Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

  • : Lespassionsdepapybougnat
  • : Vous trouverez dans ce blog un peu de vérité, beaucoup de passions et quelques coups de gueule........ Bonne route, bonne lecture merci de votre visite...
  • Contact

Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite
">

Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 23:06

Suite (2):

L’aspartame, un faux sucre dangereux pour les femmes enceintes ?

Les édulcorants chimiques sont régulièrement montrés du doigt. De récentes études scientifiques ont épinglé l'aspartame, ce faux sucre notamment présent dans les boissons lights.

aspartame.PNG

(Photo AFP)

Deux études scientifiques récentes, citées par Réseau environnement santé (RES), démontrent que les édulcorants chimiques, et notamment l'aspartame, provoqueraient des naissances avant terme chez les femmes et des cancers chez les souris mâles. Un avis que ne partage pas l'Association Internationale des Edulcorants (ISA/AIE), qui "conteste la validité scientifique de ces deux études et rappelle que l'aspartame constitue l'un des produits alimentaires les mieux étudiés dans le monde".

Des accouchements prématurés

L-aspartame-une-fois-de-plus-rehabilite--.jpgL'aspartame, est l'édulcorant le plus utilisé au monde. On le retrouve dans plus de 6 000 produits, du chewing-gum aux boissons light, en passant par plus de 500 produits pharmaceutiques. Selon le RES, 200 millions de personnes en consommeraient "régulièrement". Chez les enfants et les femmes en âge de procréer, l'absorption quotidienne est estimée à 2,5 à 5 mg par kg de poids corporel. C'est largement inférieur à la dose journalière admissible établie par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui est de 40 mg/kg.

L'étude, conduite par le Danois Thorhallur Halldorsson sur près de 60 000 Danoises enceintes, est parue fin 2010 dans l'American journal of clinical nutritionD'après cette étude, le risque d'accouchement avant terme augmente de 27% si l'on consomme une fois par jour une boisson gazeuse contenant des édulcorants. Pour deux ou trois boissons de ce type par jour, le risque augmente de 35%. Enfin, le risque passe à 78% chez les femmes en buvant plus de 4 par jour...

Toujours selon les conclusions de Thorhallur Halldorsson, l'impact est moindre avec les boissons non gazeuses, l'augmentation du risque allant de 11 à 29%. Selon les chercheurs, les boissons gazeuses contiennent plus d'aspartame et d'acesulfame-K, les deux édulcorants principaux, et sont plus riches en cyclamate et saccharine. Cette présence plus importante d'édulcorants en types et en quantité expliquerait que les risques sont plus importants avec les boissons gazeuses. Pour ce qui est de tous les autres produits contenant de l'aspartame, mystère...

"Ce ne sont pas des produits anodins. Pourquoi ne prend-on pas de précaution pour la femme enceinte alors qu'on a des études qui montrent un effet ?", demande Laurent Chevallier, médecin nutritionniste au CHU de Montpellier et responsable de la commission alimentation RES. Étonné par "l'absence de réaction des pouvoirs publics", il estime qu'on pourrait apprendre à se passer de ces produits qui n'ont rien d'indispensable.

Des cancers chez les rats...

aspartame0.jpgDeux études antérieures ont cherché à démontrer l'impact nocif de l'aspartame sur les rats. Il y a quatre mois, une étude du chercheur italien Morando Soffritti, de l'Institut Ramazzini de recherche en cancérologie environnementale, est venue corroborer ces résultats. Elle a été publiée dans l'American Journal of industrial medicine.

Elle révèle que l'aspartame élève les risques de cancers du foie et du poumon chez 240 souris mâles exposées de la gestation à la mort. En revanche, ces risques n'augmentent apparemment pas chez les femelles...

Fin 2009, l'EFSA, compétente dans l'évaluation pour les pays européens des additifs alimentaires, a contesté la méthodologie des études antérieures conduites par le Dr Soffritti, et a estimé que rien n'indiquait "un quelconque potentiel génotoxique ou carcinogène" après exposition in utero. Pour le RES, ces critiques ne sont "pas fondées". "Est-ce qu'on attend que les études sur les rongeurs soient vérifiées chez l'homme ?", demande André Cicolella, son président.

L'Anses (Agence française de sécurité sanitaire alimentation/environnement) a indiqué mercredi qu'elle allait "examiner sans délai ces nouvelles études en vue d'éventuelles recommandations aux autorités françaises" et, le cas échéant, une saisine de l'EFSA.

