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Vous trouverez dans ce blog un peu de vérité, beaucoup de passions et quelques coups de gueule........ Bonne route, bonne lecture merci de votre visite...
De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule
Bonne route & merci pour votre visite
C’est LA tendance mode du moment, la fast-fashion éco-hype au rayon frais de votre supermarché : l’antivol massif sur le steak Charal et l’entrecôte dans une boîte en plastique transparent qui ne s’ouvre qu’en caisse… Décidément, la France de 2023 explore de nouveaux espaces incongrus et des latéralités carrément glucoses !
On l’aura compris : on assiste à une véritable course à la sécurisation des articles vendus en grande surface et l’antivol coincé sur la viande n’est plus une surprise pour le consommateur habitué.
Cela n’est pas sans rapport avec l’augmentation constatée des vols à l’étalage, de 14% selon le ministère de l’Intérieur, qui n’est pas non plus sans lien avec la valse guillerette des prix qui, nonobstant les dénégations du Bruneau de Bercy, continuent de marquer une belle vigueur à la hausse.
Or, phénomène intéressant, cette inflation ne baisse que marginalement la consommation des ménages. Certains en déduiront hardiment que les Français ne veulent plus faire d’efforts sur la nourriture, pendant que d’autres en concluront que cette baisse modérée est surtout liée au fait que ces mêmes Français ne peuvent plus sacrifier leur nourriture pour faire des économies.
Autrement dit, on arrive à ce moment douloureux où un nombre croissant de nos concitoyens se voit contraint à se tourner vers les Restos du Cœur (avec une hausse de leur fréquentation effectivement constatée) ou, plus prosaïquement, … à voler.
C’est ainsi qu’un très récent article du Figaro nous fait découvrir quelques-unes de ces personnes confrontées à de grosses difficultés pour se nourrir correctement. Pour certains étudiants, même les 3.30€ du CROUS par jour représentent une somme trop importante ; pour d’autres, en situation précaire ou dépendants des aides sociales, ce sont des courses qu’on “améliore” très substantiellement de quelques “oublis” en caisse…
Petit-à-petit et sans que plus personne ne puisse le nier, la France – qui serait la 7ème puissance économique mondiale – s’appauvrit visiblement : à force de ponctions pour alimenter une redistribution qui n’a jamais marché, ne marche pas et ne marchera jamais que dans l’imaginaire des collectivistes de plus en plus virulents, les individus sont confrontés à la dure réalité qui, elle, ne se satisfait pas de beaux discours mélenchonesques. D’un côté, le salaire ou les aides versées augmentent beaucoup moins vite que l’inflation voire (pire) diminuent, de l’autre, les ponctions de l’État sont de plus en plus importantes et systématiques, et le temps passé à courir après les aides (cet impôt invisible que les pauvres paient si cher) aboutissent à une vie de plus en plus coincée financièrement.
Et dans ce cas là, à la moindre crise, au moindre problème, au moindre pépin de la vie, l’effet ciseau est implacable : le réfrigérateur ne se remplit plus.
Cependant – et l’article du Figaro illustre bien cela – la situation a ceci de particulier qu’elle ne touche pas que certaines classes de populations, certains âges. De façon encore plus étonnante, on observe même en parallèle que certains en profitent ouvertement.
Ces petits malins n’ont pas besoin, mais n’hésitent pourtant pas à le faire… Par idéologie. Eh oui : qui, sinon eux, serait à même de lutter contre les giga-turbo-marges de la méchante distribution ? Qui s’élèverait contre les caisses en libre-service “qui détruisent les emplois” et qui ont été installées à la demande “des boomeurs pendant la crise covid pour éviter les contaminations” ? Rien de tel qu’y rapiner tranquillement avec les facilités mises en place et, en prime, on se donne bonne conscience, le poing idéologiquement tendu avec un petit “no pasaran !” qui sent bon le pneu brûlé CGT.
Et puis, comprenez bien qu’on ne vole pas dans les petites boutiques, le commerçant local et l’artisan bio-éco-conscient qui syntonise son quinoa avec Gaïa ! Non, seules les grandes surfaces sont la cible de ces profiteurs dont le courroux (contre les marges sKandaleuses de la grande distribution) trouve là un moyen de s’exprimer tout en profitant d’un petit pic d’adrénaline à coût réduit.
