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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 07:18
La " rétro du lundi "

Aujourd'hui ;

 

"Voyons du côté de ces petits trucs de nos Grand-mères"

1) Comment réaliser un Vinaigre framboisé............

Pour obtenir du vinaigre rafraîchissant et d’un goût très suave, vous emplirez un bocal de framboises rouges très fraîches et soigneusement épluchées. Vous verserez dessus du bon vinaigre blanc en quantité suffisante pour que les fruits en soient recouverts, puis vous boucherez le bocal.

Un mois après, vous verserez le tout sur un tamis en crin, que vous placerez sur un vase de faïence et vous laisserez le vinaigre se filtrer en pressant les framboises, puis vous conserverez ce vinaigre dans une bouteille bien fermée. Il peut au besoin remplacer le sirop de framboise et d’une façon fort économique, ainsi : on met deux petites cuillerées à café par chaque verre d’eau sucrée et on fait une boisson excellente.& naturelle...........

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 06:27
La rétro du lundi...............

Louis XIV adorait la … salade

Portrait de Louis XIV (détail). Pastel de Charles le Brun conservé au musée du Louvre à ParisAnn Ronan Picture Library / Photo12

Saviez-vous que le roi Soleil se régalait de salades? C’est ce que l’on apprend en parcourant le livre d’André Castelot «L’histoire à table. Si la cuisine m’était contée» que les éditions Perrin ont eu la bonne idée de rééditer à la fin de l’année 2015.

S’appuyant notamment sur les «Mémoires» de Saint-Simon, André Castelot souligne en effet que Louis XIV «avait un faible pour la salade» ou plutôt les salades. Le Roi les assaisonnait à l’estragon, à la pimprenelle, au basilic. Mais «il les aimait aussi parsemées de violettes», révèle-t-il.

Les soupes, qu’on lui servait avec le double d’épices que ce qui se faisait d’ordinaire, étaient également particulièrement prisées par le souverain. Lequel était connu pour avoir un bon appétit. Sa belle-sœur la Princesse Palatine –Élisabeth-Charlotte de Bavière, épouse de son frère Philippe d’Orléans dit Monsieur- raconte par exemple à propos d’un repas de Louis XIV: «J’ai vu le Roi manger quatre assiettes de potages divers, un faisan entier, une perdrix, une grande assiette de salade, deux grandes tranches de jambon, du mouton au jus et à l’ail, une assiette de pâtisseries, et puis encore des fruits et des œufs durs». En revanche, à en croire Saint-Simon, le roi Soleil, qui vécut jusqu’à l’âge de 76 ans, se contentait pour son petit-déjeuner de deux tasses de sauge et de véronique, et ne mangeait rien entre les repas.

Louis XIV préférait l’eau et le sirop aux autres boissons

André Castelot rappelle en outre combien le monarque appréciait les asperges. Au point de persécuter ses jardiniers pour pouvoir en consommer dès le mois de décembre. «Il les faisait servir en entremets, à la sauce douce, c’est-à-dire à la crème», signale l’historien. Quant au chou-fleur –une nouveauté pour l’époque-, ses cuisiniers «le faisaient cuire dans un consommé aromatisé de macis en poudre et le servaient sur la table royale au beurre frais.»

Côté boissons, André Castelot indique que Louis XIV buvait peu, «en tout cas, jamais de vin pur, il ne prenait pas de liqueur, même pas de thé, de café ni de chocolat. Il préférait l’eau et le sirop.»

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 06:30
La rétro du lundi.........

Chacun garde en lui le souvenir de journées ou rien ne se déroule comme on espère…

La plus banale  des journées peut rapidement se transformer en cauchemar..

Ces là où « Les petits trucs qui facilitent la vie » interviennent, ils donnent des solutions simples aux multiples soucis de la vie quotidienne.

Dans la série

Trucs et astuces de jadis, recettes « de grand-mère », procédés utiles et astucieux, usages oubliés, méthodes astucieuses

Aujourd'hui , voyons comment soigner:

 

Les Piqûres de guêpes ou d’abeilles

 

Il  faut frotter vivement et immédiatement la partie blessée, d’abord avec la main, et, aussitôt qu’il est possible, avec quelques brins de gazon ou toute autre herbe fine et douce, même avec des feuilles d’arbres fruitiers ; on court en même temps chercher à la maison un peu d’huile d’olive, dont on met quelques gouttes sur la petite plaie formée.

La douleur cesse immédiatement, et il ne survient pas de tuméfaction. Il est toutefois nécessaire, après avoir appliqué l’huile d’olive, d’examiner si l’aiguillon de l’insecte n’est pas resté dans la plaie ; s’il en est ainsi, il faut l’enlever avec de petites pinces à épiler ou au moyen d’une aiguille.

 

Préparer une Pommade contre les brûlures

 

 

Faire durcir, dans la cendre rouge, un œuf aussi frais que possible ; n’en prendre que le jaune. D’autre part, faire fondre sur le feu gros comme une noisette de cire blanche, dans deux fortes cuillerées d’huile d’olive pure. Battre bien le tout, en ajoutant 8 à 10 gouttes de vinaigre.