De grincheux le croquant;

 

Dernière nouvelle;

Coca-Cola refuse d’abandonner le bisphénol A

coca.3.PNG

 

Réclamée par 26 % des actionnaires de Coca-Cola, l’abandon du bisphénol A (BPA) dans la fabrication des canettes a été rejeté par la compagnie américaine. Muhtar Kent, le PDG de Coca-Cola a expliqué que la science ne permettait pas encore de justifier une telle décision et qu’il était donc prématuré d’arrêter d’utiliser le BPA, ajoutant que « si la compagnie avait le moindre doute au sujet de la sécurité de ses emballages, elle arrêterait de s’en servir », rapporte le Vancouver Sun.

Plusieurs études ont pourtant démontré que le bisphénol A était un important perturbateur endocrinien et ont mis en évidence des liens entre une forte concentration en BPA dans l’organisme et des problèmes de fertilité chez l’homme ainsi que des cancers du sein chez la femme. Il a récemment été interdit dans la fabrication des biberons en Europe, aux Etats-Unis et au Canada mais pas encore dans celle des canettes pour lesquelles il entre dans la composition du revêtement intérieur.

 

Source : http://www.goodplanet.info/du 22./05/2011

 FIN..........................

.De grincheux le croquant;


Repost0
4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 11:26

Les canettes de Coca-Cola accusées d'être dangereuses pour la santé ? ?....

 

Utilisé dans la fabrication des canettes de Coca-Cola, le bisphénol A est responsable de nombreuses maladies. Mais ça ne suffit pas à convaincre la firme...

coca.1.PNG

Le bisphénol A utilisé dans la fabrication des canettes de Coca pose un problème. Archive Michel Lacroix

Le Bisphénol A (BPA) est un composé chimique considéré comme un perturbateur endocrinien. Soupçonné d'être responsable de cancers du sein, de cas de puberté avancée, d'infertilité chez l'homme, d'effets néfastes sur les fœtus et d'autres problèmes sanitaires, il n'a pas la cote. Pourtant, Coca-Cola continue de l’utiliser dans la fabrication des canettes.

26% des actionnaires de la firme contre son emploi, c'est apparemment trop peu pour son PDG Muhtar Kent, qui a décidé de ne pas tenir compte de leur avis. Il considère que la science ne permet pas encore de justifier une telle décision et il est donc prématuré d’arrêter d’utiliser le BPA. Selon le Vancouver, il a déclaré : "Si la compagnie avait le moindre doute au sujet de la sécurité de ses emballages, elle arrêterait de s'en servir".

Il n'empêche que l'utilisation du BPA a récemment été interdite dans la fabrication des biberons en Europe, aux États-Unis et au Canada. Mais ce n'est pas encore le cas dans celle des canettes, pour lesquelles il entre dans la composition du revêtement intérieur.

Alors que le géant américain du soda s'apprête à fêter ses 125 ans le 8 mai, ce n'est pas la meilleure pub qui soit. D'autant que l’aspartame contenu, notamment, dans le Coca-Cola Light est déjà régulièrement pointé du doigt...

Source : SudOuest.fr du 3/05/2011.

 

Grincheux le croquant……….

Demain suite…… »La recette secrète du coca-cola »

 

 

 

 

 

Repost0
26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 08:29

Santé : les anti-inflammatoires réduisent l'efficacité des antidépresseurs

Les anti-inflammatoires tels que l'aspirine ou l'Advil réduisent l'efficacité des antidépresseurs les plus souvent prescrits comme le Prozac, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis

antidepresseur

Ces résultats "surprenants" pourraient expliquer pourquoi autant de personnes traitées avec des antidépresseurs à base de fluoxétine ne réagissent pas aux traitements, relèvent les auteurs de ces travaux parus dans les Annales de l'académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 25-29 avril. 

Une recherche menée d'abord sur des souris traitées avec des antidépresseurs et des anti-inflammatoires a montré que les animaux étaient nettement moins sensibles aux traitements contre la dépression et l'anxiété que ceux à qui on avait uniquement prescrit des antidépresseurs.

Les réponses comportementales aux antidépresseurs "ont été inhibées par la combinaison de ces traitements à des anti-inflammatoires" et ces effets ont été confirmés dans des populations humaines, indiquent les docteurs Paul Greengard et Jennifer Warner-Schmidt, du Fisher Center pour la recherche sur la maladie d'Alzheimer à la Rockefeller University de New York et co-auteurs de cette communication.