Or, selon le Figaro qui cite les grandes enseignes elles-mêmes, “Ce profil de voleurs par opportunisme, ainsi répertorié par les magasins, constitue le gros bataillon des pilleurs”.
Sapristi.
Il faut se résoudre à l’évidence : certes, la pauvreté progresse vite et fort. Mais elle ne masque plus vraiment l’état de déréliction et de pourrissement de la société française dont chacune des composantes, grâce à la magie du socialisme appliqué, est maintenant en guerre contre les autres.
Depuis dimanche dernier nous sommes passés à l’heure d’été !
A ce propos est-ce la dernière fois que l'on passe à l'heure d'été ?
Instauré en France depuis 1976, le changement d'heure avait initialement pour objectif de faire des économies d'énergie. 47 ans plus tard, après une épidémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine, la question ne semble plus vraiment à l'ordre du jour au sein de l'Europe. Explications.
Cette pratique controversée et chaque année discutée, car accusée de perturber nos horloges internes et de compliquer la vie de nombreux parents en raison du décalage horaire qu'il provoque chez les tout-petits. Mais à l'heure de la flambée des prix de l'énergie, la question de sa suppression en Europe n'est toujours pas tranchée.
Une mesure mise en place après le choc pétrolier par un décret de 1975
L'idée d'un changement d'heure apparaît pour la première fois en 1907. L'Allemagne est le premier pays d'Europe à instaurer cette mesure en 1916, suivi par la Grande-Bretagne. La France suit le mouvement l'année d'après, avant de rétropédaler à la Libération. Il faudra attendre 1976, suite à l'adoption du décret du 19 septembre 1975, pour que le changement d'heure saisonnier soit rétabli en France. Cette mesure gouvernementale est mise en place après le choc pétrolier dans le but de réduire la facture énergétique du pays en limitant l'utilisation de l'éclairage artificiel.
Mais si l'adoption de ce décret avait du sens il y a 47 ans, selon une étude d'évaluation des impacts énergétiques du régime d'heure d'été, mis à jour en 2009, par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie "le changement d'heure permet des économies d'énergies et de CO2 réelles mais modestes, pour un coût quasi-nul de mise en œuvre". Des résultats qui s'expliquent notamment par l'évolution des éclairages publics, de moins en moins énergivores. A l'échelle de l'Europe, le Service de recherche du Parlement européen estimait dans une étude publiée en 2017 et relayée par LCI que le changement d'heure permettait de réaliser une économie de 0,5% à 2,5% selon les pays.
Si le sujet est sur la table depuis 2018 au sein de la sphère politique, les Français, eux, sont en grande majorité favorable à l'arrêt du changement d'heure en hiver et en été. Selon un sondage mené en 2019 par la Commission des Affaires Européennes de l'Assemblée nationale, 83,71% des sondés se disaient favorable à la fin du changement d'heure.
Ce changement d'heure 2023 en France sera-t-il le dernier ? Les chefs d’État des membres de l'Union se sont prononcés pour l'arrêt du changement d'heure, mais les élus des différents pays peinent à s'entendre sur l'heure définitive à adopter. Plutôt heure d'hiver ou heure d'été ? Les avis divergent, provoquant un blocage au sein du Conseil européen, d'autant qu'avec la crise du Covid-19, le sujet a été mis de côté en 2020. En 2021, c'est la guerre en Ukraine qui a pris le pas dans l'agenda des priorités européennes.
Résultat, la question reste à ce jour en suspens. ! ! !
Partout dans le monde, le passage à la nouvelle année est célébré, parfois de manière étonnante. En effet, de nombreuses coutumes différentes existent selon les pays.
Petit tour du monde des plus originales.
Sauter d’une chaise, se baigner dans de l’eau glaciale, porter un sous-vêtement rose, faire le ménage... les traditions étonnantes ne manquent pas pour fêter la nouvelle année. Des coutumes les plus insolites aux plus ancestrales,
Je vous emmène à travers le globe célébrer 2023 !
Au Brésil,
Pour que tes vœuxsoient exaucés.La coutume veutqu'on se rende àla plage et qu'onsaute par-dessusune vague à septreprises, tout en pensant à sessouhaits. Pour ceuxqui vivent dans lesterres, il existe unealternative sautertrois fois sur le pieddroit ou monter surun tabouret avec le pied droit.
