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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 07:24

Portrait:                 Eurovision :

" Provocation, sans doute la plus innovante, la candidate de la France a décidé

de chanter… en français ! "

 

C’est certes un peu kitsch, assez béret-baguette, mais il reste beaucoup de Français attachés chaque année au Tour de France, à l’élection de la Miss éponyme et au concours Eurovision de la chanson. Dans cette dernière épreuve, la France se classe un peu mieux qu’en hockey sur glace mais pas de beaucoup, puisque les moins de 50 ans n’ont aucune chance de se souvenir de notre dernière victoire. C’était sous Giscard…

Mais assez d’humiliation, cette année devrait celle de la revanche, puisque la candidate sélectionnée par la France possède au plus haut point la qualité essentielle pour accéder à cet honneur, le sens de la provocation !

En effet, un examen sommaire tend d’abord à faire penser que la majorité des ancêtres de Barbara Pravi seraient européens. Elle a même choisi comme nom de scène celui d’un grand-père serbe ! Espérons qu’un journaliste de Médiapart ne le retrouve pas dans les troupes de Milosevic !

Ensuite, on constate avec étonnement que ce n’est ni une femme à barbe, ni un homme à seins, ni une transgenre, ni intersex, ni drag queen, ni… bref, une femme.

Et le côté disruptif de cette candidature apparaît plus encore quand on voit qu’il n’est pas envisagé de confier sa tenue de scène à Jean-Paul Gaultier ; nous privant ainsi douloureusement d’un  déguisement de cosmonaute, de scaphandrier ou d’un corset orthopédique bi-entonnoirs mammaires à éclairage LED intégré. Quelle mortifiante défaite pour le bon goût français…

Dernière provocation, sans doute la plus innovante, la candidate de la France a décidé de chanter… en français. Et pis encore, avec des paroles qui ont un sens, même si dans le milieu du showbizz, on murmure qu’Aya Nakamura pourrait être chargée de son coaching en scansion.

Alors vas-y, Barbara, toute la France est derrière toi !

 

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 09:40

Réflexion !

" Ne soyez point précipitée dans vos jugements ; n’écoutez point les calomnies ; résistez même aux premières apparences, et ne vous empressez jamais de condamner. Songer qu’il y a des choses vraisemblables sans être vraies, comme il y en a de vraies qui ne sont pas vraisemblables."  

Madame de Lambert

 

"Un jour, un enfant rentre de l’école avec une lettre pour sa mère. Il lui dit : « Mon instituteur a demandé que je te donne cette lettre, à toi, uniquement à toi. »

Sa mère ouvre alors la lettre, la lit silencieusement, puis déborde de larmes…Elle décide ensuite de lire la lettre à son fils :

« Votre fils est un génie. Cette école est trop petite pour lui et nous n’avons pas d’assez bons enseignants pour l’instruire. Veuillez le faire vous-même. » La maman décide donc de prendre en charge son enfant. Entre temps, son fils devient un scientifique de renom. Il invente l’ampoule électrique, le télégraphe, le phonographe, la centrale électrique, la caméra, etc.  Après le décès de sa chère mère, alors qu’il fouille dans les vieux souvenirs de famille, il trouve une lettre pliée dans une boîte. Il s’agit de la lettre qu’il avait donnée étant enfant à sa mère de la part de son instituteur.

Elle disait ceci :

« Votre fils est un cancre. Il est déficient. On détecte chez lui une maladie mentale. Nous n'autorisons plus votre fils à revenir à l’école. » Cet enfant, c’était Thomas Edison, l’un des plus grands scientifiques, si ce n’est le plus talentueux, de son époque. Il pleure pendant des heures et il ajoute ceci dans son journal : « Thomas Edison était un enfant nul et déficient, qui, grâce a une mère héroïque, est devenu le génie du siècle. » Voilà un bel exemple de ce qui est appelé l'effet Pygmalion à savoir que le regard que l'on porte sur un autre être humain influence sa réalité et son futur.

