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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 10:53

Polluer plus pour gagner plus,
 

véritable credo industriel

La rétro du lundi...........

Esquisse d’une véritable politique environnementale visant à prévenir les nuisances olfactives et visuelles générées par la jeune industrie, l’arrêté de février 1806 du préfet de police de Paris classe en trois catégories les fabriques selon leur toxicité, à l’instigation de Chaptal, ministre de l’Intérieur démissionnaire qui attire l’attention sur l’imminence d’un bras de fer opposant les industriels aux riverains mécontents d’odeurs qu’ils jugent délétères émanant de leurs usines : les plus dangereuses doivent être éloignées des habitations, les plus incommodes sont tolérées, les plus insalubres sont placées sous surveillance, cependant que le Conseil de salubrité, gestionnaire de la santé publique créé en 1801, se doit d’enquêter avant toute nouvelle implantation.

Si ces mesures, étendues à tout l’Empire dès 1810, permettent dans un premier temps d’endiguer la pollution en contenant les émanations, en élevant les cheminées et en enterrant les eaux usées, elles s’avèrent bientôt insuffisantes pour contrer d’une part l’ampleur de la croissance industrielle, d’autre part une urbanisation non réglementée incitant la population à paradoxalement encercler les sites des manufactures. En 1881, selon l’avocat Maxime Napia, il est des industries pouvant devenir « de terribles foyers d’infection épidémique » ou exposer les maisons environnantes « à des risques continuels d’explosion ou d’incendie ».

Quand certaines « sont susceptibles d’émettre des vapeurs désastreuses pour les fruits de la terre », d’autres « ruinent à tout jamais la santé du personnel qu’elles emploient. (...) Laissé libre, sans aucun contrôle, l’usinier, talonné par une concurrence chaque jour plus acharnée, ne songera souvent qu’à réduire ses frais généraux au strict indispensable et négligera, par suite, les mesures d’hygiène les plus élémentaires ».

Plaintes et pétitions nombreuses adressées à l’Administration préfectorale et aux corps élus aboutissent en 1932 à la promulgation de la loi Morizet prohibant l’installation d’une usine de première ou deuxième classe dans les zones réservées aux habitations, mettant enfin en accord urbanisme et législation des établissements classés, alourdissant les pénalités encourues par des industriels qui ne peuvent plus ignorer les déchets qu’ils rejettent dans l’atmosphère.

Deux siècles après que Chaptal ait soulevé de prééminentes questions liées au développement durable, l’ampleur de la tâche demeure colossale...

http://static.mediapart.fr/files/media_79477/631.jpg

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 18:08
La blagounette  du lundi...........( Rétro)

Toujours d'actu ! (publiée en octobre 2009 )

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 12:40
La rétro du lundi.........

Septembre 2010: "Le ministre de l'intérieur de l'époque ( Brice Hortefeux ) ne cesse de mettre en garde les Français contre un risque térroriste qui serait " maximal" cette médiatisation suscite à cet égard bien des intérrogations ....

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 15:05
La rétro du lundi

Orthographe à propos de la suppression de l’accent circonflexe, mais au fait depuis combien de temps existe-t-il ? Un petit retour en arrière….

Les accents sur la lettre e
et l’abandon de l’écriture gothique

 

(D’après « Mélanges littéraires, philologiques
et bibliographiques », paru en 1818)

 

Avant le règne de François Ier, qui débuta en 1515, on ne trouve aucun e accentué dans les manuscrits ni dans les livres imprimés, et cependant les différentes valeurs de l’e étaient déjà tellement distinctes, que, pour certains noms terminés en é, on écrivait ai. Si la distinction entre le u et le v, de même que celle entre le i et le j, est bien établie dès le XVIIe siècle, l’e accentué s’imposa en revanche plus tardivement, notre langue n’accouchant de l’accent circonflexe qu’au début du XVIIIe siècle. Et en 1814, la lettre e hérita par ailleurs temporairement d’un accent dit moyen sous l’impulsion de la célèbre imprimerie Didot.

Après la publication, en 1529, du Champ fleury au quel est contenu l’art et science de la deue et vraye proportion des lettres antiques, de Geoffroy Tory (vers 1480 - 1533), l’ajout des accents sur le e fait l’objet de propositions, le choix s’affirmant lentement avec la parution, au milieu du XVIe siècle, du Dictionnaire François-latin de Robert Estienne.

Mais le lexicographe et imprimeur royal Robert Etienne (1503-1559), dont le dictionnaire, paru en 1539, constitue le plus ancien dictionnaire latin et français, n’admettait l’accent aigu sur le e que lorsque cette lettre était en fin de mot. Ce n’est qu’en 1600 et 1615 que l’on inventa réellement l’accent aigu formant le é.

L’accent grave est, quant à lui, postérieur à 1706. L’érudit Joseph Scaliger (1540-1609) prétend cependant que le libraire-imprimeur vénitien Alde Manuce (1449-1515) est le premier qui a introduit dans le latin l’accent grave, la virgule et le point-virgule ; et qu’avant lui personne n’en avait fait usage. Cette assertion demande une explication ; car elle donnerait à entendre qu’avant Alde Manuce, il n’existait ni accent, ni virgule ; ce qui serait faux : disons donc que la plupart des signes de ponctuation sont fort anciens, mais que l’usage de les désigner tels que nous nous en servons maintenant, c’est-à-dire la valeur que nous leur donnons, est assez moderne.

Il n’est pas inutile, sur le sujet de la ponctuation ancienne, de consulter le tome III du Nouveau traité de diplomatique. On y trouve tout ce qui regarde la ponctuation des anciens ; les interponctions des inscriptions lapidaires et métalliques, des manuscrits et des diplômes ; les divers usages des points, des virgules et des accents ; les marques de corrections, de renvois, d’exponctions, de transpositions, etc. ; les obèles, astérisques, lemnisques, guillemets, réclames, et les divers autres signes employés dans l’écriture antique.

L’accent circonflexe est postérieur à 1730, c’est-à-dire à l’époque où l’abbé Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre, écrivain, diplomate et académicien, écrivait sur l’orthographe un livre alors contrarié et mal apprécié : Projet pour perfectionner l’orthographe des langues de l’Europe. Il observe que chacune de ces innovations fit d’abord crier ceux qu’il désigne comme les gens à routine, contre ceux qu’ils appellent les novateurs ; mais que la convenance et le besoin l’emportèrent sur les arrêts mêmes de l’Académie.

À l’occasion de la parution, en 1814, d’une édition annotée de la Henriade de Voltaire, l’imprimerie Didot l’aîné imagina en 1814 un nouvel accent appelé moyen, et qui, devant être placé sur l’e, tenait le milieu entre l’accent grave et l’accent aigu, à peu près comme le son de l’e dans zèle tient le milieu entre le son de l’e grave dans procès et le son de l’e aigu dans bonté. La forme que Didot donna à cet accent moyen est toute simple : c’était un trait vertical, ne penchant ni à droite comme l’accent aigu, ni à gauche comme l’accent grave.

