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Vous trouverez dans ce blog un peu de vérité, beaucoup de passions et quelques coups de gueule........ Bonne route, bonne lecture merci de votre visite...
De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule
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Quelques souvenirs d’expressions Française(disparues de nos jours)
Souvent remaniée, la langue française regorge de trésors insoupçonnés. Employées par nos aïeux, quelques citations méritent respect et intérêt. Grâce à un vocabulaire imagé, les portes du savoir s’ouvrent. Je vous propose de découvrir l’origine et lsignification de ces expressions.
Aujourd'hui voyons ce que veux dire..........................
LAISSER PISSER LE MÉRINOS
Le mérinos appartient à la famille des ovidés. Ce mouton reste apprécié pour la douceur de sa laine. Dirigé par le berger, le cheptel s’arrêtait régulièrement pour satisfaire des petits besoins naturels. Or, l’avancée lente des animaux et les haltes nécessaires provoquaient la grogne des voyageurs. En province, les locaux utilisaient allègrement cette expression pour détendre l’atmosphère et rassurer les plus pressés.
À TIRE-LARIGOT
En 1282, le célèbre archevêque de Rouen Eudes Rigaud offrit une cloche de dix tonnes à sa cathédrale. Vu l’ampleur de la tâche, il décida d’investir dans une vigne afin de récompenser les ouvriers chargés de l’installation. Tenaillés par la soif, les plus émérites se réconfortaient dans le doux breuvage. L’expression devint donc un synonyme d’excès dans les projets entrepris.
AVOIR UN CŒUR D’AMADOU
Présente sur les champignons, cette substance flasque a des propriétés inflammables. Les mèches des anciens modèles de briquets se fabriquaient grâce à cette matière visqueuse. Si on désire les faveurs de quelqu’un, on tente de l’amadouer. En amoureux transi des mots, Georges Brassens a utilisé l’expression dans l’une de ses chansons. Jugez plutôt.
"Je vous donne rendez-vous pour la suite de ces expressions perdues dans votre prochaine « rétro du lundi » "
Depuis ce vendredi, pour la période dite des "Saints de glace". Selon la croyance populaire, jusqu’à la fin mai, des gelées tardives sont toujours possibles.
Mauvaise nouvelle : après une semaine très douce aux températures quasi estivales, depuis jeudi, le vent a tourné à l’ouest et les températures ont commencé à baisser. Le week-end s’annonce frais et perturbé, avec au menu du dimanche 13 mai, le retour de la pluie et de la neige en montagne.
Cette baisse des températures qui, cette année, selon les prévisions de la Chaîne Météo France, ne s’accompagnera pas de gel, ne surprendra toutefois pas nos anciens, habitués par leurs racines paysannes à se méfier des "Saints de glace".
En mai, l’hiver n’est pas tout-à-fait fini
En avril, ne te découvre pas d’un fil, en mai fais ce qu’il te plaît.
"Dit le Dicton populaire"
Bien fol est qui se fie au fameux dicton, bien ancré dans notre cerveau reptilien de Terriens du XXIe siècle. En Europe et dans l’Hexagone, en mai 2018, l’hiver n’est pas une affaire définitivement classée. Comme chaque année ou presque.
Sur ce point, venue du fin fond des âges et plus précisément du début du premier millénaire après Jésus-Christ, la croyance populaire européenne des Saints de glace est formelle. Avant de sortir du placard tongs, shorts, tee-shirts à manches courtes et tops à bretelles et d’y remiser, jusqu’à l’hiver prochain, chaussettes en laine, pulls, gants, bonnets et doudounes, mieux vaut rester prudent et attendre que soient passés les 11, 12 et 13 mai. Voire même le 25 mai. Autrement dit que l’on ait dûment fêté les Saints Mamert, Pancrace, Servais et Urbain.
Le conseil vaut aussi pour sortir ses plantes fragiles sur le balcon, préparer au jardin ses potées de géraniums, impatiens ou bégonias et, au potager, entreprendre ses plantations de tomates, poivrons et autres melons.
D’où vient cette croyance populaire?
Mamert, Pancrace, Boniface sont les trois Saints de glaces, mais Saint Urbain les tient tous dans sa main. (Dicton populaire)
Pour entrer dans la légende des quatre Saints de glace, il faut remonter au haut Moyen Âge. C’est en l’an 500 après Jésus-Christ, que l’on trouve les premières traces des croyances qui leur sont liées et qui ont inspiré de nombreux dictons. Le 11 mai, Saint Mamert ouvrait alors le bal en introduisant les trois jours des Rogations qui précédaient immédiatement le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Lors de ces fêtes religieuses, les paysans se retrouvaient et récitaient, au cours de processions paroissiales, des prières pour protéger les cultures et les plantations et mettre fin aux calamités naturelles.
Sans être pour autant vraiment exaucés. Le temps se dégradait souvent à la même période, la baisse des températures pouvant aller jusqu’au gel, fatal pour les futures récoltes. Pour les paysans, le patronage des Saints qui avaient la réputation d’apporter le froid et la gelée, signait ainsi l’ultime sursaut de l’hiver.
Le bon saint Boniface, entre en brisant la glace. (Dicton populaire)
Dans certaines régions se rajoutent d’autres Saints de glace, à l’instar de Saint Boniface (remplacé aujourd’hui par Saint Matthias) célébré le 14 mai en Lorraine, Alsace ou encore en Ligurie (Italie du Nord), Saint Yves, le 19 mai, ou encore Saint Bernardin, le 20 mai.
Estelle, Achille, Rolande et Sophie
Cela dit, vous avez beau scruter votre calendrier, vous ne dénichez aucun Saint Mamert, Pancrace, Servais ou Urbain… Et c’est normal. En 1960, pour en finir avec les réminiscences de paganismes ancestraux, l’Église catholique a décidé de "remplacer" les saints associés aux inquiétudes agricoles par d’autres saints et saintes qui n’auraient aucun lien avec ces croyances populaires. Voilà pourquoi, dans le calendrier actuel, le 11 mai, on fête les Estelle au lieu des Mamert, le 13 mai, les Achille au lieu des Pancrace, le 14 mai, les Rolande au lieu des Servais et, le 25 mai, les Sophie au lieu des Urbain.
