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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour ! Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule Bonne route & merci pour votre visite
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Traducteur

A L'affiche..

La culture Ne s'hérite pas, Elle se conquiert. 

 

[André Malraux]

********** 

 

Actu du jour...


       

30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 08:33

 

 

  L'enquete de la semaine. sf.  Hebdo...

 

 

 

Aujourd’hui : 


Le sujet D’actu qui fâche…. 

 

 

L'huile de palme.................

 

 

huile-de-palme.jpgAlors que le gouvernement songe à surtaxer l'huile de palme, il faut savoir qu'aujourd'hui, la France en consomme 126 000 tonnes par an à usage alimentaire, soit 2 kg par habitant.

Il faut également savoir que plus de 13% des aliments présents en supermarché contiennent de l'huile de palme et qu'elle est utilisée dans plus de 50% des produits chocolatés et 90% des pâtes à tartiner.

L'impact de la production de l'huile de palme sur l'environnement est considérable.

La plantation massive de palmiers à huile est l'une des principales causes de déforestation de la planète. Sans compter ses conséquences sur la santé... l'huile de palme étant l'une des plus riches en acides gras saturés.

Une consommation excessive peut donc augmenter le taux de cholestérol et entraîner des risques cardiovasculaires.

 

"Une petite revue technique………."

 

Définition :

L'huile de palme, issue de la pulpe du fruit du palmier à huile, est une graisse concrète, c'est-à-dire solide à température ambiante.

 

En Europe, l'huile de palme est le plus souvent vendue et consommée raffinée, c'est-à-dire après décoloration et désodorisation. Elle possède de très nombreuses utilisations dans le monde : 80 % pour l'agroalimentaire, 19 % pour l'oléochimie et 1 % pour le biodiesel.

 

Composition :

Comme toute huile, l'huile de palme contient quasiment 100 % de lipides. La part des acides gras saturés est d'environ 50 %, dont principalement l'acide palmitique.

huile-de-palme.02.jpg

Caractéristiques et fonctionnalités :

 

Les huiles végétales fluides à température ambiante contiennent au maximum 15 % d'acides gras saturés (AGS) alors que l'huile de palme, du fait de sa richesse en acides gras saturés, est solide à température ambiante. D'autre part, les graisses végétales les plus riches en AGS telles que l'huile de palme, offrent une meilleure résistance à l'oxydation (ne rancissent pas rapidement) et aux traitements thermiques (sont stables en cuisson et friture).

Ces caractéristiques fonctionnelles tout à fait particulières (stabilité, fonction solide), influencent legoût des produits finis dont la texture (onctuosité, croquant ou croustillant) est en grande partie apportée par la matière grasse. De ce fait, l'huile de palme a souvent été une réponse aux problématiques posées au début des années 2000, de recherche de matières grasses contenant peu ou pas d'acides gras trans jugés défavorables (élévation du cholestérol LDL et abaissement du cholestérol HDL). Le recours à l'huile de palme doit se faire au gré des possibilités de substitution des huiles végétales partiellement hydrogénées, notamment en fonction des alternatives technologiques existantes (fractionnement, interestérification, hydrogénation totale), car il n'est pas souhaitable d'augmenter l'apport en acides gras saturés des Français, déjà au-dessus des ANC.

Le remplacement de l'huile de palme par d'autres matières grasses doit être abordé en termes de possibilités, d'impossibilités ou de compromis, selon le degré de dépendance de la formulation du produit fini aux caractéristiques fonctionnelles particulières de l'huile de palme (comportement à la cristallisation, teneur en solide à une température donnée). Les alternatives sont plus ou moins accessibles et pas toujours plus satisfaisantes au plan nutritionnel quand il s'agit de concilier les recommandations nutritionnelles (réduction des teneurs en matière grasse et en AGS) et le maintien de la qualité organo-leptique des produits finis, ce qui a minima peut requérir une adaptation des lignes de fabrication.

 

Conséquences sur la santé :

Chez l'Homme, les acides gras saturés sont globalement hyper-cholestérolémiants. De ce fait, les conséquences cardiovasculaires de la consommation d'huile de palme s'inscrivent dans le problème général du rôle des acides gras saturés (d'origine végétale ou animale) en raison de l'augmentation du cholestérol LDL qu'ils produisent.