Il devait servir à fixer l’accentuation qui variait dans tous les dictionnaires pour l’e des mots règne, règle, sèche, fièvre, lièvre, sacrilège, fève, etc. Didot publia une petite dissertation sur cette heureuse innovation en tête de l’édition de la Henriade, qui fait partie de sa belle collection des meilleurs ouvrages de la langue française. Il fit usage de l’accent moyen dans ce volume ainsi que dans tous ceux qui le suivirent.

Passons à la distinction que l’on a faite entre la voyelle u et la consonne v d’une part, entre la voyelle i et la consonne j d’autre part, surtout dans les livres imprimés. On prétend que le premier qui a fait cette distinction, est Louis Elzevir, de Leyde, qui a commencé à imprimer en 1595, et qui a fini en 1616 ; mais il n’a adopté cette distinction que dans les lettres de bas-de-casse, c’est-à-dire dans les lettres courantes ou minuscules. Quant aux majuscules ou capitales, c’est Lazare Zetzner, de Strasbourg, qui, le premier, a distingué, en 1619, les mêmes lettres voyelles des consonnes. On lui doit l’U rond voyelle et le J consonne à queue.

Malgré cette innovation dont on devait sentir l’utilité, on employa longtemps encore le V comme voyelle, et l’I comme consonne. Qu’on ait ainsi agi dans le style lapidaire, rien n’est plus naturel ; ces sortes de lettres y sont de rigueur, parce qu’elles doivent ressembler aux caractères employés par les anciens Romains dans leurs inscriptions ; mais il est ridicule, dans l’écriture courante, de confondre des voyelles et des consonnes qui doivent être si distinctes à cause de la prononciation.

Ajoutons qu’il n’y a guère plus de deux siècles et demi qu’on prononçait François, comme saint François, au lieu de français. Boileau nous en fournit la preuve dans la satire III, intitulée Le Repas, publiée en 1667 :

A mon gré le Corneille est joli quelquefois.
En vérité, pour moi, j’aime le bon François.

Si la prononciation n’eût pas été telle, Boileau, si exact sur la rime, n’eût pas employé celle-ci, même en se moquant du personnage qu’il fait parler ainsi.

Disons enfin un mot sur la prononciation vicieuse du Q dans quis et quam, avant le philosophe et grammairien Pierre de La Ramée (vers 1515 - 1572) : on prononçait kiskis et kankan, au lieu de quisquis et quamquam. Quand cet habile professeur voulut rectifier cette prononciation, il éprouva les plus grandes difficultés et se fit beaucoup d’ennemis. Les deux ouvrages qu’il publia contre Aristote en 1543, lui en avaient fait bien davantage, et l’avaient même fait condamner par le Parlement. Lors de ses querelles sur la prononciation du Q, un mauvais plaisant dit : « Cette maudite lettre Q fait à elle seule plus de kankan que toutes les autres lettres ensemble. »

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 09:31

La rétro du jour:

 

L’Histoire de la mythique route 66

La 66 est la route des réfugiés, de ceux qui fuient le sable et les terres réduites, le tonnerre des tracteurs, les propriétés rognées, la lente invasion du désert vers le nord, les tornades qui hurlent à travers le Texas, les inondations qui ne fertilisent pas la terre et détruisent le peu de richesses qu’on y pourrait trouver. C’est tout cela qui fait fuir les gens, et par le canal des routes adjacentes, les chemins tracés par les charrettes et les chemins vicinaux creusés d’ornières les déversent sur la 66. La 66 est la route-mère, la route de la fuite.

John Steinbeck, Les Raisins de la Colère

L'histoire en Musique........

AVANT LA ROUTE

Au XIXe siècle, la seule route commerciale reliant l'Est à l'Ouest était la voie maritime contournant le Cap Horn. L'essor des migrations vers l'Ouest, catalysées par la présence de richesses dans le sous-sol du Far West, rendit nécessaire l'ouverture d'une voie plus directe et surtout plus rapide. C'est ainsi qu'en 1867 fut inaugurée la première ligne de chemin de fer transcontinentale.
Pourtant, au début du XXe siècle, alors que 300 000 kilomètres de voies ferrées sont déjà en exploitation, les autorités et les industriels comprennent la nécessité de développer un réseau routier.

1923 - GENÈSE

C'est ainsi qu'en 1923, un homme d'affaire originaire de l'Oklahoma, Cyrus Avery, imagine un réseau routier organisé, remplaçant le désordre des pistes existantes...
En 1925, il présente à l'American Association of State Highway Officials son projet de réseaux routiers inter-états, les futures "Interstates", dont une route transversale reliant les Grands Lacs au Pacifique, au travers de huit états.
La Route 66 est née... Son créateur la baptisera la Grande Route Diagonale.

1926 - NAISSANCE

La Route est baptisée "US Route 66" et les travaux débutent en 1926, mais ce n'est qu'en 1938 qu'elle sera entièrement empierrée. On la surnomme alors "Main Street of America" (Grande Rue de l'Amérique), ou encore "Mother Road" (la Mère des Routes, ou Route-Mère), selon l'expression de l'écrivain Steinbeck.

LES ANNÉES 1930

La Grande Dépression, qui suit la crise de 1929, a pour conséquences le chômage et la misère. A cette crise économique s'ajoutent le Dust Bowl, événements climatiques se traduisant par une grande sécheresse et des tempêtes de poussières, de 1934 à 1936, réduisant à néant les récoltes des familles exploitant les terres de l'Oklahoma et de l'Arkansas (les "Okies" et les "Arkies", ces termes étant péjoratifs).
Ces familles ne pouvant rembourser les banques, propriétaires des terres exploitées qui, de plus, introduisent l'utilisation du tracteur, n'ont d'autre choix que l'exode.
Les "vertes vallées de Californie", véritable Terre Promise, et l'existence de la Route 66, leur ouvrent une voie toute tracée vers l'Ouest.

LES ANNÉES 1940-1950

Avec la Seconde Guerre Mondiale, la Route 66 devient un itinéraire privilégié pour l'acheminement de matériels et de troupes militaires, mais elle gardera des séquelles du transport incessant de matériels lourds.
Dans les années 1950, la démocratisation de l'automobile et des vacances draine des millions d'Américains sur la Route, friands des paysages qu'elle offre et des tout nouveaux Parcs Nationaux qu'elle dessert.
L'état de la Route, ainsi que son dimensionnement, ne sont plus adaptés au trafic qu'elle doit supporter.

1956-1984 - UNE MORT PROGRAMMÉE

De retour de la Seconde Guerre Mondiale, le Général Eisenhower arrive au pouvoir en 1953. Sur le modèle avancé des autoroutes allemandes, il propose en 1956 l'Interstate Highway System, un vaste réseau autoroutier financé par le gouvernement fédéral, destiné à relier rapidement et directement tous les états.
Ce réseau est déclaré officiellement terminé en 1991.