Y a-t-il une explication scientifique au phénomène?
Lors de l’apparition de la croyance de la quinzaine des Saints de glace, au début du Ier siècle, une mini-vague de froid printanier apparaissait une année sur deux, au cours du mois de mai, au nord de la Méditerranée où l’on observait alors une chute des températures nocturnes et matinales.
Poussières d’étoiles
Certains avancent des raisons astrophysiques. Chaque année, à la mi-mai, l’orbite de la Terre arriverait dans une zone de l’espace où les poussières stellaires, plus importantes, feraient obstacle aux rayons du soleil et provoqueraient une baisse significative des températures. Une explication scientifique toutefois infirmée par le fait que les astronomes ne détectent aucun nuage de poussières de ce type sur la trajectoire de la Terre, même avec des instruments très sensibles comme les miroirs de télescopes spatiaux et les instruments de la Station spatiale internationale (SSI).
Le courant de l’Atlantique Nord
En réalité, sous nos latitudes moyennes de l’hémisphère Nord où le courant de l’Atlantique Nord et les déplacements de l’anticyclone des Açores provoquent de fortes turbulences, le mois de mai correspond à une période où, si l’hiver calendaire est fini, le passage de fronts froids, amenant de l’air du nord, se produit encore de temps à autre. En l’absence de vent et en cas de ciel dégagé, il est normal d’avoir une baisse importante des températures, surtout la nuit, accompagnée parfois de gelées tardives, même en juin. En attestent les archives de Météo-France, même si l’on observe une tendance à la hausse ces dernières années.
Les "Saints de glace", des saints en voie de disparition?
La légende des Saints de glace a donc bien un fond de vérité historique. Toutefois, selon laChaîne Météo, sur les statistiques de ces 60 dernières années, le pourcentage de fiabilité du phénomène est devenu très faible. Sous nos latitudes, en raison du réchauffement climatique en cours, le mois de mai s’avère être de moins en moins une période à risque pour les plantations. En France, les Saints de glace n’ont jeté un sérieux coup de gel que deux fois dans les années 60, puis en 1970 et en 1973, contre une seule fois en 2010 et 2013. Ces dernières années, on a relevé en mai des températures positives dans 6 cas sur 10.
Quel est le point commun entre un terrain de golf, un panier à salade, et un supermarché ?
il y a 55 ans est né le brevet du fameux " caddie "
De nombreux imprudents ont payé cher l'utilisation de Caddie comme nom commun alors que c'est une marque jalousement gardée et protégée par l'entreprise éponyme. Si les dépôts du brevet et de la marque ont été faits au début des années 60, il faut remonter 30 ans en arrière pour retrouver une trace des premiers... chariots.
L’objet est né en 1937 dans l’Oklahoma : Sylvan N. Goldmann vient de transformer son épicerie en libre-service et constate que les clients cessent leurs achats dès que leur panier devient trop lourd. Voyant l'un d'eux poser son panier sur une chaise, il imagine de flanquer chaque panier d’une chaise à roulettes. Il donne ainsi naissance au futur symbole de la société de consommation. En Allemagne, Rudolf Wanzl se lance en 1947 dans la fabrication de chariots inspirés de ceux de Goldmann. En 1951, faisant face à une demande croissante, il invente un modèle à panier fixe qu’il fait breveter.
Enfin, c’est en 1957 en Alsace que Raymond Joseph, fabricant de paniers à salade, d’égouttoirs et amateur de golf, concrétise un projet né d’un voyage avant-guerre aux Etats-Unis. Il dépose le brevet de son modèle de chariot ainsi que la fameuse marque dans plusieurs orthographes. Celle-ci fait sans doute référence aux porteurs des golfeurs. Devenue depuis leader dans la grande distribution, les aéroports, l’hôtellerie, les hôpitaux, les collectivités et l’industrie, la société diffuse ses produits dans plus de 130 pays et la marque est déposée dans plus de 75 pays.
Bon à savoir par cette période de fortes chaleurs ..................
A propos du risque encouru lorsque se balade à poil , c'est en premier les moustiques qui peuvent entraîner de gros désagréments ! Voici la raison pour laquelle vous vous faites toujours piquer par les moustiques !
A chaque fois qu’il y a un moustique dans la pièce, vous êtes le premier à trinquer ! A croire que tout le monde est invisible aux yeux des moustiques, vous excepté. Vous en avez assez que ces insectes vous prennent pour leur réservoir de nourriture sur pattes ! D’ailleurs, à bien y réfléchir, cet acharnement devient très suspect…
Pas tant que ça ! En effet, la nouvelle vient de tomber. Apparemment, les personnes qui se font piquer trop souvent par les moustiques ont un ou des points communs.
C’est justement, cette / ces ressemblance(s) qui expliquent leur « cote » auprès des moustiques ! Curieux de connaître enfin les raisons de votre malheur ? Lisez sans plus attendre la suite de cet article ! Attendez-vous à être étonné !
Si la température de votre corps est plus élevée que la norme
Eh oui, les moustiques ADORENT les personnes au sang chaud. Bon blague mise à part, sachez qu’une température corporelle élevée, cela va sans dire, attire irrésistiblement les moustiques. Pour quelle raison ? Parce que votre corps sécrète de la transpiration. Du coup, vous sentez tout simplement plus fort que les autres. Ce qui constitue un véritable radar pour ces insectes.
C’est d’ailleurs pour cette bonne et unique raison que vous êtes plus susceptible d’être sollicité par les moustiques quand vous suez à grosses gouttes !
Comme tous les êtres vivants, les moustiques ont leurs préférences. C’est pour cette raison que vous ne devriez pas trop leur en vouloir. Pour ces vampires sur pattes, un sang du groupe O est un millésime qu’il convient de savourer à l’envie. Un peu comme un bon vin qu’on ne peut s’empêcher de goutter !