De cette pommade, enduire une bande de toile de l’étendue de la brûlure. Appliquer dessus. Changer soir et matin. La toile est-elle trop adhésive ? La mouiller avec de l’eau tiède pour l’enlever. Lorsque les doigts sont brûlés, avoir soin de les serrer assez pour les maintenir allongés. Ces indications exactement suivies, la peau détruite se régénère complètement, et bientôt toute trace de brûlure a disparu.

Notez : Les informations de ce billet sont transmises & publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de ce billet, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 07:02
Coutumes, Traditions
 

Dimanche prochain nous serons le 1ier Mai, mais au fait d’où vient cette coutume …………..

 

Muguet du 1er mai fêtant le
retour véritable des beaux jours

(D’après « Le Petit Journal illustré » du 1er mai 1921,
« Le Petit Journal illustré » du 30 avril 1933
et « L’intermédiaire des chercheurs et curieux » paru en 1927)

Si la coutume de se fleurir de muguet le 1er mai s’enracine en 1907 en région parisienne et symbolise le retour véritable des beaux jours, elle puiserait son origine sous Charles IX, qui en 1561 offrit cette fleur comme porte-bonheur, ce mois étant longtemps associé à la très symbolique plantation d’un mai, mais également à la crainte d’entreprendre quoi que ce soit

Souvenir de Mai
Souvenir de Mai

Il en est du mois de mai comme des femmes, écrit Ernest Laut du Petit Journal illustré, dans le numéro du 1er mai 1921, avant d’ajouter qu’on en dit beaucoup de bien et beaucoup de mal. Les poètes l’ont célébré comme le mois des roses et de l’amour, l’époque du réveil de la nature et de sa fécondation. Mais, d’autre part, on l’a regardé souvent comme un mois dangereux et décevant.

Selon notre chroniqueur, les Anciens avaient, de ce fait, voué au mois de mai une véritable rancune. Ils l’appelaient un mois néfaste et recommandaient de ne rien entreprendre durant cette époque de l’année. Ils refusaient même de se marier en mai, et Horace a consacré cette superstition dans ses vers : « Les flammes de l’hymen qui s’allumeront pendant le mois de mai, a-t-il dit, se changeront bientôt en torches funèbres. » Ce préjugé n’avait pas encore complètement disparu au début du XXe siècle, les statistiques de l’état civil montrant que les mariages étaient infiniment plus nombreux en avril et en juin qu’en mai.

Ce mois, pourtant, ne porte plus le poids de tant de haines injustifiées. Et, de toutes les traditions qui le concernent, une seule a réellement survécu, c’est celle qui en fait la saison des métamorphoses, l’époque bénie du renouveau. En maintes régions, on célébrait avec le premier jour de mai, le véritable retour du printemps.

En Alsace, notamment, on allumait de grands feux de joie la nuit du 30 avril au 1er mai, et l’on donnait la représentation de la lutte entre deux personnages figurant l’Hiver et l’Eté. L’Hiver, tout naturellement, succombait ; et on l’enterrait comme on enterre quelquefois le Carnaval, tandis que l’Eté, couronné de roses, était porté en triomphe.

En Lorraine, c’était un jour de joie populaire consacré surtout à fêter la jeunesse et la grâce. On chantait des trimazos, sorte de poèmes de circonstance tour à tour pieux ou badins. Cestrimazos devaient leur nom à ce fait qu’ils étaient chantés par trois jeunes filles vêtues de robes blanches, qui allaient de maison en maison chanter et danser pour célébrer la fête du printemps. On leur donnait, en retour, des œufs ou de l’argent. Certains de ces trimazos ont une bien jolie saveur naïve et poétique ; mais ils sont sortis de la mémoire du peuple : on ne les trouve plus que dans les livres.

Mais le premier jour du cinquième mois de l’année ramenait jadis dans nos campagnes une coutume que l’on pratiquait à peu près dans toutes les régions : il s’agit de la plantation du mai. Le mai consistait en un petit arbre sans racine que l’on plantait d’ordinaire le premier jour de ce mois, soit devant la porte, soit sur le toit de la maison habitée par une personne à laquelle on voulait faire honneur. Les amoureux timides trouvaient là l’occasion d’exprimer leurs sentiments à celles qu’ils aimaient.

Et il advint que ces arbustes, suivant qu’ils étaient de telle ou telle essence, prirent un sens symbolique déterminé. Chacun d’eux avait sa signification : le bouleau voulait dire vertu ; le saule, coquetterie ; le sureau, mépris ; le genêt, bêtise ; la fougère, fierté ; l’aulne, abandon ; le coudrier, amour passionné. Ainsi, les jeunes gens faisaient aux filles du village aveux ou reproches ; et, devant les maisons, des rondes s’organisaient, dont chacun reprenait le refrain :

Plantons le mai
Le mai du joli mois de mai.
Et puis chantons quand on plante,
Et puis plantons quand on chante,
Le mai, le mai
Qui nous rend le cœu
r gai

Le mai avait un double caractère : c’était ou un hommage aux personnes de qualité, tel lemai que les clercs de la basoche allaient planter dans la cour du Palais de Justice à Paris, en l’honneur des magistrats du Parlement, ou bien une galanterie des amoureux, à l’objet de leur tendresse. De cette dernière coutume, on avait, au XIVe siècle, formé le joli verbe « émayoier », donner le mai, que l’on trouve dans une poésie de Froissart :

Pour ce vous veux, madame, émaoyier,
Au lieu d’un may, d’un joli cœur que j’ai
.