En Équateur,
La tradition estde faire brûler une figurine enpapier mâché àminuit pile. Cettemarionnettereprésente quelquechose de l’annéequi se termine etqu'on voudraitlaisser derrière soi, ou une personne qu’on voudrait ne plus voir.
En Argentine,
Pour une année riche en amour ousimplement pleinede bonheur, les femmes doivent
Porter une culotte rose. Labombacha rosa, le soir de la Saint-Sylvestre. Mais pour que cela fonctionne, elle doit être toute neuve et offerte au réveillon de Noël par une femme plus âgée.
Voilà notre petit tour du monde des traditions pour fêter le nouvel " An " se termine ici
Samedi 10 juillet : trafic saturé en France, 1138 kilomètres de ralentissement, une circulation dense sur la plupart des grands itinéraires en direction du Sud et des régions côtières...La grande migration qui recommence de plus belle ! Après les privations, les confinements, la bride est lâchée : on recommence comme avant... On se rue sur les plages, on se précipite vers la Grande Bleue...Le tourisme bat son plein à nouveau : réservations en hausse dans les campings, les hôtels, les maisons d'hôtes...D'autant que beaucoup de Français ont fait le choix de rester en France pour passer leurs vacances, plutôt que de partir dans un pays étranger (réglementation Covid renforcée ! ). Résultat : des plages bondées, saturées de baigneurs avides de soleil...Images effrayantes ! Des parasols qui se touchent, une masse humaine qui envahit l'espace...Terrifiant ! Comment peut-on passer des vacances dans des lieux où la foule se presse en nombre, à tel point que les gens serrés les uns contre les autres n'ont plus d'espace vital ?
Vacances vous avez-dit ?
Des plages méditerranéennes assaillies par des hordes de touristes... la Côte d'Opale envahie d'estivants. Le tourisme bat son plein : vive la liberté retrouvée ! Pendant ce temps-là monsieur On oublie le Covid, les soucis quotidiens, mais à quel prix ! Pollutions, plages souillées, bords de mers saccagés...Et pourquoi ne pas partir à la découverte de sa propre région ? Souvent, on ne la connaît pas. Partir à pied pour découvrir les merveilles de la nature...Plutôt que prendre sa voiture pour faire des kilomètres, faire connaissance avec sa ville, ses monuments, ses lieux insolites...
Que dire encore ?
Venise retrouve son flot de touristes : "Les parkings de la ville sont pris d’assaut, et les files d’attente dans le centre historique prennent des proportions telles qu’on en oublierait presque la crise sanitaire. Des images montrent notamment une impressionnante queue devant les vaporetti prenant la direction des îles." Sur les réseaux sociaux, certains habitants ne cachent d’ailleurs pas leur agacement face à cet afflux de personnes souvent impatientes et peu civilisées. Le tourisme reprend mais voilà à quel prix ? on oublie Covid, gestes barrière, écologie ! on s’en fou ! !
Attention le relâchement risque d’emmener un réveil douloureux une xième-fois, la rentrée va apporter son lot de mouvements syndicaux de mécontents (souvent les mêmes ! ) l’automne et l’hiver ces nouvelles restrictions . Non décidément comme disait le Général ; “Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 258 variétés de fromage ?”“Tout français désire bénéficier d’un ou plusieurs privilèges. C’est sa façon d’affirmer sa passion pour l’égalité.”
“En général, les gens intelligents ne sont pas courageux et les gens courageux ne sont pas intelligents.”
Une entreprise de grande séduction est lancée à travers le monde entier pour inciter les récalcitrants dubitatifs à se faire vacciner. Alors on offre des bières, on mijote des petits plats traditionnels, des paellas, on offre des œufs frais, du poulet, de la farine, des donuts, du café, de la glace plombière et autres crèmes glacées et même du cannabis…
Ailleurs ce sont des bijoux qui servent d’appâts, des tissus, une réparation automobile, des voyages, des réductions d’impôts, des promotions dans les magasins, des coupons de réduction, un mixeur ou un petit billet glissé dans la poche… Pour le moment, c’est la carotte, mais tout le monde connaît le proverbe, après la carotte, le bâton, peut-être un joli badge avec la lettre « V » ?