La différence dans l'efficacité des antidépresseurs chez les patients ne prenant pas d'anti-inflammatoires est "plutôt spectaculaire", selon ces chercheurs précisant que 54% ont bien répondu à ces traitements.

Mais ce taux de réussite tombe à environ 40% chez les dépressifs traités avec des anti-inflammatoires en plus des antidépresseurs.

"Le mécanisme responsable des effets minimisant l'efficacité des antidépresseurs n'est pas clair", note le Dr Warner-Schmid. Selon elle, "les résultats de cette recherche pourraient avoir d'importantes implications pour le traitement des dépressifs étant donné les taux très élevés de résistance à ces antidépresseurs chez les déprimés". 

Le Prozac, un neuromédiateur cérébral, augmente la concentration de sérotonine dans les neurones. Cette substance, un acide aminé joue un rôle clé dans la régulation de l'humeur.

Source : 26 avril 2011  | Par Sud-ouest.fr avec AFP

Ma  Conclusion : Apparemment il est préférable de  choisir entre : Anti -dépresseurs ou Anti-inflammatoires…
Autre solution : ne prendre ni l’un ni l’autre…………humour m1 

DE Grincheux le croquant

 

Repost0
20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 23:14

Nouveaux médicaments, comment les labos nous font avaler la pilule. ! ! !

 

 

L'affaire du Médiator l'a confirmé, les industriels de la pharmacie nous livrent parfois des produits dangereux. Mais ils nous abreuvent aussi de nouveautés qui n'apportent rien ou presque. Au prix fort.

médiator

 

 

Et le gagnant est... personne ! Si les grands laboratoires avaient pris la peine d'assister à la remise de la «pilule d'or 2011», organisée en janvier dernier par la revue «Prescrire», ils auraient sans doute été déçus. Ce journal d'information médicale indépendante, qui avait réuni ce jour-là une brochette d'experts pour désigner le médicament le plus innovant de l'année, n'a en effet rien trouvé à mettre dans son verre d'eau. «Aucun produit lancé en 2010 n'a présenté de réel progrès thérapeutique par rapport à ses prédécesseurs», se désole Bruno Toussaint, le directeur. Selon lui, 96% des 97 nouveaux médicaments sortis l'an dernier n'ont même rien, ou quasiment rien apporté aux patients. Et les quelques autres n'ont offert que des améliorations marginales.

Quelle misère ! Depuis l'affaire du Médiator, on savait que l'industrie pharmaceutique mettait parfois sur le marché des médicaments dangereux. Mais on ne se doutait pas que ses équipes de recherche faisaient à ce point du surplace. Au Leem, le syndicat des labos, on récuse évidemment le diagnostic de «Prescrire», en brandissant les sommes folles investies par la profession dans la R & D, plus de 5 milliards d'euros par an en France et près de 50 au niveau mondial. Mais la très officielle Haute Autorité de santé (HAS), qui ausculte elle aussi la plus-value thérapeutique des molécules, confirme le désastre : l'an dernier, ses experts ont délivré une ASMR4 (amélioration du service médical rendu minime) ou une ASMR5 (amélioration nulle) à 84,9% des nouveaux médicaments présentés par les labos, contre 69,3% en 2005.

«Les trois quarts des 6 000 spécialités actuellement en vente en France sont de simples «me too» (imitations)», gronde le professeur Philippe Even, président de l'institut Necker. Pour la seule hypertension artérielle, par exemple, l'une des pathologies qui génèrent le plus de prescriptions (2,7 milliards d'euros de remboursements en 2009), on compte aujourd'hui pas moins de 150 spécialités, pour la plupart très proches. Et il en sort régulièrement de nouvelles, à peu près semblables. Mais, nom d'une pipette ! Pourquoi les labos nous livrent-ils sans cesse les mêmes potions ?

D'abord, parce qu'ils ont de plus en plus de mal à en dénicher de nouvelles. Il est loin, le temps où les firmes lançaient régulièrement des médicaments innovants pour traiter les affections courantes, comme les ulcères d'estomac ou le diabète... «Sur les segments les plus rentables, toutes les molécules faciles à trouver l'ont déjà été», constate le professeur Even. Et impossible d'élargir davantage la cible de ces produits, en abaissant encore les seuils de traitement pour doper les ventes. «L'industrie l'a déjà fait au-delà du raisonnable pour le cholestérol et l'hypertension», dénonce-t-on à «Prescrire».