Les corporations du Moyen Age fêtaient aussi le 1er mai. Celle des orfèvres de Paris, notamment, faisait, ce jour-là, un présent à l’église de Notre-Dame. Ce présent fut d’abord un arbre planté devant le portail de la cathédrale ; puis ce fut une œuvre d’art. A la fin du XVIIe siècle, c’était un tableau de sainteté qu’on appelait le « tableau de mai ». Ce tableau, dont le sujet était tiré des Actes des Apôtres, restait exposé devant le portail de l’église les premiers jours du mois, et, pendant le reste de mai, il était suspendu dans la chapelle de la Vierge.

C’était aussi le 1er mai que, jadis, les grandes eaux jouaient à Saint-Cloud. Les bons bourgeois parisiens ne manquaient jamais de se rendre à cette fête de banlieue, au moyen d’un bateau qui s’appelait la Galiote, et que des chevaux, attelés à de longues cordes, hâlaient à la façon des bélandres de nos canaux. C’était, depuis les Tuileries jusqu’à Saint-Cloud, un interminable voyage qui durait plusieurs heures.

La fête de Mai
La fête de Mai

Mai, aux temps antiques, était l’époque où la navigation, interrompue pendant l’hiver, reprenait. Les galères quittaient en grand nombre les ports de la Méditerranée, se dirigeant vers l’Egypte et les côtes d’Afrique pour échanger les parfums et les tissus de l’Orient contre les vins et les métaux de la Gaule et de l’Italie.

Mai aurait aussi sa place dans une histoire des assemblées législatives. C’est en mai, en effet, que les Carolingiens tenaient leurs assemblées politiques. Les Francs avaient coutume de réunir tous les ans, d’abord en mars, leurs guerriers, dans un lieu consacré qu’on appelait le « Champ de Mars ». Sous Charlemagne, la date de l’assemblée fut reculée jusqu’en mai. Ces réunions disparurent après la ruine de l’empire carolingien : les « champs de mai » furent remplacés par les États Généraux.

Ce mois inspira un certain nombre de proverbes à la sagesse des nations. La plupart concernent l’agriculture. Ils nous indiquent, en général, que la pluie en mai n’est pas souhaitable. Ils nous mettent en garde contre le retour possible d’un peu de froid :

Saint Mamert, saint Gervais, saint Pancrace,
Ce sont toujours des vrais saints de glace
.

Et ils nous conseillent de ne pas nous alarmer si nous sommes parfois un peu fiévreux pendant ce mois :

Qui a la fièvre au mois de mai,
Le reste de l’an vit sain et gai
.

Croyez-vous à l’astrologie ? Elle nous apprend que les femmes nées en mai sont généralement jolies, gracieuses et sensibles, de caractère droit et courageuses dans les épreuves de la vie. Quant aux hommes, ils sont gais, aimables, ingénieux, loyaux. Le destin leur est souvent favorable.

Aujourd’hui, rapporte encore Ernest Laut en 1921, dans la région parisienne, le 1er mai est surtout la fête du muguet. Dès les derniers jours d’avril, les bois qui forment à Paris une ceinture de verdure sont envahis par la foule de gagne-petit qui vont à la recherche de la jolie fleur aux clochettes d’argent. On trouve le muguet un peu partout dans la forêt, aux environs de Paris, mais on le trouve d’autant plus abondant qu’on s’éloigne de la capitale.

Dans les bois de l’Isle-Adam, de Chantilly, aux environs d’Ermenonville, particulièrement, les chercheurs de muguet font de bonnes moissons. Mais le pays du muguet, c’est la forêt de Rambouillet, dans toutes ses parties, et plus particulièrement du côté des Yvelines. Quelques années avant la guerre, la ville de Rambouillet n’avait-elle pas institué une fête du muguet qui, chaque 1er mai, était un hommage renouvelé à la fleurette parfumée dont l’éclosion marque le retour des beaux jours ?

Quelle Parisienne oublierait de mettre ce jour-là un brin de muguet à son corsage ? Quel Parisien négligerait de glisser à sa boutonnière un petit bouquet de la fleur aimée ? Paris qui, à en croire une statistique du temps, achète alors pour plus de cinquante millions de fleurs, Paris a une tendresse particulière pour le muguet.

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 07:07
La rétro du lundi...........