Souvenez-vous de la chanson de Boris Vian,
« La Complainte du progrès » :
Pour séduire on glisse à l’oreille,
Ah Gudule, viens m’embrasser
Et je te donnerai
un frigidaire, un joli scooter,
un atomixer, et du dunlopillo,
une cuisinière avec un four en verre,
des tas de couverts et des pelles à gâteaux,
une tourniquette pour faire la vinaigrette,
un bol aérateur pour bouffer les odeurs,
des draps qui chauffent, un pistolet à gaufres,
un avion pour deux,
[…] une armoire à cuillers,
un évier en fer, un poêle à mazout,
un cire-godasses, un repasse-limaces,
un ratatine-ordures, un coupe-friture,
un efface-poussière, un chauffe-savates,
un canon à patates, un éventre-tomates,
un écorche-poulet…
[…] et l’on vit comme ça jusqu’à la prochaine fois !
Il parait que le port du masque est conseillé ! que le rassemblement autorisé est de 6 personnes en famille ! je ne parle pas des distances sociales, Ha oui j'avais oublié , il est vrai qu'ils sont en plein air ?
Et pendant ce temps toi tu n’as plus droit à circuler de plus de 1 km autour de ton domicile, ni de passer de bons moments dans ta nature pour assouvir ta passion Automnale ! nous vivons vraiment dans un pays bizarre …… ( pensez-vous que ces gens-là sont conscients de ce qui se passe dans notre pays ? pensez-vous que pour la plupart d'entre eux qui vont aller chez leurs parents se confiner dans un espace plus confortable (souvent rural) pour cette durée de 4 semaines minimum ne risque pas de contaminer leur parents , grands-parents , frères , sœurs etc. ?, et c'est ces gens là qui ont soutenus nos soignants à leurs fenêtres en tapants sur des casseroles il y a peut de temps ! pour moi tout cela n’est pas raisonnable ….pas de doute sur la propagation de ce virus ! à cette allure nous ne sommes pas prêts d’en sortir ! ! ! pauvre France !
Il est vrai que “Tout français désire bénéficier d’un ou plusieurs privilèges. C’est sa façon d’affirmer sa passion pour l’égalité.” ( Général De Gaulle)
On a donné à la radio un chiffre tellement ahurissant que je n’ose le reproduire ici. À savoir que la prise de somnifères et anxiolytiques a littéralement explosé dans notre pays déjà champion du monde en la matière (on nous annonçait plus de 60 % d’utilisateurs !).
Savamment entretenue autour du Covid-19, la psychose fait rage et terrasse nos concitoyens plus sûrement que le virus. Mais est-ce bien la seule cause ? Qu’est-ce qui nous rend tous si nerveux, si anxieux, si irritables, si instables ? La peur de la maladie, certes, mais plus encore l’oppression du quotidien, l’ambiance générale faite de tous ces maux que sont « le sentiment d’insécurité », comme disent les politiques, l’agressivité et surtout, surtout, l’incivilité poussée désormais à son paroxysme – je parle, ici, de l’absence totale du plus élémentaire savoir-vivre chez beaucoup de nos contemporains.
lefigaro.fr s’est penché sur le sujet et publie, ce vendredi 2 octobre, une enquête sous le titre « À l’hôtel, dans le train, en avion… Les voyageurs ont-ils oublié les bonnes manières ? » « Le savoir-vivre se perd. Au point que l’on se demande s’il existe encore des règles de politesse qui agrémentent les voyages », nous dit-on.
Le Figaro s’adresse à son public de CSP+, nous parle business class ; on découvre, ce faisant, que « les grandes compagnies ferroviaires internationales, de peur de perdre une clientèle “affaires” en concurrence avec l’avion, ont préféré donner naissance à des classes supérieures, baptisées Business Premier » où l’on paie son billet jusqu’à sept fois le prix de la classe standard et où, hélas, le coût n’offre nullement la garantie d’être tranquille. Idem dans les restaurants où la mode est à la fausse convivialité et le repas gâché par « l’omniprésence du personnel [qui] défie les règles élémentaires de la politesse. Le garçon se plante devant vous, coupe la conversation pour décrire un plat » …
Reste que, pour la plupart d’entre nous, qui ne voyageons pas en business class et délaissons les tables étoilées pour le bouchon du coin, c’est pire encore car force est de constater qu’une proportion croissante de nos concitoyens vit dans l’ignorance absolue du monde qui les entoure. C’est partout le règne du « chacun pour soi et tout pour ma gueule ».
