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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 06:28

 

Le saviez-vous ?

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Le seul charpentier breton de l'Hermione

 

Plus de 155 compagnons charpentiers ont travaillé sur l'Hermione, lancée vendredi, à Rochefort (Charente- Maritime), au bout de 15 ans de travaux. Mais un seul Breton, Youenn Lebahy, originaire de Vannes, a manié l'herminette et le rabot sur ce chantier grandiose, né d'un rêve et d'un pari de passionnés : reconstruire la frégate de La Fayette.

 

La «frégate des Lumières», celle qui a embarqué le marquis de La Fayette vers l'Amérique pour défendre l'indépendance des peuples, a enfin vu le jour ce vendredi 6juillet. Comment dater autrement la naissance des bateaux, sinon par le jour de mise à flot ? Pour Youenn Lebahy, la seule date à prendre en compte, c'est la pose de la quille, le 4 juillet 1997, dans la cale Louis-XV de Rochefort. Un moule à bateaux, doté de gradins en granit, les banquettes, comme un amphithéâtre romain.
Cette année-là, Youenn a commencé des études de géographie à Rennes. Elles se sont vite terminées. Mais l'Histoire va le rattraper. Après deuxCAP, dont un de charpentier de marine à Audierne (29), le jeune Vannetais a enfin trouvé sa voie. «Quand je suis arrivé à Rochefort en 2006, le chantier était largement entamé. De la proue à l'étambot, l'extrémité arrière, ça ressemblait déjà à un bateau. Mais il restait beaucoup à faire». 

Les canots pour commencer 
La carlingue posée, on pourrait croire que tout est terminé. Certes, la longue poutre de 16,30 m, qui porte les pieds du grand mât et celui de misaine, est la plus grosse pièce du navire. Mais ce n'en est qu'une parmi les 400.000 que compte ce puzzle naval. Dont les branches de fourcat, ces fourches de chêne qui forment des «Y» naturels, dans lesquelles on a taillé certaines varangues. «On m'a d'abord demandé de construire le grand canot, un deux-mâts de 8,50 m gréé avec une livarde, qui servait aux officiers pour aller à terre, raconte Youenn. Un bordé classique tout en chêne, que l'on a terminé en quatorze mois avec Xavier Malavasi, un Italo-Costarmoricain. C'est long mais il fallait répondre en même temps aux questions des visiteurs».
«Ensuite, on a construit la chaloupe, un trois-mâts de 10 m gréé au tiers, avec bout dehors et queue de malet, et qui compte seizerameurs. C'est un bateau de servitude pour amener des vivres et du matériel, avec un gros tableau arrière pour aller mouiller l'ancre. Il peut aussi mener des attaques furtives et il est armé de quatre pierriers, poursuit Youenn, en se roulant une cigarette d'Ajja 17. Les deux canots s'emboîtent l'un dans l'autre afin de prendre moins de place en mer et ont chacun une paire de traversins, une poutre posée dans la largeur, à l'avant et à l'arrière, pour être soulevés par des palans».
Mission suivante, fabriquer les deux gros cabestans en chêne, l'un sur le pont de gaillard, à l'avant, l'autre au milieu, sur le pont de batterie, qui serviront à manoeuvrer les 2.200 m² de toile. Avant de s'attaquer à la chambre des officiers, la partie la plus luxueuse du navire, même si cela reste spartiate. Dimensions : 6 m sur 6 : ce n'est pas un hasard si on appelle ça le carré. Quatre petites cabines, démontables avant les combats, posées sur un parquet de chêne en nid d'abeilles. Sans doute... pour butiner aux escales. D'élégantes fenêtres, mais sans double vitrage, et des moulures soulignées de blanc complètent la partie arrière. 

Retour imminent en Bretagne
«En février 2010, on a été licencié, il n'y avait plus d'argent. Mais j'ai été repris pour peindre la cale six mois plus tard. Un passage à l'huile de lin et quatre couches de peinture blanche. Puis au printemps suivant, j'ai été réembauché par Asselin, le spécialiste de la restauration en bois. On termine les mâts et les vergues qui sont en pin d'Oregon, fabriqués en lamellé-collé. Avant de finir les jottereaux, qui soutiennent les trois hunes, ces grandes plateformes fixées à mi-hauteur de chacun des mâts, à 18 m du pont».
«Le plus difficile sur ce chantier, c'était de rester concentré pendant les visites. Mais ça faisait partie du boulot, conclut lecharpentier qui a fêté ses 35 ans la veille de la mise à l'eau. Et j'aime le toucher, l'odeur du bois ou le travail des formes courbes». Son travail terminé, il espère remonter en Bretagne et ne souhaite pas rester chez Asselin, qui cherche pourtant des gens qualifiés pour ses chantiers d'églises et de manoirs. Mais Youenn Lebahy préfère les bateaux et rêve de retrouver les sinagots du Morbihan

 

Sans la liberté de voguer, il n'est pas de frégate terminée

Quelque 7.000 adhérents et 3,5 millions de visiteurs... L'association Hermione-La Fayette a réussi son pari : tirer Rochefort de la vase et de la nostalgie, de ce «souvenir de l'âge d'or et de son regret du large», comme l'écrit Erik Orsenna, le président d'honneur de l'association. Mieux encore, grâce à l'Hermione, toute la Charente redevient maritime et, avec elle, la région Poitou-Charentes, des remparts majestueux de Brouage aux plus modestes fermes qui affinent le chabichou.
Coût total du chantier : 25 millions d'euros, financés à 60 % par le grand public et par des partenaires, du Crédit Agricole aux Galeries Lafayette. L'Hermione devait prendre la mer en 2009. Mais les levers de fonds, comme les vents, n'ont pas toujours été favorables. Les budgets républicains sont moins profonds que la cassette royale. Là où il fallait six mois à 350 charpentiers, forgerons, voiliers et forçats pour lancer une frégate de 32 canons, il aura donc fallu quinze ans pour que l'Hermione goûte enfin aux eaux café au lait de la Charente.
«L'Hermione est aujourd'hui une cathédrale de chêne, à qui il manque encore ses flèches : le bateau n'est ni mâté, ni armé», dit Benedict Donnelly, le président de l'association. La demoiselle de Rochefort doit se doter d'une garde-robe et d'un équipage, avant de devenir une dame et de prendre la mer. 80 % du travail est, cependant, terminé, et c'est au son du bagad de Lann-Bihoué que l'Hermione s'est amarrée sur la Charente pour une nuit de liberté, avant de rejoindre une nouvelle cale de radoub, la Napoléon III.
Trois Mirage 2000 dans un ciel couleur d'huître, et 21 coups de canon sont venus saluer cet instant historique : Rochefort s'est réveillée. Mais sans la liberté de voguer, il n'est pas de frégate terminée, pourrait-on dire en paraphrasant Beaumarchais, qui fournissait la jeune Amérique en munitions de toutes sortes. Avis aux armateurs et dans le sillage de la fondation Gould, les amis de l'Hermione comptent, notamment, sur les sponsors d'outre-Atlantique pour assurer la traversée prévue en 2015.

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www.hermione.com

 

 

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