Aujourd'hui dans la catégorie " Métiers d'autrefois "

 

Découvrons celui de  "" MULQUINIER""

 

 

Dans le nord de la France, aux XVIIème et XVIIIème siècles, on trouve fréquemment des personnes exerçant la profession de mulquinier. Le mulquinier est l’ouvrier qui tisse les batistes, étoffes de toile fine de lin utilisées pour l’habillement. Il appartient à une industrie régionale prospère.

La rétro du lundi...........

Un artisanat tout en finesse

Le mulquinier (ou meulquinier, murquinier, etc.) est l’artisan qui fabrique les étoffes de lin. L’appellation dérive du vieux mot molaquin ou mollequin qui était une étoffe de toile fine que nos ancêtres utilisaient pour leur habillement. Souvent, le mulquinier achète directement le fil aux fileuses des villages et fait travailler sous sa direction, dans sa cave, des ouvriers tisseurs. On donne le nom de batiste (linon et toilettes) à ces toiles fines de lin. Toutefois, les mulquiniers et les tisseurs n’utilisent jamais ce mot pour désigner leurs fabrications, mais les appellent des toilettes ou linons.
Les batistes sont fabriquées essentiellement dans le Cambrésis, qui est aujourd’hui intégré presque entièrement dans le département du Nord, dans sa partie orientale. Toutefois, la consultation des registres paroissiaux du XVIIIème siècle montre la présence de mulquiniers, ou marchands de toilettes, dans d’autres villages, notamment dans l’Aisne, le Pas-de-Calais et certaines communes du Hainaut.
La tradition veut que ce soit un nommé Baptiste du village de Courtaing, près de Cambrai, qui tissa vers 1300 les premières toiles fines. Le lin qui sert à la fabrication des batistes est récolté, roui et filé dans le Cambrésis. Les toiles sont blanchies dans la région. Tout ce travail constitue une vaste industrie qui participe longtemps à la prospérité de la région. La filature du lin n’atteint nulle part ailleurs une telle perfection. La finesse de ses fils est telle que, pour obtenir un poids de 500 grammes, il faut une longueur de fil de 250 km ! Les fils utilisés dans d’autres villes, comme Valenciennes pour les dentelles, sont de moins bonne qualité. Outre le fil utilisé, on attribue généralement la qualité des batistes aux propriétés des caves où elles sont tissées, à leurs conditions d’humidité et de température.

La rétro du lundi...........

Gloire et déboire du batiste
 

Le succès des toiles du Cambrésis, tant en France qu’à l’étranger (Italie, Espagne et d’autres pays plus éloignés), incite d’autres villes (Valenciennes, Douai, Péronne, Saint-Quentin, Bapaume...) à se lancer dans la fabrication de toiles, qu’elles vendent sous le nom de toiles de Cambrai. Sous le Premier Empire, 350 000 pièces de batiste sont ainsi fabriquées dans la région de Cambrai. Cette extension géographique de l’industrie du lin entraîne une baisse de la production dans le Cambrésis proprement. L’apparition de nouveaux tissus, comme les mousselines, concurrence également la batiste. Le perfectionnement de la filature de coton et l’apparition des machines, la crise de 1788-1789 contribuent à la diminution de sa fabrication et à partir de la Restauration la production ne cesse de diminuer. En 1844, on n’en tisse plus que 90 000 pièces. C’est à la fin du XIXème siècle que disparaît complètement cette industrie.

Source :Extrait du chapitre concerné, dans l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.


 

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 08:43
La " Rétro du lundi "

Aujourd’hui nous allons Découvrir la lamproie, ce poisson primitif qui aspire le sang de ses victimes avec ses dents acérées

La " Rétro du lundi "

D’après l’histoire de notre évolution, nous serions tous les descendants des lamproies, ces poissons sans mâchoire qui sucent le sang d’autres poissons et qui auraient même tué un roi ! Je vous propose d’en découvrir ici un peu plus sur ce fascinant poisson.

Les lamproies, ou Pétromyzontides, forment une classe de poissons sans mâchoires mobiles. Elles sont parfois considérées comme faisant partie de l’un des taxons de vertébrés vivants les plus anciens.

Vivant dans les zones tempérées, celles-ci ne disposent pas d’os : leur squelette est cartilagineux. Aussi, et c’est sans doute la caractéristique physique qui marque le plus chez la lamproie, sa bouche, en forme d’anneau ouvert en permanence, est rempli d’une multitude de dents acérées !

Au Royaume-Uni, on compte trois espèces de lamproies : les lamproies de rivière, celles de ruisseau et enfin, celles de mer. Toutes trois passent leurs premières années sous forme de larve dans la boue et les limons des rivières. Puis, un peu comme des papillons, elles se métamorphosent.

840 ans avant que les Sex Pistols chante l’anarchie au Royaume-Uni, une crise dans la succession royale a conduit à près de 20 ans de guerre civile et de rébellion en Angleterre et en Normandie avant que tout ne soit contrôlé par la couronne anglaise.

Non loin des idées reçues sur la guerre et ses armes, le roi Henri Ier ne serait pas mort au combat mais à la suite d’un repas. En effet, et ce contre l’avis médical, le roi a mangé trop de lamproies. Après sa mort, les gens se sont battus pour le trône.