Au premier rang des coupables, Le Figaro pointe l’invasion des smartphones : « Entre 2011 et 2018, la part des Français à en posséder un est passée de 17 % à 75 %. » Chacun est dans son monde, raconte sa vie à haute voix sans pudeur, ne lève pas les yeux de l’écran et s’emmure dans ses écouteurs qui, souvent, régalent aussi le voisinage. Deux récents trajets en train m’ont offert pour voisins une jeune fille puis un jeune homme qui, l’un comme l’autre, se levant pour aller aux toilettes, n’ont pas jugé utile de demander le passage, encore moins de s’en excuser comme on devrait le faire par réflexe. Ils se sont contentés de me donner un coup dans le genou, et comme à la seconde fois j’ai feint de ne pas comprendre, la demoiselle a marmonné : « Passer ! »
Voilà donc où nous en sommes des « bonnes mœurs », c’est-à-dire sans plus de mœurs du tout pour huiler les rapports sociaux. L’égoïsme, l’égocentrisme « parce que je le vaux bien » et « parce que je le veux » explosent.
Dans un monde où l’éducation est ravalée au rang de brimade, la discipline qualifiée d’oppression, le savoir et l’effort discrédités, il est à craindre que tout cela ne fasse qu’empirer.
Cela s’est passé à côté de chez moi, la semaine dernière. Une vieille dame de 85 ans, pensionnaire à la maison de retraite a tranquillement quitté son Ehpad en indiquant qu’elle allait chez le dentiste. Mais elle a en fait pris un taxi pour se rendre… chez elle, dans sa maison, dans son village, à 20 kilomètres de là. Le directeur de l’établissement a donné l’alerte le soir après avoir cherché sa pensionnaire au cas où elle aurait préféré la chambre d’un voisin à la sienne. Les recherches n’ont pas permis de retrouver l’octogénaire mais ont quand même fourni un précieux indice aux gendarmes : une lettre. Une lettre dans laquelle la vieille dame exprime son désir de finir sa vie chez elle, dans sa maison.
Et qu’ont découvert les gendarmes en arrivant au domicile de la vieille dame, La vieille dame dormant paisiblement dans son lit.
Eh oui car la vieille dame dans « son » lit, dans « sa » maison, c’est comme l’oiseau dans son nid, le bébé dans son berceau, l’enfant Jésus dans sa crèche. Et je ne plaisante pas car je crois que nous sommes à une époque tellement étrange qu’il faut convoquer l’autorité des petits oiseaux, des nains des contes et de la théologie la plus basique pour redécouvrir des vérités humaines fondamentales. Comme celle qu’a écrite cette vieille dame. Je veux finir ma vie dans ma maison.
Alors peut-être qu’une autre aurait pu ajouter : avec « les miens ». Et l’on sait que si l’on se retrouve en maison de retraite c’est que, justement, « les miens » ne sont plus là, ou plus disponibles. D’ailleurs, quand son fils a voulu la reconduire dans « sa » maison de retraite, la vieille dame a protesté, refusé – preuve que ce n’était pas un moment d’égarement, cette évasion vers la liberté et le « chez moi » – et il a donc été obligé de l’emmener « chez lui ». Cela m’a fait repenser à la phrase du président Macron face à Bourdin sur la dépendance : « On rentre en moyenne à 87 ans dans les Ehpad, on y reste deux ans pendant lesquels parfois la seule famille c’est les personnels soignants. » Et puis j’ai relu Gabrielle Cluzel : « Personnes âgées en danger : et si on investissait dans les familles ? » Loin de moi l’idée de donner des leçons. Je suis bien plus égoïste que la moyenne. Et pour avoir vécu cela avec ma propre mère (car nous sommes 3 enfants d’où la difficulté de pouvoir choisir la forme de son placement …... Mais là j’avoue avoir éprouvé une vive sympathie pour cette évasion héroïque d’un Ehpad et cette lettre. Cela en dit tellement long sur les sentiments légitimes de nos anciens........