Le 13 octobre 1984, la ville de Williams, en Arizona, est la dernière de la Route 66 à être contournée. Il est maintenant possible de rejoindre Los Angeles depuis Chicago sans quitter les Interstates, en à peine plus de trente heures...
Peu à peu la Route 66 est oubliée : les panneaux sont progressivement retirés, la Route n'est plus entretenue ; par endroits, elle disparaît littéralement.

1987 - RENAISSANCE

Le 18 février 1987, Angel Delgadillo, qui refuse de regarder mourir la Route, crée la Arizona Route 66 Association, dans le but de sauvegarder ce monument qu'est devenue la Route au fil des décennies.

Quand je repense au 18 février 1987 [...], je me dis que nous avons organisé ce jour-là une fête qui ne s'arrêtera plus jamais...

Quelques mois plus tard, l'état d'Arizona accorde au tronçon Selgiman - Kingman la désignation officielle de Historic Route 66.
Peu à peu, l'intégralité de l'itinéraire d'Arizona obtient la même dénomination, puis c'est au tour des sept autres états traversés, qui créent eux aussi des associations similaires.

Aujourd'hui le gouvernement a officiellement reconnu la légitimité de la sauvegarde de la Route, tant elle a joué un rôle fondamental dans l'Histoire des Etats-Unis.

Mais Il est très difficile de suivre la Route 66 de Chicago à Santa Monica ; son tracé ayant évolué au fil des années, de nombreux contournements (ou "by-pass" en anglais) viennent compliquer la tâche. Aujourd'hui, la route dite "Historic Route 66", plus ou moins bien balisée selon les états, correspond à l'itinéraire touristique.
Ce Road Book a donc pour but de présenter le tracé originel, virage par virage, ainsi que les itinéraires alternatifs, en fonction de leur date de mise en service. En effet, aujourd'hui, de nombreux tronçons ont totalement disparu, d'autres sont tout simplement devenus impraticables, et certains ont même été submergés par les eaux !

La Route se parcourt d'Est en Ouest ; les cartes du Road Book se lisent donc de droite à gauche...

Les distances sont exprimées en miles, afin de correspondre avec l'affichage du compteur de votre véhicule ; en passant votre curseur dessus, vous verrez apparaître la conversion en kilomètres. Par contre, les courtes distances, que j'utilise pour situer des intersections proches l'une de l'autre, sont exprimées en mètres, ce qui permet de les visualiser plus facilement lorsque vous serez sur la Route.

Les temps de parcours sont donnés à titre indicatif, et s'ils sont d'ailleurs plutôt larges, ils ne prévoient pas les détours, les visites, les arrêts, ni les erreurs d'itinéraire !

Un départ d'itinéraire pour une curiosité, un extra ou un Parc National, est indiqué en vert, à l'endroit où vous devrez commencer à le suivre.

Lorsque plusieurs itinéraires sont possibles, j'indique en vert celui que je vous recommande, en fonction des visites à effectuer le long de celui-ci, de sa longueur ou encore de son accessibilité ; mais il ne s'agit là que d'un choix personnel.

Je vous propose également des raccourcis, indiqués en rouge, lorsque certaines portions, longues, inintéressantes ou impraticables, ne méritent pas nécessairement d'être parcourues (sauf si vous tenez à emprunter chaque mile qui constitue la Route).

Enfin, par endroits, je serai amené à vous proposer un itinéraire alternatif, indiqué en bleu, lorsqu'une autre portion de route a été utilisée de façon ponctuelle.

Les sites remarquables sont indiqués dans les encadrés orange, dont la photo mène à la fiche descriptive. Attention, ils ne sont pas tous affichés dans le Road Book : pour les voir tous, parcourez les sections Curiosités, Extras et Parcs Nationaux.

Voilà, je crois que vous savez tout ; il ne vous reste plus qu'à mettre le contact...
Je vous souhaite une Bonne Route, et elle commence à
Chicago, Illinois !

Bonne route.............
Bonne route.............
Bonne route.............
Bonne route.............
Bonne route.............
Bonne route.............

Bonne route.............

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 09:48
Dans la série " 1ier vol en aérostat "

Vous propose aujourd'hui ; 

le premier vol habité en montgolfière non captive

(D’après « Histoire des ballons et des ascensions célèbres », paru en 1876)

Ce premier voyage aérien en ballon non captif exécuté par des hommes eut un immense retentissement, la nouvelle remuant le monde entier. En France, l’émotion fut générale et profonde, l’événement inspirant non seulement les poètes mais également la verve des caricaturistes.

Le parc du château de la Muette, possession du roi, avait été mis à la disposition de Pilâtre de Rozier, et c’est là que se fit l’ascension. L’aérostat était celui qui avait servi déjà dans les expériences faites au faubourg Saint-Antoine. L’ascension devait avoir lieu le 20 novembre ; mais le vent et la pluie firent remettre au lendemain l’expérience. Elle eut lieu en effet, bien que l’état de l’atmosphère ne fût guère plus favorable.

Faujas de Saint-Fond livre un récit de l’événement dans Première suite de la description des expériences aérostatiques de MM. de Montgolfier et de celles auxquelles cette découverte a donné lieu : « Les mêmes accidents qui étaient arrivés dans pareille occasion ne manquèrent pas de se présenter dans celle-ci ; le vent d’une part, la force d’ascension de l’autre, et la résistance des cordes tourmentèrent si fort l’aérostate, qu’elle ne tarda pas à se déchirer et à s’abattre ensuite sur la terre, où elle se serait infailliblement brûlée sans les secours très prompts qu’on fut à portée de lui donner ; l’on vint à bout cependant de la ramener sur l’estrade où elle perdit, en peu de minutes, par les déchirures qui s’y étaient faites, le gaz, ou plutôt l’air raréfié qu’elle contenait.

« Ce contretemps était sans doute très fâcheux dans une pareille circonstance, et c’est ici encore où l’on fut à portée de juger de l’ingratitude des gens peu instruits ; car croirait-on qu’il régna dans quelques groupes une espèce de murmure qui annonçait le mécontentement, et que quelques personnes s’empressèrent de partir sur-le-champ pour Paris, afin d’y annoncer que la machine était détruite.

« Il faut convenir, d’un autre côté, que tout ce qu’il y avait de distingué par le rang et par les connaissances dans cette assemblée prit un intérêt vif à cet accident. L’on encouragea M. de Montgolfier, plusieurs dames offrirent de mettre la main à l’œuvre, et l’on s’empressa de réparer les déchirures. Ces détails, copiés fidèlement sur les lieux, ne doivent pas être négligés, quoique minutieux ; ils touchent de trop près à l’histoire de cette découverte, et ils apprennent en même temps la manière dont se comportent les hommes dans des circonstances pareilles, qui ne se présentent pas chaque jour.

« Enfin, après une heure et demie environ de travail, tout étant réparé, et la machine ayant été remplie en huit minutes, elle fut promptement lestée avec les approvisionnements de paille nécessaires pour entretenir le feu pendant la route, et M. le marquis d’Arlandes d’un côté, M. de Rozier de l’autre, prirent leurs postes avec un courage et un empressement sans égal.

