Voilà une histoire bien française qui résume, en partie, notre déclin. Une histoire où l'on a du mal à faire la part entre ce qui relève du corporatisme, de la pègre, du syndicalisme et de la bêtise pure et simple.
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Elle se déroule dans tous les ports de France, où les grutiers et les dockers se plaignent en permanence de la " pénibilité " de leur métier, où la plupart ne font certes pas 35 heures par semaine. C'est sans doute pourquoi ils se mettent en grève à tout bout de champ, avec une ardeur à la tâche qui laisse sans voix.
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A cause de l'irresponsabilité de quelques syndicalistes, les ports français sont ainsi sur une mauvaise pente, pour le plus grand bien d'Anvers ou de Rotterdam. Tels sont les effets de notre culture nombriliste et autocentrée : en bloquant régulièrement les conteneurs sur les terminaux français, les grutiers et les dockers sont devenus les alliés objectifs de nos concurrents en matière de transports maritimes.
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En trente ans, Marseille, le premier port français, est tombé du deuxième au quatrième rang européen. Et tout le monde sait que sa chute dans le classement n'est pas finie, comme celle du Havre et des autres. Pendant ce temps, Rotterdam pavoise avec un niveau record de transbordement de marchandises (+ 11% en un an). Merci, la CGT.
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Que faire ? De la pédagogie, encore de la pédagogie, ce que ni le gouvernement ni personne ne sait apparemment faire. Sinon, les Français finiront un jour par croire, comme les grutiers et les dockers, que notre horizon s'arrête à nos frontières. Quitte, si les choses se gâtent et au nom d'un " protectionnisme raisonné ", à édifier des murs jusque dans la mer...
Grincheux le croquant

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