La chance sourit aux audacieux

Explication...........
Dans les moments difficiles, quand il est l’heure de faire des choix importants, les grands auteurs sont toujours là pour nous donner un coup de pouce.
Vous n’êtes pas d’accord ? Mais si, souvenez-vous ! Une belle occasion se présente à vous. Vous voulez briller. Mais il faut prendre un risque… Il y a danger et vous hésitez. Que faire ?
Vous vous dîtes alors : « Hé ! La chance sourit aux audacieux ! ».
Exalté, vous foncez vers le danger comme le plus valeureux des guerriers. Et vous échouez lamentablement. Pourquoi ?
Parce que vous n’aviez pas compris ce que voulait dire le grand poète latin Virgile (70 – 19 av. J.-C). Ce n’est pas grave.
Vous allez le savoir pour le reste de votre vie !
Ma source.........

Je me suis inspiré pour cet article de « Citations historiques expliquées » de Jean-Paul Roig. Un seul conseil : le lire !
La chance sourit aux audacieux. Ce vers est tiré d’une des œuvres majeures de l’Histoire, aujourd’hui oubliée…

Cette œuvre, c’est l’Énéide, la grande épopée de Virgile. Une épopée est un long récit qui cherche à exalter la fierté d’appartenir à sa patrie. Pour atteindre son but, elle relate les exploits légendaires d’un héros.
L’Énéide conte les aventures d’Énée, un prince de la ville de Troie, détruite par les Grecs. Après de nombreuses aventures, il finit par s’installer dans la région de Rome et fonder le peuple romain.
Alors, la chance a-t-elle souri à l’audacieux Énée ? Sa témérité lui a-t-elle permis de fonder le plus grand empire de l’Antiquité ?
La chance sourit aux audacieux, ou pas ? Et bien, la réponse est non !

Virgile emploie cette formule avec ironie ! Dans l’Énéide, elle est prononcée par Turnus, un général téméraire et imprudent. Énée finit par le tuer dans un combat singulier. Virgile souhaitait ainsi rendre hommage aux stratèges calmes et réfléchis.
Les Romains valorisaient en effet la constance et la gravité. Contrairement à son adversaire, Énée est un homme mesuré. Voilà pourquoi il triomphe.
Virgile fait l’éloge indirect d’Auguste, le premier empereur romain. Pour accéder au pouvoir, Auguste, avait battu Marc-Antoine, le plus célèbre général de Jules César. La prudence avait donc triomphé de l’audace.
Il faudrait donc dire comme Louis Pasteur que « la chance ne sourit qu’aux esprits bien préparés. »

Parfois, c’est vrai, la chance sourit à l’audace. À l’été 1792, la Révolution française est menacée. La coalition militaire des armées autrichienne et prussienne multiplie les victoires sur le territoire national. Elle s’approche de Paris. Mais les Français vont réussir à retourner la situation.
Le 2 septembre 1792, le révolutionnaire français Georges Jacques Danton déclare, dans un discours resté mémorable :
« Pour les vaincre, messieurs, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la France est sauvée. »
Le 20 septembre suivant, la France remporte une première victoire à Valmy. Audacieux, la chance leur a souri.

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