Si vous avez le malheur d’être du groupe sanguin O, faites-vous une raison. Vous serez, irrésistible, aux yeux des moustiques, toute la vie durant. C’est la Nature qui l’a voulu ainsi ! Faites contre mauvaise fortune bon cœur parce que les moustiques seront vos plus fidèles compagnons pendant encore de longues années !
Si votre taux d’alcool dans le sang est trop élevé
Si au lendemain d’une cuite, vous vous réveillez avec la gueule de bois et avec la peau parsemée de piqûres de moustiques, ne vous étonnez pas trop.
Quand le taux d’alcool dans le sang est élevé, vous devenez tout de suite une cible de choix pour les moustiques. Vos chances de vous faire piquer quand vous avez bu sont 30% plus importantes que la normale.
Si vous faites du sport régulièrement
Pour rester dans le même registre, sachez qu’une activité physique soutenue renforce également votre statut de victime des moustiques. Pendant que vous faites votre sport, vous émettez plus de dioxyde de carbone que la norme. CQFD, puisque vous respirez plus vite. Cette concentration de dioxyde de carbone dans l’air, attire les moustiques comme des mouches. Et vous finissez par vous faire sucer le sang comme jamais ! Pauvre de vous.
Petit conseil : si vous cherchez une bonne excuse pour arrêter le sport, celle-ci est toute trouvée… Qu’en pensez-vous ? Bonne idée, n’est-ce pas ?
(Le chant des cigognes , mais aussi une séance d’accouplement ce n’est pas beau la nature vue de cet angle-là ?)
( cliché ouest-france.fr)
Au début de la saison de reproduction, la Cigogne blanche mâle arrive en premier et attend la femelle. Il arrange l’ancien nid ou en construit un nouveau, aidé ensuite par la femelle. Il est fait de rameaux de bois et tapissé de toutes sortes de choses comme de la bouse de vache, de la mousse, des herbes et divers débris de papier ou de plastique. Vient ensuite le moment des parades nuptiales. Le mâle jette la tête sur son dos, déploie la queue avec le croupion relevé au niveau du dos, et bat des ailes en permanence. Parfois, la femelle se joint à lui.
En savoir plus ; sur la cigogne blanche (la plus connue)
En 1974, la Cigogne blanche est au bord de l’extinction. La France n’abrite plus que 11 couples nicheurs dont 9 en Alsace. Notre pays compte désormais plus de 1 900 couples, dont 320 en Charente-Maritime (2011), ce qui en fait le second département français après le Haut-Rhin (341 couples). La population alsacienne, qui compte 177 couples en 1947, subit un déclin rapide à partir de 1961 (118 couples) atteignant le seuil d'extinction en 1974 (9 couples). A cette époque, la France ne compte plus que 11 couples nicheurs : un en Ille-et-Vilaine, un dans la Manche et 9 en Alsace.
Le déclin de la population française, plus généralement de l’Ouest européen, serait principalement dû à une chute du taux de survie annuelle des adultes, consécutive aux fortes sécheresses sahéliennes. D'autres causes sont évoquées comme les électrocutions sur les lignes électriques aériennes et surtout une importante mortalité due à la chasse, en particulier sur les lieux d'hivernage africain, et notamment au Mali. Dans ce pays, il a été constaté des prélèvements qui peuvent atteindre plus de 700 oiseaux par an. Face à ce déclin dramatique, des ornithologues et passionnés se mobilisent. En Alsace-Moselle, en Suisse, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, la méthode, dite des enclos, consistant à réintroduire des cigognes (notamment avec des oiseaux du Maghreb) ayant passé 2 à 3 ans en captivité, est mise en place. Cette action se traduit par des résultats concrets et satisfaisants. La seconde solution, adoptée avec succès en Charente-Maritime, consiste à mettre en place des supports artificiels (plateformes de nidification) afin de pallier le manque de lieux propices à l’installation de nid. A ce moment-là La Charente-Maritime devient le 1er département de France pour la Cigogne blanche suivi par Haut-Rhin puis Bas-Rhin
les mentions de Cigogne blanche en Charente-Maritime ne font état que de très rares passages accidentels. Elle niche pour la première fois en 1962 et, jusqu'en 1967, 1 à 3 couples s’installent chaque année.Après une période d'interruption de près de dix ans, un premier couple revient nicher spontanément en 1978.Les cigognes installent leurs nids sur les branches maitresses des ormes. Or, à cette époque, ces arbres sont victimes de la graphiose, se dessèchent et meurent. Le nid pouvant atteindre le poids moyen de 400 kg, les arbres morts s'effondrent à la première tempête, jetant à terre, nid, œufs et nichées.
Dès 1978, de nombreuses plateformes sont installées par le Groupe Ornithologique Aunis Saintonge (GOAS) et la LPO. L'espèce étant grégaire, l’opération débute en marais de Brouage puis dans les prairies humides de la Vallée de la Charente et du pays Rochefortais. Les efforts de conservation et l'arrivée d'oiseaux espagnols permettent à la Cigogne blanche de recoloniser ce département, et, plus globalement, l'ensemble de la façade atlantique.Suite à l'ouragan Martin de décembre 1999 et aux vents violents qui cassent ou décapitent de nombreux arbres, la Cigogne blanche décide d’installer à nouveau son nid dans les arbres (185 en 2011 contre 98 sur plateformes artificielles), créant des colonies de reproduction.Parallèlement, le nombre de nids installés sur les structures électriques croît avec 32 nids en 2011, dont 27 sur des pylônes haute tension et 5 sur des poteaux moyenne tension. Ces installations nécessitent la signature de partenariats avec RTE et ERDF afin de protéger au mieux les oiseaux et d’éviter les désagréments pour les usagers. La population départementale se porte mieux désormais avec 322 couples en 2012.Cet oiseau est devenu un véritable symbole des marais de Charente-Maritime, qui pourrait bien remplacer prochainement les célèbres mouettes sur le logotype du département ! La France compte désormais plus de 1 900 couples (2012). Pourtant, cet équilibre reste fragile et nécessite la poursuite des actions de préservation des zones humides, de neutralisation de lignes électriques, et la fermeture des décharges où de
plus en plus de cigognes viennent se nourrir, entrainant des empoisonnements…
Officiellement créé en 2003 à Nevers, le Groupe Cigognes France s’est en réalité constitué progressivement, à l’initiative de l’APRECIAL à partir de 2001 lors des premières Journées Cigognes France. Il regroupe des personnes, issues d’associations (APRECIAL, LPO, Groupe Ornithologique Normand - GONM, SOBA Nature Nièvre, Association pour la Connaissance et Recherche Ornithologique Loire et Atlantique - ACROLA…), d'organismes publics (ONF…) de collectivités territoriales (Conseil Général de Moselle…) et d’organismes de recherche (CNRS de Strasbourg…).qui s’investissent dans l’étude et la protection de la Cigogne blanche et de la Cigogne noire en France.