Pour innover, les labos doivent désormais se tourner vers les marchés non solvables des pays pauvres – des tas de remèdes contre les affections tropicales restent encore à découvrir – ou vers les maladies rares ou plus ciblées comme les cancers – pour lesquelles le potentiel de vente est plus restreint. «Dans les deux cas, le retour sur investissement n'est plus du tout le même», reconnaît, un peu gênée, Catherine Lassale, directrice scientifique du Leem. Habitués depuis des lustres à une rentabilité mirobolante – elle frôle encore aujourd'hui les 25% – les groupes préfèrent donc labourer à l'infini les mêmes terres, quitte à nous livrer du perlimpinpin.

D'autant que les rois de la gélule doivent faire face à l'essor des génériques, ces copies conformes de leurs produits, vendus en général 30% moins cher. Pour les «big pharma», comme on appelle les plus gros industriels du secteur, qui voient leurs best-sellers (plus de 1 milliard de dollars de recettes par an) tomber les uns après les autres dans le domaine public, le choc est violent. Une fois le générique sorti, les ventes s'effondrent en effet d'environ 30% la première année et de 45% au bout de deux ans. Pour continuer à remplir leur tiroir-caisse, les labos n'ont donc qu'une solution : lancer en urgence une nouvelle spécialité, prétendument plus efficace, mais qui ressemble en réalité comme deux gouttes d'eau à leur vache à lait précédente.

L'exemple du Mopral, un antiulcéreux d'Astra Zeneca tombé dans le domaine public en 2004, est à ce titre édifiant. Deux ans avant l'expiration de son brevet, la firme anglo-suédoise a sorti de ses tubes à essai une nouvelle molécule (l'ésoméprazole) sous le nom d'Inexium, chimiquement très proche de l'ancienne (oméprazole), mais sans valeur thérapeutique supplémentaire (son ASMR, de niveau 4 jusqu'en 2009, a été ramenée à 5) et, surtout, non substituable. Résultat ? Longtemps vendu deux fois plus cher que le générique, ce produit arrive aujourd'hui au 4e rang des médicaments les plus remboursés par la Sécu (400 millions d'euros annuels).

Sanofi-Aventis a procédé exactement de la même façon avec le Solupred, son corticoïde vedette qui allait tomber dans le domaine public : il a mis sur le marché un comprimé quasi identique, mais sans sel, si bien qu'il peut aussi être prescrit aux personnes souffrant d'hypertension. Baptisée Solupred-Oro, cette nouvelle spécialité a aussitôt fait un tabac.

Des exemples comme ça, on pourrait en aligner des dizaines. Selon un récent rapport de la Commission européenne, 40% des médicaments dont le brevet est arrivé à échéance entre 2000 et 2007 ont été remplacés par des produits dits de seconde génération, en moyenne dix-sept mois avant la fin de l'exclusivité. «Plus une spécialité se vend, plus l'industrie s'efforce de prolonger son cycle de vie», résument les experts européens.

Inutile de dire que les pseudo-nouveautés sont en général facturées au prix fort. D'après une étude publiée en 2010 par l'Irdes, plus de la moitié d'entre elles s'afficheraient à un niveau supérieur au tarif de référence de leur classe thérapeutique. Ces résultats sont-ils exagérés, comme le clame le Comité économique des produits de santé (Ceps), une instance qui dépend du ministère de la Santé ? Peut-être.

«Mais beaucoup de produits sont bel et bien plus onéreux que leurs prédécesseurs», tonne le sénateur François Autain. Les membres du Ceps (une dizaine de fonctionnaires et de représentants de la Sécu) sont d'ailleurs bien placés pour le savoir : ce sont eux qui négocient avec les labos le tarif des nouvelles pilules. Et il leur arrive parfois de se laisser fléchir.

Par exemple, avec le Multaq, un comprimé contre les troubles de l'activité cardiaque lancé en 2010 par Sanofi-Aventis pour remplacer la Cordarone, tombée dans le domaine public. Les scientifiques de la Haute Autorité de santé lui ayant collé une ASMR5 (amélioration du service médical rendu nulle) – avis confirmé par une étude indépendante américaine – le Ceps aurait logiquement dû lui imposer un prix relativement faible. Au lieu de quoi il a permis au laboratoire, qui s'était plaint, de facturer plus de 80 euros la boîte, soit le double du générique !