 

 

Giles Gasper
Giles Gasper

Giles Gasper, de l’université de Durham au Royaume-Uni, évoque que le seul récit de la mort du Roi Henri Ier qui mentionne les lamproies, a été écrit par un historien du 12e siècle qui n’était pas fan du roi défunt. Néanmoins, de nombreux écoliers ont pu apprendre les dangers d’un excès de lamproies.

L’expérience du roi Henri Ier n’a évidemment pas empêché les monarques suivants de manger du poisson. En effet, le poisson était considéré comme un aliment de choix pour la monarchie. Beaucoup de ses successeurs appréciaient notamment les lamproies.

Selon le Bestiaire, un recueil du 12e siècle consacré aux animaux, “les lamproies sont uniquement de sexe féminin et peuvent concevoir des rapports sexuels avec des serpents. Aussi, les pêcheurs les attirent souvent en imitant le sifflement d’un serpent.” Le Bestiaire met également en garde les futurs chasseurs de lamproies car elles sont difficiles à tuer :

“Vous avez besoin de les battre à plusieurs reprises à l’aide un bâton. La partie important d’une lamproie est sa queue. Quand elle est frappée à la tête, il est difficile de la tuer, mais quand elle est battue sur sa queue, elle meurt.”

Le penchant de Henry Ier pour la lamproie suggère que l’effort en valait la peine. Le poisson est très charnu, très calorique, selon Hume, et a été apprécié pour son goût. Cette qualité aurait fait des lamproies un complément utile à manger à la table médiévale.

Nous ne savons pas comment Henri Ier mangeait ses lamproies, car il n’y a pas de livres de cuisine de son règne. Cependant, les recettes qui ont suivi expliquent que les lamproies sont cuites dans leur propre sang avec de grandes quantités de vin.

Même les Romains semblaient avoir peur de ces fascinants poissons. L’orateur Vedius Pollion aurait gardé des étangs d’immenses lamproies tueuses, et les nourrissait en leur jetant un esclave occasionnellement. Pourtant, même si certaines lamproies se fixent sur les personnes (et sont étonnamment difficiles à déloger), elles ne sucent que très rarement leur sang.

“Certaines personnes pensent que les lamproies ont des dents acérées”, dit John Hume. Elles paraissent effrayantes mais cela leur permet simplement de s’accrocher à leur cible comme une ventouse.

La disparition de la lamproie autrefois abondante dans les rivières britanniques, est probablement liée à la révolution industrielle, dit Hume.

La lamproie est encore au coeur de la monarchie d’aujourd’hui. La reine Elizabeth II a reçu une tarte à la lamproie de Gloucester pour marquer son couronnement. Cependant, en 2012, les lamproies dans les rivières de Gloucester étaient rares. Les lamproies ont dû être importées de l’étranger pour remplir la tarte.

Les écologistes expliquent que les lamproies servent à maintenir la “santé” des rivières. Les biologistes évolutionnistes ont découvert que les lamproies sont cruciales dans l’histoire de la vie. Les lamproies ont été parmi les premiers animaux à colonne vertébrale à évoluer, de sorte que ces poissons portent des indices importants sur nos origines ultimes. 

Les chercheurs médicaux étudient les lamproies, qui ont une remarquable capacité à se guérir, même après de graves lésions nerveuses : une capacité qui pourrait offrir un moyen de guérir les blessures de la moelle épinière.

Ces poissons primitifs ont existé sous une forme pratiquement inchangée pendant très longtemps. Les fossiles de lamproies qui ressemblent à des espèces modernes remontent à 360 millions d’années. Mais cela ne signifie pas que nos ancêtres étaient des lamproies. En effet, il s’agit d’une descendance commune avec un ancêtre lointain, il y a peut-être un demi-milliard d’années.

Cela signifie que, lorsqu’on étudie l’évolution, les lamproies sont un peu comme les chimpanzés modernes. Les deux espèces peuvent nous en dire un peu plus sur nos ancêtres, mais ni les lamproies ni les chimpanzés sont sur notre ligne d’évolution directe.

Recette "Maison"

La " Rétro du lundi "
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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 06:41
La  "Rétro du lundi "

Poisson d’avril (Origine du)

(D’après le « Journal de Verdun » paru en 1749,
« Album littéraire et musical de la Minerve » paru en 1849
et « La Semaine des familles » paru en 1862)

Le Poisson d’avril, tout le monde le sait, n’est autre chose qu’une attrape, un piège innocent (et bienséant, cela va sans dire) que l’on tend à quelque personne amie, parente ou familière, le premier jour de ce mois d’avril. Donner un poisson d’avril à quelqu’un, c’est lui faire faire une démarche inutile, lui annoncer une nouvelle qu’on invente, l’envoyer au-devant de quelqu’un qui ne vient pas, en un mot, se divertir un peu à ses dépens, et éprouver sa patience.