« Comprendre avant de juger, expliquer avant de condamner. » (Edwy Plenel).

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29 décembre 2020 2 29 /12 /décembre /2020 06:34

Il faut que l’après ne soit pas comme l’avant.

Dans son infinie clémence, sa majesté Macron Ier a déclaré une trêve des confiseurs en permettant au bon peuple de fêter Noël. Trêve, d’ailleurs, toute relative, une trêve en liberté surveillée par la peur… Mais dès demain, tout sera reparti comme en 14 !

Et l’hécatombe économique qui s’annonce, malgré le déversement massif de monnaie de singe, risque de faire très mal. D’autant plus mal que la France n’a plus d’État, la France n’a plus de gouvernants capables de prendre des décisions claires et nettes et de les appliquer, si impopulaires soient-elles. Celles et ceux qui sont au pouvoir ne sont obsédés que par une crainte : celle d’être mis en cause personnellement. D’où ces perpétuels atermoiements que l’on attribue trop facilement au fameux « en même temps ».

 

S’il est vrai que ce virus est une « belle saloperie » dont il sera difficile de se débarrasser et qui cause des dégâts collatéraux considérables, il me semble évident que la vaccination doit être obligatoire. Devant le flux continu d’informations médicales toutes plus contradictoires les unes que les autres, je dois confesser avoir eu une certaine réticence envers la vaccination. Notamment en raison du fait que le vaccin Pfizer irait titiller l’ADN, risquant ainsi de me transformer en OGM. Et puis j’ai entendu le professeur Axel Kahn qui a expliqué très simplement que le vaccin Pfizer n’était pas un vaccin : c’est un geôlier qui bloque systématiquement l’accès du virus à nos cellules, un point c’est tout.

Et puis, il y a un moment où le politique, dont le rôle premier est d’organiser la vie de la cité, doit prendre ses responsabilités. Depuis des mois, on nous « balade » de scientifique en scientifique, on nous explique qu’il n’y a pas de traitement miracle (sauf pour le Président, dont la rapidité de guérison a été vraiment spectaculaire) et qu’il faut attendre le vaccin.

Et maintenant que le vaccin est là (et même les vaccins), on continue à ergoter. C’est à pleurer…Il est grand temps de soigner les cancéreux qui vont tomber comme des mouches, les cardiaques qui meurent d’infarctus… Grand temps que les restaurants, les spectacles, les rencontres sportives reprennent. Grand temps que les étudiants retrouvent leurs camarades et que les profs voient autre chose qu’un écran noir à longueur de journée. Bref, il est grand temps que la vie reprenne, quitte à accepter la mort qui est, au demeurant, inéluctable.

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25 décembre 2020 5 25 /12 /décembre /2020 09:17
Journée en Famille............

,Avez-vous déjà pensé à célébrer la fin de l’année dans un pays qui ne fête pas Noël ?,

je vous emmène là où le gros monsieur vêtu de rouge ne descend pas par la cheminée ! Suivez le guide

#1 Fin décembre au Japon

À l’origine, Noël est une fête chrétienne principalement fêtée en Occident. Au Japon, il n’y a que 2% de la population qui est chrétienne. C’est pourquoi le Japon ne le fête pas. Néanmoins, certains célèbrent plutôt de façon commerciale Saint-Nicolas en offrant des cadeaux aux enfants. Et d’autres couples nippons célèbrent leur amour, comme une fête de Saint-Valentin la fête des amoureux.

 #2 Fin décembre au Népal

Depuis 2016, le gouvernement népalais a décidé qu’aucune fête chrétienne ne serait fériée au Népal. Noël n’existe donc plus dans le calendrier des Népalais, qui comporte à l’inverse 83 fêtes hindoues. En revanche, quoi de mieux que de se programmer un trek dans les montagnes enneigées népalaises ?

