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Le Blog De Papy-Bougnat

  • Papy-bougnat
  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
Bonne route & merci pour votre visite
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16 juillet 2018 1 16 /07 /juillet /2018 08:42

Le 14 juillet fût-il une  « Fête antinationale ? »

Ou comment liberté, égalité, fraternité sont des concepts dévoyés

(Extrait du « Gaulois » du 15 juillet 1903)

 

En 1903, à l’occasion des célébrations rituelles du 14 juillet, l’écrivain et journaliste Léon Daudet, fils aîné du célèbre Alphonse, signe dans le journal Le Gaulois un pamphlet contre des réjouissances accompagnant une fête qu’il juge « antinationale », et n’a pas de mots assez durs pour qualifier la « tyrannie jacobine à forme parlementaire » qui tient lieu de mode de gouvernance d’un pays que l’on ruine lentement et méthodiquement. Liberté, égalité, fraternité que l’on adule de façon festive sont à ses yeux autant de concepts frelatés à dessein, visant à abuser un peuple méconnaissant les véritables enjeux et tenants de la Révolution française.

La célébration du 14 juillet — pour laquelle M. Camille Pelletan [ministre de la Marine de juin 1902 à janvier 1905] change annuellement de linge sale — est en effet symbolique du régime en ce qu’elle est tout à fait baroque, écrit Léon Daudet. D’abord, s’il apparaît normal et légitime que la tradition ait ses anniversaires, ceux de la Révolution, qui détruit tout sans rien renouveler, ne sont qu’un contresens et une parodie. On ne commémore pas une scène de banditisme accompagnée de pillage et d’incendie : « Le propre d’une insurrection populaire — a écrit Taine à ce sujet — c’est que, personne n’y obéissant à personne, les passions méchantes y sont libres autant que les passions généreuses et que les héros n’y peuvent contenir les assassins. »

Joignez à cela qu’en cette piteuse et sanglante aventure il n’y avait pas de héros. Rien qu’une ruée de furieux et d’escarpes, conduits par quelques-uns de ces hommes à tout faire, comme il en sort d’entre les pavés aux jours tragiques, et qui sont les chefs naturels de l’émeute. La falsification de l’histoire révolutionnaire demeurera un des plus énormes « bluffs » des temps modernes. Michelet y apporta son romantisme, son manque absolu de sens critique, son mépris des documents exacts. Victor Hugo lâcha sur le tout les écluses de son verbe pompeux et sans contrôle. Aujourd’hui des Aulard et des Jaurès essaient vainement de cimenter ce monument d’erreurs qui s’écroule avec des affirmations de pédant et des paradoxes de rhéteur. Rien n’est amusant comme de voir les efforts du primaire exalté pour rehausser en dignité et en importance la page la plus vile de nos annales.

Nous autres, qui sommes de bonne foi, chers lecteurs, et qui ne demandons rien autre chose au jacobinisme que de disparaître un peu promptement, considérons ensemble ce que l’on fête et les motifs qu’on a de se réjouir. Entre les petits ballons rouges, au son des orchestres improvisés, le peuple danse pour la liberté.

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