« L’aérostate quitta la terre sans obstacles, et dépassa les arbres sans danger ; elle s’éleva d’abord d’une manière assez tranquille pour qu’on pût la considérer à l’aise ; mais à mesure qu’elle s’éloignait, l’on vit les voyageurs baisser leurs chapeaux et saluer les spectateurs qui étaient tous dans le silence et l’admiration, mais qui éprouvaient un sentiment d’intérêt, mêlé de regret et de crainte. »

Le ballon monta promptement, longea la Seine jusqu’à la hauteur du Trocadéro, passa entre l’École militaire et l’Hôtel des Invalides et se dirigea, par les Missions étrangères, du côté de Saint-Sulpice. Décidés à tout faire pour que l’aérostat ne tombât point dans Paris même, les aéronautes forcèrent alors le feu : le ballon s’éleva et rencontra un courant d’air qui, le poussant au sud, le porta à la Butte-aux-Cailles, entre la barrière d’Enfer et la barrière d’Italie. C’est la que descendirent les voyageurs, c’est de là que l’aérostat, replié et placé sur une voiture, fut rapporté dans les ateliers de Réveillon.

Les aéronautes n’avaient pas ressenti durant leur voyage la plus légère des incommodités et, dès qu’ils eurent mis pied à terre, le marquis d’Arlandes sauta à cheval pour aller dire à ses amis, réunis au château de la Muette, son heureux et facile voyage. Reçu avec des transports de joie, le compagnon de Rozier raconta sa course à travers les airs, et procès-verbal fut dressé sur l’heure de l’ascension qui venait d’être faite. Voici ce procès-verbal :

« Aujourd’hui 21 novembre 1783, au château de la Muette, on a procédé a une expérience de la machine aérostatique de M. de Montgolfier. Le ciel était couvert de nuages dans plusieurs parties, clair dans d’autres, le vent nord-ouest.

« A midi huit minutes, on a tiré une boîte qui a servi de signal pour annoncer qu’on commençait à remplir la machine. En huit minutes, malgré le vent, elle a été développée dans tous les points et prête à partir, M. le marquis d Arlandes et M. Pilâtre de Rozier étant dans la galerie.

« La première intention était de faire enlever la machine et de la retenir avec des cordes, pour la mettre a l’épreuve, étudier les poids exacts qu’elle pouvait porter, et voir si tout était convenablement disposé pour l’expérience importante qu’on allait tenter. Mais la machine poussée par le vent, loin de s’élever verticalement, s’est dirigée sur une des allées du jardin, et les cordes qui la retenaient, agissant avec trop de force, ont occasionné plusieurs déchirures, dont une de plus de six pieds de longueur. La machine, ramenée sur l’estrade, a été réparée en moins de deux heures.

« Ayant été remplie de nouveau, elle est partie à une heure cinquante-quatre minutes, portant les mêmes personnes ; on l’a vue s’élever de la manière la plus majestueuse ; et lorsqu’elle a été parvenue à environ deux cent soixante-dix pieds de hauteur, les intrépides voyageurs, baissant leurs chapeaux, ont salué les spectateurs. On n’a pu s’empêcher d’éprouver alors un sentiment mêlé de crainte et d’admiration.

« Bientôt les navigateurs aériens ont été perdus de vue ; mais la machine, planant sur l’horizon, et étalant la plus belle forme, a monté au moins à trois mille pieds de hauteur, où elle est toujours restée visible : elle a traversé la Seine au-dessous de la barrière de la Conférence ; et passant de là entre l’Ecole militaire et l’Hôtel des Invalides, elle a été à portée d’être vue de tout Paris.

L’aérostat longe la Seine avec, à son bord, Pilâtre de Rozier
et le marquis d’Arlandes, le 21 novembre 1783

 

« Les voyageurs satisfaits de cette expérience, et ne voulant pas faire une plus longue course, se sont concertés pour descendre ; mais s’apercevant que le vent les portait sur les maisons de la rue de Sève, faubourg Saint-Germain, ils ont conservé leur sens-froid, et augmentant le feu, ils se sont élevés de nouveau, et ont continué leur route en l’air jusqu’à ce qu’ils aient eu dépassé Paris.

« Ils sont descendus alors tranquillement dans la campagne, au delà du nouveau boulevard, vis-à-vis le moulin de Croulebarbe, sans avoir éprouvé la plus légère incommodité, ayant encore dans leur galerie les deux tiers de leur approvisionnement ; ils pouvaient donc, s’ils l’eussent désiré, franchir un espace triple de celui qu’ils ont parcouru ; leur route a été de quatre à cinq mille toises, et le temps qu’ils y ont employé, de vingt à vingt-cinq minutes.

« Cette machine avait soixante-dix pieds de hauteur, quarante-six pieds de diamètre ; elle contenait soixante mille pieds cubes, et le poids qu’elle a enlevé était d’environ seize à dix-sept cents livres.

« Fait au château de la Muette, à cinq heures du soir.

« Signé : le duc de POLIGNAC, le duc de GUINES, le comte de POLASTRON, le comte de VAUDREUIL, d’HUNAUD, Benjamin FRANKLIN, FAUJAS de SAINT-FOND, DELISLE, LEROY, de l’Académie des sciences. »

Dans le même temps que la caricature versait son ironie plus ou moins spirituelle sur les efforts des partisans de la nouvelle idée, on voyait des pamphlets contre les véritables travailleurs infester l’étalage des libraires. « Nous en avons lu, dit M. Marion, qui déclarent la découverte des ballons immorale, et cela pour plusieurs raisons : 1° parce que le bon Dieu n’ayant pas donné d’ailes à l’homme, il est impie de prétendre mieux faire que lui et d’empiéter sur ses droits (la même raison anathématise le commerce maritime international) ; 2° parce que l’honneur et la vertu sont en danger permanent s’il est permis à des aérostats de descendre à toute heure de la nuit dans les jardins et vers les fenêtres ; 3° parce que, si le chemin de l’air est ouvert à tout le monde, il n’y a plus de propriétés fermées ni de frontières aux nations ».

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 09:37
La "Rétro du lundi "premier saut en parachute"

Savez - vous quand à eu lieu le

"1 ier saut en parachute"

 

 

    le 22 octobre 1797 : 
d’une hauteur de 1000 mètres
effectué par André-Jacques Garnerin

(D’après « Histoire des ballons et des ascensions célèbres », paru en 1876)

C’est la prison et l’impossibilité de conquérir autrement que par la voie des airs la liberté, qui inspira à André-Jacques Garnerin, le premier qui se soit en se confiant à un parachute, jeté du haut d’un ballon à terre, la pensée et le désir de le tenter

Près de 25 ans plus tôt, le 26 novembre 1783, Louis-Sébastien Lenormand, plus tard professeur au Conservatoire des arts et métiers, mena en secret une expérience préparatoire : il attacha au manche de deux parasols de 30 pouces les extrémités de leurs baleines, et, en tenant un dans chaque main, se laissa tomber de la hauteur d’un premier étage. Bientôt, aidé de l’abbé Bertholon qui avait eu vent de sa tentative par un passant témoin de la scène, il fit une autre tentative : à un parasol de la même dimension que ceux dont il s’était déjà servi, furent attachés divers animaux : lancés du haut de la tour de l’Observatoire de Montpellier, ils touchèrent terre sans encombre.

