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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 07:15

 

 

Le safran, or rouge provençal à 30 000 euros le kilo

 


 

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Très beau, très cher, mais des coûts de main d'œuvre énormes

 

 

 

C'est une épice aux caractéristiques plus proches de certains métaux que de celles d'un produit agricole. Il est rare et précieux comme l'or mais deux fois plus cher. Sa poudre est rouge comme le cuivre ce qui lui vaut le surnom d'or rouge. Coûteux en main d'œuvre mais nécessitant un faible investissement au départ, garantissant un développement rapide, assurant une rentabilité des produits transformés, offrant de nombreux débouchés, il suscite depuis quelques années un formidable engouement. En Provence, ils sont 90 à composer cette filière atypique.

Dans les années 1990, les safranières françaises se comptaient sur les doigts d'une main. Aujourd'hui, elles sont plusieurs centaines, dont environ 90 en Paca. Un juste retour au pays qui récoltait par tonnes le safran jusqu'à la Révolution. Deux fois plus cher que l'or, trois fois plus que le caviar, le stigmate se négocie entre 25 et 40 000 ¬ le kilo, d'où son surnom d'or rouge. Un prix justifié par une récolte manuelle : Il faut 200 000 fleurs de Crocus sativus pour obtenir 1 kg de filaments, les pistils, si concentrés en goût qu'un seul gramme traité dans les règles de l'art peut régaler 60 convives. Pour cela, il faut les couper manuellement, un à un, et compter en moyenne une heure pour cueillir 2 000 fleurs et 5 heures pour en récupérer les filaments. Mais à quelque 3 000 euros les 100 grammes de safran séché, ça vaut le coup de "bêcher".

La safran d'importation est moins cher, mais de (beaucoup) moindre qualité

"Notre jeune filière se porte si bien que la concurrence devient menaçante. La vente individuelle rencontre déjà ses limites, résume Daniel Vaslin, président de l'association Safran Provence. Notre future coopérative permettra de contrôler la qualité, de proposer un prix unique raisonnable et de fournir de plus grandes quantités". Les safraniers provençaux sont unanimes : la demande est réelle et loin d'être comblée. Mais elle est « polluée » par un safran d'importation trois fois moins cher. Or les analyses sont formelles : le safran de Provence dépasse haut la main les critères de classement en Catégorie I( norme ISO 3632) qui évalue la concentration en crocine (couleur), picrocrocine (goût) et safranal (parfum).

60 000 bulbes sur 1 000m2 donnent 1500 grammes par an

"Comment lutter contre l'Iran, qui représente 90% de la production mondiale (estimée entre 90 et 200 tonnes par an) avec une main d'œuvre pratiquement gratuite", s'inquiète François Pillet, producteur dans le Vaucluse. François et Marie font figure de pionniers. Quand ils ont démarré en 2000, leur banquier a accueilli le projet avec circonspection. Il leur a fallu 4 ans avant de récolter un premier kilo, soit au prix du safran non transformé, autour de 30 000 euros . Mais la surface d'exploitation na pas grossi depuis. Pourtant, outre les terres (si possible ensoleillées et argileuses), le principal investissement repose sur l'achat de bulbe (à 1 euro l'unité). Sur l'exploitation de François Pillet, les 60 000 bulbes occupent 1 000 m2 et produisent environ 1 500 grammes par an. On ne peut pas gagner notre vie avec cette seule culture , prévient François Pillet. En plus dans la culture du safran, rien n'est mécanisable. Que ce soit la plantation des bulbes, l'entretien des terres, la récolte et le séchage ... tout se fait à la main. Son exploitation requiert donc 2 400 heurs de main d'œuvre - près de 7 h quotidiens dimanche compris. Toute nouvelle safranière à Barras, Guilène Cheron est une ressource précieuse pour l'association Safran Provence. Retraitée à 50 ans de l'Éducation nationale, la professeure de biologie met sa connaissance des qualités organoleptiques au service des autres adhérents. En octobre dernier, ses premiers 5 000 bulbes plantés ont donné... 25 grammes. Elle se donne 3 ans pour dégager un bénéfice, avec l'objectif de ne pas dépasser 500 g et de faire des produits dérivés qui apportent une nette plus value. Au-delà, "ça demande trop d'investissement physique".

Équation insoluble

Sur ce point, Rose-Marie Garcin, exploitante à Bayons, rejoint le calcul de Guilène. Elle a fait le choix d'en vivre mais très modestement. "Au-delà du kilo, on bascule dans un autre système, avec embauche de salariés et achat de terres pour assurer les nécessaires rotations". En 2006, Rose-Marie, aujourd'hui 33 ans, a quitté son poste de conseiller forestier à Montpellier pour reprendre la ferme de ses grands-parents. Elle se tourne vers le safran en raison de la petite taille du terrain. Elle obtient de bons rendements - pour l'instant 600 g sur 2000 m2 mais se heurte au foncier disponible. 
Comme plupart des agriculteurs provençaux. Céline Ceccaldi, 31 ans, peut s'estimer heureuse. Ses restanques plein sud s'étirent sous le mont Garlaban (Bouches-du-Rhône). Malgré des débuts peu prometteurs en 2008, elle est l'une des rares à vivre uniquement de cette culture. Cette année, elle a vendu 6 000 ¬ de safran labellisé AB (200 g) et 9 000 ¬ en excédents de bulbes qui peuvent également être vendus. Pour être rentable, elle sait qu elle doit vendre 800 g de stigmates et 20 000 bulbes par an. Elle est parvenue à écouler toute sa récolte en 2011 et est assurée d'en faire autant en 2012. 
Si l'offre actuelle ne comble pas la demande, si la rentabilité paraît assurée, l'investissement initial requis faible, le climat de l'Hexagone favorable à ces épices persanes, pour autant, tous concèdent qu'il est difficile d'en vivre. Aussi, François Pillet, architecte, et sa compagne Marie, fine cuisinière formée au Ritz, ont-ils cherché à développer une activité annexe, avec un projet d'agro-tourisme global incluant maison et table d'hôtes.
 

 

 

 

Repères

La production mondiale est estimée entre 90 et 200 tonnes par an, dont 90% par l’Iran. La plus grande part de la production mondiale, de l’ordre de 300 tonnes par an avec les poudres et stigmates, provient d’une large ceinture s’étendant de la mer Méditerranée jusqu’au Cachemire occidental. L’Iran domine le marché à 90% mais l’Espagne, l’Inde, la Grèce, l’Azerbaïdjan, le Maroc et l’Italie font partie des pays producteurs. Le prix élevé du safran s’explique par la difficulté d’extraction, qui s’effectue manuellement, d’un grand nombre de petits stigmates, seules parties de la fleur à posséder les propriétés aromatiques désirées. De plus, un très grand nombre de fleurs doivent être traités pour obtenir au final une quantité commerciale de safran. Le prix d’achat en grosse quantité de safran de qualité inférieure peut atteindre près de 500 USD par livre, mais au détail et pour de petites quantités, il excède près de dix fois cette somme. Dans les pays occidentaux, il revient approximativement à 1 550 ¬ le kg. Le prix élevé est cependant compensé par les petites quantités requises : quelques grammes suffisent pour les applications médicales et quelques fils par personne en cuisine (il y a entre 70 000 et 200 000 fils dans une livre).


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