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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 05:59

 

 

L'enquete de la semaine. sf. 

 

 

La culture de la bonne communication…..ou l’art du camouflage ?


 

Avant de vous relater le récit  de l’ itinéraire  du vainqueur de cette 100ième édition du tour j’aimerai simplement vous dire que nous avons connu il n’y a pas très longtemps une histoire aussi passionnante qu’attachante (maladie) avec un texan vainqueur à sept reprise avec l’issue que vous connaissez, alors faut ’il y voir une copie conforme ou une simple coïncidence ! L’avenir nous dictera le reste le jour où se sera décidé ……..

jaune

 

De Landis à Armstrong en passant par Contador, beaucoup de vainqueurs du Tour de France ont eu besoin d’un bon avocat. Chris Froome n’échappe pas à la règle.

 

Quand il ne dirige pas son cabinet à Johannesburg, Robbie Nilsen entraîne des cyclistes. En 2005, on lui présente un coureur mal dégrossi. Il est Kényan et ça se voit : ses bracelets s’entrechoquent, ses vêtements de chanvre sont aux couleurs du peuple swahili, dont il maîtrise la langue.

 

Chris Froome, qui n’a rien d’un futur vainqueur du Tour de France, n’a jamais gagné une course. Jusqu’ici, il courait pour le fun, sur des vélos inadaptés.

Nilsen découvre un étudiant passionné par les méthodes d’entraînement, à l’intelligence rare. Il jongle entre les livres de nutrition, de physiologie et d’économie et cumule avec de longues sorties seul sur son vélo. Andrew McLean, le fondateur de l’équipe Hi-Q, trouve qu’il manque quelque chose à ce jeune homme sorti du lycée de la jeunesse dorée de Jo’burg :

 

"Le cyclisme n’est pas fait pour les enfants gâtés, c’est trop dur. Un élève d’un lycée pareil qui excelle sur un vélo, ce n’est pas normal. Et puis il était toujours gentil, humble, donnant de son temps aux autres. Autant de traits de caractères qui ne font pas un champion. "

Les courses sud-africaines, n’excédant jamais 100 kilomètres et se finissant invariablement au sprint, ne lui conviennent pas. Il faudra que son équipe prenne le large, à l’île Maurice, pour qu’il prouve son talent. Deux années d’affilée, il domine le volcan endormi du Trou-aux-Cerfs sur le tour national.

Froome n’a pas l’intention de rouler toute sa vie sur des volcans. A 17 ans, il a découvert à la télévision le Tour de France. Ivan Basso, meilleur jeune, l’a envoûté. C’est d’Europe que rêve ce coureur à la tignasse foisonnante.

Fin 2006, Nilsen lui donne la chance de sa vie. Il le présente à son compatriote John Robertson, dont la petite équipe professionnelle, Konica-Minolta, court parfois en Europe. Le directeur sportif raconte :

« Il n’avait rien sur son CV. J’avais sept coureurs dans mon équipe pour la saison suivante et pour m’enregistrer auprès de l’UCI, il m’en fallait huit. Le huitième devait être un très bon coureur, David George.

George m’a dit non un vendredi matin. Le soir-même, je devais donner une liste de huit coureurs à l’UCI. Alors j’ai donné le nom de Chris Froome. Je n’avais pas le choix, il fallait que je donne un nom. C’est complètement fou. »

Il n’est pas exagéré de dire que la vie de Chris Froome se joue sur ce coup de dés, cette bête question administrative, estime John Robertson. Froome est Kényan. Sa fédération ne lui est d’aucun secours et il à bientôt 22 ans. Avec un an de plus, aucune équipe n’aurait sans doute parié sur lui.

« Je pense qu’il aurait arrêté. Car même quand je l’ai recruté, tout le monde m’a demandé ce que j’allais faire de ce coureur qui n’avait aucun résultat et qui ne ressemblait à rien sur un vélo.

La première fois que nous nous sommes entraînés, mon mécano, qui regardait les mecs de l’arrière de la voiture, m’a dit : “Mais qu’est ce qu’on va faire de ce type ? Il est mauvais !” »

 

 

Chaque week-end et pendant les vacances, sa mère, physiothérapeute dans la région de Nairobi, laissait son petit à Kinjah. Dans le township, Froome, petit-fils de colons anglais, était évidemment le seul blanc. Personne ne le prenait au sérieux mais le mzungu s’accrochait sur son vélo trop petit, battant des coudes. « Regarde, murungaru [un autre surnom raillant son allure dégingandée, Ndlr] va s’envoler ! », raillaient ses partenaires de route.