 #3 Fin décembre en Algérie

L’état algérien a fait de l’islam, la religion d’État puisque la majorité des Algériens sont musulmans. Noël n’est donc pas fêté traditionnellement. Cependant, fait rarissime et pour la première fois depuis 457 ans, les musulmans et les chrétiens d’Algérie ont célébré le même jour, le jeudi 24 décembre 2015, la naissance du prophète Mahomet et Noël.

 #4 Fin décembre en Turquie

L’islam est la religion dominante en Turquie, donc seul 1% des foyers turcs arborent un sapin décoré chez eux. Néanmoins, les décorations de lumières dans les rues d’Istanbul sont bien présentes pour fêter les fêtes de fin d’année seulement.

 #5 Fin décembre en Corée du Nord

On connaît la Corée du Nord pour ses frontières très fermées à la majorité des touristes. En plus d’être l’un des pays les plus dangereux du monde ! Alors, vous comprendrez bien que Noël n’y est pas fêté. Cependant, les Nord-Coréens célèbrent un seul jour dans l’année qui tombe le 27 décembre ! C’est la Journée de la promulgation de la Constitution socialiste de la RPDC…

 #6 Fin décembre à Brunei

Tout comme la Somalie, le petit sultanat de Brunei (Asie du Sud-Est) ne fête pas Noël et l’interdit catégoriquement. Même les hôtels les plus populaires pour les touristes occidentaux sont privés de guirlandes électriques et de sapins.

 #7 Fin décembre en Palestine

À Gaza non plus il n’est pas possible de fêter Noël, de par le conflit historique israélo-palestinien. Cependant quelques chrétiens arrivent à obtenir un permis auprès des autorités militaires israéliennes pour célébrer la divine naissance à Bethléem. Rien ne vous empêche de vous y rendre aussi pour apprécier un tourisme alternatif que proposent certaines agences de voyages.

 

#8 Fin décembre en Arabie Saoudite


Berceau de l’islam, l’Arabie Saoudite ne fête pas Noël. Pour ceux qui souhaitent faire un pèlerinage à la Mecque ou se rendre dans la ville de Riyad, décembre est une excellente période, puisque le temps y est ensoleillé, chaud et sans pluie !

 

#9 Fin décembre en Afghanistan


L’Afghanistan ne fête pas Noël, mais ils célèbrent « Norouz » qui est le Nouvel An persan. C’est la fête la plus ancienne de la culture afghane, dont les festivités se déroulent courant mars.

 

#10 Fin décembre en Mauritanie


En République Islamique de Mauritanie, Noël n’est pas fêté. En cette période de décembre, vous y trouverez plutôt un soleil radieux, quelque 30°C loin de la période hivernale dans laquelle est plongée la France…

 

Vous en savez maintenant un peu plus sur les pays qui ne fêtent pas Noël dans le monde. Alors, il me  reste plus qu’à vous souhaiter une bonne journée chez vous en famille puisque nous aujourd’hui nous le célébrons certes avec modération, attention, et bienveillance fragmentée pour certains, je vous l’accorde, mais c’est déjà pas mal ! Alors bonne journée et

Joyeux Noël

 

 

 

Journée en Famille............
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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 18:35

 

 

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23 octobre 2020 5 23 /10 /octobre /2020 07:31

Dans la catégorie métiers d'avenir , je vois bien celui de :

"Garde des gestes barrières"

Le garde-barrière est en voie de disparition, en France, tout comme le bourreau et le livreur de lait. On protège les espèces animales – et c’est tant mieux – mais on laisse mourir des vieux métiers parce que c’est comme ça, que c’est la loi de l’offre et de la demande et toutes ces sortes de choses. Avec l’impératif de respecter les gestes barrières (avec ou sans s : on voit les deux), on se demande si l’on ne pourrait pas remettre au goût du jour ce beau et vieux métier de garde-barrière né dans le mitan

du XIXe siècle.