 

« D’après cette expérience, dit Lenormand, je calculai la grandeur du parasol capable de garantir d’une chute, et je trouvai qu’un diamètre de quatorze pieds suffisait, en supposant que l’homme et le parachute n’excèdent pas le poids de deux cent livres, et qu’avec ce parachute un homme peut se laisser tomber de la hauteur des nuages sans risquer de se faire de mal. » (Annales de physique et de chimie, tome XXXVI) Sans tenter de descendre d’aussi haut, Lenormand voulut au moins exécuter lui-même l’expérience qu’il venait d’imposer à des animaux qui représentaient son poids et sa grosseur. Pendant la session des États du Languedoc, il se jeta le 26 décembre 1783 du haut de la tour de l’Observatoire et prit terre heureusement.

Élève du physicien Jacques Charles (1746-1823), André-Jacques Garnerin, né en 1769, qui avait embrassé les idées révolutionnaires et avait été très jeune encore envoyé comme commissaire à l’armée du Nord, fut pris dans un combat d’avant-poste à Marchiennes et traîné pendant plusieurs années de prison en prison : il se rappela l’expérience faite par Lenormand à Montpellier, et s’efforça de réunir les objets nécessaires pour la tenter à son tour ; mais ses préparatifs furent découverts et force lui fut de renoncer à ses projets.

Il ne cessa point d’y songer cependant. « L’amour de la liberté, dit-il dans le programme de sa première descente en parachute, si naturel à un prisonnier, m’inspira plus d’une fois le désir de m’affranchir de ma rigoureuse détention. Surprendre la vigilance de mes sentinelles, briser d’énormes grilles de fer, percer des murs de dix pieds d’épaisseur, se précipiter du haut en bas d’un rempart, sans se fracasser, sont des projets qui me servirent quelquefois de récréation. L’idée de Blanchard de présenter de grandes surfaces à l’air, pour neutraliser, par sa résistance, l’accélération du mouvement dans la chute des corps, me parut n’avoir besoin que d’une bonne théorie pour être employée avec succès. Je me suis appliqué à en poser les bases. Après avoir déterminé les dimensions d’un parachute pour se précipiter du haut d’un rempart ou d’une montagne très escarpée, je m’élevai, par une progression naturelle, jusqu’aux proportions que devrait avoir un parachute destiné à un voyageur aérien dont le ballon ferait explosion à trois ou quatre mille toises. »

 

Dès qu’il fut libre (1797), Garnerin en profita pour tenter l’expérience qu’il n’avait en prison que trop longtemps méditée. « Le 1er brumaire an XI (22 octobre 1797), raconte l’astronome de Lalande, à 5 heures 28 minutes du soir, le citoyen Garnerin s’éleva à ballon perdu au parc de Monceau ; un morne silence régnait dans l’assemblée, l’intérêt et l’inquiétude étaient peints sur les visages. Lorsqu’il eut dépassé la hauteur de 350 toises [1000 mètres], il coupa la corde qui joignait son parachute et son char avec l’aérostat, ce dernier fit explosion, et le parachute sous lequel le citoyen Garnerin était placé descendit très rapidement.

« Il prit un mouvement d’oscillation si effrayant qu’un cri d’épouvante échappa aux spectateurs, et des femmes sensibles se trouvèrent mal. Cependant le citoyen Garnerin descendit dans la plaine de Monceau ; il monta à cheval sur-le-champ et revint au parc de Monceau, au milieu d’une foule immense qui marquait son admiration pour le talent et le courage de ce jeune aéronaute. En effet, le citoyen Garnerin est le premier qui ait osé entreprendre cette expérience hasardeuse. J’allai annoncer ce succès à l’Institut national qui était assemblé, et l’on m’entendit avec un extrême intérêt. »

Garnerin a lui même écrit une relation de son ascension et de sa descente en parachute : « On ne saurait croire tous les obstacles qu’il me fallut vaincre pour arriver à l’expérience du parachute, que j’ai faite au parc de Monceau. J’ai été obligé de construire mon parachute en deux jours et deux nuits. Pour que le parachute fût prêt le jour indiqué, je fus non seulement contraint de renoncer aux projets de précaution que commandait la prudence dans un essai de cette importance, mais je fus encore obligé de supprimer beaucoup des agrès nécessaires à ma sûreté.

« Le 1er brumaire, jour indiqué pour l’expérience, j’éprouvai encore d’autres contretemps. A deux heures, je n’avais pas encore reçu une goutte d’acide sulfurique, pour obtenir le gaz inflammable propre à remplir mon aérostat. L’opération commença plus tard ; un vent violent contrariait les manœuvres ; à quatre heures et demie, je doutais encore que mon ballon pût m’enlever avant la nuit. Le ballon d’essai, qui devait m’indiquer la direction que j’allais suivre, manqua ; en suspendant le parachute au ballon, le tuyau qui lui servait de manche se rompit, et le cercle qui le tenait se cassa.

« Malgré tous ces accidents, je partis, emportant avec moi cent livres de lest, dont je jetai subitement le quart dans l’enceinte même, pour franchir les arbres sur lesquels je craignais d’être porté par le vent. Je dépassai rapidement la hauteur de trois cents toises, d’où j’avais promis de me précipiter avec mon parachute.

 

« Je fus porté sur la plaine de Monceau, qui me parut très favorable pour consommer l’expérience aux yeux des spectateurs. Aller plus loin, c’eût été en diminuer le mérite pour eux, et c’était prolonger trop longtemps leur inquiétude sur l’événement. Tout combiné, je prends mon couteau et je tranche la corde fatale au-dessus de ma tête. Le ballon fit explosion sur-le-champ, et le parachute se déploya en prenant un mouvement d’oscillation qui lui fut communiqué par l’effort que je fis en coupant la corde, ce qui effraya beaucoup le public.

« Bientôt j’entendis l’air retentir de cris perçants. J’aurais pu ralentir ma descente en me débarrassant d’un lest de 750livres qui restait dans ma nacelle ; mais j’en fus empêché par la crainte que les sacs qui le contenaient ne tombassent sur la foule des curieux que je voyais au-dessous de moi. L’enveloppe du ballon arriva à terre longtemps avant moi.

« Je descendis enfin sans accident dans la plaine de Monceau où je fus embrassé, caressé, porté, froissé et presque étouffé par une multitude immense qui se pressait autour de moi.

