Avec son stade, MMA marque des points à domicile
La mutuelle du Mans
est la première entreprise française à donner son nom à une enceinte sportive. Un sponsoring bien ficelé. Et déjà rentable.
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Chorégraphies, sono à fond, feu d’artifice et Premier ministre en «guest star» : le 29 janvier dernier, au Mans, les 25 000 spectateurs du match opposant le club sarthois à l’AC Ajaccio ont cru assister à une cérémonie d’ouverture des jeux Olympiques. Ce soir-là, la ville fêtait l’inauguration de son nouveau stade. Le nom de cet écrin ? MMArena. Les vénérables Mutuelles du Mans Assurances ont mis 13 millions d’euros sur la table – 3 millions dans le financement d’une partie des travaux plus 1 million de redevances par an jusqu’en 2021 – pour apposer leur logo bleu, vert et orange sur l’enceinte. Une première en France.
Effet Euro 2016. Né en 1926 aux Etats-Unis avec le Wrigley Field – la marque de chewing-gum avait sponsorisé le stade de base-ball de Chicago –, le «naming» ne s’est développé en Europe qu’à partir des années 1990. Plus de 140 stades liés à ce type de contrat existent aujourd’hui dans le monde, dont le fameux Staples Center de Los Angeles (fournitures de bureau), l’Emirates Stadium de Londres (compagnie aérienne) ou encore l’Allianz Arena de Munich (assurances).
«Les stades français ont longtemps souffert de leur vétusté : construits dans les années 1940, ils étaient trop défraîchis pour attirer les sponsors», note Nicolas Bailly, de l’agence de marketing sportif Sportfive. L’attribution de l’Euro 2016 à la France a changé la donne : de nombreuses villes ont décidé de rénover leurs enceintes ou d’en construire de nouvelles. L’Etat finançant moins de 10% du 1,7 milliard d’euros d’investissements nécessaires d’ici à 2015, huit communes – Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Nice, Strasbourg, Valenciennes et Lens – cherchent actuellement un généreux parrain. Les cibles ? Des marques d’électronique grand public, de Bancassurance ou d’agroalimentaire, capables de s’engager sur au moins dix ans. Orange, Danone ou LG ont été approchés. Sans succès pour l’instant.
Sans option. En signant avec Le Mans dès la fin 2007, MMA a fait une bonne affaire. L’enveloppe est moindre que celle exigée à présent par la plupart des clubs (lire l’encadré ci-contre). Et elle est sans commune mesure avec les 80 millions d’euros dépensés par Türk Telekom (sur dix ans) pour le stade d’Istanbul ou les 200 millions de dollars lâchés par Barclays (sur vingt ans) pour rebaptiser l’arène des basketteurs des New Jersey Nets. Il est vrai que l’assureur n’a pas mis d’option sur les panneaux publicitaires à l’intérieur du stade (entre 100 000 et 500 000 euros par an l’unité) ni sur le maillot des Sarthois (jusqu’à 6 millions d’euros par an).
Après l’achat des châteaux, au tour des stades ! !
Pour rembourser des sinistres, ils se font tirer l’oreille, normal, les investissements & placements rapportent plus…………
« L’argent vat à l’argent c’est bien connu ! ! »
Une info DE : Grincheux le croquant ;

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