Chaque année, les membres du groupe s'attellent à recenser les effectifs de cigognes afin d'établir le bilan de la reproduction et de l'hivernage en France des deux espèces de cigogne, de travailler sur des thématiques spécifiques (mise en sécurité des nids, coordination des suivis, problématique électrocution…). Depuis 2008, il coordonne également le programme de baguage pour la Cigogne blanche. Lors de chaque rencontre, une conférence est organisée afin de sensibiliser le grand public.
Une dynamique européenne a été initiée lors des premières journées européennes qui se sont tenues à Colmar en octobre 2009 et une collaboration internationale est fortement souhaitable afin d'appréhender les menaces globales et de poursuivre les efforts de conservation.
Pédaler permet de retrouver l’immunité de sa jeunesse
Une étude britannique vient de montrer que des cyclistes âgés de 75 ans avaient un profil immunitaire de personnes de 20 ans.
Faire du vélo n’est pas bon que pour le moral, le cœur, les muscles… mais permet aussi de doper l’immunité. Une étude britannique publiée dans la revue Aging Cell vient d’en apporter la démonstration, en montrant que des cyclistes de 75 ans avaient un profil immunitaire de personnes de 20 ans. « Si le sport était un médicament, tout le monde en prendrait », indique même le professeur Norman Lazarus (King’s College de Londres), l’un des coauteurs.
Les chercheurs ont étudié un groupe de 125 adultes – deux tiers étaient des hommes – de 55 à 79 ans qui ont fait du vélo pendant une grande partie de leur vie et le pratiquent encore à raison de deux heures et demie par semaine, avec une intensité modérée mais de façon constante. Ils étaient capables de parcourir 100 km en six heures et demie. Aucun d’entre eux n’était fumeur, gros consommateur d’alcool ou atteint d’hypertension. Ce groupe de cyclistes a été comparé à deux autres, l’un d’adultes d’âge voisin, et un autre de jeunes adultes (de 20 à 36 ans), en bonne santé mais non sportifs.
Les chercheurs se sont focalisés sur le thymus, cette glande dont la fonction est d’assurer la maturation des lymphocytes T (types de globules blancs ayant un rôle essentiel dans la fonction immunitaire) et qui s’atrophie avec l’âge et entraîne une immunosénescence (un déclin du fonctionnement normal du système immunitaire). « Le système immunitaire s’affaiblit à partir de la vingtaine, ce qui explique pourquoi les personnes âgées sont plus sensibles aux maladies comme la polyarthrite rhumatoïde et, potentiellement, le cancer, explique la professeure Janet Lord, directrice de l’Institut de l’inflammation et du vieillissement de l’université de Birmingham (Grande-Bretagne), et coauteure de cette recherche. Cela signifie que ces cyclistes ont une protection supplémentaire contre tous ces problèmes. »
La taxe «abri de jardin» discrètement relevée....................
Le gouvernement a oublié d'en faire la publicité La taxe de jardin a été discrètement augmentée………Le gouvernement s’enorgueillit des baisses d’impôts, mais oublie de parler des taxes créées ou qui augmentent. Il a notamment alourdi de quelques euros la taxe «abri de jardin».
Elle n’est pas encore obèse, mais elle a pris de l’embonpoint. La taxe aménagement - surnommée taxe « abri de jardin » - a été discrètement revue à la hausse, par décret, le 10 janvier dernier. Que concerne-t-elle? « Toutes les opérations d’aménagement, de construction, de reconstruction et d’agrandissement de bâtiments ou d’installations, nécessitant une autorisation d’urbanisme », comme le précise le code de l’urbanisme.
En clair : si vous rêvez de construire une piscine, un garage ou d’installer une terrasse, le fisc viendra vous réclamer son dû l’année de la construction. Au risque, parfois, de causer des situations ubuesques lorsque le montant de la taxe dépasse le coût de votre abri de jardin !
Quel est le montant de la douloureuse, justement ? Tout dépend de l’endroit où vous habitez. Les valeurs forfaitaires ont augmenté de 3% par rapport à l’an dernier. En Ile-de-France, elle est passée à 823€/m2 et 726€/m2 ailleurs. A cela s’ajoute le taux voté par votre collectivité.
Un des événements du 1ier avril 1921 ayant marqué l’histoire.
Âgée de 24 ans Adrienne Bolland est la première aviatrice à survoler la Cordillère des Andes
(Extrait des « Annales politiques et littéraires », paru en 1921)
Adrienne Bolland. Timbre émis le 24 octobre 2005 dans la série Poste aérienne. Dessin de Christophe Drochon
Quelques semaines après l’exploit d’Adrienne Bolland, première aviatrice à traverser la Cordillère des Andes en avion — un Caudron G-3 construit en bois et toile —, l’héroïne de l’air fait l’objet d’un élogieux article rédigé par Louise Faure-Favier — auteur de nombreux articles de presse, de feuilletons et de romans — et publié au sein des Annales politiques et littéraires.
Elle a votre âge, mesdemoiselles, écrit Louise Faure-Favier ; c’est une jeune fille comme vous, une Parisienne élégante et toute menue, qui vient de franchir ce grand mur de montagnes qui s’appelle la Cordillère des Andes, où tant d’aviateurs ont déjà trouvé la mort. De la République Argentine agricole et pastorale au Chili industriel, elle a survolé les hauts sommets, et partie de Mandoza, elle est venue se poser « comme une fleur » — c’est l’expression des aviateurs pour qualifier les bons atterrissages — sur l’aérodrome militaire de Santiago. Tel est l’exploit de cette petite Française de vingt-quatre ans.