«Nous avons jugé que le Multaq apportait malgré tout une amélioration par rapport aux traitements antérieurs, en particulier pour les patients intolérants à l'amiodarone (le générique)», se défend Noël Renaudin, le président du comité, qui n'est pourtant pas un organe scientifique. Le groupe français, qui comptait faire du Multaq l'un de ses produits vedettes, n'est toutefois pas sûr d'emporter le morceau. Fortement suspectée de provoquer de graves lésions au foie, sa pilule est dans le collimateur de l'Agence européenne des médicaments...

N'importe, Sanofi recommencera avec un autre. «Les enjeux financiers sont si énormes que les labos sont prêts à tout pour imposer leurs supposées nouveautés», s'énerve la députée PS Catherine Lemorton. A commencer par la guérilla juridique. Depuis quelques années, les firmes multiplient les procédures contre les fabricants de génériques. Entre 2000 et 2007, le nombre de leurs plaintes a quadruplé ! Les seconds ont certes obtenu gain de cause dans 62% des cas, mais les litiges ont permis aux industriels de gagner dix-huit mois en moyenne.

Les groupes pharmaceutiques n'hésitent pas non plus à dénigrer les génériques susceptibles de leur faire de l'ombre. Catherine Lemorton avoue elle-même avec le sourire être tombée dans le panneau à propos du Subutex, alors qu'elle en connaît pourtant un rayon sur le sujet (elle est pharmacienne et membre d'un réseau d'aide aux toxicomanes).

Peu avant la fin du brevet, en 2006, le laboratoire Schering-Plough a invité une brochette d'experts, dont elle, pour expliquer que la multiplication de pilules génériques aux formes et aux couleurs diverses allait faciliter les trafics, et qu'il convenait donc de prescrire uniquement son produit de «seconde génération» (au goût de citron, donc meilleur), au format bien connu. «Le pire, c'est qu'on y a tous cru !», se désole la députée, qui a, depuis, rédigé un rapport très critique sur le médicament. Quelques mois plus tard, le Conseil de la concurrence, saisi par la société Arrow Génériques, a imposé au fameux labo de rappeler dans la presse la substituabilité du nouveau Subutex avec le générique...

Pour pousser leurs pions, les groupes pharmaceutiques, qui consacrent près d'un quart de leur chiffre d'affaires à la vente et à la promotion de leurs produits (contre seulement 17% à la R & D), peuvent aussi compter sur leur armée de visiteurs médicaux. Epinglés par un rapport de l'Igas en 2007, ils ont, certes, fait fondre leurs effectifs de 25 000 à 18 000. Et une charte est censée mieux encadrer les voyages, invitations et autres cadeaux offerts par ces vendeurs rémunérés au pourcentage. Mais ces VRP font toujours des heureux dans les cabinets médicaux. «Au lieu de nous inviter sans motif, ils prennent prétexte d'une pseudo-réunion», sourit un médecin du Sud-Ouest, à qui un envoyé du laboratoire Servier a carrément proposé un... i Pad.

L'influence des labos est d'autant plus grande sur les praticiens qu'ils financent 90% de leur formation continue et achètent à prix d'or les blouses blanches les plus renommées, dont les avis sonnent comme des oracles. Les recruter est un jeu d'enfant : il suffit de les payer pour intervenir dans des colloques ou de leur proposer une étude grassement rémunérée. Dans un récent rapport, l'Igas note que certains pontes peuvent ainsi empocher jusqu'à 600 000 euros par an. «Cette dépense est vite rentabilisée, car elle permet de faire la promotion d'un produit auprès des confrères sous couvert de discours scientifique», dénonce Philippe Foucras, médecin et président du Formindep, un collectif qui défend une formation et une information médicales indépendantes.

C'est avec des méthodes de ce genre que les grands labos sont parvenus à reconquérir le marché des statines (molécules anticholestérolémiques), qui était tombé aux mains des génériques : d'après la Mutualité française, la part de ces derniers, qui culminait à 57% en 2004, s'est effondrée à 42% quatre ans plus tard. Bristol-Myers Squibb n'a pas été le dernier à en profiter : pour doper ses ventes, il a remplacé son Elisor en bout de course par une nouvelle spécialité supposée plus efficace (le Pravadual).