« (...) Je laisse aux témoins de cette scène le soin de décrire l’impression que fit sur les spectateurs le moment de ma séparation du ballon et de ma descente en parachute ; il faut croire que l’intérêt fut bien vif, car on m’a rapporté que les larmes coulaient de tous les yeux, et que des dames, aussi intéressantes par leurs charmes que par leur sensibilité, étaient tombées évanouies. »

Le Journal de Paris, qui publia cette lettre, la fit suivre des réflexions suivantes :

« On a tremblé, on a pleuré, on s’est évanoui à la vue du péril imminent que courait le jeune et intéressant physicien. Nous achevions de lire la relation de son voyage et de sa captivité, et, du point de Montmartre où nous nous étions rendu le 1er brumaire, nous avons fermé les yeux au moment où l’aéronaute a coupé la corde. Malheureux ! nous sommes-nous écrié, c’est toi, ce n’est pas la Parque qui tranche le fil de tes jours. Nous sommes rentrés sans avoir eu le courage d’aller apprendre le résultat, en cherchant tristement à deviner comment un jeune homme échappé aux horreurs de la plus barbare et de la plus longue captivité, et dont la vie pouvait être encore utile à la République, avait pu avoir seulement la pensée de l’immoler en une minute à quoi, à qui, et par quel motif ? Qu’il réussisse, on dira : Il a pourtant réussi, et voilà tout. Qu’il périsse, on dira : Qu’allait-il faire dans cette galère ?

« (...) Nous avons admiré un jeune homme de 25 ans, qui accepte du Comité de salut public, en 1793, une commission hasardeuse, qui fait la revue du camp de Ronsonnet, qui se bat à Marchiennes, qui est pris par les Anglais, qui, interrogé par eux, fait des réponses dignes d’un fier républicain ; livré ensuite par les Anglais aux Autrichiens, conduit à Bude, endurant dix-huit mois les traitements les plus barbares, n’ayant pas changé de paille et n’ayant pas montré un instant de faiblesse, pas perdu un atome de la dignité française, etc. ; et nous avons cessé d’appeler folie la descente de Monceau.

« Ce jeune homme, nous sommes-nous dit, n’aura pas voulu qu’un autre qu’un Français eût la gloire de l’expérience du parachute. Cela lui a suffi : gloire nationale d’une part, engagement personnel d’une autre. Et de là nous avons conclu que, quand même sa belle Éléonore eût été présente, elle n’y eût fait œuvre. Il n’y a amour qui tienne contre une âme sincèrement éprise du nom français, sous quelque face qu’elle se présente. »

Garnerin avait réussi ; mais les oscillations qu’avait subies son parachute pendant la descente lui avaient prouvé qu’il y devait apporter encore quelques perfectionnements : dès sa seconde ascension, en effet, l’appareil dont il se servit avait à son sommet une ouverture circulaire, que surmontait un tuyau d’un mètre de hauteur : l’air avait ainsi une issue assurée.

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 07:43
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Heure d’été, heure d’hiver :

"réforme sur fond de querelles et de polémiques"

 

Quelques années après la mise en place en juin 1916 de l’heure d’été, suivie le 1er octobre suivant du passage à l’heure d’hiver qui scelle l’adoption du changement d’heure deux fois par an, l’astronome français Charles Nordmann (1881-1940) s’exprime dans la Revue des Deux Mondes au sujet des motifs de querelles que cette disposition engendra, et affirme qu’il faudrait la verve et l’ironie d’un Rabelais ou d’un Swift pour narrer congrûment la singulière et burlesque épopée de cette petite réforme anodine, source de « controverses infinies et encore inachevées »

L’idée très simple qui a servi d’origine à l’heure d’été, rappelle l’astronome coutumier des articles de vulgarisation scientifique, est la suivante : les actes de la vie sociale, les habitudes des habitants des cités, des commerçants, des industriels, sont réglés par l’heure légale, par l’heure que marquent les montres et les pendules. Je parle exclusivement ici des habitants des villes et non pas des agriculteurs, dont l’activité est uniquement réglée sur le temps qu’il fait, et sur le soleil lui-même, et reste par conséquent — l’expérience le prouve depuis des siècles — totalement indifférente à la manière légale de mesurer le temps, précise Charles Nordmann.

Or, en ce qui concerne la vie des citadins, poursuit-il, il est un fait unanimement constaté : c’est qu’en grande majorité ils se lèvent après le soleil et se couchent également après lui. Bref, à d’infimes exceptions, si on compare les heures où se lèvent et se couchent les citadins à celles où se lève et se couche — en quelque saison que ce soit — le soleil, on constate que la journée des citadins est en retard sur celle du soleil, et qu’on vit beaucoup plus après le coucher du soleil qu’avant son lever.

C’est un fait certain, établi, incontestable. Il provient manifestement de ce que les gens, pour des raisons qu’il y aurait lieu de rechercher, ont beaucoup plus de répugnance, généralement, à se lever qu’à se coucher lorsque règne l’obscurité, à se lever avant le soleil qu’à se coucher après lui. C’est un fait, d’ailleurs difficile à expliquer, mais c’est un fait. Benjamin Franklin déjà l’avait remarqué, puisqu’il disait en 1784 : « Faites sonner toutes les cloches des églises au lever du soleil et, si cela ne suffit pas, faites tirer un coup de canon dans chaque rue pour ouvrir les yeux des paresseux sur leurs véritables intérêts... »

Si les citadins qui n’aiment pas se lever avant le jour se levaient en même temps que celui-ci, l’heure d’été eût été sans objet. User de la lumière artificielle pendant un nombre déterminé d’heures, que ce soit avant le jour ou après la tombée de la nuit, serait en effet indifférent. Mais il est arrivé que la répugnance générale à se lever avant le jour a entraîné des conséquences excessives : on a pris peu à peu l’habitude urbaine de se lever non pas avec le jour, mais bien après celui-ci. Lorsque la plupart des citadins sautent du lit en été, il y a beau temps, il y a des heures que le soleil est levé. Et ces citadins-là qui naturellement ne dorment que le nombre d’heures nécessaires à l’homme, huit heures en moyenne, vivront d’autant plus tard, la nuit tombée, à la lumière artificielle, qu’ils se sont levés plus tard après le soleil.

Double conséquence fâcheuse, relève notre homme de sciences : 1° la dépense de combustible et d’énergie nécessaire à l’entretien de cette lumière artificielle sera augmentée d’autant ; c’est cette considération surtout qui a fait adopter l’heure d’été pendant les dernières années de la guerre — Première guerre mondiale — où le charbon nous manquait ; 2° les citadins qui pratiquent ces errements, c’est-à-dire la majorité d’entre eux, perdent le bénéfice de plusieurs heures de soleil ; or on sait que celui-ci y est le grand régulateur de la santé humaine, le grand microbicide, le puissant guérisseur de beaucoup de maladies, et que la santé et l’hygiène générales seront d’autant plus florissantes qu’on vivra davantage à sa saine lumière et moins à celle des lampes.

