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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 07:22

 

L'enquete de la semaine. sf.   Le smartphone

 

A-t-il tué le savoir vivre ?

 

Le constat de la génération hyper connectée est devenue accro aux smartphones, parfois au détriment des règles de politesse élémentaires.

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Il rendrait jaloux homme, femme ou enfant, tant c'est avec lui que nous sommes le plus en communion. Quelques minutes se sont-elles écoulées qu'on le regarde à nouveau avec béatitude, qu'on le caresse de long en large, qu'on le garde jalousement contre soi, comme pour s'enquérir, à chaque instant, de sa présence continuelle, pour ne pas dire réelle. En quelques années, le smartphone est devenu la moitié de chacun de nous. Et nous ne l'avons pas vu venir. Que l'on soit en train de se noyer dans les yeux d'une magnifique créature, que l'on se recueille quelques temps dans un lieu de culte, que l'on assiste aux dernières heures d'un proche ou que l'on se décide à se concentrer sur un livre ou un devoir, et voilà qu'il se rappelle inéluctablement à nous, et pire encore, en nous. Son vibreur se manifeste comme des électrochocs qui tentent de ramener à la vie un patient, sa sonnerie comme celle qui annonce la fin de la récréation, ses notifications comme des décisions irrévocable de tribunal. Alors on quitte tout et on le suit. On fait sacerdoce.

Dans ces moment-là, en face, existe-t-il encore quelqu'un? Perçoit-on l'expression amoureuse des pupilles dilatées, la profondeur du texte psalmodié, le dernier souffle de celui que la mort appelle, la beauté d'une lecture vespérale?

Dans ces moment-là, usons-nous d'élégance, d'attention, de convivialité, de partage, toutes ces valeurs qui forgent cette humanité dont nous réclamons tant le retour?

A l'aube de l'an 2000, le smartphone est devenu notre chapelet. Chaque utilisation s'accompagne d'une ardente prière : ne pas être seule. Ne surtout pas être regardé sans lui, au risque d'apparaître comme une sorte de marginal. Ne surtout pas s'en départir au risque de rompre le néo lien social triomphant.

Et percevons-nous que, depuis qu'il a pris place, plus un ange ne passe dans une conversation, plus aucun mystère ne se résout en bibliothèque - dans le feuillettement consciencieux d'œuvres érudites-, plus aucune carte géographique ne décline les noms chantants de chefs-lieux, de sous-préfectures, de canaux latéraux et de fleuves côtiers, plus aucun cahier ou agenda ne se griffonne à l'encre violette, plus aucun taxi ne se hèle la main en l'air, plus aucune flânerie ne guide une journée de repos?

À l'aube de l'an 2000, le smartphone est devenu notre chapelet. Chaque utilisation s'accompagne d'une ardente prière: ne pas être seul. Ne surtout pas être regardé sans lui, au risque d'apparaître comme une sorte de marginal. Ne surtout pas s'en départir au risque de rompre le néo lien social triomphant. Le philosophe et sociologue Jacques Ellul, dans Le bluff technologique, l'avait prédit avant l'heure. Dans l'usage de la technique, nous sommes modifiés à notre tour. Nous sommes adaptés en vue d'une meilleure utilisation de la technique grâce aux moyens psychologiques d'adaptation et en cela nous ne sommes plus que des intermédiaires et des vecteurs. D'aucuns avanceront que cette technologie nous redonne l'accès au savoir, à la culture, nous connecte en temps réel au reste du monde et contribue donc à nous épanouir. Mais ces mises en garde élégantes cachent une culture forcée à la technologie. On veut substituer la domination du technique à son intégration, sans accepter la moindre tempérance, laquelle viendrait forcément d'esprits rétrogrades.

 

Récemment un article du New York Times soulignait que de nombreux dirigeants et salariés de Google, Yahoo, Apple et eBay, envoyaient leurs enfants dans un établissement Waldorf, dont la pédagogie est particulièrement anti-technologique. Que les dirigeants à l'origine des tablettes, des iPhone, ou des jeux vidéo, laissent à peine leurs enfants toucher à un smartphone met en évidence une chose: l'enfer c'est pour les autres...........................................

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