 

En effet, dans les premiers temps du christianisme, le clergé, afin de graver plus puissamment dans l’esprit des populations le sentiment et le souvenir des mystères de la religion catholique, eut recours à des représentations scéniques. Lors des grandes fêtes de l’année, le peuple venait écouter pieusement ces pièces religieuses, qui n’étaient pour lui qu’un commentaire vivant de l’évangile du jour. Rien de profane ne se mêlait alors à ces jeux, et ce ne fut que plus tard, au XIIIe siècle, que des éléments de cette nature vinrent s’ajouter à ces cérémonies religieuses et en modifier à la longue le caractère sacré. Dans les premiers jours d’avril avaient lieu ces représentations de la Passion, et l’assistance écoutant avec terreur, voyait le Christ, raillé et renvoyé de Caïphe à Pilate et de Pilate à Caïphe. Plus tard, l’habitude rendit la terreur moins grande, et quelques railleurs impies, en revenant le soir de l’église, s’amusèrent à répéter la scène du matin aux dépens de leurs amis ou de leurs voisins. De là, l’origine avancée de ce jeu du premier avril, et le nom de passion passant de bouche en bouche et n’étant plus guère compris, devenant le mot poisson.

Une deuxième origine fut proposée : le mois d’avril étant peu favorable à la pêche, plus d’un gourmand se serait vu, à cette époque, privé d’un plat délicat sur lequel son palais avait compté. Mais cette explication, pour suffisante qu’elle soit à justifier l’expression Manger du poisson d’avril, semble n’avoir aucun rapport avec les facéties du 1er avril.

On donne également une troisième origine, beaucoup plus récente, de cette expression : un prince de Lorraine que Louis XIII faisait garder à vue dans le château de Nancy, aurait trompé ses gardes et se serait sauvé en traversant la rivière de Meurthe, le premier jour d’avril. Certes le duc Nicolas François, frère de Charles IV, duc de Lorraine, quitta son évêché de Toul et le chapeau de cardinal par politique d’État, avant d’épouser à Lunéville, au mois de mars 1635, la princesse Claude, sa cousine germaine, fille de Henri II. Puis, s’étant retiré à Nancy et ayant eu vent qu’on voulait le conduire à la cour de France, il trompa ses gardes.

Mais en réalité, le prince ne passa point la rivière de Meurthe à la nage, et sortit par une des portes de la ville, déguisé en paysan, portant une hotte pleine de fumier, de même que la princesse. Il aurait simplement délibérément choisi la date du 1er avril pour s’échapper et tromper les Français. Une jeune paysanne des environs de Nancy, qui fournissait journellement du laitage à la cour, reconnut la princesse malgré son déguisement et, l’ayant dit à quelques soldats de la garde, ceux-ci se figurèrent que cette fille voulait leur donner à tous le poisson d’avril, en les faisant courir mal à propos ; ce qui donna au prince et à la princesse le temps de gagner leurs chevaux pour se réfugier à Bruxelles, auprès du cardinal Infant. Cette évasion fit dire au peuple que le roi avait donné à garder un poisson d’avril, mais l’usage était connu au XIVe siècle, à en juger par les manuscrits du pasteur Paul Ferry relatifs à l’histoire de Metz et dans lesquels il cite déjà l’expression...

Une quatrième opinion fait remonter l’origine de la coutume au changement opéré sous Charles IX, quand l’année, qui jusqu’alors avait commencé le jour de Pâques, dut s’ouvrir le 1er janvier. Les étrennes du premier de l’an furent donc offertes trois mois plus tôt, et il ne resta dès lors pour l’ancien premier jour de l’an que des félicitations pures et simples, auxquelles les mauvais plaisants ajoutèrent des cadeaux ridicules ou des messages trompeurs.

Un des plus curieux poissons d’avril dont le bon vieux temps nous ait légué le souvenir, se déroula en 1686 et mit en scène un abbé de Caen, Michel de Saint-Martin, né à Saint-Lô en 1614, original toujours crédule au dernier point, bonhomme par-dessus tout. Ce personnage était, pour les sociétés de la ville, un divertissement que les habiles faisaient alterner avec la lecture de la Gazette de France ou du Mercure Galant. Notez que le digne ecclésiastique sacrifiait aux muses, et se proclamait un dévoué serviteur des sciences et des lettres ; mais ses ouvrages étaient à la hauteur de ses idées et de sa conduite. Il publia, entre autres, un livre bizarre, singulier, absurde, intitulé : le Moyen de vivre en santé au delà de cent ans. Or, il était difficile après cela de ne pas jouer quelque bon tour à l’auteur : les nouvelles de la cour en fournirent bientôt l’occasion.