Telles sont les deux considérations dominantes qui ont d’abord fait adopter l’heure d’été. On remarquera, poursuit Charles Nordmann, que, dans l’exposé précédent, j’ai parlé surtout de ce qui se passe l’été. L’hiver, en effet, les considérations invoquées perdent de leur force. Les gens qui se lèvent, par exemple, à 6 heures, le font en effet bien après le soleil en été et bien avant lui au gros de l’hiver. Pour ces gens-là, le bénéfice de l’heure d’été ne subsiste pas en hiver, s’ils se couchent, par exemple, à dix heures du soir. Il est vrai qu’un grand nombre de citadins se lèvent non pas à 6 heures ou plus tôt, mais à 7 heures ou plus tard. Pour tous ceux-ci, au contraire des précédents, il y a des heures de soleil perdues même au gros de l’hiver ; c’est pourquoi certains ont proposé que l’heure d’été fût adoptée toute l’année durant. Il est certain que les bénéfices seraient moins grands et qu’un plus petit nombre de citoyens en profiteraient l’hiver que l’été. Il n’en est pas moins vrai qu’au total et pour l’ensemble des habitants des villes, ce bénéfice de l’hiver serait réel, quoique moins important qu’il n’est l’été. Cela ressort immédiatement de ce qui vient d’être dit.

Et maintenant, à la lumière de ce qui précède, on aperçoit en quoi consiste le mécanisme de l’heure d’été : en avançant, pendant les mois de longue insolation, l’heure légale, c’est-à-dire en avançant pendant ce temps les montres des habitants des villes, on a obligé ceux-ci — dont les habitudes sont réglées par leurs montres — à profiter d’une heure supplémentaire de lumière naturelle, à vivre une heure de moins à la lumière artificielle. La vie tout entière des cités a été, par cet innocent artifice, décalée vers le matin, c’est-à-dire dans un sens tel qu’elle tend à se rapprocher davantage de la journée de lumière, à se centrer mieux, encore qu’incomplètement, sur le midi vrai, sur l’heure où le soleil est au plus haut de sa course.

Si on n’a pas jusqu’ici adopté l’heure d’été toute l’année — ce qui aurait l’énorme avantage de supprimer les deux coups de pouce annuels qu’il faut donner aux pendules, et les légères perturbations que cela entraîne —, c’est pour deux raisons, avance notre astronome. D’abord, parce que les bénéfices de l’avance de l’heure seraient, ainsi que je viens de l’expliquer, bien moindres l’hiver que l’été. Ensuite, parce qu’un plus grand nombre de gens seraient l’hiver obligés de se lever avant le jour, ce qui entraînerait la répugnance dont j’ai parlé plus haut.

Si ce nombre de gens levés avant le soleil devenait assez grand — et on sait que les mécontents n’ont pas besoin d’être en majorité pour entraîner les autres —, on les ramènerait insensiblement aux anciennes habitudes et on détruirait par répercussion, petit à petit, en vertu d’un nouveau décalage progressif de la vie vers le soir, les heureux effets de la réforme. Entre ces inconvénients opposés on a choisi ceux qui ont paru les moindres.

Ce n’est pas le lieu de revenir sur les objections a priori que souleva naguère — avant sa première adoption, en 1916 — l’avance de l’heure. Certaines pourtant étaient singulières, souligne notre chroniqueur, tel ce député qui déclarait mélodramatiquement à la tribune de la Chambre : « L’heure à laquelle tombe un soldat sur la ligne du feu est sacrée ; ne la changeons pas. » Où sont les « astronomes » qui nous accusaient de vouloir adopter l’ « heure boche, » oubliant que les Boches eux-mêmes adoptaient l’été une heure plus orientale, et que toutes ces heures étaient d’ailleurs anglaises parce que fondées sur le méridien de Greenwich ? Et puis au reste, eût-elle été boche, l’heure d’été ne devait-elle pas être adoptée, si elle était utile ? remarque Charles Nordmann. Sinon, il aurait fallu interdire à nos chirurgiens l’emploi des rayons X, pour la raison qu’ils furent découverts par Röntgen. On n’ose plus aujourd’hui émettre des arguments de cette trempe.

Quant aux critiques qui contestaient par avance que l’heure d’été dût, dans les cités, produire des économies d’éclairage, les statistiques leur ont a posteriori, à défaut de l’évidence des pronostics raisonnés, victorieusement répondu. Ces statistiques démontrent que l’heure d’été a économisé à la France, depuis 1916 — l’astronome s’exprime en 1923 —, au moins 5 millions de tonnes de charbon. Calculez ce que cela représente au point de vue de nos budgets publics et privés et de notre change. Ce qu’on ne peut pas calculer en revanche, parce que cela est sans prix, ce sont les trésors supplémentaires de santé que la réforme a apportés aux travailleurs des villes en leur permettant, après la fin de leur journée de travail, de profiter d’une heure supplémentaire de lumière.

Aussi ce ne sont pas seulement les Chambres de commerce et les industries, les compagnies de chemins de fer et toutes les grandes associations économiques qui maintenant réclament le maintien de l’heure d’été, source précieuse d’économie pour elles, ce sont aussi les associations sportives, les groupements qui s’occupent du tourisme, les employés des services publics qui ont découvert, par la force manie de l’expérience, tout ce qu’il y avait là pour eux d’hygiène, de santé, de douceur de vivre, note le journaliste. Et pourtant l’an passé, nous avons vu que l’heure d’été n’a été maintenue que par une sorte de faveur, de condescendance de la Chambre. Et pourtant cette année-ci nous voyons que celle-ci vient de se mettre en vacances sans avoir accepté, malgré les objurgations du ministre des Travaux publics, de discuter la réforme.

Un peu plus loin, Charles Nordmann remarque qu’un des grands arguments que continuent à prodiguer les adversaires de la réforme est que l’heure d’été n’est pas scientifique, ce que serait au contraire l’heure d’hiver. C’est une erreur profonde, affirme-t-il : l’une n’est ni plus ni moins scientifique que l’autre. Depuis qu’il a fallu renoncer à l’heure solaire vraie, qui est, en chaque lieu, l’heure indiquée par le cadran solaire — et on y a renoncé parce que le soleil a une marche apparente irrégulière qui donne au jour vrai des durées inégales et variables d’un bout de l’année à l’autre — ; depuis qu’on a substitué à l’heure vraie l’heure moyenne qui est celle donnée par un soleil fictif circulant d’un mouvement uniforme à l’inverse du soleil vrai ; depuis qu’à l’heure moyenne locale, c’est-à-dire propre à chaque lieu, ou plutôt à chaque méridien, on a substitué une heure légale unique par toute la France ; depuis que cette heure légale nationale, qui était d’abord l’heure moyenne du méridien de l’Observatoire de Paris, est devenue celle du méridien de Greenwich, qui retarde sur la précédente de 9 minutes et 21 secondes ; depuis que tous ces changements se sont effectués, le public s’est habitué à comprendre que l’origine des heures (sinon leur durée) est une chose extrêmement arbitraire et qui n’a rien de proprement scientifique. On peut donc s’étonner de voir revenir un argument, qui se prétend, à tort, fondé sur la science et qui, pour avoir beaucoup servi, n’en est pas pour cela plus valable, tranche l’astronome.

 
 

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 07:33
La rétro du lundi...............................