Le garde-barrière était un être hybride, faisant la transition entre la campagne dont il était issu – il cultivait son lopin de terre au bord de la voie ferrée – et la modernité qui roulait les mécaniques, transperçant cette campagne dans un panache de fumée pour aller voir d’autres cieux. On rigole mais il n’empêche : il n’y aurait pas eu de garde-barrière, qui aurait donné l’alerte lorsque le Président Deschanel, un peu dérangé dans sa tête, était tombé du train et s’était retrouvé en pyjama le long de la voie ferrée ? Un garde-barrière qui avait du flair : il avait tout de suite vu que ce pierrot était un monsieur comme il faut. Il avait les pieds propres !

Garde-barrières ou garde des gestes barrières : cela poserait son homme, ou sa femme ! Ni policier, ni infirmier, mi- infirmier, mi- policier, quelque part un peu auxiliaire de survie, usant de bienveillance ou du carnet à souche au gré des humeurs du jour ou de la tête du client, le garde des gestes barrières pourrait se voir attribuer un joli uniforme. Un concours ouvert aux plus grands couturiers serait possible, vu que c’est l’État qui paierait. Dans le dos, en grosses lettres blanches, « GGB » : garde des gestes barrières. Très vite, la télé publique pourrait commander une série bien de chez nous, racontant les aventures d’une équipe de GGB dans une ville moyenne de la grande couronne parisienne. Une sorte de NYPD Blue à la française.

Le choix  des mots est très important:

Avant d’aller plus loin, j’insiste bien : on devra dire « garde » et pas « gardien ». Car là aussi, il peut y avoir débat. Garde, ça fait plus vieille France si l’on peut dire ainsi. Pensez aux gardes suisses qui Michel-Ange-gardiennent le souverain pontife. Mais aussi la garde noble, vénérable institution romaine disparue lorsque le Vatican se mit à confondre réforme avec vide-greniers et grande braderie. Garde champêtre, bien entendu : battez tambour dans le pays parcouru par le curé, précédé de ses deux enfants de chœur, allant porter l’extrême onction au père Médard. Sans parler du garde-chasse de monsieur le comte depuis trois générations sur le domaine et le garde-pêche qui fait la maille. Comme nous sommes en république, un détour par les trois régiments de la Garde : un de cavalerie, deux d’infanterie. Ils rappellent aux grands de ce monde, tout de même, que la France, ce n’est pas n’importe quoi et que l’on peut encore caracoler plus haut que son cul.

Gardien, c’est moins bien. Enfin, je trouve. Certes, il y a le gardien de la paix qui a toute sa noblesse aussi, d’autant qu’aujourd’hui, il ne s’agirait plus de la garder mais de la rétablir. Certes, il y a le gardien de phare, qui veille sur l’horizon. Et la gardienne d’immeuble, qui fait presque partie des meubles. Elle ne monte plus le courrier depuis longtemps au jeune homme du cinquième bien sous tous rapports, mais elle a le sens du calendrier. Surtout en début d’année. Attention, pas question qu’on l’appelle concierge. Aimable comme une porte de prison ? C’est vous qui le dites. Justement, on notera que l’on dit gardien de prison – pardon, agent pénitencier – mais qu’autrefois, on disait garde-chiourme sur les galères du roi.

Non, finalement, gardien ou garde, c’est du pareil au même. Du reste, vaut-il mieux être une chienne de garde ou le gardien du sommeil de ses nuits si on l’aime à mourir ? Tout ça pour dire, prenons garde à bien respecter les gestes barrières.

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 17:37
Un certain art de vivre.............

Le vendredi tout est permis

 

 

 

 

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 14:29

Chacun pour soi  ! 

On a donné à la radio un chiffre tellement ahurissant que je n’ose le reproduire ici. À savoir que la prise de somnifères et anxiolytiques a littéralement explosé dans notre pays déjà champion du monde en la matière (on nous annonçait plus de 60 % d’utilisateurs !).