L'élévation du cholestérol LDL reste un des facteurs majeurs du risque cardiovasculaire. Les études épidé-miologiques et cliniques anciennes montrent que le risque cardiovascu-laire au niveau des populations augmente avec la consommation d'acides gras saturés. Des études épidémiolo-giques plus récentes suggèrent que cette relation est faible ou nulle. Les études d'intervention réduisant l'apport en AGS, difficiles à interpréter car la diminution des AGS est toujours assortie d'une augmentation des acides gras polyinsaturés, fournissent des résultats négatifs, positifs ou nuls selon les cas. Des études ayant évalué la substitution des acides gras saturés par des acides gras insaturés, montrent une réduction du risque.

Le lien entre maladies cardiovasculaires et consommation d'AGS est soumis à de nombreux facteurs confondants (apports en cholestérol, fiabilité des recueils alimentaires, prise en compte des autres lipides alimentaires, nature des hydrates de carbone des régimes, etc.) expliquant en partie les résultats discordants des études. Au total, un excès d'acides gras saturés n'est pas souhaitable car, outre son effet hypercholestérolémiant, il peut exercer un effet pro-inflammatoire et réduire l'insulino-sensibilité à dose élevée pouvant favoriser le syndrome métabolique.

L'acide palmitique ne représente qu'une faible part de la consommation des acides gras saturés. L'Anses, qui a actualisé en mai 2011 les Apports nutritionnels conseillés (ANC) pour les acides gras, recommande de les limiter à 12 de l'apport énergétique total (soit 27 g par jour pour une ration de 2000 kcalories), dont 8 % pour les acides gras les plus hypercholesté-rolémiants, parmi lesquels l'acide palmitique.

En France, la consommation moyenne d'huile de palme reste faible. Elle peut être estimée à environ 5,5 g/j/personne (2 kg/pers/an), soit environ 6 % de la consommation totale de lipides chez l'adulte. La consommation apparente moyenne d'acide gras saturés provenant de l'huile de palme serait ainsi d'environ 2,7 g/jour/personne (surestimée par rapport à la consommation réelle compte tenu des pertes), soit 10 % des apports conseillés en acides gras saturés pour une ration de 2000 kcal.

Au plan nutritionnel, il importe, pour les corps gras comme pour les autres aliments, que les sources soient aussi diversifiées que possible afin de permettre aux consommateurs d'atteindre un équilibre optimal. Or, en France, cette diversité est une réalité.

 

Réglementation et étiquetage :

A l'heure actuelle, les listes d'ingrédients peuvent utiliser les désignations suivantes : « Huile [ou graisse ou matière grasse (MG)] végétale ». L'indication de l'origine végétale spécifique de (s) huile(s) peut également être spécifiée et l'emploi d'une huile (ou graisse ou MG) transformée par hydrogénation doit être signalé par le qualificatif « hydrogénée ». En outre, l'étiquetage nutritionnel n'est obligatoire qu'en cas d'allégation nutritionnelle ou de santé portant sur l'un des constituants de la denrée alimentaire. Ces dispositions réglementaires font que l'origine végétale des huiles composant une désignation « huile ou graisse ou MG végétale » n'est généralement pas précisée, d'où un manque de clarté pointé par les associations de consommateurs.

Les dispositions réglementaires d'étiquetage sont en cours d'évolution depuis la publication du règlement européen « information des consommateurs sur les denrées alimentaires » dont les dispositions générales seront effectives à partir du 13 décembre 2014. Des éléments de réponse seront ainsi apportés aux préoccupations des consommateurs :

en cas de mélanges d'huiles ou graisses végétales raffinées, l'emploi des termes génériques « huiles végétales » ou « graisses végétales » sera suivi de rénumération des origines spécifiques.

Même en l'absence d'allégations, à compter de décembre 2016 l'information nutritionnelle sera obligatoire et comportera 7 indications de base parmi lesquelles les matières grasses, dont les AGS, et de manière volontaire, les AGMI et AGPI ;

Ne faisant pas partie de la déclaration nutritionnelle réglementaire, l'indication des teneurs en AGT ne sera plus possible (ni obligatoire, ni volontaire) ;

L'indication huile (ou graisse) hydrogénée devra préciser « totalement » ou « partiellement ».


Source : Fonds Français pour l’Alimentation et la Santé



Validé par Alexandre Glouchkoff, diététicien nutritionniste.

 

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