Chez Konica-Minolta, il va affiner sa position et découvrir le cyclisme européen dans de meilleures conditions que la première fois, aux championnats du monde de Salzbourg en 2006. L’anecdote dit la détermination, l’astuce et le culot du vainqueur du Tour de France.

Cette année-là, Froome n’est pas censé se rendre en Autriche. La fédération kényane n’a aucune intention de l’y envoyer. Il pirate le compte Hotmail du président de la fédération, dont il connait le mot de passe, pour s’inscrire auprès de l’UCI aux championnats du monde espoirs.

Dans les rues de Salzbourg, il erre seul, sur son vélo de contre-la-montre, tentant de trouver le lieu de l’évènement sur une carte touristique désintégrée par la pluie. Son irruption dans la réunion des managers, rincé, avec 30 minutes de retard, est son premier contact avec le haut niveau. Le deuxième est tout aussi humiliant : lors du contre-la-montre, le lendemain, il percute un policier dans le premier virage. Ce sont les premières images publiques de Chris Froome dans une compétition...

Le retour en Europe, avec Konica-Minolta, est nettement plus satisfaisant. Il a mis de côté ses études d’économie et se donne un an pour réussir. En Belgique, camp de base de sa formation, il multiplie les sorties de six ou sept heures, « attachant son ravitaillement au vélo pour manger sans interrompre l’entraînement », raconte John Robertson.

En parallèle, il intègre le Centre mondial du cyclisme (CMC), monté par l’UCI pour aider les coureurs des pays sous-équipés. L’entraîneur français Michel Thèze n’ose pas l’aligner sur sa première course, en Picardie, certain que le maladroit tombera sur un coup de vent. Il hésite même à l’accepter mais, après l’avoir rencontré, retient le joyau :

« Beaucoup d’éléments montraient que c’était une grosse cylindrée. Dans nos tests de puissance, il est le seul à être arrivé au palier 14. La majorité des coureurs s’arrête au dixième.

Il avait un cœur très lent et une “Vo2 max” [consommation maximale d’oxygène, un paramètre déterminant en endurance, Ndlr] entre 80 et 85, sans être affuté. Comme il a perdu environ cinq kilos depuis, il doit être au-dessus de 85 [les grands champions revendiquent une “Vo2 Max” entre 85 et 95, Ndlr].

C’était un coureur très intelligent, avec une mentalité de gentleman et c’est ce qui m’inquiétait un peu ! C’était le principal handicap que je lui voyais pour faire du vélo, mais ensuite j’ai vu sa hargne sur le vélo.

Il n’avait aucun sens tactique mais ça ne m’inquiètait pas trop. J’accepte les coureurs déterminés et disciplinés. Sur ce plan, il m’a conquis. »

Sa force est de s’adapter à tout. Aux regards en biais d’un township de Nairobi. A la paranoïa de l’Afrique du Sud blanche. Au cosmopolitisme du CMC. Aux méthodes à l’ancienne de l’équipe Barloworld, en Italie. A celles, exigeantes et novatrices, de la Sky.

Depuis 2009, il est gêné par des coups de froid à répétition. Fin 2010, il subit au Kenya un contrôle sanguin dans le cadre du passeport biologique. Demande au médecin préleveur de vérifier si, des fois, il ne souffrirait pas d’un virus quelconque.

"Vous avez la bilharziose", lui répond-on. Un virus tropical, sans doute attrapé lors d’une partie de pêche au Kenya. L’EPO multiplie les globules rouges. La bilharziose les bouffe, et rend vulnérable son porteur.

"Je ne pouvais enchaîner que quelques semaines d’entraînements, après je tombais malade, j’attrapais un rhume. Trouver la motivation devenait très difficile."

Un traitement fait disparaître le virus en juillet 2011, à cinq mois de sa fin de contrat. L'histoire officielle raconte que ses tests d'efforts sont ceux d'un vainqueur du Tour, pourtant la Sky lui propose un salaire -- 100.000 livres par an -- signifiant "va voir ailleurs". Un mois plus tard, Chris Froome est au départ du Tour d'Espagne, qu'il finit à la deuxième place. Sky ajoute un zéro à sa proposition.

Le Tour de France a appris à se méfier des destins miraculeux. En attendant que le temps livre sa vérité sur le fabuleux rouleur-grimpeur aux jambes râpées, on se contentera d’admirer sa ténacité

Similitude ou simple coïncidence ?

 

 


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