Savamment entretenue autour du Covid-19, la psychose fait rage et terrasse nos concitoyens plus sûrement que le virus. Mais est-ce bien la seule cause ? Qu’est-ce qui nous rend tous si nerveux, si anxieux, si irritables, si instables ? La peur de la maladie, certes, mais plus encore l’oppression du quotidien, l’ambiance générale faite de tous ces maux que sont « le sentiment d’insécurité », comme disent les politiques, l’agressivité et surtout, surtout, l’incivilité poussée désormais à son paroxysme – je parle, ici, de l’absence totale du plus élémentaire savoir-vivre chez beaucoup de nos contemporains.

lefigaro.fr s’est penché sur le sujet et publie, ce vendredi 2 octobre, une enquête sous le titre « À l’hôtel, dans le train, en avion… Les voyageurs ont-ils oublié les bonnes manières ? » « Le savoir-vivre se perd. Au point que l’on se demande s’il existe encore des règles de politesse qui agrémentent les voyages », nous dit-on.

Le Figaro s’adresse à son public de CSP+, nous parle business class ; on découvre, ce faisant, que « les grandes compagnies ferroviaires internationales, de peur de perdre une clientèle “affaires” en concurrence avec l’avion, ont préféré donner naissance à des classes supérieures, baptisées Business Premier » où l’on paie son billet jusqu’à sept fois le prix de la classe standard et où, hélas, le coût n’offre nullement la garantie d’être tranquille. Idem dans les restaurants où la mode est à la fausse convivialité et le repas gâché par « l’omniprésence du personnel [qui] défie les règles élémentaires de la politesse. Le garçon se plante devant vous, coupe la conversation pour décrire un plat » …

Reste que, pour la plupart d’entre nous, qui ne voyageons pas en business class et délaissons les tables étoilées pour le bouchon du coin, c’est pire encore car force est de constater qu’une proportion croissante de nos concitoyens vit dans l’ignorance absolue du monde qui les entoure. C’est partout le règne du « chacun pour soi et tout pour ma gueule ».

Au premier rang des coupables, Le Figaro pointe l’invasion des smartphones : « Entre 2011 et 2018, la part des Français à en posséder un est passée de 17 % à 75 %. » Chacun est dans son monde, raconte sa vie à haute voix sans pudeur, ne lève pas les yeux de l’écran et s’emmure dans ses écouteurs qui, souvent, régalent aussi le voisinage. Deux récents trajets en train m’ont offert pour voisins une jeune fille puis un jeune homme qui, l’un comme l’autre, se levant pour aller aux toilettes, n’ont pas jugé utile de demander le passage, encore moins de s’en excuser comme on devrait le faire par réflexe. Ils se sont contentés de me donner un coup dans le genou, et comme à la seconde fois j’ai feint de ne pas comprendre, la demoiselle a marmonné : « Passer ! »

Voilà donc où nous en sommes des « bonnes mœurs », c’est-à-dire sans plus de mœurs du tout pour huiler les rapports sociaux. L’égoïsme, l’égocentrisme « parce que je le vaux bien » et « parce que je le veux » explosent.

Dans un monde où l’éducation est ravalée au rang de brimade, la discipline qualifiée d’oppression, le savoir et l’effort discrédités, il est à craindre que tout cela ne fasse qu’empirer.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 10:33