La roue… Une technique inventée environ 3500 ans avant Jésus-Christ et qu’on n’a pas encore dépassée, inutile de lister toutes les machines qui l’utilisent encore aujourd’hui. Si son système a été largement amélioré (pneu, roulement à bille, modifications des liaisons), le principe reste le même : une pièce ronde qui tourne autour d’un axe fixé en son centre. Son invention a constitué une véritable révolution dans l’histoire de l’humanité, notamment dans les domaines des transports et de l’agriculture. Mais comment en est-on arrivé là ? La roue fait partie des 8 machines simples. En avoir l’idée ne coulait pourtant pas de source…

 

 

POURQUOI L’INVENTION DE LA ROUE N’EST PAS AUSSI ÉVIDENTE QU’ON LE PENSE

Les premiers pas de la roue

Il a longtemps été admis qu’elle avait été inventée en basse Mésopotamie (Irak actuel) par les Sumériens, vers 3500 avant Jésus-Christ, car un pictogramme de l’époque, dans le temple de la déesse tutélaire Inanna à Uruk, représente un chariot à roues. Cependant, cette origine a été mise en doute en 1974 avec la découverte, en Pologne, des restes du pot en céramique de Bronocice, qui arbore lui aussi le pictogramme gravé d’un chariot à 4 roues. S’il date de la même période que les vestiges sumériens, il n’en oblige pas moins à rester prudent sur la région de naissance de la roue. D’autres découvertes plus anciennes en Europe centrale semblent toutefois exclure de plus en plus la primauté des Sumériens.

Dans ses premiers temps, la roue était constituée d’une pièce de bois ronde et pleine, montée sur un essieu rond et fixée par des chevilles. Vers 2000 avant Jésus-Christ, pour gagner en légèreté et en maniabilité, certaines parties sont évidées, jusqu’à l’obtention de roues à rayons, plus stables, dans la culture de Sinatashta, vers l’Oural. Dans les tombes ont en effet été retrouvés les plus anciens chars de combat légers connus. Cette technique se répand rapidement à travers toute l’Eurasie. C’est même grâce à ces chars de guerre que la Chine et l’Egypte découvrent la roue, au cours du IIe millénaire avant Jésus-Christ.

Une déduction logique

Car non, la roue n’est pas connue par les grandes civilisations qui ont marqué l’histoire par bien d’autres prouesses. Au faîte de leur gloire, lors de la construction de la grande pyramide de Khéops vers 2500 avant Jésus-Christ, les Egyptiens trimaient encore sans roue et sans chariot. L’Afrique subsaharienne, l’Océanie et les civilisations précolombiennes n’utilisent pas cette technique… Alors, d’où les Sumériens et les habitants d’Europe centrale ont-ils tiré cette sublime invention, qui fut si importante qu’elle conduisit à utiliser l’expression de « civilisation de la roue » ?

Une hypothèse consiste à envisager l’invention de la roue comme le résultat d’un processus et de petites inventions précédentes qui menèrent « logiquement » à celle de la roue. En effet, les Sumériens maîtrisaient déjà le tour de potier, et pour déplacer des charges importantes, ils utilisaient des rondins de bois, dans lesquels ils auraient fini par avoir l’idée de percer un trou et d’en relier deux ensemble par un axe. Il ne faut toutefois pas oublier que la roue véhiculaire a pu être inventée avant le tour de potier : seuls les vestiges archéologiques actuels nous suggèrent l’inverse pour l’instant

La question du besoin

Cependant, nombreuses sont les civilisations qui employèrent les rondins de bois pour faire glisser les lourdes charges. Le bois était un élément extrêmement manipulé par toutes sortes de cultures. Pourquoi n’ont-elles  pas eu l’idée ? De plus, la connaissance de la roue est en réalité avérée chez les civilisations précolombiennes.

 

Seulement, son utilisation s’est cantonnée au domaine des jouets. Comment les Aztèques, les Mayas, les Toltèques, les Zapotèques, et d’autres encore, auraient-ils pu passer à côté d’une révolution qui semblait avoir pointé son nez ? Peut-être serait-ce seulement une question d’utilité. L’Amérique précolombienne ne connaît aucun animal de trait : ni cheval, ni bœuf pour tirer les charrettes. La roue ne leur aurait tout simplement servi à rien.

Il est également intéressant d’observer que certaines cultures, comme en Afrique du Nord, ont adopté la roue avant de l’abandonner pour les longs transports de marchandises, alors que c’est là-même qu’elle semble trouver sa première utilité. Vers le IIIe siècle en effet, on lui préfère le dromadaire. Plus résistant à la chaleur et au manque d’eau que les chevaux ou les bœufs, capable d’avancer rapidement en terrain accidenté, il coûte finalement moins cher que l’entretien de charriots à roues !

 

Ce critère topographique pourrait également expliquer l’adoption de la roue par les Chinois par exemple, qui pratiquent le commerce sur de longues distances nécessitant la traversée de grandes pleines, tandis que le terrain de jungle, de marécages et de montagnes del’Amérique centrale semble moins se prêter à l’usage du chariot, tout comme le désert. De plus, les cités-Etats sont peu éloignées les unes des autres et se livrent une guerre de proximité.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 07:45
La rétro du lundi............

Des  mots que vous utilisez quotidiennement qui sont en fait d’origine amérindienne

Notre vocabulaire est un lourd héritage des civilisations passées. D’origine latine, le français a également emprunté des mots à de nombreux autres pays, à l’instar de la civilisation amérindienne. Aujourd’hui je vous propose de découvrir ces mots du quotidien hérités de cette fascinante culture.

De nombreux mots français ont été ajoutés au lexique suite à la découverte du Nouveau Monde à la fin du XVe siècle. L’Ancien Monde a dû trouver des mots pour désigner les plantes, animaux et objets nouvellement découverts. Suite au traité de Tordesillas en 1494 qui a divisé le territoire américain, les empires coloniaux portugais et espagnol ont transcrit les dénominations amérindiennes dans leur langue d’origine. Cependant, via les colonies françaises d’Amérique, certains mots sont arrivés dans le vocabulaire français sans modification, à l’instar du mot suivant.

 

Aujourd’hui découvrons l’origine du mot : "chocolat"

L’histoire du mot « chocolat » est un vrai casse-tête pour les lexicologues. Le mot espagnol « chocolate » viendrait du nahuatl « xocolātl », qui signifie « eau amère ». Les Aztèques associaient le chocolat avec Xochiquetzal, la déesse de la fertilité, ce qui pourrait expliquer l’origine du mot. Cependant, le mot « xocolātl » napparaît pas au début de la langue espagnole ou dans les sources coloniales nahuatl.

Dans une étude controversée, des linguistes remarquent que dans de nombreux dialectes nahuatl, le nom est plus « chicolatl » que « xocolātl ». De nombreuses langues parlées au Mexique et même aux Philippines ont emprunté cette version du mot. Le mot actuel chicol-li fait référence à des ustensiles de cuisine. A l’origine, le chocolat était servi dans des cérémonies, avec des fouets individuels. Ainsi, les linguistes considèrent qu’il semble assez probable que la forme d’origine du mot était chicolatl, ce qui pourrait signifier « boisson battue ».

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