 

Les gazettes étaient remplies de détails circonstanciés sur l’arrivée en France et sur la réception prochaine, à Versailles, des ambassadeurs du Royaume de Siam (ancien nom de la Thaïlande), accompagnés du premier ambassadeur français qui y avait été dépêché l’année précédente par Louis XIV, Alexandre de Chaumont. Les sociétés de Caen s’entretinrent longtemps de cet événement, qui faisait grand bruit. Notre bon abbé n’étant pas des derniers à s’enquérir des histoires merveilleuses racontées à ce sujet, il ne parla plus, ne pensa plus et ne rêva plus qu’aux ambassadeurs siamois, avant qu’une idée des plus folles ne traversât la cervelle de quelques gens du bel air, certains de trouver appui dans toute la ville, plus certains encore d’avoir un auxiliaire puissant dans la crédulité de leur victime. Le premier avril arrivait dans quelques jours. On annonça à M. l’abbé de Saint-Martin que Sa Majesté le roi de Siam, après s’être fait lire son admirable livre, avait été si charmée de l’incomparable découverte que ce livre renfermait, qu’elle avait résolu d’envoyer à l’auteur des ambassadeurs pour lui offrir le rang de mandarin et le titre de son premier médecin.

Toute la ville s’en mêla : les gens les plus graves y prêtèrent volontiers les mains, les sévères magistrats tout comme les autres. Tout fut prévu ; il y eut autorisation du roi de France pour conférer à l’abbé les hautes dignités de mandarin et d’Esculape. La mascarade fut complète. Le bonhomme dut se croire mandarin, en toute sécurité, et ce fut grand plaisir de le voir revêtu et chamarré des insignes de ses nouvelles fonctions. Mais le jour d’avril passé, l’abbé ne put croire à ce poisson d’un nouveau genre, et deux années s’écoulèrent avant qu’il voulût bien reconnaître qu’on s’était moqué de lui. En 1738, Charles-Gabriel Porée, écrivant sous le pseudonyme de Censorinus Philalethes, rassembla nombre d’anecdotes amusantes sur les extravagances de l’abbé de Saint-Martin, dans un ouvrage intitulé La Mandarinade, ou Histoire du mandarinat de l’abbé de Saint-Martin.

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 09:39
La Rétro du lundi.............

Saviez-vous qu'il a existé  un projet d'envergure à Paris en 1864 ?

 

La location de parapluies:

 

A l’instar des services de location de véhicules permettant l’emprunt en un endroit donné pour une restitution en un autre lieu, un service de location de parapluies ne mettant pas moins de 50 000 de ces précieux accessoires à la disposition du public, fut sur le point de voir le jour en 1864 à Paris

(D’après « La Petite Revue », paru en 1864)

L’homme aux parapluies continue à développer ses projets, nous apprend un chroniqueur de La Petite Revue en juin 1864. Nous remarquons ceci dans sa nouvelle circulaire, ajoute-t-il :

« Mon intention est de mettre un très grand nombre de parapluies à la disposition du public et cela dans des conditions telles, qu’il ne sera pas nécessaire de les rapporter où on les aura loués, et qu’il suffira de les remettre dans un dépôt quelconque.

« C’est cette combinaison qui est la base de l’entreprise et qui fait qu’elle rendra de nombreux services, car elle permettra à toute personne surprise par la pluie de se procurer un parapluie dans l’endroit où elle se trouvera et de ne le remettre que dans le dépôt le plus rapproché de son domicile ou de l’endroit où elle cessera d’en avoir besoin.

La Rétro du lundi.............

« Chaque parapluie loué dans une journée devra être rendu le lendemain matin avant dix heures : à cet effet il sera délivré un bulletin imprimé à chaque personne qui fera une location ; la date de ce bulletin devra être indiquée à la main, c’est le seul travail à faire par les dépositaires.

« Pour la garantie de la remise du parapluie, chaque personne qui en louera un devra déposer une consignation de trois francs, qui lui seront rendus dans le dépôt où elle le remettra. »

Monsieur Bernard — c’était le nom de l’auteur de ce projet — nous a de plus honoré d’une note manuscrite portant que cette affaire sera définitivement organisée dans le courant du mois prochain, reprend le chroniqueur.

Il y aura environ mille dépôts dans tout Paris, notamment dans les gares, dans les vestiaires des musées et monuments publics, à la sortie des principales administrations, ministères, préfecture, etc. Il y aura de plus des dépôts ambulants à la porte des églises et des théâtres, dans les moments de pluie. Près de cinquante mille parapluies seront à la disposition du public.

Le projet semble avoir échoué, puisque nous lisons dans Paris de 1800 à 1900, par Charles Simond, à l’année 1875, que fut alors mené un « troisième essai d’organisation, par un industriel, de location de parapluies à Paris ».

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 07:23
La "rétro du lundi "

Origine de l’appellation « bissextile »

(D’après « Le Courrier de Vaugelas », paru en 1876)

 

Cette année le mois de Février a porté 29 jours d’où  son appellation d'année bissextile. Savez-vous que L’ajout, sur le calendrier et tous les quatre ans, d’une journée, est un usage qui remonte à l’Antiquité, le mois de février héritant de cette paradoxalement étrange singularité
 

 L’an 45 avant J. C., Jules César désirant réformer le calendrier, en qualité de souverain pontife, consulta soigneusement les astronomes. Il souhaitait en effet régler le retard observé entre les années solaires et les années civiles.