«En réalité, il s'agit de la même molécule, à laquelle on a simplement ajouté de l'aspirine», tempête Gilles Bonnefond, le président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (Uspo). «Si les médecins inscrivaient sur leurs ordonnances la dénomination internationale des molécules au lieu du nom commercial des médicaments, on n'en serait pas là !», se désole Catherine Bourrienne-Bautista, déléguée générale du Gemme, le groupement des principaux génériqueurs de l'Hexagone. Mais ils ne sont que 12% à le faire chez nous, contre 80% au Royaume-Uni.

Pas étonnant que notre pays reste un paradis pour les groupes pharmaceutiques du monde entier. Et que les remboursements de médicaments par la Sécurité sociale atteignent des sommets (plus de 22 milliards d'euros en 2009). Le croira-
t-on ? En 2007, près de la moitié de leur progression a été le fait de nouvelles spécialités n'apportant que peu ou pas d'amélioration thérapeutique. Amère pilule...

Sandrine Trouvelot

© source Capital Peu avant la fin du brevet, en 2006, le laboratoire Schering-Plough a invité une brochette d'experts, dont elle, pour expliquer que la multiplication de pilules génériques aux formes et aux couleurs diverses allait faciliter les trafics, et qu'il convenait donc de prescrire uniquement son produit de «seconde génération» (au goût de citron, donc meilleur), au format bien connu. «Le pire, c'est qu'on y a tous cru !», se désole la députée, qui a, depuis, rédigé un rapport très critique sur le médicament. Quelques mois plus tard, le Conseil de la concurrence, saisi par la société Arrow Génériques, a imposé au fameux labo de rappeler dans la presse la substituabilité du nouveau Subutex avec le générique...

 pharmacie large

Pour pousser leurs pions, les groupes pharmaceutiques, qui consacrent près d'un quart de leur chiffre d'affaires à la vente et à la promotion de leurs produits (contre seulement 17% à la R & D), peuvent aussi compter sur leur armée de visiteurs médicaux. Epinglés par un rapport de l'Igas en 2007, ils ont, certes, fait fondre leurs effectifs de 25 000 à 18 000. Et une charte est censée mieux encadrer les voyages, invitations et autres cadeaux offerts par ces vendeurs rémunérés au pourcentage. Mais ces VRP font toujours des heureux dans les cabinets médicaux. «Au lieu de nous inviter sans motif, ils prennent prétexte d'une pseudo-réunion», sourit un médecin du Sud-Ouest, à qui un envoyé du laboratoire Servier a carrément proposé un... iPad.

 

L'influence des labos est d'autant plus grande sur les praticiens qu'ils financent 90% de leur formation continue et achètent à prix d'or les blouses blanches les plus renommées, dont les avis sonnent comme des oracles. Les recruter est un jeu d'enfant : il suffit de les payer pour intervenir dans des colloques ou de leur proposer une étude grassement rémunérée. Dans un récent rapport, l'Igas note que certains pontes peuvent ainsi empocher jusqu'à 600 000 euros par an. «Cette dépense est vite rentabilisée, car elle permet de faire la promotion d'un produit auprès des confrères sous couvert de discours scientifique», dénonce Philippe Foucras, médecin et président du Formindep, un collectif qui défend une formation et une information médicales indépendantes.

 

C'est avec des méthodes de ce genre que les grands labos sont parvenus à reconquérir le marché des statines (molécules anticholestérolémiques), qui était tombé aux mains des génériques : d'après la Mutualité française, la part de ces derniers, qui culminait à 57% en 2004, s'est effondrée à 42% quatre ans plus tard. Bristol-Myers Squibb n'a pas été le dernier à en profiter : pour doper ses ventes, il a remplacé son Elisor en bout de course par une nouvelle spécialité supposée plus efficace (le Pravadual).

 

«En réalité, il s'agit de la même molécule, à laquelle on a simplement ajouté de l'aspirine», tempête Gilles Bonnefon, le président de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (Uspo). «Si les médecins inscrivaient sur leurs ordonnances la dénomination internationale des molécules au lieu du nom commercial des médicaments, on n'en serait pas là !», se désole Catherine Bourrienne-Bautista, déléguée générale du Gemme, le groupement des principaux génériqueurs de l'Hexagone. Mais ils ne sont que 12% à le faire chez nous, contre 80% au Royaume-Uni.