N’est-ce pas que vous avez envie, maintenant, de la mieux connaître ? poursuit la journaliste. J’ai moi-même fait la connaissance d’Adrienne Bolland, l’automne dernier, au meeting de Buc. Elle m’emmena dans les airs sur son G-3. J’étais sa première passagère, et nous reçûmes les félicitations du ministre. Mlle Bolland les méritait, car elle est un excellent pilote, un véritable acrobate de l’air. Tandis que nous nous promenions par-dessus Versailles et la vallée de Chevreuse, elle riait, lâchait les commandes, me proposait loopings et glissades ; mais, lorsque vint l’instant de l’atterrissage, elle parut soudain sérieuse, le regard durci et toute sa volonté tendue. Je compris alors que ma pilote était un bon pilote.
Ce jour-là, Mlle Bolland, dans sa combinaison, ressemblait à un petit mécano imberbe. Seuls, ses pieds et ses mains menus révélaient la femme. Je la revis le surlendemain. Elle portait une jolie cape de Parisienne et un chapeau de dentelles. Je ne la reconnus pas.
Le ministre lui-même, qui était alors M. Flandin, éprouva la même méprise lorsqu’elle l’alla voir, quelque temps après, pour lui demander de l’accréditer officiellement auprès de la République Argentine. Car Mlle Bolland. avant que d’accomplir son raid, est allée représenter l’aviation française en Amérique du Sud. Depuis le 15 décembre, elle fait à Buenos-Aires des exhibitions d’appareils français, organise des meetings, emmène des passagers. Elle a même emmené une passagère, la belle Mlle Mercédès de Narvaja, qu’elle a promenée sur la vallée du Tigre.
Excellente représentante ! Mlle Bolland a pris à cœur sa mission patriotique. Elle m’écrivait, le moi dernier : « Chaque fois que je m’élève pour une exhibition, je tremble un peu, car il y a là non seulement de bons Argentins pour me regarder voler, mais il y a encore des Anglais, des Espagnols, des gens de tous les pays du monde. Et il y a aussi des Boches, des Boches qui me font beaucoup de politesses, mais qui, je le sens bien, sont jaloux de mon succès et guettent un instant de faiblesse, une erreur, une faute. Alors, vous comprenez !... »
Adrienne Bolland a tout de suite, en effet, retrouvé auprès des Argentins son succès parisien. Son talent de pilote a été apprécié dès le premier jour, tandis que sa grâce de femme lui attirait déjà toutes les sympathies.
A tant de mérites, Adrienne Bolland joint une parfaite éducation. Elle est la fille de l’écrivain sportif Henri Bolland. A vingt ans, cette jeune fille, qui est bien de son époque, à la fois pratique et aventureuse, dut songer au moyen de gagner sa vie. Quel métier choisir, où il n’y eût pas déjà de l’encombrement ? Pilote d’avion ? Pourquoi pas ? Là, du moins, elle ne rencontrerait pas de rivalités féminines ! Elle se présenta donc à la maison Caudron, avec ce mélange d’audace et de timidité qui la caractérise ; six mois après, elle obtenait son brevet de pilote et, en février de l’an dernier, elle traversait la Manche toute seule, sur son G-3, par un vilain temps de brume. Elle montra, comme pour son raid argentin, une ténacité extraordinaire.
Dès qu’il s’agit d’aviation, Adrienne Bolland témoigne d’une volonté d’acier, et ses nerfs sont forts aussi comme ceux d’un homme. Pour le reste, elle est très femme, très douce, coquette, sentimentale et semble un petit être très faible. Un mot la dépeint tout entière sous son double aspect. Le Chili, me disait-elle, est un pays où il y a peu de terrains d’atterrissage, mais, au contraire, beaucoup de grands champs broussailleux pleins de serpents. Or cela m’est égal de me « bigorner » et de mourir ; mais je ne voudrais pas être piquée par les serpents. J’ai tellement peur des serpents !
Vos habitudes alimentaires reposent sur une prise de repas à la vitesse de l'éclair ? Découvrez ce qu'il se passe dans votre organisme pendant que vous ne faites qu'une bouchée de votre risotto.
Qu'il s'agisse du petit-déjeuner, du déjeuner ou du dîner, le constat est le même. Vous engloutissez vos assiettes en quinze minutes montre en main. Mauvaise habitude. Votre coup de fourchette peut être impitoyable pour votre corps. Coup d’œil sur ce qu'il se passe à l'intérieur de vous lorsque vous mangez trop rapidement.
1)Des ballonnements
Il faut environ 30 minutes au corps pour s'apercevoir qu'il n'a plus faim
Gilles Mithieux, (physiologiste de la nutrition)
Peu importe le temps pris pour ingérer votre assiette, «il faut environ trente minutes au corps pour qu'il s’aperçoive qu'il n'a plus faim. Le tout se fait via des hormones dans l'intestin grêle, qui s'activent et envoient un message à l'hypothalamus, partie qui régit, entre autres, la satiété», renseigne Gilles Mithieux, physiologiste de la nutrition. Donc, s'il vous faut dix minutes chrono pour venir à bout de votre plat, vous aurez encore faim pendant les vingt minutes restantes du processus. Bilan ? Vous continuerez de manger.
Ces petits maux de ventre sont l'une des principales conséquences de cette prise de repas express. «La digestion commence dès l'étape de la mastication», indique la diététicienne nutritionniste Laetitia Suissa. Dans les faits, si vous ne prenez pas le temps d'utiliser vos dents, les aliments ne sont pas assez broyés quand ils arrivent dans l'estomac. Ce dernier doit donc mobiliser beaucoup d'énergie pour le faire. C'est cet effort supplémentaire qui engendre des maux de ventre. Pour éviter ces désagréments, il est conseillé de marquer des pauses pendant le repas. «En parlant ou en se demandant si l'on a encore faim, par exemple», illustre la professionnelle.
