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Le Blog De Papy-Bougnat

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  • De moi. retraité, passionné, curieux, gourmet, vivant au vert en Aquitaine
Signe particulier : « Ayant attrapé tout jeune la maladie bleue et pas guéri à ce jour !
Dans ce blog vous trouverez un peu de vérité, beaucoup de passion, et quelques coups de gueule 
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25 novembre 2021 4 25 /11 /novembre /2021 09:14

( Covid 19 sera-t-il encore là dans 10 ans ? )

« Le Covid-19 circulera encore dans dix ans » Pierre-Yves Boëlle, épidémiologiste et modélisateur, décrypte la trajectoire de la cinquième vague qui frappe de plein fouet l’Europe. Et s’interroge sur le devenir de la pandémie à moyen et long terme.

Le Vieux Continent est redevenu l’épicentre de la pandémie. À terme, s’alarme l’Organisation mondiale de la Santé, le virus pourrait y faire 700 000 morts de plus, alors que le territoire a déjà payé un lourd tribut au virus depuis février 2019. Le reconfinement de toute la population autrichienne le 22 novembre a sonné comme un coup de semonce : malgré les progrès de la vaccination, nous sommes loin d’en avoir fini avec le Covid-19. Pierre-Yves Boëlle, épidémiologiste et modélisateur (Sorbonne Université), décrypte la trajectoire de cette nouvelle vague.

Comment s’explique cette cinquième vague qui frappe durement l’Europe ?

Que la circulation virale augmente maintenant n’est pas étonnant. Quand on regarde les épidémies de grippe, on sait qu’historiquement les transmissions ont lieu après la Toussaint dans les pays tempérés. La saison froide offre de bonnes conditions aux virus respiratoires tels que la grippe ou le Covid. Il y a plusieurs raisons à cela : nous vivons alors davantage en intérieur, ce qui facilite les contaminations. L’humidité de l’air est en outre plus faible, il y a donc moins de vapeur, ce qui crée un environnement plus approprié pour la survie du virus dans l’air. Il est toutefois difficile de dire quel facteur prédomine dans ce cas précis.

Pourquoi la vaccination n’a-t-elle pu la contrer plus efficacement ?

Les taux de vaccination sont hétéroclites dans l’Union européenne. Ils sont notamment très faibles dans des pays tels que la Roumanie (30,7 %), la République tchèque (58,6 %) ou la Slovaquie (42,8 %), ce qui explique la forte circulation du virus dans les pays de l’Est. De manière plus surprenante, les contaminations augmentent aussi beaucoup en Allemagne, au Danemark et aux Pays-Bas, où les populations sont pourtant davantage vaccinées (respectivement 68 %, 76,1 %, 72,3 %). L’une des hypothèses est que ces pays ont été moins touchés lors des précédentes vagues, grâce à des mesures de protection efficaces comme la campagne intensive de tests menée en Allemagne qui avait alors limité la diffusion du virus. L’immunité naturelle y est donc plus faible que dans d’autres pays comme la France ou l’Italie. Ajoutez à cela le relâchement généralisé des gestes barrières que l’on observe partout et qui est dû à la lassitude des gens après des mois de pandémie, le recours moindre aux tests : tous ces facteurs mis bout à bout ont joué un rôle.

Qu’en est-il de l’immunité conférée par la vaccination ?

On sait que la perte d’immunité peut être rapide dans les six mois qui suivent la dernière injection. Les différences de calendriers de vaccination ont sans doute eu un effet sur la résurgence du virus en Europe. Au Danemark, où la population a été vaccinée plus précocement qu’en France, on voit que la circulation a recommencé il y a un mois. Tout comme aux Pays-Bas.

Est-ce à dire que notre pays va à son tour se retrouver dans une situation intenable ?

En France, le fait que les personnes âgées de plus de 80 ans soient moins protégées (85,2 % de vaccinés) que la tranche en dessous (96,7 % chez les 75-79 ans) est très préoccupant. Pour cet hiver, il faudrait qu’elles soient mieux vaccinées. Si ce que l’on observe ailleurs en Europe est principalement dû à la perte d’immunité vaccinale, il se peut que l’on soit frappé un peu plus tard. Mais il est impossible de dire précisément quel facteur a le plus d’impact dans la vague actuelle. Se prêter au jeu des prédictions aujourd’hui est encore plus dur qu’au début de l’épidémie car les facteurs en jeu sont plus nombreux. Nul ne peut dire ce qui arrivera dans six mois.

Pour autant, on connaît bien la succession de périodes intenses de contamination. Cette nouvelle vague vous a-t-elle surpris ?

Ce qui est sûr, c’est qu’on aurait préféré que la vaccination soit plus efficace pour contrer les infections. Les vaccins à ARN messager sont miraculeux, ils confèrent une très bonne protection contre les formes graves, mais elle semble s’affaisser plus vite contre les transmissions. On aurait pu penser que la pression sur les systèmes de santé se serait allégée plus vite. En septembre, j’étais pourtant optimiste, je pensais qu’on aurait un hiver à peu près normal. Ce n’est pas le cas, mais je continue de penser qu’on va pouvoir gérer cette épidémie comme une grippe. Avant l’épidémie, il y avait déjà des problèmes de lits dans les hôpitaux chaque hiver à cause de la grippe. Tout le monde semble découvrir qu’on peut être hospitalisé et mourir à cause de maladies infectieuses !

Même s’il est à ce jour très difficile de faire des prédictions, à quel scénario peut-on s’attendre à plus long terme ?

Le scénario le moins raisonnable est de penser que le virus va disparaître comme ça. Le Covid-19 circulera encore dans dix ans. Je pense que l’on s’achemine vers une épidémie « grippe-like » (similaire à la grippe), soit une épidémie saisonnière. Si on fait de la fiction à plus long terme, on peut imaginer qu’au bout de quatre ou cinq épisodes, on n’ait plus de cas sévères car une immunité naturelle se sera constituée. On voit bien que le Covid ne fait pas grand-chose chez les jeunes. Si au cours des prochaines années, les enfants et les jeunes continuent de s’infecter, ils auront sans doute constitué une immunité raisonnable. Pour les personnes plus âgées et celles à risque, il faudra appliquer une stratégie de vaccination répétée.

Le problème est que lorsqu’un très grand nombre de personnes est touché, même une petite grippe peut faire beaucoup de morts et exercer une pression sur le système hospitalier. Le Covid est comme une crue centennale et notre système de santé n’est pas dimensionné pour faire face à un tel événement. On peut quand même penser que la mortalité va finir par s’atténuer. Dans l’histoire humaine, aucun virus n’a jamais décimé une population entière. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent. Le coronavirus sera juste un virus de plus, en espérant qu’il n’aura pas d’« effet additif » avec celui de la grippe, mais que les deux virus se feront concurrence. De nombreuses questions restent néanmoins en suspens. Notamment quelle sera la mortalité du Covid sur le long terme ? Aura-t-il le même destin que les autres coronavirus « humanisés », qui aujourd’hui ne donnent plus qu’un rhume ?

Une autre crainte demeure, l’existence des variants. Doit-on craindre l’apparition prochaine d’un nouveau variant ?

Il y aura sans doute de nouveaux variants, mais on ne sait pas s’ils seront sélectionnés. Rappelons qu’entre le variant Alpha qui a succédé à la souche historique et le variant Delta qui sévit aujourd’hui, d’autres variants sont apparus sans forcément avoir beaucoup d’effet. Ce que l’on sait, c’est qu’un virus a intérêt à augmenter sa transmissibilité pour perdurer, mais pas sa mortalité.

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