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Le Blog De Papy-Bougnat

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  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 08:30
Le billet du dimanche 24/12/2017...........

Aujourd’hui nous sommes le 24 Décembre, donc la veille de Noël  2017, Mais saviez- vous que le 24 Décembre 1800  qu’avait eu lieu un attentat perpétré contre Bonaparte à l’aide d’un baril de poudre posé sur une charrette, transformée immédiatement en « machine infernale ». L’explosion s’entend très loin dans la ville et perturbe fortement les préparatifs de la veillée de Noël.Premier attentat à la bombe contre un chef d’État, l’explosion rue Saint-Nicaise à l’instant même où la voiture de Bonaparte se dirige vers l’Opéra en cette veille de Noël cause nombreuses victimes et considérables dégâts matériels : si le Premier consul n’est pas touché, le drame marque l’opinion publique et donne bientôt lieu à des arrestations massives dans le milieu des jacobins

Attentat contre le Premier consul Bonaparte, le 24 décembre 1800.
Lithographie couleur d’après une aquarelle de Jacques Onfroy de Bréville dit Job
parue dans Bonaparte de Job et G. Montorgueil (1910)

Pourtant, en cette fin du mois de décembre 1800, Napoléon Bonaparte, au pouvoir depuis un peu plus d’un an, savoure les résultats de son action tant sur le plan intérieur, avec la mise en place des premières réformes, que sur le plan extérieur. La victoire de Marengo le 14 juin, prolongée par celle qu’a remportée Moreau à Hohenlinden le 3 décembre, laisse présager d’une paix prochaine avec l’Autriche. La position du Premier consul paraît donc consolidée. L’attentat du 24 décembre vient lui rappeler qu’il n’est pas à l’abri d’un coup du sort, même en disposant d’une police réorganisée. Ce 24 décembre 1800, Bonaparte doit se rendre à l’Opéra pour entendre la première représentation en France de l’oratorio de Haydn, La Création du monde. Le programme de sa soirée ne prévoit en revanche aucune activité à caractère religieux. Officiellement, cette veille de Noël correspond au 3 nivôse an IX. C’est un jour comme un autre pour les représentants de l’État, mais pas pour nombre de Français qui s’apprêtent à célébrer la Nativité.

Pierre Robinault de Saint-Régent enflammant la mèche de la machine infernale. Gravure du temps

 

Certes, à cette date, la fracture est encore profonde entre le clergé réfractaire et le clergé constitutionnel, mais les églises ont rouvert dans le pays. Une des premières conséquences de l’attentat est la fermeture des églises parisiennes, ce qui empêche l’organisation des messes nocturnes. Cette décision montre à quel point l’événement a frappé les esprits et est apparu comme une menace de grande ampleur. Le pouvoir de Bonaparte a véritablement vacillé en cette soirée de Noël 1800.

Le bruit fait par l’explosion a contribué à accroître le sentiment d’un événement exceptionnel. La plupart des témoins s’en sont fait l’écho, à commencer par Cambacérès qui note dans ses Mémoires : « La détonation fut entendue de tout Paris. » Lui-même est aux premières loges, puisqu’il habite l’hôtel d’Elbeuf qui donne sur la rue Saint-Nicaise. Cette rue part du Louvre, traverse le Carrousel, débouche sur la rue Saint-Honoré et se prolonge quasiment par la rue de la Loi (aujourd’hui rue de Richelieu) où se trouve alors l’Opéra. C’est l’itinéraire naturel qu’emprunte Bonaparte lorsqu’il sort des Tuileries. Immédiatement la police parisienne est sur les lieux et procède aux premières constatations.

Un rapport de police relate les faits, avant même d’en connaître le détail : « À huit heures et demie du soir, une violente explosion de poudre s’est manifestée dans la rue Nicaise. » Cette explosion a été produite par un baril de poudre posé sur une charrette tirée par un cheval. Au moment du passage de la voiture du Premier consul, la charrette est avancée pour bloquer le passage de la voiture dans laquelle Bonaparte a pris place, la mèche ayant été préalablement allumée. Mais l’annonce de son arrivée est transmise avec retard et le cocher du Premier consul peut faire accélérer ses chevaux. Si Bonaparte échappe à l’attentat, 22 personnes y laissent la vie, dont une jeune fille à laquelle les conspirateurs avaient laissé la bride du cheval. « Elle est restée nue et méconnaissable » près du cabriolet, note le premier rapport de police. Le Premier consul envoie dire à madame Bonaparte qui le suivait, de retourner aux Tuileries : elle était avec sa fille et madame Murat dans sa voiture, sur la place du Carrousel, quand le coup partit.

Plus d’une cinquantaine de blessés est également à déplorer. Les dégâts sont en outre considérables : 46 maisons ont été endommagées, les vitres brisées, un des cercles qui entouraient le baril atterrissant dans la cour de l’hôtel de Cambacérès. Le Premier consul ne laisse rien paraître de l’éventuel trouble provoqué par l’explosion et continue sa route jusqu’à l’Opéra. Il veut entendre, comme si rien ne s’était passé, l’oratorio de Haydn. Mais face à la gravité des faits, le spectacle est finalement interrompu. Le Premier consul rentre aux Tuileries où il reçoit les principaux représentants de l’État.

Pour en savoir plus : 
L’Empire des polices. Comment Napoléon faisait régner l’ordre : résumé de l’ouvrage
Fouché Les silences de la pieuvre : résumé de l’ouvrage

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