2)Des coups de fatigue
Après votre pause déjeuner, vos paupières sont lourdes devant votre ordinateur, et vous vous apprêtez à cliquer sur un test qui vous dira quel dessert vous êtes. Vous avez ce que l'on nomme communément un «coup de barre». La faute à votre club-sandwich dévoré en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. «La digestion demande toujours beaucoup d'énergie au corps, c'est pour cela que peut survenir une fatigue en sortant de table. Ici, comme les aliments arrivent en morceaux plutôt qu'en bouillie dans l'estomac, cela demande encore plus d'énergie à l'organisme pour les assimiler. La fatigue s'avère encore plus assommante», détaille la diététicienne nutritionniste.
3)Des troubles de l'humeur
Selon Gilles Mithieux, notre qualité de vie dépend directement de la façon dont on s'alimente bien sûr, mais aussi de la façon dont on ingère les aliments. «Il y a 10% des neurones du corps dans les intestins, élément clé de la digestion. Il est donc évident que cet organe est en lien direct avec le cerveau. Si l'on se nourrit trop rapidement, les intestins vont s'en rendre compte, et envoyer un message au cerveau. Ce dernier va perturber notre humeur», précise le physiologiste. La preuve, nous ressentons une sensation de sérénité après avoir mangé correctement et lentement. «La façon dont nous mangeons nous définit. Il ne faut surtout pas sous-estimer cette étape», insiste le professionnel.
4)Une prise de poids
En moyenne, la sensation de satiété pointe le bout de son nez après une demi-heure de repas environ. Comme vu précédemment, si vous consommez votre plat rapidement, la satiété tardera à se faire sentir et vous continuerez de manger. Conséquences ? Un léger embonpointpoindra à l'horizon. «Pour déguster correctement son mets, il doit s'écouler environ une vingtaine de minutes entre la première et la dernière bouchée», indique la diététicienne nutritionniste Laetitia Suissa.
Il est aussi conseillé d'entamer son repas avec une soupe ou des crudités : «les deux sont pauvres en termes de valeurs énergétiques, mais amorcent le procédé qui mène à la sensation de satiété. Il sera plus difficile de finir le plat de résistance qui va suivre. C'est une astuce pour maintenir son poids de forme», encourage Gilles Mithieux.
Autre point non-négligeable, mieux vaut ne pas s’attabler en étant affamé car «dans ce cas, c'est très difficile de ne pas tout dévorer en cinq minutes. L'idéal est d'entamer son repas en ayant une légère faim», conseille Laetitia Suissa.
Maintenant que vous connaissez les douloureuses conséquences d'un repas express, prenez bien votre temps pour savourer votre sandwich toasté au chèvre, accompagné de son yaourt au soja à la cantine du bureau.ou ailleurs .....................
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(D’après « Des cloches et de leur usage » (par Alexandre Schaepkens) paru en 1857, Parémiologie musicale de la langue française ou Explication des proverbes, locutions proverbiales, mots figurés qui tirent leur origine de la musique » (par Georges Kastner) paru en 1866 et « Les danses des morts : dissertations et recherches historiques, philosophiques, littéraires et musicales, etc. » (par Georges Kastner) paru en 1852)
Entachée les premiers temps de superstition, la coutume de baptiser des cloches parrainées par de riches donateurs divise longtemps le clergé, avant qu’au Xe siècle le pape Jean XIII, bénissant celle de l’église Saint-Jean-de-Latran à Rome, lui confère une légitimité, le pontificat élaborant bientôt un cérémonial officiel
Les auteurs ne sont pas d’accord sur l’époque de l’invention des cloches, mais on trouve trace de leur utilisation en Asie voici 4000 ans, les annales de la Chine mentionnant l’Empereur Hoang-ti qui fit fondre douze cloches vers 2260 av. J.-C., et on découvrit de petites cloches de bronze datant de 1000 av. J.-C. dans le palais babylonien de Nemrod.
Une épigramme de Martial nous apprend que l’airain sonore donnait le signal de l’ouverture des bains publics ; Suétone assure qu’Auguste fit mettre des sonnettes autour de la couverture du temple de Jupiter Capitolin ; chez les Athéniens, les prêtres de Proserpine appelaient par le même moyen le peuple au sacrifice.
La date d’introduction des cloches dans les églises d’Occident divise les auteurs. L’usage des grandes cloches passe pour être moderne et particulier à l’Occident, quoique à vrai dire on ne sache rien de positif à cet égard. Ce qu’on a souvent répété, et sans doute beaucoup trop affirmé, c’est que les cloches furent inventées à Nole, au Ve siècle, par saint Paulin (353-431). Mais peut-être cet évêque s’était-il borné à les introduire dans le service divin, ce qui suffit plus tard pour qu’on le désignât comme l’inventeur des cloches.
Quoi qu’il en soit, on prétend que celles-ci durent à cette circonstance d’être appelées nolae et campanae, parce que Nole est une ville de la Campanie. Thiers, dans son Traité des cloches (1721), réfute cette opinion ; il cherche à démontrer que le passage de saint Isidore, dont on se fait un argument pour la justifier, a été mal entendu et qu’il n’y est nullement question d’un instrument de musique.
Cependant on donnait aussi aux cloches, dans la basse latinité, le nom de cloccae, clocquae, gloccae, gloggae, d’où le mot français cloche, ce qui, suivant quelques étymologistes, est une pure onomatopée qui a laissé des traces dans un grand nombre d’idiomes d’origine teutonique (voir le Dictionnaire des onomatopées, au mot cloche, de Charles Nodier). Les Allemands appellent encore aujourd’hui les cloches glocken, mot dont le diminutif glökchen signifie de petites cloches. Par schellen et singenkugel, ils entendent des sonnettes et des grelots, c’est-à-dire la plus petite espèce de tintinnabula, les sonnailles. Du reste, les dénominations ont beaucoup varié pour les grandes comme pour les petites cloches, en raison de leurs différentes formes et de leurs différents emplois, car les unes et les autres furent appelées à jouer un rôle important dans les usages de la vie civile, de la vie religieuse et de la vie militaire.
