie, en Espagne, au Portugal et en Grande-Bretagne la célébration est reportée au dimanche qui suit.

 

Calendrier à venir

 

La date de l'Ascension, du jour de l'Ascension (date de la fête de l’Ascension) sera le 2 juin 2011, le 17 mai 2012, le 9 mai 2013, le 29 mai 2014, le 14 mai 2015

 


ascencion.logo-copie-1.gif

 

 

Rétro de ;

 

Grincheux le croquant ;

 

"bonne journée "

 


Repost0
29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 22:51


Aujourd’hui :

 

 

Aller au diable Auvert ou Vauvert

 vauvert.png

 Faire une expédition dangereuse. Cette locution s’entend particulièrement aujourd’hui dans le sens d’aller loin.

Auvert est une corruption de Vauvert ; on disait autrefois : Aller au diable Vauvert. Le V a été mangé dans la rapidité du discours, et il a fini par disparaître, si bien qu’on a été amené à couper en deux, pour lui donner une sorte de sens, le reste du mot : auvert. Le château de Vauvert ou Val-Vert situé près de Paris, du côté de la barrière d’Enfer, avait été habité parPhilippe-Auguste après son excommunication ; il passait depuis cette époque pour être hanté par des revenants et des démons. Le roi Saint Louis, pour désensorceler ce château, le donna aux Chartreux en 1257.

C’est vraisemblablement le souvenir diabolique de ce lieu maudit qui a fait donner le nom d’Enfer à la rue qui y conduisait et qui s’était appelée auparavant chemin de Vauvert. Il y a cependant d’autres opinions sur l’origine du nom de cette rue. Huet prétend qu’elle a été ainsi nommée parce qu’elle fut longtemps un lieu de débauches et de voleries.

D’autres pensent que le mot enfer n’est autre chose ici qu’un tronçon de mot corrompu. La rue Saint-Jacques s’est nommée Via Superior ; la rue d’Enfer, qui lui est parallèle, fut désignée, par opposition, sous le nom de Via inferiorVia infera ; c’est le mot infera altéré qui serait resté comme dernière dénomination à la rue d’Enfer.

philippe Auguste Le roi Philippe-Auguste

 


De grincheux le croquant…..

Repost0
21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 23:19

Ces métiers Anciens ou oubliés……………….

Aujourd’hui,

"Cloutiers"

 

Dans l’ancienne France, il y avait deux sortes de cloutiers, les cloutiers d’épingles et les cloutiers tout court.

Les premiers faisaient partie de la corporation des épingliers-aiguilletiers ; les seconds fabriquaient et vendaient des clous en qualité de membres de la communauté des cloutiers-lormiers-étameurs-ferronniers. Tel est du moins le nom que portait au dix-huitième siècle cette réunion de métiers qui, bien que distincts à l’origine, avaient fini par n’en plus former qu’un seul, tant à cause de l’analogie de leurs produits que de l’importance restreinte de leur commerce.

Au treizième siècle, les cloutiers s’intitulent « feiseurs de claus pour atachier boucles, mordants et membres sur courroies. » Leurs attributions étaient donc fort limitées car il va sans dire que ces beaux échantillons de clous, de grandes dimensions, en fer ciselé, repoussé et souvent étamé, que nous a laissés le moyen âge et dont on peut voir un grand nombre encore en place aux portes de nos anciennes églises, n’étaient point l’oeuvre des cloutiers ; les forgerons, les « fèvres », comme on disait alors, les serruriers, les fondeurs, fabriquaient seuls des pièces de cette dimension.

les-instruments-du-cloutier.gif

Les instruments des cloutiers.
D’après une image de
la corporation des Cloutiers de Paris
au XVIIe siècle (Cabinet des
estampes de la Bibliothèque nationale).

Les cloutiers de Paris, d’après les Statuts d’Étienne Boileau, pouvaient avoir autant d’ouvriers que bon leur semblait, mais il ne leur était permis de prendre qu’un seul apprenti à la fois.

Ces règlements nous apprennent qu’il y avait aussi des cloutières, car il y est dit que « se aucun vallet du mestier se marie, il ne puet mettre sa fame au mestier devant qu’il ait son mestier tenu un an et un jour. » Dans les autres corps de métiers, nous trouvons bien des femmes tenant boutique, mais en général ce n’est que dans le cas où, le mari venant à décéder, il est permis à la veuve, en s’astreignant à certaines formalités, de continuer le métier.

L’apprentissage durait six ou huit ans. Passé ce temps, l’apprenti était reçu ouvrier, puis maître. Une clause assez intéressante est celle qui permet à l’ouvrier de travailler dehors pour le public quand le maître n’a pas d’ouvrage à lui donner.