Ce devait être différent…………

Le confinement nous a permis d'apprécier un monde différent : moins de pollution, moins de voitures, une nature régénérée, des chants d'oiseaux à nouveau perceptibles...Et on disait : "Ce ne sera plus jamais comme avant..."Oui, mais voilà, les habitudes ont vite repris le dessus : les gens utilisent leur voiture, comme avant, ils consomment comme avant, parfois plus, pour rattraper le temps perdu. Le monde d'après verra-t-il le jour ?Le Cac 40, les dividendes des actionnaires, les places financières continuent à tuer la planète pour le profit...Alors, bien sûr, le monde d'après est souhaité par de nombreux Français : les gens ont envie d'un changement, d'une rupture. Le télétravail intéresse de nombreux salariés. Plan de rénovation énergétique des logements, encouragement au travail à temps partiel, revalorisation des rémunérations pour les soignants, encadrement de la publicité pour éviter la surconsommation, plus de sobriété dans les emballages, dans les déplacements, plus de sobriété numérique...Produire mieux, consommer mieux... de belles espérances...Mais le revenu universel, les nationalisations, la réduction du temps de travail ne font pas consensus dans la population. C’est là que le politique doit faire son travail...Mais, en fait, le monde d'après n'est-il pas une invention des politiques ? Mieux équiper les hôpitaux ? Ce n'est même pas assuré... indemniser les commerces et les entreprises, c'est un moindre mal, mais on est loin de l'autre monde promis. Augmenter le prix de l'essence pour sauver l'environnement ? Encore faut-il mettre en place des alternatives. L’industrie verte pourrait, elle aussi, produire de la croissance. Alors, bien sûr, le monde d'après peut prendre du temps, d'autant que la crise du coronavirus n'est pas terminée. Mais l'urgence écologique est là... mais les mesures prises en faveur de l'hôpital restent bien modestes... mais le déploiement de la 5 G pose problème. Le monde d'après risque de n'être qu'un beau rêve ou plutôt un cauchemar. Tant de problèmes dans notre monde si bien installé, tant d'égoïsmes, tant de mauvaises habitudes, trop d'inégalités, trop de précarité, trop de misère pour les uns, trop d'argent pour les autres, des gaspillages éhontés, etc.

Hélas ! Je crois que tout reste à faire pour changer d'optique et de projet...

 

 

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 06:39

Economie: 

« L’indépendance d’une nation exige sa liberté économique »

En France, si vous souhaitez vous faire haïr d’un maximum de personnes en une seule phrase, il existe un moyen infaillible : dites que vous êtes libéral. Le libéralisme est devenu le repoussoir favori, la cause à mettre en avant pour justifier de tous nos malheurs et de toutes nos fautes.

Le libéralisme est mis en accusation, car il implique une libre circulation commerciale des biens et des personnes, une diminution voire une suppression des droits de douane de telle sorte que le marché des biens proposés devienne de plus en plus large. La mondialisation demande toujours plus de dérégulation, afin de ne pas fausser les mécanismes de marché devant agir de façon « pure ». Les traités de libre-échange sont présentés comme la mise en application des principes libéraux, avec tous les effets secondaires négatifs qui précèdent.

Il faut en résumé :

- Éviter le simplisme: les notions économiques, telles que la mise en concurrence, sont paradoxales et ne peuvent s’aborder par un principe univoque.

- Revenir aux qualités de l’entrepreneur comme socle véritable du libéralisme. L’économie s’apprend sur le terrain, dans le monde de l’entreprise. Les tenants de la mondialisation simpliste ne sont pas des hommes d’entreprise : ils sont économistes théoriciens restés à l’université ou bureaucrates d’une quelconque institution. Ils n’ont pas ou peu mis les pieds dans le monde de l’entreprise, les « parachutages » sans avoir fait ses armes n’étant évidemment pas légitimes pour revendiquer une expérience.

- La notion primordiale en économie est la différenciation : savoir comment se démarquer des autres. Ce n’est ni la concurrence, ni l’équilibre, ni une quelconque autre notion théorique. Comme l’avait remarqué Schumpeter, c’est un facteur extra-économique, tenant à la fois aux qualités psychologiques, humaines et à l’univers intérieur de l’entrepreneur qui met l’économie en branle. Le jeu de la concurrence n’intervient qu’après, comme mise à l’épreuve de cette tentative de se différencier. Et la concurrence n’est pas une notion univoque : concurrence sur les prix et sur la qualité sont en tension contradictoire, la concurrence en temps réel et en « information parfaite » détruit la valeur au lieu de la diffuser dans l’économie.

Les libéraux ont intérêt à se désolidariser de la mondialisation et indiquer qu’elle n’est qu’une déformation simpliste de leurs principes, au point qu’elle devient la négation du libéralisme, favorisant le conformisme et empêchant l’entrepreneur de faire valoir ses atouts.

 

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