Suivant Strabon, campana désignait généralement une cloche plus grande que celle qu’on appelait nola. Ce nom fut principalement attribué aux grandes cloches enfermées dans des tours, d’où le mot campanarium, et ensuite clocher. On appelait plus particulièrement sing (sin, sint) des cloches qui servaient à donner des signaux (sein, seing ou sing, du latin signum, signe, signal). Les cloches, dit de Brieux dans ses Origines de quelques coutumes et façons de parler (1672), parce qu’elles servaient de signe ou marque pour aller à l’église. Grégoire de Tours (VIe siècle) dit que du temps de Sidoine Apollinaire, qui vivait en 480, les Auvergnats usaient de petits sings.
Dans la suite il y en eut de fort grands. Tels étaient ceux qu’on plaçait dans les beffrois, sortes de tours qui furent d’abord portatives, et que l’on éleva ensuite à demeure dans les communes, sur les places publiques. La cloche du beffroi prit aussi le nom de cloche banale ou bancloche (bancloque), à cause d’une des significations du mot bannir, qui était l’équivalent d’appeler, convoquer, publier.
Dans les églises et dans les monastères, la cloche principale était celle qui appelait les fidèles aux offices divins. C’était aussi la plus grosse. On croit cependant que, dans l’origine, elle ne dépassait pas la grandeur d’une sonnette ou tintinnabulum. Un moine ou un clerc la tenait à la main et la faisait tinter à la porte du temple ou du haut d’une plate-forme. Bientôt elle prit un tel accroissement de volume, qu’il fallut bâtir dans la partie la plus élevée des édifices religieux un petit corps de logis spécial en forme de tour, pour qu’elle y pût manœuvrer à l’aise et produire des sons qui s’entendissent de fort loin.
L’une des plus anciennes cloches de paroisse que l’on connaisse est le Saufang de Cologne. Elle date du VIe siècle. Le nom singulier qu’elle porte vient de ce qu’elle fut déterrée d’une manière assez bizarre par un animal qui d’ordinaire est moins friand de cloches que de truffes. Un autre instrument, également fort curieux, est la cloche de la tour de Bisdomini, à Sienne. Cette cloche, qui subsiste encore, porte la date de 1159 ; elle a la forme d’un tonneau ayant un mètre de hauteur, et elle rend, dit-on, un son très aigu.
Toutes ces grandes cloches de paroisse étaient soumises, lors de leur inauguration, à une cérémonie singulière, connue sous le nom de bénédiction ou baptême des cloches. Chacune d’elles recevait un nom particulier et avait un parrain et une marraine. Les noms de Jeanne, de Roland et quelques autres furent attribués à de grandes cloches devenues célèbres par leur ancienneté, par leur grosseur, par leur poids ou par quelque autre circonstance.
Tous les instruments destinés au culte dans l’église étant bénits, les cloches reçurent aussi, avec des cérémonies particulières, une bénédiction qu’on nomme ordinairement baptême et dont les auteurs ayant écrit sur les cloches ont fait connaître les cérémonies. Ce rite est ancien, mais ne semble pas remonter à l’origine même de l’usage des cloches, et on y mêla des pratiques dont quelques-unes parurent entachées de superstition.
La coutume de désigner un parrain et une marraine qui venaient frapper la cloche comme pour lui donner la parole, et qui lui imposaient un nom de leur choix, entraîna probablement des abus, et fut considérée comme une profanation du baptême. On parle de la bénédiction des cloches dans la Vie de saint Colomban, mort en 597. Certains écrivains font remonter cette coutume au pape Jean IV, qui occupait le siège apostolique au VIe siècle, et Alcuin, élève de Bède et précepteur de Charlemagne, en fait remonter l’origine à l’an 720, déclarant qu’il s’agit d’un usage superstitieux. Le moine Helgand parle d’un savant personnage, son contemporain, qui n’en avait pas une meilleure opinion..........................................
De la défense que fit Charlemagne en 789, dans ses Capitulaires, de baptiser les cloches — l’interdiction formelle apparaissant dans la formule Cloccae non sunt baptizandae —, on peut conclure de façon certaine à l’ancienneté de cette cérémonie à laquelle plusieurs superstitions s’étaient déjà mêlées, ce qui n’arrive ordinairement qu’après qu’une cérémonie a été en usage pendant un long espace de temps. Notons que l’effet de la défense de Charlemagne fut nul ou de courte durée. Des rituels du IXe siècle donnent la formule de la bénédiction des cloches avec ce titre : Ad signum Ecclesiam benedicendum. Letald, moine du Xe siècle, parle de cet usage comme d’une coutume ancienne, mais qui n’avait pas le caractère de l’universalité, rapporte le Dictionnaire de plain-chant et de musique d’église à l’article Baptême des cloches.
Il est naturel qu’une partie du clergé ne se soit point élevée tout d’abord contre cette coutume, puisque celle-ci tendait à rendre très fréquentes les donations de cloches aux églises et aux couvents, avantage d’autant plus précieux, qu’en général, dans le principe, les revenus des paroisses et des communautés ne permettaient guère l’acquisition d’objets aussi coûteux. Ces particularités d’un nom imposé, des titres de parrains et de marraines octroyés aux donateurs et à leurs amis, devaient singulièrement flatter l’amour-propre des personnes riches et puissantes, lesquelles, en général, recherchent l’occasion de se mettre en évidence et de briller.
C’est pourquoi, au lieu d’être abolie, comme on l’avait voulu d’abord, la bénédiction des cloches devint obligatoire lorsque, comme le rapporte le cardinal Baronius, le pape Jean XIII, qui accéda au trône pontifical en septembre 965 et fut intronisé le le 1er octobre suivant avant de faire l’objet d’un exil forcé en décembre 965 pour ne revenir à Rome qu’en novembre 966, fit placer dans la tour de l’église Saint-Jean-de-Latran une cloche d’une belle grandeur, qu’il baptisa le 14 mars 968, lui donnant le nom de Jean. La cérémonie était donnée en réjouissance du rétablissement de ce pontife.