Après s’être suffisamment renseigné auprès des scientifiques, parmi lesquels l’astronome grec Sosigène d’Alexandrie, il adopta l’année de 365 jours et 6 heures, trouvée par Calippe de Syzique et par Aristarque de Samos.

Il fit les mois de 30 et de 31 jours tels que nous les avons encore ; mais comme en ne comptant pas les 6 heures, qui font le quart d’un jour, l’année civile eût été en retard sur l’année astronomique, il décida que, tous les quatre ans, on ajouterait, le 24 février, un jour aux 365 de l’année ordinaire.

 
La "rétro du lundi "

Or, attendu que, selon la manière de compter des Romains, le 24 février était le 6e jour avant les calendes de mars, on a dit, pour le jour intercalaire, bis sexto calendas, d’où l’année de 366 jours a pris le nom de bissexte et la qualification de bissextile, laquelle signifie littéralement bis sixième.

Le calcul de l’astronome Sosigène d’Alexandrie fut démenti à la fin du XVIe siècle, du temps du pape Grégoire XIII : on se rendit compte que l’année ne durait pas 365,25 jours (365 jours 6 heures) mais 365,24219 jours (365 jours 5 heures 48 minutes et 45 secondes).

Afin de tenir compte de ce décalage (8 jours par millénaire) on profita de l’instauration du calendrier grégorien en 1582, pour fixer que les années séculaires (1600, 1700, 1800, etc.) ne seraient bissextiles que si leur millésime était divisible par 400. De sorte que seuls les millésimes 1600, 2000, 2400, 2800, etc., sont bissextiles.

Voilà pour la petite histoire et son origine ...................

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 07:58

Retour à l’école, mais à celle des ânes

(pour maraîchers)

 

 

Plus maniables et plus économiques que les tracteurs, les ânes sont de précieux alliés pour les maraîchers, et les Haras nationaux tentent de les promouvoir à travers une école spécialisée

 

« L’âne est docile et rustique, il a de petits sabots et donc n’abîme pas les rangs des plantations comme un cheval. Il peut tourner facilement et passer sous les serres », explique Pascal Sachot, directeur du haras national de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne). Il est aussi depuis 2011 responsable de l’école des ânes maraîchers créée sur le haras, à la demande du ministère de l’Agriculture, qui veut promouvoir l’utilisation des équidés comme outils de travail.

« L’idée est de valoriser l’élevage, de faire vraiment de l’âne un outil de travail et non plus une tondeuse à gazon ou un animal de compagnie », résume-t-il sur son stand du salon de l’Agriculture. Mais il faut pour cela réapprendre un savoir-faire disparu. L’école de Villeneuve-sur-Lot commence par sélectionner de jeunes ânes, sur leur morphologie et leur mental.

Même si toutes les races sont a priori aptes au maraîchage, il faut que l’animal « fasse au moins 1,20 m au garot pour pouvoir tirer les charges », et qu’il ait bon caractère, détaille M. Sachot. Dans un second temps, l’école forme les maraîchers à s’occuper de leur âne, à le harnacher. Au final, l’âne apprend à marcher tout seul dans les rangs en tirant la charrue, guidé par le maraîcher.

Des outils plus modernes
Les Haras nationaux espèrent ainsi contribuer au renouveau de la filière asine en France. Selon une étude de l’Institut national de l’âne et du mulet (INAM), le nombre d’éleveurs d’ânes a été pratiquement divisé par trois entre 2009 et 2014, passant de 1.200 à un peu plus de 400. En revanche, le nombre d’éleveurs produisant des ânes pour la traction animale a fortement augmenté, passant de zéro à plus d’une quarantaine. Mais l’animal reste pour l’instant principalement utilisé pour la randonnée et la production de lait d’ânesse.

Pour les maraîchers, l’âne a beaucoup d’avantages
« L’âne coûte moins cher qu’un tracteur et il abîme moins les sols. On peut aussi utiliser son fumier comme compost, surtout en agriculture biologique », explique Cédric Pielko, maraîcher dans l’Aveyron. Ses deux ânes l’aident aussi à débarder du bois, à entretenir les prairies, et à arrondir ses fins de mois en organisant des balades pour des colonies de vacances.

Il faut débourser 5 à 6.000 euros pour un âne, en comptant le harnais et les outils, contre 10 à 15.000 pour un tracteur, carburant en sus. La question des outils n’est d’ailleurs pas oubliée par l’école des ânes maraîchers. « Les outils de nos grands-parents étaient lourds et désuets. Nous travaillons avec des constructeurs pour mettre au point de nouvelles gammes, des outils légers, réglables et ergonomiques », souligne Pascal Sachot.

Le formateur reste réaliste : même si l’âne permet le même rendement qu’un tracteur, avec plus de précision sur l’entretien des légumes, « il n’est utilisable que sur de petites surfaces. On ne prône pas un remplacement total du tracteur ». Une petite centaine d’ânes sont actuellement utilisés pour le maraîchage, surtout dans le Sud-Ouest. « Cela fait vivre toute une filière : éleveur, sellier, maréchal », rappelle M. Sach

Source : 20 Minutes

 

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