Vols et recels de poussettes
"Un trafic juteux en plein essor"

Selon Le Figaro, les poussettes seraient la cible d'un business lucratif entre voleurs et receleurs.
C’est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur, notamment depuis l’arrivée des sites de vente en ligne entre particuliers. Plusieurs histoires sont sorties dans la presse concernant ces larcins, qui, s’ils ne sont pas nouveaux, sont de plus en plus fréquents. Il s’agit du vol de poussettes. Selon nos confrères du Figaro, s’il n’est pas possible d’estimer le nombre ou le montant global des vols, l’augmentation de ces derniers est facilement constatable.
Les sites de ventes en ligne permettent d'écouler les stocks
"Les vols sont très récurrents. Depuis deux ans environ, nous croisons énormément de parents qui en on été victimes", témoigne ainsi Syviane Attali, gérante du magasin spécialiste de la petite enfance La Do Ré, à Paris, contactée par le quotidien. "À tel point que nous avons commencé à commercialiser des cadenas spéciaux pour poussettes", souligne-t-elle.
Partout, les larcins semblent se multiplier. Dans les halls d’immeuble, à la crèche, à l’école, chez le pédiatre et parfois même dans la voiture ou dans le jardin, les voleurs n’hésitent pas à passer à l’acte en plein jour. Les sites de vente en ligne entre particuliers comme eBay ou Le Bon Coin permettent ensuite aux individus de se débarrasser de la marchandise, en l’état ou en pièces détachées.
Des prix qui n'incitent pas à acheter par les réseaux officiels
Cette situation est notamment encouragée par le prix à la hausse des poussettes, précise le journal. Il faut compter en effet entre 200 et 1000 euros pour un modèle neuf. La marque néerlandaise Bugaboo ainsi que la norvégienne Stokke font partie des plus prisées par les voleurs car les plus chères. Les victimes renoncent généralement à porter plainte au commissariat, conscients que la police a peu de chance de retrouver la poussette disparue. "Une poussette, ce n’est pas comme une voiture, avec un plaque qui permet d’en retrouver la trace", a déclaré à ce titre une source policière au Figaro.
Le phénomène ne se cantonne pas seulement aux modèles haut de gamme mais touche aussi les modèles moins chers, voire d’occasion. Pour une porte-parole de la Macif, interrogée par Le Figaro, "les poussettes ont très souvent un coût élevé. Le seul conseil que l'on peut donner est de ne jamais les laisser sans vigilance en dehors de son habitation". Une position également défendue par les magasins de puériculture pour qui la vente de poussettes se porterait mieux s’il n’y avait pas la concurrence des prix cassés pratiqués sur Internet.

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