Les ouvriers possédaient donc comme un droit ce qui dans les autres métiers n’était considéré que comme une licence. Il s’établissait de la sorte une espèce de concurrence entre le maître et l’ouvrier, circonstance qui devait souvent permettre à ce dernier d’ouvrir boutique pour son propre compte bien plus tôt que cela ne se pratiquait dans les autres métiers. Toutefois, les cloutiers ne furent jamais fort nombreux : on en comptait dix-neuf à Paris en 1292, et vingt en 1300.

le-metier-de-cloutier.jpg

"Le métier de cloutier"

Les statuts des cloutiers-épingliers étaient, au treizième siècle, à peu près semblables à ceux des cloutiers : même nombre d’apprentis, même durée de l’apprentissage, dont le contrat devait être passé en présence de deux maîtres au moins. Deux prud’hommes de la communauté avaient la surveillance des ateliers et devaient veiller à l’instruction des apprentis ainsi qu’à la bonne exécution des travaux.

Épingliers et cloutiers devaient le guet au roi ; mais, en revanche, ils étaient exempts de l’obligation de porter leurs produits au marché à certains jours de la semaine, ainsi que cela se pratiquait dans plusieurs métiers.

Les étrangers, après avoir fait preuve de leur savoir devant un certain nombre de maîtres choisis à cet effet, étaient admis à exercer librement.

Dans les statuts des cloutiers de Rouen, qui datent de 1501, nous trouvons quelques modifications importantes. Les règlements du treizième siècle, pour Paris, ne donnent que peu de renseignements sur l’organisation de la corporation ; ici, au contraire, nous sommes en face d’une communauté régulièrement administrée par trois gardes élus par les maîtres, rééligibles de trois ans en trois ans. L’apprentissage ne dure que trois ans au bout desquels l’apprenti fait un chef-d’œuvre au domicile de l’un des gardes. Chacun doit payer dix sous tournois en entrant dans la corporation : cinq aux gardes, cinq à la confrérie de Sainte-Anne, fondée en l’église des Augustins de Rouen.

Ces mêmes statuts donnent une foule de renseignements curieux sur la forme, la dimension et le poids des clous, dont le millier doit peser un certain poids fixé d’avance.

l-atelier-du-cloutier.jpg

"L'atelier du cloutier"

Disons maintenant quelques mots de la manière dont la corporation était organisée quand elle fut supprimée à la révolution. Quatre jurés régissaient la communauté. Deux d’entre eux étaient réélus chaque année, et choisis l’un parmi les anciens, l’autre parmi les nouveaux maîtres. Le nombre des apprentis avait été porté à deux et le nombre des années d’apprentissage réduit à cinq. Le compagnonnage durait deux ans pour les ouvriers de Paris, trois ans pour ceux de province. Le chef-d’oeuvre exécuté au bout de ces sept ou huit années d’études donnait le droit d’exercer librement le métier.

 


..........bon dimanche et à la semaine prochaine pour un prochain regard vers le passé

 

De grincheux le croquant

Repost0
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 11:16

Aujourd'hui;

Travailler pour le roi de Prusse

 


 
Faire un travail qui ne rapporte rien, ou peu de chose

Les premiers rois de Prusse n’étaient pas généreux. Le grand Frédéric ne payait à ses soldats leur solde que 30 jours par mois, bénéficiant ainsi de l’argent que représentait la paye du dernier jour, dans les sept mois de l’année qui ont 31 jours.

travailler-pour-le-roi-de-prusse.jpgIl rétribuait chichement les ouvriers français qu’il employait. On gagnait donc peu à travailler pour le roi de Prusse. Il est vraisemblable que cette expression familière a été introduite dans la langue par des gens du peuple, plutôt que par Voltaire à qui certains l’attribuent.

****************************

Le Toast

Rôtie de pain utilisée lorsqu’on buvait à la santé des dames

De tous les mots que nous avons empruntés aux Anglais, toast est peut-être le plus répandu, le seul sur le sens et la prononciation duquel on ne se méprenne point. Il n’en est pas de même de beaucoup d’autres mots que la flashions a introduits dans le langage à la mode. L’exemple, cité par Mme de Girardin, de cette dame qui demande à quelqu’un s’il a été aux sept petites chaises (aux steeples chase) est peut-être bien un peu fort, mais il y en a un certain nombre de la même famille.

toastRien de semblable pour le mot toast ; l’habitude est si bien prise de ne pas prononcer la lettre a, qu’on a déjà commencé à lui donner une forme tout à fait française : toaste. Le mot anglais toast signifie rôtie de pain. Autrefois, pour porter la santé des dames, on mettait une rôtie dans les pots de bière, et cette rôtie restait à celui qui buvait le dernier. C’est de là, assure-t-on, que viennent le nom et l’usage destoast.

A l’appui de cette origine, on raconte l’anecdote suivante : Anne de Boulent prenait un bain ; pour rendre hommage à sa rare beauté, les seigneurs de sa suite burent chacun un verre d’eau qu’ils avaient puisé dans la baignoire. Un seul ne le fit pas ; à ceux qui lui en demandèrent la raison, il répondit : Je me réserve le toast. On pense aussi que le mot anglais pourrait bien venir de l’ancien verbe français tosterqui signifiait choquer

 

De grincheux le croquant…………

Bon dimanche à toutes & tous

 

Repost0