 

Pas étonnant que notre pays reste un paradis pour les groupes pharmaceutiques du monde entier. Et que les remboursements de médicaments par la Sécurité sociale atteignent des sommets (plus de 22 milliards d'euros en 2009). Le croira-

t-on ? En 2007, près de la moitié de leur progression a été le fait de nouvelles spécialités n'apportant que peu ou pas d'amélioration thérapeutique. Amère pilule...

 medics-couleur-1.jpg

 

      

Source capital : du 14/04/2011

De grincheux le croquant…….

Repost0
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 18:11

Allergie : du rififi dans la lutte contre l'ambroisie

Une véritable politique doit être mise en place au niveau local, national et international

allergies.jpg La création du comité parlementaire de suivi du risque ambroisie a été annoncée ce matin. Trois députés sont à l'origine de cette initiative (Jacques Remiller, député-maire de Vienne, Jean-Marc Roubaud, député-maire de Villeneuve-lès-Avignon, et Alain Moyne-Bressand, député de l'Isère). Leur message est clair : l'ambroisie est en plein développement en France et en Europe, ce qui représente un risque pour la santé publique. Il faut donc l'éliminer.

L'ambroisie est une plante invasive originaire d'Amérique du Nord, qui progresse dans différentes régions. Si le quart sud-est de la France est le plus touché, avec notamment la vallée du Rhône, d'autres secteurs comme le Poitou-Charentes, les Pays de Loire, le Centre ou encore la Bourgogne commencent à être infestés. Les spécialistes s'accordent à dire que la plante, au pollen fortement allergisant, a désormais envahi une zone allant de Bordeaux à Bucarest. Il suffit de quelques grains de ce pollen par mètre cube d'air pour que les symptômes apparaissent chez les personnes sensibles : des rhinites survenant en août et septembre, associant écoulement nasal, conjonctivite, symptômes respiratoires - tels que la trachéite, la toux -, et parfois urticaire ou eczéma. Pire encore : dans 50 % des cas, l'allergie à l'ambroisie peut entraîner l'apparition de l'asthme ou l'aggraver.

Pour une destruction massive de l'ambroisie

Si la nécessité d'une mobilisation contre l'ambroisie fait l'unanimité, l'appel des députés suscite la colère de l'Association française d'étude des ambroisies. "Je vous remercie de ne pas m'avoir invitée à votre conférence de presse de l'Assemblée nationale", leur a écrit le docteur Chantal Déchamp, allergologue et présidente fondatrice de l'Afeda. "J'ai été la première en France à travailler sur cette question depuis 1978 (...). Les deux seuls livres au monde qui existe, je les ai écrits (...). J'ai été nommée par le ministère de la Recherche managé du groupement Cost de l'Union européenne. J'ai effectué plus de cent publications dans des revues à comité de lecture."

La spécialiste relève aussi une erreur dans le communiqué des députés : on peut y lire que "dans notre pays, notamment dans les zones les plus envahies, de 6 à 12 % de la population serait affectée par cette plante extrêmement allergisante." Elle leur fait remarquer que ces chiffres sont faux : "Dans les zones polluées où deux d'entre vous habitent, c'est plus de 20 % de la population qui est malade de l'ambroisie", leur écrit-elle.

Enfin, concernant le repérage des plantes, là encore les positions divergent. Il est bien connu que l'ambroisie se développe dans des milieux ouverts où la terre est dénudée, comme les chantiers, les jachères, mais aussi dans les grandes cultures, notamment dans celles de tournesol. Les députés prônent "la réalisation d'une cartographie nationale qui sera actualisée chaque année, permettant une meilleure surveillance, définition d'actions de lutte ou de contrôle adaptées en fonction de chaque secteur, rédaction d'une réglementation nationale rendant obligatoire la lutte contre cette plante." L'Afeda rappelle qu'elle a mis au point une méthode de télédétection de l'ambroisie par satellite qui permet de repérer cette plante qui pousse très vite en juillet et doit être éliminée dans de brefs délais. Pour elle, il est inutile de faire des cartographies (longues à réaliser) puisque la localisation des plantes change tous les ans avec l'agriculture. Reste que tous souhaitent une destruction massive de l'ambroisie.ambroisie.jpg

 

Source : Le Point.fr - Publié le 13/04/2011

 

De grincheux le croquant

Repost0