La coutume de bénir les cloches reçut un caractère symbolique, ayant son charme et sa poésie. Le cérémonial en fut réglé par le pontificat romain et par les rituels, où l’on trouve les détails les plus circonstanciés sur tout ce qui s’y observe. Signalons que le missel de Gelone, datant du IXe siècle, et donc antérieur à la cérémonie de 968, indique des cérémonies et des prières qui s’y appliquent, et qui sont presque entièrement conformes à celles du pontificat actuel.
La cérémonie de bénédiction des cloches est toute symbolique. En voici les principaux points, tirés d’une narration du XIXe siècle de l’abbé Jules Corblet. « Le célébrant, revêtu d’une chape, commence par bénir l’eau qui doit servir au baptême, en demandant à Dieu que la cloche, que sanctifiera bientôt l’ablution de cette eau, repousse, par ses sons, les efforts du tentateur ; qu’elle apaise les tempêtes et qu’elle dissipe les illusions du malin esprit.
« (...) Après que le célébrant a versé dans l’eau, en forme de croix, le sel, symbole de la sagesse chrétienne, et l’huile sainte des catéchumènes, emblème de la douceur des vertus évangéliques, les assistants chantent les psaumes CXLVIII et CL, dont le choix est admirablement approprié à la circonstance.
« (...) Pendant ces chants, l’officiant prend un aspersoir et lave la cloche en dedans et en dehors. Il demande ensuite à Dieu de sanctifier ces vases bénits qui, comme les trompettes des lévites, doivent donner le signal de la prière et encourager les fidèles à conquérir la récompense éternelle ; il demande que, au son de ces cloches, la dévotion croisse dans les cœurs, et que les esprits des tempêtes et des ténèbres prennent la fuite, justement effrayés par l’étendard de la croix qui est gravé sur l’airain.
« Pendant que l’officiant essuie la cloche avec un linge blanc, le chœur chante le psaume Afferte Domino. (...) Le saint roi David y célèbre la puissance de la voix du Très-Haut, dont la cloche est devenue l’image symbolique. (...) L’officiant fait ensuite, avec le saint chrême, sept onctions en forme de croix, au dehors de la cloche, et quatre à l’intérieur, en disant : Daignez, Seigneur, par cette onction et notre bénédiction, consacrer et bénir cette cloche, pour la gloire de votre nom.
« (...) Maintenant que la cloche est ointe et bénite, elle peut recevoir les honneurs de l’encens, dont la vapeur parfumée est l’emblème des hommages qu’un cœur brûlant de charité doit faire monter vers le ciel. Aussi l’officiant encense-t-il et l’extérieur et l’intérieur de la cloche ; nous disons qu’il encense, bien que l’on ne fasse que passer l’encensoir sous la cloche.
« (...) Dans la dernière oraison, le célébrant demande à Dieu que l’harmonie de la cloche répande le calme et la joie, comme le faisait jadis la harpe de David. (...) L’officiant demande ensuite à la marraine quel nom elle veut imposer à la cloche, et quand il l’a frappée de trois coups de battant, en l’honneur de la sainte Trinité, cet exemple est imité par le parrain et la marraine. C’est ce qu’on appelait, au Moyen Age, donner la parole aux cloches. Elles ont le droit en effet de parler maintenant, au nom de l’Église, et il est bien juste que ce soient les parrains et le consécrateur qui fassent prononcer à l’airain sacré sa première parole.
« Comme les cloches sont devenues la propriété du Seigneur et qu’elles ont reçu un caractère de sainteté, on doit les soustraire aux inconvenances de la curiosité, jusqu’à ce qu’on les monte dans leur tour. C’est pour cela que le rituel recommande de les envelopper dans un linge blanc. Aux époques les plus reculées du baptême des cloches, les parrains se contentaient de fournir les nappes de toile qui étaient nécessaires pour cette dernière cérémonie ; par la suite des temps, ces offrandes devinrent de plus en plus riches : c’étaient souvent des étoffes de soie et de damas qu’on utilisait plus tard pour faire des vêtements sacerdotaux. Telle est l’origine des cadeaux que les parrains de cloches font à l’Église, et qui, le plus habituellement, consistent en ornements. »
C’est surtout cette particularité de l’imposition d’un nom et du choix d’un parrain et d’une marraine qui fit assimiler la bénédiction des cloches au baptême du chrétien ; mais dans l’origine, et même encore au XIIIe siècle, elle ne faisait pas toujours partie intégrante de la liturgie. Un des motifs qu’on donne de son utilité, c’est qu’elle fournit le moyen de distinguer chaque cloche par le nom du saint ou de la sainte que le parrain ou la marraine désigne dans cette circonstance. D’un autre côté, rien n’est plus louable, d’après le sentiment des autorités ecclésiastiques, que cette manière de convoquer le peuple à l’église au nom d’un saint ou d’une sainte. Cependant les cloches ont souvent reçu d’autres noms, des noms tout profanes et quelquefois assez plaisants.
De quelque nature qu’ils soient, on a pour habitude de les graver sur l’airain, et d’y joindre des inscriptions où la cloche est censée prendre la parole pour rendre compte de son origine, nommer l’auteur de ses jours — c’est-à-dire le fondeur — ainsi que ses parrains et marraines ; nommer également ses ancêtres, s’il y a lieu ; indiquer les principaux incidents de sa naissance, son poids, son volume, et finalement annoncer les fonctions qu’elle est chargée de remplir.
Une des principales vertus attribuées aux cloches baptisées est la propriété d’éloigner les mauvaises influences physiques et surnaturelles. On leur a même accordé le pouvoir de conjurer la foudre. Après une croyance populaire séculaire, et on trouverait probablement la source dans les religions de l’Inde, les orages sont suscités par les démons malfaisants, toujours avides de nuire aux hommes. On faisait donc sonner les cloches pour les écarter, c’est-à-dire pour dissiper les nuages et rendre au ciel sa sérénité première. Cette antique coutume se maintint jusqu’au XVIIIe siècle ; mais de nombreux accidents ayant justifié l’opinion des physiciens qui depuis longtemps en avaient signal le danger, un acte du parlement de Paris, en date du 24 juillet 1784, défendit de faire sonner les cloches en un temps d’orage, sous peine de 10 livres d’amende contre les contrevenants.